{"id":8373,"date":"2026-10-14T18:02:22","date_gmt":"2026-10-14T18:02:22","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/statistics\/comment-effectuer-test-exact-fisher-sas\/"},"modified":"2026-10-14T18:02:22","modified_gmt":"2026-10-14T18:02:22","slug":"comment-effectuer-test-exact-fisher-sas","status":"publish","type":"psych_stat","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_stat=comment-effectuer-test-exact-fisher-sas","title":{"rendered":"Comment effectuer le test exact de Fisher dans SAS"},"content":{"rendered":"<p>L&rsquo;analyse inf\u00e9rentielle des variables qualitatives constitue un pilier m\u00e9thodologique fondamental dans la recherche contemporaine, tout particuli\u00e8rement au sein des sciences biom\u00e9dicales, de l&rsquo;\u00e9pid\u00e9miologie clinique et de la psychologie quantitative. Lorsque les chercheurs s&rsquo;int\u00e9ressent aux associations potentielles entre deux variables cat\u00e9gorielles r\u00e9parties au sein d&rsquo;un tableau de contingence, le r\u00e9flexe analytique pr\u00e9dominant consiste traditionnellement \u00e0 mobiliser le test du Chi-deux d&rsquo;ind\u00e9pendance de Pearson. N\u00e9anmoins, la validit\u00e9 math\u00e9matique de cette \u00e9preuve repose sur une approximation asymptotique qui postule que la taille de l&rsquo;\u00e9chantillon tend vers l&rsquo;infini, garantissant ainsi que la distribution de la statistique observ\u00e9e converge convenablement vers une loi th\u00e9orique continue du Chi-deux. Dans les contextes exp\u00e9rimentaux ou quasi-exp\u00e9rimentaux caract\u00e9ris\u00e9s par des cohortes restreintes, des populations cliniques rares ou des distributions d&rsquo;effectifs fortement asym\u00e9triques, cette hypoth\u00e8se asymptotique s&rsquo;effondre, exposant l&rsquo;analyste \u00e0 des distorsions s\u00e9v\u00e8res du taux d&rsquo;erreur de premi\u00e8re esp\u00e8ce et \u00e0 des conclusions inf\u00e9rentielles potentiellement erron\u00e9es.<\/p>\n<p>Face \u00e0 ces d\u00e9faillances structurelles des m\u00e9thodes approximatives, le recours aux proc\u00e9dures exactes s&rsquo;impose non pas comme une simple alternative de commodit\u00e9, mais comme un imp\u00e9ratif \u00e9pist\u00e9mologique et m\u00e9thodologique. Con\u00e7u pour calculer la probabilit\u00e9 exacte d&rsquo;observer la configuration empirique obtenue (ou une configuration plus extr\u00eame) sans faire appel \u00e0 une quelconque approximation de grands \u00e9chantillons, le test exact de Ronald A. Fisher repr\u00e9sente la solution par excellence pour les tables de dimension 2&#215;2 et leurs g\u00e9n\u00e9ralisations multi-cat\u00e9gorielles. En exploitant les propri\u00e9t\u00e9s combinatoires de la distribution hyperg\u00e9om\u00e9trique discr\u00e8te sous l&rsquo;hypoth\u00e8se de fixit\u00e9 des marges, ce test garantit un contr\u00f4le nominal strict de l&rsquo;erreur alpha, quelle que soit la petitesse de la cohorte analys\u00e9e, y compris en pr\u00e9sence de cases totalement d\u00e9sertes.<\/p>\n<p>Dans le paysage des logiciels statistiques professionnels d\u00e9di\u00e9s \u00e0 la recherche de pointe, l&rsquo;environnement SAS (Statistical Analysis System) s&rsquo;est impos\u00e9 comme une r\u00e9f\u00e9rence industrielle et acad\u00e9mique majeure gr\u00e2ce \u00e0 la puissance, la robustesse algorithmique et la reproductibilit\u00e9 de ses proc\u00e9dures, notamment via le module SAS\/STAT et sa c\u00e9l\u00e8bre proc\u00e9dure PROC FREQ. L&rsquo;objectif de cet article est d&rsquo;offrir un guide exhaustif, th\u00e9orique et op\u00e9rationnel, destin\u00e9 aux chercheurs, m\u00e9thodologistes et biostatisticiens d\u00e9sireux de ma\u00eetriser la mise en \u0153uvre, l&rsquo;\u00e9valuation et l&rsquo;interpr\u00e9tation du test exact de Fisher sous SAS. En articulant les fondements math\u00e9matiques sous-jacents, les strat\u00e9gies de codage avanc\u00e9es, l&rsquo;analyse d\u00e9taill\u00e9e des sorties num\u00e9riques et les directives internationales de publication selon les normes de l&rsquo;American Psychological Association (APA 7e \u00e9dition), ce guide permettra d&rsquo;aborder avec une rigueur absolue le traitement des donn\u00e9es cat\u00e9gorielles sur petits \u00e9chantillons.<\/p>\n<h2>1. Fondements th\u00e9oriques et \u00e9pist\u00e9mologiques du test exact de Fisher<\/h2>\n<h3>1.1 Origine historique et principe probabiliste de Ronald Fisher<\/h3>\n<p>L&rsquo;\u00e9mergence du test exact de Fisher plonge ses racines dans les d\u00e9bats m\u00e9thodologiques foisonnants des ann\u00e9es 1930 \u00e0 la station exp\u00e9rimentale de Rothamsted en Angleterre. L&rsquo;anecdote fondatrice, immortalis\u00e9e par Ronald Aylmer Fisher dans son ouvrage s\u00e9minal de 1935 intitul\u00e9 <em>The Design of Experiments<\/em>, met en sc\u00e8ne une coll\u00e8gue biologiste, Muriel Bristol, qui affirmait \u00eatre capable de discerner gustativement si le lait avait \u00e9t\u00e9 vers\u00e9 dans la tasse avant ou apr\u00e8s l&rsquo;infusion du th\u00e9. Afin de soumettre cette all\u00e9gation empirique \u00e0 une \u00e9preuve de r\u00e9futation rigoureuse, Fisher con\u00e7ut un protocole exp\u00e9rimental \u00e0 l&rsquo;aveugle comprenant huit tasses pr\u00e9par\u00e9es : quatre avec le lait vers\u00e9 en premier, et quatre avec le th\u00e9 vers\u00e9 en premier, pr\u00e9sent\u00e9es dans un ordre al\u00e9atoire. Le sujet connaissait parfaitement la composition globale de l&rsquo;\u00e9preuve (quatre tasses de chaque modalit\u00e9), ce qui fixait <em>a priori<\/em> les totaux marginaux du tableau de contingence 2&#215;2 qui en r\u00e9sultait.<\/p>\n<figure class=\"wpt-preserved-image\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/french.arabpsychology.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/fisherSAS1.jpg\" alt=\"Fisher\" \/><figcaption>Fisher<\/figcaption><\/figure>\n<p>Pour \u00e9valuer la probabilit\u00e9 que la d\u00e9gustatrice r\u00e9ussisse par pur hasard l&rsquo;identification correcte d&rsquo;un nombre d\u00e9termin\u00e9 de tasses, Fisher s&rsquo;est affranchi des approximations continues en exploitant la loi de probabilit\u00e9 hyperg\u00e9om\u00e9trique discr\u00e8te. Sous l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle d&rsquo;absence totale de pouvoir discriminant, la probabilit\u00e9 d&rsquo;obtenir une configuration sp\u00e9cifique d&rsquo;effectifs conjoints <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"a, b, c, d\">$a, b, c, d$<\/span> dans une table 2&#215;2, sachant les marges de lignes <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"(a+b), (c+d)\">$(a+b), (c+d)$<\/span> et les marges de colonnes <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"(a+c), (b+d)\">$(a+c), (b+d)$<\/span> pour un effectif total <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"N\">$N$<\/span>, est r\u00e9gie par la formule combinatoire suivante :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"P = \\frac{\\binom{a+b}{a} \\binom{c+d}{c}}{\\binom{N}{a+c}} = \\frac{(a+b)! (c+d)! (a+c)! (b+d)!}{N! , a! , b! , c! , d!}\">$$P = \\frac{\\binom{a+b}{a} \\binom{c+d}{c}}{\\binom{N}{a+c}} = \\frac{(a+b)! (c+d)! (a+c)! (b+d)!}{N! , a! , b! , c! , d!}$$<\/span><\/p>\n<p>La rupture \u00e9pist\u00e9mologique introduite par Fisher r\u00e9side dans l&rsquo;abandon complet de l&rsquo;hypoth\u00e8se asymptotique. Alors que les statisticiens de l&rsquo;\u00e9poque, influenc\u00e9s par Karl Pearson, s&rsquo;appuyaient sur des approximations gaussiennes ou des distributions du Chi-deux n\u00e9cessitant de grands \u00e9chantillons pour converger math\u00e9matiquement, Fisher a d\u00e9montr\u00e9 qu&rsquo;il \u00e9tait possible de calculer une probabilit\u00e9 conditionnelle exacte, exempte de tout biais d&rsquo;approximation. Historiquement, cette m\u00e9thode a trouv\u00e9 ses premi\u00e8res applications d\u00e9terminantes dans les sciences agricoles et g\u00e9n\u00e9tiques, avant d&rsquo;essaimer dans les protocoles de recherche en sciences humaines et biom\u00e9dicales o\u00f9 les contraintes d&rsquo;\u00e9chantillonnage interdisent tout recours aux asymptotes.<\/p>\n<h3>1.2 Pertinence du test en m\u00e9thodologie de la recherche psychologique<\/h3>\n<p>Au sein de la m\u00e9thodologie de la recherche en psychologie, en psychiatrie clinique et en neurosciences cognitives, les praticiens sont fr\u00e9quemment confront\u00e9s \u00e0 des contraintes structurelles d&rsquo;\u00e9chantillonnage qui rendent l&rsquo;application des tests d&rsquo;association standards non seulement ill\u00e9gitime, mais scientifiquement risqu\u00e9e. L&rsquo;\u00e9tude de populations cliniques sp\u00e9cifiques, telles que les individus pr\u00e9sentant des troubles psychopathologiques \u00e0 pr\u00e9valence exceptionnellement faible (par exemple, le syndrome de Cotard, les \u00e9tats dissociatifs atypiques ou certaines variantes ultra-rares de la catatonie), implique souvent des cohortes totales qui n&rsquo;exc\u00e8dent gu\u00e8re une vingtaine ou une trentaine de sujets \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle d&rsquo;une institution hospitali\u00e8re ou d&rsquo;un consortium interuniversitaire.<\/p>\n<p>Dans ce type d&rsquo;\u00e9chantillonnage restreint, la r\u00e9partition des participants au sein d&rsquo;un croisement bivari\u00e9 (par exemple, la pr\u00e9sence d&rsquo;une r\u00e9ponse clinique favorable selon la pr\u00e9sence ou l&rsquo;absence d&rsquo;un biomarqueur g\u00e9n\u00e9tique ou neuropsychologique sp\u00e9cifique) engendre quasi in\u00e9vitablement des cellules \u00e0 tr\u00e8s faible effectif, parfois m\u00eame nulles. Alors que le test du Chi-deux de Pearson voit sa loi limite invalid\u00e9e par ces effectifs clairsem\u00e9s, le test exact de Fisher assure une \u00e9tanch\u00e9it\u00e9 m\u00e9thodologique absolue. Il maintient rigoureusement l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 de l&rsquo;inf\u00e9rence sans exiger l&rsquo;exclusion artificielle de sujets atypiques ou le regroupement hasardeux de cat\u00e9gories conceptuellement distinctes.<\/p>\n<p>De surcro\u00eet, les protocoles quasi-exp\u00e9rimentaux en sciences humaines souffrent fr\u00e9quemment de d\u00e9s\u00e9quilibres s\u00e9v\u00e8res dans l&rsquo;assignation naturelle des sujets. Lorsque les chercheurs \u00e9tudient des cohortes de d\u00e9tenus en milieu carc\u00e9ral ou des enfants plac\u00e9s en institutions d&rsquo;aide sociale, les tailles respectives des sous-groupes sont impos\u00e9es par des facteurs \u00e9cologiques externes impossibles \u00e0 manipuler. Le test de Fisher d\u00e9montre une robustesse remarquable face \u00e0 ces d\u00e9s\u00e9quilibres num\u00e9riques marqu\u00e9s, pr\u00e9servant la validit\u00e9 interne des conclusions relatives \u00e0 l&rsquo;existence ou \u00e0 l&rsquo;absence d&rsquo;une association statistique significative.<\/p>\n<h3>1.3 Le principe des marginales fixes et le conditionnement statistique<\/h3>\n<p>Le fondement probabiliste du test de Fisher repose int\u00e9gralement sur le postulat du conditionnement par rapport aux totaux marginaux observ\u00e9s du tableau de contingence. Dans la taxonomie des plans exp\u00e9rimentaux, on distingue classiquement trois mod\u00e8les d&rsquo;\u00e9chantillonnage pour une table 2&#215;2 : le mod\u00e8le o\u00f9 aucune marge n&rsquo;est fix\u00e9e \u00e0 l&rsquo;avance (\u00e9chantillonnage poissonnien global), le mod\u00e8le o\u00f9 une seule marge est fix\u00e9e par le protocole (\u00e9chantillonnage multinomial ou binomial ind\u00e9pendant, comme dans un essai clinique comparant deux groupes de tailles pr\u00e9d\u00e9termin\u00e9es face \u00e0 un \u00e9v\u00e9nement dichotomique), et le mod\u00e8le dit \u00e0 \u00ab double marge fixe \u00bb ou hyperg\u00e9om\u00e9trique (o\u00f9 les totaux des lignes et les totaux des colonnes sont constants <em>a priori<\/em>).<\/p>\n<p>En pratique empirique, l&rsquo;exp\u00e9rience de la d\u00e9gustation de th\u00e9 constitue l&rsquo;un des rares cas o\u00f9 les deux marginales sont rigoureusement fix\u00e9es par le protocole exp\u00e9rimental. Dans l&rsquo;immense majorit\u00e9 des recherches observationnelles ou cliniques, une seule marginale (au mieux) est fix\u00e9e par le chercheur. Pourtant, le test de Fisher proc\u00e8de en traitant <em>math\u00e9matiquement<\/em> les deux marginales observ\u00e9es comme si elles avaient \u00e9t\u00e9 fix\u00e9es \u00e0 l&rsquo;avance. Ce conditionnement statistique sur les marginales observ\u00e9es transforme les param\u00e8tres de nuisance inconnus (tels que la probabilit\u00e9 basale de survenue de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement d&rsquo;int\u00e9r\u00eat dans la population) en constantes arithm\u00e9tiques, permettant ainsi d&rsquo;isoler exclusivement le param\u00e8tre d&rsquo;association d&rsquo;int\u00e9r\u00eat, \u00e0 savoir le rapport de cotes (<em>odds ratio<\/em>).<\/p>\n<p>Ce conditionnement g\u00e9n\u00e8re un espace d&rsquo;\u00e9chantillonnage constitu\u00e9 de l&rsquo;ensemble fini des tableaux de contingence envisageables ayant exactement les m\u00eames totaux marginaux de lignes et de colonnes que la table empirique. L&rsquo;\u00e9valuation inf\u00e9rentielle s&rsquo;op\u00e8re par permutations combinatoires au sein de cet ensemble discret. Cependant, cette \u00e9l\u00e9gance probabiliste a une cons\u00e9quence statistique majeure : le test exact de Fisher devient inh\u00e9remment conservateur. \u00c9tant donn\u00e9 que la distribution hyperg\u00e9om\u00e9trique sous-jacente est strictement discr\u00e8te, la probabilit\u00e9 cumul\u00e9e des configurations extr\u00eames ne peut prendre qu&rsquo;un ensemble discontinu de valeurs r\u00e9elles. Par cons\u00e9quent, le taux d&rsquo;erreur de premi\u00e8re esp\u00e8ce effectif est presque toujours strictement inf\u00e9rieur au seuil nominal th\u00e9orique de 5 % (souvent de l&rsquo;ordre de 2 % \u00e0 4 %), ce qui entra\u00eene une perte mod\u00e9r\u00e9e de puissance statistique par rapport aux tests asymptotiques non conditionnels id\u00e9alis\u00e9s.<\/p>\n<h2>2. Cadre d\u00e9cisionnel et formulation des hypoth\u00e8ses statistiques<\/h2>\n<h3>2.1 Formalisation rigoureuse des hypoth\u00e8ses nulle et alternative<\/h3>\n<p>Toute d\u00e9marche d&rsquo;inf\u00e9rence statistique valide exige une formalisation axiomatique sans \u00e9quivoque des hypoth\u00e8ses confront\u00e9es lors de l&rsquo;\u00e9preuve empirique. Dans le contexte de l&rsquo;analyse bivari\u00e9e d&rsquo;un tableau de contingence croisant deux variables al\u00e9atoires nominales polytomiques ou dichotomiques <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"X\">$X$<\/span> et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"Y\">$Y$<\/span>, l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle, d\u00e9sign\u00e9e conventionnellement par <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"H_0\">$H_0$<\/span>, postule l&rsquo;ind\u00e9pendance stochastique stricte entre les deux attributs dans la population parente. Sur le plan de la th\u00e9orie de la mesure et des probabilit\u00e9s conjointes, cette ind\u00e9pendance s&rsquo;exprime formellement pour chaque cellule <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"(i, j)\">$(i, j)$<\/span> par l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"P(X = i \\cap Y = j) = P(X = i) \\times P(Y = j)\">$$P(X = i \\cap Y = j) = P(X = i) \\times P(Y = j)$$<\/span><\/p>\n<p>L&rsquo;hypoth\u00e8se alternative, not\u00e9e <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"H_1\">$H_1$<\/span>, soutient \u00e0 l&rsquo;inverse qu&rsquo;il existe une d\u00e9pendance statistique ou une structure d&rsquo;association non fortuite entre les distributions des deux variables, impliquant qu&rsquo;au moins un couple de modalit\u00e9s viole cette factorisation probabiliste. Dans le cadre pr\u00e9cis d&rsquo;une table de contingence binaire 2&#215;2, cette confrontation conceptuelle se traduit de mani\u00e8re \u00e9l\u00e9gante et universelle par l&rsquo;interm\u00e9diaire du rapport de cotes th\u00e9orique de population, traditionnellement symbolis\u00e9 par la lettre grecque <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\theta\">$\\theta$<\/span> (th\u00eata) :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"\\theta = \\frac{P(Y=1 mid X=1) \/ P(Y=0 mid X=1)}{P(Y=1 mid X=2) \/ P(Y=0 mid X=2)} = \\frac{p_{11} , p_{22}}{p_{12} , p_{21}}\">$$\\theta = \\frac{P(Y=1 mid X=1) \/ P(Y=0 mid X=1)}{P(Y=1 mid X=2) \/ P(Y=0 mid X=2)} = \\frac{p_{11} , p_{22}}{p_{12} , p_{21}}$$<\/span><\/p>\n<p>D\u00e8s lors, le cadre d\u00e9cisionnel s&rsquo;articule autour du positionnement de ce param\u00e8tre scalaire par rapport \u00e0 l&rsquo;unit\u00e9 :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Hypoth\u00e8se nulle (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"H_0\">$H_0$<\/span>) :<\/strong> <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\theta = 1\">$\\theta = 1$<\/span> (absence d&rsquo;effet, ind\u00e9pendance compl\u00e8te entre l&rsquo;exposition et le statut, la cote de survenue de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement \u00e9tant rigoureusement \u00e9quivalente entre les deux groupes).<\/li>\n<li><strong>Hypoth\u00e8se alternative bilat\u00e9rale (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"H_1\">$H_1$<\/span>) :<\/strong> <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\theta \\neq 1\">$\\theta \\neq 1$<\/span> (pr\u00e9sence d&rsquo;une association directionnelle non sp\u00e9cifi\u00e9e, la survenue de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement \u00e9tant soit favoris\u00e9e, soit inhib\u00e9e par la modalit\u00e9 d&rsquo;exposition).<\/li>\n<li><strong>Hypoth\u00e8ses alternatives unilat\u00e9rales (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"H_1\">$H_1$<\/span>) :<\/strong> <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\theta &gt; 1\">$\\theta &gt; 1$<\/span> (association positive, augmentation sp\u00e9cifique du risque ou des chances) ou <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\theta &lt; 1\">$\\theta &lt; 1$<\/span> (association n\u00e9gative, effet protecteur ou sous-repr\u00e9sentation syst\u00e9matique).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>2.2 Seuil de significativit\u00e9 alpha et r\u00e8gles de rejet<\/h3>\n<p>Le rejet ou le maintien de l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle d&rsquo;ind\u00e9pendance repose sur la confrontation syst\u00e9matique de la valeur-p exacte (calcul\u00e9e par la sommation combinatoire des probabilit\u00e9s hyperg\u00e9om\u00e9triques des tables au moins aussi extr\u00eames que la table observ\u00e9e) avec un seuil de significativit\u00e9 pr\u00e9d\u00e9termin\u00e9, classiquement fix\u00e9 \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\alpha = 0{,}05\">$\\alpha = 0{,}05$<\/span> dans la majorit\u00e9 des paradigmes de recherche en sciences humaines et biom\u00e9dicales. Ce seuil correspond au plafond acceptable de tol\u00e9rance vis-\u00e0-vis du risque de rejeter \u00e0 tort l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle alors qu&rsquo;elle est v\u00e9rifi\u00e9e dans la population g\u00e9n\u00e9rale (erreur de type I).<\/p>\n<p>Le calcul formel de la valeur-p bilat\u00e9rale exacte de Fisher dans SAS ob\u00e9it \u00e0 la d\u00e9finition rigoureuse \u00e9tablie par Fisher lui-m\u00eame. Soit <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"P_{obs}\">$P_{obs}$<\/span> la probabilit\u00e9 hyperg\u00e9om\u00e9trique associ\u00e9e \u00e0 la table empirique observ\u00e9e sous <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"H_0\">$H_0$<\/span>. La valeur-p bilat\u00e9rale correspond \u00e0 la somme des probabilit\u00e9s de l&rsquo;ensemble des configurations tabulaires th\u00e9oriquement r\u00e9alisables partageant les m\u00eames marges fixes dont la probabilit\u00e9 individuelle d&rsquo;occurrence est inf\u00e9rieure ou \u00e9gale \u00e0 cette valeur observed, soit :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"p_{\\text{bilat\u00e9rale}} = \\sum_{k : P(k) le P_{\\text{obs}}} P(k)\">$$p_{\\text{bilat\u00e9rale}} = \\sum_{k : P(k) le P_{\\text{obs}}} P(k)$$<\/span><\/p>\n<p>La r\u00e8gle de d\u00e9cision binaire s&rsquo;\u00e9nonce ainsi : si la valeur-p bilat\u00e9rale obtenue est strictement inf\u00e9rieure au seuil critique fix\u00e9 <em>a priori<\/em> (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p le \\alpha\">$p le \\alpha$<\/span>), le chercheur rejette formellement <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"H_0\">$H_0$<\/span> et conclut \u00e0 l&rsquo;existence d&rsquo;une association statistiquement significative entre les variables. Si <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p &gt; \\alpha\">$p &gt; \\alpha$<\/span>, les donn\u00e9es empiriques ne fournissent pas de preuves suffisantes pour invalider l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;ind\u00e9pendance stochastique. En raison de la discr\u00e9tisation inh\u00e9rente \u00e0 l&rsquo;espace combinatoire, le chercheur doit constamment int\u00e9grer le fait que le risque de commettre une erreur de type II (ne pas rejeter <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"H_0\">$H_0$<\/span> alors qu&rsquo;un effet r\u00e9el existe) peut \u00eatre mod\u00e9r\u00e9ment amplifi\u00e9 par la nature intrins\u00e8quement prudente du test de Fisher.<\/p>\n<h3>2.3 Postulats et conditions pr\u00e9alables d&rsquo;application<\/h3>\n<p>Bien que le test exact de Fisher soit une m\u00e9thode non param\u00e9trique affranchie des postulats de normalit\u00e9 distributionnelle, d&rsquo;homosc\u00e9dasticit\u00e9 ou de lin\u00e9arit\u00e9 qui caract\u00e9risent les mod\u00e8les d&rsquo;analyse de variance ou de r\u00e9gression lin\u00e9aire, son application valide demeure subordonn\u00e9e \u00e0 plusieurs contraintes structurelles fondamentales qu&rsquo;il convient d&rsquo;examiner avec minutie en phase de conception exp\u00e9rimentale :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Ind\u00e9pendance mutuelle stricte des observations :<\/strong> Chaque unit\u00e9 statistique (patient, sujet exp\u00e9rimental, animal de laboratoire) ne doit contribuer qu&rsquo;une seule et unique fois \u00e0 une seule cellule du tableau de contingence. L&rsquo;inclusion de mesures r\u00e9p\u00e9t\u00e9es longitudinales ou de donn\u00e9es appari\u00e9es (comme dans les devis pr\u00e9-test\/post-test sur les m\u00eames sujets) constitue une violation directe du postulat d&rsquo;ind\u00e9pendance, requ\u00e9rant alors des tests sp\u00e9cifiques tels que le test de McNemar ou les mod\u00e8les d&rsquo;\u00e9quations d&rsquo;estimation g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es (GEE).<\/li>\n<li><strong>Discr\u00e9tion et exhaustivit\u00e9 des cat\u00e9gories :<\/strong> Les variables d&rsquo;int\u00e9r\u00eat doivent \u00eatre d\u00e9coup\u00e9es en modalit\u00e9s qualitatives nominales ou ordinales parfaitement mutuellement exclusives et collectivement exhaustives. Un individu ne peut appartenir \u00e0 deux modalit\u00e9s simultan\u00e9ment, et aucun individu de l&rsquo;\u00e9chantillon ne doit \u00eatre d\u00e9pourvu de classification.<\/li>\n<li><strong>Coh\u00e9rence du plan d&rsquo;\u00e9chantillonnage avec le conditionnement :<\/strong> Bien que la th\u00e9orie conditionnelle de Fisher permette de contourner l&rsquo;absence de fixation d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e des deux marges, l&rsquo;interpr\u00e9tation causale des r\u00e9sultats demeure \u00e9troitement li\u00e9e \u00e0 la nature de l&rsquo;\u00e9chantillonnage (cohorte prospective, \u00e9tude cas-t\u00e9moins transversale ou \u00e9chantillonnage transversal sans assignation).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>3. Comparaison m\u00e9thodologique : Fisher exact versus Chi-deux de Pearson<\/h2>\n<h3>3.1 La r\u00e8gle de Cochran et la d\u00e9faillance asymptotique du Chi-deux<\/h3>\n<p>La l\u00e9gitimit\u00e9 math\u00e9matique du test du Chi-deux de Pearson d\u00e9pend de la pr\u00e9cision avec laquelle la distribution multinomiale sous-jacente des effectifs d&rsquo;\u00e9chantillonnage converge vers la distribution continue du <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\chi^2\">$\\chi^2$<\/span> de Wald. En 1952 et 1954, le biostatisticien William G. Cochran a formul\u00e9 des crit\u00e8res empiriques c\u00e9l\u00e8bres d&rsquo;applicabilit\u00e9 devenus la r\u00e9f\u00e9rence standard dans la litt\u00e9rature m\u00e9thodologique internationale : le test du Chi-deux asymptotique de Pearson est consid\u00e9r\u00e9 comme valide si aucun effectif th\u00e9orique attendu (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"E_{ij} = \\frac{R_i \\times C_j}{N}\">$E_{ij} = \\frac{R_i \\times C_j}{N}$<\/span>) n&rsquo;est strictement inf\u00e9rieur \u00e0 1, et si au maximum 20 % des cellules du tableau de contingence pr\u00e9sentent un effectif th\u00e9orique inf\u00e9rieur \u00e0 5.<\/p>\n<p>Lorsque la r\u00e8gle de Cochran est enfreinte, l&rsquo;approximation asymptotique devient profond\u00e9ment instable. Dans les petits \u00e9chantillons, la variance de la statistique du Chi-deux de Pearson s&rsquo;\u00e9carte substantiellement de sa valeur th\u00e9orique asymptotique (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"2 \\times \\text{ddl}\">$2 \\times \\text{ddl}$<\/span>), provoquant soit une inflation dramatique de l&rsquo;erreur de type I (faux positifs induits par des cellules marginales tr\u00e8s faibles), soit une d\u00e9flation impr\u00e9visible de la puissance statistique. Pour pallier cette lacune sur les tables 2&#215;2, Frank Yates avait propos\u00e9 en 1934 une \u00ab correction de continuit\u00e9 \u00bb soustrayant 0,5 \u00e0 la valeur absolue de l&rsquo;\u00e9cart entre effectif observ\u00e9 et effectif attendu :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"\\chi^2_{\\text{Yates}} = \\sum \\frac{(|O_{ij} - E_{ij}| - 0{,}5)^2}{E_{ij}}\">$$\\chi^2_{\\text{Yates}} = \\sum \\frac{(|O_{ij} &#8211; E_{ij}| &#8211; 0{,}5)^2}{E_{ij}}$$<\/span><\/p>\n<p>Toutefois, une abondante litt\u00e9rature biom\u00e9trique a d\u00e9montr\u00e9 que la correction de Yates constitue un rem\u00e8de imparfait. Elle tend souvent \u00e0 surcorriger l&rsquo;approximation, engendrant un conservatisme excessif qui diminue drastiquement la sensibilit\u00e9 du test sans apporter les garanties formelles d&rsquo;exactitude probabiliste inh\u00e9rentes au calcul combinatoire combin\u00e9 de Fisher.<\/p>\n<h3>3.2 Avantages comparatifs du test de Fisher sur petits \u00e9chantillons<\/h3>\n<p>Le premier avantage comparatif du test exact de Fisher r\u00e9side dans son ind\u00e9pendance absolue vis-\u00e0-vis de la taille d&rsquo;\u00e9chantillon globale <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"N\">$N$<\/span>. La probabilit\u00e9 calcul\u00e9e \u00e9tant issue d&rsquo;un d\u00e9nombrement combinatoire exact de l&rsquo;espace \u00e9chantillonnal conditionn\u00e9, la validit\u00e9 nominale de la conclusion statistique est math\u00e9matiquement garantie, que l&rsquo;effectif total soit de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"N = 12\">$N = 12$<\/span> ou de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"N = 1,200\">$N = 1,200$<\/span>. Cette caract\u00e9ristique conf\u00e8re aux inf\u00e9rences une robustesse inattaquable face aux critiques relatives \u00e0 la repr\u00e9sentativit\u00e9 asymptotique.<\/p>\n<p>Le second atout d\u00e9cisif concerne le traitement transparent des cellules \u00e0 effectif nul (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"O_{ij} = 0\">$O_{ij} = 0$<\/span>). Dans les tests asymptotiques, la pr\u00e9sence d&rsquo;un z\u00e9ro dans une cellule pose des probl\u00e8mes computationnels et th\u00e9oriques consid\u00e9rables, interdisant le calcul direct de rapports asymptotiques non biais\u00e9s sans recourir \u00e0 des artifices de pseudocomptages arbitraires (comme l&rsquo;ajout d&rsquo;une constante de Haldane-Anscombe de 0,5). Le test de Fisher int\u00e8gre naturellement ces cellules vides au sein de la fonction de masse hyperg\u00e9om\u00e9trique sans n\u00e9cessiter aucune alt\u00e9ration artificielle des donn\u00e9es r\u00e9elles.<\/p>\n<p>Enfin, en psychom\u00e9trie exploratoire et lors de la phase pr\u00e9liminaire d&rsquo;\u00e9talonnage d&rsquo;outils d&rsquo;\u00e9valuation clinique, les protocoles pilotes requi\u00e8rent fr\u00e9quemment des analyses discriminantes entre des groupes de patients aux dimensions restreintes. Le test exact de Fisher garantit alors aux chercheurs la pr\u00e9servation de la rigueur inf\u00e9rentielle, \u00e9liminant les art\u00e9facts statistiques d&rsquo;invalidation asymptotique qui polluent r\u00e9guli\u00e8rement les \u00e9tudes exploratoires men\u00e9es sur petits effectifs.<\/p>\n<h3>3.3 Matrice d\u00e9cisionnelle pour le choix du test sous SAS<\/h3>\n<p>Pour guider le praticien dans l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me analytique de SAS, il est imp\u00e9ratif d&rsquo;\u00e9tablir un algorithme d\u00e9cisionnel standardis\u00e9 d\u00e9terminant le choix entre le test asymptotique du Chi-deux et le test exact de Fisher :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>\u00c9tape 1 : Analyse des dimensions du tableau :<\/strong> Si la table est strictement de dimension 2&#215;2, examiner les effectifs attendus calcul\u00e9s automatiquement par l&rsquo;instruction <code>TABLES \/ CHISQ<\/code> dans la proc\u00e9dure <code>PROC FREQ<\/code>.<\/li>\n<li><strong>\u00c9tape 2 : V\u00e9rification de la r\u00e8gle de Cochran :<\/strong> Si un seul effectif attendu <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"E_{ij}\">$E_{ij}$<\/span> est inf\u00e9rieur \u00e0 5 dans une table 2&#215;2, basculer imp\u00e9rativement vers l&rsquo;interpr\u00e9tation des sorties exactes g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par l&rsquo;instruction <code>EXACT FISHER<\/code> ou l&rsquo;option <code>FISHER<\/code>.<\/li>\n<li><strong>\u00c9tape 3 : Traitement des tables de dimensions \u00e9tendues (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r \\times c\">$r \\times c$<\/span>) :<\/strong> Si le tableau comporte plus de deux lignes ou plus de deux colonnes et que plus de 20 % des cellules th\u00e9oriques sont inf\u00e9rieures \u00e0 5, l&rsquo;approximation du Chi-deux classique doit \u00eatre abandonn\u00e9e au profit de l&rsquo;extension de Freeman-Halton du test de Fisher.<\/li>\n<li><strong>\u00c9tape 4 : Gestion de la puissance et du compromis d&rsquo;\u00e9chantillonnage :<\/strong> Lorsque <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"N\">$N$<\/span> est tr\u00e8s volumineux (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"N &gt; 500\">$N &gt; 500$<\/span>) et que tous les effectifs attendus d\u00e9passent largement les seuils critiques, le Chi-deux de Pearson standard et le test de Fisher convergent vers des valeurs-p rigoureusement identiques, rendant le calcul exact redondant mais toujours math\u00e9matiquement valide.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Il convient de souligner que SAS affiche par d\u00e9faut un message d&rsquo;avertissement explicite au sein du journal d&rsquo;ex\u00e9cution (SAS Log) et de la fen\u00eatre de r\u00e9sultats lorsque les crit\u00e8res minimaux de Cochran sont compromis, incitant directement l&rsquo;utilisateur \u00e0 inspecter le tableau de contingence avec prudence ou \u00e0 invoquer l&rsquo;instruction <code>EXACT<\/code>.<\/p>\n<h2>4. Structuration et encodage des donn\u00e9es cat\u00e9gorielles dans SAS<\/h2>\n<h3>4.1 Cr\u00e9ation d&rsquo;un jeu de donn\u00e9es brut avec l&rsquo;\u00e9tape DATA<\/h3>\n<p>La premi\u00e8re modalit\u00e9 d&rsquo;int\u00e9gration de donn\u00e9es cat\u00e9gorielles au sein du syst\u00e8me SAS consiste \u00e0 encoder les observations au niveau individuel (donn\u00e9es d\u00e9sagr\u00e9g\u00e9es ou microdonn\u00e9es). Dans ce paradigme de saisie, chaque ligne du flux d&rsquo;entr\u00e9e correspond rigoureusement \u00e0 un sujet exp\u00e9rimental unique ou \u00e0 une unit\u00e9 statistique distincte. L&rsquo;\u00e9tape <code>DATA<\/code> de SAS permet d&rsquo;ing\u00e9rer ces enregistrements bruts avec une flexibilit\u00e9 syntaxique optimale gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;instruction fondamentale <code>INPUT<\/code>.<\/p>\n<p>La d\u00e9claration des variables qualitatives nominales n\u00e9cessite l&rsquo;adjonction explicite du modificateur typologique dollar ($) imm\u00e9diatement apr\u00e8s le nom de l&rsquo;identifiant dans l&rsquo;instruction <code>INPUT<\/code>, signalant ainsi au compilateur SAS que les vecteurs d&rsquo;entr\u00e9e doivent \u00eatre stock\u00e9s sous forme de cha\u00eenes de caract\u00e8res alphanum\u00e9riques et non comme des scalaires num\u00e9riques continus. Parall\u00e8lement, l&rsquo;instruction <code>LABEL<\/code> offre l&rsquo;opportunit\u00e9 d&rsquo;associer des m\u00e9tadonn\u00e9es descriptives exhaustives aux variables, am\u00e9liorant consid\u00e9rablement la lisibilit\u00e9 et l&rsquo;auto-documentation des sorties graphiques et tabulaires g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par les proc\u00e9dures statistiques ult\u00e9rieures.<\/p>\n<p>L&rsquo;exemple de script SAS suivant illustre la cr\u00e9ation rigoureuse d&rsquo;une table individuelle au sein de la biblioth\u00e8que de travail temporaire <code>WORK<\/code> :<\/p>\n<p>DATA travail_recherche;<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;INPUT Identifiant $ Genre $ Reponse_Traitement $;<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;LABEL Genre = &lsquo;Genre biologique du participant&rsquo;<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Reponse_Traitement = &lsquo;Statut de reponse therapeutique&rsquo;;<br \/>\nDATALINES;<br \/>\nSUBJ01 M Succes<br \/>\nSUBJ02 M Echec<br \/>\nSUBJ03 F Succes<br \/>\nSUBJ04 F Succes<br \/>\nSUBJ05 M Echec<br \/>\n;<br \/>\nRUN;<\/p>\n<p>Cette approche d\u00e9sagr\u00e9g\u00e9e est courante dans les registres hospitaliers ou les bases de donn\u00e9es institutionnelles o\u00f9 chaque patient dispose d&rsquo;une ligne d&rsquo;observation trac\u00e9e individuellement avec ses covariables sp\u00e9cifiques.<\/p>\n<h3>4.2 Encodage par tableau de contingence agr\u00e9g\u00e9 et variable de fr\u00e9quence<\/h3>\n<p>Lors de l&rsquo;exploitation de donn\u00e9es secondaires, de revues syst\u00e9matiques de la litt\u00e9rature ou de m\u00e9ta-analyses, le chercheur dispose fr\u00e9quemment des effectifs d\u00e9j\u00e0 compil\u00e9s et condens\u00e9s sous la forme d&rsquo;un tableau de contingence matriciel 2&#215;2. R\u00e9encoder manuellement chaque participant individuel repr\u00e9senterait une t\u00e2che chronophage et propice aux erreurs de transcription. SAS r\u00e9sout cette probl\u00e9matique gr\u00e2ce \u00e0 la structure d&rsquo;encodage agr\u00e9g\u00e9e associ\u00e9e \u00e0 une variable de pond\u00e9ration fr\u00e9quentielle.<\/p>\n<p>Dans ce mod\u00e8le, la table SAS ne comporte qu&rsquo;un nombre restreint de lignes, correspondant exactement au produit cart\u00e9sien des modalit\u00e9s des variables crois\u00e9es (soit exactement quatre observations pour un tableau 2&#215;2). Chaque observation contient l&rsquo;indication des modalit\u00e9s respectives des deux facteurs qualitatifs, compl\u00e9t\u00e9e imp\u00e9rativement par une variable num\u00e9rique sp\u00e9cifiant la fr\u00e9quence absolue observ\u00e9e (l&rsquo;effectif conjoint de la cellule). La lecture de ces blocs s&rsquo;effectue traditionnellement via l&rsquo;instruction s\u00e9quentielle <code>DATALINES<\/code> (ou son \u00e9quivalent historique <code>CARDS<\/code>) :<\/p>\n<p>DATA table_agregee;<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;INPUT Exposition $ Pathologie $ Frequence;<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;LABEL Exposition = &lsquo;Statut dexposition au facteur environnemental&rsquo;<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Pathologie = &lsquo;Presence du diagnostic psychopathologique&rsquo;<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Frequence = &lsquo;Nombre de sujets observes&rsquo;;<br \/>\nDATALINES;<br \/>\nExpose Malade 8<br \/>\nExpose Sain 2<br \/>\nNonExpose Malade 3<br \/>\nNonExpose Sain 12<br \/>\n;<br \/>\nRUN;<\/p>\n<p>La pr\u00e9sence de la variable <code>Frequence<\/code> n\u00e9cessite une prise en compte imp\u00e9rative lors de l&rsquo;ex\u00e9cution de la proc\u00e9dure analytique. Si l&rsquo;analyste omet d&rsquo;indiquer \u00e0 SAS que chaque ligne repr\u00e9sente une agr\u00e9gation de plusieurs entit\u00e9s, le logiciel interpr\u00e9tera la table comme contenant seulement quatre individus au total, faussant irr\u00e9m\u00e9diablement l&rsquo;ensemble de l&rsquo;inf\u00e9rence combinatoire.<\/p>\n<h3>4.3 Contr\u00f4le d&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 et validation des donn\u00e9es en amont<\/h3>\n<p>Avant d&rsquo;engager les calculs probabilistes du test exact de Fisher, un protocole strict de v\u00e9rification d&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 des donn\u00e9es s&rsquo;av\u00e8re indispensable pour pr\u00e9munir le chercheur contre les biais de codage silencieux. Les erreurs typographiques au sein des variables de caract\u00e8res constituent le risque pr\u00e9dominant : une modalit\u00e9 accidentellement encod\u00e9e \u00ab Succes \u00bb avec une majuscule et \u00ab succes \u00bb avec une minuscule sera trait\u00e9e par SAS comme deux cat\u00e9gories mutuellement exclusives distinctes, transformant \u00e0 l&rsquo;insu du statisticien une table 2&#215;2 en un tableau 3&#215;2 erron\u00e9.<\/p>\n<p>La mise en \u0153uvre pr\u00e9liminaire de la proc\u00e9dure <code>PROC FREQ<\/code> sur les variables univari\u00e9es permet de cartographier instantan\u00e9ment la r\u00e9partition des niveaux factoriels et d&rsquo;isoler les doublons s\u00e9mantiques. Par ailleurs, la gestion des valeurs manquantes (repr\u00e9sent\u00e9es par un point pour les donn\u00e9es num\u00e9riques ou un espace pour les cha\u00eenes de caract\u00e8res) doit \u00eatre rigoureusement explicit\u00e9e. Par d\u00e9faut, SAS applique une exclusion par observation (<em>listwise deletion<\/em>) : toute observation pr\u00e9sentant une valeur manquante sur l&rsquo;une des variables du croisement est bannie de l&rsquo;analyse tabulaire.<\/p>\n<p>Enfin, l&rsquo;ex\u00e9cution syst\u00e9matique d&rsquo;une proc\u00e9dure d&rsquo;impression contr\u00f4l\u00e9e <code>PROC PRINT<\/code> constitue un garde-fou \u00e9l\u00e9mentaire assurant la validation visuelle des structures dimensionnelles et des \u00e9tiquettes associ\u00e9es avant tout calcul probabiliste formel :<\/p>\n<p>PROC PRINT DATA=table_agregee NOOBS;<br \/>\nRUN;<\/p>\n<h2>5. Syntaxe SAS et ex\u00e9cution de la proc\u00e9dure PROC FREQ pour Fisher<\/h2>\n<h3>5.1 Architecture standard de la proc\u00e9dure PROC FREQ<\/h3>\n<p>Le traitement des distributions crois\u00e9es et l&rsquo;inf\u00e9rence des tableaux de contingence rel\u00e8vent nativement au sein de l&rsquo;environnement SAS de la proc\u00e9dure <code>PROC FREQ<\/code>. Cette proc\u00e9dure g\u00e9n\u00e9raliste combine au sein d&rsquo;un m\u00eame moteur logiciel des fonctionnalit\u00e9s d&rsquo;agr\u00e9gation descriptive univari\u00e9e, de croisement matriciel multidimensionnel et de calcul d&rsquo;une vaste panoplie de statistiques d&rsquo;association non param\u00e9triques et exactes.<\/p>\n<p>L&rsquo;architecture syntaxique de base implique l&rsquo;invocation de l&rsquo;instruction <code>PROC FREQ<\/code>, suivie de la d\u00e9signation de la source de donn\u00e9es au moyen de l&rsquo;argument <code>DATA=nom_de_la_table<\/code>. Le c\u0153ur analytique est formalis\u00e9 au travers de l&rsquo;instruction <code>TABLES<\/code>, qui d\u00e9finit la structure bivari\u00e9e soumise \u00e0 l&rsquo;investigation. La syntaxe <code>TABLES VariableLigne * VariableColonne;<\/code> instruit le compilateur de construire la matrice de contingence correspondante, en disposant les modalit\u00e9s de la premi\u00e8re variable sur l&rsquo;axe vertical (lignes) et celles de la seconde variable sur l&rsquo;axe horizontal (colonnes).<\/p>\n<p>Lorsque les donn\u00e9es sources ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9alablement structur\u00e9es sous une modalit\u00e9 condens\u00e9e, l&rsquo;int\u00e9gration de l&rsquo;instruction auxiliaire <code>WEIGHT<\/code> devient une obligation algorithmique cat\u00e9gorique. L&rsquo;instruction <code>WEIGHT VariablePoids;<\/code> commande au moteur de calcul de r\u00e9pliquer virtuellement chaque enregistrement \u00e0 concurrence de la valeur scalaire enti\u00e8re port\u00e9e par le champ d\u00e9sign\u00e9, reconstituant fid\u00e8lement la structure globale de l&rsquo;\u00e9chantillon empirique initial.<\/p>\n<h3>5.2 Options d\u00e9di\u00e9es au test exact de Fisher<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me SAS, le d\u00e9clenchement des routines computationnelles d\u00e9di\u00e9es au test de Fisher peut s&rsquo;effectuer selon deux modalit\u00e9s distinctes au niveau de l&rsquo;instruction <code>TABLES<\/code> ou de l&rsquo;instruction explicite <code>EXACT<\/code> :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>L&rsquo;option d&rsquo;instruction <code>TABLES \/ FISHER<\/code> :<\/strong> L&rsquo;adjonction de l&rsquo;argument direct <code>\/ FISHER<\/code> \u00e0 la fin de l&rsquo;instruction <code>TABLES<\/code> sp\u00e9cifie \u00e0 la proc\u00e9dure de calculer et d&rsquo;afficher le test exact de Fisher. Dans les versions modernes de SAS, si le tableau est de dimension strictement 2&#215;2, cette option active la d\u00e9rivation compl\u00e8te des probabilit\u00e9s unilat\u00e9rales et bilat\u00e9rales du test.<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;instruction d\u00e9di\u00e9e <code>EXACT FISHER;<\/code> :<\/strong> Cette formulation s\u00e9par\u00e9e, dispos\u00e9e sous l&rsquo;instruction <code>TABLES<\/code>, repr\u00e9sente la norme recommand\u00e9e en programmation SAS avanc\u00e9e. Elle offre un d\u00e9couplage conceptuel net entre la sp\u00e9cification descriptive de la table et la sollicitation des algorithmes exacts combinatoires. Elle s&rsquo;av\u00e8re absolument indispensable d\u00e8s lors que l&rsquo;on traite de tables de contingence \u00e9tendues de dimension <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r \\times c\">$r \\times c$<\/span>.<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;option conjointe <code>TABLES \/ CHISQ<\/code> :<\/strong> Il est couramment recommand\u00e9 d&rsquo;associer l&rsquo;option <code>CHISQ<\/code> \u00e0 l&rsquo;analyse. Cette option commande le calcul concomitant des m\u00e9triques du Chi-deux asymptotique de Pearson, de la d\u00e9viance du rapport de vraisemblance, de la statistique corrig\u00e9e de Yates et des coefficients d&rsquo;association nominaux, permettant une confrontation imm\u00e9diate entre les indices asymptotiques et la valeur-p exacte de Fisher au sein du rapport de sortie.<\/li>\n<\/ul>\n<p>La commande op\u00e9rationnelle compl\u00e8te se structure donc de la mani\u00e8re suivante :<\/p>\n<p>PROC FREQ DATA=table_agregee;<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;TABLES Exposition * Pathologie \/ CHISQ;<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;WEIGHT Frequence;<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;EXACT FISHER;<br \/>\nRUN;<\/p>\n<h3>5.3 Param\u00e8tres d&rsquo;optimisation et contr\u00f4le de l&rsquo;affichage ODS<\/h3>\n<p>Par d\u00e9faut, l&rsquo;ex\u00e9cution d&rsquo;un tableau crois\u00e9 dans la proc\u00e9dure <code>PROC FREQ<\/code> sature l&rsquo;espace visuel de restitution en superposant dans chaque cellule quatre m\u00e9triques superpos\u00e9es : l&rsquo;effectif absolu observ\u00e9 (<em>Frequency<\/em>), le pourcentage par rapport \u00e0 l&rsquo;\u00e9chantillon global (<em>Percent<\/em>), le pourcentage marginal relatif \u00e0 la ligne (<em>Row Pct<\/em>) et le pourcentage marginal relatif \u00e0 la colonne (<em>Col Pct<\/em>). Cette surabondance d&rsquo;informations nuit \u00e0 la lisibilit\u00e9 analytique imm\u00e9diate.<\/p>\n<p>Pour clarifier la pr\u00e9sentation, SAS permet d&rsquo;adjoindre des options de filtrage visuel au niveau de l&rsquo;instruction <code>TABLES<\/code> :<\/p>\n<ul>\n<li><code>NOPERCENT<\/code> : Supprime l&rsquo;affichage du pourcentage de cellule calcul\u00e9 sur l&rsquo;effectif total global.<\/li>\n<li><code>NOROW<\/code> : Supprime l&rsquo;affichage des pourcentages de profils en ligne.<\/li>\n<li><code>NOCOL<\/code> : Supprime l&rsquo;affichage des pourcentages de profils en colonne.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Parall\u00e8lement, le syst\u00e8me de distribution des sorties ODS (<em>Output Delivery System<\/em>) permet de capturer s\u00e9lectivement les seuls segments tabulaires d&rsquo;int\u00e9r\u00eat scientifique afin d&rsquo;\u00e9viter la g\u00e9n\u00e9ration de volumineux rapports inutiles. En utilisant l&rsquo;instruction <code>ODS SELECT FishersExact;<\/code>, l&rsquo;analyste restreint l&rsquo;affichage \u00e9cran \u00e0 la stricte table contenant les valeurs-p et m\u00e9triques exactes de Fisher. De plus, l&rsquo;instruction <code>ODS OUTPUT FishersExact = resultats_fisher;<\/code> permet de persister ces r\u00e9sultats num\u00e9riques directement dans une nouvelle table de donn\u00e9es SAS, autorisant ainsi l&rsquo;automatisation ult\u00e9rieure d&rsquo;exports vers des environnements de reporting externes ou des classeurs de synth\u00e8se.<\/p>\n<h2>6. \u00c9tude de cas empirique : Analyse de l&rsquo;association Genre et Affiliation politique<\/h2>\n<h3>6.1 Contexte de l&rsquo;exp\u00e9rimentation et donn\u00e9es de terrain<\/h3>\n<p>Afin de contextualiser de mani\u00e8re concr\u00e8te l&rsquo;ensemble de ces pr\u00e9ceptes computationnels, nous consid\u00e9rerons une recherche empirique men\u00e9e au sein d&rsquo;un d\u00e9partement de sciences politiques et de psychologie sociale. L&rsquo;investigation porte sur l&rsquo;existence potentielle d&rsquo;une divergence de positionnement id\u00e9ologique en fonction de l&rsquo;identification de genre au sein d&rsquo;un s\u00e9minaire d&rsquo;\u00e9lites acad\u00e9miques compos\u00e9 d&rsquo;un \u00e9chantillon restreint de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"N = 25\">$N = 25$<\/span> \u00e9tudiants universitaires avanc\u00e9s.<\/p>\n<p>La variable pr\u00e9dictive <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"X\">$X$<\/span> correspond au \u00ab Genre \u00bb biologique ou assign\u00e9, cat\u00e9goris\u00e9e de mani\u00e8re dichotomique en [Femme, Homme]. La variable crit\u00e8re d\u00e9pendante <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"Y\">$Y$<\/span> documente l&rsquo;\u00ab Affiliation politique \u00bb dominante d\u00e9clar\u00e9e par les sujets, d\u00e9compos\u00e9e en deux mouvements principaux au sein de cette sous-cohorte : [D\u00e9mocrate, R\u00e9publicain]. Les donn\u00e9es de terrain recueillies lors de l&rsquo;enqu\u00eate anonymis\u00e9e ont mis en lumi\u00e8re la structure de contingence observ\u00e9e suivante :<\/p>\n<ul>\n<li>Sur un total de 14 femmes interrog\u00e9es, 11 expriment une adh\u00e9sion au mouvement D\u00e9mocrate, tandis que 3 d\u00e9clarent une sensibilit\u00e9 R\u00e9publicaine.<\/li>\n<li>Sur un contingent de 11 hommes inclus dans l&rsquo;enqu\u00eate, 3 s&rsquo;identifient au courant D\u00e9mocrate, alors que 8 manifestent un positionnement R\u00e9publicain.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le calcul imm\u00e9diat des effectifs th\u00e9oriques attendus sous l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle d&rsquo;ind\u00e9pendance stochastique r\u00e9v\u00e8le la criticit\u00e9 m\u00e9thodologique du tableau : l&rsquo;effectif attendu dans la cellule croisant le genre masculin et l&rsquo;affiliation d\u00e9mocrate est de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"E_{21} = \\frac{11 \\times 14}{25} = 6{,}16\">$E_{21} = \\frac{11 \\times 14}{25} = 6{,}16$<\/span>, tandis que pour la modalit\u00e9 conjointe des femmes r\u00e9publicaines, il n&rsquo;est que de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"E_{12} = \\frac{14 \\times 11}{25} = 6{,}16\">$E_{12} = \\frac{14 \\times 11}{25} = 6{,}16$<\/span>, et pour les hommes r\u00e9publicains de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"E_{22} = \\frac{11 \\times 11}{25} = 4{,}84\">$E_{22} = \\frac{11 \\times 11}{25} = 4{,}84$<\/span>. L&rsquo;existence d&rsquo;une cellule th\u00e9orique strictement inf\u00e9rieure \u00e0 5 enfreint formellement la r\u00e8gle stricte de Cochran, prohibant l&rsquo;usage du Chi-deux classique de Pearson et imposant le recours exclusif au test exact de Fisher.<\/p>\n<h3>6.2 Script SAS int\u00e9gral pour l&rsquo;analyse de l&rsquo;exemple<\/h3>\n<p>Le programme ex\u00e9cutable SAS ci-dessous structure l&rsquo;ensemble de la d\u00e9marche : saisie rigoureuse de la contingence empirique via une \u00e9tape <code>DATA<\/code> agr\u00e9g\u00e9e, param\u00e9trage fin des m\u00e9tadonn\u00e9es contextuelles, et ex\u00e9cution probabiliste sous <code>PROC FREQ<\/code> avec activation cibl\u00e9e des options exactes et de contr\u00f4le de la mise en page.<\/p>\n<p>\/* ===============================================================<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;PROGRAMME SAS : ETUDE PILOTE GENRE ET AFFILIATION POLITIQUE<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;METHODOLOGIE : TEST EXACT DE FISHER SUR PETIT ECHANTILLON (N=25)<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;AUTEUR : METHODOLOGISTE QUANTITATIF<br \/>\n=============================================================== *\/<\/p>\n<p>\/* Etape 1 : Saisie et structuration de la contingence agregee *\/<br \/>\nDATA etude_politique;<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;INPUT Genre $ Affiliation $ Nombre_Sujets;<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;LABEL Genre = \u00ab\u00a0Genre de l&rsquo;etudiant\u00a0\u00bb<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Affiliation = \u00ab\u00a0Affiliation doctrinale declaree\u00a0\u00bb<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Nombre_Sujets = \u00ab\u00a0Effectif absolu conjoint\u00a0\u00bb;<br \/>\nDATALINES;<br \/>\nFemme Democrate 11<br \/>\nFemme Republicain 3<br \/>\nHomme Democrate 3<br \/>\nHomme Republicain 8<br \/>\n;<br \/>\nRUN;<\/p>\n<p>\/* Etape 2 : Execution analytique complete sous PROC FREQ *\/<br \/>\nTITLE1 \u00ab\u00a0Analyse de la relation Genre et Affiliation Politique\u00a0\u00bb;<br \/>\nTITLE2 \u00ab\u00a0Evaluation combinatoire exacte de Fisher\u00a0\u00bb;<\/p>\n<p>PROC FREQ DATA=etude_politique;<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;TABLES Genre * Affiliation \/ CHISQ NOCOL NOPERCENT RELRISK;<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;WEIGHT Nombre_Sujets;<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;EXACT FISHER;<br \/>\nRUN;<\/p>\n<p>TITLE; \/* Reinitialisation des bandeaux de sortie *\/<\/p>\n<h3>6.3 V\u00e9rification des journaux d&rsquo;ex\u00e9cution SAS (SAS Log)<\/h3>\n<p>La discipline de programmation sous SAS exige d&rsquo;inspecter scrupuleusement la fen\u00eatre du journal d&rsquo;ex\u00e9cution (<em>SAS Log<\/em>) avant toute interpr\u00e9tation des sorties visuelles. Le journal constitue le t\u00e9moin exclusif de la validit\u00e9 computationnelle de la s\u00e9quence logicielle. L&rsquo;analyste doit y v\u00e9rifier la s\u00e9quence formelle suivante :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Statut de compilation de l&rsquo;\u00e9tape DATA :<\/strong> Confirmation que les 4 enregistrements issus de l&rsquo;instruction <code>DATALINES<\/code> ont \u00e9t\u00e9 correctement lus et qu&rsquo;aucune variable n&rsquo;a subi de troncature non sollicit\u00e9e par d\u00e9passement de longueur par d\u00e9faut.<\/li>\n<li><strong>Validation des effectifs trait\u00e9s dans PROC FREQ :<\/strong> Le message du journal doit imp\u00e9rativement attester : <code>NOTE: 4 observations lues<\/code> suivi de <code>NOTE: Somme des poids (WEIGHT) = 25<\/code>. Si la somme des pond\u00e9rations ne correspond pas exactement \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"N = 25\">$N = 25$<\/span>, cela t\u00e9moignerait d&rsquo;une alt\u00e9ration de la variable fr\u00e9quentielle ou de la pr\u00e9sence d&rsquo;une cellule manquante.<\/li>\n<li><strong>Absence absolue d&rsquo;avertissements critiques (WARNINGS) :<\/strong> SAS ne doit renvoyer aucune erreur de syntaxe ni d&rsquo;avertissement de d\u00e9passement de capacit\u00e9 d&rsquo;allocation m\u00e9moire, garantissant que les routines combinatoires exactes ont converg\u00e9 sans interruption.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>7. Interpr\u00e9tation pas \u00e0 pas des r\u00e9sultats et sorties SAS<\/h2>\n<h3>7.1 Analyse du tableau de contingence restitu\u00e9<\/h3>\n<p>\u00c0 l&rsquo;issue de l&rsquo;ex\u00e9cution du code ci-dessus, le premier tableau d\u00e9livr\u00e9 dans la fen\u00eatre de sortie de SAS restitue la matrice de contingence empirique \u00e9pur\u00e9e des bruits statistiques superflus gr\u00e2ce aux commandes d&rsquo;inhibition <code>NOCOL<\/code> et <code>NOPERCENT<\/code>. Le tableau crois\u00e9 se pr\u00e9sente sous la configuration structurelle suivante :<\/p>\n<p>Le croisement met en \u00e9vidence que sur les 14 femmes constituant la premi\u00e8re strate d&rsquo;exposition, 78,57 % (11\/14) s&rsquo;identifient comme D\u00e9mocrates, tandis que seulement 21,43 % (3\/14) affichent une pr\u00e9f\u00e9rence R\u00e9publicaine. Inversement, au sein du contingent masculin compos\u00e9 de 11 sujets, l&rsquo;inclination s&rsquo;inverse de mani\u00e8re sym\u00e9trique : seuls 27,27 % (3\/11) d&rsquo;entre eux adoptent l&rsquo;\u00e9tiquette D\u00e9mocrate, alors qu&rsquo;une majorit\u00e9 substantielle de 72,73 % (8\/11) d\u00e9clare un positionnement R\u00e9publicain.<\/p>\n<p>L&rsquo;observation des totaux marginaux horizontaux (14 et 11) et verticaux (14 D\u00e9mocrates et 11 R\u00e9publicains pour l&rsquo;ensemble de l&rsquo;\u00e9chantillon global de 25 participants) souligne le caract\u00e8re quasi \u00e9quilibr\u00e9 des strates marginales. Cette inspection descriptive sugg\u00e8re l&rsquo;existence d&rsquo;une dissym\u00e9trie comportementale marqu\u00e9e entre les genres, mais requiert l&rsquo;\u00e9valuation de la table probabiliste de Fisher pour statuer si cette divergence apparente rel\u00e8ve d&rsquo;une r\u00e9gularit\u00e9 statistique ou du simple al\u00e9a de l&rsquo;\u00e9chantillonnage.<\/p>\n<h3>7.2 D\u00e9codage de la section &lsquo;Fisher&rsquo;s Exact Test&rsquo; de SAS<\/h3>\n<p>Imm\u00e9diatement cons\u00e9cutive aux m\u00e9triques asymptotiques globales du Chi-deux de Pearson (dont SAS sp\u00e9cifie dans une note de bas de page que 50 % des cellules ont un effectif attendu inf\u00e9rieur \u00e0 5, confirmant l&rsquo;invalidation formelle du <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\chi^2\">$\\chi^2$<\/span> asymptotique), la proc\u00e9dure affiche l&rsquo;encadr\u00e9 sp\u00e9cifique intitul\u00e9 <em>Fisher&rsquo;s Exact Test<\/em>. Ce bloc contient quatre estimateurs scalaires fondamentaux qu&rsquo;il convient de d\u00e9coder m\u00e9ticuleusement :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Probabilit\u00e9 de la table observ\u00e9e (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"P\">$P$<\/span>) :<\/strong> La premi\u00e8re ligne renvoie <code>Cell (1,1) Frequency (F) = 11<\/code> et la probabilit\u00e9 ponctuelle hyperg\u00e9om\u00e9trique associ\u00e9e <code>Table Probability (P) = 0.00947<\/code>. Cette valeur indique que, sous l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle d&rsquo;ind\u00e9pendance et compte tenu de la fixit\u00e9 des marges observ\u00e9es, la probabilit\u00e9 exacte d&rsquo;observer rigoureusement cette r\u00e9partition conjointe d&rsquo;effectifs (11, 3, 3, 8) n&rsquo;est que de 0,95 % environ.<\/li>\n<li><strong>Test unilat\u00e9ral gauche (<em>Left-sided Pr &lt;= P<\/em>) :<\/strong> SAS affiche une valeur-p de <code>0.9989<\/code>. Ce chiffre correspond \u00e0 la sommation cumul\u00e9e des probabilit\u00e9s hyperg\u00e9om\u00e9triques des tables pr\u00e9sentant un effectif dans la cellule (1,1) inf\u00e9rieur ou \u00e9gal \u00e0 la valeur observ\u00e9e 11 (c&rsquo;est-\u00e0-dire pour <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"a in [0, 1, ..., 11]\">$a in [0, 1, &#8230;, 11]$<\/span>). Cette valeur \u00e9lev\u00e9e d\u00e9montre l&rsquo;absence totale de sous-repr\u00e9sentation des femmes d\u00e9mocrates.<\/li>\n<li><strong>Test unilat\u00e9ral droit (<em>Right-sided Pr &gt;= P<\/em>) :<\/strong> La valeur-p unilat\u00e9rale droite indiqu\u00e9e par SAS est de <code>0.01053<\/code>. Elle cumule les probabilit\u00e9s des configurations o\u00f9 l&rsquo;effectif de la cellule (1,1) est sup\u00e9rieur ou \u00e9gal \u00e0 11 (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"a in [11, 12, 13, 14]\">$a in [11, 12, 13, 14]$<\/span>). Cela confirme que la surrepr\u00e9sentation des femmes d\u00e9mocrates dans l&rsquo;\u00e9chantillon est exceptionnellement improbable sous l&rsquo;hypoth\u00e8se du hasard pur (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p \\approx 0{,}011\">$p \\approx 0{,}011$<\/span>).<\/li>\n<li><strong>Test bilat\u00e9ral exact (<em>Two-sided Pr &lt;= P<\/em>) :<\/strong> La m\u00e9trique d\u00e9cisionnelle pivotale s&rsquo;\u00e9tablit \u00e0 <code>0.02476<\/code>. Elle repr\u00e9sente la somme des probabilit\u00e9s de toutes les tables th\u00e9oriquement admissibles dont la probabilit\u00e9 d&rsquo;occurrence propre est inf\u00e9rieure ou \u00e9gale \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"P_{\\text{obs}} = 0{,}00947\">$P_{\\text{obs}} = 0{,}00947$<\/span>.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>7.3 D\u00e9cision statistique et conclusion psychologique appliqu\u00e9e<\/h3>\n<p>L&rsquo;arbitrage d\u00e9cisionnel s&rsquo;op\u00e8re par la confrontation directe de la valeur-p bilat\u00e9rale exacte de Fisher (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p = 0{,}0248\">$p = 0{,}0248$<\/span>) au seuil de significativit\u00e9 conventionnel fix\u00e9 <em>a priori<\/em> \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\alpha = 0{,}05\">$\\alpha = 0{,}05$<\/span>. Dans la mesure o\u00f9 la valeur-p empirique est strictement inf\u00e9rieure au seuil critique (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p &lt; 0{,}05\">$p &lt; 0{,}05$<\/span>), l&rsquo;analyste se trouve dans l&rsquo;obligation m\u00e9thodologique de rejeter l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle d&rsquo;ind\u00e9pendance stochastique (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"H_0\">$H_0$<\/span>) et d&#8217;embrasser formellement l&rsquo;hypoth\u00e8se alternative (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"H_1\">$H_1$<\/span>).<\/p>\n<p>Sur le plan conceptuel et th\u00e9orique, cette conclusion confirme l&rsquo;existence d&rsquo;une association statistiquement significative entre le genre des participants et leur sensibilit\u00e9 doctrinale au sein de la cohorte universitaire \u00e9valu\u00e9e. L&rsquo;hypoth\u00e8se selon laquelle les disparit\u00e9s num\u00e9riques observ\u00e9es d\u00e9coulaient d&rsquo;un simple art\u00e9fact li\u00e9 \u00e0 la petite taille de l&rsquo;\u00e9chantillon se trouve r\u00e9fut\u00e9e sur le plan probabiliste. L&rsquo;analyste psychologue conclut que le genre structure de mani\u00e8re diff\u00e9renci\u00e9e les attitudes politiques d\u00e9clar\u00e9es dans ce contexte exp\u00e9rimental, les femmes pr\u00e9sentant une propension significativement plus \u00e9lev\u00e9e \u00e0 s&rsquo;affilier au courant D\u00e9mocrate en comparaison des hommes.<\/p>\n<h2>8. Tests unilat\u00e9raux versus bilat\u00e9raux dans l&rsquo;environnement SAS<\/h2>\n<h3>8.1 Fondements \u00e9pist\u00e9mologiques des hypoth\u00e8ses directionnelles<\/h3>\n<p>La distinction entre une approche unilat\u00e9rale (<em>one-tailed<\/em>) et une approche bilat\u00e9rale (<em>two-tailed<\/em>) ne rel\u00e8ve pas d&rsquo;une commodit\u00e9 statistique visant \u00e0 diviser artificiellement par deux une valeur-p pour franchir un seuil de publication, mais d&rsquo;un ancrage th\u00e9orique et \u00e9pist\u00e9mologique pr\u00e9alable. Une hypoth\u00e8se non directionnelle (bilat\u00e9rale) postule l&rsquo;existence d&rsquo;une h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 ou d&rsquo;une d\u00e9pendance sans pr\u00e9juger du sens du gradient : les femmes pourraient \u00eatre significativement plus D\u00e9mocrates ou significativement plus R\u00e9publicaines que les hommes.<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;inverse, l&rsquo;hypoth\u00e8se directionnelle (unilat\u00e9rale) d\u00e9coule d&rsquo;un cadre th\u00e9orique contraignant fond\u00e9 sur la litt\u00e9rature scientifique pr\u00e9existante ou sur des mod\u00e8les d\u00e9ductifs robustes pr\u00e9disant sp\u00e9cifiquement la direction de l&rsquo;association <em>avant<\/em> tout recueil de donn\u00e9es de terrain. En termes d&rsquo;allocation probabiliste, le test bilat\u00e9ral distribue le risque d&rsquo;erreur alpha de 5 % sur les deux queues de la distribution d&rsquo;\u00e9chantillonnage discr\u00e8te, alors que le test unilat\u00e9ral concentre l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 de la zone de rejet critique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\alpha\">$\\alpha$<\/span> sur une seule extr\u00e9mit\u00e9 distributionnelle.<\/p>\n<h3>8.2 Identification et s\u00e9lection de la p-valeur unilat\u00e9rale ad\u00e9quate<\/h3>\n<p>L&rsquo;une des difficult\u00e9s r\u00e9currentes rencontr\u00e9es par les utilisateurs de la proc\u00e9dure <code>PROC FREQ<\/code> sous SAS r\u00e9side dans l&rsquo;identification correcte de la sortie unilat\u00e9rale concordant avec la th\u00e9orisation initiale. SAS fournit syst\u00e9matiquement dans sa restitution standard deux lignes unilat\u00e9rales distinctes : <code>Left-sided Pr &lt;= P<\/code> et <code>Right-sided Pr &gt;= P<\/code>. La s\u00e9lection de la ligne ad\u00e9quate ne doit jamais se faire de mani\u00e8re opportuniste en s\u00e9lectionnant la plus petite valeur affich\u00e9e, mais en fonction du croisement factoriel structur\u00e9 dans la matrice :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Le test unilat\u00e9ral gauche (<em>Left-sided<\/em>) :<\/strong> Il teste l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;une sous-repr\u00e9sentation syst\u00e9matique dans la cellule (1,1). Il convient de le mobiliser si le chercheur postulait <em>a priori<\/em> que les femmes devaient \u00eatre sous-repr\u00e9sent\u00e9es parmi les partisans D\u00e9mocrates. Face \u00e0 notre valeur de <code>0.9989<\/code>, l&rsquo;hypoth\u00e8se de sous-repr\u00e9sentation est cat\u00e9goriquement invalid\u00e9e.<\/li>\n<li><strong>Le test unilat\u00e9ral droit (<em>Right-sided<\/em>) :<\/strong> Il teste sp\u00e9cifiquement l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;une surrepr\u00e9sentation directionnelle dans la cellule (1,1). Si la th\u00e9orie stipulait <em>a priori<\/em> que le statut f\u00e9minin s&rsquo;associait positivement \u00e0 l&rsquo;adh\u00e9sion D\u00e9mocrate, la m\u00e9trique ad\u00e9quate correspond pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 cette sortie unilat\u00e9rale droite, affichant un r\u00e9sultat significatif robuste de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p = 0{,}0105\">$p = 0{,}0105$<\/span>.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Il est fondamental de rappeler que la structuration des modalit\u00e9s par SAS d\u00e9pend de l&rsquo;ordre de tri par d\u00e9faut (alphab\u00e9tique pour les cha\u00eenes de caract\u00e8res). Ainsi, \u00ab Femme \u00bb pr\u00e9c\u00e8de \u00ab Homme \u00bb et \u00ab Democrate \u00bb pr\u00e9c\u00e8de \u00ab Republicain \u00bb, situant automatiquement le croisement Femme-D\u00e9mocrate au niveau de la premi\u00e8re cellule matricielle <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"A = (1,1)\">$A = (1,1)$<\/span>.<\/p>\n<h3>8.3 Risques m\u00e9thodologiques li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;usage a posteriori des tests unilat\u00e9raux<\/h3>\n<p>La pratique consistant \u00e0 inspecter les sorties bilat\u00e9rales d&rsquo;un mod\u00e8le SAS, \u00e0 constater une non-significativit\u00e9 marginale (par exemple, un <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p = 0{,}07\">$p = 0{,}07$<\/span>), puis \u00e0 basculer r\u00e9troactivement vers l&rsquo;interpr\u00e9tation de la valeur-p unilat\u00e9rale (affichant alors un <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p = 0{,}035\">$p = 0{,}035$<\/span>) pour revendiquer une d\u00e9couverte empirique constitue un biais m\u00e9thodologique majeur connu sous le vocable de <em>p-hacking<\/em> ou d&rsquo;ajustement opportuniste post-hoc.<\/p>\n<p>Les comit\u00e9s \u00e9ditoriaux des revues savantes internationales de psychologie et de biom\u00e9decine imposent des standards de recevabilit\u00e9 drastiques : en l&rsquo;absence de pr\u00e9-enregistrement formel et public du protocole de recherche (d\u00e9taillant explicitement le recours anticip\u00e9 \u00e0 une \u00e9preuve unilat\u00e9rale et justifiant la direction d&rsquo;effet attendue), toute inf\u00e9rence cat\u00e9gorielle doit imp\u00e9rativement \u00eatre rapport\u00e9e sur la base de la valeur-p bilat\u00e9rale. Le test bilat\u00e9ral de Fisher demeure ainsi la m\u00e9trique universelle d&rsquo;objectivit\u00e9 statistique recommand\u00e9e par d\u00e9faut sous SAS.<\/p>\n<h2>9. Extension du test exact de Fisher aux tables de contingence r x c<\/h2>\n<h3>9.1 Complexit\u00e9 combinatoire et algorithme de Freeman-Halton<\/h3>\n<p>Lorsque le design de recherche implique des variables polytomiques comportant plus de deux modalit\u00e9s, le tableau de contingence prend la forme matricielle \u00e9tendue de dimension <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r \\times c\">$r \\times c$<\/span>, o\u00f9 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r\">$r$<\/span> correspond au nombre de lignes et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"c\">$c$<\/span> au nombre de colonnes (par exemple, trois cat\u00e9gories socio-professionnelles crois\u00e9es avec quatre niveaux de d\u00e9tresse psychologique). Dans ce cas, la formulation analytique historique de Fisher pour les tables 2&#215;2 ne peut s&rsquo;appliquer directement sous sa forme \u00e9l\u00e9mentaire.<\/p>\n<p>L&rsquo;extension math\u00e9matique formelle du principe de Fisher aux dimensions sup\u00e9rieures a \u00e9t\u00e9 formalis\u00e9e par G. H. Freeman et J. H. Halton en 1951. Sous l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle de marginales fix\u00e9es, la probabilit\u00e9 conjointe exacte de l&rsquo;ensemble matriciel d&rsquo;effectifs observ\u00e9s <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"{n_{ij}}\">${n_{ij}}$<\/span> est r\u00e9gie par une distribution multinomiale-hyperg\u00e9om\u00e9trique g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"P({n_{ij}}) = \\frac{\\prod_{i=1}^r (n_{i\\cdot}!) , \\prod_{j=1}^c (n_{\\cdot j}!)}{N! , \\prod_{i=1}^r \\prod_{j=1}^c (n_{ij}!)}\">$$P({n_{ij}}) = \\frac{\\prod_{i=1}^r (n_{i\\cdot}!) , \\prod_{j=1}^c (n_{\\cdot j}!)}{N! , \\prod_{i=1}^r \\prod_{j=1}^c (n_{ij}!)}$$<\/span><\/p>\n<p>L&rsquo;obstacle majeur de l&rsquo;approche de Freeman-Halton r\u00e9side dans l&rsquo;explosion combinatoire de l&rsquo;espace \u00e9chantillonnal. Pour des tables de dimension moyenne comportant des marges substantielles, le nombre total de tables admissibles peut se chiffrer en millions, voire en milliards. Pour r\u00e9soudre cette contrainte algorithmique, SAS int\u00e8gre des routines de d\u00e9nombrement par r\u00e9seaux d&rsquo;optimisation (<em>Network Algorithms<\/em>) con\u00e7ues \u00e0 l&rsquo;origine par Cyrus Mehta et Nitin Patel, permettant d&rsquo;\u00e9laguer les branches de permutations arborescentes non informatives et de d\u00e9river la valeur-p exacte sans saturer les ressources computationnelles.<\/p>\n<h3>9.2 Configuration syntaxique SAS pour grands tableaux<\/h3>\n<p>Pour commander l&rsquo;ex\u00e9cution de l&rsquo;algorithme exact de Freeman-Halton sur un tableau de contingence de dimensions arbitraires <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r \\times c\">$r \\times c$<\/span>, l&rsquo;adjonction de l&rsquo;option <code>FISHER<\/code> au sein de l&rsquo;instruction <code>TABLES<\/code> s&rsquo;av\u00e8re insuffisante dans les anciennes versions de SAS et doit \u00eatre supplant\u00e9e par l&rsquo;instruction explicite <code>EXACT FISHER;<\/code>. Cette d\u00e9claration ordonne au compilateur d&rsquo;allouer les structures dynamiques requises pour les algorithmes de Mehta et Patel.<\/p>\n<p>En pr\u00e9sence de matrices volumineuses et d&rsquo;effectifs mod\u00e9r\u00e9ment \u00e9lev\u00e9s, les routines combinatoires peuvent solliciter des volumes de m\u00e9moire vive consid\u00e9rables et engendrer des temps d&rsquo;ex\u00e9cution prolong\u00e9s. Deux param\u00e8tres d&rsquo;optimisation avanc\u00e9e peuvent \u00eatre sp\u00e9cifi\u00e9s au niveau de l&rsquo;instruction <code>EXACT<\/code> :<\/p>\n<ul>\n<li><code>ALLOC = nombre<\/code> : Permet de configurer manuellement le volume de m\u00e9moire vive allou\u00e9 \u00e0 la cr\u00e9ation des structures de r\u00e9seaux pour le d\u00e9nombrement combinatoire de Freeman-Halton, \u00e9vitant ainsi les arr\u00eats pr\u00e9matur\u00e9s pour insuffisance de m\u00e9moire.<\/li>\n<li><code>MAXTIME = secondes<\/code> : Fixe un seuil temporel maximal d&rsquo;ex\u00e9cution algorithmique au-del\u00e0 duquel SAS interrompt la recherche combinatoire exhaustive si la convergence s&rsquo;av\u00e8re excessivement longue, restituant alors l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;avancement du calcul ou basculant vers une approximation par simulation.<\/li>\n<\/ul>\n<p>La commande SAS s&rsquo;\u00e9crit formellement ainsi pour un croisement 3&#215;3 :<\/p>\n<p>PROC FREQ DATA=donnees_psychiatriques;<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;TABLES Categorie_Diagnostique * Statut_Insertion \/ CHISQ;<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;EXACT FISHER \/ MAXTIME=300;<br \/>\nRUN;<\/p>\n<h3>9.3 Interpr\u00e9tation globale et analyses post-hoc multi-cellulaires<\/h3>\n<p>La sortie fournie par l&rsquo;algorithme de Freeman-Halton dans SAS renvoie une valeur-p exacte globale d&rsquo;ind\u00e9pendance pour l&rsquo;ensemble du tableau <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r \\times c\">$r \\times c$<\/span>. Une valeur-p globale statistiquement significative (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p &lt; 0{,}05\">$p &lt; 0{,}05$<\/span>) conduit l\u00e9gitimement au rejet de l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;ind\u00e9pendance globale. Toutefois, \u00e0 l&rsquo;instar d&rsquo;un test F omnibus dans une analyse de variance factorielle \u00e0 multiples niveaux, ce r\u00e9sultat global ne permet aucunement d&rsquo;identifier quelles sont les sous-cat\u00e9gories ou les cellules matricielles sp\u00e9cifiques responsables de la rupture d&rsquo;ind\u00e9pendance.<\/p>\n<p>Pour localiser la source de l&rsquo;association au sein d&rsquo;une table \u00e9tendue, le chercheur doit proc\u00e9der \u00e0 des partitions secondaires structur\u00e9es, mat\u00e9rialis\u00e9es par des contrastes post-hoc sous la forme de sous-tables de contingence 2&#215;2 contrastant deux modalit\u00e9s s\u00e9lectionn\u00e9es d&rsquo;une variable face \u00e0 deux modalit\u00e9s de l&rsquo;autre. Lors de la mise en \u0153uvre de ces tests exacts de Fisher partiels s\u00e9riels, il est imp\u00e9ratif d&rsquo;appliquer une correction statistique pour le contr\u00f4le de l&rsquo;inflation de l&rsquo;erreur globale de type I due \u00e0 la multiplicit\u00e9 des comparaisons.<\/p>\n<p>La proc\u00e9dure la plus standard consiste \u00e0 appliquer la correction conservative de Bonferroni, divisant le seuil alpha nominal par le nombre total de comparaisons partielles explor\u00e9es (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k\">$k$<\/span>) :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"\\alpha_{\\text{ajust\u00e9}} = \\frac{\\alpha}{k}\">$$\\alpha_{\\text{ajust\u00e9}} = \\frac{\\alpha}{k}$$<\/span><\/p>\n<p>Des approches plus r\u00e9centes et plus puissantes, telles que le contr\u00f4le du taux de fausses d\u00e9couvertes (<em>False Discovery Rate<\/em>, FDR) de Benjamini-Hochberg, peuvent \u00e9galement \u00eatre programm\u00e9es sous SAS pour \u00e9valuer les sous-contingences de mani\u00e8re s\u00e9quentielle.<\/p>\n<h2>10. Tailles d&rsquo;effet et indices d&rsquo;association compl\u00e9mentaires sous SAS<\/h2>\n<h3>10.1 Calcul et interpr\u00e9tation de l&rsquo;Odds Ratio exact<\/h3>\n<p>La formulation d&rsquo;une inf\u00e9rence statistique rigoureuse ne saurait se limiter \u00e0 l&rsquo;\u00e9nonciation binaire d&rsquo;une valeur-p. En \u00e9pid\u00e9miologie psychiatrique et en psychologie de la sant\u00e9, la quantification de l&rsquo;amplitude clinique de l&rsquo;association requiert l&rsquo;estimation du rapport de cotes (<em>Odds Ratio<\/em>, OR). Alors que les proc\u00e9dures asymptotiques d\u00e9rivent l&rsquo;intervalle de confiance de l&rsquo;OR par la transformation logarithmique de Woolf (reposant sur l&rsquo;erreur standard asymptotique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"SE(\\ln(OR)) = \\sqrt{1\/a + 1\/b + 1\/c + 1\/d}\">$SE(\\ln(OR)) = \\sqrt{1\/a + 1\/b + 1\/c + 1\/d}$<\/span>), cette m\u00e9thode g\u00e9n\u00e8re des bornes hautement impr\u00e9cises et asym\u00e9triques sur des cohortes r\u00e9duites.<\/p>\n<p>Pour obtenir l&rsquo;Odds Ratio exact non conditionnel et ses intervalles de confiance exacts bas\u00e9s sur la distribution hyperg\u00e9om\u00e9trique non centrale, l&rsquo;analyste doit ajouter l&rsquo;option <code>OR<\/code> (ou <code>RELRISK<\/code>) dans l&rsquo;instruction <code>TABLES<\/code> et invoquer <code>EXACT OR;<\/code> sous SAS :<\/p>\n<p>PROC FREQ DATA=etude_politique;<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;TABLES Genre * Affiliation \/ OR;<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;WEIGHT Nombre_Sujets;<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;EXACT OR;<br \/>\nRUN;<\/p>\n<p>Dans notre \u00e9tude empirique (o\u00f9 les femmes affichent une r\u00e9partition de 11\/3 et les hommes de 3\/8), le rapport de cotes empirique observ\u00e9 est de :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"OR = \\frac{11 \\times 8}{3 \\times 3} = \\frac{88}{9} \\approx 9{,}78\">$$OR = \\frac{11 \\times 8}{3 \\times 3} = \\frac{88}{9} \\approx 9{,}78$$<\/span><\/p>\n<p>SAS d\u00e9rive l&rsquo;intervalle de confiance exact \u00e0 95 % de cet OR, renvoyant approximativement l&rsquo;intervalle <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"[1{,}31 ,;, 93{,}48]\">$[1{,}31 ,;, 93{,}48]$<\/span>. \u00c9tant donn\u00e9 que cet intervalle de confiance exact exclut strictement la valeur unitaire neutre 1,0, il corrobore sans ambigu\u00eft\u00e9 le rejet de l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle d&rsquo;ind\u00e9pendance prononc\u00e9 lors du test bilat\u00e9ral de Fisher.<\/p>\n<h3>10.2 Coefficients d&rsquo;association nominale : Phi et V de Cramer<\/h3>\n<p>Pour mesurer l&rsquo;intensit\u00e9 de la corr\u00e9lation nominale sur une \u00e9chelle standardis\u00e9e adimensionnelle comprise entre 0 et 1, SAS propose l&rsquo;estimation de coefficients statistiques d\u00e9riv\u00e9s de la m\u00e9trique du Chi-deux au travers de l&rsquo;option <code>CHISQ<\/code> :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Le coefficient Phi (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"phi\">$phi$<\/span>) :<\/strong> R\u00e9serv\u00e9 exclusivement aux tables de dimension binaire 2&#215;2, il correspond formellement \u00e0 la corr\u00e9lation produit-moment de Pearson calcul\u00e9e sur deux indicatrices binaires dichotomiques :<br \/>\n   <span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"\\phi = \\sqrt{\\frac{\\chi^2}{N}}\">$$\\phi = \\sqrt{\\frac{\\chi^2}{N}}$$<\/span><br \/>\n   Dans notre \u00e9tude de cas (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"N = 25\">$N = 25$<\/span>, avec une statistique de Pearson sans correction <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\chi^2 = 6{,}5097\">$\\chi^2 = 6{,}5097$<\/span>), on obtient un coefficient <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\phi \\approx 0{,}51\">$\\phi \\approx 0{,}51$<\/span>. Selon les seuils conventionnels formalis\u00e9s par Jacob Cohen pour les sciences comportementales, une valeur sup\u00e9rieure \u00e0 0,50 d\u00e9signe une taille d&rsquo;effet substantielle (<em>large effect size<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Le V de Cram\u00e9r (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"V\">$V$<\/span>) :<\/strong> D\u00e8s lors que les dimensions du tableau d\u00e9passent le cadre 2&#215;2 (tables <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r \\times c\">$r \\times c$<\/span>), le coefficient Phi devient instable et peut d\u00e9passer l&rsquo;unit\u00e9. L&rsquo;analyste s&rsquo;oriente alors vers le <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"V\">$V$<\/span> de Cram\u00e9r, qui int\u00e8gre les dimensions de la grille par la formule :<br \/>\n   <span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"V = \\sqrt{\\frac{\\chi^2}{N \\times \\min(r-1, c-1)}}\">$$V = \\sqrt{\\frac{\\chi^2}{N \\times \\min(r-1, c-1)}}$$<\/span><br \/>\n   Ce coefficient standardise la magnitude de l&rsquo;association sur l&rsquo;intervalle <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"[0, 1]\">$[0, 1]$<\/span>, autorisant ainsi les comparaisons inter-\u00e9tudes sur des protocoles aux d\u00e9coupages de cat\u00e9gories h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>10.3 Dissociation imp\u00e9rative entre significativit\u00e9 statistique et clinique<\/h3>\n<p>L&rsquo;un des \u00e9cueils majeurs dans la formation m\u00e9thodologique r\u00e9side dans la confusion entre significativit\u00e9 statistique (attest\u00e9e par une valeur-p inf\u00e9rieure \u00e0 0,05) et significativit\u00e9 clinique ou pratique. La valeur-p est une fonction conjointe de la magnitude r\u00e9elle de l&rsquo;effet dans la population et de la taille totale de l&rsquo;\u00e9chantillon empirique observ\u00e9. Sur un \u00e9chantillon minuscule, un effet clinique majeur (tel qu&rsquo;un rapport de cotes de 4,0) peut \u00e9chouer \u00e0 atteindre le seuil de significativit\u00e9 conventionnel de 5 % par manque de puissance statistique (erreur de type II).<\/p>\n<p>Inversement, sur des bases de donn\u00e9es massives (<em>Big Data<\/em> en sant\u00e9 publique) comportant des dizaines de milliers d&rsquo;enregistrements, une association totalement d\u00e9risoire et sans port\u00e9e clinique concr\u00e8te (comme un <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"OR = 1{,}04\">$OR = 1{,}04$<\/span>) g\u00e9n\u00e9rera une valeur-p extr\u00eamement faible (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p &lt; 0{,}0001\">$p &lt; 0{,}0001$<\/span>) du fait d&rsquo;une hyper-puissance algorithmique. Il est donc indispensable de dissocier formellement la significativit\u00e9 statistique \u2014 qui r\u00e9pond strictement \u00e0 la question : \u00ab Est-il improbable que cette configuration d&rsquo;effectifs soit attribuable aux fluctuations al\u00e9atoires d&rsquo;\u00e9chantillonnage ? \u00bb \u2014 de la taille d&rsquo;effet standardis\u00e9e, qui r\u00e9pond \u00e0 la question pragmatique : \u00ab Quelle est l&rsquo;ampleur et la pertinence pratique de la liaison observ\u00e9e ? \u00bb.<\/p>\n<h2>11. Directives de publication acad\u00e9mique et reporting aux normes APA<\/h2>\n<h3>11.1 R\u00e8gles formelles de r\u00e9daction de l&rsquo;APA (7e \u00e9dition)<\/h3>\n<p>L&rsquo;American Psychological Association (APA), au travers de la septi\u00e8me \u00e9dition de son manuel de publication officiel, prescrit des normes typographiques et structurelles extr\u00eamement pr\u00e9cises pour l&rsquo;exposition des tests exacts non param\u00e9triques. Ces standards garantissent la transparence et la reproductibilit\u00e9 des analyses quantitatives au sein des revues scientifiques internationales \u00e0 comit\u00e9 de lecture.<\/p>\n<p>Contrairement au test du Chi-deux de Pearson qui requiert de rapporter la statistique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\chi^2\">$\\chi^2$<\/span>, le nombre de degr\u00e9s de libert\u00e9 et l&rsquo;effectif global selon le formatage <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\chi^2(\\text{ddl}, N = dots) = dots\">$\\chi^2(\\text{ddl}, N = dots) = dots$<\/span>, le test exact de Fisher ne comporte pas de degr\u00e9s de libert\u00e9 formels ni de statistique de test standardis\u00e9e dans la restitution usuelle. Les directives \u00e9ditoriales imposent d\u00e8s lors :<\/p>\n<ul>\n<li>D&rsquo;indiquer textuellement et formellement qu&rsquo;un test exact de Fisher a \u00e9t\u00e9 mobilis\u00e9 en lieu et place du test du Chi-deux asymptotique en raison de la pr\u00e9sence d&rsquo;effectifs th\u00e9oriques attendus insuffisants violant les pr\u00e9requis d&rsquo;\u00e9chantillonnage de Cochran.<\/li>\n<li>De sp\u00e9cifier explicitement la nature unilat\u00e9rale ou bilat\u00e9rale de l&rsquo;\u00e9preuve retenue (la modalit\u00e9 bilat\u00e9rale \u00e9tant le standard de r\u00e9f\u00e9rence acad\u00e9mique par d\u00e9faut).<\/li>\n<li>De consigner la valeur-p exacte exacte sans recourir \u00e0 des in\u00e9galit\u00e9s approximatives (telles que <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p &lt; 0{,}05\">$p &lt; 0{,}05$<\/span>), sauf dans les cas exceptionnels o\u00f9 la probabilit\u00e9 exacte d\u00e9riv\u00e9e est strictement inf\u00e9rieure au milli\u00e8me, auquel cas la graphie norm\u00e9e s&rsquo;\u00e9nonce <em>p<\/em> &lt; .001. En langue anglaise (ou selon les r\u00e8gles de stylistique de la revue cibl\u00e9e), le z\u00e9ro pr\u00e9c\u00e9dent la d\u00e9cimale est traditionnellement omis pour les probabilit\u00e9s born\u00e9es \u00e0 l&rsquo;unit\u00e9.<\/li>\n<li>D&rsquo;accompagner obligatoirement l&rsquo;\u00e9nonc\u00e9 de la valeur-p de la taille totale de l&rsquo;\u00e9chantillon (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"N\">$N$<\/span>), des effectifs et proportions de chaque case, et d&rsquo;un indicateur standardis\u00e9 d&rsquo;amplitude d&rsquo;effet (rapport de cotes ou coefficient d&rsquo;association) enrichi de son intervalle de confiance \u00e0 95 %.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>11.2 Conception de tableaux statistiques pr\u00eats pour soumission<\/h3>\n<p>La conception visuelle des tableaux de donn\u00e9es sous les normes APA 7e \u00e9dition exige le respect de contraintes g\u00e9om\u00e9triques et typographiques strictes, bannissant cat\u00e9goriquement l&rsquo;esth\u00e9tique par d\u00e9faut des tableurs g\u00e9n\u00e9ralistes ou les quadrillages int\u00e9grals. Un tableau d&rsquo;association cat\u00e9gorielle pr\u00eat pour publication acad\u00e9mique ob\u00e9it aux canons formels suivants :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Absence int\u00e9grale de filets verticaux :<\/strong> Aucun s\u00e9parateur vertical ne doit cloisonner les colonnes.<\/li>\n<li><strong>Utilisation restrictive des filets horizontaux :<\/strong> Seules trois bordures horizontales continues parcourent la table : une ligne sup\u00e9rieure fermant le bandeau en-t\u00eate, une ligne inf\u00e9rieure d\u00e9limitant les \u00e9tiquettes de colonnes, et une ligne finale inf\u00e9rieure fermant la matrice au-dessus des notes explicatives.<\/li>\n<li><strong>Clart\u00e9 de la hi\u00e9rarchisation :<\/strong> Les modalit\u00e9s factorielles doivent \u00eatre clairement identifi\u00e9es avec indication conjointe des fr\u00e9quences absolues (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n\">$n$<\/span>) et des fr\u00e9quences relatives (pourcentages en lignes ou en colonnes selon la conceptualisation exp\u00e9rimentale).<\/li>\n<li><strong>Notes de bas de tableau exhaustives :<\/strong> Une note g\u00e9n\u00e9rale (d\u00e9butant par le terme en italique <em>Note.<\/em>) doit expliciter les abr\u00e9viations, d\u00e9clarer la m\u00e9thode probabiliste exacte mobilis\u00e9e, et rappeler la nature bilat\u00e9rale de l&rsquo;inf\u00e9rence.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Voici un mod\u00e8le structurel de tableau conforme pour notre \u00e9tude :<\/p>\n<p><strong>Tableau 1<\/strong><br \/>\n<em>R\u00e9partition de l&rsquo;affiliation doctrinale selon le genre des participants (N = 25)<\/em><\/p>\n<table style=\"width: 100%;border-collapse: collapse;text-align: left;font-size: 0.95em\">\n<thead>\n<tr style=\"border-top: 2px solid black;border-bottom: 1px solid black\">\n<th style=\"padding: 8px\">Genre<\/th>\n<th style=\"padding: 8px\">D\u00e9mocrate <em>n<\/em> (%)<\/th>\n<th style=\"padding: 8px\">R\u00e9publicain <em>n<\/em> (%)<\/th>\n<th style=\"padding: 8px\">Total <em>n<\/em> (%)<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"padding: 8px\">Femme<\/td>\n<td style=\"padding: 8px\">11 (78,6 %)<\/td>\n<td style=\"padding: 8px\">3 (21,4 %)<\/td>\n<td style=\"padding: 8px\">14 (100,0 %)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"padding: 8px\">Homme<\/td>\n<td style=\"padding: 8px\">3 (27,3 %)<\/td>\n<td style=\"padding: 8px\">8 (72,7 %)<\/td>\n<td style=\"padding: 8px\">11 (100,0 %)<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"border-bottom: 2px solid black\">\n<td style=\"padding: 8px\">Total<\/td>\n<td style=\"padding: 8px\">14 (56,0 %)<\/td>\n<td style=\"padding: 8px\">11 (44,0 %)<\/td>\n<td style=\"padding: 8px\">25 (100,0 %)<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><em>Note.<\/em> Les pourcentages sont calcul\u00e9s en ligne. Le test exact de Fisher (bilat\u00e9ral) a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une association statistiquement significative entre le genre et l&rsquo;affiliation doctrinale, <em>p<\/em> = .025, rapport de cotes (OR) = 9,78, IC 95 % [1,31 ; 93,48].<\/p>\n<h3>11.3 Mod\u00e8les de phrases types pour la section R\u00e9sultats<\/h3>\n<p>Pour assurer une int\u00e9gration stylistique fluide et acad\u00e9miquement irr\u00e9prochable au sein de la section \u00ab R\u00e9sultats \u00bb d&rsquo;un manuscrit soumis \u00e0 publication, les formulations r\u00e9dactionnelles peuvent s&rsquo;inspirer des mod\u00e8les valid\u00e9s ci-dessous :<\/p>\n<p><strong>Mod\u00e8le 1 : Forme standard pour r\u00e9sultat statistiquement significatif :<\/strong><br \/>\n\u00ab En raison de la pr\u00e9sence d&rsquo;effectifs th\u00e9oriques attendus inf\u00e9rieurs \u00e0 cinq au sein de plusieurs cellules du croisement bivari\u00e9 (25 % des cellules sous le seuil de Cochran), le test exact de Fisher bilat\u00e9ral a \u00e9t\u00e9 mobilis\u00e9 pour examiner la relation entre le genre des participants et leur affiliation doctrinale. L&rsquo;analyse r\u00e9v\u00e8le une association statistiquement significative entre les deux variables (<em>N<\/em> = 25, <em>p<\/em> = .025). La cote d&rsquo;adh\u00e9sion au mouvement d\u00e9mocrate s&rsquo;av\u00e8re nettement plus \u00e9lev\u00e9e chez les femmes (78,6 %) que chez les hommes (27,3 %), avec un rapport de cotes substantiel de 9,78 (IC 95 % exact [1,31, 93,48]), traduisant une taille d&rsquo;effet \u00e9lev\u00e9e selon les crit\u00e8res de Cohen (coefficient Phi <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\phi = 0{,}51\">$\\phi = 0{,}51$<\/span>). \u00bb<\/p>\n<p><strong>Mod\u00e8le 2 : Forme standard pour r\u00e9sultat statistiquement non significatif :<\/strong><br \/>\n\u00ab Un test exact de Fisher bilat\u00e9ral a \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9 afin d&rsquo;\u00e9valuer l&rsquo;impact du programme d&rsquo;intervention neuropsychologique sur le statut de r\u00e9mission \u00e0 six mois (cohorte clinique <em>N<\/em> = 18). Les r\u00e9sultats indiquent qu&rsquo;il n&rsquo;existe pas de diff\u00e9rence statistiquement significative entre le groupe exp\u00e9rimental et le groupe contr\u00f4le concernant la proportion de sujets en r\u00e9mission (66,7 % contre 44,4 % ; <em>p<\/em> = .637, test exact de Fisher bilat\u00e9ral, <em>OR<\/em> = 2,50, IC 95 % exact [0,32, 22,78]). Ces observations empiriques ne permettent pas d&rsquo;invalider l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle d&rsquo;ind\u00e9pendance clinique \u00e0 ce stade d&rsquo;\u00e9chantillonnage. \u00bb<\/p>\n<h2>12. D\u00e9pannage, messages d&rsquo;erreur et diagnostics avanc\u00e9s dans SAS<\/h2>\n<h3>12.1 Gestion des d\u00e9passements de m\u00e9moire et temps de calcul infini<\/h3>\n<p>Lors de la transition d&rsquo;un tableau 2&#215;2 vers des matrices multi-cat\u00e9gorielles denses (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r \\times c\">$r \\times c$<\/span>) comportant des effectifs marginaux volumineux, l&rsquo;ex\u00e9cution combinatoire sous la syntaxe <code>EXACT FISHER;<\/code> peut heurter de plein fouet le mur de la complexit\u00e9 combinatoire. Dans cette configuration, le syst\u00e8me SAS cesse de progresser et \u00e9met dans le journal d&rsquo;ex\u00e9cution un message d&rsquo;erreur bloquant de saturation : <code>ERROR: Out of memory during network computation for exact test<\/code>.<\/p>\n<p>Pour d\u00e9passer cette limitation mat\u00e9rielle sans renoncer \u00e0 la rigueur de l&rsquo;inf\u00e9rence non asymptotique, la strat\u00e9gie biostatistique optimale consiste \u00e0 substituer au calcul exact d\u00e9terministe exhaustif une approximation stochastique par simulation de Monte Carlo. Cette approche s&rsquo;active simplement au moyen de l&rsquo;option <code>MC<\/code> adjointe \u00e0 l&rsquo;instruction <code>EXACT<\/code>. L&rsquo;algorithme \u00e9chantillonne al\u00e9atoirement un nombre colossal de tables de contingence potentielles partageant les m\u00eames marges et estime la valeur-p exacte avec une pr\u00e9cision contr\u00f4l\u00e9e, quantifi\u00e9e par un intervalle de confiance empirique :<\/p>\n<p>PROC FREQ DATA=grande_matrice;<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;TABLES Symptome * Traitement \/ CHISQ;<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;EXACT FISHER \/ MC SE N=1000000 ALPHA=0.01;<br \/>\nRUN;<\/p>\n<p>L&rsquo;argument <code>N=1000000<\/code> sp\u00e9cifie \u00e0 SAS de simuler un million de permutations tabulaires ind\u00e9pendantes, l&rsquo;option <code>SE<\/code> commande l&rsquo;impression de l&rsquo;erreur standard de la valeur-p estim\u00e9e, et <code>ALPHA=0.01<\/code> calibre un intervalle de confiance \u00e0 99 % autour de la valeur-p approch\u00e9e, offrant une garantie d&rsquo;approximation quasiment indiscernable de la valeur-p exacte formelle.<\/p>\n<h3>12.2 Erreurs courantes d&rsquo;encodage et diagnostics syntaxiques<\/h3>\n<p>Le travail de diagnostic statistique sous SAS r\u00e9v\u00e8le plusieurs anomalies r\u00e9currentes chez les praticiens, g\u00e9n\u00e9rant des r\u00e9sultats biais\u00e9s sans d\u00e9clencher pour autant d&rsquo;erreurs visibles de syntaxe :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Omission de l&rsquo;instruction WEIGHT :<\/strong> Lorsqu&rsquo;on travaille sur une table agr\u00e9g\u00e9e comportant une colonne de fr\u00e9quences, l&rsquo;omission involontaire de la commande <code>WEIGHT NomVariable;<\/code> est l&rsquo;erreur la plus fr\u00e9quente. SAS traite alors chaque ligne de contingence comme une observation unique (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"N = 4\">$N = 4$<\/span> pour une table 2&#215;2). Si le journal affiche une taille globale de cohorte manifestement d\u00e9coupl\u00e9e de votre \u00e9chantillon r\u00e9el, inspectez imm\u00e9diatement la pr\u00e9sence de l&rsquo;instruction <code>WEIGHT<\/code>.<\/li>\n<li><strong>Confusion entre cellules \u00e0 effectif z\u00e9ro et valeurs manquantes :<\/strong> Dans un jeu de donn\u00e9es agr\u00e9g\u00e9, une cellule de contingence ne comportant aucun sujet observ\u00e9 ne doit en aucun cas \u00eatre encod\u00e9e avec un point de valeur manquante (<code>.<\/code>) dans le champ de fr\u00e9quence. SAS exclurait automatiquement la ligne, effa\u00e7ant une cellule structurelle du tableau. Il est imp\u00e9ratif d&rsquo;assigner formellement la valeur num\u00e9rique scalaire <code>0<\/code> et d&rsquo;ajouter l&rsquo;option <code>ZEROS<\/code> \u00e0 l&rsquo;instruction <code>WEIGHT<\/code> (soit <code>WEIGHT NomVariable \/ ZEROS;<\/code>) pour forcer le compilateur \u00e0 int\u00e9grer les cases vides au sein des algorithmes matriciels combinatoires.<\/li>\n<li><strong>Alt\u00e9ration de l&rsquo;orientation par le param\u00e8tre ORDER :<\/strong> L&rsquo;ordre d&rsquo;affichage des modalit\u00e9s factorielles d\u00e9termine l&rsquo;affectation de la cellule (1,1) et, par cons\u00e9quent, le sens des valeurs-p unilat\u00e9rales et de l&rsquo;Odds Ratio. Par d\u00e9faut, SAS trie par ordre alphab\u00e9tique croissant (<code>ORDER=INTERNAL<\/code>). L&rsquo;usage de l&rsquo;option <code>PROC FREQ ORDER=DATA<\/code> permet d&rsquo;imposer au logiciel l&rsquo;ordre s\u00e9quentiel d&rsquo;apparition des modalit\u00e9s au fil des lignes d&rsquo;entr\u00e9e de l&rsquo;\u00e9tape <code>DATA<\/code>, \u00e9vitant les inversions inopportunes de polarit\u00e9 factorielle.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>12.3 Validation crois\u00e9e et p\u00e9rennit\u00e9 du code analytique<\/h3>\n<p>Dans un contexte de renforcement mondial des exigences de reproductibilit\u00e9 scientifique (initiative <em>Open Science<\/em>), il est hautement recommand\u00e9 de proc\u00e9der \u00e0 une validation crois\u00e9e syst\u00e9matique des scripts SAS critiques \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;environnements d&rsquo;analyse ind\u00e9pendants. L&rsquo;environnement open-source R offre une plateforme de comparaison standard via sa fonction native :<\/p>\n<p><code>fisher.test(matrix(c(11, 3, 3, 8), nrow = 2, byrow = TRUE))<\/code><\/p>\n<p>La confirmation d&rsquo;une stricte identit\u00e9 num\u00e9rique des valeurs-p bilat\u00e9rales entre la fonction R et la proc\u00e9dure <code>PROC FREQ<\/code> de SAS valide l&rsquo;\u00e9tanch\u00e9it\u00e9 du pipeline de traitement statistique.<\/p>\n<p>Par ailleurs, pour les chercheurs et bio-informaticiens confront\u00e9s au traitement it\u00e9ratif de dizaines de marqueurs cliniques sur de petits \u00e9chantillons, la structuration de macros SAS param\u00e9tr\u00e9es permet d&rsquo;automatiser l&rsquo;ex\u00e9cution reproductible du test exact de Fisher. L&rsquo;encapsulation de la proc\u00e9dure au sein d&rsquo;une macro modulaire telle que pr\u00e9sent\u00e9e ci-dessous illustre le niveau de standardisation attendu dans un laboratoire d&rsquo;analyse de donn\u00e9es avanc\u00e9es :<\/p>\n<p>%MACRO ExecuterFisher(TableEntree=, VarLigne=, VarCol=, VarPoids=);<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;PROC FREQ DATA=&amp;TableEntree;<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;TABLES &amp;VarLigne * &amp;VarCol \/ CHISQ NOCOL NOPERCENT;<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;%IF %LENGTH(&amp;VarPoids) &gt; 0 %THEN %DO;<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;WEIGHT &amp;VarPoids \/ ZEROS;<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;%END;<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;EXACT FISHER;<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;ODS OUTPUT FishersExact = SortieExacte;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;RUN;<br \/>\n%MEND ExecuterFisher;<\/p>\n<p>Cette approche unifi\u00e9e assure une reproductibilit\u00e9 totale du protocole d&rsquo;analyse, pr\u00e9vient les erreurs de retranscription manuelle, et garantit la conformit\u00e9 m\u00e9thodologique absolue de chaque \u00e9tape du test exact de Fisher sous l&rsquo;environnement SAS.<\/p>\n<h2>R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<p>Agresti, A. (1992). A survey of exact inference for contingency tables. <em>Statistical Science<\/em>, 7(1), 131\u2013153. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1214\/ss\/1177011454\">https:\/\/doi.org\/10.1214\/ss\/1177011454<\/a><\/p>\n<p>Agresti, A. (2013). <em>Categorical data analysis<\/em> (3rd ed.). John Wiley &amp; Sons.<\/p>\n<p>American Psychological Association. (2020). <em>Publication manual of the American Psychological Association<\/em> (7th ed.). American Psychological Association. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0000165-000\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0000165-000<\/a><\/p>\n<p>Cochran, W. G. (1952). The <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\chi^2\">$\\chi^2$<\/span> test of goodness of fit. <em>The Annals of Mathematical Statistics<\/em>, 23(3), 315\u2013345. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1214\/aoms\/1177729380\">https:\/\/doi.org\/10.1214\/aoms\/1177729380<\/a><\/p>\n<p>Cochran, W. G. (1954). Some methods for strengthening the common <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\chi^2\">$\\chi^2$<\/span> tests. <em>Biometrics<\/em>, 10(4), 417\u2013451. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.2307\/3001616\">https:\/\/doi.org\/10.2307\/3001616<\/a><\/p>\n<p>Cohen, J. (1988). <em>Statistical power analysis for the behavioral sciences<\/em> (2nd ed.). Lawrence Erlbaum Associates.<\/p>\n<p>Fisher, R. A. (1922). On the interpretation of <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\chi^2\">$\\chi^2$<\/span> from contingency tables, and the calculation of P. <em>Journal of the Royal Statistical Society<\/em>, 85(1), 87\u201394. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.2307\/2340521\">https:\/\/doi.org\/10.2307\/2340521<\/a><\/p>\n<p>Fisher, R. A. (1935). <em>The design of experiments<\/em>. Oliver and Boyd.<\/p>\n<p>Freeman, G. H., &amp; Halton, J. H. (1951). Note on an exact treatment of contingency, goodness of fit and other problems of significance. <em>Biometrika<\/em>, 38(1\/2), 141\u2013149. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.2307\/2332323\">https:\/\/doi.org\/10.2307\/2332323<\/a><\/p>\n<p>Mehta, C. R., &amp; Patel, N. R. (1983). A network algorithm for performing Fisher&rsquo;s exact test in <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r \\times c\">$r \\times c$<\/span> contingency tables. <em>Journal of the American Statistical Association<\/em>, 78(382), 427\u2013434. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1080\/01621459.1983.10477989\">https:\/\/doi.org\/10.1080\/01621459.1983.10477989<\/a><\/p>\n<p>SAS Institute Inc. (2020). <em>SAS\/STAT 15.2 user&rsquo;s guide: The FREQ procedure<\/em>. SAS Institute Inc. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/support.sas.com\/documentation\/onlinedoc\/stat\/\">https:\/\/support.sas.com\/documentation\/onlinedoc\/stat\/<\/a><\/p>\n<p>Yates, F. (1934). Contingency tables involving small numbers and the <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\chi^2\">$\\chi^2$<\/span> test. <em>Supplement to the Journal of the Royal Statistical Society<\/em>, 1(2), 217\u2013235. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.2307\/2983604\">https:\/\/doi.org\/10.2307\/2983604<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Guide acad\u00e9mique complet pour r\u00e9aliser et interpr\u00e9ter le test exact de Fisher avec la proc\u00e9dure PROC FREQ dans SAS. 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