Échelle de Berg : Prédire le risque de chute

L’Échelle d’équilibre de Berg (BBS) est l’outil de référence clinique pour évaluer l’équilibre statique et dynamique et prédire le risque de chute.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 26, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 26, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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L’évaluation rigoureuse de la stabilité fonctionnelle et de l’équilibre représente une pierre angulaire de l’évaluation neuropsychologique, gériatrique et psychomotrice contemporaine. Face à la complexité des interactions entre déclin cognitif, peur de tomber et désintégration sensorimotrice, la communauté clinique s’appuie sur des outils standardisés éprouvés pour mesurer objectivement la régulation posturale. L’Échelle d’équilibre de Berg (Berg Balance Scale ou BBS) s’impose mondialement comme l’étalon-or pour quantifier les capacités d’équilibration statique et dynamique, orienter la prise en charge rééducative et anticiper les épisodes de chute chez les populations vulnérables.

Échelle d’équilibre de Berg (BBS)

1. Définition concise

L’Échelle d’équilibre de Berg (BBS, pour Berg Balance Scale) est un instrument psychométrique et clinique de mesure de la performance motrice, composé de 14 items standardisés évaluant l’équilibre statique et dynamique chez l’adulte et la personne âgée. Chaque tâche est notée sur une échelle ordinale de 0 à 4, aboutissant à un score global maximal de 56 points, où un résultat plus élevé reflète une meilleure autonomie posturale et un risque de chute réduit.

Dans le champ de la psychologie clinique, de la géronto-psychologie et des neurosciences comportementales, la BBS transcende le simple diagnostic physique. Elle constitue un indicateur privilégié de l’intégrité des boucles sensori-motrices et des ressources attentionnelles allouées au maintien postural. Le maintien de l’équilibre ne résulte pas uniquement de réflexes spinaux ou vestibulaires automatisés, mais mobilise des fonctions exécutives de haut niveau, l’intégration proprioceptive et des représentations psychologiques de sécurité corporelle.

En pratique interdisciplinaire, l’échelle permet de dépister précocement les altérations psychomotrices liées au vieillissement, d’évaluer les séquelles de pathologies neurologiques centrales et de mesurer l’impact fonctionnel d’affections psychologiques invalidantes telles que la peur panique de chuter ou le désengagement moteur consécutif à un traumatisme postural.

2. Étymologie et origine linguistique

L’acronyme « BBS » provient directement de la dénomination anglophone d’origine, Berg Balance Scale, baptisée en hommage à sa conceptrice principale, la chercheuse et physiothérapeute canadienne Katherine Berg. Le terme « balance » découle de l’ancien français balance, lui-même issu du bas-latin bilanx (de bis, « deux fois », et lanx, « plateau », désignant littéralement un instrument à deux plateaux pour peser), renvoyant métaphoriquement à l’état de compensation égale entre des forces opposées.

Le mot « échelle » procède du latin scala, qui renvoie à un degré, une succession de gradins ou un dispositif gradué permettant une ascension progressive. Introduite dans la littérature scientifique à la fin des années 1980 à l’Université McGill de Montréal (Canada), la locution s’est diffusée dans les milieux francophones sous l’appellation d’« Échelle d’équilibre de Berg », conservant très couramment son sigle international BBS au sein des dossiers cliniques et des publications de recherche médicale et psychomotrice.

3. Prononciation et forme grammaticale

En français, le sigle BBS s’énonce phonétiquement par l’épellation de ses trois lettres : [be.be.?s] (« bé-bé-esse »). Lorsqu’elle est désignée par son nom complet, l’expression « Échelle d’équilibre de Berg » est un syntagme nominal féminin singulier (« une échelle de Berg », « la BBS »).

Sur le plan de l’usage grammatical, le terme s’emploie principalement comme nom propre désignant le protocole d’évaluation (« la BBS a été administrée lors du bilan initial ») ou comme modificateur d’un score quantifié (« obtenir un score BBS de 42 sur 56 »). Les variantes orthographiques admises dans la documentation francophone incluent « échelle d’équilibre de Berg », « échelle de Berg » ou « test d’équilibre de Berg », l’acronyme BBS demeurant invariablement en majuscules.

4. Explication conceptuelle détaillée

L’Échelle d’équilibre de Berg a été développée pour opérationnaliser et quantifier une dimension fondamentale du fonctionnement psychomoteur : le

Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 26). Échelle de Berg : Prédire le risque de chute. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_term=echelle-equilibre-de-berg-bbs
Looti, Mohammed. “Échelle de Berg : Prédire le risque de chute.” Base de données de psychologie en français, 26 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_term=echelle-equilibre-de-berg-bbs.
Looti, Mohammed. “Échelle de Berg : Prédire le risque de chute.” Base de données de psychologie en français. octobre 26, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_term=echelle-equilibre-de-berg-bbs.