Justice procédurale et interactionnelle

L’échelle de justice procédurale et interactionnelle de Moorman (1991) évalue l’équité des règles de décision formelles et la qualité des relations interpersonnelles avec la hiérarchie. Analyse psychométrique, cadre théorique et items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’échelle de justice procédurale et interactionnelle (Procedural and Interactive Justice Scale, PIJS), développée initialement par Robert H. Moorman en 1991, constitue l’un des instruments psychométriques fondamentaux dans l’étude de la justice organisationnelle. Conçu pour évaluer la manière dont les employés perçoivent l’équité des mécanismes de prise de décision institutionnels ainsi que la qualité du traitement interpersonnel reçu de la part de leurs supérieurs hiérarchiques, cet instrument capture deux dimensions complémentaires du fonctionnement sociocognitif en milieu de travail : la justice procédurale formelle (7 items) et la justice interactionnelle (6 items). Les réponses sont recueillies au moyen d’une échelle de type Likert en 7 points, allant de 1 (« Fortement en désaccord ») à 7 (« Fortement d’accord »).

Sur le plan des propriétés psychométriques, l’instrument présente des indices de consistance interne exceptionnellement élevés. Les études fondatrices et les réplications ultérieures rapportent des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre 0,93 et 0,94 pour les sous-échelles individuelles, et atteignant 0,95 à 0,96 lorsque les deux dimensions sont combinées en un indice global de justice procédurale. La validité de construit, explorée par analyses factorielles exploratoires et confirmatoires, démontre une distinction nette par rapport à la justice distributive. De plus, la validité prédictive et convergente de l’échelle est solidement établie par ses associations robustes avec la satisfaction au travail, l’engagement organisationnel, la confiance envers l’encadrement, ainsi que les comportements de citoyenneté organisationnelle (OCB ; Organizational Citizenship Behaviors) tels que l’altruisme, la courtoisie, l’esprit d’équipe et la conscience professionnelle, tout en manifestant une corrélation négative avec les comportements de rétorsion et les déviances au travail.

2. Mots-clés / Keywords

justice procédurale, justice interactionnelle, justice organisationnelle, équité perçue, comportements de citoyenneté organisationnelle, Moorman, psychométrie, relations managériales, climat organisationnel, satisfaction au travail, confiance organisationnelle, réciprocité sociale.

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été conçu et publié par Robert H. Moorman, chercheur et professeur en comportement organisationnel. Lors de la publication initiale de 1991 au sein du Journal of Applied Psychology, le Dr Moorman menait ses travaux au sein du Department of Management de la College of Business Administration de l’Université de Virginie-Occidentale (West Virginia University, Morgantown, États-Unis), avant de poursuivre une carrière académique remarquée à l’Université Creighton (Creighton University, Omaha, Nebraska) et à l’Université Elon (Elon University).

Les prolongements empiriques et les validations croisées de cette échelle ont été enrichis de manière significative par des chercheurs de premier plan en psychologie du travail, notamment :

  • Daniel P. Skarlicki (Sauder School of Business, University of British Columbia, Canada), spécialiste des comportements de représailles, de l’injustice perçue et de l’éthique organisationnelle.
  • Robert Folger (University of Central Florida, États-Unis), théoricien pionnier de la justice organisationnelle et concepteur de la théorie de la déontologie morale en milieu professionnel.
  • Gary P. Latham (Rotman School of Management, University of Toronto, Canada), expert mondial de la théorie de fixation des objectifs et du leadership organisationnel.
  • Dina G. Mansour-Cole et K. Dow Scott, chercheurs ayant investigué l’impact de la justice procédurale combinée sur la confiance et l’adaptation aux changements organisationnels majeurs.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle de Moorman (1991) est de dissocier empiriquement et conceptuellement l’évaluation de l’équité des résultats (justice distributive) de l’évaluation de l’équité des processus ayant conduit à ces résultats. Plus spécifiquement, l’instrument vise à mesurer deux facettes distinctes mais interconnectées du contexte décisionnel :

  • L’équité des procédures formelles : La mesure du degré auquel l’organisation a institutionnalisé des règles structurelles garantissant l’objectivité, la consultation, la représentativité et la possibilité de recours lors des décisions administratives et managériales.
  • L’équité interactionnelle : La mesure de la qualité qualitative et éthique des interactions humaines déployées par les superviseurs et managers lors de l’application concrète de ces procédures, incluant le respect, la transparence, la dignité et la communication bienveillante.

Sur le plan théorique, Moorman cherchait à résoudre une controverse majeure de la fin des années 1980 : déterminer si les perceptions d’équité influencent directement les comportements discrétionnaires des employés (les comportements de citoyenneté organisationnelle) au-delà des obligations contractuelles formelles. Alors que les théories classiques prédisaient que les récompenses distributives régissaient l’effort prescrit, Moorman a démontré que la justice procédurale et interactionnelle constituait le prédicteur privilégié des contributions pro-sociales non prescrites.

Dans la recherche contemporaine et la pratique clinique et organisationnelle, cette échelle est mobilisée pour :

  • Diagnostiquer les climats relationnels toxiques ou inéquitables au sein des départements et équipes de travail.
  • Évaluer les risques psychosociaux liés à l’injustice organisationnelle perçue, facteur de risque avéré de burnout, d’épuisement émotionnel et de détresse psychologique.
  • Accompagner les restructurations, fusions-acquisitions ou plans de réorganisation en mesurant la perception d’écoute et d’impartialité des décisions.
  • Concevoir des programmes de formation managériale axés sur la communication juste, l’atténuation des biais personnels et la transparence décisionnelle.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique mesuré par l’échelle s’inscrit au cœur du paradigme de la justice organisationnelle. Ce métaconstruit renvoie à la manière dont un individu perçoit et interprète subjectivement le caractère moralement équitable des événements organisationnels. Moorman opérationnalise deux dimensions spécifiques :

1. La justice des procédures formelles (Formal Procedures)

Cette dimension évalue l’architecture structurelle des processus de décision. Elle repose sur la vérification que les protocoles institutionnels satisfont aux impératifs d’universalité et de rationalité administrative. Les items mesurent si l’organisation :

  • Recueille des données factuelles, exactes et complètes préalablement à l’arbitrage (critère de précision).
  • Offre des mécanismes d’appel, de révision ou de contestation des décisions (critère de corrigibilité).
  • Assure une représentation équilibrée de l’ensemble des parties prenantes impactées par la décision (critère de représentativité).
  • Établit des critères stables, transparents et appliqués de manière homogène dans le temps et entre les personnes (critère de constance).
  • Maintient des canaux de rétroaction clairs explicitant les fondements et les étapes de mise en œuvre de la décision.

Exemple appliqué : Lors d’une campagne annuelle d’évaluation du rendement, un collaborateur estime la procédure formelle équitable s’il sait que ses indicateurs d’évaluation sont mesurés sur des faits objectifs, identiques à ceux de ses pairs, et qu’une commission paritaire permet d’examiner les désaccords éventuels.

2. La justice interactionnelle (Interactive Justice)

Cette composante examine la dimension phénoménologique de la relation interpersonnelle entre le salarié et le représentant de l’autorité (le supérieur immédiat). Elle appréhende la dimension humaine et sociale de l’acte d’administration, se déclinant en deux vecteurs cruciaux :

  • La justice interpersonnelle : Le respect de la dignité, la politesse, l’absence de condescendance, la considération des droits fondamentaux et l’empathie manifestée par l’encadrement.
  • La justice informationnelle : La sincérité, la véracité des explications fournies, l’honnêteté intellectuelle et la célérité dans la communication des répercussions concrètes d’une décision.

Exemple appliqué : Même face à une décision négative (ex. refus d’une promotion ou restriction budgétaire), le collaborateur perçoit une justice interactionnelle élevée si son superviseur le reçoit individuellement, prend le temps d’écouter son point de vue, supprime ses préjugés personnels, explique calmement les contraintes contextuelles et traite sa situation avec bienveillance et respect éthique.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’échelle de Moorman prend racine à la croisée de plusieurs courants théoriques majeurs de la sociologie et de la psychologie sociale contemporaine :

La théorie de l’échange social et la norme de réciprocité

Selon la théorie de l’échange social formalisée par Peter Blau (1964) et enrichie par la norme universelle de réciprocité de Gouldner (1960), les relations professionnelles ne se résument pas à un échange économique explicite (travail contre salaire). Elles se fondent sur un échange implicite de nature socio-émotionnelle. Lorsque l’organisation et ses agents traitent les collaborateurs avec équité procédurale et égards interactionnels, ces derniers développent un sentiment d’obligation morale. En retour, les salariés réinvestissent des ressources cognitives et comportementales discrétionnaires, matérialisées par des comportements de citoyenneté organisationnelle (OCB). À l’inverse, l’arbitraire et l’irrespect rompent le contrat psychologique, incitant l’individu à retenir ses efforts discrétionnaires ou à s’engager dans des conduites de vengeance symbolique.

Le modèle de la valeur du groupe et le modèle relationnel de l’autorité

Développé par E. Allan Lind et Tom R. Tyler (1988 ; Tyler & Lind, 1992), le modèle relationnel de l’autorité stipule que les individus valorisent les procédures équitables et le traitement digne parce qu’ils véhiculent des messages symboliques essentiels sur leur statut et leur valeur au sein du groupe social. Être consulté et traité poliment renforce l’estime de soi sociale, confirme l’appartenance à la communauté et témoigne de la bienveillance de l’autorité. La justice procédurale transcende ainsi la simple quête d’intérêts instrumentaux à court terme : elle répond à un besoin identitaire profond de respect et d’inclusion.

Les règles procédurales de Leventhal et la justice interactionnelle de Bies et Moag

L’architecture opérationnelle de l’échelle formalise directement :

  • Les six critères procéduraux postulés par Gerald Leventhal (1980) : constance d’application, neutralité / suppression des biais personnels, exactitude des données, représentativité, possibilité de rectification et conformité aux standards éthiques.
  • Le cadre théorique de Robert J. Bies et Joseph S. Moag (1986), qui ont été les premiers à isoler la justice interactionnelle en identifiant quatre principes fondamentaux : la justification, la franchise, le respect et la convenance communicationnelle.

7. Validité / Validity

Les propriétés de validité de l’échelle de Moorman ont fait l’objet d’investigations exhaustives dans la littérature internationale, confirmant son adéquation psychométrique :

Validité convergente et discriminante

Dans l’étude princeps de Moorman (1991), menée auprès d’employés d’entreprises de câblodistribution, les analyses corrélationnelles et factorielles ont démontré une nette séparation discriminante entre la justice distributive (fondée sur la théorie de l’équité d’Adams, 1965) et les deux dimensions de justice procédurale/interactionnelle. Si les dimensions partagent une variance commune positive modérée (corrélations généralement situées entre r = 0,40 et r = 0,60), elles n’entrent pas en colinéarité, prouvant que les individus distinguent rigoureusement « ce qu’ils reçoivent » de « comment les décisions sont prises et communiquées ».

Validité prédictive et de critère

L’instrument démontre une excellente validité prédictive à l’égard de nombreuses variables organisationnelles clés :

  • Comportements de citoyenneté organisationnelle (OCB) : Moorman (1991) a démontré que la justice procédurale et la justice interactionnelle sont positivement et significativement corrélées avec la courtoisie (courtesy), la conscience professionnelle (conscientiousness) et l’esprit d’équipe (sportsmanship). En analyse de régression hiérarchique, les perceptions d’équité procédurale prédisent les OCB même après contrôle de la satisfaction au travail globale.
  • Altruisme et comportements de rétorsion : Les travaux de Skarlicki et Folger (1997) ont prouvé que la justice interactionnelle est positivement associée à l’altruisme au travail, tout en présentant une association inverse très robuste avec les comportements de représailles organisationnelles (organizational retaliatory behaviors, tels que le sabotage discret, le ralentissement volontaire de la cadence ou le commérage malveillant). Les auteurs ont notamment mis en lumière des effets d’interaction à trois variables (distributive × procédurale × interactionnelle) dans la prédiction de la vengeance au travail.
  • Confiance et engagement : Mansour-Cole et Scott (1998) ainsi que Skarlicki et Latham (1996) ont documenté des corrélations fortes et positives entre l’indice combiné de justice procédurale/interactionnelle et la confiance accordée au manager, l’engagement affectif envers l’organisation et la fidélisation des salariés lors de contextes de crise.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’instrument a été vérifiée de manière répétée à travers des échantillons variés d’organisations publiques, privées et industrielles. Les indices de cohérence interne mesurés par le coefficient alpha de Cronbach (α) atteignent systématiquement des seuils largement supérieurs au standard psychométrique conventionnel de 0,80 :

  • Sous-échelle des procédures formelles (7 items) : Le coefficient alpha initial rapporté par Moorman (1991) s’élève à α = 0,94. Ce niveau de fidélité exceptionnel indique une très forte homogénéité des énoncés mesurant les critères de Leventhal au sein du sous-ensemble.
  • Sous-échelle de la justice interactionnelle (6 items) : Les études de Moorman (1991) et de Skarlicki et Folger (1997) documentent des coefficients alpha compris entre α = 0,93 et α = 0,94, attestant d’une cohérence interne tout aussi remarquable dans l’évaluation des interactions managériales.
  • Score combiné de justice procédurale globale : Lorsque les 13 items sont agrégés en une échelle globale de justice procédurale élargie (englobant procédures formelles et exécution interpersonnelle), les coefficients alpha de Cronbach se situent entre α = 0,95 et α = 0,96 (Mansour-Cole & Scott, 1998 ; Skarlicki & Latham, 1996).

Les corrélations inter-items sont systématiquement positives et élevées (généralement comprises entre 0,60 et 0,82), sans présenter de redondance sémantique excessive. Les tests de fidélité composite (Composite Reliability, CR) appliqués dans les modélisations par équations structurelles modernes dépassent couramment 0,90, confirmant la robustesse métrologique pérenne de l’outil à travers le temps et les cultures organisationnelles.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les investigations psychométriques initiales et ultérieures portant sur l’échelle ont mobilisé à la fois l’analyse factorielle exploratoire (AFE) et l’analyse factorielle confirmatoire (AFC) :

Analyse factorielle exploratoire initiale (Moorman, 1991)

Dans sa recherche fondatrice, Moorman a procédé à une factorisation en composantes principales suivie d’une rotation oblique (oblimin direct), en intégrant simultanément des items de justice distributive, de justice procédurale formelle et de justice interactionnelle. Les résultats ont clairement fait émerger les facteurs théoriques attendus :

  • Les items relatifs aux procédures formelles ont saturé fortement (saturations factorielles couramment comprises entre 0,72 et 0,88) sur un premier facteur procédural distinct, sans saturations croisées significatives sur le facteur distributif.
  • Les items évaluant le comportement du supérieur ont saturé de manière univoque sur un facteur interactionnel propre (saturations entre 0,75 et 0,89).
  • Le pourcentage de variance totale expliquée par la solution factorielle dépassait 65 %, confirmant la clarté conceptuelle de la distinction bipartite entre le versant institutionnel et le versant interpersonnel.

Analyses factorielles confirmatoires ultérieures

Des travaux méthodologiques postérieurs (notamment ceux de Colquitt en 2001, ainsi que les études de Skarlicki et collaborateurs) ont comparé différentes structures factorielles concurrentes au moyen de modèles d’équations structurelles (SEM) :

  • Modèle unidimensionnel : Postule que tous les items reflètent un sentiment général indifférencié d’équité. Ce modèle présente systématiquement un ajustement médiocre aux données (RMSEA > 0,12 ; CFI < 0,80).
  • Modèle à deux facteurs (combiné) : Regroupe la justice procédurale formelle et l’interactionnelle en un macro-facteur opposé à la justice distributive. Ce modèle présente un ajustement acceptable mais perfectible.
  • Modèle multidimensionnel oblique : Sépare rigoureusement les procédures formelles et la justice interactionnelle. Ce modèle atteint des indices d’ajustement excellents (χ²/df < 2,5 ; RMSEA ≤ 0,055 ; CFI ≥ 0,96 ; TLI ≥ 0,95 ; SRMR ≤ 0,045).

Ces données démontrent empiriquement que si les deux sous-échelles peuvent être associées de manière féconde pour étudier un climat global d’équité procédurale, elles correspondent à des réalités cognitives et comportementales distinctes dans l’esprit des travailleurs.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom du test : Échelle de justice procédurale et interactionnelle (Procedural and Interactive Justice Scale, PIJS).
  • Auteur : Robert H. Moorman (1991).
  • Type de mesure : Questionnaire auto-rapporté d’évaluation sociocognitive en milieu organisationnel.
  • Nombre d’items :
    • Sous-échelle des procédures formelles : 7 items.
    • Sous-échelle de justice interactionnelle : 6 items.
    • Total : 13 items.
  • Format de réponse : Échelle de type Likert en 7 points :
    • 1 = Strongly disagree (Fortement en désaccord)
    • 2 = Disagree (En désaccord)
    • 3 = Slightly disagree (Légèrement en désaccord)
    • 4 = Neutral / Neither agree nor disagree (Neutre / Ni en accord ni en désaccord)
    • 5 = Slightly agree (Légèrement d’accord)
    • 6 = Agree (D’accord)
    • 7 = Strongly agree (Fortement d’accord)
  • Mode d’administration : Papier-crayon, passation informatisée individuelle ou collective en ligne.
  • Temps de passation : Environ 5 à 7 minutes.
  • Modalités de cotation :
    • Calcul d’un score moyen pour la sous-échelle Formal Procedures (somme des items 1 à 7 divisée par 7).
    • Calcul d’un score moyen pour la sous-échelle Interactive Justice (somme des items interactionnels divisée par 6).
    • Calcul d’un score composite global d’équité procédurale/relationnelle (somme des 13 items divisée par 13).
    • Aucun item inversé n’est présent dans la version standard ; un score plus élevé reflète un niveau supérieur d’équité perçue.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

Année de publication : 1991.

Copyright et statut légal : Le matériel original a été publié dans le Journal of Applied Psychology, volume 76, numéro 6, pages 845-855 (Tableau 1, p. 850). Les droits d’auteur patrimoniaux sont détenus par l’American Psychological Association (APA, Copyright © 1991).

Conditions d’utilisation et tarification :

  • Recherche académique et pédagogique : L’échelle est accessible sans frais pour des travaux de recherche non commerciale, des thèses universitaires ou des études scientifiques indépendantes, sous réserve de citer scrupuleusement la publication princeps de Moorman (1991).
  • Usage commercial et cabinet de conseil : Toute reproduction, intégration dans une plateforme logicielle payante ou utilisation dans le cadre d’audits organisationnels marchands requiert l’autorisation formelle préalable du service des permissions de l’APA (APA Permissions Office).

12. Références / References

Les sources bibliographiques suivantes constituent les fondements théoriques, psychométriques et empiriques de l’instrument :

  • Adams, J. S. (1965). Inequity in social exchange. In L. Berkowitz (Ed.), Advances in Experimental Social Psychology (Vol. 2, pp. 267-299). Academic Press. https://doi.org/10.1016/S0065-2601(08)60108-2
  • Bies, R. J., & Moag, J. S. (1986). Interactional justice: Communication criteria of fairness. In R. J. Lewicki, B. H. Sheppard, & M. H. Bazerman (Eds.), Research on Negotiation in Organizations (Vol. 1, pp. 43-55). JAI Press.
  • Blau, P. M. (1964). Exchange and power in social life. John Wiley & Sons.
  • Colquitt, J. A. (2001). On the dimensionality of organizational justice: A construct validation of a measure. Journal of Applied Psychology, 86(3), 386-400. https://doi.org/10.1037/0021-9010.86.3.386
  • Gouldner, A. W. (1960). The norm of reciprocity: A preliminary statement. American Sociological Review, 25(2), 161-178. https://doi.org/10.2307/2092623
  • Leventhal, G. S. (1980). What should be done with equity theory? New approaches to the study of fairness in social relationships. In K. J. Gergen, M. S. Greenberg, & R. H. Willis (Eds.), Social exchange: Advances in theory and research (pp. 27-55). Plenum Press. https://doi.org/10.1007/978-1-4613-3087-5_2
  • Lind, E. A., & Tyler, T. R. (1988). The social psychology of procedural justice. Plenum Press. https://doi.org/10.1007/978-1-4899-2115-4
  • Mansour-Cole, D. G., & Scott, K. D. (1998). Hearing it through the grapevine: The influence of source, leader-member exchange, and justice on employee reactions to layoff announcements. Personnel Psychology, 51(1), 25-59. https://doi.org/10.1111/j.1744-6570.1998.tb00715.x
  • Moorman, R. H. (1991). Relationship between organizational justice and organizational citizenship behaviors: Do fairness perceptions influence employee citizenship? Journal of Applied Psychology, 76(6), 845-855. https://doi.org/10.1037/0021-9010.76.6.845
  • Organ, D. W. (1988). Organizational citizenship behavior: The good soldier syndrome. Lexington Books.
  • Skarlicki, D. P., & Folger, R. (1997). Retaliation in the workplace: The roles of distributive, procedural, and interactional justice. Journal of Applied Psychology, 82(3), 434-443. https://doi.org/10.1037/0021-9010.82.3.434
  • Skarlicki, D. P., & Latham, G. P. (1996). Increasing citizenship behavior in a unionized work environment: A test of organizational justice theory. Journal of Applied Psychology, 81(2), 161-169. https://doi.org/10.1037/0021-9010.81.2.161
  • Tyler, T. R., & Lind, E. A. (1992). A relational model of authority in groups. In M. P. Zanna (Ed.), Advances in Experimental Social Psychology (Vol. 25, pp. 115-191). Academic Press. https://doi.org/10.1016/S0065-2601(08)60283-X

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

Collect accurate information necessary for making decisions
2

Provide opportunities to appeal or challenge the decision
3

Have all sides affected by the decision represented
4

Generate standards so that decisions could be made with consistency
5

Hear the concerns of all those affected by the decision
6

Provide useful feedback regarding the decision and its implementation
7

Allow for requests for clarification or additional information about the decision
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Looti, M. (2026, octobre 17). Justice procédurale et interactionnelle. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=justice-procedurale-et-interactionnelle
Looti, Mohammed. “Justice procédurale et interactionnelle.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=justice-procedurale-et-interactionnelle.
Looti, Mohammed. “Justice procédurale et interactionnelle.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=justice-procedurale-et-interactionnelle.