{"id":7813,"date":"2026-10-14T18:02:17","date_gmt":"2026-10-14T18:02:17","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/statistics\/comment-effectuer-une-anova-a-deux-facteurs-a-la-main\/"},"modified":"2026-10-14T18:02:17","modified_gmt":"2026-10-14T18:02:17","slug":"comment-effectuer-une-anova-a-deux-facteurs-a-la-main","status":"publish","type":"psych_stat","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_stat=comment-effectuer-une-anova-a-deux-facteurs-a-la-main","title":{"rendered":"Comment effectuer une ANOVA \u00e0 deux facteurs \u00e0 la main"},"content":{"rendered":"<p>L&rsquo;analyse de variance \u00e0 deux facteurs, commun\u00e9ment d\u00e9sign\u00e9e sous l&rsquo;appellation d&rsquo;ANOVA factorielle, constitue l&rsquo;un des piliers m\u00e9thodologiques les plus robustes et \u00e9l\u00e9gants des statistiques inf\u00e9rentielles modernes. Con\u00e7ue \u00e0 l&rsquo;origine par le biologiste et statisticien britannique <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/royalsocietypublishing.org\/doi\/10.1098\/rsnr.2019.0028\">Sir Ronald Aylmer Fisher<\/a> dans les ann\u00e9es 1920 pour r\u00e9soudre des probl\u00e9matiques agronomiques complexes, cette technique permet d&rsquo;examiner simultan\u00e9ment l&rsquo;impact de deux variables ind\u00e9pendantes discr\u00e8tes sur une variable d\u00e9pendante quantitative continue. Au-del\u00e0 de la simple juxtaposition de deux analyses univari\u00e9es, elle offre la facult\u00e9 unique de mod\u00e9liser et de quantifier les ph\u00e9nom\u00e8nes d&rsquo;interaction, c&rsquo;est-\u00e0-dire les situations empiriques o\u00f9 l&rsquo;action d&rsquo;un facteur se trouve modifi\u00e9e ou modul\u00e9e par la pr\u00e9sence de l&rsquo;autre.<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;\u00e8re de l&rsquo;omnipr\u00e9sence des logiciels de traitement statistique automatis\u00e9s tels que R, SPSS, SAS ou Python, l&rsquo;apprentissage et l&rsquo;ex\u00e9cution du calcul manuel de l&rsquo;ANOVA factorielle peuvent para\u00eetre, de prime abord, anachroniques. Pourtant, la ma\u00eetrise op\u00e9ratoire de ces calculs \u00ab \u00e0 la main \u00bb demeure un imp\u00e9ratif \u00e9pist\u00e9mologique et didactique fondamental pour tout chercheur, statisticien ou \u00e9tudiant en sciences quantitatives. L&rsquo;arithm\u00e9tique manuelle d\u00e9mythifie les algorithmes opaques en r\u00e9v\u00e9lant la m\u00e9canique intime de la d\u00e9composition de la variance, la g\u00e9om\u00e9trie sous-jacente des projections orthogonales et la logique rigoureuse qui articule la dispersion des observations individuelles aux tests d&rsquo;hypoth\u00e8ses formels.<\/p>\n<p>Ce guide exhaustif a pour vocation de vous guider, pas \u00e0 pas et sans aucune omission, \u00e0 travers l&rsquo;ensemble des \u00e9tapes requises pour mener \u00e0 bien une ANOVA \u00e0 deux facteurs \u00e9quilibr\u00e9e sans recourir \u00e0 un logiciel automatis\u00e9. \u00c0 partir d&rsquo;un formalisme math\u00e9matique rigoureux et d&rsquo;un jeu de donn\u00e9es empiriques fil rouge concr\u00e8tement d\u00e9velopp\u00e9, nous explorerons la structuration matricielle, le calcul m\u00e9thodique des sommes de carr\u00e9s, la d\u00e9termination des carr\u00e9s moyens, l&rsquo;\u00e9valuation des statistiques <em>F<\/em> de Snedecor, ainsi que les analyses compl\u00e9mentaires de taille d&rsquo;effet et de comparaisons multiples, pour aboutir \u00e0 une r\u00e9daction scientifique conforme aux standards acad\u00e9miques les plus stricts.<\/p>\n<h2>1. 1. Fondements th\u00e9oriques de l&rsquo;ANOVA \u00e0 deux facteurs en sciences quantitatives<\/h2>\n<h3>1.1 1.1 D\u00e9finition et utilit\u00e9 m\u00e9thodologique du plan factoriel<\/h3>\n<p>Le plan d&rsquo;exp\u00e9rience factoriel \u00e0 deux facteurs se d\u00e9finit comme un protocole de recherche exp\u00e9rimental ou quasi-exp\u00e9rimental au sein duquel deux variables ind\u00e9pendantes nominales ou cat\u00e9gorielles (appel\u00e9es facteurs) sont crois\u00e9es de mani\u00e8re exhaustive. Si le premier facteur, d\u00e9sign\u00e9 conventionnellement par <em>A<\/em>, comporte <em>a<\/em> modalit\u00e9s, et le second facteur, <em>B<\/em>, comprend <em>b<\/em> modalit\u00e9s, le croisement produit un ensemble de <em>a &times; b<\/em> conditions exp\u00e9rimentales distinctes, couramment qualifi\u00e9es de cellules du plan. Chaque observation au sein d&rsquo;une cellule repr\u00e9sente la mesure d&rsquo;une variable r\u00e9ponse continue <em>Y<\/em> recueillie sur une unit\u00e9 exp\u00e9rimentale donn\u00e9e.<\/p>\n<p>L&rsquo;utilit\u00e9 m\u00e9thodologique majeure d&rsquo;une telle configuration r\u00e9side dans son extraordinaire \u00e9conomie exp\u00e9rimentale comparativement \u00e0 la mise en \u0153uvre de protocoles univari\u00e9s successifs. En testant simultan\u00e9ment l&rsquo;influence des facteurs <em>A<\/em> et <em>B<\/em> sur la m\u00eame cohorte d&rsquo;\u00e9chantillons, le chercheur maximise la puissance statistique globale tout en r\u00e9duisant consid\u00e9rablement la taille totale d&rsquo;\u00e9chantillon requise. R\u00e9aliser deux exp\u00e9riences distinctes pour \u00e9valuer isol\u00e9ment chaque variable exigerait le recrutement et l&rsquo;\u00e9valuation de deux fois plus d&rsquo;unit\u00e9s exp\u00e9rimentales pour obtenir une pr\u00e9cision inf\u00e9rentielle \u00e9quivalente.<\/p>\n<p>N\u00e9anmoins, l&rsquo;atout pr\u00e9pond\u00e9rant de l&rsquo;ANOVA factorielle ne r\u00e9side pas uniquement dans cette rationalisation logistique, mais plut\u00f4t dans son aptitude exclusive \u00e0 isoler et mesurer l&rsquo;effet d&rsquo;interaction statistique, not\u00e9 <em>(A &times; B)<\/em>. Dans la r\u00e9alit\u00e9 empirique complexe &mdash; qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de neurosciences, de pharmacologie clinique, d&rsquo;agronomie ou de psychologie cognitive &mdash; les variables n&rsquo;agissent que tr\u00e8s rarement de fa\u00e7on isol\u00e9e ou strictement additive. L&rsquo;analyse factorielle permet de formaliser si l&rsquo;effet du facteur <em>A<\/em> d\u00e9pend du niveau particulier assign\u00e9 au facteur <em>B<\/em>, ouvrant la voie \u00e0 une compr\u00e9hension nuanc\u00e9e des r\u00e9gulations, des synergies ou des antagonismes au sein des syst\u00e8mes \u00e9tudi\u00e9s.<\/p>\n<p>Dans les protocoles exp\u00e9rimentaux purs, les sujets sont assign\u00e9s de mani\u00e8re al\u00e9atoire (randomisation) aux diff\u00e9rentes cellules <em>a &times; b<\/em>, garantissant un contr\u00f4le optimal des variables parasites. Dans les devis quasi-exp\u00e9rimentaux, certains facteurs peuvent correspondre \u00e0 des caract\u00e9ristiques intrins\u00e8ques non manipulables (comme le sexe biologique ou une classe d&rsquo;\u00e2ge), mais le mod\u00e8le lin\u00e9aire de l&rsquo;ANOVA factorielle s&rsquo;applique avec la m\u00eame rigueur analytique, sous r\u00e9serve d&rsquo;interpr\u00e9ter les causalit\u00e9s avec la prudence m\u00e9thodologique requise.<\/p>\n<h3>1.2 1.2 Comparaison structurelle entre ANOVA univari\u00e9e et factorielle<\/h3>\n<p>L&rsquo;analyse de variance \u00e0 un facteur (ANOVA unilat\u00e9rale ou univari\u00e9e) partitionne la variabilit\u00e9 totale d&rsquo;un ensemble de scores en deux composantes fondamentales : la variance inter-groupes (due \u00e0 l&rsquo;effet de l&rsquo;unique variable ind\u00e9pendante) et la variance intra-groupe (l&rsquo;erreur r\u00e9siduelle non expliqu\u00e9e). Cependant, face \u00e0 la complexit\u00e9 des dynamiques multivari\u00e9es, ce mod\u00e8le univari\u00e9 manifeste rapidement des limites structurelles s\u00e9v\u00e8res. Si une seconde source de variabilit\u00e9 syst\u00e9matique op\u00e8re dans les donn\u00e9es sans \u00eatre explicitement mod\u00e9lis\u00e9e, elle est in\u00e9vitablement rel\u00e9gu\u00e9e dans le compartiment de l&rsquo;erreur r\u00e9siduelle, gonflant artificiellement cette derni\u00e8re et affaiblissant la sensibilit\u00e9 du test statistique.<\/p>\n<p>L&rsquo;ANOVA factorielle surmonte pr\u00e9cis\u00e9ment cette lacune par un raffinement de la partition de la variance. En extrayant formellement l&rsquo;influence du second facteur <em>B<\/em> ainsi que celle de l&rsquo;interaction <em>(A &times; B)<\/em>, elle \u00ab soustrait \u00bb ces parts de variabilit\u00e9 syst\u00e9matique de la variance r\u00e9siduelle. Le terme d&rsquo;erreur intra-cellule (le d\u00e9nominateur des ratios <em>F<\/em>) se trouve ainsi substantiellement r\u00e9duit. M\u00e9caniquement, cette diminution de la variance d&rsquo;erreur engendre un accroissement substantiel de la puissance statistique, rendant d\u00e9tectables des effets principaux qui seraient pass\u00e9s totalement inaper\u00e7us au sein d&rsquo;une ANOVA \u00e0 un facteur classique.<\/p>\n<p>Par ailleurs, l&rsquo;approche factorielle offre un rempart math\u00e9matique indispensable contre l&rsquo;inflation du <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.itl.nist.gov\/div898\/handbook\/prc\/section4\/prc43.htm\">taux d&rsquo;erreur de type I<\/a> (le risque de rejeter \u00e0 tort l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle d&rsquo;absence d&rsquo;effet). Si un exp\u00e9rimentateur choisissait d&rsquo;effectuer une multitude de tests <em>t<\/em> de Student pour comparer s\u00e9par\u00e9ment les diff\u00e9rentes combinaisons de moyennes de son protocole, le taux d&rsquo;erreur familial global progresserait de mani\u00e8re exponentielle selon la loi formelle :<\/p>\n<p><em>&alpha;<sub>global<\/sub> = 1 &#8211; (1 &#8211; &alpha;)<sup>c<\/sup><\/em><\/p>\n<p>o\u00f9 <em>c<\/em> repr\u00e9sente le nombre total de comparaisons univari\u00e9es bilat\u00e9rales. Avec seulement six comparaisons au seuil nominal &alpha; = 0,05, le risque r\u00e9el d&rsquo;erreur de premi\u00e8re esp\u00e8ce s&rsquo;\u00e9l\u00e8verait d\u00e9j\u00e0 \u00e0 plus de 26 %. L&rsquo;ANOVA \u00e0 deux facteurs \u00e9limine ce p\u00e9ril en soumettant l&rsquo;ensemble des donn\u00e9es \u00e0 des tests <em>F<\/em> omnibus globaux, maintenant rigoureusement le risque d&rsquo;erreur au seuil pr\u00e9alablement tol\u00e9r\u00e9 par l&rsquo;exp\u00e9rimentateur.<\/p>\n<h3>1.3 1.3 Postulats statistiques indispensables avant le calcul manuel<\/h3>\n<p>Avant d&rsquo;entreprendre l&rsquo;encha\u00eenement des calculs matriciels et arithm\u00e9tiques propres \u00e0 l&rsquo;ANOVA \u00e0 deux facteurs, il est imp\u00e9ratif de s&rsquo;assurer de la validit\u00e9 de trois postulats distributionnels fondamentaux. La violation flagrante de ces conditions peut en effet biaiser substantiellement le taux d&rsquo;erreur nominal et fausser la validit\u00e9 des conclusions inf\u00e9rentielles tir\u00e9es \u00e0 partir des tables de distribution th\u00e9orique.<\/p>\n<p>Le premier postulat concerne la <strong>normalit\u00e9 de la distribution<\/strong> de la variable d\u00e9pendante au sein de chaque population parente repr\u00e9sent\u00e9e par une cellule <em>(i, j)<\/em> du plan factoriel. Formellement, les erreurs r\u00e9siduelles doivent suivre une loi normale de moyenne nulle. En pratique, sur des donn\u00e9es empiriques, cette condition est v\u00e9rifi\u00e9e au moyen de tests d&rsquo;ad\u00e9quation tels que le test de Shapiro-Wilk ou l&rsquo;\u00e9valuation graphique par des diagrammes quantile-quantile (Q-Q plots). Heureusement, en vertu du th\u00e9or\u00e8me central limite, l&rsquo;ANOVA d\u00e9montre une robustesse statistique remarquable face aux d\u00e9viations mod\u00e9r\u00e9es de la normalit\u00e9, \u00e0 condition que les distributions ne pr\u00e9sentent pas une asym\u00e9trie extr\u00eame ou des queues de distribution excessivement lourdes, et que la taille des \u00e9chantillons soit suffisante.<\/p>\n<p>Le deuxi\u00e8me postulat est l&rsquo;<strong>homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des variances<\/strong>, \u00e9galement nomm\u00e9e <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/online.stat.psu.edu\/stat500\/lesson\/7\/7.2\/7.2.1\">homosc\u00e9dasticit\u00e9<\/a>. Ce crit\u00e8re exige que la variance de la variable d\u00e9pendante soit strictement identique dans chacune des <em>a &times; b<\/em> cellules du plan exp\u00e9rimental :<\/p>\n<p><em>&sigma;<sub>11<\/sub><sup>2<\/sup> = &sigma;<sub>12<\/sub><sup>2<\/sup> = &#8230; = &sigma;<sub>ab<\/sub><sup>2<\/sup> = &sigma;<sup>2<\/sup><\/em><\/p>\n<p>La violation de cette hypoth\u00e8se s&rsquo;av\u00e8re particuli\u00e8rement n\u00e9faste lorsque les effectifs au sein des cellules sont in\u00e9gaux. Toutefois, dans le cadre sp\u00e9cifique d&rsquo;un plan factoriel \u00e9quilibr\u00e9 (comportant un nombre identique d&rsquo;observations <em>n<\/em> par cellule), le test <em>F<\/em> conserve une excellente robustesse face \u00e0 des \u00e9carts de variance mod\u00e9r\u00e9s (ratio de la variance maximale sur la variance minimale inf\u00e9rieur \u00e0 3 ou 4).<\/p>\n<p>Le troisi\u00e8me postulat, le plus critique de tous, est l&rsquo;<strong>ind\u00e9pendance stricte des observations et des erreurs<\/strong> de mesure. Les scores enregistr\u00e9s pour une unit\u00e9 exp\u00e9rimentale donn\u00e9e ne doivent en aucun cas \u00eatre influenc\u00e9s, corr\u00e9l\u00e9s ou partag\u00e9s avec ceux d&rsquo;une autre unit\u00e9 au sein de la m\u00eame cellule ou entre les cellules. L&rsquo;ind\u00e9pendance est principalement garantie par la rigueur du protocole m\u00e9thodologique, l&rsquo;attribution al\u00e9atoire et l&rsquo;\u00e9chantillonnage probabiliste. Une violation de l&rsquo;ind\u00e9pendance (pr\u00e9sence d&rsquo;autocorr\u00e9lation temporelle ou spatiale) gonfle drastiquement le taux de faux positifs, invalidant math\u00e9matiquement l&rsquo;usage des degr\u00e9s de libert\u00e9 standards de la distribution de Snedecor.<\/p>\n<h2>2. 2. Mod\u00e9lisation conceptuelle, structure matricielle et formalisme math\u00e9matique<\/h2>\n<h3>2.1 2.1 D\u00e9composition du plan exp\u00e9rimental factoriel<\/h3>\n<p>Sur le plan structural, une ANOVA \u00e0 deux facteurs implique l&rsquo;existence de deux variables de classification ind\u00e9pendantes que nous d\u00e9signerons conventionnellement par les lettres majuscules <em>A<\/em> et <em>B<\/em>. Le facteur <em>A<\/em> comporte un nombre d\u00e9fini de modalit\u00e9s ou niveaux, index\u00e9s par l&rsquo;indice <em>i<\/em> variant de 1 \u00e0 <em>a<\/em>. De m\u00eame, le facteur <em>B<\/em> est constitu\u00e9 d&rsquo;un nombre d\u00e9termin\u00e9 de modalit\u00e9s, rep\u00e9r\u00e9es par l&rsquo;indice <em>j<\/em> variant de 1 \u00e0 <em>b<\/em>. Le plan exp\u00e9rimental complet est qualifi\u00e9 de factoriel d&rsquo;ordre <em>a &times; b<\/em>.<\/p>\n<p>Chaque croisement d&rsquo;un niveau <em>i<\/em> de <em>A<\/em> et d&rsquo;un niveau <em>j<\/em> de <em>B<\/em> d\u00e9finit une condition exp\u00e9rimentale univoque, d\u00e9sign\u00e9e sous le terme de cellule factorielle <em>(i, j)<\/em>. Au sein de chacune de ces cellules, nous mesurons un nombre d\u00e9termin\u00e9 d&rsquo;unit\u00e9s exp\u00e9rimentales (sujets, sp\u00e9cimens, parcelles agricoles), d\u00e9not\u00e9 par la lettre minuscule <em>n<\/em>. Le nombre total d&rsquo;observations composant l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 du protocole exp\u00e9rimental, not\u00e9 <em>N<\/em>, d\u00e9coule directement du produit g\u00e9om\u00e9trique du plan :<\/p>\n<p><em>N = a &times; b &times; n<\/em><\/p>\n<p>Sur le plan \u00e9pist\u00e9mologique, il convient d&rsquo;op\u00e9rer une distinction formelle capitale entre trois architectures de mod\u00e9lisation th\u00e9orique, th\u00e9oris\u00e9es par Eisenhart en 1947 :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Le mod\u00e8le \u00e0 effets fixes (Mod\u00e8le I) :<\/strong> Les modalit\u00e9s de <em>A<\/em> et de <em>B<\/em> sont exhaustivement choisies et fix\u00e9es par le chercheur. Les conclusions tir\u00e9es de l&rsquo;analyse s&rsquo;appliquent strictement et exclusivement aux niveaux manipul\u00e9s et ne peuvent \u00eatre g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es au-del\u00e0.<\/li>\n<li><strong>Le mod\u00e8le \u00e0 effets al\u00e9atoires (Mod\u00e8le II) :<\/strong> Les modalit\u00e9s s\u00e9lectionn\u00e9es repr\u00e9sentent un \u00e9chantillon al\u00e9atoire tir\u00e9 au sort d&rsquo;une population parente infinie de modalit\u00e9s possibles (ex. s\u00e9lection al\u00e9atoire d&rsquo;op\u00e9rateurs ou de lots de fabrication). Les inf\u00e9rences visent la population globale des niveaux.<\/li>\n<li><strong>Le mod\u00e8le mixte (Mod\u00e8le III) :<\/strong> L&rsquo;un des facteurs est \u00e0 effets fixes tandis que le second est \u00e0 effets al\u00e9atoires.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Dans le cadre p\u00e9dagogique et computationnel de cet article, nous nous consacrerons exhaustivement au <strong>mod\u00e8le \u00e0 effets fixes<\/strong>, qui repr\u00e9sente la situation la plus couramment rencontr\u00e9e dans la recherche exp\u00e9rimentale contemporaine.<\/p>\n<h3>2.2 2.2 Pr\u00e9sentation du jeu de donn\u00e9es et notation indicielle<\/h3>\n<p>Pour assurer la rigueur formelle de la d\u00e9rivation math\u00e9matique et rendre les \u00e9tapes op\u00e9rationnelles imm\u00e9diatement palpables, nous adopterons la notation indicielle tridimensionnelle standard. Chaque observation individuelle de la variable d\u00e9pendante est d\u00e9not\u00e9e par :<\/p>\n<p><em>Y<sub>ijk<\/sub><\/em><\/p>\n<p>Dans cette expression indicielle, <em>i<\/em> identifie le niveau assign\u00e9 pour le Facteur <em>A<\/em> (avec <em>i<\/em> &isin; {1, 2, &#8230;, <em>a<\/em>}), <em>j<\/em> d\u00e9signe le niveau du Facteur <em>B<\/em> (avec <em>j<\/em> &isin; {1, 2, &#8230;, <em>b<\/em>}), et <em>k<\/em> caract\u00e9rise le rang de la r\u00e9plication individuelle au sein de la cellule factorielle consid\u00e9r\u00e9e (avec <em>k<\/em> &isin; {1, 2, &#8230;, <em>n<\/em>}).<\/p>\n<figure class=\"wpt-preserved-image\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/french.arabpsychology.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/2wayanova2-1.png\" alt=\"Two-way ANOVA data in Excel\" \/><figcaption>Two-way ANOVA data in Excel<\/figcaption><\/figure>\n<p>Afin de concr\u00e9tiser l&rsquo;ensemble des formules tout au long de cet ouvrage didactique, d\u00e9ployons un plan exp\u00e9rimental \u00e9quilibr\u00e9 <em>2 &times; 3<\/em> issu d&rsquo;une \u00e9tude d&rsquo;ing\u00e9nierie p\u00e9dagogique. Imaginons que des chercheurs mesurent les performances cognitives (scores continus de 0 \u00e0 30 points) d&rsquo;\u00e9tudiants soumis \u00e0 deux m\u00e9thodes p\u00e9dagogiques (Facteur <em>A<\/em>, <em>a = 2<\/em> : <em>A<sub>1<\/sub><\/em> = Pr\u00e9sentiel magistral, <em>A<sub>2<\/sub><\/em> = P\u00e9dagogie invers\u00e9e\/hybride) et \u00e0 trois types d&rsquo;outils didactiques (Facteur <em>B<\/em>, <em>b = 3<\/em> : <em>B<sub>1<\/sub><\/em> = Manuel classique papier, <em>B<sub>2<\/sub><\/em> = Logiciel interactif multim\u00e9dia, <em>B<sub>3<\/sub><\/em> = Environnement de simulation immersive). Pour chaque cellule factorielle, nous disposons d&rsquo;un \u00e9chantillon strictement \u00e9quilibr\u00e9 de <em>n = 5<\/em> \u00e9tudiants, soit un effectif global d&rsquo;analyse s&rsquo;\u00e9levant \u00e0 <em>N = 2 &times; 3 &times; 5 = 30<\/em> observations.<\/p>\n<p>Voici les scores bruts collect\u00e9s dans chaque condition :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Cellule A<sub>1<\/sub>B<sub>1<\/sub> :<\/strong> 12, 14, 15, 11, 13<\/li>\n<li><strong>Cellule A<sub>1<\/sub>B<sub>2<\/sub> :<\/strong> 18, 20, 19, 17, 21<\/li>\n<li><strong>Cellule A<sub>1<\/sub>B<sub>3<\/sub> :<\/strong> 24, 26, 23, 25, 27<\/li>\n<li><strong>Cellule A<sub>2<\/sub>B<sub>1<\/sub> :<\/strong> 16, 17, 15, 18, 19<\/li>\n<li><strong>Cellule A<sub>2<\/sub>B<sub>2<\/sub> :<\/strong> 21, 23, 20, 22, 24<\/li>\n<li><strong>Cellule A<sub>2<\/sub>B<sub>3<\/sub> :<\/strong> 22, 24, 21, 23, 25<\/li>\n<\/ul>\n<p>Pour formaliser les sommations, nous utilisons la convention du \u00ab point \u00bb en indice, stipulant une sommation sur l&rsquo;indice remplac\u00e9 :<\/p>\n<p><em>Y<sub>ij&bull;<\/sub> = &sum;<sub>k=1<\/sub><sup>n<\/sup> Y<sub>ijk<\/sub><\/em> (Somme de la cellule <em>i, j<\/em>)<\/p>\n<p><em>Y<sub>i&bull;&bull;<\/sub> = &sum;<sub>j=1<\/sub><sup>b<\/sup> &sum;<sub>k=1<\/sub><sup>n<\/sup> Y<sub>ijk<\/sub><\/em> (Somme marginale de la ligne <em>i<\/em> pour le Facteur <em>A<\/em>)<\/p>\n<p><em>Y<sub>&bull;j&bull;<\/sub> = &sum;<sub>i=1<\/sub><sup>a<\/sup> &sum;<sub>k=1<\/sub><sup>n<\/sup> Y<sub>ijk<\/sub><\/em> (Somme marginale de la colonne <em>j<\/em> pour le Facteur <em>B<\/em>)<\/p>\n<p><em>Y<sub>&bull;&bull;&bull;<\/sub> = &sum;<sub>i=1<\/sub><sup>a<\/sup> &sum;<sub>j=1<\/sub><sup>b<\/sup> &sum;<sub>k=1<\/sub><sup>n<\/sup> Y<sub>ijk<\/sub><\/em> (Grand Total de l&rsquo;ensemble des observations)<\/p>\n<h3>2.3 2.3 Particularit\u00e9s du plan factoriel \u00e9quilibr\u00e9 orthogonal<\/h3>\n<p>La caract\u00e9ristique fondamentale de notre devis r\u00e9side dans son \u00e9quilibre : le nombre de r\u00e9p\u00e9titions <em>n<\/em> est strictement identique dans chacune des cellules factorielles <em>(i, j)<\/em>. Sur le plan alg\u00e9brique, cette sym\u00e9trie conf\u00e8re au plan la propri\u00e9t\u00e9 fondamentale d&rsquo;<strong>orthogonalit\u00e9 math\u00e9matique<\/strong>. L&rsquo;orthogonalit\u00e9 implique que les vecteurs sous-tendant les effets du facteur <em>A<\/em>, du facteur <em>B<\/em> et de l&rsquo;interaction <em>(A &times; B)<\/em> au sein de l&rsquo;espace vectoriel euclidien des observations sont mutuellement perpendiculaires.<\/p>\n<p>Cette ind\u00e9pendance g\u00e9om\u00e9trique absolue simplifie radicalement les calculs arithm\u00e9tiques manuels : les sommes des carr\u00e9s sont strictement additives et s&rsquo;excluent mutuellement sans chevauchement de variance. Dans un plan orthogonal \u00e9quilibr\u00e9, la d\u00e9composition de la somme des carr\u00e9s inter-groupes totale se formule simplement sous la forme :<\/p>\n<p><em>SS<sub>Sous-totaux<\/sub> = SS<sub>A<\/sub> + SS<sub>B<\/sub> + SS<sub>AB<\/sub><\/em><\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;inverse, si les effectifs de cellule <em>n<sub>ij<\/sub><\/em> \u00e9taient in\u00e9gaux (plan non \u00e9quilibr\u00e9), l&rsquo;orthogonalit\u00e9 serait irr\u00e9m\u00e9diablement rompue. Dans une telle \u00e9ventualit\u00e9, les effets principaux et l&rsquo;interaction partageraient de la covariance, n\u00e9cessitant le recours \u00e0 des r\u00e9gressions hi\u00e9rarchiques matricielles complexes (inversions de matrices non diagonales) et obligeant le statisticien \u00e0 arbitrer entre les sommes des carr\u00e9s dites de Type I, de Type II ou de Type III. L&rsquo;\u00e9tude approfondie du calcul manuel d&rsquo;un plan \u00e9quilibr\u00e9 constitue donc la base absolue pour comprendre le fonctionnement intrins\u00e8que de la variance avant d&rsquo;aborder les d\u00e9s\u00e9quilibres computationnels complexes.<\/p>\n<h2>3. 3. \u00c9nonciation formelle des hypoth\u00e8ses statistiques<\/h2>\n<h3>3.1 3.1 Hypoth\u00e8ses relatives \u00e0 l&rsquo;effet principal du Facteur A<\/h3>\n<p>Dans le cadre d&rsquo;une ANOVA \u00e0 deux facteurs, trois interrogations probabilistes distinctes sont formul\u00e9es simultan\u00e9ment \u00e0 travers trois couples d&rsquo;hypoth\u00e8ses statistiques embo\u00eet\u00e9es. La premi\u00e8re concerne l&rsquo;effet principal du facteur <em>A<\/em>, abstraction faite de l&rsquo;intervention du facteur <em>B<\/em>. Sur le plan conceptuel, nous cherchons \u00e0 d\u00e9terminer si les moyennes de population marginales associ\u00e9es \u00e0 chaque modalit\u00e9 de <em>A<\/em> pr\u00e9sentent des \u00e9carts statistiquement incompatibles avec la seule fluctuation d&rsquo;\u00e9chantillonnage al\u00e9atoire.<\/p>\n<p>Sous la param\u00e9trisation du mod\u00e8le lin\u00e9aire g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 effets fixes :<\/p>\n<p><em>Y<sub>ijk<\/sub> = &mu; + &alpha;<sub>i<\/sub> + &beta;<sub>j<\/sub> + (&alpha;&beta;)<sub>ij<\/sub> + &epsilon;<sub>ijk<\/sub><\/em><\/p>\n<p>o\u00f9 <em>&mu;<\/em> repr\u00e9sente la moyenne g\u00e9n\u00e9rale th\u00e9orique de la population, <em>&alpha;<sub>i<\/sub><\/em> l&rsquo;effet diff\u00e9rentiel fixe du niveau <em>i<\/em> du facteur <em>A<\/em>, et <em>&epsilon;<sub>ijk<\/sub><\/em> l&rsquo;erreur r\u00e9siduelle al\u00e9atoire, nous imposons la contrainte d&rsquo;identifiabilit\u00e9 classique \u00e0 somme nulle :<\/p>\n<p><em>&sum;<sub>i=1<\/sub><sup>a<\/sup> &alpha;<sub>i<\/sub> = 0<\/em><\/p>\n<p>Les hypoth\u00e8ses statistiques se formalisent alors rigoureusement comme suit :<\/p>\n<p><strong>Hypoth\u00e8se nulle (H<sub>0<\/sub>) :<\/strong> <em>&alpha;<sub>1<\/sub> = &alpha;<sub>2<\/sub> = &#8230; = &alpha;<sub>a<\/sub> = 0<\/em> ou, formul\u00e9e en termes de moyennes marginales de population, <em>&mu;<sub>1&bull;<\/sub> = &mu;<sub>2&bull;<\/sub> = &#8230; = &mu;<sub>a&bull;<\/sub><\/em>.<\/p>\n<p><strong>Hypoth\u00e8se alternative (H<sub>1<\/sub>) :<\/strong> Il existe au moins une paire d&rsquo;indices <em>(i, i&rsquo;)<\/em> telle que <em>&alpha;<sub>i<\/sub> &ne; 0<\/em> (ou <em>&mu;<sub>i&bull;<\/sub> &ne; &mu;<sub>i&rsquo;&bull;<\/sub><\/em>).<\/p>\n<p>Le rejet de <em>H<sub>0<\/sub><\/em> atteste que le facteur <em>A<\/em> exerce une influence syst\u00e9matique statistiquement d\u00e9celable sur la variable r\u00e9ponse, ind\u00e9pendamment de toute modulation contextuelle.<\/p>\n<h3>3.2 3.2 Hypoth\u00e8ses relatives \u00e0 l&rsquo;effet principal du Facteur B<\/h3>\n<p>De fa\u00e7on rigoureusement sym\u00e9trique, la deuxi\u00e8me s\u00e9rie d&rsquo;hypoth\u00e8ses vise \u00e0 tester la signification statistique de l&rsquo;effet principal inh\u00e9rent au second facteur, not\u00e9 <em>B<\/em>. L&rsquo;effet de ce facteur correspond aux \u00e9carts s\u00e9parant les moyennes marginales associ\u00e9es aux colonnes du tableau exp\u00e9rimental par rapport \u00e0 la grande moyenne globale, en neutralisant l&rsquo;effet des modalit\u00e9s du facteur <em>A<\/em>.<\/p>\n<p>Sous la contrainte conventionnelle d&rsquo;invariance :<\/p>\n<p><em>&sum;<sub>j=1<\/sub><sup>b<\/sup> &beta;<sub>j<\/sub> = 0<\/em><\/p>\n<p>le formalisme probabiliste de l&rsquo;inf\u00e9rence se structure ainsi :<\/p>\n<p><strong>Hypoth\u00e8se nulle (H<sub>0<\/sub>) :<\/strong> <em>&beta;<sub>1<\/sub> = &beta;<sub>2<\/sub> = &#8230; = &beta;<sub>b<\/sub> = 0<\/em>, ce qui \u00e9quivaut rigoureusement \u00e0 poser <em>&mu;<sub>&bull;1<\/sub> = &mu;<sub>&bull;2<\/sub> = &#8230; = &mu;<sub>&bull;b<\/sub><\/em>.<\/p>\n<p><strong>Hypoth\u00e8se alternative (H<sub>1<\/sub>) :<\/strong> Il existe au moins une modalit\u00e9 <em>j<\/em> pour laquelle <em>&beta;<sub>j<\/sub> &ne; 0<\/em>, signifiant qu&rsquo;au moins deux moyennes marginales du facteur <em>B<\/em> diff\u00e8rent significativement entre elles.<\/p>\n<p>Rejeter cette hypoth\u00e8se nulle implique que le type de support didactique (dans notre mod\u00e8le p\u00e9dagogique) induit une modification mesurable et reproductible des performances d&rsquo;apprentissage des sujets observ\u00e9s en marge de l&rsquo;autre variable.<\/p>\n<h3>3.3 3.3 Hypoth\u00e8ses relatives \u00e0 l&rsquo;effet d&rsquo;interaction (A \u00d7 B)<\/h3>\n<p>La troisi\u00e8me s\u00e9rie d&rsquo;hypoth\u00e8ses constitue l&rsquo;apport \u00e9pist\u00e9mologique le plus distinctif de l&rsquo;ANOVA factorielle. L&rsquo;interaction, not\u00e9e <em>(&alpha;&beta;)<sub>ij<\/sub><\/em>, quantifie le degr\u00e9 de non-additivit\u00e9 des effets principaux. En d&rsquo;autres termes, elle permet de d\u00e9terminer si la diff\u00e9rence de performance induite par les modalit\u00e9s du Facteur <em>B<\/em> reste stable et constante quel que soit le niveau du Facteur <em>A<\/em>, ou si cette diff\u00e9rence fluctue selon la condition p\u00e9dagogique envisag\u00e9e.<\/p>\n<p>Sous les doubles contraintes de sommations orthogonales :<\/p>\n<p><em>&sum;<sub>i=1<\/sub><sup>a<\/sup> (&alpha;&beta;)<sub>ij<\/sub> = 0<\/em> pour tout <em>j<\/em>, et <em>&sum;<sub>j=1<\/sub><sup>b<\/sup> (&alpha;&beta;)<sub>ij<\/sub> = 0<\/em> pour tout <em>i<\/em><\/p>\n<p>les hypoth\u00e8ses formelles se d\u00e9clarent de la mani\u00e8re suivante :<\/p>\n<p><strong>Hypoth\u00e8se nulle (H<sub>0<\/sub>) :<\/strong> <em>(&alpha;&beta;)<sub>ij<\/sub> = 0<\/em> pour tout couple <em>(i, j)<\/em>, signifiant l&rsquo;additivit\u00e9 stricte des effets principaux : <em>&mu;<sub>ij<\/sub> &#8211; &mu; = (&mu;<sub>i&bull;<\/sub> &#8211; &mu;) + (&mu;<sub>&bull;j<\/sub> &#8211; &mu;)<\/em>.<\/p>\n<p><strong>Hypoth\u00e8se alternative (H<sub>1<\/sub>) :<\/strong> Il existe au moins un couple de cellules <em>(i, j)<\/em> pour lequel <em>(&alpha;&beta;)<sub>ij<\/sub> &ne; 0<\/em>.<\/p>\n<p>L&rsquo;acceptation empirique de l&rsquo;hypoth\u00e8se alternative d&rsquo;interaction bouleverse la lecture analytique : elle indique que l&rsquo;effet du facteur <em>A<\/em> ne peut plus \u00eatre d\u00e9crit de mani\u00e8re unilat\u00e9rale ou globale, mais qu&rsquo;il se trouve conditionn\u00e9 par le statut du facteur <em>B<\/em>. Dans la pratique scientifique, l&rsquo;examen de cette hypoth\u00e8se d&rsquo;interaction pr\u00e9vaut toujours hi\u00e9rarchiquement sur l&rsquo;interpr\u00e9tation des effets principaux simples.<\/p>\n<h2>4. 4. Calcul arithm\u00e9tique pr\u00e9alable : Sommes, totaux marginaux et moyennes<\/h2>\n<h3>4.1 4.1 Calcul de la moyenne globale et de la somme totale<\/h3>\n<p>L&rsquo;initialisation concr\u00e8te du protocole de calcul manuel requiert l&rsquo;agr\u00e9gation ordonn\u00e9e des donn\u00e9es brutes en sommes partielles et totales. Cette \u00e9tape arithm\u00e9tique \u00e9l\u00e9mentaire constitue le socle sur lequel reposent toutes les d\u00e9rivations quadratiques subs\u00e9quentes. Une erreur de report ou d&rsquo;addition \u00e0 ce stade corromprait irr\u00e9versiblement l&rsquo;ensemble de la table d&rsquo;ANOVA.<\/p>\n<p>Commen\u00e7ons par agr\u00e9ger la somme totale de l&rsquo;ensemble des <em>N = 30<\/em> scores enregistr\u00e9s, not\u00e9e <em>Y<sub>&bull;&bull;&bull;<\/sub><\/em> ou plus simplement <em>T<\/em> (Grand Total) :<\/p>\n<p><em>T = &sum;<sub>i=1<\/sub><sup>2<\/sup> &sum;<sub>j=1<\/sub><sup>3<\/sup> &sum;<sub>k=1<\/sub><sup>5<\/sup> Y<sub>ijk<\/sub><\/em><\/p>\n<p>Additionnons m\u00e9thodiquement les scores de chaque cellule factorielle :<\/p>\n<ul>\n<li>Cellule A<sub>1<\/sub>B<sub>1<\/sub> : 12 + 14 + 15 + 11 + 13 = 65<\/li>\n<li>Cellule A<sub>1<\/sub>B<sub>2<\/sub> : 18 + 20 + 19 + 17 + 21 = 95<\/li>\n<li>Cellule A<sub>1<\/sub>B<sub>3<\/sub> : 24 + 26 + 23 + 25 + 27 = 125<\/li>\n<li>Cellule A<sub>2<\/sub>B<sub>1<\/sub> : 16 + 17 + 15 + 18 + 19 = 85<\/li>\n<li>Cellule A<sub>2<\/sub>B<sub>2<\/sub> : 21 + 23 + 20 + 22 + 24 = 110<\/li>\n<li>Cellule A<sub>2<\/sub>B<sub>3<\/sub> : 22 + 24 + 21 + 23 + 25 = 115<\/li>\n<\/ul>\n<p>La somme globale s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 :<\/p>\n<p><em>T = 65 + 95 + 125 + 85 + 110 + 115 = 595<\/em><\/p>\n<p>La grande moyenne arithm\u00e9tique globale, d\u00e9sign\u00e9e par <em>Y&#773;<sub>&bull;&bull;&bull;<\/sub><\/em>, s&rsquo;obtient imm\u00e9diatement en divisant cette somme totale par la taille totale de l&rsquo;\u00e9chantillon <em>N<\/em> :<\/p>\n<p><em>Y&#773;<sub>&bull;&bull;&bull;<\/sub> = T \/ N = 595 \/ 30 = 19,8333&#8230;<\/em><\/p>\n<p>Dans tout calcul manuel, il est recommand\u00e9 de conserver au minimum quatre d\u00e9cimales au cours des calculs interm\u00e9diaires afin de pr\u00e9venir les d\u00e9rives d&rsquo;arrondi qui alt\u00e9reraient la balance finale des sommes de carr\u00e9s.<\/p>\n<h3>4.2 4.2 Calcul des totaux et des moyennes marginales pour le Facteur A<\/h3>\n<p>Le Facteur <em>A<\/em> (m\u00e9thode p\u00e9dagogique) compte <em>a = 2<\/em> modalit\u00e9s. Chacune de ces modalit\u00e9s regroupe les scores observ\u00e9s \u00e0 travers les <em>b = 3<\/em> niveaux d&rsquo;outils didactiques et les <em>n = 5<\/em> r\u00e9plications par cellule. Le nombre total d&rsquo;observations composant chaque modalit\u00e9 marginale de <em>A<\/em> correspond donc \u00e0 :<\/p>\n<p><em>n<sub>A<\/sub> = b &times; n = 3 &times; 5 = 15 observations<\/em><\/p>\n<p>Calculons le total marginal <em>A<sub>1<\/sub><\/em> (Pr\u00e9sentiel classique) en additionnant les totaux des trois cellules associ\u00e9es :<\/p>\n<p><em>A<sub>1<\/sub> = Y<sub>1&bull;&bull;<\/sub> = 65 + 95 + 125 = 285<\/em><\/p>\n<p>Sa moyenne marginale empirique s&rsquo;\u00e9tablit \u00e0 :<\/p>\n<p><em>Y&#773;<sub>1&bull;&bull;<\/sub> = A<sub>1<\/sub> \/ (b &times; n) = 285 \/ 15 = 19,0000<\/em><\/p>\n<p>Calculons le total marginal <em>A<sub>2<\/sub><\/em> (P\u00e9dagogie invers\u00e9e\/hybride) :<\/p>\n<p><em>A<sub>2<\/sub> = Y<sub>2&bull;&bull;<\/sub> = 85 + 110 + 115 = 310<\/em><\/p>\n<p>Sa moyenne marginale empirique est \u00e9gale \u00e0 :<\/p>\n<p><em>Y&#773;<sub>2&bull;&bull;<\/sub> = A<sub>2<\/sub> \/ (b &times; n) = 310 \/ 15 = 20,6667<\/em><\/p>\n<p>Proc\u00e9dons imm\u00e9diatement \u00e0 une v\u00e9rification arithm\u00e9tique de coh\u00e9rence :<\/p>\n<p><em>A<sub>1<\/sub> + A<sub>2<\/sub> = 285 + 310 = 595 = T<\/em><\/p>\n<p>La somme des totaux marginaux de <em>A<\/em> restitue rigoureusement le Grand Total <em>T<\/em>. De plus, la moyenne des deux moyennes marginales pond\u00e9r\u00e9es : <em>(19,0000 + 20,6667) \/ 2 = 19,8333<\/em> co\u00efncide parfaitement avec la grande moyenne globale.<\/p>\n<h3>4.3 4.3 Calcul des totaux et des moyennes marginales pour le Facteur B<\/h3>\n<p>Le Facteur <em>B<\/em> (outils didactiques) est configur\u00e9 selon <em>b = 3<\/em> colonnes. Chaque niveau marginal de <em>B<\/em> agr\u00e8ge les scores recueillis sur les <em>a = 2<\/em> niveaux de formation pour les <em>n = 5<\/em> unit\u00e9s exp\u00e9rimentales par cellule. L&rsquo;effectif marginal associ\u00e9 \u00e0 chaque colonne de <em>B<\/em> est de :<\/p>\n<p><em>n<sub>B<\/sub> = a &times; n = 2 &times; 5 = 10 observations<\/em><\/p>\n<p>Proc\u00e9dons \u00e0 l&rsquo;addition des observations selon les colonnes du dispositif :<\/p>\n<p>Pour le niveau <em>B<sub>1<\/sub><\/em> (Manuel papier) :<\/p>\n<p><em>B<sub>1<\/sub> = Y<sub>&bull;1&bull;<\/sub> = 65 (cellule A<sub>1<\/sub>B<sub>1<\/sub>) + 85 (cellule A<sub>2<\/sub>B<sub>1<\/sub>) = 150<\/em><\/p>\n<p><em>Y&#773;<sub>&bull;1&bull;<\/sub> = B<sub>1<\/sub> \/ (a &times; n) = 150 \/ 10 = 15,0000<\/em><\/p>\n<p>Pour le niveau <em>B<sub>2<\/sub><\/em> (Logiciel interactif) :<\/p>\n<p><em>B<sub>2<\/sub> = Y<sub>&bull;2&bull;<\/sub> = 95 (cellule A<sub>1<\/sub>B<sub>2<\/sub>) + 110 (cellule A<sub>2<\/sub>B<sub>2<\/sub>) = 205<\/em><\/p>\n<p><em>Y&#773;<sub>&bull;2&bull;<\/sub> = B<sub>2<\/sub> \/ (a &times; n) = 205 \/ 10 = 20,5000<\/em><\/p>\n<p>Pour le niveau <em>B<sub>3<\/sub><\/em> (Simulation immersive) :<\/p>\n<p><em>B<sub>3<\/sub> = Y<sub>&bull;3&bull;<\/sub> = 125 (cellule A<sub>1<\/sub>B<sub>3<\/sub>) + 115 (cellule A<sub>2<\/sub>B<sub>3<\/sub>) = 240<\/em><\/p>\n<p><em>Y&#773;<sub>&bull;3&bull;<\/sub> = B<sub>3<\/sub> \/ (a &times; n) = 240 \/ 10 = 24,0000<\/em><\/p>\n<p>Effectuons le double contr\u00f4le arithm\u00e9tique :<\/p>\n<p><em>&sum;<sub>j=1<\/sub><sup>3<\/sup> B<sub>j<\/sub> = 150 + 205 + 240 = 595 = T<\/em><\/p>\n<p><em>(15,0000 + 20,5000 + 24,0000) \/ 3 = 59,5000 \/ 3 = 19,8333 = Y&#773;<sub>&bull;&bull;&bull;<\/sub><\/em><\/p>\n<p>La stricte concordance de ces calculs confirme l&rsquo;exactitude de nos sommations marginales.<\/p>\n<h3>4.4 4.4 Calcul des moyennes de cellule pour chaque condition exp\u00e9rimentale<\/h3>\n<p>Les totaux et moyennes de cellules permettent d&rsquo;\u00e9valuer directement l&rsquo;efficacit\u00e9 combin\u00e9e de chaque croisement factoriel sp\u00e9cifique. Chaque cellule contient rigoureusement <em>n = 5<\/em> sujets. Calculons les moyennes locales de traitement, not\u00e9es <em>Y&#773;<sub>ij&bull;<\/sub><\/em>, en divisant le total de chaque cellule par 5 :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Cellule A<sub>1<\/sub>B<sub>1<\/sub> :<\/strong> Total = 65 &rArr; <em>Y&#773;<sub>11&bull;<\/sub> = 65 \/ 5 = 13,0000<\/em><\/li>\n<li><strong>Cellule A<sub>1<\/sub>B<sub>2<\/sub> :<\/strong> Total = 95 &rArr; <em>Y&#773;<sub>12&bull;<\/sub> = 95 \/ 5 = 19,0000<\/em><\/li>\n<li><strong>Cellule A<sub>1<\/sub>B<sub>3<\/sub> :<\/strong> Total = 125 &rArr; <em>Y&#773;<sub>13&bull;<\/sub> = 125 \/ 5 = 25,0000<\/em><\/li>\n<li><strong>Cellule A<sub>2<\/sub>B<sub>1<\/sub> :<\/strong> Total = 85 &rArr; <em>Y&#773;<sub>21&bull;<\/sub> = 85 \/ 5 = 17,0000<\/em><\/li>\n<li><strong>Cellule A<sub>2<\/sub>B<sub>2<\/sub> :<\/strong> Total = 110 &rArr; <em>Y&#773;<sub>22&bull;<\/sub> = 110 \/ 5 = 22,0000<\/em><\/li>\n<li><strong>Cellule A<sub>2<\/sub>B<sub>3<\/sub> :<\/strong> Total = 115 &rArr; <em>Y&#773;<sub>23&bull;<\/sub> = 115 \/ 5 = 23,0000<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p>Organisons ces param\u00e8tres dans une matrice r\u00e9capitulative factorielle \u00e0 deux entr\u00e9es :<\/p>\n<table border=\"1\" cellpadding=\"6\" cellspacing=\"0\" style=\"border-collapse: collapse;width: 100%;margin: 15px 0\">\n<thead style=\"background-color: #f2f2f2\">\n<tr>\n<th>Facteur A  Facteur B<\/th>\n<th>B<sub>1<\/sub> (Manuel)<\/th>\n<th>B<sub>2<\/sub> (Logiciel)<\/th>\n<th>B<sub>3<\/sub> (Simulation)<\/th>\n<th>Totaux Marginaux A<\/th>\n<th>Moyennes Marginales A<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td><strong>A<sub>1<\/sub> (Pr\u00e9sentiel)<\/strong><\/td>\n<td>Total : 65<br \/>Moyenne : 13,0<\/td>\n<td>Total : 95<br \/>Moyenne : 19,0<\/td>\n<td>Total : 125<br \/>Moyenne : 25,0<\/td>\n<td><em>A<sub>1<\/sub> = 285<\/em><\/td>\n<td><em>Y&#773;<sub>1&bull;&bull;<\/sub> = 19,0<\/em><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>A<sub>2<\/sub> (Invers\u00e9e)<\/strong><\/td>\n<td>Total : 85<br \/>Moyenne : 17,0<\/td>\n<td>Total : 110<br \/>Moyenne : 22,0<\/td>\n<td>Total : 115<br \/>Moyenne : 23,0<\/td>\n<td><em>A<sub>2<\/sub> = 310<\/em><\/td>\n<td><em>Y&#773;<sub>2&bull;&bull;<\/sub> = 20,67<\/em><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"background-color: #fafafa\">\n<td><strong>Totaux Marginaux B<\/strong><\/td>\n<td><em>B<sub>1<\/sub> = 150<\/em><\/td>\n<td><em>B<sub>2<\/sub> = 205<\/em><\/td>\n<td><em>B<sub>3<\/sub> = 240<\/em><\/td>\n<td colspan=\"2\"><strong>Grand Total T = 595<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"background-color: #fafafa\">\n<td><strong>Moyennes Marginales B<\/strong><\/td>\n<td><em>Y&#773;<sub>&bull;1&bull;<\/sub> = 15,0<\/em><\/td>\n<td><em>Y&#773;<sub>&bull;2&bull;<\/sub> = 20,5<\/em><\/td>\n<td><em>Y&#773;<sub>&bull;3&bull;<\/sub> = 24,0<\/em><\/td>\n<td colspan=\"2\"><strong>Grande Moyenne = 19,83<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Cette structuration tabulaire offre un contr\u00f4le direct sur toutes les grandeurs arithm\u00e9tiques requises pour les phases de d\u00e9rivation des sommes de carr\u00e9s.<\/p>\n<h2>5. 5. Calcul manuel de la Somme des Carr\u00e9s Totale (SS_Total)<\/h2>\n<h3>5.1 5.1 D\u00e9finition alg\u00e9brique et d\u00e9composition conceptuelle<\/h3>\n<p>La Somme des Carr\u00e9s Totale, universellement d\u00e9sign\u00e9e par l&rsquo;acronyme <em>SS<sub>Total<\/sub><\/em> (pour <em>Sum of Squares Total<\/em>), mesure la dispersion globale de l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 des <em>N<\/em> observations empiriques individuelles autour de la grande moyenne arithm\u00e9tique <em>Y&#773;<sub>&bull;&bull;&bull;<\/sub><\/em>. Elle quantifie le volume total de variabilit\u00e9 pr\u00e9sent au sein du syst\u00e8me exp\u00e9rimental, sans distinction de sa provenance (qu&rsquo;elle d\u00e9coule des traitements appliqu\u00e9s ou des variations interindividuelles incontr\u00f4l\u00e9es).<\/p>\n<p>Sur le plan math\u00e9matique, elle s&rsquo;exprime conceptuellement comme la sommation de l&rsquo;ensemble des \u00e9carts quadratiques \u00e0 la moyenne globale :<\/p>\n<p><em>SS<sub>Total<\/sub> = &sum;<sub>i=1<\/sub><sup>a<\/sup> &sum;<sub>j=1<\/sub><sup>b<\/sup> &sum;<sub>k=1<\/sub><sup>n<\/sup> (Y<sub>ijk<\/sub> &#8211; Y&#773;<sub>&bull;&bull;&bull;<\/sub>)<sup>2<\/sup><\/em><\/p>\n<p>La somme des carr\u00e9s totale joue un r\u00f4le pivot absolu : elle repr\u00e9sente la borne sup\u00e9rieure absolue de la variance du syst\u00e8me exp\u00e9rimental. Conform\u00e9ment au principe d&rsquo;orthogonalit\u00e9 du mod\u00e8le lin\u00e9aire, cette somme totale sera int\u00e9gralement redistribu\u00e9e entre les sources syst\u00e9matiques (Facteur <em>A<\/em>, Facteur <em>B<\/em>, Interaction <em>A &times; B<\/em>) et l&rsquo;erreur al\u00e9atoire intra-cellule.<\/p>\n<h3>5.2 5.2 Application de la formule computationnelle brute<\/h3>\n<p>Calculer directement <em>SS<sub>Total<\/sub><\/em> par les \u00e9carts \u00e0 la moyenne entra\u00eene fr\u00e9quemment des erreurs d&rsquo;arrondi fastidieuses lors des calculs \u00e0 la main, la grande moyenne \u00e9tant g\u00e9n\u00e9ralement fractionnaire (ici 19,8333&#8230;). C&rsquo;est pourquoi les statisticiens recourent \u00e0 la \u00ab formule computationnelle brute \u00bb (ou formule machine), d\u00e9riv\u00e9e alg\u00e9briquement du d\u00e9veloppement du carr\u00e9 :<\/p>\n<p><em>SS<sub>Total<\/sub> = &sum; Y<sup>2<\/sup> &#8211; C<\/em><\/p>\n<p>o\u00f9 <em>&sum; Y<sup>2<\/sup><\/em> repr\u00e9sente la somme des carr\u00e9s de l&rsquo;ensemble des <em>N<\/em> scores bruts individuels, et <em>C<\/em> constitue le <strong>terme de correction globale<\/strong> (ou correction pour la moyenne), d\u00e9fini par :<\/p>\n<p><em>C = T<sup>2<\/sup> \/ N = (Y<sub>&bull;&bull;&bull;<\/sub>)<sup>2<\/sup> \/ N<\/em><\/p>\n<p>Calculons avec une pr\u00e9cision chirurgicale la valeur num\u00e9rique de ce terme de correction <em>C<\/em> pour notre \u00e9tude :<\/p>\n<p><em>T = 595<\/em><br \/>\n<em>T<sup>2<\/sup> = 595<sup>2<\/sup> = 354 025<\/em><br \/>\n<em>C = 354 025 \/ 30 = 11 800,8333&#8230;<\/em><\/p>\n<p>Calculons \u00e0 pr\u00e9sent la somme des carr\u00e9s des 30 valeurs brutes prises individuellement cellule par cellule :<\/p>\n<ul>\n<li>Cellule A<sub>1<\/sub>B<sub>1<\/sub> (12, 14, 15, 11, 13) : 12<sup>2<\/sup> + 14<sup>2<\/sup> + 15<sup>2<\/sup> + 11<sup>2<\/sup> + 13<sup>2<\/sup> = 144 + 196 + 225 + 121 + 169 = <strong>855<\/strong><\/li>\n<li>Cellule A<sub>1<\/sub>B<sub>2<\/sub> (18, 20, 19, 17, 21) : 18<sup>2<\/sup> + 20<sup>2<\/sup> + 19<sup>2<\/sup> + 17<sup>2<\/sup> + 21<sup>2<\/sup> = 324 + 400 + 361 + 289 + 441 = <strong>1 815<\/strong><\/li>\n<li>Cellule A<sub>1<\/sub>B<sub>3<\/sub> (24, 26, 23, 25, 27) : 24<sup>2<\/sup> + 26<sup>2<\/sup> + 23<sup>2<\/sup> + 25<sup>2<\/sup> + 27<sup>2<\/sup> = 576 + 676 + 529 + 625 + 729 = <strong>3 135<\/strong><\/li>\n<li>Cellule A<sub>2<\/sub>B<sub>1<\/sub> (16, 17, 15, 18, 19) : 16<sup>2<\/sup> + 17<sup>2<\/sup> + 15<sup>2<\/sup> + 18<sup>2<\/sup> + 19<sup>2<\/sup> = 256 + 289 + 225 + 324 + 361 = <strong>1 455<\/strong><\/li>\n<li>Cellule A<sub>2<\/sub>B<sub>2<\/sub> (21, 23, 20, 22, 24) : 21<sup>2<\/sup> + 23<sup>2<\/sup> + 20<sup>2<\/sup> + 22<sup>2<\/sup> + 24<sup>2<\/sup> = 441 + 529 + 400 + 484 + 576 = <strong>2 430<\/strong><\/li>\n<li>Cellule A<sub>2<\/sub>B<sub>3<\/sub> (22, 24, 21, 23, 25) : 22<sup>2<\/sup> + 24<sup>2<\/sup> + 21<sup>2<\/sup> + 23<sup>2<\/sup> + 25<sup>2<\/sup> = 484 + 576 + 441 + 529 + 625 = <strong>2 655<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p>La sommation g\u00e9n\u00e9rale des carr\u00e9s bruts s&rsquo;\u00e9tablit \u00e0 :<\/p>\n<p><em>&sum; Y<sup>2<\/sup> = 855 + 1 815 + 3 135 + 1 455 + 2 430 + 2 655 = 12 345<\/em><\/p>\n<p>En appliquant la formule computationnelle, nous obtenons la valeur exacte de <em>SS<sub>Total<\/sub><\/em> :<\/p>\n<p><em>SS<sub>Total<\/sub> = 12 345 &#8211; 11 800,8333 = 544,1667<\/em><\/p>\n<h3>5.3 5.3 Validation manuelle par la formule des \u00e9carts \u00e0 la moyenne<\/h3>\n<p>Dans un processus didactique rigoureux, il est formateur de v\u00e9rifier la congruence de ce r\u00e9sultat en proc\u00e9dant \u00e0 l&rsquo;\u00e9valuation par les \u00e9carts bruts individuels. Bien que laborieuse, cette d\u00e9marche garantit l&rsquo;exactitude des calculs. Calculons l&rsquo;\u00e9cart <em>(Y<sub>ijk<\/sub> &#8211; 19,8333)<\/em> pour chacun des scores, \u00e9levons au carr\u00e9 et sommons :<\/p>\n<p>Pour la cellule A<sub>1<\/sub>B<sub>1<\/sub>, les \u00e9carts sont :<\/p>\n<ul>\n<li>(12 &#8211; 19,8333)<sup>2<\/sup> = (-7,8333)<sup>2<\/sup> &amp;approx; 61,3611<\/li>\n<li>(14 &#8211; 19,8333)<sup>2<\/sup> = (-5,8333)<sup>2<\/sup> &amp;approx; 34,0278<\/li>\n<li>(15 &#8211; 19,8333)<sup>2<\/sup> = (-4,8333)<sup>2<\/sup> &amp;approx; 23,3611<\/li>\n<li>(11 &#8211; 19,8333)<sup>2<\/sup> = (-8,8333)<sup>2<\/sup> &amp;approx; 78,0278<\/li>\n<li>(13 &#8211; 19,8333)<sup>2<\/sup> = (-6,8333)<sup>2<\/sup> &amp;approx; 46,6944<\/li>\n<li><em>Somme partielle A<sub>1<\/sub>B<sub>1<\/sub> &amp;approx; 243,4722<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p>En r\u00e9p\u00e9tant cette op\u00e9ration minutieuse sur l&rsquo;ensemble des 30 unit\u00e9s et en r\u00e9alisant la sommation globale, la valeur cumul\u00e9e converge pr\u00e9cis\u00e9ment vers <strong>544,1667<\/strong>. Cette identit\u00e9 d\u00e9montre la stricte \u00e9quivalence alg\u00e9brique entre la d\u00e9viation fondamentale et la m\u00e9thode machine rapide, certifiant la validit\u00e9 absolue de notre valeur de d\u00e9part pour <em>SS<sub>Total<\/sub><\/em>.<\/p>\n<h2>6. 6. Calcul manuel des Sommes des Carr\u00e9s des effets principaux (SS_A et SS_B)<\/h2>\n<h3>6.1 6.1 D\u00e9rivation manuelle de la Somme des Carr\u00e9s du Facteur A<\/h3>\n<p>La Somme des Carr\u00e9s du Facteur <em>A<\/em>, d\u00e9not\u00e9e <em>SS<sub>A<\/sub><\/em>, isole la part de variabilit\u00e9 imputable exclusivement aux diff\u00e9rences d&rsquo;efficacit\u00e9 entre les modalit\u00e9s de la premi\u00e8re variable ind\u00e9pendante (la m\u00e9thode p\u00e9dagogique). Elle refl\u00e8te la d\u00e9viation des moyennes marginales pond\u00e9r\u00e9es du facteur <em>A<\/em> autour de la grande moyenne globale.<\/p>\n<p>La formule computationnelle standard de <em>SS<sub>A<\/sub><\/em> s&rsquo;articule comme suit :<\/p>\n<p><em>SS<sub>A<\/sub> = [ &sum;<sub>i=1<\/sub><sup>a<\/sup> (A<sub>i<\/sub>)<sup>2<\/sup> \/ (b &times; n) ] &#8211; C<\/em><\/p>\n<p>o\u00f9 <em>A<sub>i<\/sub><\/em> repr\u00e9sente le total marginal de la <em>i<\/em>-\u00e8me modalit\u00e9 de <em>A<\/em>, et le d\u00e9nominateur <em>(b &times; n)<\/em> correspond \u00e0 l&rsquo;effectif total d&rsquo;observations ayant contribu\u00e9 \u00e0 ce total sp\u00e9cifique (ici, 3 &times; 5 = 15 observations par ligne). Rappelons que <em>C = 11 800,8333<\/em>.<\/p>\n<p>Introduisons pas \u00e0 pas les valeurs num\u00e9riques calcul\u00e9es pr\u00e9c\u00e9demment :<\/p>\n<p><em>A<sub>1<\/sub> = 285 &rArr; (A<sub>1<\/sub>)<sup>2<\/sup> = 285<sup>2<\/sup> = 81 225<\/em><br \/>\n<em>A<sub>2<\/sub> = 310 &rArr; (A<sub>2<\/sub>)<sup>2<\/sup> = 310<sup>2<\/sup> = 96 100<\/em><\/p>\n<p>Sommons ces carr\u00e9s marginaux :<\/p>\n<p><em>&sum; (A<sub>i<\/sub>)<sup>2<\/sup> = 81 225 + 96 100 = 177 325<\/em><\/p>\n<p>Divisons cette grandeur par l&rsquo;effectif marginal <em>b &times; n = 15<\/em> :<\/p>\n<p><em>177 325 \/ 15 = 11 821,6667<\/em><\/p>\n<p>Soustrayons d\u00e9sormais le terme de correction <em>C<\/em> :<\/p>\n<p><em>SS<sub>A<\/sub> = 11 821,6667 &#8211; 11 800,8333 = 20,8334<\/em> (arrondi \u00e0 <strong>20,8333<\/strong>)<\/p>\n<p>Cette valeur de 20,8333 repr\u00e9sente la quantit\u00e9 de dispersion brute induite de fa\u00e7on unilat\u00e9rale par le passage de la m\u00e9thode pr\u00e9sentielle \u00e0 la m\u00e9thode invers\u00e9e.<\/p>\n<h3>6.2 6.2 D\u00e9rivation manuelle de la Somme des Carr\u00e9s du Facteur B<\/h3>\n<p>La Somme des Carr\u00e9s du Facteur <em>B<\/em>, identifi\u00e9e sous le symbole <em>SS<sub>B<\/sub><\/em>, isole et \u00e9value la dispersion engendr\u00e9e sp\u00e9cifiquement par les diff\u00e9rents outils didactiques (Manuel, Logiciel, Simulation). Elle traduit l&rsquo;\u00e9cartement des moyennes des colonnes par rapport au centre de gravit\u00e9 global de l&rsquo;exp\u00e9rience.<\/p>\n<p>La formule computationnelle s&rsquo;\u00e9crit de mani\u00e8re analogue :<\/p>\n<p><em>SS<sub>B<\/sub> = [ &sum;<sub>j=1<\/sub><sup>b<\/sup> (B<sub>j<\/sub>)<sup>2<\/sup> \/ (a &times; n) ] &#8211; C<\/em><\/p>\n<p>Le diviseur <em>(a &times; n)<\/em> repr\u00e9sente ici le nombre d&rsquo;observations agr\u00e9g\u00e9es sous chaque colonne, \u00e0 savoir 2 &times; 5 = 10 observations.<\/p>\n<p>D\u00e9ployons les calculs avec les totaux marginaux du facteur <em>B<\/em> :<\/p>\n<p><em>B<sub>1<\/sub> = 150 &rArr; (B<sub>1<\/sub>)<sup>2<\/sup> = 150<sup>2<\/sup> = 22 500<\/em><br \/>\n<em>B<sub>2<\/sub> = 205 &rArr; (B<sub>2<\/sub>)<sup>2<\/sup> = 205<sup>2<\/sup> = 42 025<\/em><br \/>\n<em>B<sub>3<\/sub> = 240 &rArr; (B<sub>3<\/sub>)<sup>2<\/sup> = 240<sup>2<\/sup> = 57 600<\/em><\/p>\n<p>Effectuons la sommation de ces carr\u00e9s :<\/p>\n<p><em>&sum; (B<sub>j<\/sub>)<sup>2<\/sup> = 22 500 + 42 025 + 57 600 = 122 125<\/em><\/p>\n<p>Divisons cette somme par l&rsquo;effectif marginal <em>a &times; n = 10<\/em> :<\/p>\n<p><em>122 125 \/ 10 = 12 212,5000<\/em><\/p>\n<p>Soustrayons le terme de correction <em>C<\/em> :<\/p>\n<p><em>SS<sub>B<\/sub> = 12 212,5000 &#8211; 11 800,8333 = 411,6667<\/em><\/p>\n<p>Ce r\u00e9sultat met en lumi\u00e8re une contribution massive du Facteur <em>B<\/em> \u00e0 la variabilit\u00e9 globale : sur les 544,1667 unit\u00e9s de variation totale, plus de 411 unit\u00e9s sont directement rattachables au choix du support didactique.<\/p>\n<h3>6.3 6.3 Pi\u00e8ges arithm\u00e9tiques fr\u00e9quents et r\u00e8gles de contr\u00f4le<\/h3>\n<p>Lors de la r\u00e9alisation manuelle de ces calculs, plusieurs erreurs r\u00e9currentes guettent le praticien. La b\u00e9vue la plus fr\u00e9quente r\u00e9side dans la confusion des d\u00e9nominateurs de division. Pour <em>SS<sub>A<\/sub><\/em>, le d\u00e9nominateur doit imp\u00e9rativement \u00eatre <em>(b &times; n)<\/em> et non simplement <em>n<\/em> ou <em>a<\/em>. Diviser par <em>n<\/em> au lieu de <em>(b &times; n)<\/em> multiplierait artificiellement la somme des carr\u00e9s par <em>b<\/em>, faussant compl\u00e8tement l&rsquo;\u00e9chelle de variance.<\/p>\n<p>Une autre source majeure d&rsquo;\u00e9cueil concerne les erreurs d&rsquo;arrondi pr\u00e9matur\u00e9es. Si l&rsquo;on arrondit le facteur de correction <em>C<\/em> \u00e0 l&rsquo;entier le plus proche (11 801 au lieu de 11 800,8333), l&rsquo;erreur r\u00e9siduelle finale se trouvera entach\u00e9e d&rsquo;une distorsion substantielle. Il convient donc de manipuler les fractions rationnelles exactes ou de conserver au strict minimum 4 \u00e0 6 chiffres apr\u00e8s la virgule.<\/p>\n<p>Enfin, appliquons une <strong>r\u00e8gle de positivit\u00e9 stricte<\/strong> : par d\u00e9finition g\u00e9om\u00e9trique d&rsquo;une somme de termes \u00e9lev\u00e9s au carr\u00e9, une somme des carr\u00e9s (<em>SS<\/em>) ne peut en aucun cas \u00eatre n\u00e9gative. Si un calcul manuel aboutit \u00e0 une valeur n\u00e9gative (par exemple <em>SS<sub>A<\/sub> &lt; 0<\/em>), cela signale sans ambigu\u00eft\u00e9 une erreur arithm\u00e9tique majeure, le plus souvent une soustraction invers\u00e9e ou une division erron\u00e9e du terme de correction.<\/p>\n<h2>7. 7. Calcul manuel de la Somme des Carr\u00e9s de l&rsquo;Interaction (SS_AB)<\/h2>\n<h3>7.1 7.1 Calcul de la Somme des Carr\u00e9s entre cellules (SS_Sous-totaux)<\/h3>\n<p>L&rsquo;obtention de la Somme des Carr\u00e9s propre \u00e0 l&rsquo;interaction pure, d\u00e9sign\u00e9e par <em>SS<sub>AB<\/sub><\/em>, ne s&rsquo;effectue g\u00e9n\u00e9ralement pas par une sommation directe isol\u00e9e, mais par une proc\u00e9dure de d\u00e9duction alg\u00e9brique \u00e9l\u00e9gante fond\u00e9e sur la <strong>Somme des Carr\u00e9s entre cellules<\/strong> (ou <em>SS<sub>Sous-totaux<\/sub><\/em>, \u00e9galement not\u00e9e <em>SS<sub>Cells<\/sub><\/em>). Cette derni\u00e8re mesure la variation totale existant entre les <em>a &times; b<\/em> moyennes de traitement, en ignorant temporairement la distinction entre effets principaux et interaction.<\/p>\n<p>La formule de la somme des carr\u00e9s entre cellules s&rsquo;\u00e9nonce ainsi :<\/p>\n<p><em>SS<sub>Cells<\/sub> = [ &sum;<sub>i=1<\/sub><sup>a<\/sup> &sum;<sub>j=1<\/sub><sup>b<\/sup> (AB<sub>ij<\/sub>)<sup>2<\/sup> \/ n ] &#8211; C<\/em><\/p>\n<p>o\u00f9 <em>AB<sub>ij<\/sub><\/em> d\u00e9signe le total brut des observations de la cellule factorielle <em>(i, j)<\/em>, et <em>n<\/em> est l&rsquo;effectif intra-cellule sp\u00e9cifique (ici <em>n = 5<\/em>).<\/p>\n<p>Reprenons les totaux des six cellules \u00e9tablis en section 4 et \u00e9levons chacun d&rsquo;eux au carr\u00e9 :<\/p>\n<ul>\n<li>Cellule A<sub>1<\/sub>B<sub>1<\/sub> : Total = 65 &rArr; 65<sup>2<\/sup> = 4 225<\/li>\n<li>Cellule A<sub>1<\/sub>B<sub>2<\/sub> : Total = 95 &rArr; 95<sup>2<\/sup> = 9 025<\/li>\n<li>Cellule A<sub>1<\/sub>B<sub>3<\/sub> : Total = 125 &rArr; 125<sup>2<\/sup> = 15 625<\/li>\n<li>Cellule A<sub>2<\/sub>B<sub>1<\/sub> : Total = 85 &rArr; 85<sup>2<\/sup> = 7 225<\/li>\n<li>Cellule A<sub>2<\/sub>B<sub>2<\/sub> : Total = 110 &rArr; 110<sup>2<\/sup> = 12 100<\/li>\n<li>Cellule A<sub>2<\/sub>B<sub>3<\/sub> : Total = 115 &rArr; 115<sup>2<\/sup> = 13 225<\/li>\n<\/ul>\n<p>Sommons rigoureusement l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 de ces carr\u00e9s de cellules :<\/p>\n<p><em>&sum; (AB<sub>ij<\/sub>)<sup>2<\/sup> = 4 225 + 9 025 + 15 625 + 7 225 + 12 100 + 13 225 = 61 425<\/em><\/p>\n<p>Divisons cette grandeur par l&rsquo;effectif unitaire de cellule <em>n = 5<\/em> :<\/p>\n<p><em>61 425 \/ 5 = 12 285,0000<\/em><\/p>\n<p>Soustrayons \u00e0 pr\u00e9sent la valeur de correction <em>C = 11 800,8333<\/em> :<\/p>\n<p><em>SS<sub>Cells<\/sub> = 12 285,0000 &#8211; 11 800,8333 = 484,1667<\/em><\/p>\n<p>La valeur de 484,1667 repr\u00e9sente la variabilit\u00e9 totale explicable par l&rsquo;ensemble des conditions exp\u00e9rimentales combin\u00e9es du plan factoriel.<\/p>\n<h3>7.2 7.2 D\u00e9duction alg\u00e9brique de SS_AB par soustraction<\/h3>\n<p>En vertu du th\u00e9or\u00e8me d&rsquo;orthogonalit\u00e9 applicable aux plans \u00e9quilibr\u00e9s, la somme des carr\u00e9s entre cellules se partitionne de fa\u00e7on exacte en trois composantes additives mutuellement ind\u00e9pendantes :<\/p>\n<p><em>SS<sub>Cells<\/sub> = SS<sub>A<\/sub> + SS<sub>B<\/sub> + SS<sub>AB<\/sub><\/em><\/p>\n<p>D\u00e8s lors, pour extraire la somme des carr\u00e9s de l&rsquo;interaction <em>SS<sub>AB<\/sub><\/em>, il suffit de proc\u00e9der \u00e0 une soustraction alg\u00e9brique directe :<\/p>\n<p><em>SS<sub>AB<\/sub> = SS<sub>Cells<\/sub> &#8211; SS<sub>A<\/sub> &#8211; SS<sub>B<\/sub><\/em><\/p>\n<p>Injectons pr\u00e9cis\u00e9ment les valeurs num\u00e9riques obtenues aux \u00e9tapes pr\u00e9c\u00e9dentes :<\/p>\n<p><em>SS<sub>Cells<\/sub> = 484,1667<\/em><br \/>\n<em>SS<sub>A<\/sub> = 20,8333<\/em><br \/>\n<em>SS<sub>B<\/sub> = 411,6667<\/em><\/p>\n<p>Le calcul s&rsquo;ex\u00e9cute imm\u00e9diatement :<\/p>\n<p><em>SS<sub>AB<\/sub> = 484,1667 &#8211; 20,8333 &#8211; 411,6667 = 51,6667<\/em><\/p>\n<p>Cette composante de 51,6667 repr\u00e9sente la part de variabilit\u00e9 structurelle qui ne peut \u00eatre attribu\u00e9e ni \u00e0 l&rsquo;action isol\u00e9e du mode p\u00e9dagogique <em>A<\/em>, ni \u00e0 celle de l&rsquo;outil didactique <em>B<\/em>, mais qui r\u00e9sulte exclusivement de leur croisement contextuel.<\/p>\n<figure class=\"wpt-preserved-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/french.arabpsychology.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/two_way_hand.png\" alt=\"\" \/><\/figure>\n<h3>7.3 7.3 Visualisation et interpr\u00e9tation pr\u00e9liminaire de l&rsquo;effet d&rsquo;interaction<\/h3>\n<p>Sur le plan conceptuel et g\u00e9om\u00e9trique, l&rsquo;interaction se visualise \u00e0 travers le parall\u00e9lisme des droites reliant les moyennes de conditions. Si l&rsquo;effet des facteurs \u00e9tait strictement additif (absence totale d&rsquo;interaction, soit <em>SS<sub>AB<\/sub> = 0<\/em>), le profil d&rsquo;\u00e9volution des performances d&rsquo;un outil didactique \u00e0 l&rsquo;autre suivrait des trajectoires rigoureusement parall\u00e8les d&rsquo;une modalit\u00e9 p\u00e9dagogique \u00e0 la suivante.<\/p>\n<p>Examinons attentivement l&rsquo;\u00e9volution empirique de nos moyennes de cellules :<\/p>\n<ul>\n<li>En condition pr\u00e9sentielle classique (A<sub>1<\/sub>) : la moyenne passe de 13,0 (manuel) \u00e0 19,0 (logiciel), puis culmine \u00e0 <strong>25,0<\/strong> (simulation), soit un gain spectaculaire de <em>+12 points<\/em> entre B<sub>1<\/sub> et B<sub>3<\/sub>.<\/li>\n<li>En condition de p\u00e9dagogie invers\u00e9e (A<sub>2<\/sub>) : la moyenne part de 17,0 (manuel), monte \u00e0 22,0 (logiciel) et plafonne \u00e0 <strong>23,0<\/strong> (simulation), soit une progression plus mod\u00e9r\u00e9e de seulement <em>+6 points<\/em> entre B<sub>1<\/sub> et B<sub>3<\/sub>.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les segments reliant les points de moyennes ne sont manifestement pas parall\u00e8les : ils s&rsquo;\u00e9cartent ou convergent, sugg\u00e9rant ce que la litt\u00e9rature nomme une <em>interaction ordinale<\/em>. L&rsquo;apport des outils technologiques avanc\u00e9s est consid\u00e9rablement plus d\u00e9cisif et marqu\u00e9 dans un contexte magistral traditionnel que dans le cadre d&rsquo;une classe invers\u00e9e o\u00f9 les \u00e9tudiants disposent d\u00e9j\u00e0 d&rsquo;une autonomie importante. La valeur substantielle de <em>SS<sub>AB<\/sub> = 51,6667<\/em> corrobore fid\u00e8lement cette distorsion g\u00e9om\u00e9trique.<\/p>\n<h2>8. 8. Calcul manuel de la Somme des Carr\u00e9s R\u00e9siduelle ou d&rsquo;Erreur (SS_Erreur)<\/h2>\n<h3>8.1 8.1 Calcul direct par la m\u00e9thode intra-cellule (Within-cell)<\/h3>\n<p>La Somme des Carr\u00e9s R\u00e9siduelle, not\u00e9e <em>SS<sub>Erreur<\/sub><\/em> (ou <em>SS<sub>Intra<\/sub><\/em>, <em>SS<sub>Within<\/sub><\/em>), quantifie les fluctuations purement al\u00e9atoires, le bruit de fond exp\u00e9rimental et les diff\u00e9rences interindividuelles incontr\u00f4lables qui subsistent entre des individus plac\u00e9s dans une condition exp\u00e9rimentale strictement identique. Par d\u00e9finition m\u00e9thodologique, au sein d&rsquo;une cellule donn\u00e9e <em>(i, j)<\/em>, tous les sujets ont re\u00e7u exactement le m\u00eame traitement. Par cons\u00e9quent, les \u00e9carts constat\u00e9s entre leurs scores et la moyenne locale de leur cellule ne peuvent en aucun cas provenir des facteurs manipul\u00e9s.<\/p>\n<p>La formule conceptuelle directe sommant ces variances intra-cellules s&rsquo;exprime ainsi :<\/p>\n<p><em>SS<sub>Erreur<\/sub> = &sum;<sub>i=1<\/sub><sup>a<\/sup> &sum;<sub>j=1<\/sub><sup>b<\/sup> [ &sum;<sub>k=1<\/sub><sup>n<\/sup> (Y<sub>ijk<\/sub> &#8211; Y&#773;<sub>ij&bull;<\/sub>)<sup>2<\/sup> ]<\/em><\/p>\n<p>Proc\u00e9dons au calcul direct et explicite de cette dispersion au sein de chacune de nos six cellules :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Cellule A<sub>1<\/sub>B<sub>1<\/sub> (Moyenne = 13,0) :<\/strong><br \/>\n        (12 &#8211; 13)<sup>2<\/sup> + (14 &#8211; 13)<sup>2<\/sup> + (15 &#8211; 13)<sup>2<\/sup> + (11 &#8211; 13)<sup>2<\/sup> + (13 &#8211; 13)<sup>2<\/sup><br \/>\n        = (-1)<sup>2<\/sup> + (1)<sup>2<\/sup> + (2)<sup>2<\/sup> + (-2)<sup>2<\/sup> + (0)<sup>2<\/sup> = 1 + 1 + 4 + 4 + 0 = <strong>10,0000<\/strong>\n    <\/li>\n<li><strong>Cellule A<sub>1<\/sub>B<sub>2<\/sub> (Moyenne = 19,0) :<\/strong><br \/>\n        (18 &#8211; 19)<sup>2<\/sup> + (20 &#8211; 19)<sup>2<\/sup> + (19 &#8211; 19)<sup>2<\/sup> + (17 &#8211; 19)<sup>2<\/sup> + (21 &#8211; 19)<sup>2<\/sup><br \/>\n        = (-1)<sup>2<\/sup> + (1)<sup>2<\/sup> + (0)<sup>2<\/sup> + (-2)<sup>2<\/sup> + (2)<sup>2<\/sup> = 1 + 1 + 0 + 4 + 4 = <strong>10,0000<\/strong>\n    <\/li>\n<li><strong>Cellule A<sub>1<\/sub>B<sub>3<\/sub> (Moyenne = 25,0) :<\/strong><br \/>\n        (24 &#8211; 25)<sup>2<\/sup> + (26 &#8211; 25)<sup>2<\/sup> + (23 &#8211; 25)<sup>2<\/sup> + (25 &#8211; 25)<sup>2<\/sup> + (27 &#8211; 25)<sup>2<\/sup><br \/>\n        = (-1)<sup>2<\/sup> + (1)<sup>2<\/sup> + (-2)<sup>2<\/sup> + (0)<sup>2<\/sup> + (2)<sup>2<\/sup> = 1 + 1 + 4 + 0 + 4 = <strong>10,0000<\/strong>\n    <\/li>\n<li><strong>Cellule A<sub>2<\/sub>B<sub>1<\/sub> (Moyenne = 17,0) :<\/strong><br \/>\n        (16 &#8211; 17)<sup>2<\/sup> + (17 &#8211; 17)<sup>2<\/sup> + (15 &#8211; 17)<sup>2<\/sup> + (18 &#8211; 17)<sup>2<\/sup> + (19 &#8211; 17)<sup>2<\/sup><br \/>\n        = (-1)<sup>2<\/sup> + (0)<sup>2<\/sup> + (-2)<sup>2<\/sup> + (1)<sup>2<\/sup> + (2)<sup>2<\/sup> = 1 + 0 + 4 + 1 + 4 = <strong>10,0000<\/strong>\n    <\/li>\n<li><strong>Cellule A<sub>2<\/sub>B<sub>2<\/sub> (Moyenne = 22,0) :<\/strong><br \/>\n        (21 &#8211; 22)<sup>2<\/sup> + (23 &#8211; 22)<sup>2<\/sup> + (20 &#8211; 22)<sup>2<\/sup> + (22 &#8211; 22)<sup>2<\/sup> + (24 &#8211; 22)<sup>2<\/sup><br \/>\n        = (-1)<sup>2<\/sup> + (1)<sup>2<\/sup> + (-2)<sup>2<\/sup> + (0)<sup>2<\/sup> + (2)<sup>2<\/sup> = 1 + 1 + 4 + 0 + 4 = <strong>10,0000<\/strong>\n    <\/li>\n<li><strong>Cellule A<sub>2<\/sub>B<sub>3<\/sub> (Moyenne = 23,0) :<\/strong><br \/>\n        (22 &#8211; 23)<sup>2<\/sup> + (24 &#8211; 23)<sup>2<\/sup> + (21 &#8211; 23)<sup>2<\/sup> + (23 &#8211; 23)<sup>2<\/sup> + (25 &#8211; 23)<sup>2<\/sup><br \/>\n        = (-1)<sup>2<\/sup> + (1)<sup>2<\/sup> + (-2)<sup>2<\/sup> + (0)<sup>2<\/sup> + (2)<sup>2<\/sup> = 1 + 1 + 4 + 0 + 4 = <strong>10,0000<\/strong>\n    <\/li>\n<\/ul>\n<p>Sommons l&rsquo;ensemble des variations intra-cellules recueillies :<\/p>\n<p><em>SS<sub>Erreur<\/sub> = 10,0 + 10,0 + 10,0 + 10,0 + 10,0 + 10,0 = 60,0000<\/em><\/p>\n<p>La parfaite constance des variances intra-cellules (chacune \u00e9gale \u00e0 10,0) illustre un cas d&rsquo;homosc\u00e9dasticit\u00e9 id\u00e9ale, facilitant grandement la limpidit\u00e9 de la d\u00e9monstration arithm\u00e9tique.<\/p>\n<h3>8.2 8.2 Calcul par d\u00e9duction de la partition de la variance<\/h3>\n<p>Lors d&rsquo;\u00e9valuations ou d&rsquo;examens statistiques sur table, le temps disponible restreint souvent l&rsquo;ex\u00e9cution du calcul direct intra-cellule pour chaque individu. L&rsquo;exp\u00e9rimentateur utilise alors la propri\u00e9t\u00e9 fondamentale d&rsquo;additivit\u00e9 de la variance totale :<\/p>\n<p><em>SS<sub>Total<\/sub> = SS<sub>Cells<\/sub> + SS<sub>Erreur<\/sub><\/em><\/p>\n<p>ce qui permet d&rsquo;obtenir imm\u00e9diatement <em>SS<sub>Erreur<\/sub><\/em> par simple soustraction :<\/p>\n<p><em>SS<sub>Erreur<\/sub> = SS<sub>Total<\/sub> &#8211; SS<sub>Cells<\/sub><\/em><\/p>\n<p>Puisque nous savons que <em>SS<sub>Cells<\/sub> = SS<sub>A<\/sub> + SS<sub>B<\/sub> + SS<sub>AB<\/sub><\/em>, l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale de d\u00e9composition s&rsquo;\u00e9crit formellement :<\/p>\n<p><em>SS<sub>Erreur<\/sub> = SS<sub>Total<\/sub> &#8211; (SS<sub>A<\/sub> + SS<sub>B<\/sub> + SS<sub>AB<\/sub>)<\/em><\/p>\n<p>Rempla\u00e7ons par les grandeurs num\u00e9riques pr\u00e9alablement obtenues :<\/p>\n<p><em>SS<sub>Erreur<\/sub> = 544,1667 &#8211; (20,8333 + 411,6667 + 51,6667)<\/em><br \/>\n<em>SS<sub>Erreur<\/sub> = 544,1667 &#8211; 484,1667 = 60,0000<\/em><\/p>\n<p>La co\u00efncidence num\u00e9rique entre la m\u00e9thode soustractive rapide et le calcul direct intra-cellule d\u00e9taill\u00e9 fournit la preuve incontestable de la validit\u00e9 arithm\u00e9tique de notre d\u00e9marche.<\/p>\n<h3>8.3 8.3 Bilan de partitionnement et balance arithm\u00e9tique<\/h3>\n<p>Avant d&rsquo;aborder les degr\u00e9s de libert\u00e9, dressons un inventaire d&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 de notre d\u00e9composition de variance. La somme alg\u00e9brique des composantes syst\u00e9matiques et de l&rsquo;erreur doit \u00e9galer exactement la somme des carr\u00e9s totale :<\/p>\n<table border=\"1\" cellpadding=\"6\" cellspacing=\"0\" style=\"border-collapse: collapse;width: 100%;margin: 15px 0\">\n<thead style=\"background-color: #f2f2f2\">\n<tr>\n<th>Composante de Variance<\/th>\n<th>Notation<\/th>\n<th>Valeur Num\u00e9rique<\/th>\n<th>Pourcentage de la Variance Totale<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Effet Principal Facteur A (M\u00e9thode)<\/td>\n<td><em>SS<sub>A<\/sub><\/em><\/td>\n<td>20,8333<\/td>\n<td>3,83 %<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Effet Principal Facteur B (Outil)<\/td>\n<td><em>SS<sub>B<\/sub><\/em><\/td>\n<td>411,6667<\/td>\n<td>75,65 %<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Effet d&rsquo;Interaction (M\u00e9thode &times; Outil)<\/td>\n<td><em>SS<sub>AB<\/sub><\/em><\/td>\n<td>51,6667<\/td>\n<td>9,50 %<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Erreur R\u00e9siduelle Al\u00e9atoire<\/td>\n<td><em>SS<sub>Erreur<\/sub><\/em><\/td>\n<td>60,0000<\/td>\n<td>11,02 %<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"background-color: #e6ffe6;font-weight: bold\">\n<td>Total G\u00e9n\u00e9ral V\u00e9rifi\u00e9<\/td>\n<td><em>SS<sub>Total<\/sub><\/em><\/td>\n<td>544,1667<\/td>\n<td>100,00 %<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>La balance arithm\u00e9tique boucle avec une pr\u00e9cision irr\u00e9prochable : <em>20,8333 + 411,6667 + 51,6667 + 60,0000 = 544,1667<\/em>. Aucune d\u00e9rive d&rsquo;arrondi n&rsquo;alt\u00e8re la coh\u00e9rence interne du mod\u00e8le.<\/p>\n<h2>9. 9. Attribution des Degr\u00e9s de Libert\u00e9 et D\u00e9termination des Carr\u00e9s Moyens<\/h2>\n<h3>9.1 9.1 D\u00e9termination rigoureuse des degr\u00e9s de libert\u00e9 (df)<\/h3>\n<p>Les degr\u00e9s de libert\u00e9 (souvent not\u00e9s <em>df<\/em> pour <em>degrees of freedom<\/em> ou <em>ddl<\/em> en fran\u00e7ais) quantifient le nombre d&rsquo;informations ind\u00e9pendantes restant libres de varier lors de l&rsquo;estimation des param\u00e8tres statistiques. Chaque somme des carr\u00e9s est intimement associ\u00e9e \u00e0 son propre contingent de degr\u00e9s de libert\u00e9, conditionn\u00e9 par la g\u00e9om\u00e9trie factorielle du dispositif exp\u00e9rimental.<\/p>\n<p>D\u00e9terminons formellement chaque composante de degr\u00e9s de libert\u00e9 :<\/p>\n<p><strong>1. Degr\u00e9s de libert\u00e9 du Facteur A :<\/strong> \u00c9gaux au nombre de modalit\u00e9s de la variable <em>A<\/em> diminu\u00e9 d&rsquo;une unit\u00e9 (du fait de la contrainte imposant que la somme des d\u00e9viations marginales autour de la moyenne globale soit \u00e9gale \u00e0 z\u00e9ro) :<\/p>\n<p><em>df<sub>A<\/sub> = a &#8211; 1 = 2 &#8211; 1 = 1<\/em><\/p>\n<p><strong>2. Degr\u00e9s de libert\u00e9 du Facteur B :<\/strong> \u00c9gaux au nombre de colonnes diminu\u00e9 d&rsquo;une unit\u00e9 :<\/p>\n<p><em>df<sub>B<\/sub> = b &#8211; 1 = 3 &#8211; 1 = 2<\/em><\/p>\n<p><strong>3. Degr\u00e9s de libert\u00e9 de l&rsquo;Interaction (A &times; B) :<\/strong> Correspondent au produit des degr\u00e9s de libert\u00e9 respectifs des facteurs constitutifs :<\/p>\n<p><em>df<sub>AB<\/sub> = (a &#8211; 1) &times; (b &#8211; 1) = (2 &#8211; 1) &times; (3 &#8211; 1) = 1 &times; 2 = 2<\/em><\/p>\n<p><strong>4. Degr\u00e9s de libert\u00e9 de l&rsquo;Erreur r\u00e9siduelle :<\/strong> Chaque cellule de taille <em>n<\/em> poss\u00e8de <em>(n &#8211; 1)<\/em> degr\u00e9s de libert\u00e9 ind\u00e9pendants pour estimer la variance locale. Comme le plan comporte <em>a &times; b<\/em> cellules ind\u00e9pendantes, les degr\u00e9s de libert\u00e9 r\u00e9siduels correspondent au produit :<\/p>\n<p><em>df<sub>Erreur<\/sub> = a &times; b &times; (n &#8211; 1) = 2 &times; 3 &times; (5 &#8211; 1) = 6 &times; 4 = 24<\/em><\/p>\n<p><strong>5. Degr\u00e9s de libert\u00e9 Totaux :<\/strong> \u00c9gaux \u00e0 la taille totale de l&rsquo;\u00e9chantillon diminu\u00e9e d&rsquo;une unit\u00e9 li\u00e9e \u00e0 l&rsquo;estimation de la grande moyenne globale :<\/p>\n<p><em>df<sub>Total<\/sub> = N &#8211; 1 = 30 &#8211; 1 = 29<\/em><\/p>\n<p>V\u00e9rifions imm\u00e9diatement l&rsquo;additivit\u00e9 stricte des degr\u00e9s de libert\u00e9 :<\/p>\n<p><em>df<sub>A<\/sub> + df<sub>B<\/sub> + df<sub>AB<\/sub> + df<sub>Erreur<\/sub> = 1 + 2 + 2 + 24 = 29 = df<sub>Total<\/sub><\/em><\/p>\n<h3>9.2 9.2 Calcul manuel des Carr\u00e9s Moyens (Mean Squares &#8211; MS)<\/h3>\n<p>Les sommes des carr\u00e9s ne permettent pas de comparer directement la magnitude des effets statistiques, car elles croissent proportionnellement au nombre d&rsquo;unit\u00e9s d&rsquo;\u00e9chantillonnage et de conditions exp\u00e9rimentales. Pour obtenir une estimation non biais\u00e9e de la variance (ou variance \u00e9chantillonnale), il est obligatoire de diviser chaque somme des carr\u00e9s par ses degr\u00e9s de libert\u00e9 correspondants. Ce ratio constitue le <strong>Carr\u00e9 Moyen<\/strong> (not\u00e9 <em>MS<\/em> pour <em>Mean Square<\/em> ou <em>CM<\/em> pour Carr\u00e9 Moyen) :<\/p>\n<p><em>MS = SS \/ df<\/em><\/p>\n<p>D\u00e9terminons individuellement chaque Carr\u00e9 Moyen du mod\u00e8le :<\/p>\n<p><strong>Carr\u00e9 Moyen du Facteur A :<\/strong><\/p>\n<p><em>MS<sub>A<\/sub> = SS<sub>A<\/sub> \/ df<sub>A<\/sub> = 20,8333 \/ 1 = 20,8333<\/em><\/p>\n<p><strong>Carr\u00e9 Moyen du Facteur B :<\/strong><\/p>\n<p><em>MS<sub>B<\/sub> = SS<sub>B<\/sub> \/ df<sub>B<\/sub> = 411,6667 \/ 2 = 205,83335<\/em> (arrondi \u00e0 <strong>205,8333<\/strong>)<\/p>\n<p><strong>Carr\u00e9 Moyen de l&rsquo;Interaction (A &times; B) :<\/strong><\/p>\n<p><em>MS<sub>AB<\/sub> = SS<sub>AB<\/sub> \/ df<sub>AB<\/sub> = 51,6667 \/ 2 = 25,83335<\/em> (arrondi \u00e0 <strong>25,8333<\/strong>)<\/p>\n<p><strong>Carr\u00e9 Moyen de l&rsquo;Erreur r\u00e9siduelle (Variance intra-groupe estim\u00e9e) :<\/strong><\/p>\n<p><em>MS<sub>Erreur<\/sub> = SS<sub>Erreur<\/sub> \/ df<sub>Erreur<\/sub> = 60,0000 \/ 24 = 2,5000<\/em><\/p>\n<p>La valeur de <em>MS<sub>Erreur<\/sub> = 2,5000<\/em> incarne notre estimation pure et sans biais de la variance d&rsquo;\u00e9chantillonnage al\u00e9atoire commune (not\u00e9e <em>&sigma;&#770;<sup>2<\/sup><\/em>) au sein de la population parente sous-jacente.<\/p>\n<h3>9.3 9.3 Propri\u00e9t\u00e9s d&rsquo;esp\u00e9rance math\u00e9matique des carr\u00e9s moyens<\/h3>\n<p>La d\u00e9rivation des tests d&rsquo;hypoth\u00e8ses en statistique param\u00e9trique ne d\u00e9coule pas d&rsquo;un choix heuristique arbitraire, mais s&rsquo;appuie rigoureusement sur le <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/projecteuclid.org\/journals\/annals-of-mathematical-statistics\/volume-5\/issue-3\/The-Distribution-of-Quadratic-Forms-in-a-Normal-System\/10.1214\/aoms\/1177732678.pdf\">th\u00e9or\u00e8me de Cochran<\/a> et sur les esp\u00e9rances math\u00e9matiques associ\u00e9es \u00e0 chaque Carr\u00e9 Moyen dans le mod\u00e8le \u00e0 effets fixes.<\/p>\n<p>Sous la formulation th\u00e9orique du Mod\u00e8le I, les esp\u00e9rances math\u00e9matiques <em>E(MS)<\/em> se formalisent ainsi :<\/p>\n<ul>\n<li><em>E(MS<sub>Erreur<\/sub>) = &sigma;<sup>2<\/sup><\/em><\/li>\n<li><em>E(MS<sub>A<\/sub>) = &sigma;<sup>2<\/sup> + [ (b &times; n) &sum; &alpha;<sub>i<\/sub><sup>2<\/sup> ] \/ (a &#8211; 1)<\/em><\/li>\n<li><em>E(MS<sub>B<\/sub>) = &sigma;<sup>2<\/sup> + [ (a &times; n) &sum; &beta;<sub>j<\/sub><sup>2<\/sup> ] \/ (b &#8211; 1)<\/em><\/li>\n<li><em>E(MS<sub>AB<\/sub>) = &sigma;<sup>2<\/sup> + [ n &sum; (&alpha;&beta;)<sub>ij<\/sub><sup>2<\/sup> ] \/ [ (a &#8211; 1)(b &#8211; 1) ]<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces formulations math\u00e9matiques r\u00e9v\u00e8lent la m\u00e9canique interne du test :<\/p>\n<p>Si l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle pour le Facteur <em>A<\/em> est rigoureusement vraie (<em>&alpha;<sub>i<\/sub> = 0<\/em> pour tout <em>i<\/em>), alors le second terme de l&rsquo;esp\u00e9rance s&rsquo;annule compl\u00e8tement, laissant <em>E(MS<sub>A<\/sub>) = &sigma;<sup>2<\/sup><\/em>. Dans ce cas de figure, <em>MS<sub>A<\/sub><\/em> et <em>MS<sub>Erreur<\/sub><\/em> constituent deux estimations non biais\u00e9es de la m\u00eame quantit\u00e9 th\u00e9orique <em>&sigma;<sup>2<\/sup><\/em>.<\/p>\n<p>En revanche, si l&rsquo;hypoth\u00e8se alternative est satisfaite, <em>MS<sub>A<\/sub><\/em> comportera la composante d&rsquo;erreur <em>&sigma;<sup>2<\/sup><\/em> augment\u00e9e du terme syst\u00e9matique li\u00e9 \u00e0 l&rsquo;effet de traitement. Cette propri\u00e9t\u00e9 justifie th\u00e9oriquement le fait d&rsquo;utiliser syst\u00e9matiquement <em>MS<sub>Erreur<\/sub><\/em> comme d\u00e9nominateur des ratios statistiques <em>F<\/em> pour tester les mod\u00e8les \u00e0 effets fixes.<\/p>\n<h2>10. 10. Calcul des statistiques F de Snedecor et structuration de la table d&rsquo;ANOVA<\/h2>\n<h3>10.1 10.1 D\u00e9rivation manuelle des ratios de variance empiriques (F observ\u00e9s)<\/h3>\n<p>La statistique de test standard de l&rsquo;ANOVA porte le nom de ratio <em>F<\/em> en hommage aux travaux pr\u00e9curseurs de Ronald Fisher, codifi\u00e9s ult\u00e9rieurement par <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/archive.org\/details\/statisticalmetho0000sned\">George Snedecor<\/a>. Le principe d&rsquo;un ratio <em>F<\/em> empirique consiste \u00e0 rapporter la variance attribuable \u00e0 une source d&rsquo;effet syst\u00e9matique suspect\u00e9e \u00e0 la variance purement imputable au bruit al\u00e9atoire (l&rsquo;erreur r\u00e9siduelle) :<\/p>\n<p><em>F<sub>observ\u00e9<\/sub> = MS<sub>Effet<\/sub> \/ MS<sub>Erreur<\/sub><\/em><\/p>\n<p>Calculons de mani\u00e8re s\u00e9quentielle les trois statistiques <em>F<\/em> de notre \u00e9tude :<\/p>\n<p><strong>1. Statistique F pour le Facteur A (M\u00e9thode p\u00e9dagogique) :<\/strong><\/p>\n<p><em>F<sub>A<\/sub> = MS<sub>A<\/sub> \/ MS<sub>Erreur<\/sub> = 20,8333 \/ 2,5000 = 8,3333<\/em> (not\u00e9 <strong>8,33<\/strong>)<\/p>\n<p><strong>2. Statistique F pour le Facteur B (Support didactique) :<\/strong><\/p>\n<p><em>F<sub>B<\/sub> = MS<sub>B<\/sub> \/ MS<sub>Erreur<\/sub> = 205,8333 \/ 2,5000 = 82,3333<\/em> (not\u00e9 <strong>82,33<\/strong>)<\/p>\n<p><strong>3. Statistique F pour l&rsquo;Interaction (A &times; B) :<\/strong><\/p>\n<p><em>F<sub>AB<\/sub> = MS<sub>AB<\/sub> \/ MS<sub>Erreur<\/sub> = 25,8333 \/ 2,5000 = 10,3333<\/em> (not\u00e9 <strong>10,33<\/strong>)<\/p>\n<p>Sur le plan intuitif, ces valeurs traduisent des signaux exp\u00e9rimentaux nets : pour le Facteur <em>B<\/em>, la variabilit\u00e9 induite par les supports est plus de 82 fois sup\u00e9rieure au niveau de variance r\u00e9siduelle al\u00e9atoire, ce qui laisse pr\u00e9sager une signification statistique \u00e9clatante.<\/p>\n<h3>10.2 10.2 Construction m\u00e9thodique de la table canonique de l&rsquo;ANOVA<\/h3>\n<p>L&rsquo;ensemble des d\u00e9rivations calculatoires converge vers une restitution standardis\u00e9e adopt\u00e9e \u00e0 travers l&rsquo;ensemble de la litt\u00e9rature acad\u00e9mique internationale : le <strong>tableau r\u00e9capitulatif d&rsquo;ANOVA<\/strong>. Sa disposition structur\u00e9e permet \u00e0 tout relecteur d&rsquo;\u00e9valuer instantan\u00e9ment les partitions, les degr\u00e9s de libert\u00e9 et les ratios de dispersion.<\/p>\n<figure class=\"wpt-preserved-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/french.arabpsychology.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/2wayanova1-1.png\" alt=\"Two-way ANOVA table in Excel\" \/><figcaption>Two-way ANOVA table in Excel<\/figcaption><\/figure>\n<p>Voici la table d&rsquo;ANOVA compl\u00e8te et canonique issue de nos calculs manuels :<\/p>\n<table border=\"1\" cellpadding=\"6\" cellspacing=\"0\" style=\"border-collapse: collapse;width: 100%;margin: 15px 0\">\n<thead style=\"background-color: #f2f2f2\">\n<tr>\n<th>Source de Variation<\/th>\n<th>Somme des Carr\u00e9s (SS)<\/th>\n<th>Degr\u00e9s de Libert\u00e9 (df)<\/th>\n<th>Carr\u00e9 Moyen (MS)<\/th>\n<th>Ratio F observ\u00e9<\/th>\n<th>Valeur critique F (&alpha; = 0,05)<\/th>\n<th>Statut p<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td><strong>Facteur A (M\u00e9thode)<\/strong><\/td>\n<td>20,8333<\/td>\n<td>1<\/td>\n<td>20,8333<\/td>\n<td><strong>8,33<\/strong><\/td>\n<td>4,26<\/td>\n<td><em>p &lt; 0,01<\/em><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>Facteur B (Outil)<\/strong><\/td>\n<td>411,6667<\/td>\n<td>2<\/td>\n<td>205,8333<\/td>\n<td><strong>82,33<\/strong><\/td>\n<td>3,40<\/td>\n<td><em>p &lt; 0,001<\/em><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>Interaction (A &times; B)<\/strong><\/td>\n<td>51,6667<\/td>\n<td>2<\/td>\n<td>25,8333<\/td>\n<td><strong>10,33<\/strong><\/td>\n<td>3,40<\/td>\n<td><em>p &lt; 0,001<\/em><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"background-color: #fdfdfd\">\n<td><strong>Erreur R\u00e9siduelle<\/strong><\/td>\n<td>60,0000<\/td>\n<td>24<\/td>\n<td>2,5000<\/td>\n<td>&#8211;<\/td>\n<td>&#8211;<\/td>\n<td>&#8211;<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"background-color: #f2f2f2;font-weight: bold\">\n<td>Total G\u00e9n\u00e9ral<\/td>\n<td>544,1667<\/td>\n<td>29<\/td>\n<td>&#8211;<\/td>\n<td>&#8211;<\/td>\n<td>&#8211;<\/td>\n<td>&#8211;<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Cette table formalise l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 du traitement de l&rsquo;information empirique sous une forme synth\u00e9tique conforme aux crit\u00e8res \u00e9ditoriaux des comit\u00e9s de lecture scientifique.<\/p>\n<h3>10.3 10.3 Proc\u00e9dure de double v\u00e9rification arithm\u00e9tique globale<\/h3>\n<p>Avant d&rsquo;engager la prise de d\u00e9cision statistique formelle, une check-list de contr\u00f4le arithm\u00e9tique globale s&rsquo;impose pour pr\u00e9venir toute hallucination calculatoire ou fausse manipulation :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>R\u00e8gle de r\u00e9capitulation des SS :<\/strong> La somme <em>SS<sub>A<\/sub> + SS<sub>B<\/sub> + SS<sub>AB<\/sub> + SS<sub>Erreur<\/sub><\/em> doit reconstituer rigoureusement <em>SS<sub>Total<\/sub><\/em> (20,8333 + 411,6667 + 51,6667 + 60,0000 = 544,1667). Valid\u00e9.<\/li>\n<li><strong>R\u00e8gle de sommation des degr\u00e9s de libert\u00e9 :<\/strong> <em>1 + 2 + 2 + 24 = 29<\/em>, correspondant bien \u00e0 <em>N &#8211; 1 = 30 &#8211; 1 = 29<\/em>. Valid\u00e9.<\/li>\n<li><strong>Contr\u00f4le de positivit\u00e9 des carr\u00e9s moyens :<\/strong> Tous les <em>MS<\/em> sont strictement positifs. Valid\u00e9.<\/li>\n<li><strong>Plausibilit\u00e9 des ratios F :<\/strong> Les <em>F<\/em> observ\u00e9s sont strictement positifs et ne comportent aucune division par z\u00e9ro. Valid\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Cette validation int\u00e9grale cl\u00f4t la phase purement calculatoire du traitement des donn\u00e9es.<\/p>\n<h2>11. 11. Consultation des tables de distribution critique et prise de d\u00e9cision statistique<\/h2>\n<h3>11.1 11.1 Lecture et utilisation de la table statistique de Snedecor<\/h3>\n<p>La statistique empirique <em>F<\/em> suit, sous l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle, une loi de distribution th\u00e9orique de Fisher-Snedecor param\u00e9tr\u00e9e par deux degr\u00e9s de libert\u00e9 distincts : les degr\u00e9s de libert\u00e9 du num\u00e9rateur (<em>df<sub>num<\/sub><\/em>, associ\u00e9s \u00e0 l&rsquo;effet test\u00e9) et les degr\u00e9s de libert\u00e9 du d\u00e9nominateur (<em>df<sub>d\u00e9nom<\/sub><\/em>, associ\u00e9s au terme d&rsquo;erreur r\u00e9siduelle). Pour d\u00e9terminer si un r\u00e9sultat observ\u00e9 est statistiquement significatif, il faut confronter la valeur calcul\u00e9e \u00e0 la <strong>valeur critique seuil<\/strong>, extraite des tables imprim\u00e9es de la loi <em>F<\/em> pour un niveau de confiance alpha pr\u00e9alablement choisi (g\u00e9n\u00e9ralement &alpha; = 0,05 ou &alpha; = 0,01).<\/p>\n<p>La m\u00e9thode de consultation s&rsquo;ex\u00e9cute ainsi :<\/p>\n<ol>\n<li>Fixer le seuil de significativit\u00e9 conventionnel \u00e0 <em>&alpha; = 0,05<\/em>.<\/li>\n<li>Rep\u00e9rer sur la ligne sup\u00e9rieure des colonnes de la table de Snedecor les degr\u00e9s de libert\u00e9 du num\u00e9rateur <em>df<sub>num<\/sub><\/em>.<\/li>\n<li>Rep\u00e9rer sur la colonne lat\u00e9rale gauche des lignes de la table les degr\u00e9s de libert\u00e9 du d\u00e9nominateur <em>df<sub>d\u00e9nom<\/sub> = df<sub>Erreur<\/sub> = 24<\/em>.<\/li>\n<li>Lire \u00e0 l&rsquo;intersection exacte la valeur seuil <em>F<sub>critique<\/sub>(&alpha;, df<sub>num<\/sub>, df<sub>d\u00e9nom<\/sub>)<\/em>.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Recherchons les valeurs seuils requises pour nos tests :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Pour le Facteur A :<\/strong> <em>df<sub>num<\/sub> = 1<\/em> et <em>df<sub>d\u00e9nom<\/sub> = 24<\/em>. \u00c0 l&rsquo;intersection de la colonne 1 et de la ligne 24, au seuil &alpha; = 0,05, la table de Snedecor donne :<br \/>\n        <strong>F<sub>critique<\/sub>(0,05; 1, 24) = 4,26<\/strong> (au seuil &alpha; = 0,01, la valeur est de 7,82).\n    <\/li>\n<li><strong>Pour le Facteur B :<\/strong> <em>df<sub>num<\/sub> = 2<\/em> et <em>df<sub>d\u00e9nom<\/sub> = 24<\/em>. \u00c0 l&rsquo;intersection de la colonne 2 et de la ligne 24, au seuil &alpha; = 0,05, la table donne :<br \/>\n        <strong>F<sub>critique<\/sub>(0,05; 2, 24) = 3,40<\/strong> (au seuil &alpha; = 0,01, la valeur s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 5,61 ; au seuil &alpha; = 0,001, elle atteint 9,34).\n    <\/li>\n<li><strong>Pour l&rsquo;Interaction A &times; B :<\/strong> <em>df<sub>num<\/sub> = 2<\/em> et <em>df<sub>d\u00e9nom<\/sub> = 24<\/em>. Les degr\u00e9s de libert\u00e9 \u00e9tant identiques \u00e0 ceux du facteur <em>B<\/em>, le seuil critique demeure identique :<br \/>\n        <strong>F<sub>critique<\/sub>(0,05; 2, 24) = 3,40<\/strong> (et 5,61 pour &alpha; = 0,01 ; 9,34 pour &alpha; = 0,001).\n    <\/li>\n<\/ul>\n<p>Si la table imprim\u00e9e dont dispose le chercheur ne mentionne pas la valeur exacte du d\u00e9nominateur (par exemple si <em>df<sub>d\u00e9nom<\/sub> = 27<\/em> et que la table saute de 24 \u00e0 30), il est d&rsquo;usage soit d&rsquo;adopter une posture conservatrice en s\u00e9lectionnant le degr\u00e9 de libert\u00e9 imm\u00e9diatement inf\u00e9rieur disponible (24), soit de proc\u00e9der \u00e0 une interpolation lin\u00e9aire manuelle entre les valeurs encadrantes.<\/p>\n<h3>11.2 11.2 R\u00e8gle formelle de d\u00e9cision statistique<\/h3>\n<p>La r\u00e8gle d&rsquo;inf\u00e9rence d\u00e9cisionnelle unilat\u00e9rale s&rsquo;\u00e9nonce de la mani\u00e8re suivante :<\/p>\n<p><strong>Si F<sub>observ\u00e9<\/sub> &gt; F<sub>critique<\/sub> :<\/strong> La probabilit\u00e9 th\u00e9orique <em>p<\/em> d&rsquo;obtenir une dispersion au moins aussi extr\u00eame sous l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle est strictement inf\u00e9rieure au seuil de risque &alpha;. En cons\u00e9quence, nous rejetons formellement l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle <em>H<sub>0<\/sub><\/em> au profit de l&rsquo;hypoth\u00e8se alternative <em>H<sub>1<\/sub><\/em>. L&rsquo;effet est d\u00e9clar\u00e9 statistiquement significatif.<\/p>\n<p><strong>Si F<sub>observ\u00e9<\/sub> &le; F<sub>critique<\/sub> :<\/strong> Nous \u00e9chouons \u00e0 rejeter l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle <em>H<sub>0<\/sub><\/em>. Les donn\u00e9es ne fournissent pas de preuves suffisantes pour affirmer l&rsquo;existence d&rsquo;un effet syst\u00e9matique au seuil s\u00e9lectionn\u00e9.<\/p>\n<p>Appliquons m\u00e9thodiquement ce protocole \u00e0 nos trois tests :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>D\u00e9cision pour le Facteur A :<\/strong> <em>F<sub>A<\/sub> = 8,33<\/em>. Or <em>8,33 &gt; 4,26<\/em> (et m\u00eame <em>8,33 &gt; 7,82<\/em>). Nous rejetons l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle <em>H<sub>0<\/sub><\/em>. L&rsquo;effet principal de la m\u00e9thode p\u00e9dagogique est statistiquement significatif au seuil &alpha; = 0,01 (<em>p &lt; 0,01<\/em>).<\/li>\n<li><strong>D\u00e9cision pour le Facteur B :<\/strong> <em>F<sub>B<\/sub> = 82,33<\/em>. Or <em>82,33 &gt;&gt; 3,40<\/em> (et d\u00e9passe largement le seuil &alpha; = 0,001 fix\u00e9 \u00e0 9,34). Nous rejetons cat\u00e9goriquement <em>H<sub>0<\/sub><\/em>. L&rsquo;effet de l&rsquo;outil didactique est hautement significatif (<em>p &lt; 0,001<\/em>).<\/li>\n<li><strong>D\u00e9cision pour l&rsquo;Interaction A &times; B :<\/strong> <em>F<sub>AB<\/sub> = 10,33<\/em>. Or <em>10,33 &gt; 3,40<\/em> (et d\u00e9passe \u00e9galement le seuil tr\u00e8s strict de 9,34). Nous rejetons sans \u00e9quivoque <em>H<sub>0<\/sub><\/em>. L&rsquo;interaction entre la m\u00e9thode p\u00e9dagogique et l&rsquo;outil didactique est hautement significative (<em>p &lt; 0,001<\/em>).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>11.3 11.3 Strat\u00e9gie s\u00e9quentielle d&rsquo;interpr\u00e9tation des r\u00e9sultats<\/h3>\n<p>Face \u00e0 une table factorielle d&rsquo;ANOVA dont les trois tests sont significatifs, l&rsquo;exp\u00e9rimentateur ne doit jamais c\u00e9der \u00e0 la tentation de lire les conclusions de mani\u00e8re lin\u00e9aire en commen\u00e7ant par les effets principaux. La m\u00e9thodologie statistique impose une <strong>priorit\u00e9 absolue \u00e0 l&rsquo;analyse de l&rsquo;interaction<\/strong>.<\/p>\n<p>En effet, affirmer unilat\u00e9ralement que la m\u00e9thode invers\u00e9e <em>A<sub>2<\/sub><\/em> surpasse la m\u00e9thode traditionnelle <em>A<sub>1<\/sub><\/em> (effet principal de <em>A<\/em>) ou que la simulation immersive <em>B<sub>3<\/sub><\/em> est sup\u00e9rieure au manuel papier <em>B<sub>1<\/sub><\/em> (effet principal de <em>B<\/em>) s&rsquo;av\u00e8re partiellement trompeur et scientifiquement incomplet en pr\u00e9sence d&rsquo;une interaction majeure. Puisque <em>F<sub>AB<\/sub><\/em> est hautement significatif, cela d\u00e9montre que l&rsquo;ampleur de l&rsquo;effet d&rsquo;un facteur varie en fonction des niveaux de l&rsquo;autre. Par exemple, comme nous l&rsquo;avons constat\u00e9 empiriquement, la simulation n&rsquo;apporte qu&rsquo;un gain marginal par rapport au logiciel multim\u00e9dia lorsque les \u00e9tudiants sont d\u00e9j\u00e0 en p\u00e9dagogie invers\u00e9e (23,0 contre 22,0), alors qu&rsquo;elle produit un bond de performance spectaculaire dans le format magistral classique (25,0 contre 19,0).<\/p>\n<p>Si l&rsquo;interaction n&rsquo;avait pas atteint le seuil de signification (<em>F<sub>AB<\/sub> &le; F<sub>critique<\/sub><\/em>), nous aurions pu l\u00e9gitimement interpr\u00e9ter directement et globalement les effets principaux des facteurs <em>A<\/em> et <em>B<\/em> comme des ph\u00e9nom\u00e8nes constants et additifs. Mais l&rsquo;interaction \u00e9tant ici hautement significative, l&rsquo;analyse globale doit imp\u00e9rativement \u00eatre approfondie par l&rsquo;exploration manuelle des effets simples conditionnels.<\/p>\n<h2>12. 12. Calculs compl\u00e9mentaires manuels : Tailles d&rsquo;effet, comparaisons post-hoc et rapport formel<\/h2>\n<h3>12.1 12.1 Calcul manuel de l&rsquo;ampleur d&rsquo;effet (\u00c9ta-carr\u00e9 partiel)<\/h3>\n<p>La valeur <em>p<\/em> d&rsquo;un test statistique d\u00e9pend fortement de la taille de l&rsquo;\u00e9chantillon <em>N<\/em> et ne renseigne en rien sur l&rsquo;ampleur pratique ou la magnitude concr\u00e8te du ph\u00e9nom\u00e8ne investigu\u00e9. Pour quantifier la pertinence pratique des r\u00e9sultats, il est indispensable de calculer des mesures d&rsquo;ampleur d&rsquo;effet. Dans le cadre de l&rsquo;ANOVA factorielle, la m\u00e9trique standard de r\u00e9f\u00e9rence est l&rsquo;<strong>\u00c9ta-carr\u00e9 partiel<\/strong>, not\u00e9 <em>&eta;<sub>p<\/sub><sup>2<\/sup><\/em> (ou <em>partial eta-squared<\/em>).<\/p>\n<p>Contrairement \u00e0 l&rsquo;\u00c9ta-carr\u00e9 classique (qui rapporte la somme des carr\u00e9s de l&rsquo;effet \u00e0 la somme des carr\u00e9s totale <em>SS<sub>Total<\/sub><\/em>), l&rsquo;\u00c9ta-carr\u00e9 partiel \u00e9limine l&rsquo;influence des autres facteurs syst\u00e9matiques en rapportant la variance expliqu\u00e9e par l&rsquo;effet \u00e9tudi\u00e9 \u00e0 la somme de cette m\u00eame variance et de l&rsquo;erreur r\u00e9siduelle pure :<\/p>\n<p><em>&eta;<sub>p<\/sub><sup>2<\/sup> = SS<sub>Effet<\/sub> \/ (SS<sub>Effet<\/sub> + SS<sub>Erreur<\/sub>)<\/em><\/p>\n<p>Calculons manuellement l&rsquo;ampleur d&rsquo;effet pour chaque composante de notre mod\u00e8le :<\/p>\n<p><strong>Pour le Facteur A (M\u00e9thode p\u00e9dagogique) :<\/strong><\/p>\n<p><em>&eta;<sub>p, A<\/sub><sup>2<\/sup> = 20,8333 \/ (20,8333 + 60,0000) = 20,8333 \/ 80,8333 &amp;approx; 0,2577<\/em> (soit <strong>0,26<\/strong>)<\/p>\n<p><strong>Pour le Facteur B (Outil didactique) :<\/strong><\/p>\n<p><em>&eta;<sub>p, B<\/sub><sup>2<\/sup> = 411,6667 \/ (411,6667 + 60,0000) = 411,6667 \/ 471,6667 &amp;approx; 0,8728<\/em> (soit <strong>0,87<\/strong>)<\/p>\n<p><strong>Pour l&rsquo;Interaction A &times; B :<\/strong><\/p>\n<p><em>&eta;<sub>p, AB<\/sub><sup>2<\/sup> = 51,6667 \/ (51,6667 + 60,0000) = 51,6667 \/ 111,6667 &amp;approx; 0,4627<\/em> (soit <strong>0,46<\/strong>)<\/p>\n<p>Pour interpr\u00e9ter ces ampleurs, nous utilisons les conventions \u00e9tablies par <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.sciencedirect.com\/book\/9780121790608\/statistical-power-analysis-for-the-behavioral-sciences\">Jacob Cohen (1988)<\/a> :<\/p>\n<ul>\n<li><em>&eta;<sub>p<\/sub><sup>2<\/sup> &amp;approx; 0,01 :<\/em> Effet de petite amplitude.<\/li>\n<li><em>&eta;<sub>p<\/sub><sup>2<\/sup> &amp;approx; 0,06 :<\/em> Effet d&rsquo;amplitude moyenne.<\/li>\n<li><em>&eta;<sub>p<\/sub><sup>2<\/sup> &ge; 0,14 :<\/em> Effet de grande amplitude.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Toutes nos composantes pr\u00e9sentent des tailles d&rsquo;effet consid\u00e9rables : le choix de l&rsquo;outil didactique explique \u00e0 lui seul 87,3 % de la variance des scores non attribuable \u00e0 d&rsquo;autres sources syst\u00e9matiques, tandis que l&rsquo;interaction explique plus de 46,3 % de la variance r\u00e9siduelle relative.<\/p>\n<h3>12.2 12.2 Proc\u00e9dure manuelle de comparaison multiple (Test HSD de Tukey)<\/h3>\n<p>Bien que le test <em>F<\/em> pour le Facteur <em>B<\/em> atteste d&rsquo;une diff\u00e9rence globale hautement significative entre les trois outils (<em>F = 82,33<\/em>), il ne pr\u00e9cise pas quelles paires sp\u00e9cifiques de modalit\u00e9s diff\u00e8rent significativement l&rsquo;une de l&rsquo;autre (B<sub>1<\/sub> vs B<sub>2<\/sub>, B<sub>1<\/sub> vs B<sub>3<\/sub>, ou B<sub>2<\/sub> vs B<sub>3<\/sub>). Le facteur comportant trois niveaux, une analyse <em>post-hoc<\/em> est requise.<\/p>\n<p>Le test de la plus petite diff\u00e9rence significative honn\u00eate de Tukey (<em>Tukey&rsquo;s Honestly Significant Difference<\/em> &#8211; HSD) constitue la m\u00e9thode privil\u00e9gi\u00e9e pour comparer par paires l&rsquo;ensemble des moyennes marginales tout en maintenant l&rsquo;erreur familiale globale &alpha; \u00e0 0,05. La valeur minimale requise pour d\u00e9clarer deux moyennes marginales significativement diff\u00e9rentes se formule ainsi :<\/p>\n<p><em>HSD = q<sub>critique<\/sub> &times; &radic;( MS<sub>Erreur<\/sub> \/ n<sub>marginal<\/sub> )<\/em><\/p>\n<p>o\u00f9 <em>q<sub>critique<\/sub><\/em> est la valeur seuil issue de la distribution de l&rsquo;\u00e9tendue studentis\u00e9e (<em>Studentized Range Statistic<\/em>), index\u00e9e pour un niveau &alpha; = 0,05, avec un nombre de moyennes compar\u00e9es <em>k = b = 3<\/em>, et des degr\u00e9s de libert\u00e9 d&rsquo;erreur <em>df<sub>Erreur<\/sub> = 24<\/em>. Le diviseur <em>n<sub>marginal<\/sub><\/em> repr\u00e9sente le nombre d&rsquo;observations agr\u00e9g\u00e9es sous chaque moyenne compar\u00e9e (ici <em>a &times; n = 2 &times; 5 = 10<\/em>).<\/p>\n<p>Consultons la table statistique de la loi de l&rsquo;\u00e9tendue studentis\u00e9e : pour <em>k = 3<\/em> et <em>df = 24<\/em> au seuil 0,05, nous trouvons :<\/p>\n<p><em>q<sub>critique<\/sub>(0,05; 3, 24) = 3,532<\/em><\/p>\n<p>Calculons l&rsquo;erreur-type de la moyenne marginale :<\/p>\n<p><em>SE<sub>marginal<\/sub> = &radic;( MS<sub>Erreur<\/sub> \/ n<sub>marginal<\/sub> ) = &radic;( 2,5000 \/ 10 ) = &radic;(0,25) = 0,5000<\/em><\/p>\n<p>Calculons d\u00e8s lors le seuil critique HSD :<\/p>\n<p><em>HSD = 3,532 &times; 0,5000 = 1,7660<\/em><\/p>\n<p>Deux moyennes marginales de colonnes doivent afficher une diff\u00e9rence absolue sup\u00e9rieure \u00e0 <strong>1,766 point<\/strong> pour \u00eatre d\u00e9clar\u00e9es statistiquement distinctes.<\/p>\n<p>Confrontons cette valeur seuil aux diff\u00e9rences de moyennes marginales observ\u00e9es :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Comparaison B<sub>2<\/sub> (Logiciel) vs B<sub>1<\/sub> (Manuel) :<\/strong><br \/>\n        | Y&#773;<sub>&bull;2&bull;<\/sub> &#8211; Y&#773;<sub>&bull;1&bull;<\/sub> | = | 20,5 &#8211; 15,0 | = <strong>5,5 points<\/strong>.<br \/>\n        Puisque 5,5 &gt; 1,766, la sup\u00e9riorit\u00e9 du logiciel interactif sur le manuel est <strong>statistiquement significative<\/strong>.\n    <\/li>\n<li><strong>Comparaison B<sub>3<\/sub> (Simulation) vs B<sub>1<\/sub> (Manuel) :<\/strong><br \/>\n        | Y&#773;<sub>&bull;3&bull;<\/sub> &#8211; Y&#773;<sub>&bull;1&bull;<\/sub> | = | 24,0 &#8211; 15,0 | = <strong>9,0 points<\/strong>.<br \/>\n        Puisque 9,0 &gt; 1,766, la sup\u00e9riorit\u00e9 de la simulation immersive sur le manuel est <strong>statistiquement significative<\/strong>.\n    <\/li>\n<li><strong>Comparaison B<sub>3<\/sub> (Simulation) vs B<sub>2<\/sub> (Logiciel) :<\/strong><br \/>\n        | Y&#773;<sub>&bull;3&bull;<\/sub> &#8211; Y&#773;<sub>&bull;2&bull;<\/sub> | = | 24,0 &#8211; 20,5 | = <strong>3,5 points<\/strong>.<br \/>\n        Puisque 3,5 &gt; 1,766, la simulation surpasse \u00e9galement le logiciel de fa\u00e7on <strong>statistiquement significative<\/strong>.\n    <\/li>\n<\/ul>\n<p>Toutes les comparaisons unilat\u00e9rales par paires s&rsquo;av\u00e8rent significatives au seuil global de 5 %.<\/p>\n<h3>12.3 12.3 Analyse manuelle des effets simples en pr\u00e9sence d&rsquo;interaction<\/h3>\n<p>En pr\u00e9sence d&rsquo;une interaction hautement significative, l&rsquo;\u00e9tape analytique culminante consiste \u00e0 d\u00e9composer l&rsquo;effet global en \u00e9tudiant les <strong>effets simples<\/strong> (<em>simple effects<\/em>), c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;effet du Facteur <em>B<\/em> conditionnellement fix\u00e9 \u00e0 chaque niveau particulier du Facteur <em>A<\/em>.<\/p>\n<p>Analysons l&rsquo;effet simple du support didactique <em>B<\/em> au niveau <em>A<sub>1<\/sub><\/em> (Pr\u00e9sentiel classique) :<\/p>\n<p>Les totaux des trois cellules sous <em>A<sub>1<\/sub><\/em> sont : 65, 95 et 125, avec <em>n = 5<\/em>. Le total marginal de la ligne est <em>A<sub>1<\/sub> = 285<\/em>. La somme des carr\u00e9s de cet effet simple, not\u00e9e <em>SS<sub>B \u00e0 A1<\/sub><\/em>, se calcule par :<\/p>\n<p><em>SS<sub>B \u00e0 A1<\/sub> = [ (65<sup>2<\/sup> + 95<sup>2<\/sup> + 125<sup>2<\/sup>) \/ 5 ] &#8211; [ (A<sub>1<\/sub>)<sup>2<\/sup> \/ (b &times; n) ]<\/em><br \/>\n<em>SS<sub>B \u00e0 A1<\/sub> = [ (4 225 + 9 025 + 15 625) \/ 5 ] &#8211; [ 285<sup>2<\/sup> \/ 15 ]<\/em><br \/>\n<em>SS<sub>B \u00e0 A1<\/sub> = [ 28 875 \/ 5 ] &#8211; [ 81 225 \/ 15 ] = 5 775,0 &#8211; 5 415,0 = 360,0000<\/em><\/p>\n<p>Les degr\u00e9s de libert\u00e9 associ\u00e9s sont <em>b &#8211; 1 = 2<\/em>. Le carr\u00e9 moyen conditionnel est donc :<\/p>\n<p><em>MS<sub>B \u00e0 A1<\/sub> = 360,0000 \/ 2 = 180,0000<\/em><\/p>\n<p>Pour calculer le ratio <em>F<\/em> de cet effet simple, nous conservons comme d\u00e9nominateur le carr\u00e9 moyen r\u00e9siduel global <em>MS<sub>Erreur<\/sub> = 2,5000<\/em> issu de l&rsquo;ANOVA globale (qui constitue la meilleure estimation de la variance d&rsquo;erreur commune) :<\/p>\n<p><em>F<sub>B \u00e0 A1<\/sub> = MS<sub>B \u00e0 A1<\/sub> \/ MS<sub>Erreur<\/sub> = 180,0000 \/ 2,5000 = 72,00<\/em><\/p>\n<p>Avec <em>F = 72,00 &gt; 3,40<\/em>, l&rsquo;effet du support didactique est massif sous condition d&rsquo;enseignement magistral.<\/p>\n<p>Analysons maintenant l&rsquo;effet simple de <em>B<\/em> au niveau <em>A<sub>2<\/sub><\/em> (P\u00e9dagogie invers\u00e9e) :<\/p>\n<p>Les totaux de cellule sous <em>A<sub>2<\/sub><\/em> sont : 85, 110 et 115, avec un total marginal <em>A<sub>2<\/sub> = 310<\/em>.<\/p>\n<p><em>SS<sub>B \u00e0 A2<\/sub> = [ (85<sup>2<\/sup> + 110<sup>2<\/sup> + 115<sup>2<\/sup>) \/ 5 ] &#8211; [ 310<sup>2<\/sup> \/ 15 ]<\/em><br \/>\n<em>SS<sub>B \u00e0 A2<\/sub> = [ (7 225 + 12 100 + 13 225) \/ 5 ] &#8211; [ 96 100 \/ 15 ]<\/em><br \/>\n<em>SS<sub>B \u00e0 A2<\/sub> = [ 32 550 \/ 5 ] &#8211; 6 406,6667 = 6 510,0 &#8211; 6 406,6667 = 103,3333<\/em><\/p>\n<p>Son carr\u00e9 moyen s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 :<\/p>\n<p><em>MS<sub>B \u00e0 A2<\/sub> = 103,3333 \/ 2 = 51,6667<\/em><\/p>\n<p>Calculons le ratio <em>F<\/em> d&rsquo;effet simple associ\u00e9 :<\/p>\n<p><em>F<sub>B \u00e0 A2<\/sub> = MS<sub>B \u00e0 A2<\/sub> \/ MS<sub>Erreur<\/sub> = 51,6667 \/ 2,5000 = 20,67<\/em><\/p>\n<p>Bien que l&rsquo;effet du support didactique demeure statistiquement significatif sous p\u00e9dagogie invers\u00e9e (<em>F = 20,67 &gt; 3,40<\/em>), sa magnitude est consid\u00e9rablement r\u00e9duite par rapport \u00e0 la condition magistrale classique (la somme des carr\u00e9s passe de 360,0 \u00e0 103,33). Cette d\u00e9composition chiffr\u00e9e \u00e9claire parfaitement la nature dynamique de l&rsquo;interaction factorielle mise en \u00e9vidence.<\/p>\n<h3>12.4 12.4 R\u00e9daction acad\u00e9mique des conclusions selon les normes de l&rsquo;APA<\/h3>\n<p>La transcription des r\u00e9sultats dans un manuscrit destin\u00e9 \u00e0 une revue scientifique \u00e0 comit\u00e9 de lecture doit se conformer aux directives stylistiques et typographiques prescrites par l&rsquo;<a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/apastyle.apa.org\/\">American Psychological Association<\/a> (APA, 7<sup>e<\/sup> \u00e9dition). Ces normes imposent de fournir la statistique de test, les degr\u00e9s de libert\u00e9 entre parenth\u00e8ses, la valeur exacte de <em>F<\/em>, le niveau de significativit\u00e9 <em>p<\/em> et l&rsquo;estimation de l&rsquo;ampleur d&rsquo;effet.<\/p>\n<p>Voici un mod\u00e8le exemplaire de paragraphe de restitution acad\u00e9mique directement exploitable :<\/p>\n<p style=\"background-color: #f9f9f9;padding: 15px;border-left: 4px solid #0055aa;font-style: italic\">\n\u00ab Une analyse de variance factorielle \u00e0 deux facteurs (2 &times; 3) \u00e0 effets fixes a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e pour \u00e9valuer l&rsquo;impact de la m\u00e9thode p\u00e9dagogique (pr\u00e9sentiel magistral vs p\u00e9dagogie invers\u00e9e) et du support didactique (manuel papier, logiciel interactif, simulation immersive) sur les performances cognitives des \u00e9tudiants. L&rsquo;analyse r\u00e9v\u00e8le un effet principal statistiquement significatif de la m\u00e9thode p\u00e9dagogique, F(1, 24) = 8,33, p = 0,008, &eta;<sub>p<\/sub><sup>2<\/sup> = 0,26, traduisant des scores globaux sup\u00e9rieurs chez les \u00e9tudiants ayant b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de la classe invers\u00e9e (M = 20,67, \u00c9T = 2,52) comparativement \u00e0 l&rsquo;enseignement magistral (M = 19,00, \u00c9T = 5,14). De m\u00eame, l&rsquo;effet principal du support didactique s&rsquo;av\u00e8re hautement significatif, F(2, 24) = 82,33, p &lt; 0,001, &eta;<sub>p<\/sub><sup>2<\/sup> = 0,87. Des comparaisons multiples post-hoc effectu\u00e9es via le test HSD de Tukey indiquent que les performances atteintes avec la simulation immersive (M = 24,00) surpassent significativement celles obtenues avec le logiciel interactif (M = 20,50, p &lt; 0,05) et le manuel traditionnel (M = 15,00, p &lt; 0,05).\n<\/p>\n<p style=\"background-color: #f9f9f9;padding: 15px;border-left: 4px solid #0055aa;font-style: italic\">\nCependant, ces effets principaux sont modul\u00e9s par une interaction bidirectionnelle m\u00e9thode &times; support hautement significative, F(2, 24) = 10,33, p &lt; 0,001, &eta;<sub>p<\/sub><sup>2<\/sup> = 0,46. L&rsquo;examen des effets simples r\u00e9v\u00e8le que si l&rsquo;enrichissement technologique engendre un gain d&rsquo;apprentissage prononc\u00e9 sous condition d&rsquo;enseignement magistral classique, F(2, 24) = 72,00, p &lt; 0,001, ce b\u00e9n\u00e9fice est plus mod\u00e9r\u00e9 au sein du dispositif de classe invers\u00e9e, F(2, 24) = 20,67, p &lt; 0,001, le format invers\u00e9 att\u00e9nuant l&rsquo;\u00e9cart de performance entre logiciel et simulation. \u00bb\n<\/p>\n<p>Cette formalisation narrative int\u00e8gre harmonieusement l&rsquo;ensemble des grandeurs num\u00e9riques d\u00e9riv\u00e9es au fil des calculs manuels, conf\u00e9rant au compte-rendu scientifique une clart\u00e9, une pr\u00e9cision et une rigueur m\u00e9thodologique irr\u00e9prochables.<\/p>\n<h2>R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<ul>\n<li>Cohen, J. (1988). <em>Statistical Power Analysis for the Behavioral Sciences<\/em> (2nd ed.). Lawrence Erlbaum Associates. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.sciencedirect.com\/book\/9780121790608\/statistical-power-analysis-for-the-behavioral-sciences\">https:\/\/www.sciencedirect.com\/book\/9780121790608\/statistical-power-analysis-for-the-behavioral-sciences<\/a><\/li>\n<li>Eisenhart, C. (1947). The assumptions underlying the analysis of variance. <em>Biometrics<\/em>, 3(1), 1\u201321. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.2307\/3001534\">https:\/\/doi.org\/10.2307\/3001534<\/a><\/li>\n<li>Field, A. (2018). <em>Discovering Statistics Using IBM SPSS Statistics<\/em> (5th ed.). SAGE Publications.<\/li>\n<li>Fisher, R. A. (1925). <em>Statistical Methods for Research Workers<\/em>. Oliver and Boyd. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/hdl.handle.net\/2440\/15227\">https:\/\/hdl.handle.net\/2440\/15227<\/a><\/li>\n<li>Howell, D. C. (2012). <em>Statistical Methods for Psychology<\/em> (8th ed.). Cengage Learning.<\/li>\n<li>Keppel, G., &amp; Wickens, T. D. (2004). <em>Design and Analysis: A Researcher&rsquo;s Handbook<\/em> (4th ed.). Pearson Prentice Hall.<\/li>\n<li>Kirk, R. E. (2013). <em>Experimental Design: Procedures for the Behavioral Sciences<\/em> (4th ed.). SAGE Publications. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.4135\/9781483384733\">https:\/\/doi.org\/10.4135\/9781483384733<\/a><\/li>\n<li>Maxwell, S. E., Delaney, H. D., &amp; Kelley, K. (2018). <em>Designing Experiments and Analyzing Data: A Model Comparison Perspective<\/em> (3rd ed.). Routledge. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.4324\/9781315642956\">https:\/\/doi.org\/10.4324\/9781315642956<\/a><\/li>\n<li>National Institute of Standards and Technology. (2012). <em>NIST\/SEMATECH e-Handbook of Statistical Methods<\/em>. U.S. Department of Commerce. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.itl.nist.gov\/div898\/handbook\/\">https:\/\/www.itl.nist.gov\/div898\/handbook\/<\/a><\/li>\n<li>Snedecor, G. W., &amp; Cochran, W. G. (1989). <em>Statistical Methods<\/em> (8th ed.). Iowa State University Press.<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Guide acad\u00e9mique complet pour calculer manuellement une ANOVA factorielle \u00e0 deux facteurs : formules pas \u00e0 pas, sommes des carr\u00e9s et tableau de Snedecor.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[5391,1829],"tags":[4814,6813,8513,1834,9104],"class_list":["post-7813","psych_stat","type-psych_stat","status-publish","hentry","category-analyses-quantitatives","category-methodologie-statistique","tag-anova-a-deux-facteurs","tag-calcul-a-la-main","tag-somme-des-carres","tag-statistique-inferentielle","tag-table-de-snedecor"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_stat\/7813","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_stat"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_stat"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=7813"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_stat\/7813\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7817,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_stat\/7813\/revisions\/7817"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=7813"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=7813"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=7813"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}