{"id":7156,"date":"2026-09-16T17:46:17","date_gmt":"2026-09-16T17:46:17","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/statistics\/comment-effectuer-test-jarque-bera-excel\/"},"modified":"2026-09-16T17:46:23","modified_gmt":"2026-09-16T17:46:23","slug":"comment-effectuer-test-jarque-bera-excel","status":"publish","type":"psych_stat","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_stat=comment-effectuer-test-jarque-bera-excel","title":{"rendered":"Comment effectuer un test de Jarque-Bera dans Excel"},"content":{"rendered":"<p>Dans le champ de l&rsquo;analyse quantitative et de la psychom\u00e9trie appliqu\u00e9e, l&rsquo;\u00e9valuation de la distribution des donn\u00e9es constitue une \u00e9tape pr\u00e9alable incontournable avant toute tentative de mod\u00e9lisation statistique inf\u00e9rentielle. Les tests param\u00e9triques classiques \u2014 tels que l&rsquo;analyse de variance (ANOVA), les mod\u00e8les de r\u00e9gression lin\u00e9aire multiple ou la mod\u00e9lisation par \u00e9quations structurelles \u2014 reposent fondamentalement sur le postulat que les r\u00e9sidus ou les variables sous-jacentes suivent une distribution normale multivari\u00e9e ou univari\u00e9e. Lorsque cette condition de gaussianit\u00e9 est compromise, la validit\u00e9 des inf\u00e9rences statistiques se trouve directement menac\u00e9e, exposant le chercheur \u00e0 une inflation incontr\u00f4l\u00e9e de l&rsquo;erreur de type I ou \u00e0 un effondrement dramatique de la puissance statistique. <\/p>\n<p>Parmi l&rsquo;arsenal m\u00e9thodologique d\u00e9velopp\u00e9 pour tester l&rsquo;hypoth\u00e8se de normalit\u00e9, le test de Jarque-Bera occupe une place singuli\u00e8re et privil\u00e9gi\u00e9e. Contrairement aux tests fond\u00e9s sur la comparaison des fonctions de r\u00e9partition empiriques et th\u00e9oriques, tels que les tests de Kolmogorov-Smirnov ou de Cram\u00e9r-von Mises, le test de Jarque-Bera repose sur les propri\u00e9t\u00e9s fondamentales des moments d&rsquo;ordre sup\u00e9rieur de la distribution : le coefficient d&rsquo;asym\u00e9trie (<em>skewness<\/em>) et le coefficient d&rsquo;aplatissement (<em>kurtosis<\/em>). Cette approche offre une sensibilit\u00e9 analytique remarquable aux anomalies morphologiques des distributions empiriques, particuli\u00e8rement dans les queues de distribution o\u00f9 se concentrent fr\u00e9quemment les ph\u00e9nom\u00e8nes psychopathologiques, les biais de r\u00e9ponse ou les scores extr\u00eames.<\/p>\n<p>Bien que des logiciels statistiques sp\u00e9cialis\u00e9s comme R, SPSS ou SAS int\u00e8grent des routines automatis\u00e9es pour ce test, la ma\u00eetrise de son impl\u00e9mentation pas \u00e0 pas dans Microsoft Excel pr\u00e9sente des vertus p\u00e9dagogiques et pratiques inestimables. Excel permet de d\u00e9composer chaque \u00e9tape alg\u00e9brique du calcul, d&rsquo;auditer avec rigueur la structure des donn\u00e9es brutes, et de s&rsquo;affranchir de la nature opaque des algorithmes \u00ab bo\u00eete noire \u00bb. Le pr\u00e9sent trait\u00e9 propose une exploration exhaustive, th\u00e9orique et op\u00e9rationnelle, du test de Jarque-Bera dans Microsoft Excel, guidant le chercheur depuis les fondements \u00e9pist\u00e9mologiques du test jusqu&rsquo;\u00e0 son interpr\u00e9tation clinique et psychom\u00e9trique rigoureuse.<\/p>\n<h2>1. Introduction th\u00e9orique et \u00e9pist\u00e9mologique au test de Jarque-Bera<\/h2>\n<h3>1.1 Origine et d\u00e9finition du test d&rsquo;ad\u00e9quation de Jarque-Bera<\/h3>\n<p>Le test d&rsquo;ad\u00e9quation de Jarque-Bera a \u00e9t\u00e9 formalis\u00e9 au d\u00e9but des ann\u00e9es 1980 par les \u00e9conom\u00e8tres Carlos M. Jarque et Anil K. Bera, initialement dans le cadre de l&rsquo;\u00e9valuation de la normalit\u00e9 des r\u00e9sidus de r\u00e9gression \u00e9conom\u00e9trique (Jarque &amp; Bera, 1980, 1987). Face aux limites computationnelles et conceptuelles des tests d&rsquo;ad\u00e9quation conventionnels, les auteurs ont cherch\u00e9 \u00e0 concevoir une proc\u00e9dure fond\u00e9e sur le principe du multiplicateur de Lagrange (<em>Lagrange Multiplier test<\/em>), capable de v\u00e9rifier simultan\u00e9ment si les troisi\u00e8me et quatri\u00e8me moments standardis\u00e9s d&rsquo;une distribution d&rsquo;\u00e9chantillonnage s&rsquo;\u00e9cartent significativement des valeurs th\u00e9oriques dict\u00e9es par la loi normale de Gauss-Laplace.<\/p>\n<p>Sur le plan \u00e9pist\u00e9mologique, le test de Jarque-Bera se classe dans la cat\u00e9gorie des tests d&rsquo;ad\u00e9quation (<em>goodness-of-fit<\/em>) fond\u00e9s sur les moments d&rsquo;\u00e9chantillonnage. Alors que les tests d&rsquo;ad\u00e9quation dits globaux ou \u00ab omnibus \u00bb traditionnels analysent la distance spatiale supr\u00e9mum ou quadratique entre la distribution cumulative observ\u00e9e et la distribution cumulative th\u00e9orique, l&rsquo;approche de Jarque-Bera postule que l&rsquo;identit\u00e9 morphologique d&rsquo;une loi normale est int\u00e9gralement encapsul\u00e9e dans la nullit\u00e9 de son asym\u00e9trie et la fixation stricte de son aplatissement \u00e0 une valeur de r\u00e9f\u00e9rence. Tout \u00e9cart substantiel observ\u00e9 sur ces moments d&rsquo;ordre sup\u00e9rieur traduit une d\u00e9formation structurelle incompatible avec l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;une gen\u00e8se stochastique gaussienne.<\/p>\n<p>Cette m\u00e9thodologie tire sa force de ses propri\u00e9t\u00e9s asymptotiques optimales. Sous les conditions d&rsquo;un grand \u00e9chantillon, le test de Jarque-Bera b\u00e9n\u00e9ficie du statut de test uniform\u00e9ment le plus puissant parmi les tests invariants pour d\u00e9tecter des d\u00e9viations issues de la famille des lois de Pearson. En sciences humaines et en psychologie, o\u00f9 les instruments de mesure capturent des r\u00e9alit\u00e9s latentes complexes, l&rsquo;\u00e9valuation conjointe de la d\u00e9viation lat\u00e9rale et de l&rsquo;\u00e9paisseur des queues fournit un diagnostic qualitatif bien sup\u00e9rieur \u00e0 une simple statistique de distance scalaire.<\/p>\n<h3>1.2 Hypoth\u00e8ses statistiques formelles et formulation d\u00e9cisionnelle<\/h3>\n<p>Toute d\u00e9marche d&rsquo;inf\u00e9rence statistique formelle exige une explicitation rigoureuse des hypoth\u00e8ses rivales soumises \u00e0 l&rsquo;\u00e9preuve des donn\u00e9es. Dans le cadre du test de Jarque-Bera, l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle, not\u00e9e <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"H_0\">$H_0$<\/span>, postule que l&rsquo;\u00e9chantillon observ\u00e9 est issu d&rsquo;une population dont la distribution sous-jacente suit une loi normale d&rsquo;esp\u00e9rance math\u00e9matique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\mu\">$\\mu$<\/span> et de variance <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\sigma^2\">$\\sigma^2$<\/span>, param\u00e8tres pouvant \u00eatre inconnus et estim\u00e9s \u00e0 partir des donn\u00e9es :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"H_0 : S = 0 \\quad \\text{et} \\quad K = 3\">$$H_0 : S = 0 \\quad \\text{et} \\quad K = 3$$<\/span><\/p>\n<p>Dans cette formulation canonique, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"S\">$S$<\/span> repr\u00e9sente le coefficient th\u00e9orique d&rsquo;asym\u00e9trie (<em>skewness<\/em>) et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"K\">$K$<\/span> d\u00e9signe le coefficient th\u00e9orique d&rsquo;aplatissement (<em>kurtosis<\/em> brut). Si l&rsquo;on choisit de travailler en termes d&rsquo;exc\u00e8s d&rsquo;aplatissement, not\u00e9 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"C\">$C$<\/span>, o\u00f9 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"C = K - 3\">$C = K &#8211; 3$<\/span>, l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle se r\u00e9duit \u00e9l\u00e9gamment \u00e0 la conjonction : <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"H_0 : S = 0 \\text{ et } C = 0\">$H_0 : S = 0 \\text{ et } C = 0$<\/span>. L&rsquo;hypoth\u00e8se nulle affirme donc que les donn\u00e9es observ\u00e9es ne pr\u00e9sentent aucune distorsion morphologique d&rsquo;asym\u00e9trie ni aucune anomalie dans l&rsquo;\u00e9paisseur de leurs queues de distribution comparativement au profil gaussien standard.<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;inverse, l&rsquo;hypoth\u00e8se alternative, not\u00e9e <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"H_1\">$H_1$<\/span>, est formul\u00e9e de mani\u00e8re composite et non directionnelle. Elle stipule que la distribution parente d\u00e9vie de la normalit\u00e9 en raison d&rsquo;une asym\u00e9trie non nulle, d&rsquo;un aplatissement anormal, ou d&rsquo;une combinaison simultan\u00e9e de ces deux alt\u00e9rations :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"H_1 : S \\neq 0 \\quad \\text{ou} \\quad K \\neq 3 \\quad (\\text{soit } C \\neq 0)\">$$H_1 : S \\neq 0 \\quad \\text{ou} \\quad K \\neq 3 \\quad (\\text{soit } C \\neq 0)$$<\/span><\/p>\n<p>La statistique de test de Jarque-Bera, couramment d\u00e9sign\u00e9e par l&rsquo;acronyme <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"JB\">$JB$<\/span>, quantifie pr\u00e9cis\u00e9ment la distance quadratique conjointe s\u00e9parant le vecteur d&rsquo;\u00e9chantillonnage <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"(S, C)\">$(S, C)$<\/span> de l&rsquo;origine th\u00e9orique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"(0, 0)\">$(0, 0)$<\/span>. D\u00e8s lors, la r\u00e8gle de d\u00e9cision repose sur une logique de rejet unilat\u00e9ral \u00e0 droite : plus la valeur observ\u00e9e de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"JB\">$JB$<\/span> s&rsquo;\u00e9loigne de z\u00e9ro pour atteindre des magnitudes \u00e9lev\u00e9es, plus la plausibilit\u00e9 de l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle s&rsquo;\u00e9tiole. La confrontation de la statistique empirique \u00e0 une valeur critique issue de la loi du Chi-carr\u00e9, pour un seuil d&rsquo;erreur de premi\u00e8re esp\u00e8ce pr\u00e9d\u00e9termin\u00e9 (conventionnellement <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\alpha = 0{,}05\">$\\alpha = 0{,}05$<\/span>), permet de trancher de fa\u00e7on cat\u00e9gorique entre le rejet ou le maintien de l&rsquo;hypoth\u00e8se de normalit\u00e9.<\/p>\n<h3>1.3 Cadre d&rsquo;application g\u00e9n\u00e9rale et pr\u00e9requis distributionnels<\/h3>\n<p>Pour garantir la validit\u00e9 m\u00e9trologique et th\u00e9orique des conclusions tir\u00e9es du test de Jarque-Bera, plusieurs pr\u00e9requis fondamentaux doivent \u00eatre imp\u00e9rativement satisfaits lors du recueil et de la structuration des donn\u00e9es. Le premier postulat r\u00e9side dans la nature probabiliste de l&rsquo;\u00e9chantillonnage : les observations composant la s\u00e9rie doivent \u00eatre ind\u00e9pendantes et identiquement distribu\u00e9es (i.i.d.). Toute violation de l&rsquo;ind\u00e9pendance statistique, qu&rsquo;elle r\u00e9sulte d&rsquo;une autocorr\u00e9lation temporelle au sein de mesures longitudinales r\u00e9p\u00e9t\u00e9es ou d&rsquo;une d\u00e9pendance groupale (effets de grappes scolaires ou cliniques), fausse dramatiquement la variance asymptotique des moments empiriques, conduisant \u00e0 des rejets abusifs de la normalit\u00e9.<\/p>\n<p>Le second pr\u00e9requis a trait \u00e0 la nature m\u00e9trique de la variable analys\u00e9e. Le test de Jarque-Bera pr\u00e9suppose que la grandeur mesur\u00e9e est une variable quantitative continue. L&rsquo;application directe de ce formalisme \u00e0 des donn\u00e9es strictement cat\u00e9gorielles, ordinales pures ou binomiales constitue une h\u00e9r\u00e9sie m\u00e9thodologique, dans la mesure o\u00f9 les moments d&rsquo;ordre sup\u00e9rieur de variables discr\u00e8tes sont contraints par le support fini de l&rsquo;\u00e9chelle, invalidant les distributions limites standardis\u00e9es. En psychom\u00e9trie, son emploi sur des scores composites issus d&rsquo;\u00e9chelles de Likert n&rsquo;est tol\u00e9r\u00e9 que si l&rsquo;\u00e9chelle globale pr\u00e9sente un continuum suffisant de valeurs (g\u00e9n\u00e9ralement plus de 15 \u00e0 20 graduations distinctes).<\/p>\n<p>Enfin, le comportement asymptotique du test impose une vigilance extr\u00eame quant \u00e0 la taille de l&rsquo;\u00e9chantillon (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n\">$n$<\/span>). D\u00e9riv\u00e9 sous des conditions limites o\u00f9 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n\">$n$<\/span> tend vers l&rsquo;infini, le test de Jarque-Bera pr\u00e9sente des distorsions notables dans les \u00e9chantillons de taille modeste (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n &lt; 30\">$n &lt; 30$<\/span> ou <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n &lt; 50\">$n &lt; 50$<\/span>). Dans ce contexte restreint, les estimateurs d&#039;\u00e9chantillon des moments d&#039;ordre 3 et 4 manifestent une forte variabilit\u00e9 d&#039;\u00e9chantillonnage, ce qui peut alt\u00e9rer le taux r\u00e9el d&#039;erreur de premi\u00e8re esp\u00e8ce. Le test exprime toute sa robustesse et sa puissance de discrimination sur des \u00e9chantillons de taille mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 grande (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n ge 100\">$n ge 100$<\/span>), configuration fr\u00e9quente dans les protocoles de recherche en psychologie diff\u00e9rentielle, cognitive ou sociale.<\/p>\n<h2>2. Fondements math\u00e9matiques de l&rsquo;asym\u00e9trie et de l&rsquo;aplatissement<\/h2>\n<h3>2.1 Le troisi\u00e8me moment centr\u00e9 : Mesure de l&rsquo;asym\u00e9trie (Skewness)<\/h3>\n<p>L&rsquo;architecture interne du test de Jarque-Bera s&rsquo;enracine dans la th\u00e9orie statistique des moments d&rsquo;une variable al\u00e9atoire. Pour une variable al\u00e9atoire continue <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"X\">$X$<\/span> d&rsquo;esp\u00e9rance <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\mu = \\mathbb{E}[X]\">$\\mu = \\mathbb{E}[X]$<\/span>, le moment centr\u00e9 d&rsquo;ordre <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k\">$k$<\/span> est formellement d\u00e9fini par l&rsquo;expression math\u00e9matique :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"\\mu_k = \\mathbb{E}\\left[(X - \\mu)^k\\right] = \\int_{-\\infty}^{+\\infty} (x - \\mu)^k f(x) , dx\">$$\\mu_k = \\mathbb{E}\\left[(X &#8211; \\mu)^k\\right] = \\int_{-\\infty}^{+\\infty} (x &#8211; \\mu)^k f(x) , dx$$<\/span><\/p>\n<p>Le troisi\u00e8me moment centr\u00e9, correspondant \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k = 3\">$k = 3$<\/span>, quantifie le degr\u00e9 d&rsquo;asym\u00e9trie de la fonction de densit\u00e9 de probabilit\u00e9 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"f(x)\">$f(x)$<\/span> autour de son centre de gravit\u00e9. Afin d&rsquo;obtenir une m\u00e9trique adimensionnelle, insensible aux unit\u00e9s d&rsquo;\u00e9chelle de la mesure, ce moment centr\u00e9 est standardis\u00e9 par la puissance correspondante de l&rsquo;\u00e9cart-type <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\sigma = \\sqrt{\\mu_2}\">$\\sigma = \\sqrt{\\mu_2}$<\/span>, donnant naissance au coefficient th\u00e9orique d&rsquo;asym\u00e9trie de Fisher-Pearson :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"S = \\beta_1^{1\/2} = \\frac{\\mu_3}{\\sigma^3} = \\frac{\\mathbb{E}\\left[(X - \\mu)^3\\right]}{\\left(\\mathbb{E}\\left[(X - \\mu)^2\\right]\\right)^{3\/2}}\">$$S = \\beta_1^{1\/2} = \\frac{\\mu_3}{\\sigma^3} = \\frac{\\mathbb{E}\\left[(X &#8211; \\mu)^3\\right]}{\\left(\\mathbb{E}\\left[(X &#8211; \\mu)^2\\right]\\right)^{3\/2}}$$<\/span><\/p>\n<p>Sur le plan g\u00e9om\u00e9trique, une distribution rigoureusement sym\u00e9trique par rapport \u00e0 sa moyenne poss\u00e8de une valeur <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"S = 0\">$S = 0$<\/span>. Les d\u00e9viations positives et n\u00e9gatives s&rsquo;annulent int\u00e9gralement deux \u00e0 deux lors de l&rsquo;\u00e9l\u00e9vation \u00e0 la puissance impaire 3. Une asym\u00e9trie positive (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"S &gt; 0\">$S &gt; 0$<\/span>) signale un \u00e9talement pr\u00e9dominant de la queue de distribution vers la droite (valeurs \u00e9lev\u00e9es), tandis que la masse m\u00e9diane des observations est concentr\u00e9e sur la gauche. Inversement, une asym\u00e9trie n\u00e9gative (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"S &lt; 0\">$S &lt; 0$<\/span>) traduit un \u00e9tirement de la queue gauche, r\u00e9v\u00e9lant une accumulation de valeurs dans les zones sup\u00e9rieures de l&#039;\u00e9chelle de mesure.<\/p>\n<p>Dans un contexte d&rsquo;\u00e9chantillonnage fini comportant <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n\">$n$<\/span> observations <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"x_1, x_2, dots, x_n\">$x_1, x_2, dots, x_n$<\/span> de moyenne <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\bar{x}\">$\\bar{x}$<\/span>, l&rsquo;estimateur empirique de l&rsquo;asym\u00e9trie peut \u00eatre calcul\u00e9 selon deux formulations distinctes : l&rsquo;estimateur direct avec biais :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"m_3 \/ m_2^{3\/2} = \\frac{\\frac{1}{n} \\sum_{i=1}^n (x_i - \\bar{x})^3}{\\left(\\frac{1}{n} \\sum_{i=1}^n (x_i - \\bar{x})^2\\right)^{3\/2}}\">$$m_3 \/ m_2^{3\/2} = \\frac{\\frac{1}{n} \\sum_{i=1}^n (x_i &#8211; \\bar{x})^3}{\\left(\\frac{1}{n} \\sum_{i=1}^n (x_i &#8211; \\bar{x})^2\\right)^{3\/2}}$$<\/span><\/p>\n<p>et l&rsquo;estimateur sans biais corrig\u00e9 pour les petits \u00e9chantillons, formalis\u00e9 par Fisher, qui int\u00e8gre un facteur de correction polynomial multiplicatif :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"G_1 = \\frac{n}{(n - 1)(n - 2)} \\sum_{i=1}^n \\left(\\frac{x_i - \\bar{x}}{s}\\right)^3\">$$G_1 = \\frac{n}{(n &#8211; 1)(n &#8211; 2)} \\sum_{i=1}^n \\left(\\frac{x_i &#8211; \\bar{x}}{s}\\right)^3$$<\/span><\/p>\n<p>o\u00f9 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"s\">$s$<\/span> repr\u00e9sente l&rsquo;\u00e9cart-type d&rsquo;\u00e9chantillon corrig\u00e9. Cette distinction technique rev\u00eat une importance capitale lors de la manipulation des fonctions natives du tableur Excel.<\/p>\n<h3>2.2 Le quatri\u00e8me moment centr\u00e9 : Mesure de l&rsquo;aplatissement (Kurtosis)<\/h3>\n<p>Le quatri\u00e8me moment centr\u00e9, correspondant \u00e0 la puissance paire <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k = 4\">$k = 4$<\/span>, mesure la distribution relative de la masse probabiliste entre le centre, les flancs et les queues de la distribution. Standardis\u00e9 par le carr\u00e9 de la variance (soit <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\sigma^4\">$\\sigma^4$<\/span>), il d\u00e9finit le coefficient d&rsquo;aplatissement brut (<em>raw kurtosis<\/em>), traditionnellement not\u00e9 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\alpha_4\">$\\alpha_4$<\/span> ou <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\beta_2\">$\\beta_2$<\/span> :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"K = \\beta_2 = \\frac{\\mu_4}{\\sigma^4} = \\frac{\\mathbb{E}\\left[(X - \\mu)^4\\right]}{\\left(\\mathbb{E}\\left[(X - \\mu)^2\\right]\\right)^2}\">$$K = \\beta_2 = \\frac{\\mu_4}{\\sigma^4} = \\frac{\\mathbb{E}\\left[(X &#8211; \\mu)^4\\right]}{\\left(\\mathbb{E}\\left[(X &#8211; \\mu)^2\\right]\\right)^2}$$<\/span><\/p>\n<p>Pour la loi normale th\u00e9orique, l&rsquo;int\u00e9gration par parties de l&rsquo;int\u00e9grale gaussienne r\u00e9v\u00e8le une propri\u00e9t\u00e9 immuable : <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\mu_4 = 3\\sigma^4\">$\\mu_4 = 3\\sigma^4$<\/span>, ce qui implique rigoureusement que <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"K = 3\">$K = 3$<\/span>. En raison de cette constante fondamentale, les statisticiens privil\u00e9gient quasi syst\u00e9matiquement l&rsquo;usage du coefficient d&rsquo;exc\u00e8s d&rsquo;aplatissement (<em>excess kurtosis<\/em>), not\u00e9 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"C\">$C$<\/span> ou <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\gamma_2\">$\\gamma_2$<\/span>, qui op\u00e8re un centrage direct par rapport \u00e0 la r\u00e9f\u00e9rence gaussienne :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"C = K - 3 = \\frac{\\mu_4}{\\sigma^4} - 3\">$$C = K &#8211; 3 = \\frac{\\mu_4}{\\sigma^4} &#8211; 3$$<\/span><\/p>\n<p>Une typologie tridimensionnelle standard permet de classifier les formes de distribution selon l&rsquo;amplitude de cet exc\u00e8s :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Distributions m\u00e9sokurtiques (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"C = 0\">$C = 0$<\/span>, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"K = 3\">$K = 3$<\/span>) :<\/strong> La dispersion des donn\u00e9es dans les queues et autour du centre reproduit fid\u00e8lement la dynamique de la loi normale.<\/li>\n<li><strong>Distributions leptokurtiques (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"C &gt; 0\">$C &gt; 0$<\/span>, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"K &gt; 3\">$K &gt; 3$<\/span>) :<\/strong> La distribution se caract\u00e9rise par un pic central ac\u00e9r\u00e9 et, corollaire math\u00e9matique in\u00e9vitable, par des queues \u00e9paisses et lourdes (<em>fat tails<\/em>). La probabilit\u00e9 d&rsquo;observer des \u00e9v\u00e9nements extr\u00eames est consid\u00e9rablement plus \u00e9lev\u00e9e que sous une loi normale.<\/li>\n<li><strong>Distributions platykurtiques (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"C &lt; 0\">$C &lt; 0$<\/span>, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"K &lt; 3\">$K &lt; 3$<\/span>) :<\/strong> La courbe pr\u00e9sente un sommet aplati, voire tronqu\u00e9, et des queues particuli\u00e8rement l\u00e9g\u00e8res et effil\u00e9es. Les observations se dispersent de mani\u00e8re diffuse sur une plage \u00e9largie sans concentration extr\u00eame aux limites.<\/li>\n<\/ul>\n<p>L&rsquo;estimation de l&rsquo;aplatissement sur un \u00e9chantillon fini n\u00e9cessite, elle aussi, une correction structurelle pour \u00e9liminer les biais d&rsquo;\u00e9chantillonnage. L&rsquo;estimateur sans biais corrig\u00e9 de l&rsquo;exc\u00e8s de kurtosis, d\u00e9sign\u00e9 par <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"G_2\">$G_2$<\/span>, s&rsquo;exprime selon une relation alg\u00e9brique complexe faisant intervenir les degr\u00e9s de libert\u00e9 r\u00e9siduels <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"(n-1)\">$(n-1)$<\/span>, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"(n-2)\">$(n-2)$<\/span> et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"(n-3)\">$(n-3)$<\/span>, garantissant que son esp\u00e9rance math\u00e9matique sous condition de normalit\u00e9 soit strictement nulle.<\/p>\n<h3>2.3 Interaction des moments dans l&rsquo;\u00e9valuation de la normalit\u00e9<\/h3>\n<p>L&rsquo;\u00e9l\u00e9gance m\u00e9thodologique du test de Jarque-Bera repose sur la dynamique conjointe de ces deux descripteurs distributionnels. Sous l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle de normalit\u00e9, une propri\u00e9t\u00e9 probabiliste fondamentale issue des travaux de Ronald Fisher stipule que les coefficients d&rsquo;\u00e9chantillonnage de l&rsquo;asym\u00e9trie et de l&rsquo;aplatissement sont asymptotiquement ind\u00e9pendants. Cela signifie qu&rsquo;\u00e0 mesure que la taille de l&rsquo;\u00e9chantillon cro\u00eet, la covariance entre l&rsquo;estimateur de l&rsquo;asym\u00e9trie <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\hat{S}\">$\\hat{S}$<\/span> et l&rsquo;estimateur de l&rsquo;exc\u00e8s de kurtosis <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\hat{C}\">$\\hat{C}$<\/span> converge vers z\u00e9ro :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"operatorname{Cov}(\\hat{S}, \\hat{C}) x\\rightarrow[n to \\infty]{} 0\">$$operatorname{Cov}(\\hat{S}, \\hat{C}) x\\rightarrow[n to \\infty]{} 0$$<\/span><\/p>\n<p>Cette orthogonalit\u00e9 asymptotique autorise une additionnalit\u00e9 quadratique directe des d\u00e9viations standardis\u00e9es dans un espace vectoriel bidimensionnel. L&rsquo;\u00e9valuation de la normalit\u00e9 ne proc\u00e8de donc pas par une succession de tests marginaux disjoints \u2014 qui souffriraient du probl\u00e8me des comparaisons multiples et de l&rsquo;inflation de l&rsquo;erreur globale \u2014 mais par une m\u00e9trique globale synth\u00e9tisant la distance euclidienne pond\u00e9r\u00e9e du couple <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"(\\hat{S}, \\hat{C})\">$(\\hat{S}, \\hat{C})$<\/span> par rapport au centre normatif <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"(0, 0)\">$(0, 0)$<\/span>.<\/p>\n<p>Cette interaction conf\u00e8re au test une sensibilit\u00e9 diff\u00e9rentielle remarquable. Une distribution peut pr\u00e9senter une sym\u00e9trie exemplaire (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"S \\approx 0\">$S \\approx 0$<\/span>) tout en affichant un profil hautement leptokurtique qui invalide les calculs de puissance d&rsquo;un test param\u00e9trique. Inversement, une distribution mod\u00e9r\u00e9ment platykurtique peut dissimuler une asym\u00e9trie prononc\u00e9e. En sommant quadratiquement ces deux sources d&rsquo;\u00e9cart apr\u00e8s normalisation de leurs variances d&rsquo;\u00e9chantillonnage respectives, le test de Jarque-Bera emp\u00eache qu&rsquo;une anomalie sur un moment ne soit occult\u00e9e ou neutralis\u00e9e par la conformit\u00e9 apparente de l&rsquo;autre moment.<\/p>\n<h2>3. La statistique de test de Jarque-Bera et sa distribution asymptotique<\/h2>\n<h3>3.1 D\u00e9monstration de la formule g\u00e9n\u00e9rale de la statistique JB<\/h3>\n<p>La formulation alg\u00e9brique canonique de la statistique de Jarque-Bera est le r\u00e9sultat direct de la normalisation asymptotique des moments d&rsquo;\u00e9chantillonnage. Soit un \u00e9chantillon al\u00e9atoire de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n\">$n$<\/span> observations ind\u00e9pendantes issues d&rsquo;une population gaussienne. En vertu du th\u00e9or\u00e8me central limite appliqu\u00e9 aux moments empiriques, l&rsquo;estimateur de l&rsquo;asym\u00e9trie <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\hat{S}\">$\\hat{S}$<\/span> converge en loi vers une distribution normale d&rsquo;esp\u00e9rance nulle et de variance asymptotique \u00e9gale \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"6\/n\">$6\/n$<\/span> :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"\\hat{S} x\\rightarrow{\\mathcal{D}} \\mathcal{N}\\left(0, \\frac{6}{n}\\right) \\quad iff \\quad \\frac{\\hat{S}}{\\sqrt{6\/n}} x\\rightarrow{\\mathcal{D}} \\mathcal{N}(0, 1)\">$$\\hat{S} x\\rightarrow{\\mathcal{D}} \\mathcal{N}\\left(0, \\frac{6}{n}\\right) \\quad iff \\quad \\frac{\\hat{S}}{\\sqrt{6\/n}} x\\rightarrow{\\mathcal{D}} \\mathcal{N}(0, 1)$$<\/span><\/p>\n<p>Simultan\u00e9ment, l&rsquo;estimateur de l&rsquo;exc\u00e8s de kurtosis <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\hat{C}\">$\\hat{C}$<\/span> converge vers une loi normale d&rsquo;esp\u00e9rance nulle, mais avec une variance asymptotique quatre fois sup\u00e9rieure, \u00e9gale \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"24\/n\">$24\/n$<\/span> :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"\\hat{C} x\\rightarrow{\\mathcal{D}} \\mathcal{N}\\left(0, \\frac{24}{n}\\right) \\quad iff \\quad \\frac{\\hat{C}}{\\sqrt{24\/n}} x\\rightarrow{\\mathcal{D}} \\mathcal{N}(0, 1)\">$$\\hat{C} x\\rightarrow{\\mathcal{D}} \\mathcal{N}\\left(0, \\frac{24}{n}\\right) \\quad iff \\quad \\frac{\\hat{C}}{\\sqrt{24\/n}} x\\rightarrow{\\mathcal{D}} \\mathcal{N}(0, 1)$$<\/span><\/p>\n<p>Puisque <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\hat{S}\">$\\hat{S}$<\/span> et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\hat{C}\">$\\hat{C}$<\/span> sont asymptotiquement ind\u00e9pendants sous <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"H_0\">$H_0$<\/span>, la somme des carr\u00e9s de leurs formes standardis\u00e9es constitue une combinaison quadratique naturelle. En \u00e9levant chacune de ces variables normales centr\u00e9es r\u00e9duites au carr\u00e9, on obtient l&rsquo;\u00e9quation explicite de la statistique de Jarque-Bera :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"JB = \\left(\\frac{\\hat{S}}{\\sqrt{6\/n}}\\right)^2 + \\left(\\frac{\\hat{C}}{\\sqrt{24\/n}}\\right)^2 = \\frac{\\hat{S}^2}{6\/n} + \\frac{\\hat{C}^2}{24\/n} = \\frac{n}{6} \\left( \\hat{S}^2 + \\frac{\\hat{C}^2}{4} \\right)\">$$JB = \\left(\\frac{\\hat{S}}{\\sqrt{6\/n}}\\right)^2 + \\left(\\frac{\\hat{C}}{\\sqrt{24\/n}}\\right)^2 = \\frac{\\hat{S}^2}{6\/n} + \\frac{\\hat{C}^2}{24\/n} = \\frac{n}{6} \\left( \\hat{S}^2 + \\frac{\\hat{C}^2}{4} \\right)$$<\/span><\/p>\n<p>Cette \u00e9criture met en exergue le r\u00f4le pond\u00e9rateur d\u00e9terminant de la taille de l&rsquo;\u00e9chantillon <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n\">$n$<\/span>. Ce facteur multiplicateur externe agit comme un amplificateur d&rsquo;\u00e9chelle : \u00e0 d\u00e9viations morphologiques d&rsquo;asym\u00e9trie et de kurtosis constantes, la valeur de la statistique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"JB\">$JB$<\/span> cro\u00eet de fa\u00e7on strictement lin\u00e9aire avec le nombre d&rsquo;observations. Par ailleurs, la division de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\hat{C}^2\">$\\hat{C}^2$<\/span> par 4 au sein de la parenth\u00e8se d\u00e9coule directement du ratio des variances asymptotiques (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"24 \/ 6 = 4\">$24 \/ 6 = 4$<\/span>), illustrant que l&rsquo;estimation de l&rsquo;aplatissement requiert quatre fois plus de variabilit\u00e9 th\u00e9orique pour peser de mani\u00e8re \u00e9quivalente \u00e0 l&rsquo;asym\u00e9trie dans la statistique globale.<\/p>\n<h3>3.2 Convergence vers la loi du Chi-carr\u00e9 \u00e0 deux degr\u00e9s de libert\u00e9<\/h3>\n<p>La d\u00e9rivation de la distribution th\u00e9orique de la statistique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"JB\">$JB$<\/span> repose sur un th\u00e9or\u00e8me \u00e9l\u00e9mentaire des probabilit\u00e9s fondamentales : la somme des carr\u00e9s de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k\">$k$<\/span> variables al\u00e9atoires normales centr\u00e9es r\u00e9duites ind\u00e9pendantes suit rigoureusement une distribution du Chi-carr\u00e9 (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\chi^2\">$\\chi^2$<\/span>) \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k\">$k$<\/span> degr\u00e9s de libert\u00e9. Posons :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"Z_1 = \\frac{\\hat{S}}{\\sqrt{6\/n}} \\sim \\mathcal{N}(0, 1) \\quad \\text{et} \\quad Z_2 = \\frac{\\hat{C}}{\\sqrt{24\/n}} \\sim \\mathcal{N}(0, 1)\">$$Z_1 = \\frac{\\hat{S}}{\\sqrt{6\/n}} \\sim \\mathcal{N}(0, 1) \\quad \\text{et} \\quad Z_2 = \\frac{\\hat{C}}{\\sqrt{24\/n}} \\sim \\mathcal{N}(0, 1)$$<\/span><\/p>\n<p>Sous l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"H_0\">$H_0$<\/span> et lorsque <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n to \\infty\">$n to \\infty$<\/span>, la statistique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"JB = Z_1^2 + Z_2^2\">$JB = Z_1^2 + Z_2^2$<\/span> converge asymptotiquement en loi vers une variable al\u00e9atoire distribu\u00e9e selon une loi du Chi-carr\u00e9 poss\u00e9dant deux degr\u00e9s de libert\u00e9 (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"df = 2\">$df = 2$<\/span>) :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"JB x\\rightarrow{\\mathcal{D}} \\chi^2(2)\">$$JB x\\rightarrow{\\mathcal{D}} \\chi^2(2)$$<\/span><\/p>\n<p>L&rsquo;attribution exacte de deux degr\u00e9s de libert\u00e9 (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"df = 2\">$df = 2$<\/span>) est math\u00e9matiquement incontestable : elle correspond au nombre exact de restrictions param\u00e9triques impos\u00e9es sous l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle, \u00e0 savoir la nullit\u00e9 stricte du coefficient d&rsquo;asym\u00e9trie (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"S = 0\">$S = 0$<\/span>) et la nullit\u00e9 stricte de l&rsquo;exc\u00e8s de kurtosis (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"C = 0\">$C = 0$<\/span>).<\/p>\n<p>Toutefois, il est primordial de souligner le danger de distorsion asymptotique en pr\u00e9sence d&rsquo;\u00e9chantillons finis de petite dimension. Pour des effectifs restreints (typiquement <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n &lt; 30\">$n &lt; 30$<\/span>), les variances r\u00e9elles d&#039;\u00e9chantillonnage de l&#039;asym\u00e9trie et du kurtosis s&#039;\u00e9cartent significativement de leurs limites th\u00e9oriques <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"6\/n\">$6\/n$<\/span> et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"24\/n\">$24\/n$<\/span>, et la convergence normale de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\hat{C}\">$\\hat{C}$<\/span> s&#039;av\u00e8re particuli\u00e8rement lente en raison de la lourdeur des moments d&#039;ordre 4. Il en r\u00e9sulte que pour de petits \u00e9chantillons sous <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"H_0\">$H_0$<\/span>, la distribution empirique de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"JB\">$JB$<\/span> a tendance \u00e0 pr\u00e9senter une queue droite plus \u00e9paisse que celle de la loi th\u00e9orique du <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\chi^2(2)\">$\\chi^2(2)$<\/span>, g\u00e9n\u00e9rant un conservatisme ou une impr\u00e9cision d\u00e9cisionnelle qui exige des pr\u00e9cautions m\u00e9thodologiques rigoureuses.<\/p>\n<h3>3.3 Propri\u00e9t\u00e9s m\u00e9trologiques du test de Jarque-Bera<\/h3>\n<p>La statistique de Jarque-Bera poss\u00e8de des propri\u00e9t\u00e9s m\u00e9trologiques fondamentales qui en facilitent l&rsquo;usage et l&rsquo;interpr\u00e9tation dans les analyses quantitatives appliqu\u00e9es :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Non-n\u00e9gativit\u00e9 structurelle :<\/strong> Par construction, la statistique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"JB\">$JB$<\/span> est la somme de deux termes quadratiques affect\u00e9s d&rsquo;un coefficient strictement positif (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n\/6 &gt; 0\">$n\/6 &gt; 0$<\/span>). En cons\u00e9quence, la statistique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"JB\">$JB$<\/span> est rigoureusement born\u00e9e inf\u00e9rieurement par z\u00e9ro :<br \/>\n    <span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"JB ge 0\">$$JB ge 0$$<\/span><br \/>\n    La valeur <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"JB = 0\">$JB = 0$<\/span> ne se r\u00e9alise empiriquement que dans le cas id\u00e9al d&rsquo;une s\u00e9rie pr\u00e9sentant une asym\u00e9trie parfaitement nulle et un aplatissement rigoureusement \u00e9gal \u00e0 la valeur normale de r\u00e9f\u00e9rence.<\/li>\n<li><strong>Monotonie de la d\u00e9viation :<\/strong> Il existe une relation monotone directe entre l&rsquo;amplitude de la statistique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"JB\">$JB$<\/span> et l&rsquo;\u00e9cart \u00e0 la structure gaussienne. Toute aggravation unilat\u00e9rale de l&rsquo;asym\u00e9trie ou de l&rsquo;aplatissement gonfle m\u00e9caniquement la valeur de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"JB\">$JB$<\/span>, traduisant une d\u00e9t\u00e9rioration continue de l&rsquo;ad\u00e9quation distributionnelle.<\/li>\n<li><strong>Invariance par translation et changement d&rsquo;\u00e9chelle :<\/strong> La statistique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"JB\">$JB$<\/span> est strictement invariante vis-\u00e0-vis des transformations lin\u00e9aires affines de la forme <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"Y = aX + b\">$Y = aX + b$<\/span> (avec <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"a \\neq 0\">$a \\neq 0$<\/span>). Ni l&rsquo;ajout d&rsquo;une constante (translation du niveau de base), ni la multiplication par un facteur d&rsquo;\u00e9chelle (changement d&rsquo;unit\u00e9s de mesure, passage de millisecondes en secondes, etc.) ne modifient la valeur calcul\u00e9e de la statistique, les coefficients standardis\u00e9s <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"S\">$S$<\/span> et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"C\">$C$<\/span> \u00e9tant adimensionnels.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Pertinence et applications du test de Jarque-Bera en recherche psychologique<\/h2>\n<h3>4.1 Validation des postulats pour les mod\u00e8les statistiques param\u00e9triques<\/h3>\n<p>En sciences du comportement et en recherche psychologique contemporaine, le test de Jarque-Bera constitue un outil privil\u00e9gi\u00e9 pour l&rsquo;audit des mod\u00e8les lin\u00e9aires g\u00e9n\u00e9raux. Une m\u00e9connaissance r\u00e9pandue consiste \u00e0 exiger la normalit\u00e9 brute des variables pr\u00e9dictives et des variables crit\u00e8res. En r\u00e9alit\u00e9, le postulat de normalit\u00e9 sous-tendant la validit\u00e9 des tests de Student, des mod\u00e8les de r\u00e9gression lin\u00e9aire multiple et de l&rsquo;analyse de variance (ANOVA) porte sp\u00e9cifiquement sur la distribution des r\u00e9sidus d&rsquo;\u00e9chantillonnage :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"\\varepsilon_i = y_i - \\hat{y}_i \\sim \\mathcal{N}(0, \\sigma^2)\">$$\\varepsilon_i = y_i &#8211; \\hat{y}_i \\sim \\mathcal{N}(0, \\sigma^2)$$<\/span><\/p>\n<p>L&rsquo;application du test de Jarque-Bera sur les s\u00e9ries r\u00e9siduelles permet d&rsquo;authentifier la l\u00e9gitimit\u00e9 des erreurs types d&rsquo;estimation, des intervalles de confiance et des seuils de significativit\u00e9 associ\u00e9s aux coefficients de r\u00e9gression. Lorsque les r\u00e9sidus pr\u00e9sentent un kurtosis excessif (distribution leptokurtique), la variance d&rsquo;\u00e9chantillonnage des coefficients estim\u00e9s tend \u00e0 \u00eatre sous-\u00e9valu\u00e9e par les logiciels, induisant un r\u00e9tr\u00e9cissement artificiel des intervalles de confiance et augmentant exponentiellement le risque de d\u00e9clarer un effet psychologique significatif alors qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit que d&rsquo;un artefact stochastique (erreur de type I). L&rsquo;int\u00e9gration d&rsquo;un test de normalit\u00e9 robuste comme Jarque-Bera sur les r\u00e9sidus constitue donc un gage indispensable d&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 m\u00e9thodologique.<\/p>\n<h3>4.2 Sp\u00e9cificit\u00e9s des mesures psychom\u00e9triques et distribution des scores<\/h3>\n<p>Les instruments psychom\u00e9triques \u2014 qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de batteries d&rsquo;\u00e9valuation cognitive, d&rsquo;inventaires de traits de personnalit\u00e9 ou d&rsquo;\u00e9chelles de psychopathologie clinique \u2014 engendrent des profils distributionnels singuliers qui s&rsquo;\u00e9cartent fr\u00e9quemment de la stricte cloche gaussienne :<\/p>\n<p>Dans les populations cliniques, l&rsquo;\u00e9valuation de sympt\u00f4mes tels que la symptomatologie d\u00e9pressive (mesur\u00e9e par exemple via l&rsquo;inventaire BDI-II) ou l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 \u00e9tat-trait pr\u00e9sente de mani\u00e8re presque syst\u00e9matique une asym\u00e9trie positive prononc\u00e9e. La majorit\u00e9 des participants non cliniques cumulent des scores faibles proches du plancher de l&rsquo;\u00e9chelle (effet de plancher), tandis qu&rsquo;une minorit\u00e9 clinique s&rsquo;\u00e9tire le long d&rsquo;une queue droite particuli\u00e8rement longue. L&rsquo;asym\u00e9trie <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"S\">$S$<\/span> capture fid\u00e8lement cette d\u00e9formation, \u00e9valuant si le niveau d&rsquo;\u00e9tirement compromet l&rsquo;inf\u00e9rence param\u00e9trique.<\/p>\n<p>De m\u00eame, les inventaires de personnalit\u00e9 administr\u00e9s dans des contextes \u00e0 fort enjeu (s\u00e9lection professionnelle, expertise m\u00e9dico-l\u00e9gale) sont souvent biais\u00e9s par la d\u00e9sirabilit\u00e9 sociale, provoquant des effets de plafond (asym\u00e9trie n\u00e9gative). D&rsquo;autre part, les tests neuropsychologiques d&rsquo;\u00e9valuation de la vitesse de traitement de l&rsquo;information ou du temps de r\u00e9action face \u00e0 des stimuli \u00e9motionnels engendrent presque universellement des profils leptokurtiques marqu\u00e9s par des queues de distribution lourdes, dues \u00e0 des ralentissements cognitifs occasionnels. Le test de Jarque-Bera quantifie ces anomalies d&rsquo;une mani\u00e8re directement lisible pour le clinicien et le chercheur.<\/p>\n<h3>4.3 Cons\u00e9quences m\u00e9thodologiques de la taille d&rsquo;\u00e9chantillon en psychologie<\/h3>\n<p>L&rsquo;utilisation du test de Jarque-Bera en psychologie exige une mise en perspective critique dict\u00e9e par la taille de la cohorte analys\u00e9e. Cette probl\u00e9matique confronte le chercheur \u00e0 un dilemme m\u00e9thodologique sym\u00e9trique :<\/p>\n<p>Dans les \u00e9tudes \u00e9pid\u00e9miologiques ou les enqu\u00eates de panel \u00e0 tr\u00e8s grand effectif (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n &gt; 1,000\">$n &gt; 1,000$<\/span> ou <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n &gt; 5,000\">$n &gt; 5,000$<\/span>), le facteur multiplicatif <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n\/6\">$n\/6$<\/span> amplifie la moindre variation microscopique d&rsquo;asym\u00e9trie ou d&rsquo;aplatissement. Dans ces conditions de surpuissance statistique, le test de Jarque-Bera rejettera quasi syst\u00e9matiquement l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p &lt; 0{,}001\">$p &lt; 0{,}001$<\/span>), m\u00eame si les scores pr\u00e9sentent un alignement visuel et fonctionnel quasi parfait avec la courbe gaussienne. La rigueur scientifique impose alors de distinguer la significativit\u00e9 statistique de la significativit\u00e9 pratique, en jaugeant directement l&#039;amplitude brute des coefficients <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\hat{S}\">$\\hat{S}$<\/span> et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\hat{C}\">$\\hat{C}$<\/span> plut\u00f4t qu&#039;en se soumettant aveugl\u00e9ment au verdict de la p-valeur.<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;oppos\u00e9, les \u00e9tudes cliniques neurofonctionnelles ou les protocoles de psychoth\u00e9rapie exp\u00e9rimentale reposant sur des \u00e9chantillons restreints (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n  0{,}05\">$n  0{,}05$<\/span>) comme la preuve irr\u00e9futable de la normalit\u00e9, et compl\u00e9tera obligatoirement son diagnostic par des outils graphiques compl\u00e9mentaires.<\/p>\n<h2>5. Pr\u00e9paration et structuration des donn\u00e9es psychom\u00e9triques dans Microsoft Excel<\/h2>\n<h3>5.1 Nettoyage et inspection initiale de l&rsquo;\u00e9chantillon brut<\/h3>\n<p>Avant d&rsquo;engager le moindre calcul statistique dans Microsoft Excel, l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 de la s\u00e9rie de donn\u00e9es doit \u00eatre scrupuleusement v\u00e9rifi\u00e9e. Les scores psychom\u00e9triques bruts import\u00e9s depuis des plateformes d&rsquo;\u00e9valuation en ligne (Qualtrics, Google Forms, Gorilla Experiment Builder) comportent r\u00e9guli\u00e8rement des scories techniques qui corrompent les algorithmes matriciels d&rsquo;Excel : codes de valeurs manquantes num\u00e9riques (tels que <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"-99\">$-99$<\/span>, $999$ ou des cha\u00eenes textuelles comme <code>\"NA\"<\/code>, <code>\"Absent\"<\/code>), ou encore espaces ins\u00e9cables invisibles issus d&rsquo;un copier-coller malencontreux.<\/p>\n<p>Le chercheur doit standardiser les valeurs manquantes en laissant les cellules cibles rigoureusement vides, ce qui permet aux fonctions natives d&rsquo;Excel de les exclure automatiquement de l&rsquo;analyse sans alt\u00e9rer les calculs d&rsquo;effectif effectif. L&rsquo;inspection pr\u00e9liminaire des valeurs aberrantes (<em>outliers<\/em>) extr\u00eames est \u00e9galement indispensable : une faute de saisie isol\u00e9e (par exemple un score de $550$ saisi \u00e0 la place de $50$ sur une \u00e9chelle born\u00e9e \u00e0 $100$) exerce un effet disproportionn\u00e9 sur le quatri\u00e8me moment centr\u00e9, le kurtosis augmentant \u00e0 la puissance 4 de l&rsquo;\u00e9cart \u00e0 la moyenne. L&rsquo;ensemble des cellules contenant les observations doit \u00eatre express\u00e9ment converti au format \u00ab Nombre \u00bb avec un param\u00e9trage uniforme de deux d\u00e9cimales.<\/p>\n<figure class=\"wpt-preserved-image\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/french.arabpsychology.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/jarqueBeraExcel1.png\" alt=\"Raw data in Excel\" \/><figcaption>Raw data in Excel<\/figcaption><\/figure>\n<h3>5.2 Organisation de la feuille de calcul pour un protocole reproductible<\/h3>\n<p>La p\u00e9rennit\u00e9 et la reproductibilit\u00e9 d&rsquo;un protocole d&rsquo;analyse statistique dans Excel reposent sur une compartimentation spatiale rigoureuse de la feuille de calcul. Il est fortement recommand\u00e9 d&rsquo;adopter une structure tabulaire normalis\u00e9e divis\u00e9e en trois blocs fonctionnels :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Le bloc des donn\u00e9es brutes (Colonnes A et B) :<\/strong> La colonne A accueille les identifiants uniques des sujets (ex. <code>SUJET_001<\/code> \u00e0 <code>SUJET_150<\/code>) et la colonne B contient la s\u00e9rie de scores quantitatifs continue analys\u00e9e (par exemple, le score total \u00e0 l&rsquo;inventaire d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de Beck, not\u00e9 <code>SCORE_BAI<\/code>). Les en-t\u00eates sont positionn\u00e9s sur la ligne 1, et les donn\u00e9es s&rsquo;\u00e9tendent de <code>B2<\/code> \u00e0 <code>B151<\/code>.<\/li>\n<li><strong>Le bloc des param\u00e8tres d&rsquo;\u00e9chantillonnage interm\u00e9diaires (Colonnes D et E) :<\/strong> Ce cadre d\u00e9di\u00e9 regroupe verticalement l&rsquo;ensemble des grandeurs scalaires n\u00e9cessaires \u00e0 l&rsquo;\u00e9quation de Jarque-Bera, chacune associ\u00e9e \u00e0 son intitul\u00e9 explicite : taille d&rsquo;\u00e9chantillon <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n\">$n$<\/span>, moyenne arithm\u00e9tique, \u00e9cart-type d&rsquo;\u00e9chantillon, asym\u00e9trie (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"S\">$S$<\/span>) et exc\u00e8s de kurtosis (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"C\">$C$<\/span>).<\/li>\n<li><strong>Le bloc inf\u00e9rentiel et d\u00e9cisionnel (Colonnes G et H) :<\/strong> Cet espace synth\u00e9tise le calcul de la statistique finale <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"JB\">$JB$<\/span>, le nombre de degr\u00e9s de libert\u00e9, la p-valeur asymptotique calcul\u00e9e via la loi du <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\chi^2\">$\\chi^2$<\/span>, et la cellule conditionnelle formulant textuellement la d\u00e9cision de rejet ou de conservation de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"H_0\">$H_0$<\/span>.<\/li>\n<\/ul>\n<p>L&rsquo;attribution de <strong>Plages Nomm\u00e9es<\/strong> (<em>Named Ranges<\/em>) dans Excel constitue une bonne pratique pour optimiser la clart\u00e9 syntaxique. En s\u00e9lectionnant la plage <code>B2:B151<\/code> et en la nommant formellement <code>ScoresPsy<\/code> dans la zone de nom, les \u00e9quations ult\u00e9rieures gagnent en lisibilit\u00e9, \u00e9liminant les risques d&rsquo;erreurs de pointage lors des copies de cellules.<\/p>\n<h3>5.3 Audit des pr\u00e9requis techniques dans Excel<\/h3>\n<p>L&rsquo;impl\u00e9mentation op\u00e9rationnelle du test requiert un examen attentif des sp\u00e9cificit\u00e9s de la version d&rsquo;Excel mobilis\u00e9e et de son environnement linguistique. Depuis la version Excel 2010, Microsoft a proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 une refonte substantielle de sa biblioth\u00e8que de fonctions statistiques afin d&rsquo;am\u00e9liorer la pr\u00e9cision des algorithmes en double pr\u00e9cision et de se conformer aux normes de l&rsquo;ISO\/IEC. Il convient donc de privil\u00e9gier syst\u00e9matiquement les fonctions statistiques modernes (dont l&rsquo;intitul\u00e9 comporte des s\u00e9parateurs par point) au d\u00e9triment des anciennes fonctions de compatibilit\u00e9 h\u00e9rit\u00e9es des versions 2003 et ant\u00e9rieures.<\/p>\n<p>Un autre point de vigilance concerne le s\u00e9parateur d\u00e9cimal d\u00e9fini par les param\u00e8tres r\u00e9gionaux du syst\u00e8me d&rsquo;exploitation h\u00f4te. Dans l&rsquo;environnement francophone standard, la virgule (<code>,<\/code>) constitue le s\u00e9parateur d\u00e9cimal l\u00e9gal, tandis que le point-virgule (<code>;<\/code>) s\u00e9pare les arguments au sein d&rsquo;une fonction Excel. Une mauvaise interpr\u00e9tation de ces caract\u00e8res, fr\u00e9quente lors de l&rsquo;importation de fichiers CSV configur\u00e9s \u00e0 l&rsquo;anglo-saxonne (point d\u00e9cimal et virgule d&rsquo;argument), transforme les donn\u00e9es num\u00e9riques en cha\u00eenes textuelles inertes, ce qui fausse int\u00e9gralement les calculs d&rsquo;\u00e9chantillonnage.<\/p>\n<h2>6. Calcul pas \u00e0 pas des param\u00e8tres d&rsquo;\u00e9chantillonnage interm\u00e9diaires dans Excel<\/h2>\n<h3>6.1 D\u00e9nombrement rigoureux de l&rsquo;\u00e9chantillon effectif<\/h3>\n<p>La premi\u00e8re composante scalaire indispensable \u00e0 l&rsquo;\u00e9dification de la statistique de Jarque-Bera est l&rsquo;effectif effectif des observations valides, not\u00e9 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n\">$n$<\/span>. L&rsquo;utilisation empirique de la taille g\u00e9om\u00e9trique de la colonne serait une erreur conceptuelle majeure en pr\u00e9sence de cellules non renseign\u00e9es. Pour d\u00e9nombrer strictement les entr\u00e9es num\u00e9riques, on impl\u00e9mente la fonction <code>NB<\/code> :<\/p>\n<p>Formule dans la cellule cible (par exemple <code>E2<\/code>) :<\/p>\n<p><code>=NB(ScoresPsy)<\/code> ou <code>=NB(B2:B151)<\/code><\/p>\n<p>La fonction <code>NB<\/code> ignore automatiquement les cellules textuelles, les cellules vides ou les codes d&rsquo;erreur, garantissant que l&rsquo;entier retourn\u00e9 refl\u00e8te exclusivement le nombre de mesures r\u00e9elles disponibles pour le calcul des moments. Si la s\u00e9rie analys\u00e9e comporte des donn\u00e9es filtr\u00e9es dynamiquement, on pourra recourir alternativement \u00e0 la fonction <code>SOUS.TOTAL(102; B2:B151)<\/code> pour ne comptabiliser que les cellules visibles \u00e0 l&rsquo;\u00e9cran.<\/p>\n<p>L&rsquo;exactitude de cette grandeur <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n\">$n$<\/span> est d\u00e9cisive : elle intervient non seulement dans le facteur de mise \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle global <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n\/6\">$n\/6$<\/span>, mais conditionne \u00e9galement la variance asymptotique sous-jacente des moments. Toute sous-estimation ou surestimation de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n\">$n$<\/span> invalide l&rsquo;ensemble de la cha\u00eene d&rsquo;inf\u00e9rence.<\/p>\n<h3>6.2 Calcul de la moyenne et de l&rsquo;\u00e9cart-type d&rsquo;\u00e9chantillon<\/h3>\n<p>Bien que l&rsquo;\u00e9quation finale synth\u00e9tique de Jarque-Bera puisse \u00eatre calcul\u00e9e directement \u00e0 l&rsquo;aide des fonctions de moments pr\u00e9programm\u00e9es, la d\u00e9termination du premier moment brut (la moyenne d&rsquo;\u00e9chantillon) et du second moment centr\u00e9 (la variance ou l&rsquo;\u00e9cart-type) s&rsquo;impose pour auditer le jeu de donn\u00e9es et pour permettre la d\u00e9composition manuelle didactique.<\/p>\n<p>La moyenne empirique arithm\u00e9tique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\bar{x}\">$\\bar{x}$<\/span> s&rsquo;obtient par l&rsquo;insertion de la fonction standard dans la cellule <code>E3<\/code> :<\/p>\n<p><code>=MOYENNE(ScoresPsy)<\/code><\/p>\n<p>Cette grandeur repr\u00e9sente l&rsquo;estimateur sans biais de l&rsquo;esp\u00e9rance math\u00e9matique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\mu\">$\\mu$<\/span>. Pour la dispersion empirique, une distinction math\u00e9matique s&rsquo;impose : l&rsquo;\u00e9cart-type d&rsquo;\u00e9chantillon sans biais, not\u00e9 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"s\">$s$<\/span>, calcul\u00e9 avec le d\u00e9nominateur <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n - 1\">$n &#8211; 1$<\/span> selon le th\u00e9or\u00e8me de Bessel, doit \u00eatre mobilis\u00e9 en lieu et place de l&rsquo;\u00e9cart-type de population bas\u00e9 sur <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n\">$n$<\/span>. Dans la cellule <code>E4<\/code>, on inscrira la fonction statistique contemporaine :<\/p>\n<p><code>=ECARTYPE.STANDARD(ScoresPsy)<\/code><\/p>\n<p>L&rsquo;obtention de ces deux estimateurs permet de situer l&rsquo;ordre de grandeur de l&rsquo;\u00e9chelle psychom\u00e9trique analys\u00e9e et sert de point d&rsquo;ancrage fondamental pour l&rsquo;\u00e9ventuelle standardisation individuelle des scores en notes r\u00e9duites (scores <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"z\">$z$<\/span>).<\/p>\n<h3>6.3 Tableau r\u00e9capitulatif des variables fondamentales<\/h3>\n<p>Pour garantir une tra\u00e7abilit\u00e9 rigoureuse au sein du classeur Excel, les param\u00e8tres d&rsquo;\u00e9chantillonnage doivent \u00eatre agenc\u00e9s au sein d&rsquo;un bloc r\u00e9capitulatif clair et ordonn\u00e9. La matrice suivante illustre l&rsquo;architecture recommand\u00e9e pour documenter les variables fondamentales avant le traitement des moments d&rsquo;ordre sup\u00e9rieur :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Cellule D2 :<\/strong> \u00c9tiquette \u00ab Effectif valide (n) \u00bb | <strong>Cellule E2 :<\/strong> <code>=NB(B2:B151)<\/code><\/li>\n<li><strong>Cellule D3 :<\/strong> \u00c9tiquette \u00ab Moyenne arithm\u00e9tique (M) \u00bb | <strong>Cellule E3 :<\/strong> <code>=MOYENNE(B2:B151)<\/code><\/li>\n<li><strong>Cellule D4 :<\/strong> \u00c9tiquette \u00ab \u00c9cart-type d&rsquo;\u00e9chantillon (s) \u00bb | <strong>Cellule E4 :<\/strong> <code>=ECARTYPE.STANDARD(B2:B151)<\/code><\/li>\n<li><strong>Cellule D5 :<\/strong> \u00c9tiquette \u00ab Variance empirique (s^2) \u00bb | <strong>Cellule E5 :<\/strong> <code>=VAR.S(B2:B151)<\/code><\/li>\n<\/ul>\n<p>Afin de s\u00e9curiser ce tableau contre toute d\u00e9faillance de calcul en cascade, il est judicieux d&rsquo;adjoindre une cellule de v\u00e9rification logique utilisant la fonction <code>ESTNUM<\/code>. Par exemple, la formule <code>=SI(ET(ESTNUM(E2); ESTNUM(E3); ESTNUM(E4); E2 &gt; 3); \"Valide\"; \"Erreur de donn\u00e9es\")<\/code> garantit d&rsquo;un coup d&rsquo;\u0153il que tous les param\u00e8tres pr\u00e9alables sont int\u00e8gres et que la taille d&rsquo;\u00e9chantillon minimale est respect\u00e9e avant d&rsquo;aborder les calculs de moments d&rsquo;ordre 3 et 4.<\/p>\n<h2>7. Formules Excel pour l&rsquo;asym\u00e9trie et le kurtosis empiriques<\/h2>\n<h3>7.1 Calcul de l&rsquo;asym\u00e9trie via les fonctions int\u00e9gr\u00e9es d&rsquo;Excel<\/h3>\n<p>Microsoft Excel int\u00e8gre deux fonctions distinctes pour le calcul du coefficient d&rsquo;asym\u00e9trie, g\u00e9n\u00e9rant souvent une confusion conceptuelle : la fonction <code>COEFFICIENT.ASYMETRIE<\/code> et la fonction <code>COEFFICIENT.ASYMETRIE.P<\/code>. La distinction r\u00e9side dans la correction des biais pour petits \u00e9chantillons :<\/p>\n<p>La fonction <code>COEFFICIENT.ASYMETRIE.P<\/code> calcule l&rsquo;asym\u00e9trie bas\u00e9e sur le moment centr\u00e9 direct divis\u00e9 par <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n\">$n$<\/span> (estimateur de population avec biais), sans appliquer le coefficient d&rsquo;expansion d&rsquo;\u00e9chantillon :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"\\text{COEFFICIENT.ASYMETRIE.P} = \\frac{\\frac{1}{n} \\sum (x_i - \\bar{x})^3}{\\left(\\frac{1}{n} \\sum (x_i - \\bar{x})^2\\right)^{3\/2}}\">$$\\text{COEFFICIENT.ASYMETRIE.P} = \\frac{\\frac{1}{n} \\sum (x_i &#8211; \\bar{x})^3}{\\left(\\frac{1}{n} \\sum (x_i &#8211; \\bar{x})^2\\right)^{3\/2}}$$<\/span><\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;inverse, la fonction standard <code>COEFFICIENT.ASYMETRIE<\/code> calcule l&rsquo;estimateur corrig\u00e9 sans biais <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"G_1\">$G_1$<\/span> de Fisher-Pearson :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"\\text{COEFFICIENT.ASYMETRIE} = \\frac{n}{(n - 1)(n - 2)} \\sum_{i=1}^n \\left(\\frac{x_i - \\bar{x}}{s}\\right)^3\">$$\\text{COEFFICIENT.ASYMETRIE} = \\frac{n}{(n &#8211; 1)(n &#8211; 2)} \\sum_{i=1}^n \\left(\\frac{x_i &#8211; \\bar{x}}{s}\\right)^3$$<\/span><\/p>\n<p>Dans la d\u00e9rivation th\u00e9orique originale de Jarque et Bera (1980, 1987), les auteurs utilisent formellement les moments d&rsquo;\u00e9chantillonnage non corrig\u00e9s, puisque les corrections d&rsquo;\u00e9chantillon s&rsquo;estompent asymptotiquement lorsque <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n to \\infty\">$n to \\infty$<\/span>. Toutefois, dans la pratique empirique moderne et au sein des principaux progiciels d&rsquo;analyse de donn\u00e9es, l&rsquo;usage des coefficients corrig\u00e9s s&rsquo;est impos\u00e9 comme le standard op\u00e9ratoire le plus rigoureux afin de compenser les distorsions sur des tailles d&rsquo;\u00e9chantillons finies.<\/p>\n<p>Dans la cellule <code>E6<\/code>, d\u00e9di\u00e9e au coefficient d&rsquo;asym\u00e9trie <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"S\">$S$<\/span>, on saisira donc :<\/p>\n<p><code>=COEFFICIENT.ASYMETRIE(ScoresPsy)<\/code> ou <code>=COEFFICIENT.ASYMETRIE(B2:B151)<\/code><\/p>\n<p>L&rsquo;interpr\u00e9tation clinique du signe obtenu est imm\u00e9diate : une valeur positive substantielle (ex. <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"+1{,}25\">$+1{,}25$<\/span>) signale que la distribution des scores d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 s&rsquo;\u00e9tire vers les valeurs pathologiques aigu\u00ebs, tandis qu&rsquo;une valeur n\u00e9gative (ex. <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"-0{,}85\">$-0{,}85$<\/span>) r\u00e9v\u00e9lera un plafonnement massif de l&rsquo;\u00e9chantillon.<\/p>\n<h3>7.2 Calcul de l&rsquo;aplatissement via la fonction d&rsquo;exc\u00e8s de kurtosis<\/h3>\n<p>L&rsquo;exploitation de la fonction d&rsquo;aplatissement d&rsquo;Excel rec\u00e8le un pi\u00e8ge m\u00e9thodologique fondamental que tout chercheur doit ma\u00eetriser sous peine de vicier l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 de sa d\u00e9marche : la fonction native d&rsquo;Excel est intitul\u00e9e <code>KURTOSIS<\/code> dans sa version internationale et <code>KURTOSIS<\/code> (ou parfois <code>APLATISSEMENT<\/code> selon les versions r\u00e9gionales sp\u00e9cifiques) dans l&rsquo;interface francophone standard :<\/p>\n<p><code>=KURTOSIS(ScoresPsy)<\/code><\/p>\n<p><strong>Avertissement technique fondamental :<\/strong> La fonction <code>KURTOSIS<\/code> d&rsquo;Excel calcule <strong>exclusivement l&rsquo;exc\u00e8s de kurtosis<\/strong> corrig\u00e9 pour les petits \u00e9chantillons (soit <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"G_2 \\approx K - 3\">$G_2 \\approx K &#8211; 3$<\/span>), et <strong>non pas le kurtosis brut<\/strong> (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"K\">$K$<\/span>). L&rsquo;algorithme interne programm\u00e9 par Microsoft soustrait d&rsquo;office la valeur 3 de la formulation de base, comme l&rsquo;illustre son \u00e9quation d&rsquo;ex\u00e9cution interne :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"\\text{KURTOSIS} = \\left{\\frac{n(n + 1)}{(n - 1)(n - 2)(n - 3)} \\sum \\left(\\frac{x_i - \\bar{x}}{s}\\right)^4\\right} - \\frac{3(n - 1)^2}{(n - 2)(n - 3)}\">$$\\text{KURTOSIS} = \\left{\\frac{n(n + 1)}{(n &#8211; 1)(n &#8211; 2)(n &#8211; 3)} \\sum \\left(\\frac{x_i &#8211; \\bar{x}}{s}\\right)^4\\right} &#8211; \\frac{3(n &#8211; 1)^2}{(n &#8211; 2)(n &#8211; 3)}$$<\/span><\/p>\n<p>Cette caract\u00e9ristique algorithmique d&rsquo;Excel constitue, par une heureuse co\u00efncidence de conception, un avantage direct pour l&rsquo;impl\u00e9mentation du test de Jarque-Bera. En effet, la variable <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"C\">$C$<\/span> int\u00e9gr\u00e9e dans l&rsquo;\u00e9quation op\u00e9rationnelle de Jarque-Bera (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"JB = \\frac{n}{6}(S^2 + \\frac{C^2}{4})\">$JB = \\frac{n}{6}(S^2 + \\frac{C^2}{4})$<\/span>) correspond rigoureusement \u00e0 l&rsquo;exc\u00e8s de kurtosis (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"C = K - 3\">$C = K &#8211; 3$<\/span>). Il ne faut donc <strong>en aucun cas<\/strong> soustraire \u00e0 nouveau 3 du r\u00e9sultat retourn\u00e9 par la cellule Excel, sous peine d&rsquo;\u00e9valuer une distorsion par rapport \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"-3\">$-3$<\/span>, ce qui d\u00e9truirait totalement la validit\u00e9 de la statistique.<\/p>\n<p>Dans la cellule <code>E7<\/code>, on ins\u00e8re la formule :<\/p>\n<p><code>=KURTOSIS(B2:B151)<\/code><\/p>\n<p>Une valeur proche de z\u00e9ro (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"0 \\pm 0{,}2\">$0 \\pm 0{,}2$<\/span>) t\u00e9moigne d&rsquo;un profil m\u00e9sokurtique conforme \u00e0 la normalit\u00e9 gaussienne ; une valeur positive \u00e9lev\u00e9e (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"&gt; +1{,}0\">$&gt; +1{,}0$<\/span>) signale une leptokurticit\u00e9 pathologique marqu\u00e9e par des queues de distribution \u00e9paisses.<\/p>\n<h3>7.3 Alternative par d\u00e9composition manuelle des moments centr\u00e9s<\/h3>\n<p>Pour appr\u00e9hender concr\u00e8tement la m\u00e9canique interne des moments sans recourir aux fonctions automatis\u00e9es d&rsquo;Excel, il est p\u00e9dagogiquement enrichissant d&rsquo;impl\u00e9menter une d\u00e9composition manuelle pas \u00e0 pas par colonnes adjacentes :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>\u00c9tape 1 : Construction des \u00e9carts standardis\u00e9s (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"z\">$z$<\/span>-scores) dans la colonne C :<\/strong> En cellule <code>C2<\/code>, on calcule la note r\u00e9duite individuelle :<br \/>\n    <br \/><code>=(B2 - <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"E\">$E$<\/span>3) \/ <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"E\">$E$<\/span>4<\/code><br \/>\n    <br \/>Cette formule est \u00e9tir\u00e9e verticalement jusqu&rsquo;\u00e0 la cellule <code>C151<\/code>. Chaque cellule exprime l&rsquo;\u00e9cart de l&rsquo;observation \u00e0 la moyenne arithm\u00e9tique en unit\u00e9s d&rsquo;\u00e9cart-type.<\/li>\n<li><strong>\u00c9tape 2 : Calcul des puissances troisi\u00e8mes pour l&rsquo;asym\u00e9trie dans la colonne D :<\/strong> En cellule <code>D2<\/code>, on \u00e9l\u00e8ve le score standardis\u00e9 au cube :<br \/>\n    <br \/><code>=C2^3<\/code><br \/>\n    <br \/>On propage la formule sur l&rsquo;ensemble de la s\u00e9rie. La moyenne empirique brute de cette colonne <code>D<\/code>, calcul\u00e9e par <code>=MOYENNE(D2:D151)<\/code>, fournit l&rsquo;estimateur de l&rsquo;asym\u00e9trie brute non corrig\u00e9e <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\hat{S}\">$\\hat{S}$<\/span>.<\/li>\n<li><strong>\u00c9tape 3 : Calcul des puissances quatri\u00e8mes pour l&rsquo;aplatissement dans la colonne E :<\/strong> En cellule <code>E2<\/code>, on \u00e9l\u00e8ve le score standardis\u00e9 \u00e0 la puissance 4 :<br \/>\n    <br \/><code>=C2^4<\/code><br \/>\n    <br \/>On \u00e9tire la formule jusqu&rsquo;\u00e0 la derni\u00e8re ligne. La moyenne de cette colonne, calcul\u00e9e par <code>=MOYENNE(E2:E151)<\/code>, correspond au kurtosis brut non corrig\u00e9 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\hat{K}\">$\\hat{K}$<\/span>. Pour obtenir l&rsquo;exc\u00e8s brut non corrig\u00e9 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\hat{C}\">$\\hat{C}$<\/span>, il suffit de poser <code>=MOYENNE(E2:E151) - 3<\/code>.<\/li>\n<\/ul>\n<p>La comparaison de ces calculs manuels \u00e9l\u00e9mentaires avec les sorties de <code>COEFFICIENT.ASYMETRIE<\/code> et de <code>KURTOSIS<\/code> met en lumi\u00e8re l&rsquo;action des facteurs de correction d&rsquo;\u00e9chantillon fini <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n \/ [(n-1)(n-2)]\">$n \/ [(n-1)(n-2)]$<\/span>. Plus la taille de l&rsquo;\u00e9chantillon s&rsquo;accro\u00eet, plus les r\u00e9sultats de la m\u00e9thode manuelle directe et des fonctions natives d&rsquo;Excel deviennent rigoureusement indiscernables, illustrant la convergence asymptotique.<\/p>\n<h2>8. Impl\u00e9mentation math\u00e9matique de la statistique JB dans la feuille de calcul<\/h2>\n<h3>8.1 Traduction syntaxique de l&rsquo;\u00e9quation de Jarque-Bera en formule Excel<\/h3>\n<p>Une fois les param\u00e8tres scalaires <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n\">$n$<\/span>, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"S\">$S$<\/span> et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"C\">$C$<\/span> rigoureusement isol\u00e9s dans le tableau r\u00e9capitulatif, la statistique de test de Jarque-Bera peut \u00eatre assembl\u00e9e. Rappelons l&rsquo;architecture de la formule math\u00e9matique \u00e0 mod\u00e9liser :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"JB = \\frac{n}{6} \\left( S^2 + \\frac{C^2}{4} \\right)\">$$JB = \\frac{n}{6} \\left( S^2 + \\frac{C^2}{4} \\right)$$<\/span><\/p>\n<p>Supposons que nos param\u00e8tres soient spatialement organis\u00e9s dans les cellules suivantes de la feuille de calcul :<\/p>\n<ul>\n<li>Cellule <code>E2<\/code> : Taille de l&rsquo;\u00e9chantillon effectif (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n\">$n$<\/span>)<\/li>\n<li>Cellule <code>E6<\/code> : Coefficient d&rsquo;asym\u00e9trie (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"S\">$S$<\/span>), obtenu par <code>=COEFFICIENT.ASYMETRIE(B2:B151)<\/code><\/li>\n<li>Cellule <code>E7<\/code> : Exc\u00e8s de kurtosis (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"C\">$C$<\/span>), obtenu par <code>=KURTOSIS(B2:B151)<\/code><\/li>\n<\/ul>\n<p>Dans la cellule cible destin\u00e9e \u00e0 accueillir la statistique de test (par exemple la cellule <code>H2<\/code>), l&rsquo;\u00e9criture de l&rsquo;\u00e9quation alg\u00e9brique exige un respect strict de la hi\u00e9rarchie des op\u00e9rateurs arithm\u00e9tiques et un parenth\u00e9sage m\u00e9thodique :<\/p>\n<p><code>=(E2 \/ 6) * (E6^2 + (E7^2 \/ 4))<\/code><\/p>\n<figure class=\"wpt-preserved-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/french.arabpsychology.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/jarqueBeraExcel2.png\" alt=\"Jarque Bera Test in Excel\" \/><figcaption>Jarque Bera Test in Excel<\/figcaption><\/figure>\n<p>Analysons la chronologie d&rsquo;ex\u00e9cution de cette syntaxe par le moteur de calcul d&rsquo;Excel :<\/p>\n<ul>\n<li>Le premier op\u00e9rateur <code>(E2 \/ 6)<\/code> \u00e9tablit le coefficient multiplicateur lin\u00e9aire d&rsquo;\u00e9chantillon.<\/li>\n<li>Le terme <code>E6^2<\/code> \u00e9l\u00e8ve l&rsquo;asym\u00e9trie au carr\u00e9, convertissant tout \u00e9cart lat\u00e9ral (positif ou n\u00e9gatif) en une magnitude scalaire strictement positive.<\/li>\n<li>L&rsquo;op\u00e9rateur <code>(E7^2 \/ 4)<\/code> proc\u00e8de \u00e0 l&rsquo;\u00e9l\u00e9vation au carr\u00e9 de l&rsquo;exc\u00e8s de kurtosis, suivie imm\u00e9diatement de sa division par 4, refl\u00e9tant sa variance asymptotique quadruple. L&rsquo;insertion de parenth\u00e8ses explicites autour de <code>E7^2 \/ 4<\/code> s\u00e9curise l&rsquo;ordre d&rsquo;op\u00e9ration, bien que l&rsquo;exponentiation poss\u00e8de une priorit\u00e9 naturelle sur la division dans les conventions d&rsquo;Excel.<\/li>\n<li>L&rsquo;addition interne effectue la somme quadratique composite des deux d\u00e9viations morphologiques.<\/li>\n<li>Le produit final d\u00e9livre la valeur de la statistique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"JB\">$JB$<\/span>.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>8.2 Encapsulation dans une formule matricielle consolid\u00e9e sans cellules interm\u00e9diaires<\/h3>\n<p>Dans le cadre du d\u00e9veloppement de classeurs statistiques automatis\u00e9s, de tableaux de bord de recherche ou de macros analytiques, il s&rsquo;av\u00e8re souvent avantageux de synth\u00e9tiser le calcul de la statistique de Jarque-Bera en une unique formule consolid\u00e9e. Cette d\u00e9marche dispense le chercheur de cr\u00e9er des cellules interm\u00e9diaires pour <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n\">$n$<\/span>, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"S\">$S$<\/span> et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"C\">$C$<\/span>, r\u00e9duisant l&rsquo;encombrement spatial et annulant le risque de suppression accidentelle d&rsquo;une cellule de d\u00e9pendance.<\/p>\n<p>En exploitant la plage de donn\u00e9es <code>B2:B151<\/code> (ou la plage nomm\u00e9e <code>ScoresPsy<\/code>), on peut encapsuler directement l&rsquo;ensemble des fonctions d&rsquo;\u00e9chantillonnage au sein de l&rsquo;\u00e9quation ma\u00eetresse dans la cellule de destination :<\/p>\n<p><code>=(NB(B2:B151)\/6) * (COEFFICIENT.ASYMETRIE(B2:B151)^2 + (KURTOSIS(B2:B151)^2 \/ 4))<\/code><\/p>\n<p>Cette \u00e9criture pr\u00e9sente une efficacit\u00e9 algorithmique remarquable : elle est enti\u00e8rement dynamique. Si de nouveaux scores psychom\u00e9triques sont ajout\u00e9s ou si des valeurs aberrantes sont corrig\u00e9es au sein de la plage source, la statistique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"JB\">$JB$<\/span> se recalcule instantan\u00e9ment en ajustant conjointement l&rsquo;effectif <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n\">$n$<\/span>, l&rsquo;asym\u00e9trie et l&rsquo;aplatissement.<\/p>\n<p>N\u00e9anmoins, sur le plan de la communication scientifique et de la v\u00e9rification des calculs (auditabilit\u00e9), cette compacit\u00e9 pr\u00e9sente l&rsquo;inconv\u00e9nient d&rsquo;occulter les poids relatifs de l&rsquo;asym\u00e9trie et du kurtosis dans la composition de la statistique globale. Il incombe au chercheur de peser le b\u00e9n\u00e9fice d&rsquo;une macro-formule compacte face \u00e0 la clart\u00e9 didactique offerte par un tableau d\u00e9composant les \u00e9tapes interm\u00e9diaires.<\/p>\n<h3>8.3 Validation m\u00e9trologique et d\u00e9tection d&rsquo;erreurs potentielles<\/h3>\n<p>D\u00e8s l&rsquo;impl\u00e9mentation de la formule de Jarque-Bera, un protocole d&rsquo;audit doit \u00eatre appliqu\u00e9 pour valider la conformit\u00e9 num\u00e9rique des r\u00e9sultats et pr\u00e9venir toute anomalie d&rsquo;ex\u00e9cution :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Contr\u00f4le de positivit\u00e9 absolue :<\/strong> En vertu des axiomes probabilistes d\u00e9taill\u00e9s \u00e0 la section 3.3, la cellule contenant la statistique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"JB\">$JB$<\/span> doit imp\u00e9rativement afficher une valeur sup\u00e9rieure ou \u00e9gale \u00e0 z\u00e9ro. L&rsquo;apparition d&rsquo;un nombre n\u00e9gatif est l&rsquo;indice irr\u00e9futable d&rsquo;une erreur d&rsquo;impl\u00e9mentation syntaxique (par exemple, la soustraction erron\u00e9e d&rsquo;un terme au lieu de son \u00e9l\u00e9vation au carr\u00e9).<\/li>\n<li><strong>Diagnostic des codes d&rsquo;erreur d&rsquo;Excel :<\/strong> L&rsquo;erreur <code>#DIV\/0!<\/code> survient syst\u00e9matiquement si la fonction <code>NB<\/code> d\u00e9nombre un effectif <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n le 2\">$n le 2$<\/span> pour l&rsquo;asym\u00e9trie ou <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n le 3\">$n le 3$<\/span> pour le kurtosis, car les d\u00e9nominateurs des fonctions d&rsquo;\u00e9chantillonnage corrig\u00e9es s&rsquo;annulent (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n-1, n-2, n-3\">$n-1, n-2, n-3$<\/span>). L&rsquo;erreur <code>#VALEUR!<\/code> trahit la pr\u00e9sence pernicieuse d&rsquo;un caract\u00e8re textuel ou d&rsquo;un espace parasite au sein de la plage de donn\u00e9es chiffr\u00e9es.<\/li>\n<li><strong>Test de coh\u00e9rence sur donn\u00e9es gaussiennes synth\u00e9tiques :<\/strong> Pour valider l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 de la feuille de calcul, la m\u00e9thode la plus rigoureuse consiste \u00e0 simuler un \u00e9chantillon gaussien th\u00e9orique. \u00c0 l&rsquo;aide de l&rsquo;outil d&rsquo;\u00e9chantillonnage d&rsquo;Excel ou en appliquant la transformation de Box-Muller via la formule matricielle <code>=LOI.NORMALE.STANDARD.INVERSE(ALEA())<\/code> sur 1 000 lignes, on g\u00e9n\u00e8re une s\u00e9rie normale simul\u00e9e. En connectant la formule de Jarque-Bera \u00e0 cette distribution id\u00e9ale, la statistique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"JB\">$JB$<\/span> obtenue doit \u00eatre modeste (g\u00e9n\u00e9ralement comprise entre 0,01 et 4,0), confirmant que l&rsquo;algorithme est parfaitement calibr\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>9. D\u00e9termination et calcul de la p-valeur via la distribution du Chi-carr\u00e9 dans Excel<\/h2>\n<h3>9.1 Choix de la fonction Excel adapt\u00e9e pour la queue sup\u00e9rieure<\/h3>\n<p>L&rsquo;obtention de la valeur scalaire de la statistique de Jarque-Bera ne constitue que la premi\u00e8re moiti\u00e9 du parcours inf\u00e9rentiel. Pour d\u00e9terminer si cette magnitude s&rsquo;\u00e9carte de fa\u00e7on statistiquement significative de ce qui est imputable aux seules fluctuations d&rsquo;\u00e9chantillonnage, le chercheur doit calculer la p-valeur associ\u00e9e, c&rsquo;est-\u00e0-dire la probabilit\u00e9 d&rsquo;obtenir, sous l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"H_0\">$H_0$<\/span>, une statistique au moins aussi extr\u00eame que celle observ\u00e9e.<\/p>\n<p>La statistique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"JB\">$JB$<\/span> convergeant vers une loi du Chi-carr\u00e9 \u00e0 deux degr\u00e9s de libert\u00e9 (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\chi^2(2)\">$\\chi^2(2)$<\/span>), et toute d\u00e9viation de la normalit\u00e9 gonflant unilat\u00e9ralement la valeur de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"JB\">$JB$<\/span> vers des grandeurs positives, le test de normalit\u00e9 de Jarque-Bera est structurellement un <strong>test unilat\u00e9ral \u00e0 droite<\/strong> (queue sup\u00e9rieure de la distribution). Dans l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me contemporain d&rsquo;Excel, la fonction statistique de r\u00e9f\u00e9rence pour calculer cette probabilit\u00e9 d&rsquo;extr\u00eame queue sup\u00e9rieure est :<\/p>\n<p><code>=LOI.KHIDEUX.DROITE(x; degres_liberte)<\/code><\/p>\n<p>Il est imp\u00e9ratif d&rsquo;abandonner l&rsquo;usage de l&rsquo;ancienne fonction <code>LOI.KHIDEUX<\/code> pr\u00e9sente dans les versions obsol\u00e8tes d&rsquo;Excel, ainsi que la fonction <code>LOI.KHIDEUX.N(x; df; VRAI)<\/code> qui retourne par d\u00e9faut la probabilit\u00e9 cumul\u00e9e unilat\u00e9rale \u00e0 gauche (la fonction de r\u00e9partition cumulative <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"P(X le x)\">$P(X le x)$<\/span>). Utiliser <code>LOI.KHIDEUX.N<\/code> \u00e0 la place de la queue droite reviendrait \u00e0 calculer <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"1 - \\text{p-valeur}\">$1 &#8211; \\text{p-valeur}$<\/span>, inversant diam\u00e9tralement la conclusion du test statistique.<\/p>\n<figure class=\"wpt-preserved-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/french.arabpsychology.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/jarqueBeraExcel3.png\" alt=\"Jarque Bera Test in Excel example\" \/><figcaption>Jarque Bera Test in Excel example<\/figcaption><\/figure>\n<h3>9.2 Ex\u00e9cution du calcul de la p-valeur associ\u00e9e \u00e0 la statistique JB<\/h3>\n<p>L&rsquo;ex\u00e9cution de la formule probabiliste dans la feuille de calcul se distingue par sa concision math\u00e9matique. Si la statistique de Jarque-Bera a \u00e9t\u00e9 calcul\u00e9e dans la cellule <code>H2<\/code>, la formule \u00e0 saisir dans la cellule d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la p-valeur (par exemple <code>H3<\/code>) est formul\u00e9e ainsi :<\/p>\n<p><code>=LOI.KHIDEUX.DROITE(H2; 2)<\/code><\/p>\n<p>Le second argument est imp\u00e9rativement fix\u00e9 \u00e0 <strong>2<\/strong>, traduisant les deux degr\u00e9s de libert\u00e9 associ\u00e9s aux deux moments test\u00e9s (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"S\">$S$<\/span> et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"C\">$C$<\/span>). Le comportement math\u00e9matique de cette fonction r\u00e9pond aux lois asymptotiques :<\/p>\n<ul>\n<li>Si la statistique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"JB\">$JB$<\/span> est tr\u00e8s proche de z\u00e9ro (par exemple <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"JB = 0{,}15\">$JB = 0{,}15$<\/span>), la fonction retourne une p-valeur tendant vers $1$ (dans cet exemple, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p = \\exp(-0{,}15\/2) \\approx 0{,}928\">$p = \\exp(-0{,}15\/2) \\approx 0{,}928$<\/span>), attestant d&rsquo;une concordance morphologique remarquable entre les donn\u00e9es et la loi normale.<\/li>\n<li>\u00c0 mesure que la statistique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"JB\">$JB$<\/span> augmente, la p-valeur d\u00e9cline de fa\u00e7on exponentielle. Pour une valeur de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"JB = 5{,}991\">$JB = 5{,}991$<\/span>, la p-valeur atteint exactement le seuil critique conventionnel de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"0{,}05\">$0{,}05$<\/span>.<\/li>\n<li>Pour des valeurs de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"JB\">$JB$<\/span> particuli\u00e8rement \u00e9lev\u00e9es (par exemple <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"JB = 45{,}8\">$JB = 45{,}8$<\/span>), la p-valeur plonge vers des valeurs infinit\u00e9simales (ex. <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"1{,}13 \\times 10^{-10}\">$1{,}13 \\times 10^{-10}$<\/span>), qu&rsquo;Excel affichera sous forme de notation scientifique <code>1,13E-10<\/code>, signalant un rejet \u00e9crasant de l&rsquo;hypoth\u00e8se de normalit\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>9.3 Automatisation du verdict d\u00e9cisionnel via des conditions logiques<\/h3>\n<p>Afin de minimiser le risque d&rsquo;erreur humaine dans l&rsquo;interpr\u00e9tation des r\u00e9sultats statistiques et de concevoir des outils de diagnostic directement exploitables par des assistants de recherche ou des cliniciens, il est hautement recommand\u00e9 d&rsquo;automatiser le verdict inf\u00e9rentiel au moyen de fonctions logiques conditionnelles.<\/p>\n<p>Dans la cellule <code>H4<\/code>, adjacente \u00e0 la p-valeur (cellule <code>H3<\/code>), on ins\u00e8re la formule conditionnelle <code>SI<\/code> suivante :<\/p>\n<p><code>=SI(H3 &lt; 0,05; &quot;Rejet de la normalit\u00e9 (Distribution Non Normale)&quot;; &quot;Maintien de H0 (Distribution Compatible avec la Normalit\u00e9)&quot;)<\/code><\/p>\n<p>Pour affiner le niveau de granularit\u00e9 scientifique et documenter les seuils d&rsquo;invalidation traditionnels en psychologie (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\alpha = 0{,}05\">$\\alpha = 0{,}05$<\/span>, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\alpha = 0{,}01\">$\\alpha = 0{,}01$<\/span>, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\alpha = 0{,}001\">$\\alpha = 0{,}001$<\/span>), il est possible d&rsquo;imbriquer plusieurs conditions logiques :<\/p>\n<p><code>=SI(H3 &lt; 0,001; &quot;D\u00e9viation extr\u00eame (p &lt; 0,001) : Non Normale&quot;; SI(H3 &lt; 0,01; &quot;D\u00e9viation forte (p &lt; 0,01) : Non Normale&quot;; SI(H3 &lt; 0,05; &quot;D\u00e9viation mod\u00e9r\u00e9e (p = 0,05)\"))))<\/code><\/p>\n<p>Enfin, l&rsquo;application d&rsquo;une <strong>Mise en forme conditionnelle<\/strong> sur cette cellule d&rsquo;inf\u00e9rence constitue une valeur ajout\u00e9e ergonomique majeure : un remplissage rouge clair alertant le chercheur sur un rejet franc de la normalit\u00e9 (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p &lt; 0{,}05\">$p &lt; 0{,}05$<\/span>), et un remplissage vert pastel confirmant la recevabilit\u00e9 de la distribution pour les mod\u00e9lisations param\u00e9triques ult\u00e9rieures.<\/p>\n<h2>10. Interpr\u00e9tation statistique, seuils d\u00e9cisionnels et inf\u00e9rence en psychologie<\/h2>\n<h3>10.1 R\u00e8gles formelles de d\u00e9cision statistique<\/h3>\n<p>L&rsquo;interpr\u00e9tation statistique du test de Jarque-Bera ob\u00e9it aux r\u00e8gles universelles de l&rsquo;inf\u00e9rence fr\u00e9quentiste fond\u00e9es sur le cadre \u00e9pist\u00e9mologique de Neyman-Pearson. Le chercheur fixe a priori, avant toute manipulation empirique des donn\u00e9es, un seuil de risque d&rsquo;erreur de premi\u00e8re esp\u00e8ce, universellement \u00e9tabli \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\alpha = 0{,}05\">$\\alpha = 0{,}05$<\/span>. La confrontation de la p-valeur obtenue avec ce seuil critique dicte la d\u00e9cision m\u00e9thodologique :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>R\u00e8gle de rejet (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p &lt; \\alpha\">$p &lt; \\alpha$<\/span>) :<\/strong> Lorsque la p-valeur issue de la distribution du Chi-carr\u00e9 \u00e0 deux degr\u00e9s de libert\u00e9 est strictement inf\u00e9rieure \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"0{,}05\">$0{,}05$<\/span>, l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"H_0\">$H_0$<\/span> est formellement rejet\u00e9e. Le chercheur en conclut que la probabilit\u00e9 d&rsquo;observer de telles d\u00e9viations conjointes d&rsquo;asym\u00e9trie et de kurtosis sous l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;une population gaussienne est inf\u00e9rieure \u00e0 5 %. La distribution des donn\u00e9es est alors d\u00e9clar\u00e9e significativement non normale.<\/li>\n<li><strong>R\u00e8gle de non-rejet (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p ge \\alpha\">$p ge \\alpha$<\/span>) :<\/strong> Lorsque la p-valeur est sup\u00e9rieure ou \u00e9gale \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"0{,}05\">$0{,}05$<\/span>, l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle ne peut \u00eatre rejet\u00e9e. L&rsquo;interpr\u00e9tation de ce r\u00e9sultat exige cependant une vigilance \u00e9pist\u00e9mologique scrupuleuse : <em>l&rsquo;absence de preuve n&rsquo;est pas la preuve de l&rsquo;absence<\/em>. On ne dit jamais que l&rsquo;\u00e9chantillon \u00ab prouve la normalit\u00e9 \u00bb, mais plut\u00f4t que les donn\u00e9es empiriques ne fournissent pas de preuves suffisantes pour r\u00e9futer l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;une distribution normale parente.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>10.2 Diagnostic diff\u00e9rentiel : dissocier l&rsquo;asym\u00e9trie du kurtosis dans l&rsquo;anomalie<\/h3>\n<p>L&rsquo;un des immenses atouts de la d\u00e9composition op\u00e9r\u00e9e dans notre protocole Excel r\u00e9side dans la possibilit\u00e9 de r\u00e9aliser un diagnostic diff\u00e9rentiel de la morphologie distributionnelle. Puisque la statistique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"JB\">$JB$<\/span> est la somme pond\u00e9r\u00e9e de deux composantes distinctes, il est essentiel d&rsquo;examiner la contribution relative de chacune \u00e0 la statistique finale :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"\\text{Part de l&#039;Asym\u00e9trie} = \\frac{n}{6} \\hat{S}^2 \\quad \\text{versus} \\quad \\text{Part du Kurtosis} = \\frac{n}{24} \\hat{C}^2\">$$\\text{Part de l&rsquo;Asym\u00e9trie} = \\frac{n}{6} \\hat{S}^2 \\quad \\text{versus} \\quad \\text{Part du Kurtosis} = \\frac{n}{24} \\hat{C}^2$$<\/span><\/p>\n<p>Cette distinction clinique et psychom\u00e9trique \u00e9claire la nature du ph\u00e9nom\u00e8ne sous-jacent :<\/p>\n<p><strong>Cas d&rsquo;une anomalie par asym\u00e9trie pr\u00e9dominante :<\/strong> Si la contribution du terme <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\hat{S}^2\">$\\hat{S}^2$<\/span> repr\u00e9sente 85 % de la statistique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"JB\">$JB$<\/span>, le trouble distributionnel provient d&rsquo;un d\u00e9s\u00e9quilibre lat\u00e9ral. En psychopathologie, cela traduit souvent une pr\u00e9valence clinique asym\u00e9trique (la majorit\u00e9 des participants pr\u00e9sente un score sain bas, une minorit\u00e9 pr\u00e9sentant un score aigu). Sur le plan psychom\u00e9trique, cela peut r\u00e9v\u00e9ler des items trop s\u00e9v\u00e8res ou trop faciles, induisant des effets de saturation.<\/p>\n<p><strong>Cas d&rsquo;une anomalie par kurtosis pr\u00e9dominant :<\/strong> Si la statistique est domin\u00e9e par le terme d&rsquo;aplatissement <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\hat{C}^2\/4\">$\\hat{C}^2\/4$<\/span>, la distribution peut \u00eatre parfaitement sym\u00e9trique mais pr\u00e9senter des queues \u00e9paisses (profil leptokurtique). Dans les inventaires de performance neurocognitive ou de temps de r\u00e9action, cette structure trahit la pr\u00e9sence de sous-groupes cliniques singuliers g\u00e9n\u00e9rant des observations extr\u00eames bilat\u00e9rales. Cette configuration s&rsquo;av\u00e8re particuli\u00e8rement toxique pour la stabilit\u00e9 des estimations de variance dans les mod\u00e8les d&rsquo;\u00e9quations structurelles.<\/p>\n<h3>10.3 Prise de d\u00e9cision m\u00e9thodologique suite au r\u00e9sultat du test<\/h3>\n<p>Face \u00e0 un rejet formel de l&rsquo;hypoth\u00e8se de normalit\u00e9 (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p &lt; 0{,}05\">$p &lt; 0{,}05$<\/span>), le chercheur ne doit pas sombrer dans l&#039;impasse m\u00e9thodologique. Trois orientations strat\u00e9giques s&#039;offrent \u00e0 lui :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Le recours \u00e0 la robustesse des tests param\u00e9triques :<\/strong> Si la taille d&rsquo;\u00e9chantillon est substantielle (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n &gt; 100\">$n &gt; 100$<\/span>) et que les d\u00e9viations morphologiques demeurent mod\u00e9r\u00e9es (asym\u00e9trie comprise entre <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"-1\">$-1$<\/span> et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"+1\">$+1$<\/span>, exc\u00e8s de kurtosis entre <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"-1{,}5\">$-1{,}5$<\/span> et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"+1{,}5\">$+1{,}5$<\/span>), le th\u00e9or\u00e8me central limite garantit une robustesse satisfaisante pour les tests param\u00e9triques simples comme le test <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"t\">$t$<\/span> de Student ou l&rsquo;ANOVA \u00e0 un facteur \u00e9quilibr\u00e9e. Le rejet du test de Jarque-Bera peut alors \u00eatre document\u00e9 comme une d\u00e9viation sans incidence op\u00e9rationnelle majeure.<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;inf\u00e9rence non param\u00e9trique :<\/strong> Si la d\u00e9viation est s\u00e9v\u00e8re ou que l&rsquo;\u00e9chantillon est modeste, le chercheur basculera vers des \u00e9quivalents non param\u00e9triques affranchis de tout postulat distributionnel : substitution du test <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"t\">$t$<\/span> pour \u00e9chantillons ind\u00e9pendants par le test <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"U\">$U$<\/span> de Mann-Whitney, substitution de l&rsquo;ANOVA par le test de Kruskal-Wallis, ou substitution du coefficient de corr\u00e9lation de Pearson par le rho de Spearman.<\/li>\n<li><strong>La transformation math\u00e9matique de la variable :<\/strong> Il est tout \u00e0 fait possible d&rsquo;appliquer des transformations d&rsquo;\u00e9chelle dans une nouvelle colonne d&rsquo;Excel pour restaurer la normalit\u00e9 avant mod\u00e9lisation : la transformation logarithmique <code>=LN(x + 1)<\/code> pour corriger une asym\u00e9trie positive marqu\u00e9e, la racine carr\u00e9e <code>=RACINE(x)<\/code> pour les donn\u00e9es de comptage, ou la transformation Box-Cox pour les profils distributionnels plus complexes. Le test de Jarque-Bera sera alors ex\u00e9cut\u00e9 \u00e0 nouveau sur la variable transform\u00e9e pour valider l&rsquo;efficacit\u00e9 de la normalisation.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Comparaison critique : Jarque-Bera face \u00e0 Shapiro-Wilk et Kolmogorov-Smirnov<\/h2>\n<h3>11.1 Le test de Shapiro-Wilk : \u00c9talon-or pour les petits effectifs<\/h3>\n<p>Pour situer la place du test de Jarque-Bera dans le paysage m\u00e9thodologique, il est indispensable de le confronter au test de Shapiro-Wilk (Shapiro &amp; Wilk, 1965), unanimement consid\u00e9r\u00e9 comme l&rsquo;\u00e9talon-or pour l&rsquo;\u00e9valuation de la normalit\u00e9 sur de petits et moyens \u00e9chantillons (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n &lt; 50\">$n &lt; 50$<\/span>).<\/p>\n<p>Le formalisme math\u00e9matique de Shapiro-Wilk repose sur l&rsquo;analyse de la r\u00e9gression lin\u00e9aire des statistiques d&rsquo;ordre d&rsquo;\u00e9chantillon (les observations ordonn\u00e9es de mani\u00e8re croissante) par rapport aux valeurs attendues des quantiles de la loi normale th\u00e9orique standard. La statistique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"W\">$W$<\/span> mesure le carr\u00e9 du coefficient de corr\u00e9lation lin\u00e9aire entre ces grandeurs : une valeur proche de 1 atteste de la parfaite lin\u00e9arit\u00e9 et donc de la normalit\u00e9 du profil distributionnel.<\/p>\n<p>Sur le plan de la puissance statistique, Shapiro-Wilk surpasse syst\u00e9matiquement Jarque-Bera pour les \u00e9chantillons de taille restreinte (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n &lt; 30\">$n &lt; 30$<\/span>), car il int\u00e8gre l&#039;ensemble de l&#039;information ordinale et quantile plut\u00f4t que de se focaliser exclusivement sur deux moments globaux. En contrepartie, le test de Shapiro-Wilk s&#039;av\u00e8re extr\u00eamement difficile \u00e0 impl\u00e9menter de mani\u00e8re native dans Microsoft Excel sans faire appel \u00e0 des macros VBA complexes ou \u00e0 des tables matricielles pr\u00e9d\u00e9finies contenant les poids polynomiaux d\u00e9pendants de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n\">$n$<\/span>. Le test de Jarque-Bera pr\u00e9sente donc une sup\u00e9riorit\u00e9 op\u00e9rationnelle et p\u00e9dagogique ind\u00e9niable pour une mise en \u0153uvre imm\u00e9diate dans un tableur.<\/p>\n<h3>11.2 Le test de Kolmogorov-Smirnov \/ Lilliefors : Comparaison des fonctions cumul\u00e9es<\/h3>\n<p>Le test historique de Kolmogorov-Smirnov repose sur un principe math\u00e9matique fondamentalement diff\u00e9rent : la comparaison de la fonction de r\u00e9partition empirique par paliers <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"S_n(x)\">$S_n(x)$<\/span> avec la fonction de r\u00e9partition cumulative th\u00e9orique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"F_0(x)\">$F_0(x)$<\/span> de la loi normale. La statistique de test, not\u00e9e <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"D\">$D$<\/span>, est d\u00e9finie par la distance supr\u00e9mum absolue s\u00e9parant ces deux courbes int\u00e9gr\u00e9es :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"D = \\sup_x |S_n(x) - F_0(x)|\">$$D = \\sup_x |S_n(x) &#8211; F_0(x)|$$<\/span><\/p>\n<p>Lorsque les param\u00e8tres de moyenne et d&rsquo;\u00e9cart-type de la population sont inconnus et estim\u00e9s \u00e0 partir des donn\u00e9es d&rsquo;\u00e9chantillon (ce qui constitue la quasi-totalit\u00e9 des contextes en recherche psychologique), le test doit imp\u00e9rativement adopter la correction de Lilliefors sous peine de sous-estimer drastiquement le taux de rejet sous <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"H_0\">$H_0$<\/span>.<\/p>\n<p>La faiblesse structurelle bien document\u00e9e du test de Kolmogorov-Smirnov \/ Lilliefors r\u00e9side dans son manque notoire de puissance statistique pour d\u00e9tecter les anomalies log\u00e9es sp\u00e9cifiquement dans les queues de distribution. \u00c9tant un test fond\u00e9 sur l&rsquo;\u00e9cart vertical maximal, sa sensibilit\u00e9 est concentr\u00e9e au voisinage de la m\u00e9diane o\u00f9 la pente de la fonction de r\u00e9partition est la plus raide. Une distribution pr\u00e9sentant des queues tr\u00e8s lourdes mais un centre bien calibr\u00e9 \u00e9chappera couramment \u00e0 la d\u00e9tection par le Kolmogorov-Smirnov, alors que le test de Jarque-Bera, gr\u00e2ce \u00e0 son terme d&rsquo;exc\u00e8s de kurtosis au carr\u00e9, identifiera imm\u00e9diatement la violation.<\/p>\n<h3>11.3 Avantages op\u00e9rationnels et limites propres au test de Jarque-Bera<\/h3>\n<p>La synth\u00e8se comparative des forces et faiblesses du test de Jarque-Bera permet d&rsquo;\u00e9clairer son positionnement m\u00e9thodologique en sciences du comportement :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Avantages op\u00e9rationnels majeurs :<\/strong> Simplicit\u00e9 algorithmique absolue dans Excel ne n\u00e9cessitant aucune fonction matricielle complexe ; sensibilit\u00e9 extr\u00eame \u00e0 l&rsquo;\u00e9paisseur des queues (d\u00e9tection optimale des distributions leptokurtiques et des m\u00e9langes de populations h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes) ; ind\u00e9pendance par rapport au rangement ordinal des donn\u00e9es (inutile de trier la colonne par ordre croissant).<\/li>\n<li><strong>Limites structurelles :<\/strong> Puissance statistique d\u00e9grad\u00e9e sur de tr\u00e8s petits \u00e9chantillons (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n &lt; 30\">$n &lt; 30$<\/span>), avec une inflation possible de l&#039;erreur de premi\u00e8re esp\u00e8ce en raison de l&#039;approximation par la loi du <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\chi^2(2)\">$\\chi^2(2)$<\/span> ; vuln\u00e9rabilit\u00e9 aux valeurs aberrantes individuelles extr\u00eames qui faussent instantan\u00e9ment le moment d&#039;ordre 4, pouvant conduire au rejet de la normalit\u00e9 d&#039;une distribution par ailleurs tr\u00e8s bien calibr\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9solution des probl\u00e8mes fr\u00e9quents, limites de puissance et bonnes pratiques sur Excel<\/h2>\n<h3>12.1 Corrections pour petits \u00e9chantillons du test de Jarque-Bera<\/h3>\n<p>Pour pallier les faiblesses asymptotiques du test de Jarque-Bera sur des cohortes restreintes, plusieurs adaptations math\u00e9matiques ont \u00e9t\u00e9 formalis\u00e9es dans la litt\u00e9rature statistique. La modification la plus \u00e9l\u00e9gante a \u00e9t\u00e9 propos\u00e9e par Carlos Urz\u00faa (1996), qui standardise rigoureusement les moments d&rsquo;\u00e9chantillonnage par leurs moyennes et variances exactes en \u00e9chantillon fini sous <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"H_0\">$H_0$<\/span> :<\/p>\n<p>Dans la formulation d&rsquo;Urz\u00faa, la variance exacte de l&rsquo;estimateur d&rsquo;asym\u00e9trie pour un \u00e9chantillon fini <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n\">$n$<\/span> s&rsquo;\u00e9crit :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"operatorname{Var}(\\hat{S}) = \\frac{6(n - 2)}{(n + 1)(n + 3)}\">$$operatorname{Var}(\\hat{S}) = \\frac{6(n &#8211; 2)}{(n + 1)(n + 3)}$$<\/span><\/p>\n<p>tandis que la variance exacte de l&rsquo;estimateur d&rsquo;aplatissement brut s&rsquo;exprime selon :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"operatorname{Var}(\\hat{K}) = \\frac{24n(n - 2)(n - 3)}{(n + 1)^2(n + 3)(n + 5)}\">$$operatorname{Var}(\\hat{K}) = \\frac{24n(n &#8211; 2)(n &#8211; 3)}{(n + 1)^2(n + 3)(n + 5)}$$<\/span><\/p>\n<p>La statistique corrig\u00e9e de Jarque-Bera ajust\u00e9e pour petits \u00e9chantillons (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"JB^*\">$JB^*$<\/span>) s&rsquo;impl\u00e9mente dans Excel en substituant les d\u00e9nominateurs asymptotiques <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"6\/n\">$6\/n$<\/span> et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"24\/n\">$24\/n$<\/span> par ces \u00e9quations exactes :<\/p>\n<p><code>=(E6^2 \/ ((6*(E2-2))\/((E2+1)*(E2+3)))) + (E7^2 \/ ((24*E2*(E2-2)*(E2-3))\/(((E2+1)^2)*(E2+3)*(E2+5))))<\/code><\/p>\n<p>Cette statistique ajust\u00e9e converge beaucoup plus fid\u00e8lement vers la loi du <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\chi^2(2)\">$\\chi^2(2)$<\/span> d\u00e8s que <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n ge 20\">$n ge 20$<\/span>, r\u00e9duisant de fa\u00e7on spectaculaire les risques d&rsquo;invalidation d\u00e9cisionnelle dans les \u00e9tudes cliniques ou les protocoles de psychologie exp\u00e9rimentale \u00e0 effectifs mod\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n<h3>12.2 Erreurs techniques typiques rencontr\u00e9es dans Microsoft Excel<\/h3>\n<p>La mise en \u0153uvre pratique du test dans Excel expose le praticien \u00e0 plusieurs \u00e9cueils algorithmiques r\u00e9currents qu&rsquo;il convient d&rsquo;anticiper :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>La double soustraction de la r\u00e9f\u00e9rence 3 dans le Kurtosis :<\/strong> Comme explicit\u00e9 \u00e0 la section 7.2, la formule d&rsquo;Excel <code>KURTOSIS<\/code> calcule d\u00e9j\u00e0 l&rsquo;exc\u00e8s d&rsquo;aplatissement. Tenter d&rsquo;\u00e9crire <code>=(KURTOSIS(plage) - 3)<\/code> dans l&rsquo;\u00e9quation de Jarque-Bera d\u00e9truit la validit\u00e9 math\u00e9matique du test en d\u00e9pla\u00e7ant artificiellement le centre normatif \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"-3\">$-3$<\/span>.<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;inversion de fonction Chi-carr\u00e9 :<\/strong> Une erreur fr\u00e9quente r\u00e9side dans la confusion entre les probabilit\u00e9s directes et les quantiles inverses. L&rsquo;usage de la fonction <code>LOI.KHIDEUX.INVERSE<\/code> ou <code>LOI.KHIDEUX.INVERSE.DROITE<\/code> \u00e0 la place de <code>LOI.KHIDEUX.DROITE<\/code> g\u00e9n\u00e8re une valeur d&rsquo;abscisse au lieu d&rsquo;une p-valeur probabiliste, d\u00e9clenchant l&rsquo;incompr\u00e9hension face \u00e0 des r\u00e9sultats textuels incoh\u00e9rents.<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;erreur d&rsquo;adressage relatif lors des recopies incr\u00e9ment\u00e9es :<\/strong> Si le chercheur applique le test de Jarque-Bera sur plusieurs colonnes psychom\u00e9triques adjacentes (par exemple 10 sous-\u00e9chelles de personnalit\u00e9), il doit veiller \u00e0 verrouiller les lignes d&rsquo;indices d&rsquo;\u00e9chantillonnage au moyen du caract\u00e8re dollar (<code>$<\/code>) pour \u00e9viter que les r\u00e9f\u00e9rences aux moyennes ou aux effectifs ne d\u00e9rivent verticalement lors des op\u00e9rations de duplication.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>12.3 Bonnes pratiques pour la documentation et le reporting acad\u00e9mique (normes APA)<\/h3>\n<p>La finalisation d&rsquo;un protocole d&rsquo;analyse de normalit\u00e9 implique une restitution textuelle conforme aux standards m\u00e9thodologiques internationaux de l&rsquo;<em>American Psychological Association<\/em> (APA 7th edition). Les r\u00e9sultats d&rsquo;un test de Jarque-Bera doivent obligatoirement documenter la valeur de la statistique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"JB\">$JB$<\/span>, ses degr\u00e9s de libert\u00e9, la p-valeur exacte ainsi que les valeurs brutes de l&rsquo;asym\u00e9trie et de l&rsquo;aplatissement :<\/p>\n<p><em>Exemple de formulation acad\u00e9mique normalis\u00e9e :<\/em><\/p>\n<p>\u00ab L&rsquo;ad\u00e9quation de la distribution des scores d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de l&rsquo;\u00e9chantillon (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"N = 150\">$N = 150$<\/span>) aux postulats de la normalit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9e au moyen du test de Jarque-Bera. Les coefficients d&rsquo;asym\u00e9trie d&rsquo;\u00e9chantillon (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"S = 0{,}18\">$S = 0{,}18$<\/span>) et d&rsquo;exc\u00e8s de kurtosis (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"C = 0{,}34\">$C = 0{,}34$<\/span>) n&rsquo;ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 aucune distorsion morphologique critique. La statistique globale de Jarque-Bera s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9e non significative, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"JB(2) = 0{,}98\">$JB(2) = 0{,}98$<\/span>, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p = 0{,}612\">$p = 0{,}612$<\/span>, confirmant que la distribution empirique est pleinement compatible avec le postulat de normalit\u00e9 pour les mod\u00e8les lin\u00e9aires subs\u00e9quents. \u00bb<\/p>\n<p>Enfin, dans l&rsquo;esprit de l&rsquo;<em>Open Science<\/em> et de la transparence m\u00e9thodologique, il est fortement conseill\u00e9 d&rsquo;archiver la feuille de calcul Excel native dans des d\u00e9p\u00f4ts publics de recherche (comme le <em>Center for Open Science<\/em> &#8211; OSF). La conservation d&rsquo;une feuille Excel aux formules int\u00e9gralement d\u00e9ploy\u00e9es et comment\u00e9es garantit l&rsquo;auditabilit\u00e9 parfaite de la d\u00e9marche et assure une r\u00e9plicabilit\u00e9 optimale des protocoles empiriques en recherche psychologique.<\/p>\n<h2>R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<ul>\n<li>Bera, A. K., &amp; Jarque, C. M. (1981). Efficient tests for normality, homoscedasticity and serial independence of regression residuals: Monte Carlo evidence. <em>Economics Letters<\/em>, 7(4), 313-318. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0165-1765(81)90035-5\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/0165-1765(81)90035-5<\/a><\/li>\n<li>Biau, D. J., Kern\u00e9is, S., &amp; Porcher, R. (2008). Statistics in brief: The importance of testing for normality and what to do about it. <em>Clinical Orthopaedics and Related Research<\/em>, 466(9), 2284-2288. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1007\/s11999-008-0348-1\">https:\/\/doi.org\/10.1007\/s11999-008-0348-1<\/a><\/li>\n<li>Cain, M. K., Zhang, Z., &amp; Yuan, K. H. (2017). Univariate and multivariate skewness and kurtosis for measuring nonnormality: Prevalence, influence and estimation. <em>Behavior Research Methods<\/em>, 49(5), 1716-1735. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.3758\/s13428-016-0814-1\">https:\/\/doi.org\/10.3758\/s13428-016-0814-1<\/a><\/li>\n<li>Field, A. (2018). <em>Discovering statistics using IBM SPSS statistics<\/em> (5th ed.). Sage Publications. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.sagepub.com\">https:\/\/www.sagepub.com<\/a><\/li>\n<li>Jarque, C. M., &amp; Bera, A. K. (1980). Efficient tests for normality, homoscedasticity and serial independence of regression residuals. <em>Economics Letters<\/em>, 6(3), 255-259. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0165-1765(80)90024-5\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/0165-1765(80)90024-5<\/a><\/li>\n<li>Jarque, C. M., &amp; Bera, A. K. (1987). A test for normality of observations and regression residuals. <em>International Statistical Review \/ Revue Internationale de Statistique<\/em>, 55(2), 163-172. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.2307\/1403192\">https:\/\/doi.org\/10.2307\/1403192<\/a><\/li>\n<li>Micceri, T. (1989). The unicorn, the normal curve, and other improbable creatures. <em>Psychological Bulletin<\/em>, 105(1), 156-166. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0033-2909.105.1.156\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0033-2909.105.1.156<\/a><\/li>\n<li>Razali, N. M., &amp; Wah, Y. B. (2011). Power comparisons of Shapiro-Wilk, Kolmogorov-Smirnov, Lilliefors and Anderson-Darling tests. <em>Journal of Statistical Modeling and Analytics<\/em>, 2(1), 21-33. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.semanticscholar.org\/paper\/Power-comparisons-of-Shapiro-Wilk%2C-Kolmogorov-Smirnov%2C-Razali-Wah\/0d52bcbb86be52119eb47a1bc7aaad99ebbc3409\">https:\/\/www.semanticscholar.org<\/a><\/li>\n<li>Shapiro, S. S., &amp; Wilk, M. B. (1965). An analysis of variance test for normality (complete samples). <em>Biometrika<\/em>, 52(3\/4), 591-611. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.2307\/2333709\">https:\/\/doi.org\/10.2307\/2333709<\/a><\/li>\n<li>Tabachnick, B. G., &amp; Fidell, L. S. (2019). <em>Using multivariate statistics<\/em> (7th ed.). Pearson. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.pearson.com\">https:\/\/www.pearson.com<\/a><\/li>\n<li>Urz\u00faa, C. M. (1996). On the correct use of Omnibus tests for normality. <em>Economics Letters<\/em>, 53(3), 247-251. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0165-1765(96)00923-8\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0165-1765(96)00923-8<\/a><\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Guide acad\u00e9mique complet pour calculer et interpr\u00e9ter le test de normalit\u00e9 de Jarque-Bera dans Microsoft Excel appliqu\u00e9 aux donn\u00e9es de recherche psychologique.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[1829,2869],"tags":[8077,4228,3292,3290,2779],"class_list":["post-7156","psych_stat","type-psych_stat","status-publish","hentry","category-methodologie-statistique","category-psychometrie-et-analyse-quantitative","tag-asymetrie-et-kurtosis","tag-excel-pour-la-psychologie","tag-statistiques-parametriques","tag-test-de-jarque-bera","tag-test-de-normalite"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_stat\/7156","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_stat"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_stat"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=7156"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_stat\/7156\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7160,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_stat\/7156\/revisions\/7160"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=7156"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=7156"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=7156"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}