{"id":9151,"date":"2026-10-14T18:02:27","date_gmt":"2026-10-14T18:02:27","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/statistics\/comment-realiser-test-t-echantillon-unique-sas\/"},"modified":"2026-10-14T18:02:27","modified_gmt":"2026-10-14T18:02:27","slug":"comment-realiser-test-t-echantillon-unique-sas","status":"publish","type":"psych_stat","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_stat=comment-realiser-test-t-echantillon-unique-sas","title":{"rendered":"Comment r\u00e9aliser un test t pour un \u00e9chantillon unique dans SAS"},"content":{"rendered":"<p>L&rsquo;inf\u00e9rence statistique constitue le pivot m\u00e9thodologique sur lequel repose l&rsquo;\u00e9difice de la science empirique moderne. D\u00e8s lors qu&rsquo;un chercheur s&rsquo;efforce de d\u00e9passer la simple description ph\u00e9nom\u00e9nologique pour porter un jugement \u00e9clair\u00e9 sur des r\u00e9gularit\u00e9s universelles, il se heurte in\u00e9vitablement \u00e0 la finitude de ses observations face \u00e0 l&rsquo;immensit\u00e9 du r\u00e9el. Dans cette tension permanente entre le particulier observ\u00e9 et l&rsquo;universel th\u00e9oris\u00e9, le test t de Student pour \u00e9chantillon unique s&rsquo;impose comme une passerelle analytique fondamentale. \u00c9labor\u00e9 initialement \u00e0 l&rsquo;or\u00e9e du XXe si\u00e8cle par William Sealy Gosset sous le pseudonyme d\u00e9sormais illustre de \u00ab Student \u00bb, cet outil param\u00e9trique r\u00e9pond \u00e0 une probl\u00e9matique \u00e9l\u00e9mentaire mais omnipr\u00e9sente : d\u00e9terminer si la moyenne observ\u00e9e au sein d&rsquo;un groupe d&rsquo;observations restreint s&rsquo;\u00e9carte de mani\u00e8re statistiquement significative d&rsquo;une valeur de r\u00e9f\u00e9rence th\u00e9orique, historique ou normative pr\u00e9\u00e9tablie.<\/p>\n<p>Au sein des environnements d&rsquo;analyse quantitative \u00e0 haute exigence d&rsquo;int\u00e9grit\u00e9, tels que la recherche biom\u00e9dicale, les \u00e9tudes \u00e9pid\u00e9miologiques et l&rsquo;\u00e9valuation psychom\u00e9trique, l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me logiciel <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.sas.com\">SAS (Statistical Analysis System)<\/a> demeure la r\u00e9f\u00e9rence incontournable. R\u00e9put\u00e9 pour sa robustesse algorithmique, sa conformit\u00e9 rigoureuse aux normes de tra\u00e7abilit\u00e9 r\u00e9glementaire impos\u00e9es par la FDA et les agences sanitaires internationales, SAS offre une instrumentation d&rsquo;une pr\u00e9cision math\u00e9matique absolue. La mise en \u0153uvre d&rsquo;un test t univari\u00e9 dans SAS ne se r\u00e9duit pas \u00e0 une simple s\u00e9quence de clics ou \u00e0 l&rsquo;ex\u00e9cution d&rsquo;une routine opaque ; elle incarne un processus d&rsquo;investigation rigoureux int\u00e9grant la validation des postulats gaussiens, l&rsquo;exploration descriptive exhaustive et l&rsquo;\u00e9valuation de la pertinence pratique des grandeurs observ\u00e9es.<\/p>\n<p>Ce guide exhaustif a pour vocation d&rsquo;analyser en profondeur les dimensions th\u00e9oriques, math\u00e9matiques et computationnelles du test t pour \u00e9chantillon unique au moyen du langage de programmation SAS. En articulant la formalisation probabiliste avec l&rsquo;impl\u00e9mentation algorithmique au travers des proc\u00e9dures phares telles que PROC TTEST et PROC UNIVARIATE, nous explorerons chaque \u00e9tape du cycle analytique. De la formulation des hypoth\u00e8ses nulles et alternatives au calcul de la taille d&rsquo;effet par le d de Cohen, en passant par le traitement des violations de postulats et la r\u00e9daction selon les canons \u00e9ditoriaux de l&rsquo;American Psychological Association (APA), cette monographie constitue une r\u00e9f\u00e9rence compl\u00e8te pour les chercheurs, biostatisticiens et analystes de donn\u00e9es soucieux de rigueur m\u00e9thodologique.<\/p>\n<h2>1. Fondements th\u00e9oriques et \u00e9pist\u00e9mologiques du test t pour \u00e9chantillon unique<\/h2>\n<p>Le test t pour \u00e9chantillon unique repr\u00e9sente la d\u00e9marche fondamentale d&rsquo;inf\u00e9rence d\u00e9ductive appliqu\u00e9e \u00e0 une variable quantitative continue. Avant d&rsquo;engager toute commande informatique au sein de l&rsquo;interpr\u00e9teur SAS, il est imp\u00e9ratif d&rsquo;en ma\u00eetriser l&rsquo;architecture conceptuelle, l&rsquo;expression formelle des m\u00e9triques math\u00e9matiques et la signification \u00e9pist\u00e9mologique des hypoth\u00e8ses test\u00e9es au regard des paradigmes de la science quantitative contemporaine.<\/p>\n<h3>1.1 D\u00e9finition et formulation math\u00e9matique du test<\/h3>\n<p>Le test t de Student pour \u00e9chantillon unique a pour finalit\u00e9 premi\u00e8re d&rsquo;examiner l&rsquo;hypoth\u00e8se selon laquelle la moyenne d&rsquo;une population sous-jacente, not\u00e9e conventionnellement mu, est \u00e9gale \u00e0 une valeur constante sp\u00e9cifi\u00e9e a priori, not\u00e9e mu z\u00e9ro. Ce param\u00e8tre de comparaison ne provient pas de l&rsquo;\u00e9chantillon lui-m\u00eame, mais rel\u00e8ve d&rsquo;une connaissance ext\u00e9rieure : une constante th\u00e9orique issue d&rsquo;un mod\u00e8le physique, une norme psychom\u00e9trique calibr\u00e9e sur une vaste cohorte, un seuil d&rsquo;efficacit\u00e9 clinique ou une moyenne historique \u00e9tablie lors d&rsquo;investigations ant\u00e9rieures de grande envergure.<\/p>\n<p>Sur le plan math\u00e9matique, l&rsquo;\u00e9valuation repose sur la confrontation entre l&rsquo;\u00e9cart brut observ\u00e9 \u2014 c&rsquo;est-\u00e0-dire la diff\u00e9rence arithm\u00e9tique entre la moyenne empirique observ\u00e9e x barre et la constante mu z\u00e9ro \u2014 et la variabilit\u00e9 al\u00e9atoire d&rsquo;\u00e9chantillonnage inh\u00e9rente au processus de mesure. Cette variabilit\u00e9 est formalis\u00e9e par l&rsquo;erreur type de la moyenne, souvent d\u00e9sign\u00e9e par le sigle SE ou l&rsquo;expression sigma chapeau divis\u00e9 par la racine carr\u00e9e de n. D\u00e8s lors que l&rsquo;\u00e9cart-type de la population m\u00e8re demeure inconnu, ce qui constitue la norme absolue en recherche empirique, il est estim\u00e9 sans biais \u00e0 partir de la variance de l&rsquo;\u00e9chantillon not\u00e9e s carr\u00e9. L&rsquo;expression statistique du score empirique t prend alors la forme canonique suivante : la diff\u00e9rence entre la moyenne de l&rsquo;\u00e9chantillon et mu z\u00e9ro, le tout divis\u00e9 par le quotient de l&rsquo;\u00e9cart-type d&rsquo;\u00e9chantillon s par la racine carr\u00e9e de l&rsquo;effectif n.<\/p>\n<p>La statistique t obtenue sous l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle suit rigoureusement une distribution th\u00e9orique de Student dot\u00e9e d&rsquo;un nombre pr\u00e9cis de degr\u00e9s de libert\u00e9, d\u00e9fini par la relation arithm\u00e9tique gl = n &#8211; 1. Les degr\u00e9s de libert\u00e9 refl\u00e8tent le nombre de valeurs ind\u00e9pendantes au sein du vecteur d&rsquo;observations libres de varier une fois que l&rsquo;estimation de la moyenne de l&rsquo;\u00e9chantillon a \u00e9t\u00e9 fig\u00e9e pour calculer l&rsquo;\u00e9cart-type. Sur le plan de la th\u00e9orie des probabilit\u00e9s, la loi de Student se caract\u00e9rise par des queues de distribution plus \u00e9paisses que la loi normale centr\u00e9e r\u00e9duite, refl\u00e9tant l&rsquo;incertitude additionnelle introduite par l&rsquo;estimation conjointe de la moyenne et de la variance \u00e0 partir d&rsquo;un \u00e9chantillon fini. Au fur et \u00e0 mesure que la taille de l&rsquo;\u00e9chantillon n tend vers l&rsquo;infini, la distribution de Student converge asymptotiquement vers la distribution normale standard de Gauss.<\/p>\n<h3>1.2 Formulation formelle des hypoth\u00e8ses statistiques<\/h3>\n<p>La formalisation du test s&rsquo;inscrit au sein du cadre \u00e9pist\u00e9mologique d\u00e9velopp\u00e9 par Jerzy Neyman et Egon Pearson, combin\u00e9 \u00e0 l&rsquo;approche du test de signification de Ronald Fisher. Elle requiert la sp\u00e9cification non ambigu\u00eb d&rsquo;un couple d&rsquo;hypoth\u00e8ses statistiques mutuellement exclusives et conjointement exhaustives : l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle, d\u00e9sign\u00e9e conventionnellement par H0, et l&rsquo;hypoth\u00e8se alternative, d\u00e9sign\u00e9e par H1 ou Ha.<\/p>\n<p>L&rsquo;hypoth\u00e8se nulle formalise le postulat de non-diff\u00e9rence, d&rsquo;absence d&rsquo;effet ou de conformit\u00e9 stricte au mod\u00e8le th\u00e9orique pr\u00e9existant. Elle s&rsquo;\u00e9nonce selon la relation : H0 : mu = mu z\u00e9ro. Rejeter H0 ne signifie jamais d\u00e9montrer de fa\u00e7on absolue sa fausset\u00e9, mais plut\u00f4t \u00e9tablir que la probabilit\u00e9 d&rsquo;observer un tel \u00e9cart, ou un \u00e9cart encore plus extr\u00eame, sous la pr\u00e9somption de son exactitude, est inf\u00e9rieure \u00e0 un seuil critique conventionnel pr\u00e9alablement consenti par le chercheur, not\u00e9 alpha. L&rsquo;acceptation ou le non-rejet de l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle implique simplement que les donn\u00e9es empiriques recueillies n&rsquo;offrent pas un degr\u00e9 de preuve suffisant pour \u00e9carter l&rsquo;intervention du hasard d&rsquo;\u00e9chantillonnage.<\/p>\n<p>L&rsquo;hypoth\u00e8se alternative se d\u00e9cline en deux variantes cardinales dict\u00e9es par la d\u00e9marche de recherche : l&rsquo;approche bilat\u00e9rale et l&rsquo;approche unilat\u00e9rale. Dans le cadre bilat\u00e9ral (test non orient\u00e9 ou sym\u00e9trique), le chercheur postule une d\u00e9viation de la moyenne sans formuler de pr\u00e9jug\u00e9 directionnel sur le sens de cette variation, ce qui s&rsquo;\u00e9nonce : H1 : mu n&rsquo;est pas \u00e9gal \u00e0 mu z\u00e9ro. Cette approche distribue le risque de rejet erron\u00e9 alpha \u00e9quitablement de part et d&rsquo;autre de la distribution th\u00e9orique, allouant un quantum de probabilit\u00e9 alpha sur deux \u00e0 la queue gauche et un quantum identique \u00e0 la queue droite. \u00c0 l&rsquo;oppos\u00e9, les hypoth\u00e8ses directionnelles unilat\u00e9rales concentrent la totalit\u00e9 de la r\u00e9gion critique dans une seule queue de la loi de Student. L&rsquo;hypoth\u00e8se unilat\u00e9rale sup\u00e9rieure s&rsquo;\u00e9crit H1 : mu est sup\u00e9rieur \u00e0 mu z\u00e9ro, testant une hypoth\u00e8se d&rsquo;accroissement ou de sup\u00e9riorit\u00e9 statistique, tandis que l&rsquo;hypoth\u00e8se unilat\u00e9rale inf\u00e9rieure s&rsquo;\u00e9crit H1 : mu est inf\u00e9rieur \u00e0 mu z\u00e9ro, testant une hypoth\u00e8se de r\u00e9duction, d&rsquo;inhibition ou de r\u00e9gression m\u00e9trique.<\/p>\n<h3>1.3 Applications empiriques en sciences quantitatives et psychologie<\/h3>\n<p>Le recours au test t pour \u00e9chantillon unique irrigue l&rsquo;ensemble des disciplines scientifiques mobilisant la mod\u00e9lisation statistique. En psychologie cognitive et en neuropsychologie clinique, ce test constitue l&rsquo;instrument privil\u00e9gi\u00e9 pour \u00e9valuer les performances d&rsquo;un patient singulier ou d&rsquo;un micro-\u00e9chantillon clinique face \u00e0 des \u00e9talonnages normatifs standardis\u00e9s. \u00c0 titre d&rsquo;illustration, lorsqu&rsquo;un protocole cognitif examine le temps de traitement de l&rsquo;information ou la capacit\u00e9 de la m\u00e9moire de travail au moyen d&rsquo;un score standardis\u00e9 dont la moyenne populationnelle th\u00e9orique est fix\u00e9e \u00e0 100 unit\u00e9s avec un \u00e9cart-type de 15, le test t univari\u00e9 permet de certifier si le groupe de patients souffrant d&rsquo;une pathologie c\u00e9r\u00e9brovasculaire pr\u00e9sente un d\u00e9ficit statistiquement d\u00e9celable par rapport \u00e0 ce r\u00e9f\u00e9rentiel normatif.<\/p>\n<p>Dans les sciences biologiques, agronomiques et botaniques, le test pour \u00e9chantillon unique sert fr\u00e9quemment \u00e0 la validation de crit\u00e8res morphologiques ou physiologiques face \u00e0 des seuils historiques document\u00e9s. Consid\u00e9rons un agronome \u00e9valuant un nouveau cultivar de c\u00e9r\u00e9ales ou une lign\u00e9e v\u00e9g\u00e9tale soumise \u00e0 un amendement organo-min\u00e9ral novateur : l&rsquo;interrogation scientifique consistera \u00e0 \u00e9tablir si la hauteur moyenne de la plante, le rendement en grains ou la biomasse a\u00e9rienne d\u00e9passe la norme historique de r\u00e9f\u00e9rence constat\u00e9e sur une d\u00e9cennie d&rsquo;agriculture conventionnelle. La confirmation d&rsquo;un tel \u00e9cart assure que la variation constat\u00e9e n&rsquo;est pas le simple fait des fluctuations m\u00e9t\u00e9orologiques saisonni\u00e8res locales.<\/p>\n<p>Enfin, en sociologie quantitative, en marketing et en sciences comportementales, cette mod\u00e9lisation trouve un champ d&rsquo;application direct dans l&rsquo;analyse des \u00e9chelles d&rsquo;attitudes ou d&rsquo;opinions psychom\u00e9triques. Lors de l&rsquo;administration d&rsquo;un questionnaire d&rsquo;\u00e9valuation \u00e9chelonn\u00e9 sur une \u00e9chelle de Likert \u00e0 sept points, le score neutre th\u00e9orique \u2014 correspondant \u00e0 l&rsquo;absence de positionnement ou au point d&rsquo;indiff\u00e9rence psychologique \u2014 se situe \u00e0 la valeur num\u00e9rique quatre. Le test t pour \u00e9chantillon unique permet alors de v\u00e9rifier si les jugements d&rsquo;une cohorte de consommateurs s&rsquo;\u00e9cartent significativement de ce point neutre central, attestant ainsi d&rsquo;une adh\u00e9sion favorable ou d&rsquo;un rejet caract\u00e9ris\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de l&rsquo;objet ou de la politique \u00e9valu\u00e9e.<\/p>\n<h2>2. Conditions d&rsquo;application et validation des postulats m\u00e9thodologiques<\/h2>\n<p>La validit\u00e9 des inf\u00e9rences d\u00e9coulant de la proc\u00e9dure t de Student d\u00e9pend imp\u00e9rativement du respect d&rsquo;un ensemble de postulats probabilistes. L&rsquo;inobservation de ces conditions math\u00e9matiques expose l&rsquo;analyste \u00e0 une alt\u00e9ration drastique des taux d&rsquo;erreur de premi\u00e8re esp\u00e8ce (taux de faux positifs) ou de deuxi\u00e8me esp\u00e8ce (d\u00e9ficit de puissance statistique), compromettant l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 \u00e9pist\u00e9mique des conclusions tir\u00e9es sous SAS.<\/p>\n<h3>2.1 Ind\u00e9pendance et \u00e9chantillonnage al\u00e9atoire<\/h3>\n<p>Le postulat d&rsquo;ind\u00e9pendance des observations constitue la condition la plus fondamentale et la moins robuste aux violations statistiques. Il stipule que la mesure r\u00e9alis\u00e9e sur une unit\u00e9 exp\u00e9rimentale donn\u00e9e ne doit exercer aucune influence sur la mesure obtenue sur toute autre unit\u00e9 d&rsquo;observation incluse dans l&rsquo;\u00e9chantillon. Math\u00e9matiquement, cela implique que la covariance entre deux observations quelconques X i et X j est rigoureusement nulle d\u00e8s lors que i est distinct de j.<\/p>\n<p>La violation de cette exigence survient fr\u00e9quemment lors de protocoles de collecte d\u00e9fectueux : mesures r\u00e9p\u00e9t\u00e9es dans le temps sur les m\u00eames organismes sans ajustement m\u00e9thodologique, regroupement spatial ou biologique d&rsquo;individus partageant un environnement partag\u00e9 (effet de nich\u00e9e, regroupement scolaire ou culture en bacs partag\u00e9s), ou proc\u00e9dures d&rsquo;\u00e9chantillonnage non probabilistes de type \u00ab boule de neige \u00bb. L&rsquo;existence d&rsquo;une autocorr\u00e9lation positive entre les observations entra\u00eene une sous-estimation syst\u00e9matique de la variance d&rsquo;\u00e9chantillonnage r\u00e9elle. Par voie de cons\u00e9quence, le d\u00e9nominateur du test t est artificiellement contract\u00e9, ce qui gonfle la valeur empirique du t calcul\u00e9 et g\u00e9n\u00e8re des p-values trompeusement r\u00e9duites, menant au rejet fallacieux d&rsquo;hypoth\u00e8ses nulles parfaitement l\u00e9gitimes.<\/p>\n<p>La garantie de l&rsquo;ind\u00e9pendance ne rel\u00e8ve pas d&rsquo;un traitement math\u00e9matique correctif a posteriori mais d&rsquo;une rigueur absolue dans la mise en \u0153uvre de la m\u00e9thode d&rsquo;\u00e9chantillonnage. Le recours \u00e0 un \u00e9chantillonnage al\u00e9atoire simple, o\u00f9 chaque entit\u00e9 de la population cible poss\u00e8de une probabilit\u00e9 non nulle et \u00e9quiprobable d&rsquo;\u00eatre s\u00e9lectionn\u00e9e, demeure le standard m\u00e9thodologique optimal pour pr\u00e9munir les analyses de tout biais d&rsquo;agr\u00e9gation ou de d\u00e9pendance structurelle.<\/p>\n<h3>2.2 \u00c9chelle de mesure et nature de la variable d\u00e9pendante<\/h3>\n<p>Le test t univari\u00e9 pr\u00e9suppose explicitement que la variable d\u00e9pendante d&rsquo;int\u00e9r\u00eat soit de nature quantitative continue, mesur\u00e9e selon une \u00e9chelle d&rsquo;intervalles constants ou une \u00e9chelle de rapports au sens de la typologie des \u00e9chelles de mesure formalis\u00e9e par Stanley Smith Stevens. Sur de telles \u00e9chelles, non seulement l&rsquo;ordre des grandeurs observ\u00e9es est rigoureusement ordonn\u00e9, mais les distances arithm\u00e9tiques s\u00e9parant deux points cons\u00e9cutifs poss\u00e8dent une signification physique et m\u00e9trique constante.<\/p>\n<p>L&rsquo;utilisation de la proc\u00e9dure t sur des variables purement ordinales, telles que des scores d&rsquo;items isol\u00e9s sur une \u00e9chelle de Likert allant de 1 \u00e0 5, fait l&rsquo;objet de vifs d\u00e9bats doctrinaux en m\u00e9thodologie statistique. Bien que certains analystes appliquent des tests param\u00e9triques \u00e0 des indices composites form\u00e9s par la sommation de nombreux items de Likert en invoquant une m\u00e9trique quasi-continue sous-jacente, l&rsquo;application du test t \u00e0 un item ordinal unique viole l&rsquo;hypoth\u00e8se de continuit\u00e9 et d&rsquo;espacement uniforme. Les calculs de moyennes et de variances perdent alors une partie de leur rigueur g\u00e9om\u00e9trique.<\/p>\n<p>Par ailleurs, la qualit\u00e9 de l&rsquo;encodage initial des grandeurs sous SAS exige une v\u00e9rification pointilleuse de la nature des types de donn\u00e9es d\u00e9clar\u00e9s. Les variables doivent imp\u00e9rativement \u00eatre instanci\u00e9es sous la typologie num\u00e9rique standard (numeric) et non comme cha\u00eenes de caract\u00e8res (character). Le traitement des donn\u00e9es manquantes doit \u00e9galement \u00eatre anticip\u00e9 : sous SAS, les donn\u00e9es absentes sont identifi\u00e9es par des points et sont automatiquement exclues des calculs arithm\u00e9tiques univari\u00e9s de PROC TTEST, r\u00e9duisant d&rsquo;autant la taille effective n et modifiant la structure des degr\u00e9s de libert\u00e9 de l&rsquo;analyse finale.<\/p>\n<h3>2.3 Postulat de normalit\u00e9 distributionnelle<\/h3>\n<p>Le mod\u00e8le formel du test de Student repose sur le postulat que la variable d\u00e9pendante suit une distribution normale au sein de la population parente, ce qui s&rsquo;\u00e9crit formellement X ~ N(mu, sigma carr\u00e9). Cette propri\u00e9t\u00e9 garantit que la distribution de la moyenne d&rsquo;\u00e9chantillon x barre suit rigoureusement une loi gaussienne et que l&rsquo;estimation de la variance s carr\u00e9 se comporte selon une distribution du khi-deux ind\u00e9pendante de la moyenne, satisfaisant ainsi les conditions math\u00e9matiques d&rsquo;\u00e9mergence du ratio de Student.<\/p>\n<p>Il convient n\u00e9anmoins de moduler la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de ce postulat \u00e0 l&rsquo;aune du <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Th%C3%A9or%C3%A8me_central_limite\">Th\u00e9or\u00e8me Central Limite (TCL)<\/a>. En vertu de ce principe asymptotique majeur de la th\u00e9orie des probabilit\u00e9s, lorsque la taille de l&rsquo;\u00e9chantillon n cro\u00eet et d\u00e9passe un seuil conventionnel situ\u00e9 couramment autour de 30 observations (n &gt;= 30), la distribution de la moyenne d&rsquo;\u00e9chantillon tend in\u00e9luctablement vers la normalit\u00e9, quelle que soit la forme distributionnelle de la variable parente, pourvu que sa variance th\u00e9orique soit finie. D\u00e8s lors, pour des cohortes de taille mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 grande, le test t s&rsquo;av\u00e8re particuli\u00e8rement robuste aux d\u00e9viations mineures ou mod\u00e9r\u00e9es de la normalit\u00e9.<\/p>\n<p>En revanche, dans le contexte de micro-\u00e9chantillons (n &lt; 30), la statistique de Student manifeste une vuln\u00e9rabilit\u00e9 accrue aux asym\u00e9tries prononc\u00e9es ainsi qu&rsquo;au ph\u00e9nom\u00e8ne de queues \u00e9paisses (hyperkurtosis). Une distribution fortement biais\u00e9e d\u00e9forme la sym\u00e9trie de l&rsquo;erreur type et peut induire une distorsion substantielle de la p-value r\u00e9elle par rapport \u00e0 la p-value nominale. Par ailleurs, la pr\u00e9sence d&rsquo;observations aberrantes ou extr\u00eames (outliers) exerce une influence disproportionn\u00e9e sur l&rsquo;\u00e9valuation de la moyenne et amplifie artificiellement la variance empirique s carr\u00e9, ce qui dilate l&rsquo;erreur type de la moyenne et an\u00e9antit la puissance du test statistique.<\/p>\n<h2>3. Structuration et saisie des donn\u00e9es sous l&rsquo;environnement SAS<\/h2>\n<p>L&rsquo;ex\u00e9cution fluide d&rsquo;un test t au sein de l&rsquo;architecture logicielle SAS repose sur la compr\u00e9hension approfondie de son mod\u00e8le de traitement s\u00e9quentiel en deux phases : l&rsquo;\u00e9tape d&rsquo;ingestion et de transformation des donn\u00e9es mat\u00e9rialis\u00e9e par l&rsquo;\u00e9tape DATA, suivie de l&rsquo;\u00e9tape d&rsquo;ex\u00e9cution analytique gouvern\u00e9e par les proc\u00e9dures pr\u00e9programm\u00e9es (PROC). Une rigueur exemplaire lors de la saisie des vecteurs de donn\u00e9es est la condition sine qua non de toute analyse inf\u00e9rentielle int\u00e8gre.<\/p>\n<h3>3.1 Cr\u00e9ation du jeu de donn\u00e9es avec l&rsquo;\u00e9tape DATA<\/h3>\n<p>L&rsquo;\u00e9tape DATA repr\u00e9sente le socle programmatique de l&rsquo;environnement SAS. C&rsquo;est \u00e0 ce niveau que sont allou\u00e9s les blocs de m\u00e9moire, que sont d\u00e9finis les attributs des colonnes et que sont convertis les flux de texte brut en tables statistiques relationnelles appel\u00e9es SAS Data Sets. La structure syntaxique canonique de cette \u00e9tape commence obligatoirement par l&rsquo;instruction DATA suivie du nom de la table cible cr\u00e9\u00e9e au sein de la biblioth\u00e8que de travail temporaire (WORK) ou d&rsquo;une biblioth\u00e8que permanente assign\u00e9e par une instruction LIBNAME pr\u00e9alable.<\/p>\n<p>Au c\u0153ur de l&rsquo;\u00e9tape DATA, l&rsquo;instruction INPUT informe le compilateur SAS de la structure des colonnes \u00e0 lire. Pour des variables num\u00e9riques continues destin\u00e9es \u00e0 subir des tests d&rsquo;hypoth\u00e8ses univari\u00e9s, le nom de la variable est d\u00e9clar\u00e9 sans suffixe mon\u00e9taire ni d\u00e9limiteur de cha\u00eene de caract\u00e8res, signalant ainsi au moteur d&rsquo;ex\u00e9cution que les valeurs encod\u00e9es doivent \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9es selon un format \u00e0 virgule flottante double pr\u00e9cision. Cette \u00e9tape de typage est critique, car toute pr\u00e9sence accidentelle de caract\u00e8res alphanum\u00e9riques dans une colonne num\u00e9rique g\u00e9n\u00e8re des messages d&rsquo;erreur d&rsquo;incompatibilit\u00e9 et force l&rsquo;interpr\u00e9teur \u00e0 assigner une valeur manquante au point concern\u00e9.<\/p>\n<p>L&rsquo;introduction des enregistrements quantitatifs empiriques au sein du script lui-m\u00eame s&rsquo;effectue traditionnellement par le biais de l&rsquo;instruction DATALINES (ou son \u00e9quivalent historique CARDS). Cette commande signale \u00e0 SAS que les lignes de texte qui lui succ\u00e8dent imm\u00e9diatement ne constituent plus des instructions syntaxiques \u00e0 interpr\u00e9ter, mais des flux bruts de donn\u00e9es destin\u00e9es \u00e0 peupler les enregistrements de la table jusqu&rsquo;\u00e0 la rencontre d&rsquo;un d\u00e9limiteur de fin d&rsquo;enregistrement mat\u00e9rialis\u00e9 par un point-virgule isol\u00e9 sur une nouvelle ligne.<\/p>\n<h3>3.2 Impl\u00e9mentation de l&rsquo;exemple empirique<\/h3>\n<p>Afin de conf\u00e9rer \u00e0 notre expos\u00e9 une assise empirique tangible, nous instancions un protocole exp\u00e9rimental botanique r\u00e9el portant sur l&rsquo;\u00e9valuation de la croissance de sp\u00e9cimens d&rsquo;une plante mod\u00e8le cultiv\u00e9e en chambre climatique standardis\u00e9e. Un agronome souhaite v\u00e9rifier si la hauteur v\u00e9g\u00e9tative moyenne de ces sp\u00e9cimens apr\u00e8s quatre semaines diff\u00e8re de la norme biologique historique solidement \u00e9tablie \u00e0 15 centim\u00e8tres pour cette vari\u00e9t\u00e9 sous fertilisation classique.<\/p>\n<p>Le protocole a permis de recueillir un \u00e9chantillon de 12 sp\u00e9cimens botaniques ind\u00e9pendants dont les hauteurs m\u00e9triques, exprim\u00e9es rigoureusement en centim\u00e8tres entiers et d\u00e9cimaux, sont collig\u00e9es au sein d&rsquo;un vecteur statistique : 14, 14, 16, 13, 12, 17, 15, 14, 15, 13, 16 et 14 centim\u00e8tres. Cet effectif mod\u00e9r\u00e9 (n = 12) incarne la situation type de la recherche exp\u00e9rimentale o\u00f9 les contraintes d&rsquo;espace de culture ou de mat\u00e9riel biologique restreignent la volum\u00e9trie brute des observations, conf\u00e9rant au respect des postulats m\u00e9thodologiques une acuit\u00e9 d\u00e9terminante.<\/p>\n<p>La traduction programmatique de cet ensemble exp\u00e9rimental s&rsquo;exprime dans l&rsquo;environnement SAS par la d\u00e9claration d&rsquo;une \u00e9tape DATA intitul\u00e9e HauteursPlantes. L&rsquo;instruction INPUT declare l&rsquo;identifiant Hauteur, suivie de l&rsquo;instruction DATALINES alimentant les 12 entr\u00e9es empiriques dispos\u00e9es s\u00e9quentiellement ligne par ligne ou regroup\u00e9es \u00e0 l&rsquo;aide du symbole de contr\u00f4le de lecture \u00e0 double barre oblique. La fermeture par un point-virgule puis l&rsquo;instruction RUN ordonnent la compilation et la concr\u00e9tisation physique de la table dans l&rsquo;espace WORK de SAS.<\/p>\n<h3>3.3 Inspection pr\u00e9liminaire via la proc\u00e9dure PROC PRINT<\/h3>\n<p>Avant d&rsquo;engager toute mod\u00e9lisation probabiliste \u00e9labor\u00e9e, la r\u00e8gle cardinale de la pratique statistique impose une v\u00e9rification documentaire imm\u00e9diate de la table SAS ainsi constitu\u00e9e. La proc\u00e9dure PROC PRINT repr\u00e9sente l&rsquo;outil standard pour afficher le contenu exhaustif de la table de travail au sein de la fen\u00eatre de r\u00e9sultats de l&rsquo;interface graphique ou du flux de sortie ODS (Output Delivery System).<\/p>\n<p>L&rsquo;ex\u00e9cution de PROC PRINT DATA=HauteursPlantes permet \u00e0 l&rsquo;analyste de s&rsquo;assurer sans ambigu\u00eft\u00e9 que le moteur d&rsquo;ex\u00e9cution a correctement interpr\u00e9t\u00e9 le nombre total d&rsquo;observations lues. L&rsquo;interface affiche chaque enregistrement s\u00e9quentiel assorti de sa variable de positionnement automatique Obs, confirmant que le compteur s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve bien \u00e0 12 et qu&rsquo;aucune ligne de mesure n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9matur\u00e9ment tronqu\u00e9e ou omise lors de l&rsquo;op\u00e9ration d&rsquo;ingestion.<\/p>\n<p>Par ailleurs, cette inspection visuelle primaire offre un premier filtre de contr\u00f4le qualit\u00e9. Elle autorise le d\u00e9pistage d&rsquo;\u00e9ventuelles erreurs typographiques grossi\u00e8res r\u00e9sultant de la frappe humaine, comme une virgule mal positionn\u00e9e ou un chiffre d\u00e9mesur\u00e9 qui convertirait accidentellement une hauteur de 14 centim\u00e8tres en 140 centim\u00e8tres, anomalie qui fausserait dramatiquement les futures estimations de la moyenne et de l&rsquo;\u00e9cart-type au sein de la proc\u00e9dure PROC TTEST.<\/p>\n<h2>4. Exploration descriptive et v\u00e9rification des hypoth\u00e8ses avec PROC UNIVARIATE<\/h2>\n<p>L&rsquo;analyse inf\u00e9rentielle ne saurait d\u00e9buter sans une caract\u00e9risation approfondie des propri\u00e9t\u00e9s distributionnelles empiriques du vecteur d&rsquo;int\u00e9r\u00eat. Sous SAS, la proc\u00e9dure PROC UNIVARIATE constitue le joyau analytique d\u00e9di\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9valuation des statistiques descriptives avanc\u00e9es et au diagnostic formel de normalit\u00e9, surpassant largement les capacit\u00e9s limit\u00e9es de la proc\u00e9dure PROC MEANS.<\/p>\n<h3>4.1 Calcul des statistiques univari\u00e9es descriptives<\/h3>\n<p>La proc\u00e9dure PROC UNIVARIATE g\u00e9n\u00e8re de mani\u00e8re native un ensemble exhaustif d&rsquo;indicateurs de localisation et d&rsquo;\u00e9chelle indispensables pour appr\u00e9hender la g\u00e9om\u00e9trie des donn\u00e9es. Au titre des mesures de tendance centrale, elle restitue la moyenne arithm\u00e9tique de l&rsquo;\u00e9chantillon, la m\u00e9diane (qui repr\u00e9sente le second quartile ou le cinquanti\u00e8me percentile, insensible aux valeurs extr\u00eames) ainsi que le mode empirique, qui correspond \u00e0 la valeur la plus fr\u00e9quemment observ\u00e9e au sein de la s\u00e9rie.<\/p>\n<p>S&rsquo;agissant des m\u00e9triques de dispersion, la proc\u00e9dure d\u00e9taille l&rsquo;\u00e9cart-type d&rsquo;\u00e9chantillon, la variance non biais\u00e9e ainsi que l&rsquo;\u00e9cart interquartile (IQR), calcul\u00e9 par la diff\u00e9rence entre le troisi\u00e8me quartile (75e percentile) et le premier quartile (25e percentile). Ce dernier param\u00e8tre quantifie l&rsquo;\u00e9tendue occup\u00e9e par les 50 % centraux des donn\u00e9es, fournissant une estimation robuste de la variabilit\u00e9 d&rsquo;\u00e9chelle qui compl\u00e8te utilement l&rsquo;\u00e9cart-type conventionnel.<\/p>\n<p>Enfin, PROC UNIVARIATE d\u00e9livre les coefficients de forme fondamentaux : le coefficient d&rsquo;asym\u00e9trie empirique (skewness) et le coefficient d&rsquo;aplatissement (kurtosis). Une distribution gaussienne th\u00e9orique se signale par un skewness rigoureusement nul et un kurtosis d&rsquo;exc\u00e8s \u00e9galement \u00e9gal \u00e0 z\u00e9ro sous la param\u00e9trisation adopt\u00e9e par SAS. Un skewness positif manifeste un \u00e9tirement de la queue de distribution vers les valeurs \u00e9lev\u00e9es (asym\u00e9trie \u00e0 droite), tandis qu&rsquo;un skewness n\u00e9gatif refl\u00e8te un \u00e9tirement vers les valeurs basses. L&rsquo;examen minutieux de ces coefficients permet d&rsquo;objectiver toute divergence morphologique majeure par rapport \u00e0 la courbe en cloche id\u00e9ale de Gauss.<\/p>\n<h3>4.2 Tests formels de normalit\u00e9 sous SAS<\/h3>\n<p>Au-del\u00e0 de la description brute, PROC UNIVARIATE int\u00e8gre l&rsquo;option d&rsquo;instruction NORMAL qui d\u00e9clenche une batterie de tests d&rsquo;ad\u00e9quation destin\u00e9s \u00e0 \u00e9prouver l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle selon laquelle l&rsquo;\u00e9chantillon provient d&rsquo;une population normalement distribu\u00e9e. Pour des tailles d&rsquo;\u00e9chantillon restreintes (n &lt; 50), l&rsquo;arbitre statistique supr\u00eame est le test de Shapiro-Wilk, d\u00e9sign\u00e9 par la statistique W dans les sorties SAS.<\/p>\n<p>Le test de Shapiro-Wilk compare la r\u00e9gression des quantiles d&rsquo;\u00e9chantillon ordonn\u00e9s sur les esp\u00e9rances des statistiques d&rsquo;ordre d&rsquo;une loi normale standardis\u00e9e. La statistique W est born\u00e9e th\u00e9oriquement entre 0 et 1 ; des valeurs tr\u00e8s proches de l&rsquo;unit\u00e9 attestent d&rsquo;une concordance \u00e9troite avec la normalit\u00e9. La sortie SAS fournit la p-value associ\u00e9e, not\u00e9e Pr &lt; W. Lorsque cette valeur de p demeure sup\u00e9rieure au seuil critique traditionnel de 0,05, le chercheur ne dispose pas d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments de preuve suffisants pour rejeter l&rsquo;hypoth\u00e8se de normalit\u00e9, ce qui autorise m\u00e9thodologiquement l&rsquo;usage du test t de Student param\u00e9trique.<\/p>\n<p>Pour des cohortes plus massives, SAS \u00e9dite conjointement les statistiques de Kolmogorov-Smirnov (modifi\u00e9e par Lilliefors), de Cramer-von Mises et d&rsquo;Anderson-Darling. Le test d&rsquo;Anderson-Darling s&rsquo;av\u00e8re particuli\u00e8rement perspicace en raison de sa pond\u00e9ration renforc\u00e9e sur les queues de distribution, zone d&rsquo;inf\u00e9rence critique o\u00f9 les violations du mod\u00e8le gaussien peuvent alt\u00e9rer dramatiquement la validit\u00e9 des intervalles de confiance ult\u00e9rieurs.<\/p>\n<h3>4.3 Diagnostics graphiques de distribution<\/h3>\n<p>Les diagnostics num\u00e9riques doivent obligatoirement \u00eatre corrobor\u00e9s par une inspection visuelle directe de la forme de la distribution. L&rsquo;instruction HISTOGRAM adoss\u00e9e \u00e0 l&rsquo;option \/ NORMAL permet de projeter la courbe th\u00e9orique de Gauss directement superpos\u00e9e \u00e0 l&rsquo;histogramme des fr\u00e9quences empiriques de la variable, mat\u00e9rialisant visuellement les \u00e9ventuels d\u00e9ficits ou exc\u00e8s de fr\u00e9quence au centre ou aux extr\u00e9mit\u00e9s de la distribution.<\/p>\n<p>Parall\u00e8lement, l&rsquo;instruction QQPLOT g\u00e9n\u00e8re le diagramme quantile-quantile (Q-Q plot) normal. Ce graphique confronte les quantiles empiriques observ\u00e9s aux quantiles th\u00e9oriques issus de la distribution gaussienne standard. Dans des conditions de normalit\u00e9 absolue, les points exp\u00e9rimentaux s&rsquo;alignent rigoureusement le long de la bissectrice droite trac\u00e9e en r\u00e9f\u00e9rence. Toute courbure syst\u00e9matique en forme de \u00ab S \u00bb trahit un aplatissement lourd ou l\u00e9ger des queues, tandis qu&rsquo;une courbure parabolique signale une asym\u00e9trie caract\u00e9ris\u00e9e.<\/p>\n<p>L&rsquo;utilisation combin\u00e9e des diagrammes en bo\u00eete \u00e0 moustaches (boxplots), g\u00e9n\u00e9r\u00e9s nativement par PROC UNIVARIATE ou via la proc\u00e9dure PROC SGPLOT, permet en outre d&rsquo;identifier de mani\u00e8re univoque la pr\u00e9sence d&rsquo;observations aberrantes ou extr\u00eames situ\u00e9es au-del\u00e0 de 1,5 fois l&rsquo;\u00e9cart interquartile \u00e0 partir des charni\u00e8res de Tukey. La confirmation de l&rsquo;absence de telles anomalies conforte le choix m\u00e9thodologique de pers\u00e9v\u00e9rer vers l&rsquo;ex\u00e9cution du test t param\u00e9trique.<\/p>\n<figure class=\"wpt-preserved-image\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/french.arabpsychology.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/oneSampleSAS1.jpg\" alt=\"\" \/><\/figure>\n<h2>5. Syntaxe exhaustive et architecture de la proc\u00e9dure PROC TTEST<\/h2>\n<p>La mise en \u0153uvre formelle du test t pour \u00e9chantillon unique au sein de la plateforme SAS est confi\u00e9e \u00e0 la proc\u00e9dure PROC TTEST. Cette proc\u00e9dure combine une ergonomie syntaxique remarquable et un niveau d&rsquo;exhaustivit\u00e9 statistique in\u00e9gal\u00e9 dans les suites d&rsquo;analyse de donn\u00e9es concurrentes.<\/p>\n<h3>5.1 Structure g\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;instruction PROC TTEST<\/h3>\n<p>La commande inaugurale d&rsquo;appel \u00e0 la proc\u00e9dure adopte la forme fondamentale suivante : PROC TTEST DATA=NomDeLaTable options ;. L&rsquo;argument DATA= sp\u00e9cifie express\u00e9ment la table d&rsquo;entr\u00e9e contenant le vecteur d&rsquo;observations \u00e0 soumettre au protocole inf\u00e9rentiel. Si cet argument est omis par m\u00e9garde, SAS utilisera par d\u00e9faut la derni\u00e8re table SAS activement manipul\u00e9e dans la session de travail, une pratique vivement d\u00e9conseill\u00e9e car source fr\u00e9quente d&rsquo;erreurs d&rsquo;ex\u00e9cution accidentelles dans des programmes s\u00e9quentiels complexes.<\/p>\n<p>L&rsquo;architecture interne de la proc\u00e9dure impose imp\u00e9rativement la d\u00e9claration de l&rsquo;instruction VAR suivie du nom de la variable d\u00e9pendante d&rsquo;int\u00e9r\u00eat, en l&rsquo;occurrence notre variable Hauteur. Cette instruction d\u00e9limite le champ de traitement analytique de SAS aux seules colonnes s\u00e9lectionn\u00e9es, \u00e9vitant le calcul superflu d&rsquo;indicateurs sur d&rsquo;autres colonnes de typage ou d&rsquo;identification pr\u00e9sentes au sein de la table d&rsquo;origine.<\/p>\n<p>Enfin, la d\u00e9claration de la proc\u00e9dure peut \u00eatre enrichie d&rsquo;options de restitution graphique et de structuration du syst\u00e8me ODS, permettant d&rsquo;orienter les flux de tableaux et de figures directement vers les sorties HTML, PDF ou RTF destin\u00e9es aux rapports techniques et acad\u00e9miques standardis\u00e9s.<\/p>\n<h3>5.2 D\u00e9finition de la valeur de r\u00e9f\u00e9rence avec l&rsquo;option H0<\/h3>\n<p>La param\u00e9trisation cruciale du test pour \u00e9chantillon unique s&rsquo;op\u00e8re par le truchement de l&rsquo;option H0= positionn\u00e9e directement dans l&rsquo;en-t\u00eate de l&rsquo;instruction PROC TTEST. Par construction par d\u00e9faut, si aucune valeur num\u00e9rique n&rsquo;est sp\u00e9cifi\u00e9e par l&rsquo;utilisateur, SAS assigne implicitement la valeur z\u00e9ro \u00e0 l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle (H0=0). Dans notre cas d&rsquo;\u00e9cole botanique, l&rsquo;omission de cette option reviendrait \u00e0 tester si la hauteur des plantes diff\u00e8re de z\u00e9ro centim\u00e8tre, une hypoth\u00e8se biologiquement absurde dont le rejet serait trivial et d\u00e9nu\u00e9 de toute port\u00e9e scientifique.<\/p>\n<p>Pour \u00e9prouver rigoureusement notre hypoth\u00e8se de conformit\u00e9 face au r\u00e9f\u00e9rentiel agronomique de 15 centim\u00e8tres, la syntaxe doit \u00eatre imp\u00e9rativement d\u00e9clar\u00e9e sous la forme PROC TTEST DATA=HauteursPlantes H0=15 ;. Cette affectation pr\u00e9cise indique au compilateur SAS d&rsquo;injecter la constante scalaire 15 au sein du num\u00e9rateur de l&rsquo;\u00e9quation de calcul du score t, soustrayant 15 \u00e0 la moyenne empirique observ\u00e9e x barre.<\/p>\n<p>La flexibilit\u00e9 de SAS autorise la saisie de constantes enti\u00e8res, d\u00e9cimales ou formul\u00e9es en notation scientifique selon la pr\u00e9cision m\u00e9trique requise par le protocole exp\u00e9rimental. Cette rigueur dans la fixation du param\u00e8tre H0 conditionne l&rsquo;exactitude de l&rsquo;ensemble des m\u00e9triques de p-values et d&rsquo;intervalles de confiance centr\u00e9s sur la diff\u00e9rence moyenne calcul\u00e9s lors des phases aval de l&rsquo;ex\u00e9cution.<\/p>\n<h3>5.3 Gestion du risque d&rsquo;erreur de premi\u00e8re esp\u00e8ce (ALPHA)<\/h3>\n<p>Le contr\u00f4le formel du risque d&rsquo;erreur de premi\u00e8re esp\u00e8ce, c&rsquo;est-\u00e0-dire le risque de rejeter \u00e0 tort une hypoth\u00e8se nulle qui est pourtant vraie dans la r\u00e9alit\u00e9 biologique, est administr\u00e9 dans SAS par l&rsquo;option ALPHA=. Par d\u00e9faut, SAS configure le seuil de significativit\u00e9 nominal \u00e0 la valeur conventionnelle de 0,05 (ALPHA=0.05), correspondant \u00e0 un niveau de confiance bilat\u00e9ral standardis\u00e9 de 95 %.<\/p>\n<p>Dans des contextes industriels, toxicologiques ou de recherche clinique de phase III soumises aux directives strictes de la conf\u00e9rence internationale sur l&rsquo;harmonisation (ICH), les protocoles requi\u00e8rent parfois des marges d&rsquo;erreur substantiellement plus s\u00e9v\u00e8res afin de minimiser drastiquement le risque de faux positifs. L&rsquo;analyste peut alors sp\u00e9cifier ALPHA=0.01 ou ALPHA=0.001 directement dans l&rsquo;instruction d&rsquo;en-t\u00eate de PROC TTEST.<\/p>\n<p>Ce param\u00e9trage n&rsquo;influence pas directement la valeur arithm\u00e9tique de la statistique t calcul\u00e9e ni la p-value associ\u00e9e, qui demeurent des propri\u00e9t\u00e9s invariantes de l&rsquo;\u00e9chantillon observ\u00e9 pour une hypoth\u00e8se H0 donn\u00e9e. En revanche, l&rsquo;option ALPHA red\u00e9finit instantan\u00e9ment les valeurs critiques de la loi de Student mobilis\u00e9es pour le calcul des bornes de l&rsquo;intervalle de confiance de la moyenne, \u00e9largissant ces limites \u00e0 mesure que le risque d&rsquo;erreur consenti diminue, afin de pr\u00e9server le degr\u00e9 d&rsquo;assurance probabiliste requis.<\/p>\n<h3>5.4 Choix de la directionnalit\u00e9 avec le param\u00e8tre SIDES<\/h3>\n<p>La directionnalit\u00e9 de l&rsquo;inf\u00e9rence statistique est administr\u00e9e sous SAS au moyen de l&rsquo;option SIDES=, qui accepte trois arguments distincts conditionnant la nature de l&rsquo;hypoth\u00e8se alternative et la r\u00e9partition de la r\u00e9gion critique d&rsquo;alpha. Par d\u00e9faut, la proc\u00e9dure est initialis\u00e9e avec l&rsquo;argument SIDES=2, ordonnant l&rsquo;ex\u00e9cution d&rsquo;un test bilat\u00e9ral sym\u00e9trique non orient\u00e9 visant \u00e0 d\u00e9tecter tout \u00e9cart significatif, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;un exc\u00e9dent ou d&rsquo;un d\u00e9ficit par rapport \u00e0 mu z\u00e9ro.<\/p>\n<p>Lorsque le chercheur dispose d&rsquo;un ancrage th\u00e9orique in\u00e9branlable ou d&rsquo;une directive protocolaire stipulant a priori que la nouvelle intervention ne saurait avoir d&rsquo;autre effet qu&rsquo;une amplification du ph\u00e9nom\u00e8ne mesur\u00e9, l&rsquo;argument SIDES=U (pour Upper) est d\u00e9ploy\u00e9. Cette configuration commande un test unilat\u00e9ral droit orient\u00e9 vers les valeurs sup\u00e9rieures (H1 : mu &gt; mu z\u00e9ro), concentrant l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 du risque alpha dans la queue droite de la distribution de Student.<\/p>\n<p>Inversement, pour tester exclusivement l&rsquo;att\u00e9nuation, la r\u00e9gression ou l&rsquo;inf\u00e9riorit\u00e9 statistique d&rsquo;une grandeur par rapport au seuil normatif, l&rsquo;option est param\u00e9tr\u00e9e \u00e0 SIDES=L (pour Lower). Cette s\u00e9lection affecte la r\u00e9gion critique d&rsquo;exclusion dans la queue gauche (H1 : mu &lt; mu z\u00e9ro). Cette d\u00e9cision param\u00e9trique modifie en profondeur la r\u00e8gle de d\u00e9cision inf\u00e9rentielle et doit imp\u00e9rativement d\u00e9couler d&rsquo;un choix pr\u00e9-analytique rigoureux pour \u00e9viter tout biais de s\u00e9lection opportuniste.<\/p>\n<h2>6. Ex\u00e9cution programmatique du test sous SAS<\/h2>\n<p>L&rsquo;assemblage d&rsquo;un programme SAS p\u00e9renne et diffusable n\u00e9cessite l&rsquo;int\u00e9gration harmonieuse des segments de pr\u00e9paration de donn\u00e9es, des appels de proc\u00e9dures et des directives de documentation. Cette d\u00e9marche assure la reproductibilit\u00e9 int\u00e9grale de l&rsquo;exp\u00e9rience d&rsquo;analyse, crit\u00e8re fondamental de la recherche moderne.<\/p>\n<h3>6.1 Assemblage du script complet<\/h3>\n<p>Le code complet mobilis\u00e9 pour r\u00e9aliser notre analyse empirique botanique consolide l&rsquo;\u00e9tape DATA, l&rsquo;inspection visuelle pr\u00e9alable et l&rsquo;ex\u00e9cution inf\u00e9rentielle univari\u00e9e. L&rsquo;architecture globale du script s&rsquo;organise selon une succession ordonn\u00e9e de blocs programmatiques articul\u00e9s de la fa\u00e7on suivante :<\/p>\n<p>Dans un premier temps, l&rsquo;\u00e9tape DATA nomm\u00e9e HauteursPlantes est initialis\u00e9e. L&rsquo;instruction INPUT Hauteur d\u00e9clare la variable quantitative continue. L&rsquo;instruction DATALINES pr\u00e9c\u00e8de l&rsquo;insertion des 12 mesures botaniques (14, 14, 16, 13, 12, 17, 15, 14, 15, 13, 16, 14), conclue par le point-virgule d&rsquo;usage et l&rsquo;instruction RUN marquant la fin de la compilation du jeu de donn\u00e9es.<\/p>\n<p>Dans un deuxi\u00e8me temps, la proc\u00e9dure PROC PRINT DATA=HauteursPlantes est appel\u00e9e afin de valider visuellement l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 de la table dans le visualiseur de sorties. Enfin, la proc\u00e9dure principale PROC TTEST DATA=HauteursPlantes H0=15 SIDES=2 ALPHA=0.05 est ex\u00e9cut\u00e9e, compl\u00e9t\u00e9e par l&rsquo;instruction VAR Hauteur ; et finalis\u00e9e par l&rsquo;instruction RUN. L&rsquo;insertion de commentaires explicatifs, balis\u00e9s par les d\u00e9limiteurs slash-\u00e9toile et \u00e9toile-slash, garantit une lisibilit\u00e9 maximale pour les auditeurs et collaborateurs du projet statistique.<\/p>\n<h3>6.2 Analyse du journal d&rsquo;ex\u00e9cution (SAS Log)<\/h3>\n<p>Une r\u00e8gle d\u00e9ontologique absolue sous SAS stipule qu&rsquo;aucun tableau de r\u00e9sultats ne doit \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 avant un examen m\u00e9ticuleux et exhaustif du journal d&rsquo;ex\u00e9cution, le fameux SAS Log. Ce journal documente fid\u00e8lement la trajectoire computationnelle suivie par le syst\u00e8me et consigne chaque \u00e9tape de transformation des structures de donn\u00e9es.<\/p>\n<p>L&rsquo;analyste doit contr\u00f4ler scrupuleusement la mention indiquant que la table WORK.HauteursPlantes a bien \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e avec 12 observations et 1 variable. Il convient de v\u00e9rifier formellement l&rsquo;absence d&rsquo;erreurs de syntaxe, traditionnellement signal\u00e9es en rouge vif dans le journal, ainsi que l&rsquo;absence d&rsquo;avertissements (warnings) signal\u00e9s en vert ou en bleu, qui pourraient indiquer des conversions implicites de variables ou des anomalies structurelles.<\/p>\n<p>De surcro\u00eet, le journal confirme formellement que toutes les observations \u00e9taient valides et qu&rsquo;aucune exclusion pour valeur manquante n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 op\u00e9r\u00e9e \u00e0 l&rsquo;insu du chercheur. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;apr\u00e8s avoir certifi\u00e9 la parfaite limpidit\u00e9 du log que les tableaux de sortie ODS peuvent \u00eatre examin\u00e9s et soumis \u00e0 une interpr\u00e9tation biom\u00e9trique rigoureuse.<\/p>\n<h2>7. D\u00e9codage m\u00e9thodique et interpr\u00e9tation des r\u00e9sultats SAS<\/h2>\n<p>La sortie standard g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par PROC TTEST pour un \u00e9chantillon unique s&rsquo;organise en trois tables d&rsquo;analyse distinctes et compl\u00e9mentaires. Chacun de ces tableaux fournit une strate d&rsquo;information statistique essentielle, allant de l&rsquo;anatomie descriptive de l&rsquo;\u00e9chantillon \u00e0 l&rsquo;\u00e9valuation probabiliste formelle de l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle.<\/p>\n<h3>7.1 Le tableau des statistiques descriptives fondamentales<\/h3>\n<p>Le premier tableau de la sortie ODS restitue les caract\u00e9ristiques num\u00e9riques directes de la variable d\u00e9pendante. La premi\u00e8re colonne, intitul\u00e9e N, atteste de la taille d&rsquo;\u00e9chantillon effective prise en compte dans l&rsquo;\u00e9valuation du mod\u00e8le, soit exactement 12 observations botaniques dans notre cadre exp\u00e9rimental.<\/p>\n<p>La colonne Mean indique la moyenne arithm\u00e9tique calcul\u00e9e sur l&rsquo;\u00e9chantillon. Pour nos donn\u00e9es (somme des hauteurs \u00e9gale \u00e0 175 divis\u00e9e par 12), la valeur observ\u00e9e est de 14,5833 centim\u00e8tres. La colonne Std Dev rapporte l&rsquo;\u00e9cart-type de l&rsquo;\u00e9chantillon s, calcul\u00e9 avec la correction de Bessel au d\u00e9nominateur (n &#8211; 1), qui s&rsquo;\u00e9tablit pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 1,4434 centim\u00e8tre. Les valeurs minimale (12,00) et maximale (17,00) compl\u00e8tent le panorama descriptif de l&rsquo;\u00e9tendue des donn\u00e9es.<\/p>\n<p>La composante la plus critique de ce tableau demeure la colonne Std Err, qui quantifie l&rsquo;erreur type de la moyenne. Obtenue en divisant l&rsquo;\u00e9cart-type (1,4434) par la racine carr\u00e9e de 12 (environ 3,4641), cette grandeur s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 0,4167 centim\u00e8tre. Elle mesure la dispersion attendue de la distribution d&rsquo;\u00e9chantillonnage de la moyenne autour de l&rsquo;esp\u00e9rance de la population, constituant l&rsquo;\u00e9talon d&rsquo;incertitude qui servira de d\u00e9nominateur \u00e0 l&rsquo;\u00e9valuation du score de Student.<\/p>\n<h3>7.2 L&rsquo;intervalle de confiance de la moyenne<\/h3>\n<p>Le deuxi\u00e8me tableau de sortie pr\u00e9sente les limites de l&rsquo;intervalle de confiance pour la moyenne empirique, calibr\u00e9 au niveau sp\u00e9cifi\u00e9 par l&rsquo;option ALPHA, soit un degr\u00e9 de confiance \u00e0 95 % dans notre impl\u00e9mentation. Ce tableau affiche la moyenne observ\u00e9e flanqu\u00e9e de ses deux bornes critiques : 95% CL Mean (Confidence Limits).<\/p>\n<p>Pour notre \u00e9chantillon de 12 sp\u00e9cimens avec 11 degr\u00e9s de libert\u00e9, la valeur critique bilat\u00e9rale t issue de la loi de Student au seuil de 5 % est de 2,2010. Les bornes de l&rsquo;intervalle de confiance sont obtenues en retranchant et en ajoutant \u00e0 la moyenne empirique (14,5833) le produit de cette valeur critique par l&rsquo;erreur type (2,2010 multipli\u00e9 par 0,4167, soit une marge d&rsquo;erreur de 0,9171). L&rsquo;intervalle de confiance \u00e0 95 % s&rsquo;\u00e9tend ainsi rigoureusement de 13,6662 centim\u00e8tres pour la borne inf\u00e9rieure \u00e0 15,5004 centim\u00e8tres pour la borne sup\u00e9rieure.<\/p>\n<p>L&rsquo;interpr\u00e9tation probabiliste de cet intervalle est d&rsquo;une grande port\u00e9e : si nous devions r\u00e9p\u00e9ter cette exp\u00e9rience botanique un nombre infini de fois dans des conditions parfaitement identiques, 95 % des intervalles ainsi construits recouvriraient la v\u00e9ritable moyenne inconnue mu de la population sous-jacente. Sur le plan de la d\u00e9cision d&rsquo;hypoth\u00e8se, nous observons imm\u00e9diatement que la valeur de r\u00e9f\u00e9rence de l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle (H0 = 15) est incluse \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur des bornes de l&rsquo;intervalle [13,67 ; 15,50], ce qui constitue un indice g\u00e9om\u00e9trique pr\u00e9alable de non-rejet de l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle.<\/p>\n<h3>7.3 Le tableau inf\u00e9rentiel du test t<\/h3>\n<p>Le troisi\u00e8me tableau constitue le c\u0153ur d\u00e9cisionnel de la proc\u00e9dure PROC TTEST. Intitul\u00e9 Test of H0: Mean = 15, il formalise les r\u00e9sultats du calcul de l&rsquo;\u00e9cart standardis\u00e9 et de sa probabilit\u00e9 d&rsquo;occurrence sous l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle.<\/p>\n<p>La colonne DF (Degrees of Freedom) confirme la valeur arithm\u00e9tique 11, obtenue par la d\u00e9duction d&rsquo;une unit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;effectif total (12 &#8211; 1). La colonne t Value indique la valeur de la statistique empirique calcul\u00e9e selon l&rsquo;\u00e9quation de Student. Dans notre cas d&rsquo;\u00e9tude, la diff\u00e9rence entre la moyenne de l&rsquo;\u00e9chantillon et la constante de r\u00e9f\u00e9rence est \u00e9gale \u00e0 14,5833 moins 15, soit un \u00e9cart net de -0,4167 centim\u00e8tre. En divisant cet \u00e9cart par l&rsquo;erreur type de 0,4167, le t Value r\u00e9sultant s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve rigoureusement \u00e0 -1,00.<\/p>\n<p>Enfin, la colonne Pr &gt; |t| consigne la p-value bilat\u00e9rale associ\u00e9e \u00e0 cette statistique. Dans notre sortie SAS, la valeur affich\u00e9e est de 0,3389. \u00c9tant donn\u00e9 que cette p-value de 0,3389 exc\u00e8de largement le seuil de signification de 0,05 pr\u00e9alablement consenti, la r\u00e8gle de d\u00e9cision statistique s&rsquo;\u00e9nonce sans ambigu\u00eft\u00e9 : nous \u00e9chouons \u00e0 rejeter l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle H0. Les donn\u00e9es botaniques recueillies ne fournissent aucune preuve statistiquement probante que la hauteur moyenne de nos plantes diff\u00e8re de la norme historique de 15 centim\u00e8tres.<\/p>\n<h2>8. Quantification de la pertinence clinique et calcul de la taille d&rsquo;effet<\/h2>\n<p>Dans l&rsquo;analyse quantitative moderne, la publication d&rsquo;une seule valeur de p est universellement reconnue comme insuffisante par la communaut\u00e9 m\u00e9thodologique internationale. La p-value d\u00e9pendant conjointement de la force du signal et de la taille de l&rsquo;\u00e9chantillon, un \u00e9chantillon g\u00e9ant peut produire des p-values infinit\u00e9simales pour des diff\u00e9rences microscopiques d\u00e9nu\u00e9es de toute pertinence pratique. Il est donc indispensable d&rsquo;\u00e9valuer la taille d&rsquo;effet standardis\u00e9e.<\/p>\n<h3>8.1 N\u00e9cessit\u00e9 m\u00e9thodologique du d de Cohen<\/h3>\n<p>La distinction entre significativit\u00e9 statistique et pertinence empirique constitue l&rsquo;un des piliers de l&rsquo;\u00e9pist\u00e9mologie exp\u00e9rimentale. L&rsquo;\u00e9valuation de l&rsquo;ampleur standardis\u00e9e d&rsquo;une divergence statistique n\u00e9cessite l&#8217;emploi d&rsquo;indices invariants d&rsquo;\u00e9chelle. Pour le test t pour \u00e9chantillon unique, la m\u00e9trique standardis\u00e9e universellement pr\u00e9conis\u00e9e est le <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/D_de_Cohen\">d de Cohen<\/a>.<\/p>\n<p>Sur le plan math\u00e9matique, le d de Cohen pour un \u00e9chantillon unique s&rsquo;exprime par le quotient de la diff\u00e9rence brute entre la moyenne observ\u00e9e et la valeur de r\u00e9f\u00e9rence de l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle par l&rsquo;\u00e9cart-type de l&rsquo;\u00e9chantillon : d = (x barre &#8211; mu z\u00e9ro) \/ s. Contrairement au score t qui divise l&rsquo;\u00e9cart par l&rsquo;erreur type (laquelle d\u00e9cro\u00eet ind\u00e9finiment lorsque la taille n augmente), le d de Cohen normalise la diff\u00e9rence par l&rsquo;\u00e9cart-type intrins\u00e8que du ph\u00e9nom\u00e8ne, mesurant ainsi le d\u00e9placement de la distribution en unit\u00e9s d&rsquo;\u00e9cart-type ind\u00e9pendamment de la taille n du groupe.<\/p>\n<p>Jacob Cohen a \u00e9tabli des balises interpr\u00e9tatives conventionnelles largement admises en psychologie et en sciences comportementales. Un d de 0,20 est consid\u00e9r\u00e9 comme refl\u00e9tant un effet de faible magnitude ; une valeur de 0,50 d\u00e9signe un effet moyen, perceptible \u00e0 l&rsquo;\u0153il nu par un observateur averti ; enfin, un d \u00e9gal ou sup\u00e9rieur \u00e0 0,80 caract\u00e9rise un effet massif, o\u00f9 la s\u00e9paration distributionnelle entre la condition observ\u00e9e et la norme est particuli\u00e8rement prononc\u00e9e. Dans notre exemple botanique, le calcul manuel livre un d \u00e9gal \u00e0 (14,5833 &#8211; 15) \/ 1,4434, soit approximativement d = -0,29, indiquant un effet r\u00e9gressif mineur qui ne saurait \u00eatre qualifi\u00e9 de scientifiquement substantiel.<\/p>\n<h3>8.2 Extraction et programmation de la taille d&rsquo;effet dans SAS<\/h3>\n<p>Bien que des versions r\u00e9centes de SAS int\u00e8grent des options de calcul automatis\u00e9 des tailles d&rsquo;effet au sein de PROC TTEST, la ma\u00eetrise de l&rsquo;extraction automatis\u00e9e des m\u00e9triques au moyen du sous-syst\u00e8me ODS (Output Delivery System) repr\u00e9sente une comp\u00e9tence cardinale pour tout biostatisticien professionnel.<\/p>\n<p>Pour capturer les valeurs brutes g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par la proc\u00e9dure afin de calculer par programmation le d de Cohen, on recourt \u00e0 l&rsquo;instruction ODS OUTPUT. La syntaxe pr\u00e9liminaire ODS TRACE ON permet dans un premier temps d&rsquo;identifier le nom interne des tables ODS produites par PROC TTEST, \u00e0 savoir Statistics et ConfLimits. L&rsquo;analyste ins\u00e8re alors l&rsquo;instruction : ODS OUTPUT ConfLimits=TableauCL TTests=TableauT ; directement avant l&rsquo;appel de PROC TTEST.<\/p>\n<p>Une \u00e9tape DATA ult\u00e9rieure fusionne ensuite ces tables de synth\u00e8se pour calculer instantan\u00e9ment la formule du d de Cohen et d\u00e9river l&rsquo;intervalle de confiance non centralis\u00e9 de la taille d&rsquo;effet au moyen des fonctions math\u00e9matiques internes de SAS, notamment la fonction TINV et la fonction d&rsquo;\u00e9valuation de la distribution t non centrale (TPROB). L&rsquo;analyste dispose ainsi d&rsquo;un pipeline analytique totalement automatis\u00e9 garantissant l&rsquo;adjonction de la taille d&rsquo;effet standardis\u00e9e \u00e0 toute restitution de test inf\u00e9rentiel.<\/p>\n<h2>9. Gestion des violations de postulats : Proc\u00e9dures robustes et non param\u00e9triques<\/h2>\n<p>Lorsque les v\u00e9rifications distributionnelles r\u00e9v\u00e8lent des violations irr\u00e9ductibles de l&rsquo;hypoth\u00e8se de normalit\u00e9 au sein d&rsquo;un \u00e9chantillon de petite taille, ou lorsque la pr\u00e9sence de valeurs aberrantes persistantes vicie les calculs de variance, la pers\u00e9v\u00e9rance dans la voie param\u00e9trique standard de Student constitue une faute m\u00e9thodologique. SAS met \u00e0 la disposition des chercheurs un arsenal de proc\u00e9dures de substitution particuli\u00e8rement robuste.<\/p>\n<h3>9.1 Test des rangs sign\u00e9s de Wilcoxon via PROC UNIVARIATE<\/h3>\n<p>L&rsquo;alternative non param\u00e9trique canonique au test t pour \u00e9chantillon unique est le test des rangs sign\u00e9s de Wilcoxon. Ce test d&rsquo;ad\u00e9quation ne postule aucune loi distributionnelle particuli\u00e8re pour la population parente, si ce n&rsquo;est une exigence de continuit\u00e9 et de sym\u00e9trie de la distribution sous-jacente. Au lieu de tester la moyenne arithm\u00e9tique, le test des rangs sign\u00e9s \u00e9value l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle portant sur la m\u00e9diane th\u00e9orique : H0 : Med = Med z\u00e9ro.<\/p>\n<p>La mise en \u0153uvre de cette analyse sous SAS ne requiert pas la proc\u00e9dure PROC TTEST, mais s&rsquo;ex\u00e9cute nativement au sein de PROC UNIVARIATE en valorisant l&rsquo;option MU0=. Pour tester notre cohorte botanique face \u00e0 une m\u00e9diane th\u00e9orique de 15, la syntaxe s&rsquo;\u00e9crit formellement : PROC UNIVARIATE DATA=HauteursPlantes MU0=15 ; VAR Hauteur ; RUN ;. SAS calcule alors les \u00e9carts de chaque observation par rapport \u00e0 15, classe la valeur absolue de ces \u00e9carts par ordre de rang croissant, et assigne \u00e0 ces rangs le signe de l&rsquo;\u00e9cart d&rsquo;origine.<\/p>\n<p>Dans la section Tests for Location de la sortie de PROC UNIVARIATE, SAS consigne la statistique de Wilcoxon not\u00e9e S, accompagn\u00e9e de sa p-value exacte ou asymptotique Pr &gt;= |S|. Si cette p-value demeure sup\u00e9rieure \u00e0 0,05, l&rsquo;analyste conclut \u00e0 la non-diff\u00e9rence de la m\u00e9diane observ\u00e9e par rapport \u00e0 la m\u00e9diane th\u00e9orique avec un degr\u00e9 de s\u00e9curit\u00e9 m\u00e9thodologique absolu affranchi de toute contrainte de normalit\u00e9 gaussienne.<\/p>\n<h3>9.2 Approches par r\u00e9\u00e9chantillonnage et bootstrap<\/h3>\n<p>Une alternative computationnelle moderne de premier plan r\u00e9side dans les techniques de r\u00e9\u00e9chantillonnage statistique non param\u00e9trique par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Bootstrap_(statistiques)\">bootstrap<\/a>, formalis\u00e9es initialement par Bradley Efron. Le bootstrap s&rsquo;affranchit totalement de toute hypoth\u00e8se math\u00e9matique concernant la distribution m\u00e8re en traitant l&rsquo;\u00e9chantillon empirique observ\u00e9 comme une pseudo-population finie \u00e0 partir de laquelle sont tir\u00e9s, avec remise, des milliers de r\u00e9plicats de m\u00eame taille n.<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me SAS, l&rsquo;architecture bootstrap s&rsquo;impl\u00e9mente avec \u00e9l\u00e9gance en couplant la proc\u00e9dure de sondage PROC SURVEYSELECT avec la proc\u00e9dure PROC MEANS ou PROC TTEST. L&rsquo;instruction PROC SURVEYSELECT DATA=HauteursPlantes OUT=ReplicatsBootstrap METHOD=URS SAMPRATE=1 REPS=10000 OUTHITS ; permet d&rsquo;engendrer de mani\u00e8re pseudo-al\u00e9atoire 10 000 r\u00e9plicats d&rsquo;\u00e9chantillonnage ind\u00e9pendants de notre s\u00e9rie de 12 hauteurs de plantes.<\/p>\n<p>Une ex\u00e9cution group\u00e9e via l&rsquo;instruction BY _REPLICATE_ permet ensuite d&rsquo;extraire la distribution empirique de 10 000 moyennes r\u00e9\u00e9chantillonn\u00e9es. En mobilisant la proc\u00e9dure PROC UNIVARIATE sur ces moyennes, le chercheur peut d\u00e9duire l&rsquo;intervalle de confiance bootstrap percentile ou BCa (bias-corrected and accelerated). Si cet intervalle empirique int\u00e8gre la valeur 15 au sein de son spectre, l&rsquo;inf\u00e9rence converge parfaitement avec le r\u00e9sultat de Student classique, attestant d&rsquo;une robustesse m\u00e9thodologique irr\u00e9prochable.<\/p>\n<h3>9.3 D\u00e9tection et traitement des points d&rsquo;influence<\/h3>\n<p>La pr\u00e9sence d&rsquo;une valeur isol\u00e9e manifestant une divergence excessive par rapport au corps de l&rsquo;\u00e9chantillon peut d\u00e9stabiliser totalement le test t. Sous SAS, les techniques de mod\u00e9lisation statistique robuste permettent d&rsquo;\u00e9valuer la moyenne tronqu\u00e9e (trimmed mean) ou la moyenne winsoris\u00e9e (winsorized mean) via les options de PROC UNIVARIATE telles que TRIM= ou WINSOR=.<\/p>\n<p>La proc\u00e9dure d&rsquo;\u00e9lagage ordonne les donn\u00e9es et exclut un pourcentage d\u00e9termin\u00e9 d&rsquo;observations situ\u00e9es aux extr\u00eames inf\u00e9rieurs et sup\u00e9rieurs (par exemple 10 % des deux c\u00f4t\u00e9s), recalculant ensuite la moyenne et son erreur type sur le sous-ensemble \u00e9pur\u00e9. Parall\u00e8lement, l&rsquo;estimation robuste de type M, disponible via la proc\u00e9dure PROC ROBUSTREG, offre la facult\u00e9 de pond\u00e9rer it\u00e9rativement les observations en minimisant l&rsquo;impact fonctionnel des r\u00e9sidus disproportionn\u00e9s au moyen de fonctions d&rsquo;influence de type Huber ou bis\u00e9qu\u00e9e de Tukey.<\/p>\n<p>La bonne pratique scientifique pr\u00e9conise de mener une analyse de sensibilit\u00e9 syst\u00e9matique : ex\u00e9cuter le test t pour \u00e9chantillon unique avec la totalit\u00e9 des donn\u00e9es, puis reconduire le test apr\u00e8s neutralisation raisonn\u00e9e ou mod\u00e9lisation robuste du point discordant. Si les conclusions inf\u00e9rentielles demeurent concordantes, la confiance dans la solidit\u00e9 du diagnostic statistique s&rsquo;en trouve consolid\u00e9e.<\/p>\n<h2>10. Tests directionnels unilat\u00e9raux : M\u00e9canismes et implications d\u00e9cisionnelles<\/h2>\n<p>Bien que le test bilat\u00e9ral repr\u00e9sente la d\u00e9marche prudente par excellence en l&rsquo;absence d&rsquo;a priori conceptuel, de nombreuses investigations scientifiques formulent des hypoth\u00e8ses directionnelles strictes. La manipulation de ces tests sous SAS exige une compr\u00e9hension limpide des risques probabilistes sous-jacents.<\/p>\n<h3>10.1 Justification th\u00e9orique du choix unilat\u00e9ral<\/h3>\n<p>L&rsquo;adoption d&rsquo;un test directionnel unilat\u00e9ral n&rsquo;est jamais une commodit\u00e9 arithm\u00e9tique visant \u00e0 obtenir artificiellement une significativit\u00e9 statistique en divisant la p-value bilat\u00e9rale par deux. Une telle d\u00e9rive incarne une faute m\u00e9thodologique majeure assimilable au chalutage de donn\u00e9es ou p-hacking. Le choix de l&rsquo;unilat\u00e9ralit\u00e9 doit d\u00e9couler rigoureusement d&rsquo;une n\u00e9cessit\u00e9 th\u00e9orique ou pratique imp\u00e9rieuse, formul\u00e9e par \u00e9crit pr\u00e9alablement \u00e0 toute inspection visuelle ou computationnelle des donn\u00e9es.<\/p>\n<p>Un test unilat\u00e9ral sup\u00e9rieur s&rsquo;impose, par exemple, lors de l&rsquo;homologation d&rsquo;un compos\u00e9 anticanc\u00e9reux exp\u00e9rimental dont la toxicit\u00e9 a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 jug\u00e9e acceptable et pour lequel seule la d\u00e9monstration d&rsquo;un gain d&rsquo;efficacit\u00e9 th\u00e9rapeutique par rapport \u00e0 un seuil standard mu z\u00e9ro pr\u00e9sente un int\u00e9r\u00eat clinique. L&rsquo;\u00e9ventualit\u00e9 d&rsquo;un effet nul ou d\u00e9l\u00e9t\u00e8re conduirait invariablement au m\u00eame r\u00e9sultat d\u00e9cisionnel d&rsquo;abandon de la mol\u00e9cule, justifiant d&rsquo;allouer la totalit\u00e9 de la marge d&rsquo;erreur alpha \u00e0 la d\u00e9tection exclusive d&rsquo;une sup\u00e9riorit\u00e9 m\u00e9trique.<\/p>\n<p>Sur le plan g\u00e9om\u00e9trique, concentrer la zone de rejet alpha de 5 % dans une seule queue de la distribution th\u00e9orique de Student d\u00e9place la valeur critique vers l&rsquo;origine. Pour 11 degr\u00e9s de libert\u00e9, la valeur critique bilat\u00e9rale s&rsquo;\u00e9tablit \u00e0 2,2010, alors que la valeur critique unilat\u00e9rale n&rsquo;est plus que de 1,7959. Ce d\u00e9placement accro\u00eet notablement la puissance statistique du test pour d\u00e9celer un effet allant dans la direction anticip\u00e9e, tout en rendant le rejet de l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle absolument impossible si l&rsquo;effet r\u00e9el s&rsquo;exprime dans la direction oppos\u00e9e, quelle que soit son ampleur.<\/p>\n<h3>10.2 Configuration technique sous SAS<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;architecture de PROC TTEST, l&rsquo;ex\u00e9cution d&rsquo;un test directionnel s&rsquo;articule par l&rsquo;assignation de la lettre appropri\u00e9e au param\u00e8tre SIDES=. Supposons que notre protocole agronomique ait pos\u00e9 pour hypoth\u00e8se a priori exclusive que le traitement exp\u00e9rimental devait accro\u00eetre la hauteur de la plante au-del\u00e0 du seuil de 15 centim\u00e8tres. L&rsquo;appel s&rsquo;\u00e9noncerait sous la forme syntaxique : PROC TTEST DATA=HauteursPlantes H0=15 SIDES=U ALPHA=0.05 ; VAR Hauteur ; RUN ;.<\/p>\n<p>L&rsquo;affichage des r\u00e9sultats SAS se transforme alors instantan\u00e9ment pour s&rsquo;aligner sur cette configuration directionnelle. Le titre du tableau inf\u00e9rentiel stipule express\u00e9ment Test of H0: Mean &lt;= 15 vs Ha: Mean &gt; 15. La valeur de la statistique t empirique reste rigoureusement inchang\u00e9e \u00e0 -1,00, car elle ne d\u00e9pend que des grandeurs observ\u00e9es de l&rsquo;\u00e9chantillon. En revanche, la probabilit\u00e9 associ\u00e9e n&rsquo;est plus rapport\u00e9e sous l&rsquo;\u00e9tiquette Pr &gt; |t|, mais sous l&rsquo;intitul\u00e9 sp\u00e9cifique Pr &gt; t.<\/p>\n<p>Puisque la moyenne empirique observ\u00e9e (14,5833) est inf\u00e9rieure \u00e0 la valeur postul\u00e9e de 15, le score t est n\u00e9gatif, et la probabilit\u00e9 d&rsquo;observer un score t sup\u00e9rieur \u00e0 -1,00 sous la distribution nulle s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 0,8306. La sortie SAS d\u00e9montre sans \u00e9quivoque que la moyenne exp\u00e9rimentale est situ\u00e9e du c\u00f4t\u00e9 oppos\u00e9 \u00e0 la r\u00e9gion critique sup\u00e9rieure, confirmant avec \u00e9clat le non-rejet de l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle. Si le chercheur avait pr\u00e9alablement stipul\u00e9 une hypoth\u00e8se unilat\u00e9rale inf\u00e9rieure (SIDES=L), la p-value \u00e9dit\u00e9e aurait \u00e9t\u00e9 de Pr &lt; t = 0,1694 (soit la stricte moiti\u00e9 de la p-value bilat\u00e9rale de 0,3389), un r\u00e9sultat qui demeure l\u00e0 encore largement non significatif face au seuil d&rsquo;alpha fix\u00e9 \u00e0 0,05.<\/p>\n<h2>11. Rapportage acad\u00e9mique et communication des r\u00e9sultats selon les normes APA<\/h2>\n<p>L&rsquo;aboutissement naturel d&rsquo;une mod\u00e9lisation statistique dans SAS r\u00e9side dans sa communication scientifique normalis\u00e9e \u00e0 destination de la communaut\u00e9 acad\u00e9mique, des revues \u00e0 comit\u00e9 de lecture ou des agences de r\u00e9gulation. La formalisation des r\u00e9sultats doit se conformer de mani\u00e8re inflexible aux canons \u00e9ditoriaux de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/apastyle.apa.org\">American Psychological Association (normes APA 7e \u00e9dition)<\/a>.<\/p>\n<h3>11.1 R\u00e9daction textuelle standardis\u00e9e<\/h3>\n<p>La restitution textuelle des r\u00e9sultats d&rsquo;un test t pour \u00e9chantillon unique selon le style APA exige une concision absolue alli\u00e9e \u00e0 la compl\u00e9tude des param\u00e8tres n\u00e9cessaires \u00e0 l&rsquo;interpr\u00e9tation critique du lecteur. Le patron narratif universellement admis prescrit d&rsquo;exposer la finalit\u00e9 du test, les statistiques descriptives associ\u00e9es (moyenne et \u00e9cart-type entre parenth\u00e8ses), la valeur exacte de la statistique t, les degr\u00e9s de libert\u00e9 entre parenth\u00e8ses imm\u00e9diatement accol\u00e9s \u00e0 la lettre t en italique, la p-value exacte ainsi que l&rsquo;indice de taille d&rsquo;effet et son intervalle de confiance.<\/p>\n<p>Pour notre exp\u00e9rimentation botanique, la r\u00e9daction standardis\u00e9e selon les normes APA 7e \u00e9dition prend la forme canonique suivante : \u00ab Un test t de Student pour \u00e9chantillon unique a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 afin de d\u00e9terminer si la hauteur moyenne des sp\u00e9cimens botaniques apr\u00e8s quatre semaines de culture sous protocole exp\u00e9rimental diff\u00e9rait significativement de la norme de r\u00e9f\u00e9rence historique de 15 cm. Les analyses r\u00e9v\u00e8lent que la hauteur moyenne observ\u00e9e au sein de notre \u00e9chantillon (M = 14,58 cm, SD = 1,44 cm) n&rsquo;est pas statistiquement diff\u00e9rente de la valeur th\u00e9orique postul\u00e9e, t(11) = -1,00, p = ,339, d de Cohen = -0,29, IC \u00e0 95 % [-0,88 ; 0,31]. Ces r\u00e9sultats confirment l&rsquo;absence d&rsquo;impact significatif du protocole de fertilisation sur la cin\u00e9tique d&rsquo;\u00e9longation v\u00e9g\u00e9tative des plantes. \u00bb<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;hypoth\u00e8se inverse o\u00f9 le r\u00e9sultat se serait r\u00e9v\u00e9l\u00e9 hautement significatif, par exemple avec une moyenne empirique de 18,20 centim\u00e8tres (t(11) = 4,25, p &lt; ,001, d = 1,23), la formulation narrera avec rigueur le d\u00e9passement caract\u00e9ris\u00e9 de la norme avec une mention de p-value inf\u00e9rieure \u00e0 un milli\u00e8me, proscrivant formellement l&rsquo;usage de formulations scientifiquement erron\u00e9es du type p = 0,000.<\/p>\n<h3>11.2 Visualisation graphique acad\u00e9mique<\/h3>\n<p>Une communication scientifique d&rsquo;\u00e9lite ne saurait se contenter de tableaux num\u00e9riques bruts ; elle se doit de mobiliser la puissance de la visualisation de donn\u00e9es. Bien que l&rsquo;activation d&rsquo;ODS GRAPHICS g\u00e9n\u00e8re automatiquement des figures standardis\u00e9es dans SAS, la ma\u00eetrise de la proc\u00e9dure d\u00e9di\u00e9e PROC SGPLOT offre une libert\u00e9 totale de personnalisation graphique r\u00e9pondant aux crit\u00e8res esth\u00e9tiques des revues de rang A.<\/p>\n<p>Un graphique acad\u00e9mique d&rsquo;excellence pour un test t pour \u00e9chantillon unique prend typiquement la forme d&rsquo;un diagramme de distribution combinant la repr\u00e9sentation des points individuels (scatter plot avec dispersion jitter pour \u00e9viter le chevauchement), un marqueur d&rsquo;estimation ponctuelle de la moyenne flanqu\u00e9 de ses barres d&rsquo;erreur repr\u00e9sentant l&rsquo;intervalle de confiance \u00e0 95 %, et une ligne de r\u00e9f\u00e9rence horizontale en tiret\u00e9 marquant ostensiblement le niveau critique de l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle (H0 = 15). La commande REFLINE 15 \/ AXIS=Y LINEATTRS=(PATTERN=SHORTDASH COLOR=RED THICKNESS=2) ; de PROC SGPLOT remplit id\u00e9alement cet office.<\/p>\n<p>Le chercheur prendra un soin particulier \u00e0 \u00e9purer la charte visuelle : fond blanc exempt de quadrillage parasite, typographie sans empattement conforme aux exigences typographiques contemporaines, d\u00e9signation explicite des axes assortie de leurs unit\u00e9s m\u00e9triques pr\u00e9cises (par exemple, Hauteur des tiges (en centim\u00e8tres)), et l\u00e9gende limpide permettant une lecture autonome de la figure ind\u00e9pendamment du texte principal du manuscrit.<\/p>\n<figure class=\"wpt-preserved-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/french.arabpsychology.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/oneSampleSAS2.jpg\" alt=\"\" \/><\/figure>\n<h2>12. Bonnes pratiques, erreurs fr\u00e9quentes et automatisation dans SAS<\/h2>\n<p>L&rsquo;optimisation du rendement analytique et la garantie de la reproductibilit\u00e9 constituent les ultimes pr\u00e9requis de la pratique biostatistique moderne sous SAS. Cette section analyse les \u00e9cueils op\u00e9rationnels les plus pernicieux, propose une strat\u00e9gie d&rsquo;industrialisation macro-param\u00e9tr\u00e9e et rappelle les r\u00e8gles de conformit\u00e9 relatives \u00e0 l&rsquo;audit statistique.<\/p>\n<h3>12.1 Erreurs courantes de syntaxe et d&rsquo;interpr\u00e9tation<\/h3>\n<p>La litt\u00e9rature scientifique internationale recense une multitude de fautes m\u00e9thodologiques et d&rsquo;erreurs de syntaxe r\u00e9currentes lors de la mise en \u0153uvre de la proc\u00e9dure PROC TTEST. L&rsquo;erreur la plus banale, mais aux cons\u00e9quences analytiques d\u00e9sastreuses, consiste en l&rsquo;omission pure et simple de l&rsquo;option H0=. L&rsquo;analyste novice pr\u00e9sume fr\u00e9quemment \u00e0 tort que SAS devine par t\u00e9l\u00e9ologie la valeur th\u00e9orique issue de son protocole ; or, l&rsquo;ex\u00e9cution silencieuse de la proc\u00e9dure par d\u00e9faut face \u00e0 z\u00e9ro transforme une v\u00e9rification de conformit\u00e9 en un test sans objet, induisant des conclusions erron\u00e9es transmises aux d\u00e9cideurs ou comit\u00e9s \u00e9ditoriaux.<\/p>\n<p>Une confusion conceptuelle majeure r\u00e9side \u00e9galement dans l&rsquo;incompr\u00e9hension de la distinction fondamentale entre l&rsquo;\u00e9cart-type de l&rsquo;\u00e9chantillon (Std Dev) et l&rsquo;erreur type de la moyenne (Std Error). L&rsquo;\u00e9cart-type quantifie la variabilit\u00e9 biologique ou physique intrins\u00e8que interindividuelle des donn\u00e9es d&rsquo;observation, restant stable \u00e0 mesure que n s&rsquo;accro\u00eet. En revanche, l&rsquo;erreur type quantifie la pr\u00e9cision th\u00e9orique de l&rsquo;estimation de la moyenne, tendant vers z\u00e9ro au fur et \u00e0 mesure que la taille de l&rsquo;\u00e9chantillon tend vers l&rsquo;infini. Rapporter une erreur type en lieu et place d&rsquo;un \u00e9cart-type dans une table descriptive produit l&rsquo;illusion trompeuse d&rsquo;une variabilit\u00e9 exp\u00e9rimentale consid\u00e9rablement plus faible qu&rsquo;elle ne l&rsquo;est dans la r\u00e9alit\u00e9 biologique.<\/p>\n<p>Enfin, l&rsquo;\u00e9cueil de la surinterpr\u00e9tation d&rsquo;une p-value marginale (par exemple, p = 0,06) comme une \u00ab tendance statistique \u00bb ou une \u00ab quasi-significativit\u00e9 \u00bb doit \u00eatre banni. Dans le cadre de l&rsquo;\u00e9cole d\u00e9cisionnelle de Neyman-Pearson, le choix du seuil alpha de 0,05 constitue une fronti\u00e8re dichotomique stricte : en l&rsquo;absence de rejet formel, le r\u00e9sultat demeure non significatif, et toute sp\u00e9culation rh\u00e9torique sur une signification avort\u00e9e rel\u00e8ve du biais cognitif.<\/p>\n<h3>12.2 Automatisation et industrialisation avec les macros SAS<\/h3>\n<p>Dans les contextes de production analytique de haute intensit\u00e9, tels que le criblage m\u00e9tabolomique \u00e0 haut d\u00e9bit ou le contr\u00f4le qualit\u00e9 industriel de milliers de lots de fabrication manufactur\u00e9s, l&rsquo;\u00e9criture manuelle r\u00e9p\u00e9titive de dizaines de blocs PROC TTEST n&rsquo;est plus envisageable. Le langage macro de SAS (SAS Macro Language) offre un levier puissant pour concevoir des routines it\u00e9ratives hautement param\u00e9tr\u00e9es et robustes.<\/p>\n<p>Une macro-commande univari\u00e9e professionnelle peut \u00eatre d\u00e9clar\u00e9e au moyen de l&rsquo;instruction %MACRO TestUnique(Dataset=, Var=, Mu0=, Alpha=0.05) ;. Au sein du corps macro-analytique, les variables sont dynamiquement inject\u00e9es dans les instructions de PROC TTEST et de PROC UNIVARIATE. En int\u00e9grant le sous-syst\u00e8me ODS OUTPUT combin\u00e9 \u00e0 des structures de boucles macro, la routine peut balayer automatiquement l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 d&rsquo;un dictionnaire de variables continues, ex\u00e9cuter les v\u00e9rifications de normalit\u00e9 de Shapiro-Wilk et consigner automatiquement dans une table r\u00e9capitulative finale la moyenne, le t, la p-value, la d\u00e9cision d&rsquo;ad\u00e9quation et le d de Cohen calcul\u00e9.<\/p>\n<p>Une telle cha\u00eene de traitement garantit non seulement un gain de productivit\u00e9 consid\u00e9rable pour les \u00e9quipes biostatistiques, mais \u00e9radique tout risque de d\u00e9rive typographique humaine lors de la ressaisie manuelle des valeurs num\u00e9riques issues des journaux d&rsquo;ex\u00e9cution.<\/p>\n<h3>12.3 Assurance qualit\u00e9 et reproductibilit\u00e9 de l&rsquo;analyse<\/h3>\n<p>L&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 de la recherche quantitative contemporaine repose sur le postulat absolu de la tra\u00e7abilit\u00e9 et de la reproductibilit\u00e9 int\u00e9grale de chaque r\u00e9sultat publi\u00e9. Dans l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me SAS Studio ou SAS Enterprise Guide, chaque projet analytique doit faire l&rsquo;objet d&rsquo;un versionnage rigoureux sous gestionnaire de code source (tel que Git).<\/p>\n<p>Toute ex\u00e9cution finale de mod\u00e8les destin\u00e9s \u00e0 la publication ou au d\u00e9p\u00f4t r\u00e9glementaire aupr\u00e8s des autorit\u00e9s de sant\u00e9 doit s&rsquo;accompagner de l&rsquo;archivage syst\u00e9matique du code source brut assorti de la totalit\u00e9 de son journal d&rsquo;ex\u00e9cution (log file) horodat\u00e9. Ce journal constitue la preuve m\u00e9dico-l\u00e9gale attestant qu&rsquo;aucune variable n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9e subrepticement en cours de session et qu&rsquo;aucun message d&rsquo;incompatibilit\u00e9 de type n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 pass\u00e9 sous silence lors du traitement.<\/p>\n<p>Enfin, les calculs critiques doivent pouvoir \u00eatre soumis \u00e0 une v\u00e9rification crois\u00e9e (double-programming) par un biostatisticien ind\u00e9pendant mettant en \u0153uvre un script SAS r\u00e9dig\u00e9 de fa\u00e7on autonome. Seule la concordance parfaite des intervalles de confiance et des statistiques de Student calcul\u00e9es par deux d\u00e9veloppeurs ind\u00e9pendants certifie le niveau d&rsquo;assurance qualit\u00e9 requis par les plus hautes instances scientifiques internationales.<\/p>\n<h2>R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<p>American Psychological Association. (2020). <em>Publication manual of the American Psychological Association<\/em> (7th ed.). American Psychological Association. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0000165-000\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0000165-000<\/a><\/p>\n<p>Cohen, J. (1988). <em>Statistical power analysis for the behavioral sciences<\/em> (2nd ed.). Lawrence Erlbaum Associates.<\/p>\n<p>Efron, B., &amp; Tibshirani, R. J. (1994). <em>An introduction to the bootstrap<\/em>. Chapman and Hall\/CRC. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1201\/9780429246593\">https:\/\/doi.org\/10.1201\/9780429246593<\/a><\/p>\n<p>Fisher, R. A. (1925). <em>Statistical methods for research workers<\/em>. Oliver and Boyd.<\/p>\n<p>Neyman, J., &amp; Pearson, E. S. (1933). On the problem of the most efficient tests of statistical hypotheses. <em>Philosophical Transactions of the Royal Society of London. Series A, Containing Papers of a Mathematical or Physical Character<\/em>, 231(694-706), 289-337. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1098\/rsta.1933.0009\">https:\/\/doi.org\/10.1098\/rsta.1933.0009<\/a><\/p>\n<p>SAS Institute Inc. (2020). <em>SAS\/STAT 15.2 User&rsquo;s Guide: The TTEST Procedure<\/em>. SAS Institute Inc. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/support.sas.com\/documentation\/onlinedoc\/stat\/\">https:\/\/support.sas.com\/documentation\/onlinedoc\/stat\/<\/a><\/p>\n<p>SAS Institute Inc. (2020). <em>SAS\/STAT 15.2 User&rsquo;s Guide: The UNIVARIATE Procedure<\/em>. SAS Institute Inc. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/support.sas.com\/documentation\/onlinedoc\/stat\/\">https:\/\/support.sas.com\/documentation\/onlinedoc\/stat\/<\/a><\/p>\n<p>Shapiro, S. S., &amp; Wilk, M. B. (1965). An analysis of variance test for normality (complete samples). <em>Biometrika<\/em>, 52(3-4), 591-611. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.2307\/2333709\">https:\/\/doi.org\/10.2307\/2333709<\/a><\/p>\n<p>Stevens, S. S. (1946). On the theory of scales of measurement. <em>Science<\/em>, 103(2684), 677-680. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1126\/science.103.2684.677\">https:\/\/doi.org\/10.1126\/science.103.2684.677<\/a><\/p>\n<p>Student. (1908). The probable error of a mean. <em>Biometrika<\/em>, 6(1), 1-25. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1093\/biomet\/6.1.1\">https:\/\/doi.org\/10.1093\/biomet\/6.1.1<\/a><\/p>\n<p>Wilcoxon, F. (1945). Individual comparisons by ranking methods. <em>Biometrics Bulletin<\/em>, 1(6), 80-83. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.2307\/3001968\">https:\/\/doi.org\/10.2307\/3001968<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Guide complet pour ex\u00e9cuter, interpr\u00e9ter et rapporter un test t pour \u00e9chantillon unique avec la proc\u00e9dure PROC TTEST dans le logiciel statistique SAS.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[2141,1838],"tags":[5611,1917,9987,235,9988],"class_list":["post-9151","psych_stat","type-psych_stat","status-publish","hentry","category-methodologie-quantitative","category-statistiques","tag-biostatistique","tag-inference-statistique","tag-proc-ttest","tag-sas","tag-test-t-pour-echantillon-unique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_stat\/9151","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_stat"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_stat"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=9151"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_stat\/9151\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":9154,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_stat\/9151\/revisions\/9154"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=9151"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=9151"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=9151"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}