1. Résumé / Abstract
Le Workplace Heterosexist Experiences Questionnaire (WHEQ), conçu initialement par le chercheur et psychologue social Craig R. Waldo en 1999, constitue un instrument psychométrique de référence destiné à évaluer la fréquence et la nature des discriminations, du harcèlement et des microagressions vécus par les minorités sexuelles (lesbiennes, gays et bisexuels, LGB) au sein de la sphère professionnelle. Composé de 25 items auto-rapportés, cet outil opérationnalise l’hétérosexisme organisationnel sous une multitude de facettes, s’étendant des manifestations interpersonnelles subtiles ou environnementales (telles que les plaisanteries offensantes, le commérage ou les climats hétéronormatifs hostiles) jusqu’aux violences interpersonnelles directes, aux sanctions de carrière tangibles et au harcèlement sexuel caractérisé.
Les participants évaluent la fréquence d’occurrence de ces événements au cours des 12 derniers mois de travail sur une échelle d’évaluation de type Likert en 5 points allant de 0 (« Jamais ») à 4 (« La plupart du temps »). Sur le plan psychométrique, le WHEQ présente d’excellentes qualités de mesure. Sa consistance interne globale est particulièrement robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant fréquemment entre 0,88 et 0,94 selon les échantillons d’étude. Les analyses factorielles révèlent une structure multidimensionnelle cohérente englobant l’hétérosexisme indirect ou ambiant, l’hostilité interpersonnelle explicite, la pression au masquage de l’identité sexuelle (« passing » ou régulation comportementale) et la victimisation professionnelle directe.
La validité de construit et la validité critériée de l’échelle ont été largement confirmées par des corrélations statistiquement significatives avec des mesures de détresse psychologique (dépression, anxiété), d’épuisement professionnel (burnout), d’insatisfaction au travail et d’intentions de départ volontaire. Outil pionnier dans l’analyse empirique du modèle du stress des minorités appliqué au domaine du travail, le WHEQ demeure un étalon scientifique indispensable pour la psychologie du travail, le management de la diversité et l’épidémiologie sociale.
2. Mots-clés / Keywords
Hétérosexisme organisationnel, discrimination au travail, minorités sexuelles, stress des minorités, microagressions, climat de travail, validité psychométrique, harcèlement homophobe, santé psychologique au travail, identité de genre et orientation sexuelle, psychométrie du travail, dévoilement de soi.
3. Auteurs / Authors
Le Workplace Heterosexist Experiences Questionnaire a été conçu par :
- Craig R. Waldo, Ph.D. : Psychologue chercheur spécialisé en psychologie sociale et du travail, ayant développé l’instrument lors de ses travaux doctoraux et postdoctoraux au sein du Département de Psychologie de l’University of Illinois at Urbana-Champaign, puis affilié au Center for AIDS Prevention Studies (CAPS) de l’University of California, San Francisco (UCSF). Ses recherches fondamentales portent sur l’impact des contextes majoritaires sur les minorités stigmatisées, les discriminations systémiques et l’épidémiologie comportementale. (Contact institutionnel historique : CAPS/UCSF, San Francisco, CA, USA).
- Contributeurs et validateurs secondaires : Des chercheurs comme le Dr Trevor Grant Gates (University of Illinois at Chicago) ont ultérieurement contribué à la réplication, à l’analyse factorielle confirmatoire et à l’actualisation empirique des données métrologiques du WHEQ dans diverses cohortes de travailleurs LGB contemporains.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental du WHEQ est de quantifier de manière standardisée et rigoureuse l’exposition objective et subjective des employés des minorités sexuelles aux pratiques hétérosexistes dans leur environnement de travail quotidien. Le concept d’hétérosexisme est défini d’un point de vue psychologique et sociologique comme un système idéologique et institutionnel qui dévalue, stigmatise et nie toute forme d’orientation, de relation ou de communauté non hétérosexuelle. Historiquement, les instruments évaluant les discriminations professionnelles se limitaient souvent à des questions dichotomiques simplistes (ex. : « Avez-vous déjà été licencié en raison de votre orientation sexuelle ? »), ignorant ainsi l’ensemble du continuum des micro-violences quotidiennes et des climats organisationnels hostiles.
Le WHEQ a été précisément développé pour combler ce vide méthodologique en apportant les bénéfices suivants :
- Opérationnalisation fine du spectre de la victimisation : L’outil capte à la fois les formes indirectes (blagues dénigrantes, exclusion sociale, climat ambiant hétéronormatif) et les formes directes (refus de promotion, agressions physiques, harcèlement sexuel coercitif, brimades verbales directes).
- Évaluation du fardeau psychologique de la dissimulation : Il intègre des items mesurant l’obligation ressentie par les travailleurs d’altérer leur comportement, de mentir au sujet de leur vie privée ou d’adopter des codes hétéronormatifs stricts (« acting straight ») pour se protéger professionnellement.
- Applications en recherche translationnelle : Dans le champ de la psychologie du travail et des organisations et de la santé publique, le WHEQ permet d’étudier les mécanismes médiateurs et modérateurs reliant la stigmatisation au travail à la détresse mentale, aux maladies cardiovasculaires induites par le stress chronique, à la détérioration de la performance et au désengagement organisationnel.
- Diagnostic clinique et audit d’entreprise : En milieu appliqué, les professionnels des ressources humaines, les médiateurs, les médecins du travail et les psychologues cliniciens utilisent les dimensions du WHEQ pour évaluer l’indice de sécurité psychologique et le climat d’inclusion réel au sein des départements organisationnels, guidant ainsi l’élaboration de politiques de diversité, équité et inclusion (DEI) factuelles et juridiquement robustes.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique mesuré par le WHEQ est l’expérience de l’hétérosexisme en milieu organisationnel. Loin d’être un phénomène unidimensionnel homogène, ce construit s’articule autour de composantes interconnectées qui traduisent la complexité de l’agression sociale et de la marginalisation systémique :
1. L’hétérosexisme ambiant et environnemental (Hostile Climate / Ambient Heterosexism)
Cette composante englobe les comportements dégradants généraux qui ne ciblent pas nécessairement l’individu de manière nominative mais polluent l’atmosphère socio-écologique du lieu de travail. Elle inclut l’écoute forcée de blagues homophobes, la tenue de propos pathologisants sur l’homosexualité ou la bisexualité, ainsi que la circulation ou l’affichage de matériel textuel ou visuel anti-LGB. Sur le plan psychologique, ce climat ambiant active une vigilance cognitive constante chez la personne stigmatisée, qui perçoit son milieu de travail comme non sécurisant.
2. L’hostilité interpersonnelle et verbale directe (Direct Interpersonal Stigmatization)
Ce pôle regroupe les agressions ciblant explicitement l’employé en raison de son orientation sexuelle. Cela comprend les insultes directes (termes injurieux tels que « dyke », « faggot », « fence-sitter »), les remarques désobligeantes formulées publiquement ou en privé, la calomnie auprès des collègues et le mépris relationnel (par exemple, refuser d’adresser la parole, ignorer délibérément l’employé durant les réunions professionnelles, ou éviter tout contact physique banal tel qu’une poignée de main par dégoût ou préjugé hygiéniste/sérophobe).
3. La coercition hétéronormative et la pression au masquage (Identity Concealment Pressure)
Cette dimension psychologique critique documente la contrainte ressentie par l’employé d’invisibiliser son identité réelle. Elle se traduit par l’injonction perçue ou explicite de « paraître hétérosexuel » (surveiller sa démarche, sa voix, son habillement), de modifier le récit de ses activités de fin de semaine, de masquer l’identité de son ou de sa partenaire en utilisant des subterfuges (p. ex., qualifier son conjoint de simple « colocataire ») ou d’accepter des mises en relation forcées avec des personnes de sexe opposé organisées par l’entourage professionnel.
4. Les discriminations structurelles et professionnelles (Formal / Career Discrimination)
Il s’agit ici des entraves directes à l’évolution de la carrière de l’employé : blocage de promotions, refus d’augmentations de salaire méritées, sabotage délibéré d’équipements informatiques ou téléphoniques, et manœuvres dissuasives auprès de la hiérarchie pour empêcher la progression hiérarchique de l’individu stigmatisé.
5. Les agressions physiques et le harcèlement sexuel intrusif (Physical & Sexual Harassment)
Au sommet de l’escalade de la violence hétérosexiste se trouvent les agressions corporelles (coups, agressions physiques caractérisées), l’intrusion voyeuriste ou incommode dans l’intimité sexuelle (questions intrusives sur les pratiques sexuelles, avances non sollicitées de nature hétérosexuelle punitive ou curative) et les attouchements physiques imposés.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le socle théorique du WHEQ s’inscrit au carrefour de trois traditions conceptuelles majeures de la psychologie contemporaine :
Le modèle du stress des minorités (Minority Stress Model)
Élaboré principalement par Ilan H. Meyer (1995, 2003) et adapté au contexte professionnel par Craig R. Waldo (1999), ce modèle postule que les membres de groupes minoritaires marginalisés sont exposés à des stresseurs environnementaux chroniques, excessifs et uniques, s’ajoutant aux stresseurs universels de la vie quotidienne. Waldo distingue :
- Les stresseurs distaux : Événements objectifs et externes de discrimination, d’agression ou de préjudice subis sur le lieu de travail (directement quantifiés par les items du WHEQ).
- Les stresseurs proximaux : Processus internes d’adaptation et de vigilance cognitive, tels que l’hypervigilance, l’anxiété d’anticipation du rejet, la dissimulation de son identité et l’homophobie internalisée.
Le WHEQ opérationnalise le lien empirique entre les stresseurs distaux vécus en entreprise et l’épuisement des ressources cognitives et affectives de l’employé, déclenchant des réponses d’épuisement allostatique.
La théorie de la stigmatisation sociale d’Erving Goffman
La théorie de la stigmatisation formulée par Erving Goffman (1963) soutient que posséder un stigmate non immédiatement visible (comme l’orientation sexuelle) contraint l’individu à une gestion active de l’information (« information management »). Dans le contexte organisationnel, l’individu doit continuellement choisir entre le dévoilement (« coming out ») au risque de subir des sanctions distales, ou la dissimulation (« passing » / masquage), processus hautement coûteux sur le plan psychologique qui génère un sentiment d’inauthenticité et une dissonance émotionnelle aliénante.
Le continuum des incivilités et microaggressions au travail
Le modèle s’appuie également sur les travaux de Lilia Cortina sur les incivilités en milieu professionnel et sur la taxonomie des microagressions de Derald Wing Sue. L’hétérosexisme en entreprise opère fréquemment non pas par des explosions de violence spectaculaires, mais par une accumulation insidieuse de micro-invalidations, de micro-insultes et d’omissions délibérées qui dégradent de façon pernicieuse le sentiment de sécurité psychologique et d’appartenance institutionnelle de la victime.
7. Validité / Validity
L’évaluation psychométrique du WHEQ a fait l’objet de rigoureuses démarches de validation scientifique dans divers contextes professionnels :
Validité de contenu (Content Validity)
Lors de la création de l’outil, Waldo a généré les items à partir d’entretiens qualitatifs approfondis avec des travailleurs LGB, de recensions exhaustives de la littérature sociologique et juridique sur les discriminations envers les homosexuels, et d’avis d’experts en psychométrie et études de genre. Chaque énoncé a été rédigé de façon à cibler des comportements objectifs et concrets d’agression ou de contrainte plutôt que des inférences subjectives générales, garantissant une excellente représentativité du domaine de contenu.
Validité convergente (Convergent Validity)
Les scores obtenus au WHEQ démontrent des corrélations positives statistiquement significatives avec une batterie d’échelles validées mesurant des construits théoriquement associés :
- Détresse psychologique : Corrélations fortes avec le Mental Health Inventory (MHI) ou l’échelle de dépression du CES-D (coefficients r compris généralement entre 0,35 et 0,52, p < 0,001).
- Symptomatologie somatique et anxiété : Les scores élevés au WHEQ sont systématiquement corrélés à des niveaux accrus de somatisation, de troubles du sommeil et d’anxiété généralisée.
- Conscience du stigmate (Stigma Consciousness) : Corrélations positives substantielles (r ≈ 0,40 à 0,48) avec les échelles mesurant l’attente d’être jugé ou stéréotypé au travail.
Validité discriminante (Discriminant Validity)
Le WHEQ se distingue clairement des mesures générales de conflits interpersonnels au travail ou de stresseurs génériques (comme la surcharge de travail). Bien que corrélé modérément aux incivilités générales en milieu de travail (Workplace Incivility Scale), le WHEQ explique une part de variance incrémentielle unique dans la prédiction des symptômes de santé mentale et du désengagement professionnel des minorités sexuelles, confirmant qu’il ne mesure pas simplement une insatisfaction générale envers l’employeur mais bien un type d’oppression spécifique.
Validité prédictive et critériée (Criterion & Predictive Validity)
Dans les modèles d’équations structurelles développés par Waldo (1999) et reproduits ultérieurement (Gates, 2012), l’exposition à l’hétérosexisme mesurée par le WHEQ prédit négativement et significativement :
- La satisfaction au travail (r = -0,38 à -0,45).
- L’implication organisationnelle affective (r = -0,30 à -0,42).
- Et prédit positivement l’intention de démissionner (turnover intentions) et les comportements de retrait au travail (absentéisme psychologique et physique).
8. Fidélité / Reliability
La fidélité psychométrique du WHEQ a été documentée de manière empirique dans plusieurs recherches quantitatives :
Cohérence interne (Internal Consistency)
Dans l’échantillon princeps de Waldo (1999) comprenant 287 employés lesbiennes, gays et bisexuels, le coefficient alpha de Cronbach pour l’ensemble des 25 items de l’échelle atteignait la valeur exemplaire de α = 0,93. Les études ultérieures, notamment les travaux doctoraux de Gates (2012) sur des cohortes urbaines de travailleurs LGB, ont rapporté des coefficients de consistance interne totaux oscillant entre 0,91 et 0,94.
Lorsque l’échelle est décomposée en sous-dimensions spécifiques lors d’analyses factorielles, les sous-échelles conservent d’excellents indices de cohérence :
- Climat hostile et propos hétérosexistes généraux : α compris entre 0,86 et 0,90.
- Discrimination interpersonnelle directe et harcèlement : α compris entre 0,82 et 0,88.
- Contrainte au masquage et pression identitaire : α compris entre 0,79 et 0,85.
Stabilité temporelle (Test-Retest Reliability)
Bien que le WHEQ soit un instrument mesurant des expositions environnementales épisodiques sur une période rétrospective de 12 mois (ce qui le rend sensible aux changements d’environnement organisationnel), des évaluations en test-retest à court terme (intervalle de 2 à 4 semaines auprès d’employés n’ayant pas changé de poste) ont montré un coefficient de corrélation intraclasse supérieur à 0,85, confirmant la stabilité métrologique de la remémoration et du signalement des événements de discrimination.
Erreur type de mesure (SEM)
L’erreur type de mesure associée à l’échelle totale demeure remarquablement basse par rapport à l’étendue théorique des scores, garantissant un pouvoir de discrimination individuel et collectif adéquat pour la recherche empirique et les bilans psychosociaux.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle du WHEQ a fait l’objet d’explorations factorielles approfondies (AFE et AFC) depuis sa parution :
Analyses factorielles exploratoires initiales (Waldo, 1999)
Dans son étude fondatrice, Waldo a soumis les 25 items à une analyse factorielle avec rotation oblique (Promax), étant donné l’hypothèse théorique que les diverses manifestations de l’hétérosexisme sont positivement corrélées entre elles. Les résultats ont mis en évidence la prépondérance d’un facteur général d’hétérosexisme expliquant une large part de la variance commune, tout en révélant une organisation sous-jacente en plusieurs composantes spécifiques distinctes :
- Facteur 1 : Hétérosexisme indirect / Climat hostile ambiant (items 1, 2, 14, 15, etc.), caractérisé par des saturations très élevées (> 0,65) sur les blagues, les discussions dénigrantes et la présence de matériel hostile.
- Facteur 2 : Victimisation interpersonnelle explicite (items 3, 4, 5, 6, 7, 9, 10, 11), caractérisé par des saturations fortes (> 0,60) pour les insultes personnalisées, l’ostracisme physique et le vandalisme matériel.
- Facteur 3 : Pression à l’assimilation et masquage identitaire (items 16, 17, 18, 19, 21, 22), avec des saturations substantielles (> 0,55) sur les items relatifs à l’obligation de jouer un rôle hétérosexuel (« act straight ») et de falsifier sa vie privée.
- Facteur 4 : Harcèlement sexuel et intrusions non consenties (items 23, 24, 25), saturant fortement sur les tentatives d’attouchements et l’attirance sexuelle imposée.
Analyses factorielles confirmatoires contemporaines (Gates, 2012)
Les modélisations confirmatoires (CFA) menées sur des échantillons élargis ont comparé plusieurs modèles concurrents :
- Un modèle unidimensionnel strict (tous les items chargeant sur un facteur global unique).
- Un modèle multifactoriel corrélé à 4 ou 5 facteurs.
- Un modèle hiérarchique de second ordre (ou modèle bifactoriel) comportant un facteur général de stress hétérosexiste et des facteurs de groupe spécifiques.
Les indices d’ajustement favorisent généralement le modèle hiérarchique ou multidimensionnel corrélé, affichant des indicateurs satisfaisants selon les critères de Hu et Bentler : Comparative Fit Index (CFI) > 0,92, Tucker-Lewis Index (TLI) > 0,91, et Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) < 0,06. Toutes les saturations factorielles standardisées (λ) s’avèrent significatives (p < 0,001) et supérieures au seuil conventionnel de 0,45, la vaste majorité dépassant 0,60.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet : Workplace Heterosexist Experiences Questionnaire (WHEQ)
- Nom en français : Questionnaire sur les expériences hétérosexistes en milieu de travail
- Auteur : Craig R. Waldo, Ph.D. (1999)
- Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (papier-crayon ou administration informatisée en ligne)
- Population cible : Travailleurs, employés et professionnels s’identifiant comme minorités sexuelles (gays, lesbiennes, bisexuels, personnes queers ou plurisexuelles)
- Période de référence temporelle : Au cours des 12 derniers mois dans l’environnement de travail actuel (« DURING THE PAST 12 MONTHS in your workplace »)
- Nombre d’items : 25 énoncés décrivant des situations vécues émanant des superviseurs ou des collègues de travail
- Échelle de réponse : Échelle ordinale de fréquence de type Likert en 5 points :
- 0 = Never (Jamais)
- 1 = Once or Twice (Une ou deux fois)
- 2 = Sometimes (Parfois)
- 3 = Often (Souvent)
- 4 = Most of the time (La plupart du temps)
- Modalités de cotation et calcul des scores :
- Score total moyen : Somme de l’ensemble des 25 items divisée par 25 (étendue théorique de 0 à 4). Un score moyen plus élevé reflète une intensité et une chronicité accrues d’exposition aux discriminations hétérosexistes.
- Score total cumulé : Somme arithmétique simple des items (étendue théorique de 0 à 100 points).
- Scores de sous-échelles : Calcul de la moyenne des items constitutifs de chaque facteur dégagé lors des analyses factorielles (ex. climat hostile, agressions directes, masquage forcé).
- Indicateur de prévalence binaire : Pourcentage d’employés ayant répondu ≥ 1 à au moins un item spécifique ou au sein d’une sous-catégorie.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication princeps : 1999.
- Propriété intellectuelle et droits d’auteur : Le questionnaire a été publié à l’origine dans l’article académique de Craig R. Waldo au sein du Journal of Counseling Psychology, sous le copyright de l’American Psychological Association (APA).
- Conditions d’utilisation et tarification : Dans le cadre de la recherche scientifique non commerciale, de travaux universitaires, de thèses doctorales et de démarches d’enseignement, l’instrument est accessible sans frais d’utilisation (gratuit), sous réserve de citation bibliographique rigoureuse de la publication princeps de Waldo (1999).
- Usage commercial et audits organisationnels d’entreprise : Toute utilisation commerciale, incorporation dans des plateformes logicielles privées à but lucratif ou programmes d’évaluation payants nécessite l’autorisation formelle de l’auteur et, le cas échéant, l’acquisition des droits auprès du service des permissions de l’APA.
12. Références / References
- Cortina, L. M., Magley, V. J., Williams, J. H., & Langhout, R. D. (2001). Incivility in the workplace: Incidence and impact. Journal of Occupational Health Psychology, 6(1), 64–80. https://doi.org/10.1037/1076-8998.6.1.64
- Gates, T. G. (2012). Lesbian, Gay and Bisexual Workers in Chicago: Enacted Stigmatization, Stigma Consciousness, and Outness (Doctoral dissertation, Jane Addams College of Social Work, University of Illinois at Chicago). UIC Indigo Repository. https://indigo.uic.edu/bitstream/handle/10027/9506/Gates_Trevor.pdf?sequence=1
- Goffman, E. (1963). Stigma: Notes on the management of spoiled identity. Prentice-Hall.
- Herek, G. M. (2007). Confronting sexual stigma and prejudice: Theory and practice. Journal of Social Issues, 63(4), 903–925. https://doi.org/10.1111/j.1540-4560.2007.00544.x
- Meyer, I. H. (1995). Minority stress and mental health in gay men. Journal of Health and Social Behavior, 36(1), 38–56. https://doi.org/10.2307/2137286
- Meyer, I. H. (2003). Prejudice, social stress, and mental health in lesbian, gay, and bisexual populations: Conceptual issues and research evidence. Psychological Bulletin, 129(5), 674–697. https://doi.org/10.1037/0033-2909.129.5.674
- Pachankis, J. E. (2007). The psychological implications of concealing a stigma: A cognitive-affective-behavioral model. Psychological Bulletin, 133(2), 328–345. https://doi.org/10.1037/0033-2909.133.2.328
- Ragins, B. R., & Cornwell, J. M. (2001). Pink triangles: Antecedents and consequences of perceived workplace discrimination against gay and lesbian employees. Journal of Applied Psychology, 86(6), 1244–1261. https://doi.org/10.1037/0021-9010.86.6.1244
- Waldo, C. R. (1999). Working in a majority context: A structural model of heterosexism as minority stress in the workplace. Journal of Counseling Psychology, 46(2), 218–232. https://doi.org/10.1037/0022-0167.46.2.218
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Instructions: DURING THE PAST 12 MONTHS in your workplace, have you been in a situation where any of your supervisors or coworkers:
Response Scale:
0 = Never
1 = Once or Twice
2 = Sometimes
3 = Often
4 = Most of the time
- Told offensive jokes about lesbians, gay men or bisexual people (e.g., “fag” or “dyke” jokes, AIDS jokes)?
- Made homophobic remarks in general (e.g., saying that gay people are sick or unfit to be parents)?
- Ignored you in the office or in a meeting because you are gay/lesbian/bisexual?
- Made crude or offensive sexual remarks about you either publicly (e.g., in the office) or to you privately?
- Made homophobic remarks about you personally (e.g., saying you were abnormal or perverted)?
- Called you a “dyke,” “faggot,” “fence-sitter” or some similar slur?
- Avoided touching you (e.g., shaking your hand) because of your sexual orientation?
- denied you a promotion, raise, or other career advancement because of your sexual orientation
- Made negative remarks based on your sexual orientation about you to other co-workers?
- Tampered with your materials (e.g., computer files, telephone) because of your sexual orientation?
- Physically hurt (e.g., punched, hit, kicked or beat) you because of your sexual orientation?
- Set you up on a date with a member of the other sex when you did not want it?
- Left you out of social events because of your sexual orientation?
- Asked you questions about your personal or love life that made you uncomfortable (e.g., why don’t you ever date anyone or come to office social events)?
- Displayed or distributed homophobic literature or materials in your office (e.g., electronic mail, flyers, brochures)?
- Made you afraid that you would be treated poorly if you discussed your sexual orientation?
- Implied faster promotions or better treatment if you kept quiet about your sexual orientation?
- Made you feel it was necessary for you to pretend to be heterosexual in social situations (e.g., bringing an other-sex date to a company social event, going to a heterosexual “strip” bar for business purposes)?
- Made you feel it was necessary for you to lie about your personal or love life (e.g., saying that you went out on a date with a person of the other sex over the weekend or that you were engaged to be married)?
- Discouraged your supervisors from promoting you because of your sexual orientation?
- Made it necessary for you to “act straight” (e.g., monitor your speech, dress, or mannerisms)?
- Made you feel as though you had to alter discussions about your personal or love life (e.g., referring to your partner as a “roommate”)?
- Made unwanted attempts to draw you into a discussion of personal or sexual matters (e.g., attempted to discuss or comment on your sex life)?
- Gave you unwanted sexual attraction?
- Made unwanted attempts to stroke or fondle you?