{"id":9804,"date":"2026-09-23T18:25:07","date_gmt":"2026-09-23T18:25:07","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/statistics\/comment-creer-diagrammes-a-barres-sas-3-exemples\/"},"modified":"2026-09-23T18:25:15","modified_gmt":"2026-09-23T18:25:15","slug":"comment-creer-diagrammes-a-barres-sas-3-exemples","status":"publish","type":"psych_stat","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_stat=comment-creer-diagrammes-a-barres-sas-3-exemples","title":{"rendered":"Comment cr\u00e9er des diagrammes \u00e0 barres dans SAS (3 exemples)"},"content":{"rendered":"<p>Dans le paysage contemporain de l&rsquo;analyse quantitative et de la science des donn\u00e9es, la restitution visuelle des distributions empiriques constitue un jalon fondamental de la d\u00e9marche scientifique. L&rsquo;exploration de donn\u00e9es cat\u00e9gorielles, qu&rsquo;elles soient issues d&rsquo;enqu\u00eates sociologiques \u00e0 grande \u00e9chelle, de protocoles cliniques randomis\u00e9s ou d&rsquo;\u00e9tudes psychom\u00e9triques standardis\u00e9es, exige des dispositifs graphiques capables de traduire avec une rigueur absolue la structure sous-jacente des observations sans introduire d&rsquo;art\u00e9facts perceptifs. Au sein de cet arsenal s\u00e9miologique, le diagramme \u00e0 barres s&rsquo;impose comme l&rsquo;arch\u00e9type par excellence de la transposition g\u00e9om\u00e9trique des grandeurs discr\u00e8tes, mat\u00e9rialisant des fr\u00e9quences d&rsquo;occurrence ou des r\u00e9sum\u00e9s statistiques agr\u00e9g\u00e9s sous la forme d&rsquo;extensions lin\u00e9aires \u00e9talonn\u00e9es sur un rep\u00e8re orthogonal rigide.<\/p>\n<p>Le syst\u00e8me logiciel SAS (<em>Statistical Analysis System<\/em>), pionnier du calcul statistique haute performance et r\u00e9f\u00e9rence institutionnelle incontournable dans les environnements soumis \u00e0 des contraintes r\u00e9glementaires strictes, a profond\u00e9ment renouvel\u00e9 son architecture de rendu graphique au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies. La transition progressive des routines matricielles vectorielles historiques vers le puissant moteur <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/documentation.sas.com\/\">ODS Graphics (Output Delivery System)<\/a> a consacr\u00e9 la proc\u00e9dure <em>PROC SGPLOT<\/em> comme la norme d&rsquo;excellence pour la production de figures analytiques destin\u00e9es \u00e0 la publication savante. Cette proc\u00e9dure allie une puissance d\u00e9clarative exceptionnelle \u00e0 un contr\u00f4le typographique, spatial et chromatique d&rsquo;une extr\u00eame pr\u00e9cision, autorisant les chercheurs \u00e0 d\u00e9cliner des repr\u00e9sentations univari\u00e9es ou multivari\u00e9es d&rsquo;une nettet\u00e9 irr\u00e9prochable.<\/p>\n<p>Le pr\u00e9sent trait\u00e9 m\u00e9thodologique se propose d&rsquo;explorer en profondeur la conception, l&rsquo;optimisation et la personnalisation avanc\u00e9e des diagrammes \u00e0 barres sous SAS, \u00e0 travers l&rsquo;\u00e9tude minutieuse de trois paradigmes structurels fondamentaux : le diagramme \u00e0 barres univari\u00e9 simple (d\u00e9clin\u00e9 selon des orientations verticales et horizontales), le diagramme \u00e0 barres empil\u00e9 (<em>stacked bar chart<\/em>) d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la d\u00e9composition proportionnelle intra-cat\u00e9gorielle, et le diagramme \u00e0 barres group\u00e9 ou juxtapos\u00e9 (<em>clustered bar chart<\/em>) con\u00e7u pour l&rsquo;analyse comparative des interactions factorielles. \u00c0 la lumi\u00e8re des th\u00e9ories de la perception visuelle de William S. Cleveland et d&rsquo;Edward Tufte, nous analyserons les implications s\u00e9miotiques, les arbitrages algorithmiques et les protocoles de mise en conformit\u00e9 typographique requis pour hisser vos visualisations aux plus hauts standards acad\u00e9miques internationaux.<\/p>\n<figure class=\"wpt-preserved-image\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/french.arabpsychology.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/bar1.jpg\" alt=\"\" \/><\/figure>\n<h2>1. Introduction \u00e0 la visualisation de donn\u00e9es cat\u00e9gorielles sous SAS<\/h2>\n<h3>1.1 R\u00f4le \u00e9pist\u00e9mologique des diagrammes \u00e0 barres en recherche quantitative<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;architecture de la recherche empirique, l&rsquo;investigation pr\u00e9liminaire des variables qualitatives constitue une \u00e9tape charni\u00e8re qui conditionne l&rsquo;ensemble de la mod\u00e9lisation statistique ult\u00e9rieure. Avant m\u00eame d&rsquo;envisager des tests d&rsquo;hypoth\u00e8ses inf\u00e9rentiels complexes, tels que les r\u00e9gressions logistiques multinomiales ou les mod\u00e9lisations par \u00e9quations structurelles, le chercheur doit imp\u00e9rativement appr\u00e9hender la morphologie descriptive de son \u00e9chantillon. Le diagramme \u00e0 barres remplit cette fonction d&rsquo;exploration descriptive en encodant des quantit\u00e9s abstraites sous la forme de barres rectangulaires contigu\u00ebs ou espac\u00e9es dont la longueur est strictement proportionnelle \u00e0 la grandeur repr\u00e9sent\u00e9e. Cette conversion g\u00e9om\u00e9trique repose sur un principe psychophysique fondamental mis en lumi\u00e8re par les travaux s\u00e9minaux de Cleveland et McGill sur la perception graphique : l&rsquo;\u0153il et le cerveau humain \u00e9valuent la position le long d&rsquo;une \u00e9chelle commune avec une acuit\u00e9 perceptuelle incomparablement sup\u00e9rieure \u00e0 celle mobilis\u00e9e pour juger des angles, des courbures ou des aires surfaciques.<\/p>\n<p>Par contraste avec les tableaux de contingence bruts, qui imposent une charge cognitive substantielle en exigeant du lecteur une lecture s\u00e9quentielle et une m\u00e9morisation num\u00e9rique active, la repr\u00e9sentation par barres permet une appr\u00e9hension synoptique et instantan\u00e9e des disparit\u00e9s distributionnelles. Si un tableau de fr\u00e9quences conserve l&rsquo;avantage de la pr\u00e9cision nominale brute, il \u00e9choue souvent \u00e0 r\u00e9v\u00e9ler de mani\u00e8re imm\u00e9diate des asym\u00e9tries de r\u00e9partition, des polarisations extr\u00eames ou l&rsquo;\u00e9mergence de modalit\u00e9s sous-repr\u00e9sent\u00e9es au sein d&rsquo;une cohorte d&rsquo;\u00e9tude. En psychom\u00e9trie et en \u00e9pid\u00e9miologie, o\u00f9 la pr\u00e9valence de certains ph\u00e9notypes ou la conformit\u00e9 des r\u00e9ponses \u00e0 des \u00e9chelles de Likert doivent \u00eatre scrut\u00e9es pour d\u00e9tecter d&rsquo;\u00e9ventuels effets de plafond ou de plancher, le diagramme \u00e0 barres op\u00e8re comme un filtre perceptif \u00e9liminant le bruit analytique pour r\u00e9v\u00e9ler la structure g\u00e9om\u00e9trique intrins\u00e8que des donn\u00e9es.<\/p>\n<p>D&rsquo;un point de vue strictement m\u00e9thodologique, la pertinence du diagramme \u00e0 barres r\u00e9side dans sa neutralit\u00e9 formelle lorsqu&rsquo;il est correctement param\u00e9tr\u00e9. Contrairement aux diagrammes circulaires (<em>pie charts<\/em>), qui induisent des distorsions syst\u00e9matiques d&rsquo;estimation li\u00e9es \u00e0 l&rsquo;angle et \u00e0 la perspective tridimensionnelle souvent abusivement appliqu\u00e9e, le diagramme \u00e0 barres ancre la comparaison sur une ligne de base z\u00e9ro immuable. Cette caract\u00e9ristique est cruciale pour pr\u00e9server l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 de l&rsquo;interpr\u00e9tation des fr\u00e9quences d&rsquo;\u00e9chantillonnage, garantissant que le ratio visuel entre deux rectangles refl\u00e8te fid\u00e8lement le ratio arithm\u00e9tique de leurs fr\u00e9quences r\u00e9elles respectives, pr\u00e9venant ainsi toute manipulation cognitive ou lecture biais\u00e9e des preuves quantitatives.<\/p>\n<h3>1.2 \u00c9volution des proc\u00e9dures graphiques SAS : de PROC GCHART \u00e0 PROC SGPLOT<\/h3>\n<p>L&rsquo;histoire de la visualisation de donn\u00e9es au sein de l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me logiciel SAS est marqu\u00e9e par une rupture technologique majeure, correspondant \u00e0 la transition entre les anciens modules graphiques propri\u00e9taires et le syst\u00e8me unifi\u00e9 <em>ODS Graphics<\/em>. Durant plusieurs d\u00e9cennies, la proc\u00e9dure <em>PROC GCHART<\/em>, issue du module historique SAS\/GRAPH, a repr\u00e9sent\u00e9 le vecteur exclusif de production des diagrammes \u00e0 barres, des histogrammes et des camemberts. Toutefois, cette proc\u00e9dure ancestrale pr\u00e9sentait des limitations structurelles consid\u00e9rables, tributaires des contraintes informatiques des ann\u00e9es 1980 et 1990 : obligation de manipuler des pilotes de p\u00e9riph\u00e9riques graphiques obscurs (tels que les pilotes ZBR ou GIF), instabilit\u00e9 de la r\u00e9solution lors de l&rsquo;exportation vectorielle, et syntaxe excessivement verbeuse n\u00e9cessitant l&rsquo;utilisation combin\u00e9e d&rsquo;instructions auxiliaires complexes comme <em>GOPTIONS<\/em>, <em>AXIS<\/em> et <em>PATTERN<\/em> pour ajuster des param\u00e8tres aussi triviaux que la couleur d&rsquo;un contour ou l&rsquo;espacement inter-barres.<\/p>\n<p>L&rsquo;av\u00e8nement d&rsquo;ODS Graphics dans les versions r\u00e9centes de SAS (\u00e0 partir de la version 9.2 et pleinement consolid\u00e9 dans les versions 9.4 et SAS Viya) a boulevers\u00e9 ce paradigme en introduisant une famille de proc\u00e9dures statistiques de nouvelle g\u00e9n\u00e9ration, au premier rang desquelles tr\u00f4ne la proc\u00e9dure <em>PROC SGPLOT<\/em> (<em>Statistical Graphics Plot<\/em>). Con\u00e7ue sp\u00e9cifiquement pour r\u00e9pondre aux imp\u00e9ratifs de la publication scientifique moderne, <em>PROC SGPLOT<\/em> standardise la g\u00e9n\u00e9ration de figures en d\u00e9l\u00e9guant la gestion du rendu \u00e0 des moteurs de rendu vectoriel de pointe (notamment PDF et SVG) et matriciel anti-alias\u00e9 \u00e0 haute r\u00e9solution. Le syst\u00e8me repose sur des mod\u00e8les de pr\u00e9sentation (<em>graph templates<\/em>) pr\u00e9d\u00e9finis qui garantissent une homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 esth\u00e9tique remarquable, tout en affranchissant l&rsquo;analyste des contingences mat\u00e9rielles li\u00e9es aux pilotes d&rsquo;affichage de bas niveau.<\/p>\n<p>En outre, l&rsquo;optimisation intrins\u00e8que du moteur d&rsquo;ODS Graphics assure une prise en charge native et fluide des \u00e9l\u00e9ments typographiques vectoriels, de la gestion avanc\u00e9e des polices de caract\u00e8res TrueType et OpenType, et de la colorim\u00e9trie dynamique calibr\u00e9e. L\u00e0 o\u00f9 <em>PROC GCHART<\/em> produisait des sorties rigides, souvent pixelis\u00e9es et visuellement d\u00e9su\u00e8tes, <em>PROC SGPLOT<\/em> impl\u00e9mente par d\u00e9faut des principes de design conformes aux exigences des plus grandes revues scientifiques internationales, tels que la r\u00e9duction des bordures superflues, l&rsquo;\u00e9quilibrage des blancs typographiques et l&rsquo;attribution automatique de palettes chromatiques perceptuellement discriminantes. Cette modernisation algorithmique a fait de <em>PROC SGPLOT<\/em> le standard industriel incontournable pour toute restitution graphique sous SAS.<\/p>\n<h3>1.3 Syntaxe fondamentale et architecture de PROC SGPLOT<\/h3>\n<p>L&rsquo;architecture de la proc\u00e9dure <em>PROC SGPLOT<\/em> repose sur une logique d\u00e9clarative d&rsquo;une remarquable \u00e9l\u00e9gance, structur\u00e9e autour d&rsquo;un principe de superposition s\u00e9quentielle d&rsquo;instructions sp\u00e9cialis\u00e9es. Contrairement \u00e0 des environnements imp\u00e9ratifs o\u00f9 chaque trac\u00e9 g\u00e9om\u00e9trique doit \u00eatre programm\u00e9 par le calcul explicite de coordonn\u00e9es pixel par pixel, <em>PROC SGPLOT<\/em> interpr\u00e8te l&rsquo;intention analytique de l&rsquo;utilisateur \u00e0 partir d&rsquo;une table de donn\u00e9es source d\u00e9finie via l&rsquo;argument classique <em>DATA=nom_table<\/em>. L&rsquo;instruction principale convoque la proc\u00e9dure, tandis que les instructions internes sp\u00e9cifient la g\u00e9om\u00e9trie des trac\u00e9s \u00e0 ex\u00e9cuter sur les variables s\u00e9lectionn\u00e9es.<\/p>\n<p>Le d\u00e9couplage fonctionnel entre la g\u00e9om\u00e9trie du trac\u00e9 et la gestion des attributs environnementaux constitue l&rsquo;un des piliers de cette architecture. Pour instancier un diagramme \u00e0 barres, le statisticien fait appel soit \u00e0 l&rsquo;instruction <em>VBAR<\/em> (pour un agencement vertical), soit \u00e0 l&rsquo;instruction <em>HBAR<\/em> (pour une projection horizontale), suivie du nom de la variable cat\u00e9gorielle de classification. Cette commande fondamentale peut \u00eatre compl\u00e9t\u00e9e par une pl\u00e9thore d&rsquo;options contextuelles isol\u00e9es par une barre oblique (\/), permettant de moduler l&rsquo;\u00e9paisseur des rectangles, d&rsquo;assigner des couleurs sp\u00e9cifiques ou de d\u00e9finir des regroupements multivari\u00e9s. En parall\u00e8le, des instructions ind\u00e9pendantes telles que <em>XAXIS<\/em>, <em>YAXIS<\/em> ou <em>KEYLEGEND<\/em> permettent de param\u00e9trer globalement le comportement des axes cart\u00e9siens et des tables de correspondance s\u00e9miologique sans alt\u00e9rer la d\u00e9finition intrins\u00e8que de la g\u00e9om\u00e9trie des barres.<\/p>\n<p>Enfin, l&rsquo;ex\u00e9cution du bloc d&rsquo;instructions est scell\u00e9e par la commande <em>RUN;<\/em>, caract\u00e9ristique immuable de l&rsquo;environnement SAS, qui d\u00e9clenche la compilation du mod\u00e8le graphique sous-jacent, le calcul implicite des statistiques de d\u00e9nombrement ou d&rsquo;agr\u00e9gation, et la restitution effective de l&rsquo;image vers les destinations ODS pr\u00e9alablement activ\u00e9es (telles que HTML, PDF ou RTF). L&rsquo;instruction optionnelle mais hautement recommand\u00e9e <em>QUIT;<\/em> permet quant \u00e0 elle de clore proprement l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;\u00e9coute de la proc\u00e9dure dans la session active, assurant une hygi\u00e8ne de programmation optimale et pr\u00e9venant les interf\u00e9rences entre \u00e9tapes d&rsquo;analyse cons\u00e9cutives.<\/p>\n<h2>2. Pr\u00e9paration et structuration des donn\u00e9es pour PROC SGPLOT<\/h2>\n<h3>2.1 Cr\u00e9ation du jeu de donn\u00e9es exp\u00e9rimental (my_data)<\/h3>\n<p>Pour assurer la reproductibilit\u00e9 int\u00e9grale des concepts expos\u00e9s tout au long de cet ouvrage didactique, il convient de formaliser un environnement de donn\u00e9es contr\u00f4l\u00e9 au moyen d&rsquo;une \u00e9tape DATA standardis\u00e9e. Dans le cadre de nos d\u00e9monstrations empiriques, nous concevrons un jeu de donn\u00e9es exp\u00e9rimental d\u00e9nomm\u00e9 <em>my_data<\/em>, simulant une \u00e9tude multicentrique portant sur l&rsquo;\u00e9valuation de performances cognitives et le recensement d&rsquo;\u00e9chantillons cliniques au sein de diff\u00e9rentes structures hospitali\u00e8res et groupes exp\u00e9rimentaux. La ma\u00eetrise de l&rsquo;\u00e9tape DATA constitue le pr\u00e9requis absolu de toute manipulation analytique sous SAS, car la qualit\u00e9 de la restitution graphique d\u00e9pend directement de l&rsquo;organisation matricielle des enregistrements sous-jacents.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9tape DATA initialise la structure tabulaire en allouant les descripteurs de variables dans le vecteur d&rsquo;\u00e9tat du programme (<em>Program Data Vector<\/em>, ou PDV). L&rsquo;instruction <em>INPUT<\/em> formalise la lecture des colonnes en associant des noms de variables standardis\u00e9s \u00e0 des typologies explicites. En particulier, l&rsquo;adjonction du symbole dollar ($) \u00e0 la suite imm\u00e9diate du nom de variable indique au compilateur SAS que les colonnes correspondantes doivent \u00eatre trait\u00e9es comme des cha\u00eenes de caract\u00e8res alphanum\u00e9riques de longueur fixe ou variable. L&rsquo;instruction <em>DATALINES<\/em> (ou son synonyme historique <em>CARDS<\/em>) signale quant \u00e0 elle le d\u00e9but de l&rsquo;insertion s\u00e9quentielle des lignes de donn\u00e9es brutes, cl\u00f4tur\u00e9e par un point-virgule isol\u00e9 marquant la fin de la lecture en ligne.<\/p>\n<p>Dans notre mod\u00e8le exp\u00e9rimental, nous instancions une variable cat\u00e9gorielle primaire intitul\u00e9e <em>Categorie<\/em> (repr\u00e9sentant par exemple des classes diagnostiques ou des sites de collecte : A, B, C, D), une variable de stratification secondaire nomm\u00e9e <em>Groupe<\/em> (distinguant le groupe t\u00e9moin \u00ab Temoin \u00bb du groupe soumis \u00e0 intervention \u00ab Traite \u00bb), ainsi qu&rsquo;une variable quantitative continue d\u00e9nomm\u00e9e <em>Score<\/em> ou <em>Rendement<\/em>, refl\u00e9tant une mesure psychom\u00e9trique discr\u00e8te ou continue. Cette structure factorielle \u00e0 deux niveaux crois\u00e9s, enrichie d&rsquo;une variable de r\u00e9ponse continue, offre le terrain id\u00e9al pour explorer l&rsquo;ensemble des d\u00e9clinaisons univari\u00e9es et multivari\u00e9es de <em>PROC SGPLOT<\/em>.<\/p>\n<h3>2.2 Inspection pr\u00e9liminaire et validation d&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 avec PROC PRINT<\/h3>\n<p>D\u00e8s lors que la table de travail SAS est mat\u00e9rialis\u00e9e dans la m\u00e9moire de travail (biblioth\u00e8que <em>WORK<\/em>), une d\u00e9marche de validation empirique s&rsquo;impose imp\u00e9rativement avant toute tentative de mod\u00e9lisation visuelle. L&rsquo;instruction <em>PROC PRINT<\/em> repr\u00e9sente la commande canonique d\u00e9di\u00e9e \u00e0 l&rsquo;inspection tabulaire des observations g\u00e9n\u00e9r\u00e9es. Elle permet d&rsquo;afficher dans la fen\u00eatre de sortie ODS l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 ou un sous-ensemble filtr\u00e9 des lignes enregistr\u00e9es, offrant au praticien la possibilit\u00e9 de v\u00e9rifier visuellement l&rsquo;exactitude de l&rsquo;attribution des variables dans les colonnes respectives et l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 de la saisie matricielle.<\/p>\n<p>Cette \u00e9tape de v\u00e9rification pr\u00e9liminaire vise principalement \u00e0 identifier et \u00e0 \u00e9radiquer les \u00e9ventuelles valeurs manquantes (<em>missing values<\/em>), formalis\u00e9es dans SAS par un point (.) pour les variables num\u00e9riques et par un espace vide pour les cha\u00eenes de caract\u00e8res. Dans le cadre de l&rsquo;exploitation par <em>PROC SGPLOT<\/em>, la pr\u00e9sence inattendue de valeurs manquantes sur une variable de classification peut profond\u00e9ment biaiser le rendu graphique en cr\u00e9ant une cat\u00e9gorie fant\u00f4me ind\u00e9sirable sur l&rsquo;axe des abscisses, ou en alt\u00e9rant les d\u00e9nominateurs utilis\u00e9s pour le calcul des fr\u00e9quences relatives. De surcro\u00eet, des discordances typographiques subtiles dans les libell\u00e9s de cat\u00e9gories alphanum\u00e9riques (telles que des espaces surnum\u00e9raires en d\u00e9but ou fin de cha\u00eene, ou des variations de casse entre majuscules et minuscules) conduiraient SAS \u00e0 cr\u00e9er des modalit\u00e9s artificiellement disjointes pour une m\u00eame entit\u00e9 conceptuelle.<\/p>\n<p>L&rsquo;utilisation judicieuse de <em>PROC PRINT<\/em>, combin\u00e9e le cas \u00e9ch\u00e9ant \u00e0 l&rsquo;option <em>OBS=<\/em> pour restreindre l&rsquo;affichage aux premi\u00e8res lignes d&rsquo;un volume massif de donn\u00e9es, s&rsquo;inscrit donc au c\u0153ur des bonnes pratiques de l&rsquo;assurance qualit\u00e9 des donn\u00e9es. Elle garantit l&rsquo;alignement typologique parfait des variables avant que le flux de donn\u00e9es ne soit transf\u00e9r\u00e9 au compilateur d&rsquo;ODS Graphics, neutralisant ainsi les sources potentielles d&rsquo;erreurs d&rsquo;ex\u00e9cution ou d&rsquo;incoh\u00e9rences visuelles ult\u00e9rieures.<\/p>\n<h3>2.3 Typologie des variables : \u00e9chelles nominales, ordinales et m\u00e9triques<\/h3>\n<p>L&rsquo;\u00e9laboration rationnelle d&rsquo;un graphique sous SAS n\u00e9cessite une compr\u00e9hension \u00e9pist\u00e9mologique aff\u00fbt\u00e9e de la nature math\u00e9matique des variables mobilis\u00e9es, conform\u00e9ment aux principes de la taxonomie des \u00e9chelles de mesure th\u00e9oris\u00e9e par Stanley Smith Stevens. On distingue fondamentalement les \u00e9chelles qualitatives (nominales et ordinales) des \u00e9chelles quantitatives (d&rsquo;intervalles et de rapports). Dans le p\u00e9rim\u00e8tre op\u00e9rationnel de la proc\u00e9dure <em>PROC SGPLOT<\/em> appliqu\u00e9e aux diagrammes \u00e0 barres, cette distinction d\u00e9termine la fonction exacte attribu\u00e9e \u00e0 chaque axe cart\u00e9sien : l&rsquo;axe primaire (g\u00e9n\u00e9ralement horizontal pour <em>VBAR<\/em>) accueille la variable de classification cat\u00e9gorielle discr\u00e8te, tandis que l&rsquo;axe secondaire (vertical) mesure une m\u00e9trique quantitative, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;un d\u00e9nombrement d&rsquo;occurrences ou d&rsquo;une fonction d&rsquo;agr\u00e9gation appliqu\u00e9e \u00e0 une variable continue.<\/p>\n<p>Sur le plan cognitif et s\u00e9miotique, le traitement des \u00e9chelles nominales (telles que la nationalit\u00e9, le sexe biologique ou le groupe d&rsquo;appartenance m\u00e9dicale) conf\u00e8re au concepteur une libert\u00e9 totale d&rsquo;ordonnancement sur l&rsquo;axe cat\u00e9goriel. Il est alors fr\u00e9quemment opportun de r\u00e9organiser les modalit\u00e9s par ordre croissant ou d\u00e9croissant de fr\u00e9quence pour faciliter la hi\u00e9rarchisation visuelle de l&rsquo;information. En revanche, face \u00e0 une \u00e9chelle ordinale (telle qu&rsquo;un stade clinique, une classe d&rsquo;\u00e2ge ou un bar\u00e8me d&rsquo;accord de type Likert), l&rsquo;ordre intrins\u00e8que des modalit\u00e9s poss\u00e8de une signification s\u00e9mantique fondamentale qui doit imp\u00e9rativement \u00eatre pr\u00e9serv\u00e9e sur l&rsquo;axe du graphique, sous peine de d\u00e9truire la coh\u00e9rence logique du message et d&rsquo;induire une confusion cognitive majeure chez le lecteur.<\/p>\n<p>Le formatage des donn\u00e9es tabulaires dans SAS via l&rsquo;instruction <em>FORMAT<\/em> joue un r\u00f4le d\u00e9terminant dans cette articulation. En associant des formats personnalis\u00e9s cr\u00e9\u00e9s via la proc\u00e9dure <em>PROC FORMAT<\/em>, l&rsquo;analyste peut substituer \u00e0 des codes num\u00e9riques abstraits (tels que 1, 2, 3) des libell\u00e9s textuels explicites tout en pr\u00e9servant l&rsquo;ordre sous-jacent lors du trac\u00e9 graphique. Cette dissociation propre \u00e0 l&rsquo;environnement SAS entre la valeur stock\u00e9e en m\u00e9moire machine et la valeur affich\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9cran constitue un atout m\u00e9thodologique inestimable pour structurer harmonieusement l&rsquo;axe cat\u00e9goriel selon les contraintes perceptives inh\u00e9rentes \u00e0 la cognition humaine.<\/p>\n<h2>3. Exemple 1 \u2014 Cr\u00e9ation d&rsquo;un diagramme \u00e0 barres simple univari\u00e9<\/h2>\n<h3>3.1 Impl\u00e9mentation du trac\u00e9 vertical avec l&rsquo;instruction VBAR<\/h3>\n<p>Le premier exemple fondamental concerne la mat\u00e9rialisation d&rsquo;un diagramme \u00e0 barres vertical univari\u00e9, repr\u00e9sentant la distribution fr\u00e9quentielle des observations \u00e0 travers les diff\u00e9rentes modalit\u00e9s de la variable cat\u00e9gorielle primaire. Dans la syntaxe \u00e9pur\u00e9e de <em>PROC SGPLOT<\/em>, ce trac\u00e9 s&rsquo;obtient au moyen de l&rsquo;instruction <em>VBAR<\/em> (<em>Vertical Bar<\/em>). Lorsqu&rsquo;elle est invoqu\u00e9e sans param\u00e8tre quantitatif additionnel, cette instruction d\u00e9clenche de mani\u00e8re enti\u00e8rement autonome un algorithme de calcul fr\u00e9quentiel en arri\u00e8re-plan : SAS balaie la table de donn\u00e9es, d\u00e9nombre les occurrences uniques de chaque modalit\u00e9 de la variable d\u00e9sign\u00e9e, et configure automatiquement l&rsquo;\u00e9chelle de l&rsquo;axe des ordonn\u00e9es pour refl\u00e9ter le d\u00e9compte brut des effectifs (<em>Frequency<\/em>).<\/p>\n<p>Consid\u00e9rons l&rsquo;application de cette instruction \u00e0 notre variable <em>Categorie<\/em> issue de la table <em>my_data<\/em>. Le programme s&rsquo;articule autour du bloc canonique d\u00e9butant par <em>PROC SGPLOT DATA=my_data;<\/em>, suivi imm\u00e9diatement sur la ligne subs\u00e9quente de la directive <em>VBAR Categorie;<\/em>, pour se conclure par l&rsquo;incontournable instruction de d\u00e9clenchement <em>RUN;<\/em>. L&rsquo;ex\u00e9cution de cette s\u00e9quence entra\u00eene la g\u00e9n\u00e9ration imm\u00e9diate d&rsquo;un graphique dans lequel chaque modalit\u00e9 de la variable <em>Categorie<\/em> se voit allouer un rectangle vertical d&rsquo;une largeur constante et uniforme, dont la base repose rigidement sur l&rsquo;ordonn\u00e9e z\u00e9ro et dont le sommet culmine exactement \u00e0 la hauteur correspondant au nombre d&rsquo;individus recens\u00e9s dans ladite modalit\u00e9.<\/p>\n<figure class=\"wpt-preserved-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/french.arabpsychology.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/bar2.jpg\" alt=\"bar chart in SAS\" \/><figcaption>bar chart in SAS<\/figcaption><\/figure>\n<p>Le rendu obtenu par d\u00e9faut met en relief l&rsquo;\u00e9quilibre esth\u00e9tique pr\u00e9-calibr\u00e9 d&rsquo;ODS Graphics. Les barres sont d\u00e9limit\u00e9es par des contours nets et remplies d&rsquo;une teinte unie d\u00e9finie par le style ODS en vigueur au moment de l&rsquo;ex\u00e9cution (habituellement un bleu institutionnel sous le style HTML5 standard). L&rsquo;axe vertical est automatiquement baptis\u00e9 \u00ab Frequency \u00bb ou \u00ab Fr\u00e9quence \u00bb selon les param\u00e8tres de localisation linguistique de votre session SAS, et des graduations \u00e9quidistantes sont positionn\u00e9es sur des valeurs enti\u00e8res appropri\u00e9es, pr\u00e9venant toute extrapolation visuelle erron\u00e9e et garantissant une lisibilit\u00e9 descriptive optimale de la distribution empirique.<\/p>\n<h3>3.2 Alternative ergonomique : conversion en barres horizontales via HBAR<\/h3>\n<p>Bien que la disposition verticale soit traditionnellement favoris\u00e9e par analogie avec les histogrammes continus, elle montre ses limites ergonomiques d\u00e8s lors que les libell\u00e9s des modalit\u00e9s cat\u00e9gorielles pr\u00e9sentent une longueur textuelle substantielle. Sur un axe horizontal, la juxtaposition de cha\u00eenes de caract\u00e8res volumineuses contraint fr\u00e9quemment le moteur graphique \u00e0 op\u00e9rer des compromis ind\u00e9sirables, tels que la troncature des noms, leur rotation angulaire diagonale ou verticale (qui entrave consid\u00e9rablement la fluidit\u00e9 de la lecture alphab\u00e9tique occidentale), ou encore l&rsquo;alternance en quinconce des \u00e9tiquettes. Pour pallier cette contrainte spatiale majeure, la proc\u00e9dure <em>PROC SGPLOT<\/em> offre une alternative d&rsquo;une grande \u00e9l\u00e9gance fonctionnelle au moyen de l&rsquo;instruction <em>HBAR<\/em> (<em>Horizontal Bar<\/em>).<\/p>\n<p>La substitution syntaxique de <em>VBAR<\/em> par <em>HBAR<\/em> op\u00e8re une rotation g\u00e9om\u00e9trique \u00e0 90 degr\u00e9s du rep\u00e8re cart\u00e9sien. L&rsquo;axe cat\u00e9goriel devient l&rsquo;axe des ordonn\u00e9es (vertical, \u00e0 gauche), tandis que l&rsquo;axe des fr\u00e9quences ou de la grandeur mesur\u00e9e se d\u00e9ploie d\u00e9sormais sur l&rsquo;axe des abscisses (horizontal, en bas). Dans cette configuration, les rectangles s&rsquo;\u00e9tendent de gauche \u00e0 droite \u00e0 partir d&rsquo;une ligne d&rsquo;ancrage commune align\u00e9e verticalement \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame gauche de la zone de tra\u00e7age. Les libell\u00e9s textuels des cat\u00e9gories disposent ainsi d&rsquo;un d\u00e9gagement lat\u00e9ral naturel le long de l&rsquo;axe vertical, ce qui autorise l&rsquo;affichage int\u00e9gral de cha\u00eenes de caract\u00e8res complexes, de d\u00e9nominations m\u00e9dicales pr\u00e9cises ou de questions compl\u00e8tes d&rsquo;enqu\u00eates psychosociales, sans exiger la moindre inclinaison typographique.<\/p>\n<figure class=\"wpt-preserved-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/french.arabpsychology.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/bar3.jpg\" alt=\"horizontal bar chart in SAS\" \/><figcaption>horizontal bar chart in SAS<\/figcaption><\/figure>\n<p>Sur le plan de l&rsquo;ergonomie visuelle et des sciences cognitives appliqu\u00e9es \u00e0 la visualisation de donn\u00e9es, le diagramme \u00e0 barres horizontales s&rsquo;av\u00e8re fr\u00e9quemment sup\u00e9rieur en termes de vitesse d&rsquo;extraction de l&rsquo;information. L&rsquo;\u0153il humain parcourt naturellement les libell\u00e9s textuels dans un mouvement de balayage vertical descendant familier (de haut en bas), avant d&rsquo;effectuer un glissement horizontal rapide pour \u00e9valuer la terminaison de la barre associ\u00e9e. Cette m\u00e9canique de balayage r\u00e9duit consid\u00e9rablement les mouvements saccadiques des yeux et \u00e9limine la torsion c\u00e9phalique souvent involontairement induite par la lecture de libell\u00e9s verticaux sur un diagramme standard.<\/p>\n<h3>3.3 Int\u00e9gration d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments textuels contextuels : titres et sous-titres<\/h3>\n<p>Une figure scientifique ne saurait \u00eatre pleinement intelligible sans un appareil contextuel textuel rigoureusement hi\u00e9rarchis\u00e9. Sous SAS, l&rsquo;adjonction de m\u00e9tadonn\u00e9es descriptives rel\u00e8ve des instructions globales de formatage <em>TITLE<\/em> et <em>FOOTNOTE<\/em>, qui s&rsquo;ex\u00e9cutent en symbiose \u00e9troite avec le bloc de la proc\u00e9dure <em>PROC SGPLOT<\/em>. L&rsquo;instruction <em>TITLE<\/em> (qui peut \u00eatre d\u00e9clin\u00e9e hi\u00e9rarchiquement sous la forme <em>TITLE1<\/em>, <em>TITLE2<\/em> jusqu&rsquo;\u00e0 <em>TITLE10<\/em>) permet de formaliser le titre principal et d&rsquo;\u00e9ventuels sous-titres analytiques, conf\u00e9rant au graphique son autonomie s\u00e9mantique compl\u00e8te au sein d&rsquo;un rapport ou d&rsquo;un manuscrit scientifique.<\/p>\n<p>La syntaxe de l&rsquo;instruction <em>TITLE<\/em> offre une grande richesse de personnalisation gr\u00e2ce \u00e0 des sous-options d&rsquo;attributs int\u00e9gr\u00e9es. Le statisticien peut ainsi sp\u00e9cifier la police de caract\u00e8res via l&rsquo;option <em>FONT=<\/em>, l&rsquo;\u00e9chelle dimensionnelle relative au moyen de l&rsquo;option <em>HEIGHT=<\/em>, l&rsquo;alignement spatial via <em>JUSTIFY=<\/em> (gauche, centre ou droite), ainsi que la graisse typographique gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;option <em>BOLD<\/em>. Par exemple, la commande d\u00e9clarative <em>TITLE1 BOLD HEIGHT=12pt \u00ab\u00a0Distribution fr\u00e9quentielle des cohortes cliniques (N=120)\u00a0\u00bb;<\/em> appose en surplomb imm\u00e9diat de la figure une d\u00e9claration formelle d&rsquo;une clart\u00e9 absolue, situant imm\u00e9diatement le p\u00e9rim\u00e8tre d&rsquo;\u00e9chantillonnage et la nature des donn\u00e9es illustr\u00e9es.<\/p>\n<p>Il est tout aussi capital de veiller \u00e0 l&rsquo;\u00e9puration s\u00e9miotique des \u00e9l\u00e9ments automatiques parasites g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par l&rsquo;environnement SAS. Par d\u00e9faut, le moteur ODS Graphics int\u00e8gre des libell\u00e9s d&rsquo;axes g\u00e9n\u00e9riques d\u00e9riv\u00e9s du dictionnaire de donn\u00e9es (tels que le nom brut de la variable). L&rsquo;int\u00e9gration au sein de la proc\u00e9dure d&rsquo;instructions d&rsquo;axes sp\u00e9cifiques \u2013 par exemple en d\u00e9clarant <em>XAXIS LABEL=\u00a0\u00bbSite d&rsquo;investigation\u00a0\u00bb GRID;<\/em> \u2013 permet de substituer \u00e0 l&rsquo;identifiant machine une terminologie fran\u00e7aise fluide et rigoureusement contextualis\u00e9e, tout en supprimant les redondances textuelles superflues pour maximiser la clart\u00e9 informative de l&rsquo;ensemble graphique.<\/p>\n<h2>4. Exemple 2 \u2014 Construction d&rsquo;un diagramme \u00e0 barres empil\u00e9 (Stacked Bar Chart)<\/h2>\n<h3>4.1 Principe conceptuel de la segmentation proportionnelle intra-barre<\/h3>\n<p>Lorsque le plan de recherche implique l&rsquo;analyse conjointe de deux facteurs qualitatifs, le diagramme \u00e0 barres univari\u00e9 s&rsquo;av\u00e8re insuffisant pour rendre compte des dynamiques crois\u00e9es. Le diagramme \u00e0 barres empil\u00e9 (<em>stacked bar chart<\/em>) r\u00e9pond \u00e0 ce besoin analytique en op\u00e9rant une segmentation proportionnelle interne de chaque barre univari\u00e9e. Conceptuellement, cette technique consiste \u00e0 d\u00e9composer la hauteur totale d&rsquo;un rectangle \u2013 qui mat\u00e9rialise l&rsquo;effectif marginal global d&rsquo;une modalit\u00e9 primaire \u2013 en sous-segments g\u00e9om\u00e9triques adjacents superpos\u00e9s de mani\u00e8re ascendante, chaque sous-segment incarnant la contribution num\u00e9rique d&rsquo;un niveau particulier d&rsquo;une seconde variable de stratification.<\/p>\n<p>Cette approche graphique offre l&rsquo;avantage imm\u00e9diat de mat\u00e9rialiser visuellement deux niveaux d&rsquo;information sur un espace bidimensionnel unique : d&rsquo;une part, la magnitude totale de chaque cat\u00e9gorie primaire (l&rsquo;enveloppe globale de la barre), et d&rsquo;autre part, la d\u00e9composition structurelle de cette masse en sous-composantes distinctes. Dans les sciences comportementales et la psychologie diff\u00e9rentielle, ce dispositif est particuli\u00e8rement pris\u00e9 pour \u00e9valuer simultan\u00e9ment le volume d&rsquo;une sous-population clinique (par exemple, le nombre d&rsquo;individus pr\u00e9sentant un trouble anxieux sp\u00e9cifique) et son profilage interne selon une variable sociod\u00e9mographique ou une comorbidit\u00e9 psychiatrique (telle que la pr\u00e9sence ou l&rsquo;absence d&rsquo;une symptomatologie d\u00e9pressive associ\u00e9e).<\/p>\n<p>N\u00e9anmoins, la pertinence d&rsquo;un diagramme empil\u00e9 repose sur l&rsquo;hypoth\u00e8se sous-jacente que la somme des sous-parties poss\u00e8de une signification logique et op\u00e9rationnelle \u00e9vidente. Les segments imbriqu\u00e9s doivent \u00eatre mutuellement exclusifs et collectivement exhaustifs par rapport \u00e0 la cat\u00e9gorie primaire d&rsquo;appartenance. Si cette condition est respect\u00e9e, le diagramme empil\u00e9 illustre de mani\u00e8re spectaculaire la notion de proportionnalit\u00e9 partag\u00e9e, traduisant visuellement la mani\u00e8re dont diff\u00e9rentes strates s&rsquo;agr\u00e8gent pour constituer un tout coh\u00e9rent.<\/p>\n<h3>4.2 Syntaxe de l&rsquo;option GROUP pour l&rsquo;introduction d&rsquo;un second facteur<\/h3>\n<p>L&rsquo;impl\u00e9mentation algorithmique d&rsquo;un diagramme \u00e0 barres empil\u00e9 sous <em>PROC SGPLOT<\/em> s&rsquo;op\u00e8re avec une \u00e9conomie de moyens syntaxiques tout \u00e0 fait remarquable. Il suffit d&rsquo;adjoindre le param\u00e8tre <em>\/ GROUP=nom_variable<\/em> \u00e0 la suite imm\u00e9diate de l&rsquo;instruction de tra\u00e7age de base, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de <em>VBAR<\/em> ou de <em>HBAR<\/em>. Par d\u00e9faut, le comportement intrins\u00e8que du compilateur ODS Graphics face \u00e0 l&rsquo;instruction <em>GROUP<\/em> sans modificateur additionnel consiste pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 g\u00e9n\u00e9rer un empilement vertical ascendant (\u00e9quivalent implicite de l&rsquo;option <em>GROUPDISPLAY=STACK<\/em>).<\/p>\n<p>Consid\u00e9rons la formulation programmatique appliqu\u00e9e \u00e0 notre jeu de donn\u00e9es exp\u00e9rimental :<\/p>\n<p><em>PROC SGPLOT DATA=my_data;<\/em><br \/>\n<em>VBAR Categorie \/ GROUP=Groupe;<\/em><br \/>\n<em>RUN;<\/em><\/p>\n<figure class=\"wpt-preserved-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/french.arabpsychology.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/bar4.jpg\" alt=\"stacked bar chart in SAS\" \/><figcaption>stacked bar chart in SAS<\/figcaption><\/figure>\n<p>Dans ce sc\u00e9nario d&rsquo;ex\u00e9cution, SAS identifie automatiquement l&rsquo;ensemble des modalit\u00e9s uniques pr\u00e9sentes au sein de la variable secondaire <em>Groupe<\/em> (dans notre cas, \u00ab Temoin \u00bb et \u00ab Traite \u00bb). Le moteur graphique partitionne alors chaque barre verticale associ\u00e9e aux modalit\u00e9s de la variable primaire <em>Categorie<\/em> en autant de segments distincts que de niveaux de stratification recens\u00e9s. Chaque strate se voit attribuer automatiquement une couleur diff\u00e9renci\u00e9e issue de la palette chromatique active du style ODS en vigueur, tandis qu&rsquo;une table de correspondance s\u00e9miologique (l\u00e9gende) est automatiquement cr\u00e9\u00e9e et positionn\u00e9e en p\u00e9riph\u00e9rie de la zone de tra\u00e7age pour expliciter l&rsquo;association entre les teintes et les modalit\u00e9s du groupe.<\/p>\n<p>Cette automatisation structurelle \u00e9limine les risques d&rsquo;erreurs de calcul manuel des d\u00e9calages d&rsquo;ordonn\u00e9es qui p\u00e9nalisaient l&rsquo;ancienne proc\u00e9dure <em>PROC GCHART<\/em>. SAS g\u00e8re en interne le cumul des effectifs partiels, garantissant que le sommet de chaque strate interm\u00e9diaire co\u00efncide rigoureusement avec la base du segment imm\u00e9diatement sup\u00e9rieur, assurant une parfaite fid\u00e9lit\u00e9 m\u00e9trique le long de l&rsquo;axe vertical des fr\u00e9quences cumul\u00e9es.<\/p>\n<h3>4.3 Gestion analytique de la lisibilit\u00e9 et limites d&rsquo;interpr\u00e9tation<\/h3>\n<p>Bien que le diagramme \u00e0 barres empil\u00e9 jouisse d&rsquo;une grande popularit\u00e9 institutionnelle, sa mobilisation en milieu scientifique doit faire l&rsquo;objet d&rsquo;une prudence m\u00e9thodologique aigu\u00eb en raison de s\u00e9v\u00e8res limites psychophysiques d&rsquo;interpr\u00e9tation cognitive. En effet, si le segment positionn\u00e9 \u00e0 la base de la barre (le premier niveau du groupe) partage une ligne d&rsquo;ancrage commune au niveau de l&rsquo;ordonn\u00e9e z\u00e9ro \u2013 ce qui garantit une \u00e9valuation visuelle pr\u00e9cise de son amplitude par les lecteurs \u2013, il en va tout autrement des segments interm\u00e9diaires et sup\u00e9rieurs. Ces derniers reposent sur des lignes de base flottantes et irr\u00e9guli\u00e8res, dont l&rsquo;\u00e9l\u00e9vation d\u00e9pend de la variabilit\u00e9 quantitative des segments sous-jacents.<\/p>\n<p>En vertu des lois de la perception visuelle d\u00e9montr\u00e9es par Cleveland et McGill, l&rsquo;estimation de la longueur d&rsquo;un segment non align\u00e9 sur une r\u00e9f\u00e9rence fixe engendre des distorsions d&rsquo;\u00e9valuation consid\u00e9rables, l&rsquo;\u0153il humain peinant \u00e0 neutraliser le d\u00e9calage spatial pour juger de la v\u00e9ritable dimension relative des rectangles suspendus. Il devient ainsi extr\u00eamement ardu pour un observateur de comparer de visu la pr\u00e9valence d&rsquo;une sous-modalit\u00e9 \u00e0 travers diff\u00e9rentes cat\u00e9gories primaires lorsque celle-ci se trouve perch\u00e9e au sommet des barres empil\u00e9es, ce qui affaiblit consid\u00e9rablement la valeur probative du graphique dans le cadre d&rsquo;un raisonnement statistique comparatif fin.<\/p>\n<p>Pour cette raison, la litt\u00e9rature scientifique sp\u00e9cialis\u00e9e pr\u00e9conise de restreindre l&rsquo;usage des diagrammes \u00e0 barres empil\u00e9s aux situations o\u00f9 l&rsquo;objectif prioritaire r\u00e9side dans la perception de la somme totale cumul\u00e9e, ou lorsque la variable de stratification ne comporte strictement que deux modalit\u00e9s hautement contrast\u00e9es. D\u00e8s lors que l&rsquo;analyste cherche \u00e0 mettre en \u00e9vidence des diff\u00e9rences statistiques fines entre des sous-groupes ou \u00e0 tester visuellement des hypoth\u00e8ses d&rsquo;interaction factorielle, le recours au diagramme group\u00e9 ou juxtapos\u00e9 s&rsquo;impose comme un imp\u00e9ratif m\u00e9thodologique incontournable.<\/p>\n<h2>5. Exemple 3 \u2014 Conception d&rsquo;un diagramme \u00e0 barres group\u00e9 ou juxtapos\u00e9 (Clustered Bar Chart)<\/h2>\n<h3>5.1 Impl\u00e9mentation de l&rsquo;option GROUPDISPLAY=CLUSTER<\/h3>\n<p>Pour surmonter les biais cognitifs structurels inh\u00e9rents aux barres empil\u00e9es et autoriser une inspection analytique rigoureuse des donn\u00e9es multidimensionnelles, l&rsquo;architecture d&rsquo;ODS Graphics met \u00e0 disposition une variante g\u00e9om\u00e9trique essentielle : le diagramme \u00e0 barres group\u00e9 ou juxtapos\u00e9 (couramment d\u00e9sign\u00e9 en langue anglaise sous le vocable de <em>clustered bar chart<\/em>). Ce format s&rsquo;obtient au sein de la proc\u00e9dure <em>PROC SGPLOT<\/em> en combinant l&rsquo;instruction de stratification <em>GROUP=<\/em> avec l&rsquo;argument explicitement d\u00e9clar\u00e9 <em>GROUPDISPLAY=CLUSTER<\/em>.<\/p>\n<p>La transcription syntaxique prend alors la forme standardis\u00e9e suivante :<\/p>\n<p><em>PROC SGPLOT DATA=my_data;<\/em><br \/>\n<em>VBAR Categorie \/ GROUP=Groupe GROUPDISPLAY=CLUSTER;<\/em><br \/>\n<em>RUN;<\/em><\/p>\n<figure class=\"wpt-preserved-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/french.arabpsychology.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/bar5.jpg\" alt=\"clustered bar chart in SAS\" \/><figcaption>clustered bar chart in SAS<\/figcaption><\/figure>\n<p>L&rsquo;introduction de ce param\u00e8tre modifie radicalement l&rsquo;algorithme spatial de partitionnement g\u00e9om\u00e9trique. Au lieu de superposer verticalement les strates au sein d&rsquo;une enveloppe colonnaire unique, le moteur graphique de SAS proc\u00e8de \u00e0 une d\u00e9sagr\u00e9gation physique des segments. Pour chaque modalit\u00e9 de la variable de classification primaire <em>Categorie<\/em>, SAS engendre une grappe (ou <em>cluster<\/em>) de barres distinctes, dispos\u00e9es c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te le long de l&rsquo;axe primaire. Chaque sous-barre correspond \u00e0 une modalit\u00e9 sp\u00e9cifique de la variable de croisement <em>Groupe<\/em>, mais toutes partagent d\u00e9sormais une origine strictement commune ancr\u00e9e sur la ligne de base z\u00e9ro de l&rsquo;axe des ordonn\u00e9es.<\/p>\n<h3>5.2 Comparabilit\u00e9 inter-groupes et r\u00e9duction des distorsions perceptives<\/h3>\n<p>D&rsquo;un point de vue m\u00e9trologique et psychophysique, l&rsquo;alignement de toutes les sous-composantes factorielles sur une \u00e9chelle commune d&rsquo;origine conf\u00e8re au diagramme \u00e0 barres group\u00e9 une sup\u00e9riorit\u00e9 incontestable sur le diagramme empil\u00e9. En restaurant une ligne de base uniforme pour l&rsquo;ensemble des rectangles de la sc\u00e8ne visuelle, <em>PROC SGPLOT<\/em> permet \u00e0 l&rsquo;observateur d&rsquo;exploiter pleinement le jugement perceptuel de position sur une \u00e9chelle commune, le m\u00e9canisme d&rsquo;estimation visuelle le plus robuste et le plus pr\u00e9cis identifi\u00e9 par la recherche contemporaine en s\u00e9miologie graphique.<\/p>\n<p>Cette configuration ergonomique d\u00e9cuple l&rsquo;efficacit\u00e9 descriptive du graphique en autorisant une double lecture analytique instantan\u00e9e. D&rsquo;une part, l&rsquo;observateur peut proc\u00e9der \u00e0 des comparaisons intra-cat\u00e9gorielles directes en confrontant imm\u00e9diatement la hauteur relative des barres adjacentes r\u00e9unies au sein d&rsquo;un m\u00eame groupe cat\u00e9goriel (permettant par exemple d&rsquo;\u00e9valuer sur le champ l&rsquo;\u00e9cart entre le groupe \u00ab Temoin \u00bb et le groupe \u00ab Traite \u00bb au sein de la cohorte clinique A). D&rsquo;autre part, une lecture transversale inter-cat\u00e9gorielle devient pleinement op\u00e9rationnelle : l&rsquo;analyste peut balayer horizontalement la figure en comparant la trajectoire de l&rsquo;ensemble des barres homologues (par exemple, la trajectoire sp\u00e9cifique de tous les groupes trait\u00e9s d&rsquo;un centre \u00e0 l&rsquo;autre), identifiant visuellement de mani\u00e8re imm\u00e9diate des effets de mod\u00e9ration ou des interactions factorielles qualitatives.<\/p>\n<p>En psychologie exp\u00e9rimentale et en \u00e9pid\u00e9miologie analytique, le diagramme group\u00e9 constitue donc la repr\u00e9sentation graphique standard par excellence pour illustrer des plans factoriels bivari\u00e9s. Il permet de confronter l&rsquo;amplitude brute ou moyenne de diff\u00e9rents sous-groupes sans introduire le moindre artefact de positionnement, r\u00e9duisant drastiquement les risques de sur\u00e9valuation ou de sous-\u00e9valuation perceptuelle inh\u00e9rents aux repr\u00e9sentations non contigu\u00ebs et assurant une parfaite ad\u00e9quation entre la pr\u00e9sentation formelle et l&rsquo;\u00e9vidence statistique.<\/p>\n<h3>5.3 Contr\u00f4le des param\u00e8tres g\u00e9om\u00e9triques du cluster<\/h3>\n<p>La lisibilit\u00e9 d&rsquo;un diagramme \u00e0 barres group\u00e9 est intimement corr\u00e9l\u00e9e \u00e0 l&rsquo;harmonie de ses proportions g\u00e9om\u00e9triques. Un espacement excessif entre les sous-barres d&rsquo;une m\u00eame grappe peut induire une impression de fragmentation spatiale et rompre le regroupement gestaliste des \u00e9l\u00e9ments, tandis qu&rsquo;une compacit\u00e9 d\u00e9mesur\u00e9e peut provoquer des collisions perceptives n\u00e9fastes. La proc\u00e9dure <em>PROC SGPLOT<\/em> int\u00e8gre des options de modulation g\u00e9om\u00e9trique avanc\u00e9es permettant un calibrage microscopique de l&rsquo;architecture spatiale du graphique.<\/p>\n<p>Parmi ces leviers, l&rsquo;option <em>CLUSTERWIDTH=valeur<\/em>, ins\u00e9r\u00e9e \u00e0 la suite de la directive <em>VBAR<\/em>, permet d&rsquo;ajuster l&rsquo;envergure globale allou\u00e9e \u00e0 l&rsquo;ensemble du groupe de barres au sein de chaque niveau de la variable primaire. Exprim\u00e9e sous la forme d&rsquo;un coefficient d\u00e9cimal compris usuellement entre 0.1 et 1.0 (la valeur par d\u00e9faut \u00e9tant calibr\u00e9e autour de 0.85), cette option r\u00e9git l&rsquo;espace blanc s\u00e9parant les diff\u00e9rents clusters le long de l&rsquo;axe des abscisses. De surcro\u00eet, le param\u00e8tre <em>BARWIDTH=valeur<\/em> permet quant \u00e0 lui d&rsquo;agir sur l&rsquo;\u00e9paisseur relative de chaque rectangle individuel au sein du cluster.<\/p>\n<p>Un autre d\u00e9fi m\u00e9thodologique r\u00e9current r\u00e9side dans le traitement des cellules de croisement vides (c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;absence totale d&rsquo;observations pour une combinaison factorielle donn\u00e9e dans le jeu de donn\u00e9es). Par d\u00e9faut, SAS peut soit pr\u00e9server l&rsquo;espace blanc correspondant \u00e0 la cat\u00e9gorie absente pour signaler le vide exp\u00e9rimental, soit condenser visuellement les barres restantes en contractant le cluster. Gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;utilisation conjointe d&rsquo;attributs avanc\u00e9s au niveau de l&rsquo;axe cat\u00e9goriel (tels que l&rsquo;option <em>DISCRETEORDER=DATA<\/em> ou <em>DISCRETEOFFSET=<\/em> dans l&rsquo;instruction <em>XAXIS<\/em>), le chercheur peut neutraliser ces perturbations structurelles et garantir une sym\u00e9trie g\u00e9om\u00e9trique absolue sur l&rsquo;ensemble de la figure, ind\u00e9pendamment des fluctuations d&rsquo;effectifs inh\u00e9rentes aux al\u00e9as du recueil de donn\u00e9es.<\/p>\n<h2>6. Mesures statistiques appliqu\u00e9es : fr\u00e9quences vs agr\u00e9gation de r\u00e9ponses continues<\/h2>\n<h3>6.1 Dichotomie entre d\u00e9nombrement d&rsquo;occurrences et calcul de r\u00e9sum\u00e9s m\u00e9triques<\/h3>\n<p>Dans sa configuration \u00e9l\u00e9mentaire, l&rsquo;instruction <em>VBAR<\/em> ou <em>HBAR<\/em> assume une vocation strictement \u00e9num\u00e9rative : elle d\u00e9nombre des unit\u00e9s statistiques discr\u00e8tes et restitue des effectifs absolus d&rsquo;\u00e9chantillonnage. Toutefois, la puissance analytique de <em>PROC SGPLOT<\/em> transcende tr\u00e8s largement le simple comptage fr\u00e9quentiel. En recherche quantitative, il est fr\u00e9quent que l&rsquo;axe des cat\u00e9gories primaires serve de support \u00e0 l&rsquo;illustration de grandeurs continues mesur\u00e9es \u2013 par exemple des taux plasmatiques, des temps de r\u00e9action psychomoteurs, des scores d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 ou des grandeurs \u00e9conomiques agr\u00e9g\u00e9es.<\/p>\n<p>Pour basculer du mode d&rsquo;affichage de fr\u00e9quence brute au mode de calcul d&rsquo;intensit\u00e9 mesur\u00e9e, le programmeur doit imp\u00e9rativement mobiliser l&rsquo;option <em>RESPONSE=nom_variable<\/em>. L&rsquo;introduction de cette directive transforme fondamentalement la fonction de transfert statistique op\u00e9r\u00e9e par la proc\u00e9dure : SAS ne compte plus le nombre de lignes correspondant \u00e0 chaque cat\u00e9gorie, mais applique un op\u00e9rateur d&rsquo;agr\u00e9gation math\u00e9matique sur les valeurs num\u00e9riques enregistr\u00e9es au sein de la variable d\u00e9sign\u00e9e par le param\u00e8tre <em>RESPONSE<\/em>.<\/p>\n<p>Ce changement de paradigme conceptuel est fondamental sur le plan m\u00e9thodologique. Tandis que le trac\u00e9 de fr\u00e9quences quantifie la structure distributionnelle de l&rsquo;\u00e9chantillon lui-m\u00eame (la taille relative des sous-populations observ\u00e9es), le trac\u00e9 bas\u00e9 sur une variable de r\u00e9ponse synth\u00e9tise le comportement moyen, cumulatif ou m\u00e9dian d&rsquo;un attribut externe conditionnellement aux niveaux de la variable de classification. La formulation d\u00e9clarative <em>VBAR Categorie \/ RESPONSE=Score;<\/em> commande ainsi \u00e0 SAS de calculer et de restituer la sommation ou la moyenne des scores psychom\u00e9triques pour chaque niveau cat\u00e9goriel, ouvrant la voie \u00e0 des interpr\u00e9tations scientifiques bien plus substantielles.<\/p>\n<h3>6.2 Sp\u00e9cification des estimateurs de tendance centrale (STAT=)<\/h3>\n<p>D\u00e8s lors qu&rsquo;une variable de r\u00e9ponse continue est adjointe \u00e0 l&rsquo;instruction de tra\u00e7age, le choix de la fonction d&rsquo;agr\u00e9gation math\u00e9matique sous-jacente doit \u00eatre explicitement ma\u00eetris\u00e9 par le statisticien. Ce contr\u00f4le s&rsquo;exerce au moyen du param\u00e8tre critique <em>STAT=nom_fonction<\/em>. Si cette option est omise, SAS applique par d\u00e9faut la sommation arithm\u00e9tique cumulative (<em>STAT=SUM<\/em>), une convention qui peut engendrer des contresens m\u00e9thodologiques majeurs si l&rsquo;analyste supposait implicitement visualiser une valeur centrale d&rsquo;intensit\u00e9.<\/p>\n<p>Dans la grande majorit\u00e9 des applications exp\u00e9rimentales en sciences biom\u00e9dicales et humaines, l&rsquo;indicateur recherch\u00e9 est l&rsquo;esp\u00e9rance math\u00e9matique empirique ou moyenne arithm\u00e9tique. L&rsquo;adjonction formelle de l&rsquo;option <em>STAT=MEAN<\/em> impose \u00e0 la proc\u00e9dure <em>PROC SGPLOT<\/em> de diviser la somme des r\u00e9ponses de chaque strate par le nombre d&rsquo;observations valides associ\u00e9es, affichant ainsi le score moyen typique caract\u00e9risant chaque groupe. Le chercheur peut \u00e9galement, dans des contextes distributionnels asym\u00e9triques o\u00f9 la moyenne s&rsquo;av\u00e8re excessivement sensible aux valeurs extr\u00eames ou aberrantes, opter pour la m\u00e9diane en configurant le param\u00e8tre <em>STAT=MEDIAN<\/em>, garantissant une robustesse accrue de la description statistique.<\/p>\n<p>Le tableau des op\u00e9rateurs statistiques exploitables via <em>STAT=<\/em> comprend \u00e9galement des mesures de dispersion ou des calculs de pourcentages relatifs (<em>STAT=PERCENT<\/em>), permettant de convertir directement des fr\u00e9quences absolues en proportions normalis\u00e9es sur cent pour cent. Cette flexibilit\u00e9 algorithmique illustre la maturit\u00e9 de <em>PROC SGPLOT<\/em>, qui int\u00e8gre nativement l&rsquo;\u00e9tape de synth\u00e8se statistique au c\u0153ur du processus de g\u00e9n\u00e9ration graphique, affranchissant l&rsquo;utilisateur de l&rsquo;obligation de calculer pr\u00e9alablement des tables d&rsquo;agr\u00e9gation interm\u00e9diaires via <em>PROC MEANS<\/em> ou <em>PROC SUMMARY<\/em>.<\/p>\n<h3>6.3 Int\u00e9gration d&rsquo;intervalles d&rsquo;incertitude et barres d&rsquo;erreur<\/h3>\n<p>Pr\u00e9senter des estimateurs de tendance centrale ponctuels sans associer une indication explicite de la variabilit\u00e9 ou de l&rsquo;impr\u00e9cision statistique sous-jacente constitue un manquement s\u00e9rieux aux canons de la communication scientifique contemporaine. La repr\u00e9sentation exclusive d&rsquo;une barre s&rsquo;\u00e9levant jusqu&rsquo;\u00e0 une valeur moyenne cr\u00e9e une illusion de certitude d\u00e9terministe qui masque l&rsquo;h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des donn\u00e9es individuelles et l&rsquo;incertitude inh\u00e9rente \u00e0 l&rsquo;\u00e9chantillonnage al\u00e9atoire.<\/p>\n<p>Conscients de cette exigence d\u00e9ontologique, les concepteurs d&rsquo;ODS Graphics ont int\u00e9gr\u00e9 au sein de <em>PROC SGPLOT<\/em> des m\u00e9canismes natifs pour d\u00e9ployer automatiquement des barres d&rsquo;erreur vectorielles sur les diagrammes de moyennes. Cette fonctionnalit\u00e9 s&rsquo;active principalement au moyen de l&rsquo;option <em>LIMITSTAT=<\/em>, qui accepte diff\u00e9rents param\u00e8tres d&rsquo;estimation inf\u00e9rentielle :<\/p>\n<ul>\n<li><em>LIMITSTAT=STDERR<\/em> : projette autour de la moyenne estim\u00e9e l&rsquo;erreur standard de la moyenne (<em>Standard Error<\/em>), quantifiant directement la pr\u00e9cision de l&rsquo;estimation de l&rsquo;esp\u00e9rance math\u00e9matique en fonction de la taille de l&rsquo;\u00e9chantillon ;<\/li>\n<li><em>LIMITSTAT=STDDEV<\/em> : mat\u00e9rialise l&rsquo;\u00e9cart-type de la distribution (<em>Standard Deviation<\/em>), illustrant l&rsquo;ampleur de la dispersion empirique interindividuelle au sein de chaque condition exp\u00e9rimentale ;<\/li>\n<li><em>LIMITSTAT=CLM<\/em> : g\u00e9n\u00e8re un intervalle de confiance bilat\u00e9ral pour la moyenne (<em>Confidence Limit for the Mean<\/em>), calcul\u00e9 par d\u00e9faut au seuil de confiance rigoureux de 95% (ou modulable selon un seuil alpha personnalis\u00e9 via l&rsquo;option <em>ALPHA=<\/em>).<\/li>\n<\/ul>\n<p>L&rsquo;int\u00e9gration de la clause <em>VBAR Categorie \/ RESPONSE=Score STAT=MEAN LIMITSTAT=CLM;<\/em> configure automatiquement un diagramme \u00e0 barres enrichi de segments d&rsquo;erreur parfaitement calibr\u00e9s \u00e0 leur extr\u00e9mit\u00e9 sup\u00e9rieure, pourvus d&#8217;empattements horizontaux d&rsquo;une rigueur g\u00e9om\u00e9trique absolue. Ce dispositif conf\u00e8re au chercheur une assise visuelle irr\u00e9prochable pour \u00e9tayer ses conclusions pr\u00e9liminaires avant la passation des tests de comparaison de moyennes formels tels que l&rsquo;analyse de variance univari\u00e9e (ANOVA) ou le test t de Student.<\/p>\n<h2>7. Personnalisation esth\u00e9tique et chartes graphiques via ODS Graphics<\/h2>\n<h3>7.1 S\u00e9lection des styles ODS institutionnels et acad\u00e9miques<\/h3>\n<p>L&rsquo;apparence globale d&rsquo;un diagramme produit sous SAS est r\u00e9gie de mani\u00e8re centralis\u00e9e par le syst\u00e8me de styles de l&rsquo;Output Delivery System (ODS). Un style ODS est un recueil sophistiqu\u00e9 de r\u00e8gles typographiques, chromatiques, g\u00e9om\u00e9triques et dimensionnelles pr\u00e9-compil\u00e9es qui dicte le comportement de chaque \u00e9l\u00e9ment d&rsquo;un graphique, depuis la nuance de fond de la zone d&rsquo;affichage jusqu&rsquo;au cr\u00e9nage des polices de caract\u00e8res et \u00e0 l&rsquo;\u00e9paisseur des axes cart\u00e9siens. La ma\u00eetrise de ces styles est indispensable pour adapter les sorties graphiques aux contraintes rigoureuses de la publication acad\u00e9mique.<\/p>\n<p>L&rsquo;affectation d&rsquo;un style s&rsquo;op\u00e8re au niveau de l&rsquo;instruction d&rsquo;ouverture de la destination de sortie ODS, en amont imm\u00e9diat de la proc\u00e9dure <em>PROC SGPLOT<\/em>. Parmi les styles pr\u00e9existants au sein de la biblioth\u00e8que SAS, certains se distinguent par leur conformit\u00e9 exceptionnelle avec les exigences \u00e9ditoriales des revues internationales \u00e0 fort facteur d&rsquo;impact :<\/p>\n<ul>\n<li>Le style <strong>HTML5<\/strong> ou <strong>Listing<\/strong> : styles d&rsquo;exploration standard, caract\u00e9ris\u00e9s par des fonds neutres et des palettes vives ;<\/li>\n<li>Le style <strong>Pearl<\/strong> : mod\u00e8le contemporain extr\u00eamement \u00e9pur\u00e9, privil\u00e9giant des arri\u00e8re-plans blancs impeccables, une r\u00e9duction drastique des bordures d\u00e9coratives et une \u00e9l\u00e9gante sobri\u00e9t\u00e9 des contrastes ;<\/li>\n<li>Le style <strong>Journal<\/strong> : standard d&rsquo;excellence pour l&rsquo;\u00e9dition papier scientifique et les manuscrits soumis aux normes strictes de l&rsquo;American Psychological Association (APA). Ce style \u00e9limine int\u00e9gralement la couleur au profit d&rsquo;un environnement monochrome rigoureux en niveaux de gris et en hachures distinctives, assurant une lisibilit\u00e9 optimale lors de la reprographie sans n\u00e9cessiter de co\u00fbteuses impressions polychromes.<\/li>\n<\/ul>\n<p>La commande d\u00e9clarative <em>ODS GRAPHICS \/ RESET;<\/em> combin\u00e9e \u00e0 <em>ODS LISTING STYLE=Journal;<\/em> permet ainsi de commuter instantan\u00e9ment l&rsquo;ensemble de l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me graphique SAS vers un mode de rendu acad\u00e9mique d&rsquo;une sobri\u00e9t\u00e9 clinique. Cette approche mat\u00e9rialise le concept cher \u00e0 Edward Tufte de maximisation du \u00ab ratio donn\u00e9es\/encre \u00bb (<em>data-ink ratio<\/em>), en vertu duquel chaque goutte d&rsquo;encre virtuelle d\u00e9pos\u00e9e sur la page doit servir exclusivement \u00e0 v\u00e9hiculer du contenu statistique substantiel, au d\u00e9triment de tout ornement graphique superflu ou distrayant.<\/p>\n<h3>7.2 Gestion des palettes chromatiques et accessibilit\u00e9 universelle<\/h3>\n<p>Bien que le recours au monochrome demeure une obligation dans certains c\u00e9nacles acad\u00e9miques, la polychromie s&rsquo;impose massivement dans les supports de diffusion num\u00e9rique, les actes de colloques et les revues en libre acc\u00e8s. Dans ce contexte, la s\u00e9lection et l&rsquo;assignation des palettes chromatiques ne sauraient \u00eatre abandonn\u00e9es au hasard des configurations logicielles par d\u00e9faut. Le chercheur a le devoir d\u00e9ontologique de concevoir des figures accessibles \u00e0 l&rsquo;ensemble de la communaut\u00e9 scientifique, ce qui implique de prendre en consid\u00e9ration les d\u00e9ficits cong\u00e9nitaux de la vision des couleurs (tels que la deut\u00e9ranopie et la protanopie, qui affectent collectivement pr\u00e8s de 8 % de la population masculine caucasienne).<\/p>\n<p>La proc\u00e9dure <em>PROC SGPLOT<\/em> permet un contr\u00f4le explicite des nuances chromatiques au moyen d&rsquo;options d\u00e9claratives appliqu\u00e9es aux instructions de tra\u00e7age. Le param\u00e8tre <em>FILLATTRS=(COLOR=code_couleur)<\/em> r\u00e9git la teinte de remplissage des barres rectangulaires, acceptant aussi bien des identifiants nominaux conventionnels (tels que <em>SteelBlue<\/em>, <em>DarkGreen<\/em> ou <em>Crimson<\/em>) que des codes hexad\u00e9cimaux stricts calibr\u00e9s sur l&rsquo;espace colorim\u00e9trique RVB (par exemple <em>CX2C3E50<\/em>). En parall\u00e8le, l&rsquo;option <em>OUTLINEATTRS=(COLOR=Black THICKNESS=1)<\/em> garantit l&rsquo;adjonction d&rsquo;un contour sombre et net d&rsquo;une \u00e9paisseur d\u00e9termin\u00e9e, stabilisant la morphologie de la barre ind\u00e9pendamment de la luminosit\u00e9 du fond d&rsquo;affichage.<\/p>\n<p>Dans les configurations multivari\u00e9es faisant appel \u00e0 l&rsquo;option <em>GROUP=<\/em>, l&rsquo;analyste peut recourir \u00e0 l&rsquo;instruction compl\u00e9mentaire <em>STYLEATTRS DATACOLORS=(couleur1 couleur2 &#8230;)<\/em> pour forcer SAS \u00e0 adopter une s\u00e9quence chromatique perceptuellement uniforme et accessible (telle que les palettes standardis\u00e9es issues de l&rsquo;initiative ColorBrewer ou les gradients Viridis). De surcro\u00eet, le param\u00e8tre <em>TRANSPARENCY=valeur<\/em> (ajustable de 0.0 pour une opacit\u00e9 totale \u00e0 1.0 pour une transparence int\u00e9grale) permet d&rsquo;att\u00e9nuer la saturation perceptive brute des barres volumineuses, conf\u00e9rant \u00e0 la composition graphique une douceur tonale conforme aux canons du design d&rsquo;information contemporain.<\/p>\n<h3>7.3 Param\u00e9trage architectural des axes cart\u00e9siens (XAXIS et YAXIS)<\/h3>\n<p>Dans la g\u00e9om\u00e9trie d&rsquo;un diagramme \u00e0 barres, les axes cart\u00e9siens ne constituent pas de simples rep\u00e8res p\u00e9riph\u00e9riques passifs ; ils structurent l&rsquo;espace m\u00e9trologique et dictent l&rsquo;\u00e9chelle d&rsquo;interpr\u00e9tation des ph\u00e9nom\u00e8nes d\u00e9crits. Sous <em>PROC SGPLOT<\/em>, le comportement de l&rsquo;axe des abscisses et de l&rsquo;axe des ordonn\u00e9es est configur\u00e9 au travers des instructions d\u00e9di\u00e9es <em>XAXIS<\/em> et <em>YAXIS<\/em>, dont l&rsquo;utilisation syst\u00e9matique est indispensable pour pallier les approximations des calibrations automatiques.<\/p>\n<p>L&rsquo;ajustement de la dynamique de l&rsquo;axe des r\u00e9ponses quantitatives (l&rsquo;axe vertical pour <em>VBAR<\/em>) exige une attention m\u00e9thodologique extr\u00eame. Le statisticien doit veiller scrupuleusement \u00e0 ce que la ligne de base d&rsquo;origine z\u00e9ro soit explicitement pr\u00e9serv\u00e9e, sous peine de commettre une faute \u00e9pist\u00e9mologique grave en tronquant l&rsquo;axe pour amplifier artificiellement des variations minimes. L&rsquo;option <em>VALUES=(min TO max BY pas)<\/em> permet de verrouiller rigoureusement les bornes et les intervalles de graduation de l&rsquo;axe, garantissant une progression arithm\u00e9tique r\u00e9guli\u00e8re et \u00e9liminant tout flottement dans les rep\u00e8res num\u00e9riques.<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de la m\u00e9trique, les attributs de confort de lecture peuvent \u00eatre finement ajust\u00e9s :<\/p>\n<ul>\n<li>L&rsquo;option <em>GRID<\/em> projette en arri\u00e8re-plan des barres un maillage de lignes de rep\u00e9rage horizontales discr\u00e8tes, qui facilite la projection visuelle du sommet des rectangles vers l&rsquo;\u00e9chelle de mesure tout en \u00e9vitant les erreurs de parallaxe ;<\/li>\n<li>L&rsquo;option <em>DISPLAY=(NOOUTLINE)<\/em> permet de supprimer la bordure rectangulaire externe qui enferme inutilement la zone de trac\u00e9, all\u00e9geant la charge d&rsquo;encre visuelle globale conform\u00e9ment aux pr\u00e9ceptes de Tufte ;<\/li>\n<li>L&rsquo;argument <em>VALUEATTRS=(FAMILY=\u00a0\u00bbArial\u00a0\u00bb SIZE=9pt)<\/em> homog\u00e9n\u00e9ise la typographie des chiffres et des cat\u00e9gories, garantissant une harmonie d&rsquo;\u00e9chelle parfaite entre les libell\u00e9s de graduations et le corps de texte environnant.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>8. Gestion avanc\u00e9e des \u00e9tiquettes de donn\u00e9es, l\u00e9gendes et annotations<\/h2>\n<h3>8.1 Affichage direct des grandeurs num\u00e9riques (DATALABEL)<\/h3>\n<p>Bien que l&rsquo;\u0153il humain excelle \u00e0 comparer la hauteur relative de deux barres g\u00e9om\u00e9triques, il \u00e9prouve des difficult\u00e9s \u00e0 extraire avec une certitude absolue la valeur math\u00e9matique exacte mat\u00e9rialis\u00e9e par l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 d&rsquo;un rectangle. Dans de nombreux contextes de recherche op\u00e9rationnelle, de veille \u00e9pid\u00e9miologique ou d&rsquo;audit clinique, il est imp\u00e9ratif que le lecteur puisse acc\u00e9der sans ambigu\u00eft\u00e9 au chiffre pr\u00e9cis sans avoir \u00e0 d\u00e9ployer des conjectures visuelles le long de l&rsquo;axe cart\u00e9sien. L&rsquo;instruction <em>DATALABEL<\/em> r\u00e9pond \u00e0 cette exigence fonctionnelle en apposant directement la valeur num\u00e9rique de la mesure sur la barre correspondante.<\/p>\n<p>L&rsquo;activation de cette \u00e9tiquette de donn\u00e9es s&rsquo;effectue simplement en int\u00e9grant le param\u00e8tre <em>\/ DATALABEL<\/em> au sein de la directive <em>VBAR<\/em> ou <em>HBAR<\/em>. Par d\u00e9faut, SAS calcule et inscrit la valeur statistique exacte au sommet de la barre. Pour affiner ce rendu, le praticien peut mobiliser l&rsquo;option <em>DATALABELATTRS=(FAMILY=\u00a0\u00bbHelvetica\u00a0\u00bb SIZE=8pt WEIGHT=Bold)<\/em> pour moduler la typographie de l&rsquo;\u00e9tiquette, assurant ainsi un contraste suffisant avec l&rsquo;arri\u00e8re-plan du graphique.<\/p>\n<p>Un enjeu technique d\u00e9licat r\u00e9side toutefois dans la pr\u00e9vention des collisions graphiques et des chevauchements textuels, particuli\u00e8rement lorsque les barres pr\u00e9sentent une forte densit\u00e9 spatiale ou lorsque les segments empil\u00e9s sont d&rsquo;une envergure millim\u00e9trique. SAS int\u00e8gre des algorithmes sophistiqu\u00e9s de r\u00e9solution des conflits d&rsquo;\u00e9tiquetage, mais l&rsquo;analyste peut orienter ce comportement en utilisant des options de formatage num\u00e9rique explicites via <em>DATALABELFORMAT=<\/em> (par exemple en arrondissant un pourcentage \u00e0 une d\u00e9cimale stricte au moyen du format <em>PERCENT7.1<\/em>), neutralisant l&rsquo;affichage d&rsquo;un nombre excessif de d\u00e9cimales qui surchargerait l&rsquo;espace graphique.<\/p>\n<h3>8.2 Contr\u00f4le structurel et positionnement de la l\u00e9gende (KEYLEGEND)<\/h3>\n<p>D\u00e8s lors qu&rsquo;une variable de stratification est introduite au moyen du param\u00e8tre <em>GROUP=<\/em>, l&rsquo;insertion d&rsquo;une table de correspondance s\u00e9miologique (l\u00e9gende) devient indispensable pour associer chaque modalit\u00e9 \u00e0 sa signature chromatique respective. Bien que <em>PROC SGPLOT<\/em> g\u00e9n\u00e8re automatiquement une l\u00e9gende par d\u00e9faut, son positionnement automatique en bordure droite ou inf\u00e9rieure de la figure s&rsquo;av\u00e8re parfois sous-optimal sur le plan de la composition esth\u00e9tique et de l&rsquo;\u00e9quilibre visuel global.<\/p>\n<p>L&rsquo;instruction d\u00e9clarative <em>KEYLEGEND<\/em> conf\u00e8re au programmeur un contr\u00f4le absolu sur la configuration spatiale et typographique de cette composante essentielle. Plac\u00e9e au sein du bloc d&rsquo;instructions de <em>PROC SGPLOT<\/em>, <em>KEYLEGEND<\/em> offre un large \u00e9ventail d&rsquo;arguments structurels :<\/p>\n<ul>\n<li><em>POSITION=<\/em> : d\u00e9termine l&#8217;emplacement g\u00e9ographique de la l\u00e9gende (par exemple <em>BOTTOM<\/em>, <em>TOP<\/em>, <em>TOPLEFT<\/em>, ou m\u00eame int\u00e9gr\u00e9e au sein m\u00eame de la zone de tra\u00e7age via des coordonn\u00e9es sp\u00e9cifiques) ;<\/li>\n<li><em>ACROSS=valeur<\/em> ou <em>DOWN=valeur<\/em> : r\u00e9git la disposition matricielle des \u00e9l\u00e9ments, en ordonnant les modalit\u00e9s selon un alignement horizontal monoradial ou sous la forme d&rsquo;une colonne verticale \u00e9l\u00e9gante ;<\/li>\n<li><em>NOBORDER<\/em> : supprime le cadre rectangulaire souvent inesth\u00e9tique qui entoure la l\u00e9gende par d\u00e9faut, int\u00e9grant harmonieusement les symboles dans l&rsquo;espace blanc environnant ;<\/li>\n<li><em>TITLE=<\/em> : permet de substituer au nom informatique de la variable de groupe un libell\u00e9 textuel explicite (\u00ab Condition exp\u00e9rimentale : \u00bb) ou de neutraliser int\u00e9gralement l&rsquo;en-t\u00eate de la l\u00e9gende via <em>TITLE=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb<\/em> pour \u00e9purer au maximum la pr\u00e9sentation.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Cette ma\u00eetrise typographique fine garantit une synchronisation cognitive parfaite entre la hi\u00e9rarchie des barres et la l\u00e9gende de d\u00e9codage, r\u00e9duisant l&rsquo;effort mental n\u00e9cessaire pour identifier la correspondance des donn\u00e9es.<\/p>\n<h3>8.3 Notes de bas de page et m\u00e9tadonn\u00e9es m\u00e9thodologiques (FOOTNOTE)<\/h3>\n<p>L&rsquo;autonomie fonctionnelle d&rsquo;un graphique scientifique suppose que celui-ci puisse \u00eatre extrait de son manuscrit source tout en demeurant parfaitement intelligible pour un lecteur tiers. Ce principe d&rsquo;autosuffisance m\u00e9thodologique impose d&rsquo;int\u00e9grer \u00e0 la figure l&rsquo;ensemble des m\u00e9tadonn\u00e9es indispensables \u00e0 son interpr\u00e9tation rigoureuse, au premier rang desquelles figurent la taille effective de l&rsquo;\u00e9chantillon analys\u00e9 (N total et n par sous-groupe), la nature exacte des estimateurs repr\u00e9sent\u00e9s et la d\u00e9finition des abr\u00e9viations employ\u00e9es.<\/p>\n<p>L&rsquo;instruction globale <em>FOOTNOTE<\/em> (qui peut \u00eatre d\u00e9clin\u00e9e de <em>FOOTNOTE1<\/em> \u00e0 <em>FOOTNOTE10<\/em>) constitue le r\u00e9ceptacle canonique de ces informations contextuelles sous SAS. \u00c0 l&rsquo;instar de l&rsquo;instruction <em>TITLE<\/em>, elle supporte l&rsquo;ensemble des modificateurs typographiques standards d&rsquo;alignement, d&rsquo;\u00e9chelle et de police de caract\u00e8res. Par exemple, la directive :<br \/>\n<em>FOOTNOTE1 JUSTIFY=LEFT HEIGHT=8pt ITALIC \u00ab\u00a0Note. Les barres d&rsquo;erreur repr\u00e9sentent l&rsquo;intervalle de confiance \u00e0 95% autour de la moyenne. Donn\u00e9es recueillies sous le protocole COG-2023 (N=120).\u00a0\u00bb;<\/em><br \/>\npermet d&rsquo;ancrer au pied imm\u00e9diat de la figure une note de bas de page d&rsquo;une rigueur absolue, rigoureusement align\u00e9e \u00e0 gauche conform\u00e9ment aux protocoles \u00e9ditoriaux des soci\u00e9t\u00e9s savantes.<\/p>\n<p>Ce dispositif permet de formaliser de mani\u00e8re transparente les d\u00e9cisions d&rsquo;exclusion d&rsquo;observations aberrantes, les \u00e9ventuels ajustements pour donn\u00e9es manquantes ou la source de financement d&rsquo;un essai clinique, \u00e9vitant ainsi d&rsquo;encombrer le corps principal du texte tout en garantissant la conformit\u00e9 d\u00e9ontologique la plus stricte en mati\u00e8re de tra\u00e7abilit\u00e9 des donn\u00e9es empiriques.<\/p>\n<h2>9. Exportation haute r\u00e9solution et conformit\u00e9 aux normes \u00e9ditoriales<\/h2>\n<h3>9.1 Configuration des destinations ODS et r\u00e9solution d&rsquo;impression<\/h3>\n<p>La finalit\u00e9 ultime de la conception graphique sous SAS r\u00e9side fr\u00e9quemment dans l&rsquo;insertion des figures au sein d&rsquo;un manuscrit soumis pour publication dans des revues scientifiques \u00e0 comit\u00e9 de lecture, d&rsquo;une monographie acad\u00e9mique ou d&rsquo;un rapport de conformit\u00e9 r\u00e9glementaire destin\u00e9 \u00e0 des autorit\u00e9s sanitaires (telles que l&rsquo;ANSM, l&rsquo;EMA ou la FDA). Ces contextes \u00e9ditoriaux exigent une qualit\u00e9 de restitution graphique sans faille, excluant formellement les sorties matricielles \u00e0 basse r\u00e9solution (telles que les captures d&rsquo;\u00e9cran standard \u00e0 72 ou 96 DPI) qui subissent une pixelisation d\u00e9sastreuse lors de l&rsquo;impression sur presse m\u00e9canique.<\/p>\n<p>Pour r\u00e9guler la qualit\u00e9 physique du rendu, SAS met \u00e0 disposition des param\u00e8tres environnementaux d\u00e9di\u00e9s au sein de l&rsquo;instruction globale <em>ODS GRAPHICS<\/em>. Le param\u00e8tre central est le facteur de r\u00e9solution g\u00e9om\u00e9trique <em>DPI=valeur<\/em> (<em>Dots Per Inch<\/em>, ou points par pouce). Pour satisfaire aux exigences standard de la plupart des \u00e9diteurs scientifiques internationaux (tels qu&rsquo;Elsevier, Springer, Wiley ou l&rsquo;IEEE), il est imp\u00e9ratif de param\u00e9trer cette r\u00e9solution sur un seuil minimal de 300 DPI pour les illustrations polychromes en tons continus, et d&rsquo;\u00e9lever ce seuil \u00e0 600 DPI (voire 1200 DPI) pour les graphismes au trait et les diagrammes monochromes en noir et blanc.<\/p>\n<p>Simultan\u00e9ment, l&rsquo;analyste doit imp\u00e9rativement ma\u00eetriser les dimensions physiques de la zone de trac\u00e9 au moyen des options <em>WIDTH=<\/em> et <em>HEIGHT=<\/em> (exprim\u00e9es en centim\u00e8tres, millim\u00e8tres ou pouces). En d\u00e9clarant par exemple <em>ODS GRAPHICS \/ RESET=ALL IMAGENAME=\u00a0\u00bbFigure_1_BarChart\u00a0\u00bb IMAGEFMT=PNG WIDTH=16cm HEIGHT=10cm DPI=300;<\/em>, le programmeur garantit que le graphique g\u00e9n\u00e9r\u00e9 poss\u00e9dera exactement les dimensions requises pour occuper la largeur d&rsquo;une page standard de revue acad\u00e9mique, \u00e9vitant ainsi tout redimensionnement ult\u00e9rieur par l&rsquo;\u00e9diteur qui risquerait de d\u00e9former les polices de caract\u00e8res et de briser l&rsquo;\u00e9quilibre typographique de la figure.<\/p>\n<h3>9.2 Arbitrage entre formats de fichiers vectoriels et matriciels<\/h3>\n<p>Le choix de l&rsquo;extension de fichier lors de l&rsquo;exportation conditionne la robustesse et la p\u00e9rennit\u00e9 du document graphique produit. Deux grands paradigmes technologiques coexistent : les formats matriciels (ou <em>raster<\/em>) et les formats vectoriels.<\/p>\n<p>Les formats matriciels, dont les plus c\u00e9l\u00e8bres sont le TIFF (<em>Tagged Image File Format<\/em>) et le PNG (<em>Portable Network Graphics<\/em>), encodent l&rsquo;image sous la forme d&rsquo;une matrice fixe de pixels discrets. Sous SAS, l&rsquo;exportation en PNG non compress\u00e9 \u00e0 300 ou 600 DPI repr\u00e9sente un choix d&rsquo;une remarquable stabilit\u00e9 pour les insertions directes dans des logiciels de traitement de texte bureautiques. Le format TIFF, soutenu historiquement par de nombreux \u00e9diteurs m\u00e9dicaux en raison de son absence totale de compression avec perte, g\u00e9n\u00e8re quant \u00e0 lui des fichiers volumineux d&rsquo;une fid\u00e9lit\u00e9 colorim\u00e9trique parfaite.<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;oppos\u00e9, les formats vectoriels \u2013 au premier rang desquels figurent le PDF (<em>Portable Document Format<\/em>), l&rsquo;EPS (<em>Encapsulated PostScript<\/em>) et le SVG (<em>Scalable Vector Graphics<\/em>) \u2013 ne stockent pas des pixels mais des \u00e9quations g\u00e9om\u00e9triques d\u00e9crivant les lignes, les polygones et les polices de caract\u00e8res. Sous <em>PROC SGPLOT<\/em>, l&rsquo;activation d&rsquo;une destination vectorielle via l&rsquo;instruction <em>ODS PDF<\/em> ou <em>ODS PACKAGE<\/em> garantit une nettet\u00e9 absolue \u00e0 n&rsquo;importe quel niveau d&rsquo;agrandissement ou de zoom optique, \u00e9liminant totalement tout risque d&rsquo;aliasing ou de flou visuel. Ce paradigme vectoriel repr\u00e9sente le Graal de l&rsquo;\u00e9dition scientifique de prestige, car il permet au compositeur typographe d&rsquo;extraire la figure et d&rsquo;ajuster son \u00e9chelle avec une pr\u00e9cision microscopique sans aucune d\u00e9gradation de r\u00e9solution.<\/p>\n<h3>9.3 Automatisation des flux de travail pour la reproductibilit\u00e9 exp\u00e9rimentale<\/h3>\n<p>L&rsquo;un des avantages les plus d\u00e9cisifs de l&rsquo;environnement SAS r\u00e9side dans sa capacit\u00e9 \u00e0 int\u00e9grer la production graphique au sein de pipelines de traitement de donn\u00e9es enti\u00e8rement automatis\u00e9s, audit\u00e9s et reproductibles. La production manuelle de figures par des op\u00e9rations d&rsquo;exportation au clic de souris pr\u00e9sente en effet des risques majeurs d&rsquo;erreur humaine, d&rsquo;oubli de rafra\u00eechissement des donn\u00e9es lors de l&rsquo;inclusion de nouvelles observations, et de rupture de la tra\u00e7abilit\u00e9 scientifique.<\/p>\n<p>Pour sanctuariser la cha\u00eene de reproductibilit\u00e9, il convient de structurer les programmes SAS selon une architecture ferm\u00e9e et modulaire. Cela implique l&rsquo;ouverture programmatique explicite d&rsquo;une destination ODS ciblant un r\u00e9pertoire sp\u00e9cifique du syst\u00e8me d&rsquo;exploitation, l&rsquo;ex\u00e9cution des proc\u00e9dures de calcul statistique et de trac\u00e9 graphique, suivie de la cl\u00f4ture herm\u00e9tique imm\u00e9diate de la destination via l&rsquo;instruction <em>ODS _ALL_ CLOSE;<\/em>. L&rsquo;int\u00e9gration de cette routine au sein d&rsquo;une macro-instruction SAS param\u00e9tr\u00e9e (<em>%MACRO<\/em>) permet en outre de r\u00e9guler la production par lots (<em>batch processing<\/em>) de dizaines de diagrammes \u00e0 barres standardis\u00e9s pour une multitude de sous-cohortes ou de biomarqueurs distincts, en ne modifiant qu&rsquo;un unique param\u00e8tre d&rsquo;entr\u00e9e.<\/p>\n<p>Cette discipline m\u00e9thodologique garantit un lien de causalit\u00e9 num\u00e9rique infaillible et direct entre la table de donn\u00e9es brutes d&rsquo;origine et le fichier image finalis\u00e9 archiv\u00e9 sur disque. Elle apporte la preuve intangible que la figure publi\u00e9e n&rsquo;a subi aucune retouche esth\u00e9tique arbitraire a posteriori dans un logiciel de retouche matricielle grand public, satisfaisant ainsi aux exigences d\u00e9ontologiques les plus rigoureuses de l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 scientifique internationale.<\/p>\n<h2>10. Diagnostics, erreurs fr\u00e9quentes et optimisation de code dans PROC SGPLOT<\/h2>\n<h3>10.1 R\u00e9solution des erreurs de discordance de types et de formats manquants<\/h3>\n<p>M\u00eame chez les analystes aguerris, le d\u00e9veloppement de visualisations sous SAS peut \u00eatre entrav\u00e9 par des erreurs de compilation ou des comportements inattendus document\u00e9s dans le journal d&rsquo;ex\u00e9cution (le fameux <em>SAS Log<\/em>). L&rsquo;une des anomalies les plus pernicieuses r\u00e9side dans la discordance de types de variables (<em>type mismatch<\/em>). Cette situation survient typiquement lorsqu&rsquo;une variable num\u00e9rique codant des groupes cat\u00e9goriels (par exemple 1 pour le groupe t\u00e9moin et 2 pour le groupe trait\u00e9) est transmise directement \u00e0 une instruction <em>VBAR<\/em> ou <em>HBAR<\/em> sans que son statut cat\u00e9goriel discret ne soit explicitement reconnu par la session SAS.<\/p>\n<p>Bien que <em>PROC SGPLOT<\/em> traite par d\u00e9faut les variables d\u00e9sign\u00e9es dans <em>VBAR<\/em> comme discr\u00e8tes, des dysfonctionnements majeurs peuvent \u00e9merger lors de l&rsquo;application de fonctions d&rsquo;agr\u00e9gation num\u00e9rique ou du croisement multivari\u00e9 via <em>GROUP=<\/em>. Si une variable de classification est encod\u00e9e sous un format num\u00e9rique continu, SAS risque de tenter d&rsquo;instancier un axe num\u00e9rique au lieu d&rsquo;un axe de cat\u00e9gories discr\u00e8tes, g\u00e9n\u00e9rant des messages d&rsquo;avertissement s\u00e9v\u00e8res dans le journal et alt\u00e9rant l&rsquo;espacement entre les barres. La r\u00e9solution de ce probl\u00e8me n\u00e9cessite soit la conversion explicite de la variable en cha\u00eene de caract\u00e8res via la fonction <em>PUT<\/em> au niveau de l&rsquo;\u00e9tape DATA pr\u00e9liminaire, soit l&rsquo;application d&rsquo;un format discret via l&rsquo;instruction <em>FORMAT nom_variable format_discret.<\/em> au sein m\u00eame du bloc de la proc\u00e9dure.<\/p>\n<p>De m\u00eame, le ph\u00e9nom\u00e8ne des formats d&rsquo;affichage orphelins (<em>missing formats<\/em>) constitue une cause fr\u00e9quente d&rsquo;interruption brutale de l&rsquo;ex\u00e9cution. Si un jeu de donn\u00e9es fait appel \u00e0 un catalogue de formats personnalis\u00e9s g\u00e9n\u00e9r\u00e9s lors d&rsquo;une session ant\u00e9rieure via <em>PROC FORMAT<\/em>, et que ce catalogue n&rsquo;est plus accessible dans le chemin de recherche actif (<em>FMTSEARCH=<\/em>), SAS \u00e9mettra une condition d&rsquo;erreur bloquante. L&rsquo;activation pr\u00e9ventive de l&rsquo;option syst\u00e8me <em>OPTIONS NOFMTERR;<\/em> permet d&rsquo;\u00e9viter l&rsquo;avortement inopin\u00e9 du programme en for\u00e7ant SAS \u00e0 utiliser les valeurs brutes sous-jacentes en cas d&rsquo;absence du catalogue de formats, assurant la continuit\u00e9 des flux de production graphique.<\/p>\n<h3>10.2 Gestion des probl\u00e8mes de chevauchement et de troncature de texte<\/h3>\n<p>L&rsquo;affichage typographique des \u00e9tiquettes de cat\u00e9gories sur l&rsquo;axe des abscisses (axe horizontal) constitue l&rsquo;un des points de friction les plus r\u00e9currents en s\u00e9miologie graphique computationnelle. Lorsque l&rsquo;\u00e9chantillon comporte un nombre \u00e9lev\u00e9 de modalit\u00e9s ou que les d\u00e9nominations textuelles pr\u00e9sentent une longueur importante, l&rsquo;espace spatial disponible devient insuffisant pour accueillir chaque mot sans collision lat\u00e9rale. Par d\u00e9faut, le moteur graphique de SAS tente d&rsquo;\u00e9viter ces superpositions en appliquant des r\u00e8gles d&rsquo;\u00e9viction s\u00e9lectives : il peut tronquer arbitrairement les libell\u00e9s en apposant des points de suspension, ou omettre purement et simplement une \u00e9tiquette sur deux, privant l&rsquo;observateur d&rsquo;informations descriptives vitales.<\/p>\n<p>Pour reprendre le contr\u00f4le absolu sur ce comportement d&rsquo;affichage, le programmeur dispose d&rsquo;un arsenal d&rsquo;options au sein de l&rsquo;instruction <em>XAXIS<\/em>, regroup\u00e9es sous l&rsquo;attribut fondamental <em>FITPOLICY=m\u00e9canisme<\/em>. Ce param\u00e8tre accepte plusieurs configurations strat\u00e9giques :<\/p>\n<ul>\n<li><em>FITPOLICY=ROTATE<\/em> : impose une rotation angulaire syst\u00e9matique de 45 ou 90 degr\u00e9s \u00e0 l&rsquo;ensemble des libell\u00e9s de cat\u00e9gories, lib\u00e9rant l&rsquo;espace horizontal au prix d&rsquo;une lecture d\u00e9sormais diagonale ou verticale ;<\/li>\n<li><em>FITPOLICY=STAGGER<\/em> : dispose les \u00e9tiquettes en quinconce sur deux lignes superpos\u00e9es en alternant la hauteur de lecture, ce qui pr\u00e9serve l&rsquo;horizontalit\u00e9 du texte tout en doublant la densit\u00e9 d&rsquo;affichage disponible ;<\/li>\n<li><em>FITPOLICY=SPLIT<\/em> : autorise la c\u00e9sure automatique des libell\u00e9s textuels longs sur plusieurs lignes successives, en se basant soit sur la pr\u00e9sence d&rsquo;espaces blancs naturels, soit sur la sp\u00e9cification d&rsquo;un caract\u00e8re de c\u00e9sure explicite au moyen de l&rsquo;option <em>SPLITCHAR=\u00a0\u00bb*\u00a0\u00bb<\/em>.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le couplage m\u00e9thodique de <em>FITPOLICY=SPLIT<\/em> avec une r\u00e9duction mod\u00e9r\u00e9e de la taille de police via <em>VALUEATTRS=(SIZE=8pt)<\/em> constitue la solution d&rsquo;ing\u00e9nierie visuelle la plus \u00e9l\u00e9gante et la plus confortable pour le lecteur, \u00e9liminant tout risque de troncature tout en maintenant la trajectoire de lecture strictement horizontale.<\/p>\n<h3>10.3 Bonnes pratiques de cl\u00f4ture syntaxique et hygi\u00e8ne de session<\/h3>\n<p>L&rsquo;environnement de programmation SAS se singularise par sa persistance d&rsquo;\u00e9tat en m\u00e9moire vive au cours d&rsquo;une m\u00eame session de travail interactif. Cette particularit\u00e9 architecturale, extr\u00eamement puissante pour encha\u00eener des analyses statistiques sur des tables volumineuses, peut devenir une source insidieuse de bogues si des mesures rigoureuses d&rsquo;hygi\u00e8ne de code ne sont pas scrupuleusement observ\u00e9es. L&rsquo;un des \u00e9cueils les plus r\u00e9pandus concerne la persistance incontr\u00f4l\u00e9e des instructions globales telles que <em>TITLE<\/em>, <em>FOOTNOTE<\/em> ou les options d&rsquo;environnement d&rsquo;<em>ODS GRAPHICS<\/em>.<\/p>\n<p>Lorsqu&rsquo;un analyste d\u00e9clare un titre sp\u00e9cifique au moyen de l&rsquo;instruction <em>TITLE \u00ab\u00a0Mon Titre Sp\u00e9cifique\u00a0\u00bb;<\/em> en amont d&rsquo;une proc\u00e9dure <em>PROC SGPLOT<\/em>, ce libell\u00e9 demeure actif et sera automatiquement reproduit sur l&rsquo;ensemble des sorties graphiques ou tabulaires ult\u00e9rieures g\u00e9n\u00e9r\u00e9es dans la m\u00eame session, jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;il soit explicitement \u00e9cras\u00e9 ou r\u00e9initialis\u00e9. Pour pr\u00e9venir la propagation accidentelle de titres obsol\u00e8tes ou de notes m\u00e9thodologiques anachroniques sur des figures subs\u00e9quentes, il est imp\u00e9ratif d&rsquo;adopter le r\u00e9flexe professionnel d&rsquo;ins\u00e9rer des instructions de purge d\u00e8s la cl\u00f4ture de la proc\u00e9dure graphique :<\/p>\n<p><em>PROC SGPLOT DATA=my_data;<\/em><br \/>\n<em>VBAR Categorie;<\/em><br \/>\n<em>RUN;<\/em><br \/>\n<em>TITLE;<\/em><br \/>\n<em>FOOTNOTE;<\/em><\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9mission des directives isol\u00e9es <em>TITLE;<\/em> et <em>FOOTNOTE;<\/em> sans argument r\u00e9initialise instantan\u00e9ment l&rsquo;\u00e9tat des tampons de m\u00e9moire textuelle \u00e0 leur \u00e9tat vierge d&rsquo;origine. De m\u00eame, la sp\u00e9cification p\u00e9riodique de l&rsquo;instruction <em>ODS GRAPHICS \/ RESET;<\/em> permet de remettre \u00e0 z\u00e9ro les compteurs d&rsquo;images, les noms de fichiers syst\u00e8me incr\u00e9mentaux et les surcharges d&rsquo;\u00e9chelles dimensionnelles (DPI, largeur, hauteur), restaurant le moteur graphique dans son \u00e9tat nominal standard et assurant ainsi l&rsquo;ind\u00e9pendance d&rsquo;ex\u00e9cution la plus stricte entre les diff\u00e9rents modules de votre script analytique.<\/p>\n<h2>11. Applications empiriques en sciences comportementales et psychologie<\/h2>\n<h3>11.1 Visualisation de distributions de profils psychom\u00e9triques<\/h3>\n<p>Dans le domaine des sciences comportementales, de la neuropsychologie et de la psychiatrie translationnelle, la mod\u00e9lisation visuelle des distributions cat\u00e9gorielles constitue le vecteur fondamental de mise en relief des typologies cliniques et des d\u00e9s\u00e9quilibres d&rsquo;\u00e9chantillonnage. Consid\u00e9rons une investigation psychom\u00e9trique \u00e0 grande \u00e9chelle visant \u00e0 classifier des sujets au sein de profils de personnalit\u00e9 distincts (par exemple selon les dimensions du Mod\u00e8le des Cinq Grands Facteurs ou \u00e0 travers des inventaires cliniques standardis\u00e9s de type MMPI) selon des cohortes \u00e9pid\u00e9miologiques sp\u00e9cifiques. L&rsquo;usage du diagramme \u00e0 barres vertical sous <em>PROC SGPLOT<\/em> s&rsquo;impose imm\u00e9diatement pour valider l&rsquo;\u00e9quilibre ou identifier l&rsquo;asym\u00e9trie de recrutement des participants.<\/p>\n<p>Dans les protocoles quasi-exp\u00e9rimentaux, o\u00f9 l&rsquo;assignation al\u00e9atoire int\u00e9grale est impossible pour des raisons d\u00e9ontologiques ou pratiques (par exemple lors de la comparaison de patients atteints de traumatismes cr\u00e2niens face \u00e0 des t\u00e9moins sains), l&rsquo;analyste doit imp\u00e9rativement documenter visuellement la repr\u00e9sentativit\u00e9 des classes d\u00e9mographiques (classes d&rsquo;\u00e2ge, niveaux d&rsquo;\u00e9ducation formelle, sous-types \u00e9tiologiques). Une telle figure permet de d\u00e9tecter imm\u00e9diatement si une classe diagnostique sp\u00e9cifique est sous-repr\u00e9sent\u00e9e num\u00e9riquement dans l&rsquo;\u00e9chantillon effectif. Cette transparence graphique pr\u00e9liminaire permet d&rsquo;anticiper d&rsquo;\u00e9ventuels probl\u00e8mes de puissance statistique insuffisante avant la passation des mod\u00e8les lin\u00e9aires g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9s et d&rsquo;alerter le chercheur sur la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;appliquer des pond\u00e9rations d&rsquo;\u00e9chantillonnage correctives.<\/p>\n<p>De surcro\u00eet, dans le cadre de l&rsquo;\u00e9valuation de la fid\u00e9lit\u00e9 des questionnaires standardis\u00e9s, le diagramme \u00e0 barres horizontales (<em>HBAR<\/em>) s&rsquo;av\u00e8re particuli\u00e8rement efficace pour cartographier les taux de r\u00e9ponse positifs item par item au sein d&rsquo;une \u00e9chelle multidimensionnelle. L&rsquo;alignement horizontal permet de conserver le texte int\u00e9gral des \u00e9nonc\u00e9s psychom\u00e9triques en ordonn\u00e9e, offrant aux cliniciens un panorama exhaustif et direct de la pertinence discriminating de chaque question sans n\u00e9cessiter d&rsquo;aller-retour laborieux avec des annexes m\u00e9thodologiques externes.<\/p>\n<h3>11.2 Analyse de protocoles exp\u00e9rimentaux multifactoriels<\/h3>\n<p>L&rsquo;exp\u00e9rimentation en psychologie cognitive et exp\u00e9rimentale repose massivement sur des plans factoriels orthogonaux combinant plusieurs facteurs contr\u00f4l\u00e9s \u2013 par exemple un plan factoriel crois\u00e9 2&#215;2 ou 3&#215;2 confrontant une condition d&rsquo;induction de stress psychologique (Stress vs Contr\u00f4le) \u00e0 un niveau d&rsquo;apprentissage mn\u00e9sique pr\u00e9alable (Apprentissage Mass\u00e9 vs Apprentissage Distribu\u00e9). Dans ce type de protocole hautement formalis\u00e9, la question m\u00e9thodologique centrale r\u00e9side dans l&rsquo;existence ou l&rsquo;absence d&rsquo;une interaction statistique significative entre les facteurs exp\u00e9rimentaux.<\/p>\n<p>L&#8217;emploi du diagramme \u00e0 barres group\u00e9 ou juxtapos\u00e9 (<em>VBAR<\/em> avec <em>GROUP=<\/em> et <em>GROUPDISPLAY=CLUSTER<\/em>) constitue l&rsquo;outil visuel de premi\u00e8re intention pour r\u00e9v\u00e9ler la nature de ces dynamiques interactives. En projetant la condition d&rsquo;apprentissage sur l&rsquo;axe cat\u00e9goriel primaire et en stratifiant les grappes par la condition de stress, tout en cartographiant en r\u00e9ponse continue (<em>RESPONSE=Score_Rappel STAT=MEAN LIMITSTAT=CLM<\/em>) la performance de restitution mn\u00e9sique moyenne avec ses intervalles de confiance, le chercheur offre une lecture limpide du ph\u00e9nom\u00e8ne :<\/p>\n<ul>\n<li>Si les variations d&rsquo;amplitude entre les sous-barres de stress demeurent strictement parall\u00e8les et identiques quelle que soit la modalit\u00e9 d&rsquo;apprentissage, l&rsquo;absence visuelle d&rsquo;interaction (effet purement additif) est imm\u00e9diatement manifeste ;<\/li>\n<li>\u00c0 l&rsquo;inverse, si l&rsquo;\u00e9cart de performance induit par le stress s&rsquo;annule ou s&rsquo;inverse spectaculairement selon la modalit\u00e9 d&rsquo;apprentissage associ\u00e9e, l&rsquo;observateur per\u00e7oit de visu l&rsquo;\u00e9mergence d&rsquo;une interaction d&rsquo;ordre sup\u00e9rieur avant m\u00eame d&rsquo;en examiner la confirmation inf\u00e9rentielle au sein du tableau de l&rsquo;ANOVA de la proc\u00e9dure <em>PROC GLM<\/em>.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Cette synergie \u00e9troite entre exploration graphique descriptive haute r\u00e9solution et inf\u00e9rence math\u00e9matique formelle incarne l&rsquo;essence m\u00eame de la d\u00e9marche exp\u00e9rimentale contemporaine, permettant de contextualiser intuitivement des r\u00e9sultats quantitatifs parfois trop abstraits lorsqu&rsquo;ils sont r\u00e9duits \u00e0 de simples valeurs p et statistiques F.<\/p>\n<h3>11.3 Respect scrupuleux des pr\u00e9conisations graphiques de l&rsquo;APA<\/h3>\n<p>L&rsquo;American Psychological Association (APA) a formalis\u00e9, au fil des r\u00e9visions successives de son c\u00e9l\u00e8bre <em>Publication Manual<\/em> (actuellement dans sa 7e \u00e9dition), des normes \u00e9ditoriales d&rsquo;une rigueur absolue qui r\u00e9gissent la totalit\u00e9 des \u00e9l\u00e9ments de pr\u00e9sentation des manuscrits scientifiques en sciences comportementales. La conception d&rsquo;une figure sous SAS destin\u00e9e \u00e0 une revue affili\u00e9e \u00e0 l&rsquo;APA exige une soumission stricte \u00e0 ces crit\u00e8res d\u00e9ontologiques et typographiques.<\/p>\n<p>Au premier rang des proscriptions formul\u00e9es par l&rsquo;APA figure l&rsquo;interdiction formelle des effets de relief et des fausses perspectives tridimensionnelles (les pseudo-graphiques en 3D isom\u00e9trique). Ces artifices cosm\u00e9tiques d\u00e9forment syst\u00e9matiquement la perception de la hauteur r\u00e9elle des cylindres ou des pav\u00e9s rectangulaires, l&rsquo;\u0153il de l&rsquo;observateur h\u00e9sitant entre le sommet de la face avant et celui de la face arri\u00e8re pour estimer l&rsquo;ordonn\u00e9e correspondante. <em>PROC SGPLOT<\/em> proscrit nativement ces d\u00e9rives d\u00e9coratives n\u00e9fastes, se concentrant exclusivement sur la plan\u00e9it\u00e9 g\u00e9om\u00e9trique rigoureuse du plan bidimensionnel orthogonal.<\/p>\n<p>En second lieu, les directives de l&rsquo;APA imposent une sobri\u00e9t\u00e9 chromatique int\u00e9grale pour les manuscrits soumis \u00e0 l&rsquo;impression : l&rsquo;usage exclusif de contrastes en niveaux de gris (<em>grayscale<\/em>) hautement diff\u00e9renci\u00e9s, de hachures g\u00e9om\u00e9triques ou de bordures noires sur fond blanc pur est rigoureusement exig\u00e9 pour assurer une p\u00e9rennit\u00e9 absolue du document lors de la reprographie. De surcro\u00eet, la typographie doit \u00eatre uniform\u00e9ment sans empattements (privil\u00e9giant des polices vectorielles neutres telles qu&rsquo;Arial, Calibri ou Helvetica), et la l\u00e9gende doit imp\u00e9rativement \u00eatre int\u00e9gr\u00e9e dans les limites naturelles de la zone de tra\u00e7age ou au sein d&rsquo;une note descriptive normalis\u00e9e d\u00e9butant invariablement par le terme latin en italique \u00ab <em>Figure X.<\/em> \u00bb suivi du titre explicatif, garantissant ainsi l&rsquo;alignement professionnel le plus rigoureux avec les standards de publication mondiaux.<\/p>\n<h2>12. Synth\u00e8se m\u00e9thodologique et arbre d\u00e9cisionnel pour le choix du graphique<\/h2>\n<h3>12.1 Crit\u00e8res discriminants : diagramme simple, empil\u00e9 ou group\u00e9 ?<\/h3>\n<p>Au terme de cette exploration m\u00e9thodique approfondie des diff\u00e9rentes d\u00e9clinaisons de diagrammes \u00e0 barres sous SAS, il est opportun de formaliser une matrice d&rsquo;arbitrage d\u00e9cisionnel guidant le chercheur dans le choix de la solution g\u00e9om\u00e9trique la plus efficiente en fonction de la structure intrins\u00e8que de ses donn\u00e9es et de la finalit\u00e9 analytique poursuivie. La s\u00e9lection d&rsquo;un format graphique inad\u00e9quat peut en effet an\u00e9antir la force d\u00e9monstrative d&rsquo;un jeu de donn\u00e9es pourtant irr\u00e9prochable sur le plan m\u00e9thodologique.<\/p>\n<p>L&rsquo;arbre d\u00e9cisionnel repose sur une analyse hi\u00e9rarchique s\u00e9quentielle articul\u00e9e autour de trois interrogations fondamentales :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Combien de facteurs de classification doivent \u00eatre repr\u00e9sent\u00e9s conjointement ?<\/strong><br \/>\n    Si le plan exp\u00e9rimental ne convoque qu&rsquo;une seule variable cat\u00e9gorielle univari\u00e9e, le choix s&rsquo;oriente imm\u00e9diatement et exclusivement vers le diagramme \u00e0 barres simple. L&rsquo;arbitrage entre une orientation verticale (<em>VBAR<\/em>) et horizontale (<em>HBAR<\/em>) sera ensuite tranch\u00e9 par la m\u00e9trique de lisibilit\u00e9 textuelle : au-del\u00e0 de cinq \u00e0 sept modalit\u00e9s ou d\u00e8s lors que les libell\u00e9s d\u00e9passent une douzaine de caract\u00e8res alphanum\u00e9riques, l&rsquo;adoption de l&rsquo;instruction <em>HBAR<\/em> s&rsquo;impose pour des raisons ergonomiques \u00e9videntes.<\/li>\n<li><strong>Quel est l&rsquo;objectif analytique prioritaire lors de l&rsquo;int\u00e9gration d&rsquo;un second facteur ?<\/strong><br \/>\n    Si le dessein m\u00e9thodologique consiste \u00e0 communiquer sur l&rsquo;\u00e9volution globale d&rsquo;une population totale tout en offrant une simple indication proportionnelle indicative de sa composition interne, le diagramme \u00e0 barres empil\u00e9 (<em>GROUP=<\/em> sans modificateur) conserve une l\u00e9gitimit\u00e9 fonctionnelle. En revanche, si la priorit\u00e9 scientifique r\u00e9side dans la comparaison diff\u00e9rentielle rigoureuse des sous-groupes ou dans l&rsquo;\u00e9valuation de diff\u00e9rences statistiques inter-conditions, le diagramme group\u00e9 (<em>GROUPDISPLAY=CLUSTER<\/em>) devient une obligation s\u00e9miotique inconditionnelle.<\/li>\n<li><strong>Quelle est la granularit\u00e9 et la densit\u00e9 des modalit\u00e9s crois\u00e9es ?<\/strong><br \/>\n    L&rsquo;efficacit\u00e9 du diagramme group\u00e9 d\u00e9cline significativement lorsque le second facteur comporte plus de quatre ou cinq modalit\u00e9s distinctes, la profusion de barres adjacentes saturant la m\u00e9moire de travail visuelle de l&rsquo;observateur. Dans de telles circonstances de saturation factorielle, la d\u00e9composition de la figure en un trellis de graphiques multiples coordonn\u00e9s s&rsquo;av\u00e8re bien plus judicieuse.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>12.2 \u00c9cueils d&rsquo;interpr\u00e9tation cognitive courants et pr\u00e9vention des biais<\/h3>\n<p>La puissance de persuasion inh\u00e9rente \u00e0 la communication visuelle rec\u00e8le un revers d\u00e9ontologique majeur : le risque d&rsquo;introduire des distorsions ou des illusions d&rsquo;optique cognitives susceptibles d&rsquo;induire le lecteur en erreur, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;une maladresse de programmation ou d&rsquo;une volont\u00e9 d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e de manipulation des apparences statistiques. En tant que scientifique quantitatif int\u00e8gre, l&rsquo;utilisateur de SAS doit veiller scrupuleusement \u00e0 pr\u00e9munir ses diagrammes \u00e0 barres contre ces biais r\u00e9currents.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9cueil le plus dommageable et le plus universellement d\u00e9nonc\u00e9 en d\u00e9ontologie statistique concerne la troncature de l&rsquo;axe des ordonn\u00e9es (l&rsquo;omission de la ligne de base z\u00e9ro). Contrairement \u00e0 un diagramme de dispersion ou \u00e0 un graphique lin\u00e9aire d&rsquo;\u00e9volution o\u00f9 le point focal r\u00e9side dans la pente locale d&rsquo;une trajectoire, le diagramme \u00e0 barres encode son information quantitative dans la surface et l&rsquo;extension physique du rectangle g\u00e9om\u00e9trique. Tronquer l&rsquo;axe vertical pour faire d\u00e9marrer les graduations \u00e0 une valeur arbitraire non nulle (par exemple d\u00e9buter un axe de scores \u00e0 90 au lieu de 0 pour cartographier des moyennes oscillant entre 92 et 98) induit un effet d&rsquo;amplification disproportionn\u00e9 : une variation minime de quelques pourcents sera visuellement per\u00e7ue comme un d\u00e9cuplement colossal de la magnitude, falsifiant totalement le jugement perceptuel de l&rsquo;observateur.<\/p>\n<p>Un second biais d&rsquo;interpr\u00e9tation r\u00e9side dans l&rsquo;illusion d&rsquo;optique g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par la comparaison de segments empil\u00e9s non contigus dans un diagramme empil\u00e9, d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9e pr\u00e9c\u00e9demment. Face \u00e0 ce risque, la responsabilit\u00e9 du chercheur consiste soit \u00e0 adjoindre syst\u00e9matiquement des \u00e9tiquettes num\u00e9riques explicites (<em>DATALABEL<\/em>) au sein de chaque strate pour pallier l&rsquo;impossibilit\u00e9 d&rsquo;une mesure visuelle pr\u00e9cise le long de l&rsquo;axe, soit \u00e0 renoncer formellement \u00e0 l&#8217;empilement au profit de la juxtaposition g\u00e9om\u00e9trique d&rsquo;origine commune.<\/p>\n<h3>12.3 Perspectives d&rsquo;extension : panels multidimensionnels avec PROC SGPANEL<\/h3>\n<p>Lorsque le dispositif exp\u00e9rimental atteint une complexit\u00e9 multifactorielle \u00e9lev\u00e9e \u2013 croisant par exemple trois ou quatre variables ind\u00e9pendantes cat\u00e9gorielles au sein d&rsquo;une m\u00eame \u00e9tude (telles que le Centre Hospitalier, le Traitement M\u00e9dicamenteux, la Tranche d&rsquo;\u00c2ge et le Sexe Biologique) \u2013, l&rsquo;architecture graphique de <em>PROC SGPLOT<\/em> atteint ses limites d&rsquo;encombrement spatial. La multiplication des barres au sein de clusters surcharg\u00e9s engendre une cacophonie visuelle qui d\u00e9truit irr\u00e9m\u00e9diablement la lisibilit\u00e9 du message statistique.<\/p>\n<p>Pour r\u00e9soudre ce goulet d&rsquo;\u00e9tranglement de mani\u00e8re structurelle, l&rsquo;environnement SAS ODS Graphics met \u00e0 disposition une proc\u00e9dure sp\u00e9cialis\u00e9e d&rsquo;une puissance exceptionnelle : <em>PROC SGPANEL<\/em>. Cette proc\u00e9dure reprend l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 du vocabulaire d\u00e9claratif de <em>PROC SGPLOT<\/em> (incluant les instructions <em>VBAR<\/em> et <em>HBAR<\/em>), mais introduit une instruction structurelle r\u00e9volutionnaire : la directive <em>PANELBY nom_variables;<\/em>. Cette commande partitionne dynamiquement l&rsquo;espace graphique global en une matrice coordonn\u00e9e de facettes ou de micro-graphiques ind\u00e9pendants mais parfaitement calibr\u00e9s sur les m\u00eames \u00e9chelles cart\u00e9siennes (dispositif th\u00e9oris\u00e9 par Edward Tufte sous le vocable de <em>small multiples<\/em> ou treillis graphique).<\/p>\n<p>En migrant d&rsquo;un diagramme unique surcharg\u00e9 vers une matrice de panneaux coordonn\u00e9s g\u00e9n\u00e9r\u00e9e sous <em>PROC SGPANEL<\/em>, l&rsquo;analyste alloue \u00e0 chaque sous-population une case sp\u00e9cifique tout en pr\u00e9servant l&rsquo;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 absolue des axes. Cette continuit\u00e9 architecturale au sein des logiciels SAS illustre la coh\u00e9rence remarquable de la suite Statistical Graphics : de l&rsquo;exploration \u00e9l\u00e9mentaire d&rsquo;une distribution univari\u00e9e via <em>PROC SGPLOT<\/em> jusqu&rsquo;au d\u00e9ploiement de grilles matricielles multidimensionnelles via <em>PROC SGPANEL<\/em>, le statisticien dispose d&rsquo;un \u00e9cosyst\u00e8me algorithmique unifi\u00e9, rigoureux et d&rsquo;une flexibilit\u00e9 sans compromis pour traduire la v\u00e9rit\u00e9 des donn\u00e9es quantitatives en \u00e9vidences graphiques irr\u00e9futables.<\/p>\n<h2>R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<p>American Psychological Association. (2020). <em>Publication manual of the American Psychological Association<\/em> (7th ed.). American Psychological Association. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0000165-000\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0000165-000<\/a><\/p>\n<p>Cleveland, W. S., &amp; McGill, R. (1984). Graphical perception: Theory, experimentation, and application to the development of graphical methods. <em>Journal of the American Statistical Association<\/em>, 79(387), 531\u2013554. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1080\/01621459.1984.10478080\">https:\/\/doi.org\/10.1080\/01621459.1984.10478080<\/a><\/p>\n<p>Cleveland, W. S. (1994). <em>The elements of graphing data<\/em> (2nd ed.). Hobart Press.<\/p>\n<p>Friendly, M. (2000). <em>Visualizing categorical data<\/em>. SAS Institute Inc.<\/p>\n<p>Heath, D. (2014). <em>SAS graphics for clinical trials by example using SAS\/GRAPH and the output delivery system (ODS)<\/em>. SAS Institute Inc.<\/p>\n<p>Kuhfeld, W. F. (2010). <em>Statistical graphics in SAS: An introduction to the Graph Template Language and the Statistical Graphics Procedures<\/em>. SAS Institute Inc.<\/p>\n<p>Matange, S. (2013). <em>Getting started with the SGPLOT procedure<\/em>. SAS Institute Inc.<\/p>\n<p>SAS Institute Inc. (2021). <em>SAS\/GRAPH 9.4 and ODS Graphics: Procedures guide<\/em> (6th ed.). SAS Institute Inc. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/documentation.sas.com\/\">https:\/\/documentation.sas.com\/<\/a><\/p>\n<p>Stevens, S. S. (1946). On the theory of scales of measurement. <em>Science<\/em>, 103(2684), 677\u2013680. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1126\/science.103.2684.677\">https:\/\/doi.org\/10.1126\/science.103.2684.677<\/a><\/p>\n<p>Tufte, E. R. (2001). <em>The visual display of quantitative information<\/em> (2nd ed.). 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