{"id":4001,"date":"2026-10-14T18:01:09","date_gmt":"2026-10-14T18:01:09","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/statistics\/test-sphericite-mauchly-definition-exemple\/"},"modified":"2026-10-14T18:01:09","modified_gmt":"2026-10-14T18:01:09","slug":"test-sphericite-mauchly-definition-exemple","status":"publish","type":"psych_stat","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_stat=test-sphericite-mauchly-definition-exemple","title":{"rendered":"Test de sph\u00e9ricit\u00e9 de Mauchly : d\u00e9finition et exemple"},"content":{"rendered":"<p>Dans le paysage m\u00e9thodologique de la psychologie exp\u00e9rimentale et des neurosciences cognitives, l&rsquo;analyse de la variance \u00e0 mesures r\u00e9p\u00e9t\u00e9es (commun\u00e9ment d\u00e9sign\u00e9e sous l&rsquo;acronyme ANOVA intra-sujets) constitue l&rsquo;un des outils d&rsquo;inf\u00e9rence statistique les plus fr\u00e9quemment mobilis\u00e9s. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;\u00e9valuer l&rsquo;efficacit\u00e9 diff\u00e9rentielle d&rsquo;une prise en charge psychoth\u00e9rapeutique au fil du temps, de mesurer les temps de r\u00e9action face \u00e0 des stimuli \u00e9motionnels vari\u00e9s ou d&rsquo;observer la cin\u00e9tique d&rsquo;apprentissage moteur au cours de sessions successives, ce paradigme exp\u00e9rimental offre une puissance statistique substantielle en permettant \u00e0 chaque participant d&rsquo;agir comme son propre t\u00e9moin. N\u00e9anmoins, cette \u00e9conomie m\u00e9thodologique s&rsquo;accompagne d&rsquo;une exigence th\u00e9orique fondamentale : le respect des postulats sous-jacents au mod\u00e8le lin\u00e9aire g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 univari\u00e9.<\/p>\n<p>Parmi ces conditions d&rsquo;application, la sph\u00e9ricit\u00e9 occupe une place \u00e0 la fois pr\u00e9pond\u00e9rante et fr\u00e9quemment m\u00e9comprise. Contrairement aux plans factoriels inter-sujets o\u00f9 l&rsquo;ind\u00e9pendance des observations et l&rsquo;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des variances d&rsquo;erreur (homosc\u00e9dasticit\u00e9) suffisent \u00e0 garantir l&rsquo;exactitude de la distribution de Fisher-Snedecor, les plans intra-sujets induisent une corr\u00e9lation inh\u00e9rente entre les mesures r\u00e9p\u00e9t\u00e9es pr\u00e9lev\u00e9es sur une m\u00eame unit\u00e9 exp\u00e9rimentale. Lorsque cette structure de corr\u00e9lation d\u00e9vie d&rsquo;un sch\u00e9ma math\u00e9matique pr\u00e9cis, les distributions th\u00e9oriques du ratio <em>F<\/em> deviennent erron\u00e9es, augmentant consid\u00e9rablement le risque d&rsquo;aboutir \u00e0 des conclusions scientifiques fallacieuses. C&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment pour sonder cette exigence que le test de sph\u00e9ricit\u00e9 de Mauchly a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 et int\u00e9gr\u00e9 syst\u00e9matiquement dans les logiciels d&rsquo;analyse statistique contemporains.<\/p>\n<p>Le pr\u00e9sent article propose une exploration approfondie, \u00e0 la fois th\u00e9orique, math\u00e9matique et empirique, du test de sph\u00e9ricit\u00e9 de Mauchly. Destin\u00e9 aux chercheurs, doctorants et praticiens des sciences comportementales, ce guide vise \u00e0 d\u00e9mystifier les fondements alg\u00e9briques du test, \u00e0 exposer les m\u00e9canismes sous-jacents aux distorsions inf\u00e9rentielles cons\u00e9cutives \u00e0 sa violation, et \u00e0 d\u00e9tailler l&rsquo;ensemble des proc\u00e9dures d&rsquo;ajustement et des alternatives modernes \u00e0 disposition du m\u00e9thodologue. \u00c0 travers un exemple concret enti\u00e8rement document\u00e9 en psychologie clinique, nous examinerons pas \u00e0 pas la trajectoire analytique compl\u00e8te, depuis l&rsquo;extraction de la matrice de variance-covariance jusqu&rsquo;\u00e0 la prise de d\u00e9cision m\u00e9thodologique \u00e9clair\u00e9e et la r\u00e9daction rigoureuse des r\u00e9sultats selon les normes acad\u00e9miques internationales.<\/p>\n<h2>1. Introduction au test de sph\u00e9ricit\u00e9 de Mauchly en psychologie exp\u00e9rimentale<\/h2>\n<h3>1.1 Origine historique et contextualisation statistique<\/h3>\n<p>L&rsquo;acte de naissance du test de sph\u00e9ricit\u00e9 remonte \u00e0 l&rsquo;ann\u00e9e 1940, lorsque le physicien et statisticien am\u00e9ricain <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1214\/aoms\/1177731885\">John William Mauchly<\/a> publie dans les colonnes des <em>Annals of Mathematical Statistics<\/em> son article princeps intitul\u00e9 \u00ab A Significance Test for Sphericity of a Normal <em>n<\/em>-Variate Distribution \u00bb. Bien avant de devenir l&rsquo;un des pionniers de l&rsquo;informatique moderne \u00e0 travers la conception de l&rsquo;ENIAC, Mauchly s&rsquo;est int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 la g\u00e9om\u00e9trie analytique des distributions multinormales et \u00e0 l&rsquo;\u00e9valuation des propri\u00e9t\u00e9s structurelles des matrices de variance-covariance. \u00c0 cette \u00e9poque, le probl\u00e8me pos\u00e9 relevait de la statistique math\u00e9matique pure : comment v\u00e9rifier si un \u00e9chantillon multidimensionnel d&rsquo;observations corr\u00e9l\u00e9es d\u00e9rive d&rsquo;une population parente dont les axes principaux de dispersion poss\u00e8dent une variance identique dans toutes les directions orthogonales de l&rsquo;espace euclidien ?<\/p>\n<p>La migration de cette formulation matricielle abstraite vers l&rsquo;arsenal des sciences comportementales et biom\u00e9dicales s&rsquo;est op\u00e9r\u00e9e au cours des d\u00e9cennies 1950 et 1960. Avec l&rsquo;essor des plans exp\u00e9rimentaux sophistiqu\u00e9s th\u00e9oris\u00e9s par Ronald Fisher, les psychologues ont rapidement per\u00e7u l&rsquo;int\u00e9r\u00eat d&rsquo;administrer plusieurs conditions exp\u00e9rimentales successives \u00e0 un m\u00eame groupe d&rsquo;individus. Cependant, les pionniers de la psychom\u00e9trie se sont heurt\u00e9s \u00e0 un \u00e9cueil analytique majeur : l&rsquo;application non critique de l&rsquo;ANOVA univari\u00e9e classique \u00e0 ces donn\u00e9es longitudinales entra\u00eenait des taux anormaux de rejet de l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle. Les travaux fondamentaux de George Box en 1954, suivis de ceux de Samuel Greenhouse et Seymour Geisser en 1958, ont mis en lumi\u00e8re que la validit\u00e9 du ratio de variance \u00e9tait intrins\u00e8quement conditionn\u00e9e par les propri\u00e9t\u00e9s alg\u00e9briques de la matrice de dispersion intra-sujets, propulsant les travaux de Mauchly au centre des pr\u00e9occupations m\u00e9thodologiques de la psychologie empirique.<\/p>\n<p>D\u00e8s lors, l&rsquo;\u00e9valuation des matrices de variance-covariance intra-sujets n&rsquo;a plus \u00e9t\u00e9 per\u00e7ue comme une simple coquetterie technique, mais comme un imp\u00e9ratif de rigueur scientifique. Dans les protocoles de psychologie cognitive et clinique, o\u00f9 l&rsquo;on enregistre couramment l&rsquo;\u00e9volution de marqueurs cognitifs, physiologiques ou affectifs \u00e0 travers de multiples sessions d&rsquo;\u00e9valuation, le test de Mauchly est devenu l&rsquo;algorithme standard impl\u00e9ment\u00e9 par d\u00e9faut dans les environnements computationnels pour certifier la validit\u00e9 des inf\u00e9rences d\u00e9duites des contrastes temporels ou factoriels.<\/p>\n<h3>1.2 Importance critique dans les plans \u00e0 mesures r\u00e9p\u00e9t\u00e9es<\/h3>\n<p>La sp\u00e9cificit\u00e9 des protocoles longitudinaux et intra-sujets en psychologie r\u00e9side dans la partition de la variabilit\u00e9 totale. Contrairement aux devis transversaux o\u00f9 la variance inter-individuelle vient syst\u00e9matiquement alimenter le d\u00e9nominateur du test statistique (carr\u00e9 moyen de l&rsquo;erreur), le plan \u00e0 mesures r\u00e9p\u00e9t\u00e9es permet d&rsquo;isoler math\u00e9matiquement cette variance attribuable aux particularit\u00e9s stables des participants. En soustrayant cet effet \u00ab sujet \u00bb du terme d&rsquo;erreur r\u00e9siduelle, le chercheur maximise la sensibilit\u00e9 de son dispositif exp\u00e9rimental, augmentant de fa\u00e7on drastique la probabilit\u00e9 de d\u00e9tecter des effets r\u00e9els de faible ou moyenne amplitude, tels qu&rsquo;un gain mn\u00e9sique t\u00e9nu ou une variation subtile de l&rsquo;activit\u00e9 \u00e9lectrodermale.<\/p>\n<p>N\u00e9anmoins, cet avantage statistique majeur se paie d&rsquo;un co\u00fbt structural : les observations recueillies sur une m\u00eame unit\u00e9 exp\u00e9rimentale partagent une d\u00e9pendance stochastique intrins\u00e8que. Un individu affichant une anxi\u00e9t\u00e9 basale \u00e9lev\u00e9e lors de la premi\u00e8re passation aura une forte probabilit\u00e9 probabiliste de maintenir un niveau relatif \u00e9lev\u00e9 lors des passations subs\u00e9quentes par rapport \u00e0 ses pairs. D\u00e8s lors que l&rsquo;on manipule un facteur exp\u00e9rimental comportant trois modalit\u00e9s ou davantage, la structure de covariance reliant ces moments de mesure devient complexe. Il devient illusoire de postuler une ind\u00e9pendance des erreurs, et c&rsquo;est \u00e0 ce niveau pr\u00e9cis qu&rsquo;intervient la sph\u00e9ricit\u00e9 comme crit\u00e8re de r\u00e9gularit\u00e9 g\u00e9om\u00e9trique.<\/p>\n<p>Le test de Mauchly joue ainsi un r\u00f4le de sentinelle m\u00e9thodologique incontournable pr\u00e9alablement \u00e0 toute interpr\u00e9tation des effets omnibus ou des interactions intra-sujets au sein de l&rsquo;ANOVA. Si la g\u00e9om\u00e9trie des dispersions s&rsquo;av\u00e8re non sph\u00e9rique, l&rsquo;estimateur de l&rsquo;erreur r\u00e9siduelle univari\u00e9e est structurellement biais\u00e9 \u00e0 la baisse, ce qui gonfle m\u00e9caniquement la valeur calcul\u00e9e de la statistique <em>F<\/em>. Sans le filtrage pr\u00e9ventif assur\u00e9 par le test de Mauchly, les chercheurs s&rsquo;exposeraient \u00e0 d\u00e9clarer significatives des diff\u00e9rences de traitement qui ne sont en r\u00e9alit\u00e9 que des artefacts imputables \u00e0 la corr\u00e9lation diff\u00e9rentielle entre les niveaux d&rsquo;administration des variables ind\u00e9pendantes.<\/p>\n<h3>1.3 Positionnement par rapport aux autres postulats statistiques<\/h3>\n<p>Pour appr\u00e9hender correctement la fonction diagnostique du test de Mauchly, il convient de le situer au sein de l&rsquo;arborescence des conditions d&rsquo;application du mod\u00e8le lin\u00e9aire g\u00e9n\u00e9ral. Une confusion fr\u00e9quente dans la litt\u00e9rature psychologique consiste \u00e0 assimiler la sph\u00e9ricit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des variances (homosc\u00e9dasticit\u00e9) telle qu&rsquo;\u00e9valu\u00e9e par les tests de Levene ou de Bartlett. L&rsquo;homosc\u00e9dasticit\u00e9 classique concerne l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 des variances de la variable d\u00e9pendante entre des groupes d&rsquo;individus ind\u00e9pendants et distincts. En revanche, la sph\u00e9ricit\u00e9 s&rsquo;applique de mani\u00e8re exclusive aux comparaisons intra-individuelles et concerne la stabilit\u00e9 de la variance des diff\u00e9rences calcul\u00e9es entre les multiples conditions exp\u00e9rimentales appliqu\u00e9es \u00e0 une m\u00eame cohorte.<\/p>\n<p>De surcro\u00eet, la sph\u00e9ricit\u00e9 doit \u00eatre soigneusement distingu\u00e9e du postulat d&rsquo;ind\u00e9pendance des r\u00e9sidus. Dans les plans inter-sujets, l&rsquo;ind\u00e9pendance des observations individuelles est une condition fondamentale dont la violation ruine l&rsquo;inf\u00e9rence univari\u00e9e. Dans un plan \u00e0 mesures r\u00e9p\u00e9t\u00e9es, l&rsquo;interd\u00e9pendance des scores d&rsquo;un m\u00eame sujet au fil du temps est explicitement reconnue et int\u00e9gr\u00e9e dans le mod\u00e8le math\u00e9matique. Le postulat ne porte donc plus sur l&rsquo;ind\u00e9pendance mutuelle des scores bruts, mais sur la conformit\u00e9 de leur matrice de d\u00e9pendance \u00e0 un patron particulier o\u00f9 chaque paire de conditions pr\u00e9sente la m\u00eame variance d&rsquo;\u00e9cart.<\/p>\n<p>Il existe par cons\u00e9quent une hi\u00e9rarchie s\u00e9quentielle rigoureuse dans la v\u00e9rification des postulats menant \u00e0 l&rsquo;inf\u00e9rence statistique valide dans les designs intra-sujets. En premier lieu se trouve l&rsquo;ind\u00e9pendance des unit\u00e9s exp\u00e9rimentales entre elles (les sujets ne doivent pas s&rsquo;influencer mutuellement). En deuxi\u00e8me lieu intervient la normalit\u00e9 multidimensionnelle des distributions conditionnelles au sein de la population parente. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;une fois ces deux piliers conceptuels pos\u00e9s que s&rsquo;articule le troisi\u00e8me verrou : l&rsquo;\u00e9valuation de la structure de covariance via le test de sph\u00e9ricit\u00e9 de Mauchly. Si ce dernier est transgress\u00e9, le chercheur ne doit pas n\u00e9cessairement abandonner le paradigme univari\u00e9, mais ajuster les degr\u00e9s de libert\u00e9 th\u00e9oriques ou basculer vers des m\u00e9thodes multivari\u00e9es appropri\u00e9es.<\/p>\n<h2>2. Le concept fondamental de sph\u00e9ricit\u00e9 : cadre th\u00e9orique et math\u00e9matique<\/h2>\n<h3>2.1 D\u00e9finition rigoureuse de la condition de sph\u00e9ricit\u00e9<\/h3>\n<p>Sur le plan math\u00e9matique, la sph\u00e9ricit\u00e9 ne requiert aucunement que les variances des conditions exp\u00e9rimentales d&rsquo;origine soient identiques, ni m\u00eame que toutes les covariances entre paires de conditions soient \u00e9gales. La condition de sph\u00e9ricit\u00e9, formellement conceptualis\u00e9e par Huynh et Feldt ainsi que par Rouanet et L\u00e9pine au d\u00e9but des ann\u00e9es 1970, exige une propri\u00e9t\u00e9 plus accessible mais stricte : la variance de la diff\u00e9rence entre n&rsquo;importe quelle paire de modalit\u00e9s du facteur intra-sujets doit \u00eatre rigoureusement constante. Si l&rsquo;on d\u00e9signe par <em>Y<sub>j<\/sub><\/em> et <em>Y<sub>k<\/sub><\/em> deux conditions distinctes mesur\u00e9es chez un ensemble de participants, la condition de sph\u00e9ricit\u00e9 impose que :<\/p>\n<p>Var(<em>Y<sub>j<\/sub><\/em> &#8211; <em>Y<sub>k<\/sub><\/em>) = constante, pour tout <em>j<\/em> diff\u00e9rent de <em>k<\/em>.<\/p>\n<p>En d\u00e9veloppant l&rsquo;expression de la variance d&rsquo;une diff\u00e9rence de deux variables al\u00e9atoires d\u00e9pendantes, cette \u00e9galit\u00e9 peut \u00eatre transcrite en fonction des variances individuelles et de la covariance qui les lie :<\/p>\n<p>Var(<em>Y<sub>j<\/sub><\/em> &#8211; <em>Y<sub>k<\/sub><\/em>) = Var(<em>Y<sub>j<\/sub><\/em>) + Var(<em>Y<sub>k<\/sub><\/em>) &#8211; 2 * Cov(<em>Y<sub>j<\/sub><\/em>, <em>Y<sub>k<\/sub><\/em>).<\/p>\n<p>Cette formulation analytique montre avec clart\u00e9 pourquoi la sph\u00e9ricit\u00e9 est une condition moins restrictive que l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 conjointe de toutes les variances et de toutes les covariances. Si une condition exp\u00e9rimentale pr\u00e9sente une variance intrins\u00e8que plus \u00e9lev\u00e9e, la sph\u00e9ricit\u00e9 peut n\u00e9anmoins \u00eatre pr\u00e9serv\u00e9e si les covariances unissant cette condition aux autres augmentent proportionnellement de mani\u00e8re \u00e0 maintenir invariant le terme r\u00e9sultant. Alg\u00e9briquement, lorsqu&rsquo;on applique un ensemble de (<em>k<\/em> &#8211; 1) contrastes orthogonaux normalis\u00e9s \u00e0 la matrice de covariance de d\u00e9part, la matrice r\u00e9sultante doit poss\u00e9der une forme diagonale o\u00f9 tous les \u00e9l\u00e9ments de la diagonale principale sont identiques et o\u00f9 tous les \u00e9l\u00e9ments hors diagonale s&rsquo;annulent. C&rsquo;est l&rsquo;exacte satisfaction de cette propri\u00e9t\u00e9 spectrale qui garantit que la statistique univari\u00e9e <em>F<\/em> suit rigoureusement une distribution th\u00e9orique de Fisher avec (<em>k<\/em> &#8211; 1) et (<em>k<\/em> &#8211; 1)(<em>N<\/em> &#8211; 1) degr\u00e9s de libert\u00e9.<\/p>\n<h3>2.2 Distinction entre sym\u00e9trie compos\u00e9e et sph\u00e9ricit\u00e9<\/h3>\n<p>L&rsquo;une des ambigu\u00eft\u00e9s les plus r\u00e9currentes de la litt\u00e9rature statistique appliqu\u00e9e r\u00e9side dans la confusion entre la sym\u00e9trie compos\u00e9e (<em>compound symmetry<\/em>) et la sph\u00e9ricit\u00e9. La sym\u00e9trie compos\u00e9e repr\u00e9sente un cas particulier, particuli\u00e8rement contraignant, de la structure de dispersion. Une matrice de variance-covariance empirique respecte la sym\u00e9trie compos\u00e9e si et seulement si deux conditions sont simultan\u00e9ment remplies : d&rsquo;une part, toutes les variances sur la diagonale principale sont strictement identiques (homosc\u00e9dasticit\u00e9 parfaite entre les sessions : &sigma;<sub>1<\/sub><sup>2<\/sup> = &sigma;<sub>2<\/sub><sup>2<\/sup> = &#8230; = &sigma;<sub><em>k<\/em><\/sub><sup>2<\/sup> = &sigma;<sup>2<\/sup>), et d&rsquo;autre part, toutes les covariances hors diagonale sont rigoureusement \u00e9gales (&sigma;<sub><em>jk<\/em><\/sub> = &sigma;<sub>cov<\/sub> pour tout <em>j<\/em> distinct de <em>k<\/em>).<\/p>\n<p>Il est ais\u00e9 de d\u00e9montrer math\u00e9matiquement que la sym\u00e9trie compos\u00e9e constitue une condition suffisante pour assurer la sph\u00e9ricit\u00e9. En effet, si Var(<em>Y<sub>j<\/sub><\/em>) = &sigma;<sup>2<\/sup> pour tout <em>j<\/em> et que Cov(<em>Y<sub>j<\/sub><\/em>, <em>Y<sub>k<\/sub><\/em>) = &sigma;<sub>cov<\/sub> pour tout couple (<em>j<\/em>, <em>k<\/em>), alors l&rsquo;application directe de la formule de la variance d&rsquo;une diff\u00e9rence donne :<\/p>\n<p>Var(<em>Y<sub>j<\/sub><\/em> &#8211; <em>Y<sub>k<\/sub><\/em>) = &sigma;<sup>2<\/sup> + &sigma;<sup>2<\/sup> &#8211; 2 * &sigma;<sub>cov<\/sub> = 2 * (&sigma;<sup>2<\/sup> &#8211; &sigma;<sub>cov<\/sub>) = constante.<\/p>\n<p>N\u00e9anmoins, la sym\u00e9trie compos\u00e9e n&rsquo;est aucunement une condition n\u00e9cessaire. Il est math\u00e9matiquement tout \u00e0 fait possible qu&rsquo;une matrice de variance-covariance pr\u00e9sente des variances marginales h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes le long de sa diagonale et des covariances disparates hors de sa diagonale, tout en satisfaisant rigoureusement la condition d&rsquo;\u00e9galit\u00e9 des variances des diff\u00e9rences de paires. Ainsi, l&rsquo;ensemble des matrices poss\u00e9dant la propri\u00e9t\u00e9 de sym\u00e9trie compos\u00e9e forme un sous-ensemble strict de l&rsquo;ensemble plus vaste des matrices satisfaisant le postulat de sph\u00e9ricit\u00e9. C&rsquo;est cette g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9 alg\u00e9brique qui rend la sph\u00e9ricit\u00e9 centrale : l&rsquo;ANOVA intra-sujets n&rsquo;exige pas la rigidit\u00e9 de la sym\u00e9trie compos\u00e9e, mais s&rsquo;accommode parfaitement de la sph\u00e9ricit\u00e9 au sens large.<\/p>\n<h3>2.3 Cas particulier des plans \u00e0 deux niveaux de mesure<\/h3>\n<p>Une propri\u00e9t\u00e9 th\u00e9orique fondamentale, souvent n\u00e9glig\u00e9e par les praticiens d\u00e9butants, concerne le comportement des plans factoriels intra-sujets ne comportant que deux conditions exp\u00e9rimentales (<em>k<\/em> = 2). Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;un pr\u00e9-test compar\u00e9 \u00e0 un post-test, ou de la confrontation de deux blocs de stimuli (congruents versus incongruents dans une t\u00e2che de Stroop), la condition de sph\u00e9ricit\u00e9 ne peut tout simplement jamais \u00eatre viol\u00e9e.<\/p>\n<p>La d\u00e9monstration de cette propri\u00e9t\u00e9 repose sur une logique arithm\u00e9tique imm\u00e9diate. Lorsque <em>k<\/em> = 2, le nombre total de diff\u00e9rences appari\u00e9es possibles entre deux modalit\u00e9s est donn\u00e9 par la formule combinatoire <em>k<\/em>(<em>k<\/em> &#8211; 1) \/ 2. Pour <em>k<\/em> = 2, nous obtenons :<\/p>\n<p>2 * (2 &#8211; 1) \/ 2 = 1 paire unique.<\/p>\n<p>Puisqu&rsquo;il n&rsquo;existe qu&rsquo;une seule et unique variance de diff\u00e9rence possible au sein du plan exp\u00e9rimental, \u00e0 savoir Var(<em>Y<\/em><sub>1<\/sub> &#8211; <em>Y<\/em><sub>2<\/sub>), la notion m\u00eame de comparaison d&rsquo;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 entre plusieurs variances de diff\u00e9rences devient math\u00e9matiquement sans objet. Une valeur unique est, par d\u00e9finition tautologique, \u00e9gale \u00e0 elle-m\u00eame. D\u00e8s lors, toute violation de la sph\u00e9ricit\u00e9 est conceptuellement impossible dans les plans \u00e0 deux niveaux de mesure.<\/p>\n<p>C&rsquo;est pourquoi les logiciels d&rsquo;analyse statistique tels qu&rsquo;IBM SPSS, JASP ou les paquets sp\u00e9cialis\u00e9s de R ne g\u00e9n\u00e8rent aucun r\u00e9sultat pour le test de Mauchly lorsqu&rsquo;un facteur ne poss\u00e8de que deux modalit\u00e9s : la bo\u00eete de dialogue ou l&rsquo;objet de sortie affiche un point d&rsquo;interrogation, une valeur vide ou une mention textuelle d&rsquo;inapplicabilit\u00e9. Le test de sph\u00e9ricit\u00e9 de Mauchly ne commence \u00e0 d\u00e9ployer sa pertinence diagnostique et m\u00e9thodologique qu&rsquo;\u00e0 partir du moment o\u00f9 le facteur intra-sujets comprend au minimum <em>k<\/em> &ge; 3 niveaux, engendrant au moins trois variances de diff\u00e9rences susceptibles de diff\u00e9rer mutuellement.<\/p>\n<h2>3. Les postulats de l&rsquo;ANOVA \u00e0 mesures r\u00e9p\u00e9t\u00e9es et les risques de violation<\/h2>\n<h3>3.1 Panorama des hypoth\u00e8ses de l&rsquo;ANOVA intra-sujets<\/h3>\n<p>L&rsquo;analyse de variance \u00e0 mesures r\u00e9p\u00e9t\u00e9es s&rsquo;inscrit dans l&rsquo;architecture probabiliste des mod\u00e8les lin\u00e9aires g\u00e9n\u00e9raux. Sa puissance explicative repose sur un faisceau d&rsquo;hypoth\u00e8ses distributionnelles et structurelles que le chercheur doit obligatoirement inventorier. En premier lieu figure l&rsquo;exigence de multinormalit\u00e9 des donn\u00e9es : le vecteur des variables d\u00e9pendantes mesur\u00e9es \u00e0 travers les <em>k<\/em> conditions doit suivre conjointement une loi normale multidimensionnelle au sein de chaque population parente. Cette condition garantit la distributivit\u00e9 conjointe des sommes de carr\u00e9s et l&rsquo;ad\u00e9quation des lois th\u00e9oriques associ\u00e9es aux termes de r\u00e9sidus.<\/p>\n<p>En second lieu se trouve l&rsquo;ind\u00e9pendance de l&rsquo;\u00e9chantillonnage entre les sujets. Si les observations recueillies chez un m\u00eame individu sont par essence corr\u00e9l\u00e9es, le protocole exp\u00e9rimental doit assurer que le comportement ou le score de n&rsquo;importe quel participant n&rsquo;exerce aucune influence directe ou indirecte sur les performances d&rsquo;un autre participant de la cohorte. Ce principe r\u00e9cuse toute forme de contagion inter-individuelle, de passation collective non contr\u00f4l\u00e9e ou de structure hi\u00e9rarchique nich\u00e9e non prise en compte par le mod\u00e8le math\u00e9matique.<\/p>\n<p>Enfin, au-del\u00e0 de la normalit\u00e9 et de l&rsquo;\u00e9chantillonnage al\u00e9atoire, l&rsquo;ANOVA intra-sujets requiert la stabilit\u00e9 temporelle ou structurelle des covariances au sein de la matrice de donn\u00e9es. Cette propri\u00e9t\u00e9 se d\u00e9cline en l&rsquo;absence d&rsquo;effets r\u00e9siduels asym\u00e9triques (effets de report ou <em>carryover effects<\/em>) entre les conditions exp\u00e9rimentales, g\u00e9n\u00e9ralement contr\u00f4l\u00e9s par des techniques de contrebalancement ou de carr\u00e9 latin, et s&rsquo;incarne formellement dans le respect du postulat de sph\u00e9ricit\u00e9 de la matrice de covariance r\u00e9siduelle.<\/p>\n<h3>3.2 M\u00e9canismes de distorsion du ratio F<\/h3>\n<p>Pour comprendre la catastrophe statistique provoqu\u00e9e par une violation de la sph\u00e9ricit\u00e9, il faut diss\u00e9quer l&rsquo;\u00e9quation fondamentale qui d\u00e9termine le test de la significativit\u00e9 de l&rsquo;effet intra-sujets. La statistique <em>F<\/em> de Fisher correspond au rapport entre le carr\u00e9 moyen de l&rsquo;effet factoriel (<em>MS<\/em><sub>effet<\/sub>) et le carr\u00e9 moyen de l&rsquo;interaction de cet effet avec les sujets, qui sert d&rsquo;erreur r\u00e9siduelle (<em>MS<\/em><sub>erreur<\/sub>) :<\/p>\n<p><em>F<\/em> = <em>MS<\/em><sub>effet<\/sub> \/ <em>MS<\/em><sub>erreur<\/sub>.<\/p>\n<p>Sous l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle d&rsquo;absence d&rsquo;effet du traitement et sous la condition stricte de sph\u00e9ricit\u00e9, ce ratio suit exactement une loi <em>F<\/em> param\u00e9tr\u00e9e par &nu;<sub>1<\/sub> = (<em>k<\/em> &#8211; 1) degr\u00e9s de libert\u00e9 au num\u00e9rateur et &nu;<sub>2<\/sub> = (<em>k<\/em> &#8211; 1)(<em>N<\/em> &#8211; 1) degr\u00e9s de libert\u00e9 au d\u00e9nominateur. La construction math\u00e9matique de cette loi suppose que les variances d&rsquo;erreur associ\u00e9es \u00e0 chacun des contrastes orthogonaux constitutifs de l&rsquo;espace intra-sujets soient rigoureusement homog\u00e8nes.<\/p>\n<p>En cas de non-respect av\u00e9r\u00e9 de la sph\u00e9ricit\u00e9, cette \u00e9galit\u00e9 spectrale se brise. L&rsquo;estimateur composite du carr\u00e9 moyen de l&rsquo;erreur, qui calcule une moyenne arithm\u00e9tique globale des variances de r\u00e9sidus associ\u00e9es aux diff\u00e9rents contrastes, cesse de constituer une estimation non biais\u00e9e de la variabilit\u00e9 locale propre \u00e0 chaque \u00e9cart. De mani\u00e8re plus critique, les corr\u00e9lations h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes entre les niveaux d&rsquo;\u00e9valuation entra\u00eenent une distorsion qui comprime le terme d&rsquo;erreur global (<em>MS<\/em><sub>erreur<\/sub>). En pr\u00e9sence de covariances fortement variables, le d\u00e9nominateur de la fraction diminue de mani\u00e8re anormale, ce qui provoque une augmentation artificielle et infond\u00e9e de la valeur num\u00e9rique du ratio <em>F<\/em> calcul\u00e9. L&rsquo;analyste se trouve alors face \u00e0 une statistique <em>F<\/em> empirique tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e qui ne refl\u00e8te pas une divergence syst\u00e9matique entre les moyennes exp\u00e9rimentales, mais une pathologie g\u00e9om\u00e9trique de la matrice d&rsquo;erreur r\u00e9siduelle.<\/p>\n<h3>3.3 Inflation du taux d&rsquo;erreur de premi\u00e8re esp\u00e8ce (alpha)<\/h3>\n<p>La cons\u00e9quence directe et imm\u00e9diate de l&rsquo;\u00e9l\u00e9vation artificielle du ratio <em>F<\/em> est la d\u00e9rive incontr\u00f4l\u00e9e du risque d&rsquo;erreur de premi\u00e8re esp\u00e8ce, universellement d\u00e9sign\u00e9 par la lettre grecque &alpha;. En psychologie comme dans l&rsquo;ensemble des sciences empiriques, le seuil de significativit\u00e9 conventionnel est fix\u00e9 \u00e0 &alpha; = 0,05, signifiant que le chercheur accepte un risque maximal de 5 % de rejeter l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle alors qu&rsquo;elle est v\u00e9rifi\u00e9e dans la population parente. Or, d\u00e8s lors que la matrice de variance-covariance s&rsquo;\u00e9loigne significativement de la sph\u00e9ricit\u00e9, les valeurs critiques tabul\u00e9es de la distribution de Fisher th\u00e9orique cessent d&rsquo;\u00eatre valables.<\/p>\n<p>Les \u00e9tudes de simulation de Monte-Carlo men\u00e9es depuis les travaux s\u00e9minaux de Box (1954) d\u00e9montrent sans \u00e9quivoque que lorsque la violation de la sph\u00e9ricit\u00e9 devient s\u00e9v\u00e8re, le taux d&rsquo;erreur de premi\u00e8re esp\u00e8ce empirique diverge consid\u00e9rablement du seuil nominal de 0,05. Dans des situations d&rsquo;h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 marqu\u00e9e des variances des diff\u00e9rences, le risque r\u00e9el de fausse d\u00e9couverte peut grimper \u00e0 0,10, 0,15, voire exc\u00e9der 0,25 pour des plans exp\u00e9rimentaux complexes impliquant un grand nombre de mesures r\u00e9p\u00e9t\u00e9es. En d&rsquo;autres termes, un exp\u00e9rimentateur peut avoir plus d&rsquo;une chance sur quatre de d\u00e9clarer un traitement clinique ou une manipulation cognitive statistiquement significatif alors qu&rsquo;aucun effet r\u00e9el n&rsquo;existe dans la population g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n<p>Cette vuln\u00e9rabilit\u00e9 math\u00e9matique repr\u00e9sente une menace majeure pour la robustesse et la r\u00e9plicabilit\u00e9 des r\u00e9sultats en psychologie exp\u00e9rimentale. Dans le contexte contemporain de la crise de la reproductibilit\u00e9, o\u00f9 la communaut\u00e9 scientifique exige une transparence accrue et une solidit\u00e9 m\u00e9thodologique sans faille, n\u00e9gliger l&rsquo;\u00e9valuation de la sph\u00e9ricit\u00e9 et omettre d&rsquo;appliquer les corrections correctives appropri\u00e9es revient \u00e0 injecter massivement des faux positifs dans le corpus acad\u00e9mique publi\u00e9.<\/p>\n<h2>4. Formulation th\u00e9orique et hypoth\u00e8ses statistiques du test de Mauchly<\/h2>\n<h3>4.1 \u00c9nonc\u00e9 formel des hypoth\u00e8ses nulle et alternative<\/h3>\n<p>Le test \u00e9labor\u00e9 par John W. Mauchly en 1940 a \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifiquement con\u00e7u pour \u00e9valuer la conformit\u00e9 statistique d&rsquo;une matrice de variance-covariance empirique au postulat de sph\u00e9ricit\u00e9. Comme tout test d&rsquo;inf\u00e9rence d&rsquo;ad\u00e9quation, il repose sur la confrontation formelle de deux hypoth\u00e8ses statistiques mutuellement exclusives. L&rsquo;hypoth\u00e8se nulle, not\u00e9e <em>H<\/em><sub>0<\/sub>, postule que la matrice de variance-covariance de la population, une fois projet\u00e9e sur un ensemble orthonormal de contrastes intra-sujets, poss\u00e8de une structure parfaitement sph\u00e9rique :<\/p>\n<p><em>H<\/em><sub>0<\/sub> : &Sigma;<sub>transform\u00e9e<\/sub> = &sigma;<sup>2<\/sup> <strong>I<\/strong><sub>(<em>k<\/em> &#8211; 1)<\/sub>,<\/p>\n<p>o\u00f9 &Sigma;<sub>transform\u00e9e<\/sub> d\u00e9signe la matrice de covariance r\u00e9duite de dimension (<em>k<\/em> &#8211; 1) &times; (<em>k<\/em> &#8211; 1), &sigma;<sup>2<\/sup> repr\u00e9sente une constante scalaire positive correspondant \u00e0 la variance commune de tous les contrastes normalis\u00e9s, et <strong>I<\/strong><sub>(<em>k<\/em> &#8211; 1)<\/sub> symbolise la matrice identit\u00e9 d&rsquo;ordre (<em>k<\/em> &#8211; 1). Sous cette hypoth\u00e8se nulle, toutes les variances des diff\u00e9rences de paires sont identiques au sein de la population parente, ce qui valide l&#8217;emploi direct des valeurs critiques de l&rsquo;ANOVA univari\u00e9e sans ajustement.<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;oppos\u00e9, l&rsquo;hypoth\u00e8se alternative, not\u00e9e <em>H<\/em><sub>1<\/sub>, pose la n\u00e9gation de cette \u00e9galit\u00e9 structurelle :<\/p>\n<p><em>H<\/em><sub>1<\/sub> : &Sigma;<sub>transform\u00e9e<\/sub> &ne; &sigma;<sup>2<\/sup> <strong>I<\/strong><sub>(<em>k<\/em> &#8211; 1)<\/sub>.<\/p>\n<p>Le rejet de l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle consacre le fait que la matrice de dispersion empirique pr\u00e9sente une h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des variances de contrastes ou des corr\u00e9lations non nulles entre contrastes orthogonaux qui ne peut raisonnablement \u00eatre imput\u00e9e aux seules fluctuations d&rsquo;\u00e9chantillonnage al\u00e9atoire. Ce rejet interdit formellement au chercheur d&rsquo;interpr\u00e9ter le ratio <em>F<\/em> standard et d\u00e9clenche imm\u00e9diatement l&rsquo;obligation m\u00e9thodologique de modifier le pipeline d&rsquo;analyse des donn\u00e9es par l&rsquo;application de coefficients de correction d&rsquo;epsilon ou par le recours \u00e0 des mod\u00e9lisations alternatives.<\/p>\n<h3>4.2 Structure de la statistique W de Mauchly<\/h3>\n<p>Pour quantifier l&rsquo;\u00e9cart s\u00e9parant la matrice observ\u00e9e de l&rsquo;id\u00e9al de sph\u00e9ricit\u00e9, Mauchly a d\u00e9velopp\u00e9 un crit\u00e8re statistique d&rsquo;une grande \u00e9l\u00e9gance g\u00e9om\u00e9trique, d\u00e9sign\u00e9 par la lettre <em>W<\/em>. Cette statistique repose sur le rapport entre la moyenne g\u00e9om\u00e9trique et la moyenne arithm\u00e9tique des valeurs propres (&lambda;<sub>1<\/sub>, &lambda;<sub>2<\/sub>, &#8230;, &lambda;<sub><em>p<\/em><\/sub>) extraites de la matrice de covariance transform\u00e9e de dimension <em>p<\/em> = (<em>k<\/em> &#8211; 1) :<\/p>\n<p><em>W<\/em> = [ &prod;<sub><em>i<\/em> = 1<\/sub><sup><em>p<\/em><\/sup> &lambda;<sub><em>i<\/em><\/sub> ] \/ [ (1 \/ <em>p<\/em>) * &sum;<sub><em>i<\/em> = 1<\/sub><sup><em>p<\/em><\/sup> &lambda;<sub><em>i<\/em><\/sub> ]<sup><em>p<\/em><\/sup>.<\/p>\n<p>Cette formulation spectrale peut \u00e9galement s&rsquo;exprimer directement \u00e0 partir des invariants scalaires fondamentaux de la matrice transform\u00e9e, \u00e0 savoir son d\u00e9terminant et sa trace. Le num\u00e9rateur du rapport correspond en effet au d\u00e9terminant de la matrice (qui est \u00e9gal au produit des valeurs propres), tandis que la somme des valeurs propres au d\u00e9nominateur est strictement \u00e9quivalente \u00e0 la trace de la matrice :<\/p>\n<p><em>W<\/em> = |&Sigma;<sub>transform\u00e9e<\/sub>| \/ [ (1 \/ <em>p<\/em>) * tr(&Sigma;<sub>transform\u00e9e<\/sub>) ]<sup><em>p<\/em><\/sup>.<\/p>\n<p>En vertu de l&rsquo;in\u00e9galit\u00e9 arithm\u00e9tico-g\u00e9om\u00e9trique classique de Cauchy, la moyenne g\u00e9om\u00e9trique d&rsquo;un ensemble de nombres r\u00e9els strictement positifs est toujours inf\u00e9rieure ou \u00e9gale \u00e0 leur moyenne arithm\u00e9tique, l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 n&rsquo;\u00e9tant atteinte que dans le cas unique o\u00f9 tous les nombres sont strictement identiques. Par cons\u00e9quent, la statistique <em>W<\/em> de Mauchly est math\u00e9matiquement confin\u00e9e dans l&rsquo;intervalle ferm\u00e9 :<\/p>\n<p>0 &le; <em>W<\/em> &le; 1.<\/p>\n<p>L&rsquo;interpr\u00e9tation intuitive de la m\u00e9trique est imm\u00e9diate : lorsque la matrice est parfaitement sph\u00e9rique, toutes ses valeurs propres sont rigoureusement identiques (&lambda;<sub>1<\/sub> = &lambda;<sub>2<\/sub> = &#8230; = &lambda;<sub><em>p<\/em><\/sub> = &sigma;<sup>2<\/sup>), ce qui conduit \u00e0 une valeur de <em>W<\/em> exactement \u00e9gale \u00e0 1. Inversement, plus la matrice s&rsquo;\u00e9loigne de la condition de sph\u00e9ricit\u00e9 \u2014 c&rsquo;est-\u00e0-dire plus les valeurs propres divergent, r\u00e9v\u00e9lant une dispersion pr\u00e9pond\u00e9rante selon certains axes et restreinte selon d&rsquo;autres \u2014, plus la statistique <em>W<\/em> d\u00e9cro\u00eet pour se rapprocher de 0.<\/p>\n<h3>4.3 Approximation asymptotique par la loi du Chi-deux<\/h3>\n<p>La statistique <em>W<\/em> brute ne suit pas une distribution d&rsquo;\u00e9chantillonnage \u00e9l\u00e9mentaire directement tabulable sous forme analytique simple. Afin de d\u00e9terminer si la d\u00e9viation observ\u00e9e de <em>W<\/em> par rapport \u00e0 sa valeur th\u00e9orique id\u00e9ale de 1 est statistiquement significative pour une taille d&rsquo;\u00e9chantillon <em>N<\/em> donn\u00e9e, Mauchly et ses continuateurs ont \u00e9tabli une transformation logarithmique asymptotique permettant de relier <em>W<\/em> \u00e0 la distribution continue bien connue du Chi-deux (&chi;<sup>2<\/sup>).<\/p>\n<p>La transformation repose sur l&rsquo;application du logarithme naturel \u00e0 la statistique <em>W<\/em>. Puisque 0 &lt; <em>W<\/em> &le; 1, le terme ln(<em>W<\/em>) est toujours n\u00e9gatif ou nul. En multipliant cette valeur par un facteur d&rsquo;\u00e9chelle appropri\u00e9 d\u00e9pendant du nombre de degr\u00e9s de libert\u00e9 r\u00e9siduels et d&rsquo;un param\u00e8tre de correction de convergence d\u00e9velopp\u00e9 par Bartlett, on obtient une quantit\u00e9 distribu\u00e9e de fa\u00e7on asymptotique selon une loi du Chi-deux. Le nombre de degr\u00e9s de libert\u00e9 associ\u00e9 \u00e0 cette statistique est fonction directe du nombre de conditions intra-sujets <em>k<\/em> et correspond au nombre d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments ind\u00e9pendants n\u00e9cessaires pour sp\u00e9cifier la sph\u00e9ricit\u00e9 dans la matrice transform\u00e9e :<\/p>\n<p>ddl = [ <em>k<\/em> * (<em>k<\/em> &#8211; 1) \/ 2 ] &#8211; 1.<\/p>\n<p>Pour un facteur comprenant <em>k<\/em> = 3 modalit\u00e9s, le calcul des degr\u00e9s de libert\u00e9 produit : [3 * (3 &#8211; 1) \/ 2] &#8211; 1 = [6 \/ 2] &#8211; 1 = 3 &#8211; 1 = 2 ddl. Pour un facteur \u00e0 <em>k<\/em> = 4 modalit\u00e9s, nous obtenons : [4 * 3 \/ 2] &#8211; 1 = 6 &#8211; 1 = 5 ddl. Il convient de souligner que cette approximation par le Chi-deux est une propri\u00e9t\u00e9 asymptotique. Elle exige un \u00e9chantillon de taille suffisante (g\u00e9n\u00e9ralement <em>N<\/em> &gt; 20 participants) et un strict respect du postulat de normalit\u00e9 multivari\u00e9e pour maintenir sa fid\u00e9lit\u00e9 probabiliste.<\/p>\n<h2>5. Calcul math\u00e9matique approfondi de la statistique de Mauchly<\/h2>\n<h3>5.1 Transformation orthonormale de la matrice de covariance<\/h3>\n<p>L&rsquo;ex\u00e9cution computationnelle du test de Mauchly ne s&rsquo;effectue pas directement sur la matrice empirique de variance-covariance d&rsquo;origine <strong>S<\/strong> d&rsquo;ordre <em>k<\/em> &times; <em>k<\/em>, car celle-ci int\u00e8gre la variabilit\u00e9 du niveau moyen global entre les sujets. La premi\u00e8re \u00e9tape analytique consiste \u00e0 \u00e9liminer cette dimension inter-sujets en appliquant \u00e0 la matrice <strong>S<\/strong> une matrice de contrastes orthogonaux normalis\u00e9s, not\u00e9e <strong>C<\/strong>, de dimensions (<em>k<\/em> &#8211; 1) &times; <em>k<\/em>.<\/p>\n<p>Chaque ligne du vecteur de contrastes <strong>c<\/strong><sub><em>i<\/em><\/sub> doit satisfaire deux crit\u00e8res stricts d&rsquo;orthonormalit\u00e9 : d&rsquo;une part, la somme des coefficients de chaque ligne doit \u00eatre rigoureusement nulle (&sum;<sub><em>j<\/em> = 1<\/sub><sup><em>k<\/em><\/sup> <em>c<\/em><sub><em>ij<\/em><\/sub> = 0), ce qui garantit qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un contraste intra-sujets \u00e9liminant la constante ; d&rsquo;autre part, la somme des carr\u00e9s des coefficients de chaque ligne doit \u00eatre \u00e9gale \u00e0 l&rsquo;unit\u00e9 (&sum;<sub><em>j<\/em> = 1<\/sub><sup><em>k<\/em><\/sup> <em>c<\/em><sub><em>ij<\/em><\/sub><sup>2<\/sup> = 1), et le produit scalaire entre deux lignes distinctes doit s&rsquo;annuler (&sum;<sub><em>j<\/em> = 1<\/sub><sup><em>k<\/em><\/sup> <em>c<\/em><sub><em>ij<\/em><\/sub> * <em>c<\/em><sub><em>mj<\/em><\/sub> = 0 pour tout <em>i<\/em> &ne; <em>m<\/em>). Une matrice classique r\u00e9pondant \u00e0 ces conditions est la matrice de contrastes de Helmert normalis\u00e9e.<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;aide de cette matrice de projection <strong>C<\/strong>, on calcule la matrice de covariance transform\u00e9e, not\u00e9e <strong>&Sigma;~<\/strong> (ou <strong>S~<\/strong> au niveau de l&rsquo;\u00e9chantillon), de dimension (<em>k<\/em> &#8211; 1) &times; (<em>k<\/em> &#8211; 1) :<\/p>\n<p><strong>S~<\/strong> = <strong>C<\/strong> * <strong>S<\/strong> * <strong>C<\/strong><sup>T<\/sup>,<\/p>\n<p>o\u00f9 <strong>C<\/strong><sup>T<\/sup> d\u00e9signe la transpos\u00e9e de la matrice de contrastes <strong>C<\/strong>. Si l&rsquo;hypoth\u00e8se de sph\u00e9ricit\u00e9 est rigoureusement v\u00e9rifi\u00e9e au sein de la population parente, la matrice th\u00e9orique r\u00e9sultante <strong>&Sigma;~<\/strong> est une matrice scalaire parfaite, dont les \u00e9l\u00e9ments diagonaux sont tous \u00e9gaux \u00e0 la m\u00eame constante et dont les termes extradiagonaux sont strictement nuls.<\/p>\n<figure class=\"wpt-preserved-image\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/french.arabpsychology.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/mauchly1.png\" alt=\"\" \/><\/figure>\n<h3>5.2 D\u00e9rivation analytique de la statistique W<\/h3>\n<p>Une fois obtenue la matrice transform\u00e9e d&rsquo;\u00e9chantillon <strong>S~<\/strong> d&rsquo;ordre <em>p<\/em> = (<em>k<\/em> &#8211; 1), le calcul analytique de la statistique <em>W<\/em> fait intervenir l&rsquo;alg\u00e8bre des op\u00e9rateurs spectraux. Nous devons extraire simultan\u00e9ment deux scalaires cardinaux : le d\u00e9terminant |<strong>S~<\/strong>| et la trace tr(<strong>S~<\/strong>).<\/p>\n<p>Le d\u00e9terminant d&rsquo;une matrice carr\u00e9e mesure le volume g\u00e9om\u00e9trique de l&rsquo;ellipso\u00efde de dispersion d\u00e9fini par les contrastes dans l&rsquo;espace euclidien \u00e0 <em>p<\/em> dimensions. Si la matrice est singuli\u00e8re ou si un contraste est une combinaison lin\u00e9aire parfaite des autres, ce d\u00e9terminant s&rsquo;annule. Dans le cas g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;une matrice d\u00e9finie positive, le d\u00e9terminant est calcul\u00e9 par la sommation altern\u00e9e des cofacteurs ou par le produit des valeurs propres r\u00e9elles issues de la d\u00e9composition spectrale :<\/p>\n<p>det(<strong>S~<\/strong>) = |<strong>S~<\/strong>| = &prod;<sub><em>i<\/em> = 1<\/sub><sup><em>p<\/em><\/sup> &lambda;<sub><em>i<\/em><\/sub>.<\/p>\n<p>La trace de la matrice est obtenue par la sommation arithm\u00e9tique simple de ses \u00e9l\u00e9ments diagonaux, ce qui \u00e9quivaut \u00e9galement \u00e0 la somme de ses valeurs propres :<\/p>\n<p>tr(<strong>S~<\/strong>) = &sum;<sub><em>i<\/em> = 1<\/sub><sup><em>p<\/em><\/sup> <em>s~<\/em><sub><em>ii<\/em><\/sub> = &sum;<sub><em>i<\/em> = 1<\/sub><sup><em>p<\/em><\/sup> &lambda;<sub><em>i<\/em><\/sub>.<\/p>\n<p>La formulation alg\u00e9brique canonique de la statistique de Mauchly <em>W<\/em> s&rsquo;\u00e9crit alors de fa\u00e7on condens\u00e9e sans recourir obligatoirement au calcul explicite des valeurs propres individuelles :<\/p>\n<p><em>W<\/em> = det(<strong>S~<\/strong>) \/ [ (1 \/ (<em>k<\/em> &#8211; 1)) * tr(<strong>S~<\/strong>) ]<sup>(<em>k<\/em> &#8211; 1)<\/sup>.<\/p>\n<p>Cette expression met en lumi\u00e8re que le d\u00e9nominateur repr\u00e9sente le volume sph\u00e9rique id\u00e9al qu&rsquo;occuperait la dispersion si la variance totale (tr(<strong>S~<\/strong>)) \u00e9tait distribu\u00e9e de mani\u00e8re parfaitement \u00e9quitable et isotrope le long des (<em>k<\/em> &#8211; 1) dimensions orthogonales. Le num\u00e9rateur quantifiant le volume effectif occup\u00e9 par les donn\u00e9es, le ratio <em>W<\/em> exprime directement la proportion de volume conserv\u00e9e par rapport \u00e0 une sph\u00e8re parfaite.<\/p>\n<h3>5.3 Formule de correction pour la statistique du Chi-deux<\/h3>\n<p>Pour convertir la quantit\u00e9 scalaire <em>W<\/em> en une statistique d&rsquo;inf\u00e9rence suivant une distribution th\u00e9orique connue, il est imp\u00e9ratif d&rsquo;ajuster le logarithme naturel par le facteur multiplicatif de Bartlett. Ce param\u00e8tre ajuste la convergence de la statistique vers une loi du Chi-deux pour des \u00e9chantillons de taille finie <em>N<\/em>. Posons <em>p<\/em> = <em>k<\/em> &#8211; 1, la dimension de l&rsquo;espace des contrastes, et <em>n<\/em> = <em>N<\/em> &#8211; 1, les degr\u00e9s de libert\u00e9 associ\u00e9s aux participants. Le terme multiplicateur correctif, traditionnellement d\u00e9sign\u00e9 par <em>d<\/em>, se formule comme suit :<\/p>\n<p><em>d<\/em> = 1 &#8211; [ (2 * <em>p<\/em><sup>2<\/sup> + <em>p<\/em> + 2) \/ (6 * <em>p<\/em> * <em>n<\/em>) ].<\/p>\n<p>En substituant <em>p<\/em> par (<em>k<\/em> &#8211; 1) et <em>n<\/em> par (<em>N<\/em> &#8211; 1), nous obtenons l&rsquo;expression d\u00e9velopp\u00e9e compl\u00e8te du coefficient d&rsquo;ajustement :<\/p>\n<p><em>d<\/em> = 1 &#8211; [ (2 * (<em>k<\/em> &#8211; 1)<sup>2<\/sup> + (<em>k<\/em> &#8211; 1) + 2) \/ (6 * (<em>k<\/em> &#8211; 1) * (<em>N<\/em> &#8211; 1)) ] = 1 &#8211; [ (2 * <em>k<\/em><sup>2<\/sup> &#8211; 3 * <em>k<\/em> + 3) \/ (6 * (<em>k<\/em> &#8211; 1) * (<em>N<\/em> &#8211; 1)) ].<\/p>\n<p>\u00c0 partir de ce facteur correctif <em>d<\/em>, la statistique asymptotique du Chi-deux ajust\u00e9, not\u00e9e &chi;<sup>2<\/sup><sub>Mauchly<\/sub>, est obtenue par la formule finale :<\/p>\n<p>&chi;<sup>2<\/sup> = &#8211; <em>n<\/em> * <em>d<\/em> * ln(<em>W<\/em>) = &#8211; ( (<em>N<\/em> &#8211; 1) &#8211; [ (2 * <em>k<\/em><sup>2<\/sup> &#8211; 3 * <em>k<\/em> + 3) \/ (6 * (<em>k<\/em> &#8211; 1)) ] ) * ln(<em>W<\/em>).<\/p>\n<p>Cette valeur empirique de Chi-deux est ensuite compar\u00e9e \u00e0 la fonction de distribution cumulative inverse de la loi du &chi;<sup>2<\/sup> param\u00e9tr\u00e9e par ddl = [<em>k<\/em>(<em>k<\/em> &#8211; 1) \/ 2] &#8211; 1 degr\u00e9s de libert\u00e9. La probabilit\u00e9 critique associ\u00e9e (valeur <em>p<\/em>) correspond \u00e0 la surface situ\u00e9e dans la queue sup\u00e9rieure de la distribution au-del\u00e0 de la valeur observ\u00e9e :<\/p>\n<p><em>p<\/em> = <em>P<\/em>( &Chi;<sup>2<\/sup><sub>ddl<\/sub> &ge; &chi;<sup>2<\/sup><sub>observ\u00e9<\/sub> ).<\/p>\n<h2>6. Exemple pratique complet : protocole exp\u00e9rimental en psychologie<\/h2>\n<h3>6.1 Pr\u00e9sentation du cas clinique : \u00e9valuation de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sous th\u00e9rapie<\/h3>\n<p>Afin de concr\u00e9tiser l&rsquo;ensemble de cette m\u00e9canique computationnelle, consid\u00e9rons une \u00e9tude clinique contr\u00f4l\u00e9e men\u00e9e au sein d&rsquo;un service de psychopathologie exp\u00e9rimentale. L&rsquo;\u00e9quipe de recherche s&rsquo;int\u00e9resse \u00e0 l&rsquo;efficacit\u00e9 d&rsquo;un protocole novateur de th\u00e9rapie cognitive bas\u00e9e sur la pleine conscience (MBCT) administr\u00e9 \u00e0 une cohorte de patients r\u00e9pondant aux crit\u00e8res diagnostiques du trouble panique avec agoraphobie. L&rsquo;\u00e9chantillon exp\u00e9rimental se compose de <em>N<\/em> = 15 participants adultes suivis de mani\u00e8re longitudinale.<\/p>\n<p>L&rsquo;indicateur clinique retenu comme variable d\u00e9pendante continue est le score global obtenu \u00e0 l&rsquo;Inventaire d&rsquo;Anxi\u00e9t\u00e9 de Beck (BAI &#8211; <em>Beck Anxiety Inventory<\/em>), une \u00e9chelle psychom\u00e9trique standardis\u00e9e dont le score varie contin\u00fbment de 0 \u00e0 63 points, un score \u00e9lev\u00e9 d\u00e9notant une symptomatologie anxieuse s\u00e9v\u00e8re. Chaque participant est \u00e9valu\u00e9 \u00e0 trois reprises successives au cours de sa trajectoire th\u00e9rapeutique :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Temps 1 (T1) :<\/strong> \u00c9valuation basale pr\u00e9-th\u00e9rapeutique, mesur\u00e9e une semaine avant le d\u00e9but des ateliers.<\/li>\n<li><strong>Temps 2 (T2) :<\/strong> \u00c9valuation interm\u00e9diaire \u00e0 mi-parcours, recueillie pr\u00e9cis\u00e9ment apr\u00e8s la quatri\u00e8me semaine de traitement.<\/li>\n<li><strong>Temps 3 (T3) :<\/strong> \u00c9valuation terminale post-th\u00e9rapeutique, administr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;issue du cycle complet de huit semaines d&rsquo;intervention.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le plan exp\u00e9rimental retenu constitue un sch\u00e9ma univari\u00e9 \u00e0 mesures r\u00e9p\u00e9t\u00e9es \u00e0 un facteur : le facteur Temps, qui comporte <em>k<\/em> = 3 modalit\u00e9s ordonn\u00e9es. Avant de calculer le mod\u00e8le ANOVA standard pour d\u00e9terminer si l&rsquo;intervention induit une d\u00e9crue statistiquement significative de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9, il est m\u00e9thodologiquement imp\u00e9ratif de soumettre la matrice des donn\u00e9es empiriques au test de sph\u00e9ricit\u00e9 de Mauchly.<\/p>\n<h3>6.2 Donn\u00e9es brutes et calcul des diff\u00e9rences appari\u00e9es<\/h3>\n<p>Le protocole a permis de recueillir les observations individuelles consign\u00e9es dans le tableau suivant pour les 15 participants. Pour illustrer la d\u00e9finition matricielle de la sph\u00e9ricit\u00e9, nous avons \u00e9galement calcul\u00e9 de fa\u00e7on exhaustive les trois s\u00e9ries de diff\u00e9rences appari\u00e9es possibles pour chaque individu : (T1 &#8211; T2), (T1 &#8211; T3) et (T2 &#8211; T3).<\/p>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Sujet<\/th>\n<th>T1 (Pr\u00e9)<\/th>\n<th>T2 (Mi)<\/th>\n<th>T3 (Post)<\/th>\n<th>Diff (T1 &#8211; T2)<\/th>\n<th>Diff (T1 &#8211; T3)<\/th>\n<th>Diff (T2 &#8211; T3)<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>S01<\/td>\n<td>34<\/td>\n<td>26<\/td>\n<td>18<\/td>\n<td>8<\/td>\n<td>16<\/td>\n<td>8<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>S02<\/td>\n<td>29<\/td>\n<td>24<\/td>\n<td>15<\/td>\n<td>5<\/td>\n<td>14<\/td>\n<td>9<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>S03<\/td>\n<td>36<\/td>\n<td>31<\/td>\n<td>22<\/td>\n<td>5<\/td>\n<td>14<\/td>\n<td>9<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>S04<\/td>\n<td>32<\/td>\n<td>25<\/td>\n<td>14<\/td>\n<td>7<\/td>\n<td>18<\/td>\n<td>11<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>S05<\/td>\n<td>41<\/td>\n<td>35<\/td>\n<td>20<\/td>\n<td>6<\/td>\n<td>21<\/td>\n<td>15<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>S06<\/td>\n<td>27<\/td>\n<td>21<\/td>\n<td>17<\/td>\n<td>6<\/td>\n<td>10<\/td>\n<td>4<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>S07<\/td>\n<td>38<\/td>\n<td>30<\/td>\n<td>25<\/td>\n<td>8<\/td>\n<td>13<\/td>\n<td>5<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>S08<\/td>\n<td>30<\/td>\n<td>23<\/td>\n<td>19<\/td>\n<td>7<\/td>\n<td>11<\/td>\n<td>4<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>S09<\/td>\n<td>35<\/td>\n<td>28<\/td>\n<td>16<\/td>\n<td>7<\/td>\n<td>19<\/td>\n<td>12<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>S10<\/td>\n<td>33<\/td>\n<td>27<\/td>\n<td>18<\/td>\n<td>6<\/td>\n<td>15<\/td>\n<td>9<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>S11<\/td>\n<td>44<\/td>\n<td>36<\/td>\n<td>21<\/td>\n<td>8<\/td>\n<td>23<\/td>\n<td>15<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>S12<\/td>\n<td>28<\/td>\n<td>20<\/td>\n<td>12<\/td>\n<td>8<\/td>\n<td>16<\/td>\n<td>8<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>S13<\/td>\n<td>31<\/td>\n<td>24<\/td>\n<td>19<\/td>\n<td>7<\/td>\n<td>12<\/td>\n<td>5<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>S14<\/td>\n<td>37<\/td>\n<td>32<\/td>\n<td>24<\/td>\n<td>5<\/td>\n<td>13<\/td>\n<td>8<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>S15<\/td>\n<td>39<\/td>\n<td>31<\/td>\n<td>16<\/td>\n<td>8<\/td>\n<td>23<\/td>\n<td>15<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>L&rsquo;examen des statistiques descriptives fondamentales r\u00e9v\u00e8le une diminution constante de la tendance centrale du score d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 : la moyenne au Temps 1 s&rsquo;\u00e9tablit \u00e0 <em>M<\/em><sub>1<\/sub> = 34,267 points (<em>ET<\/em><sub>1<\/sub> = 5,147), celle au Temps 2 passe \u00e0 <em>M<\/em><sub>2<\/sub> = 27,533 points (<em>ET<\/em><sub>2<\/sub> = 4,794), et celle au Temps 3 d\u00e9cro\u00eet jusqu&rsquo;\u00e0 <em>M<\/em><sub>3<\/sub> = 17,733 points (<em>ET<\/em><sub>3<\/sub> = 3,751). Mais l&rsquo;indicateur crucial pour la sph\u00e9ricit\u00e9 r\u00e9side dans l&rsquo;analyse de la dispersion des colonnes de diff\u00e9rences :<\/p>\n<ul>\n<li>Moyenne de (T1 &#8211; T2) = 6,733 ; Variance de (T1 &#8211; T2) : <strong><em>s<\/em><sup>2<\/sup><sub>diff(1-2)<\/sub> = 1,352<\/strong>.<\/li>\n<li>Moyenne de (T1 &#8211; T3) = 16,533 ; Variance de (T1 &#8211; T3) : <strong><em>s<\/em><sup>2<\/sup><sub>diff(1-3)<\/sub> = 17,410<\/strong>.<\/li>\n<li>Moyenne de (T2 &#8211; T3) = 9,800 ; Variance de (T2 &#8211; T3) : <strong><em>s<\/em><sup>2<\/sup><sub>diff(2-3)<\/sub> = 14,886<\/strong>.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Une simple inspection visuelle pr\u00e9liminaire de ces variances de diff\u00e9rences met imm\u00e9diatement en \u00e9vidence une disparit\u00e9 flagrante : la variance de la diff\u00e9rence entre le d\u00e9but et la fin de l&rsquo;intervention (17,410) est pr\u00e8s de treize fois sup\u00e9rieure \u00e0 la variance observ\u00e9e entre le pr\u00e9-test et le mi-parcours (1,352). Une telle h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 sugg\u00e8re a priori une violation manifeste de la sph\u00e9ricit\u00e9.<\/p>\n<h3>6.3 \u00c9tablissement de la matrice de variance-covariance empirique<\/h3>\n<p>Pour formaliser rigoureusement le calcul, \u00e9tablissons la matrice sym\u00e9trique d&rsquo;\u00e9chantillon <strong>S<\/strong> d&rsquo;ordre 3 &times; 3. Les \u00e9l\u00e9ments diagonaux repr\u00e9sentent les variances empiriques non biais\u00e9es de chaque condition temporelle, calcul\u00e9es avec la division par (<em>N<\/em> &#8211; 1) = 14 :<\/p>\n<p><em>s<\/em><sub>11<\/sub> = Var(T1) = 26,495 ;<br \/>\n<em>s<\/em><sub>22<\/sub> = Var(T2) = 22,981 ;<br \/>\n<em>s<\/em><sub>33<\/sub> = Var(T3) = 14,067.<\/p>\n<p>Les \u00e9l\u00e9ments hors diagonale repr\u00e9sentent les covariances empiriques calcul\u00e9es entre les trois paires de sessions \u00e0 partir de la formule canonique Cov(<em>X<\/em>, <em>Y<\/em>) = [ &sum; (<em>X<\/em> &#8211; <em>M<\/em><sub><em>x<\/em><\/sub>)(<em>Y<\/em> &#8211; <em>M<\/em><sub><em>y<\/em><\/sub>) ] \/ (<em>N<\/em> &#8211; 1) :<\/p>\n<p><em>s<\/em><sub>12<\/sub> = <em>s<\/em><sub>21<\/sub> = Cov(T1, T2) = 24,062 ;<br \/>\n<em>s<\/em><sub>13<\/sub> = <em>s<\/em><sub>31<\/sub> = Cov(T1, T3) = 11,576 ;<br \/>\n<em>s<\/em><sub>23<\/sub> = <em>s<\/em><sub>32<\/sub> = Cov(T2, T3) = 11,081.<\/p>\n<p>La matrice de variance-covariance empirique <strong>S<\/strong> s&rsquo;assemble ainsi comme suit :<\/p>\n<p>\n[ 26,495 &nbsp; 24,062 &nbsp; 11,576 ]<br \/>\n[ 24,062 &nbsp; 22,981 &nbsp; 11,081 ]<br \/>\n[ 11,576 &nbsp; 11,081 &nbsp; 14,067 ]\n<\/p>\n<p>Nous pouvons v\u00e9rifier l&rsquo;exactitude de nos calculs par la relation alg\u00e9brique Var(<em>Y<sub>j<\/sub><\/em> &#8211; <em>Y<sub>k<\/sub><\/em>) = <em>s<sub>jj<\/sub><\/em> + <em>s<sub>kk<\/sub><\/em> &#8211; 2 * <em>s<sub>jk<\/sub><\/em> :<\/p>\n<p>Var(T1 &#8211; T2) = 26,495 + 22,981 &#8211; (2 * 24,062) = 49,476 &#8211; 48,124 = 1,352.<br \/>\nVar(T1 &#8211; T3) = 26,495 + 14,067 &#8211; (2 * 11,576) = 40,562 &#8211; 23,152 = 17,410.<br \/>\nVar(T2 &#8211; T3) = 22,981 + 14,067 &#8211; (2 * 11,081) = 37,048 &#8211; 22,162 = 14,886.<\/p>\n<p>Les \u00e9galit\u00e9s co\u00efncident parfaitement avec les calculs obtenus directement sur les scores de diff\u00e9rence individuels, fournissant le mat\u00e9riau n\u00e9cessaire pour la mise en \u0153uvre matricielle du test de Mauchly.<\/p>\n<h2>7. R\u00e9alisation du test de Mauchly pas \u00e0 pas sur les donn\u00e9es de l&rsquo;exemple<\/h2>\n<h3>7.1 Application des contrastes et transformation matricielle<\/h3>\n<p>Pour un facteur \u00e0 <em>k<\/em> = 3 modalit\u00e9s, l&rsquo;espace des contrastes intra-sujets est de dimension (<em>k<\/em> &#8211; 1) = 2. Nous construisons une matrice de contrastes orthonormale <strong>C<\/strong> d&rsquo;ordre 2 &times; 3 en appliquant la d\u00e9composition de Helmert normalis\u00e9e :<\/p>\n<p>Ligne 1 (comparant le niveau 1 au niveau 2) : <strong>c<\/strong><sub>1<\/sub> = [ 1 \/ &radic;2, &nbsp; -1 \/ &radic;2, &nbsp; 0 ] &amp;approx; [ 0,707107, &nbsp; -0,707107, &nbsp; 0 ].<br \/>\nLigne 2 (comparant la moyenne des niveaux 1 et 2 au niveau 3) : <strong>c<\/strong><sub>2<\/sub> = [ 1 \/ &radic;6, &nbsp; 1 \/ &radic;6, &nbsp; -2 \/ &radic;6 ] &amp;approx; [ 0,408248, &nbsp; 0,408248, &nbsp; -0,816497 ].<\/p>\n<p>On constate que pour chaque ligne, la somme des coefficients est nulle et la somme de leurs carr\u00e9s est \u00e9gale \u00e0 1. De surcro\u00eet, le produit scalaire des deux lignes donne : (1\/&radic;12) &#8211; (1\/&radic;12) + 0 = 0. La matrice est donc parfaitement orthonormale. Proc\u00e9dons au calcul de la matrice transform\u00e9e <strong>S~<\/strong> = <strong>C<\/strong> * <strong>S<\/strong> * <strong>C<\/strong><sup>T<\/sup> de dimension 2 &times; 2 :<\/p>\n<p>Commen\u00e7ons par le produit interm\u00e9diaire <strong>M<\/strong> = <strong>C<\/strong> * <strong>S<\/strong> :<br \/>\nLigne 1 de <strong>M<\/strong> = [ 0,707107 * (26,495 &#8211; 24,062), &nbsp; 0,707107 * (24,062 &#8211; 22,981), &nbsp; 0,707107 * (11,576 &#8211; 11,081) ]<br \/>\n= [ 0,707107 * 2,433, &nbsp; 0,707107 * 1,081, &nbsp; 0,707107 * 0,495 ]<br \/>\n= [ 1,7204, &nbsp; 0,7644, &nbsp; 0,3500 ].<\/p>\n<p>Ligne 2 de <strong>M<\/strong> = [ 0,408248 * 26,495 + 0,408248 * 24,062 &#8211; 0,816497 * 11,576, &nbsp; 0,408248 * 24,062 + 0,408248 * 22,981 &#8211; 0,816497 * 11,081, &nbsp; 0,408248 * 11,576 + 0,408248 * 11,081 &#8211; 0,816497 * 14,067 ]<br \/>\n= [ 10,8165 + 9,8233 &#8211; 9,4518, &nbsp; 9,8233 + 9,3819 &#8211; 9,0476, &nbsp; 4,7259 + 4,5238 &#8211; 11,4856 ]<br \/>\n= [ 11,1880, &nbsp; 10,1576, &nbsp; -2,2359 ].<\/p>\n<p>Calculons maintenant la matrice finale <strong>S~<\/strong> = <strong>M<\/strong> * <strong>C<\/strong><sup>T<\/sup> :<br \/>\n\u00c9l\u00e9ment (1,1) : <em>s~<\/em><sub>11<\/sub> = 1,7204 * 0,707107 &#8211; 0,7644 * 0,707107 + 0 = 1,2165 &#8211; 0,5405 = 0,6760 (soit exactement Var(T1 &#8211; T2) \/ 2 = 1,352 \/ 2 = 0,676).<br \/>\n\u00c9l\u00e9ment (1,2) : <em>s~<\/em><sub>12<\/sub> = 1,7204 * 0,408248 + 0,7644 * 0,408248 &#8211; 0,3500 * 0,816497 = 0,7023 + 0,3121 &#8211; 0,2858 = 0,7286.<br \/>\n\u00c9l\u00e9ment (2,1) : <em>s~<\/em><sub>21<\/sub> = 0,7286 (par sym\u00e9trie).<br \/>\n\u00c9l\u00e9ment (2,2) : <em>s~<\/em><sub>22<\/sub> = 11,1880 * 0,408248 + 10,1576 * 0,408248 &#8211; (-2,2359) * 0,816497 = 4,5675 + 4,1468 + 1,8256 = 10,5399.<\/p>\n<p>La matrice r\u00e9duite de covariance transform\u00e9e <strong>S~<\/strong> est donc :<\/p>\n<p>\n[ 0,6760 &nbsp; 0,7286 ]<br \/>\n[ 0,7286 &nbsp; 10,5399 ]\n<\/p>\n<p>Pour en extraire les valeurs propres &lambda;, nous r\u00e9solvons l&rsquo;\u00e9quation caract\u00e9ristique det(<strong>S~<\/strong> &#8211; &lambda; <strong>I<\/strong>) = 0 :<br \/>\n(0,6760 &#8211; &lambda;)(10,5399 &#8211; &lambda;) &#8211; (0,7286)<sup>2<\/sup> = 0<br \/>\n&lambda;<sup>2<\/sup> &#8211; 11,2159 &lambda; + 7,1250 &#8211; 0,5309 = 0<br \/>\n&lambda;<sup>2<\/sup> &#8211; 11,2159 &lambda; + 6,5941 = 0.<\/p>\n<p>Le discriminant est &Delta; = (-11,2159)<sup>2<\/sup> &#8211; 4 * 1 * 6,5941 = 125,7964 &#8211; 26,3764 = 99,4200 (&radic;&Delta; &amp;approx; 9,97096).<br \/>\nLes deux valeurs propres sont donc :<br \/>\n<strong>&lambda;<sub>1<\/sub><\/strong> = (11,2159 + 9,97096) \/ 2 = 10,5934 ;<br \/>\n<strong>&lambda;<sub>2<\/sub><\/strong> = (11,2159 &#8211; 9,97096) \/ 2 = 0,6225.<\/p>\n<h3>7.2 Obtention de la statistique W et conversion en Chi-deux<\/h3>\n<p>Nous disposons d\u00e9sormais des quantit\u00e9s n\u00e9cessaires pour d\u00e9river analytiquement le d\u00e9terminant et la trace de <strong>S~<\/strong> :<\/p>\n<p>det(<strong>S~<\/strong>) = &lambda;<sub>1<\/sub> * &lambda;<sub>2<\/sub> = 10,5934 * 0,6225 &amp;approx; <strong>6,5941<\/strong> ;<br \/>\ntr(<strong>S~<\/strong>) = &lambda;<sub>1<\/sub> + &lambda;<sub>2<\/sub> = 10,5934 + 0,6225 = <strong>11,2159<\/strong>.<\/p>\n<p>Appliquons la formule canonique de la statistique <em>W<\/em> de Mauchly pour <em>p<\/em> = <em>k<\/em> &#8211; 1 = 2 :<\/p>\n<p><em>W<\/em> = det(<strong>S~<\/strong>) \/ [ (1 \/ 2) * tr(<strong>S~<\/strong>) ]<sup>2<\/sup><br \/>\n<em>W<\/em> = 6,5941 \/ [ 11,2159 \/ 2 ]<sup>2<\/sup><br \/>\n<em>W<\/em> = 6,5941 \/ [ 5,60795 ]<sup>2<\/sup><br \/>\n<em>W<\/em> = 6,5941 \/ 31,4491 &amp;approx; <strong>0,20967<\/strong>.<\/p>\n<p>La statistique <em>W<\/em> obtenue (0,210) est particuli\u00e8rement basse, s&rsquo;\u00e9loignant massivement de la valeur id\u00e9ale de 1, ce qui traduit une d\u00e9formation consid\u00e9rable de la structure d&rsquo;erreur. Proc\u00e9dons \u00e0 sa conversion en Chi-deux asymptotique en calculant le facteur multiplicateur de Bartlett <em>d<\/em> avec <em>k<\/em> = 3 et <em>N<\/em> = 15 (degr\u00e9s de libert\u00e9 r\u00e9siduels <em>n<\/em> = 14) :<\/p>\n<p><em>d<\/em> = 1 &#8211; [ (2 * <em>k<\/em><sup>2<\/sup> &#8211; 3 * <em>k<\/em> + 3) \/ (6 * (<em>k<\/em> &#8211; 1) * (<em>N<\/em> &#8211; 1)) ]<br \/>\n<em>d<\/em> = 1 &#8211; [ (2 * 3<sup>2<\/sup> &#8211; 3 * 3 + 3) \/ (6 * (3 &#8211; 1) * (15 &#8211; 1)) ]<br \/>\n<em>d<\/em> = 1 &#8211; [ (18 &#8211; 9 + 3) \/ (6 * 2 * 14) ]<br \/>\n<em>d<\/em> = 1 &#8211; [ 12 \/ 168 ]<br \/>\n<em>d<\/em> = 1 &#8211; 0,071429 = <strong>0,928571<\/strong>.<\/p>\n<p>Calculons \u00e0 pr\u00e9sent la statistique empirique du Chi-deux :<\/p>\n<p>ln(<em>W<\/em>) = ln(0,20967) &amp;approx; -1,56223 ;<br \/>\n&chi;<sup>2<\/sup> = &#8211; <em>n<\/em> * <em>d<\/em> * ln(<em>W<\/em>)<br \/>\n&chi;<sup>2<\/sup> = &#8211; 14 * 0,928571 * (-1,56223)<br \/>\n&chi;<sup>2<\/sup> = &#8211; 13,0000 * (-1,56223) &amp;approx; <strong>20,309<\/strong>.<\/p>\n<p>Le nombre de degr\u00e9s de libert\u00e9 associ\u00e9 est d\u00e9termin\u00e9 par la formule :<\/p>\n<p>ddl = [ <em>k<\/em> * (<em>k<\/em> &#8211; 1) \/ 2 ] &#8211; 1 = [ 3 * 2 \/ 2 ] &#8211; 1 = 3 &#8211; 1 = <strong>2<\/strong>.<\/p>\n<h3>7.3 Calcul de la valeur p exacte<\/h3>\n<p>Pour d\u00e9terminer la significativit\u00e9 statistique de ce r\u00e9sultat, nous confrontons la valeur empirique &chi;<sup>2<\/sup> = 20,309 \u00e0 la loi de distribution th\u00e9orique du Chi-deux \u00e0 2 degr\u00e9s de libert\u00e9. Rappelons que la valeur critique tabul\u00e9e pour &alpha; = 0,05 avec 2 ddl est de 5,991, et que la valeur critique pour &alpha; = 0,001 est de 13,816.<\/p>\n<p>La probabilit\u00e9 d&rsquo;exc\u00e9der une valeur de 20,309 sous une loi du &chi;<sup>2<\/sup> \u00e0 2 degr\u00e9s de libert\u00e9 s&rsquo;obtient analytiquement par la fonction de survie exponentielle :<\/p>\n<p><em>P<\/em>(&Chi;<sup>2<\/sup><sub>(2)<\/sub> &ge; 20,309) = exp(-20,309 \/ 2) = exp(-10,1545) &amp;approx; <strong>0,0000388<\/strong>.<\/p>\n<p>La probabilit\u00e9 critique exacte s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve donc \u00e0 <em>p<\/em> = 3,88 &times; 10<sup>-5<\/sup>, soit <strong><em>p<\/em> &lt; 0,001<\/strong>. Ce r\u00e9sultat empirique \u00e9tant immens\u00e9ment inf\u00e9rieur au seuil conventionnel fix\u00e9 \u00e0 &alpha; = 0,05, le chercheur se trouve dans l&rsquo;obligation formelle de rejeter l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle de sph\u00e9ricit\u00e9.<\/p>\n<h2>8. Interpr\u00e9tation statistique et d\u00e9cision m\u00e9thodologique<\/h2>\n<h3>8.1 Cas du maintien de l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle (p &ge; 0,05)<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9ventualit\u00e9 o\u00f9 la probabilit\u00e9 critique calcul\u00e9e \u00e0 l&rsquo;issue du test de Mauchly demeure sup\u00e9rieure ou \u00e9gale au seuil de signification conventionnel (<em>p<\/em> &ge; 0,05), l&rsquo;analyste m\u00e9thodologique ne dispose pas de preuves statistiques suffisantes pour affirmer que les donn\u00e9es violent l&rsquo;exigence de sph\u00e9ricit\u00e9. Dans cette configuration favorable, la conclusion technique autorise le chercheur \u00e0 consid\u00e9rer que la matrice de variance-covariance de la population ne d\u00e9vie pas de fa\u00e7on inacceptable de l&rsquo;isotropie requise.<\/p>\n<p>Cette non-significativit\u00e9 d\u00e9livre une autorisation formelle \u00e0 interpr\u00e9ter directement les sorties du tableau univari\u00e9 d&rsquo;analyse de variance sans avoir \u00e0 alt\u00e9rer la m\u00e9trique de r\u00e9f\u00e9rence. Les degr\u00e9s de libert\u00e9 th\u00e9oriques non modifi\u00e9s, \u00e0 savoir &nu;<sub>1<\/sub> = (<em>k<\/em> &#8211; 1) pour le num\u00e9rateur et &nu;<sub>2<\/sub> = (<em>k<\/em> &#8211; 1)(<em>N<\/em> &#8211; 1) pour le d\u00e9nominateur de l&rsquo;effet, sont alors pleinement conserv\u00e9s pour d\u00e9river la valeur critique de l&rsquo;effet omnibus.<\/p>\n<p>Sur le plan r\u00e9dactionnel, la transcription acad\u00e9mique conforme aux normes de l&rsquo;<em>American Psychological Association<\/em> (APA 7<sup>e<\/sup> \u00e9dition) impose de stipuler l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 de la condition pr\u00e9alablement au rapport du ratio <em>F<\/em> : \u00ab Le test de sph\u00e9ricit\u00e9 de Mauchly n&rsquo;a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 aucune violation significative de la condition de sph\u00e9ricit\u00e9, <em>W<\/em> = 0,94, &chi;<sup>2<\/sup>(2) = 0,82, <em>p<\/em> = 0,664. Par cons\u00e9quent, les r\u00e9sultats de l&rsquo;ANOVA \u00e0 mesures r\u00e9p\u00e9t\u00e9es sont rapport\u00e9s sans correction des degr\u00e9s de libert\u00e9 : <em>F<\/em>(2, 28) = 14,35, <em>p<\/em> &lt; 0,001, &eta;<sub><em>p<\/em><\/sub><sup>2<\/sup> = 0,51. \u00bb Une telle transparence atteste du parcours de v\u00e9rification des pr\u00e9requis inf\u00e9rentiels.<\/p>\n<h3>8.2 Cas du rejet de l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle (p &lt; 0,05)<\/h3>\n<p>D\u00e8s lors que la probabilit\u00e9 <em>p<\/em> s&rsquo;av\u00e8re strictement inf\u00e9rieure \u00e0 0,05, comme c&rsquo;est tr\u00e8s nettement le cas dans notre exemple clinique (<em>p<\/em> &lt; 0,001), le diagnostic est sans \u00e9quivoque : la matrice de variance-covariance viole le postulat de sph\u00e9ricit\u00e9. L&rsquo;hypoth\u00e8se nulle d&rsquo;\u00e9galit\u00e9 des variances des diff\u00e9rences est cat\u00e9goriquement rejet\u00e9e. Maintenir une d\u00e9marche univari\u00e9e non corrig\u00e9e dans un tel sc\u00e9nario constitue une faute m\u00e9thodologique av\u00e9r\u00e9e, car la distribution th\u00e9orique de la statistique <em>F<\/em> standard ne prot\u00e8ge plus le cadre inf\u00e9rentiel contre l&rsquo;inflation du risque d&rsquo;erreur de type I.<\/p>\n<p>La cons\u00e9quence m\u00e9thodologique directe est l&rsquo;interdiction d&rsquo;interpr\u00e9ter le ratio <em>F<\/em> nominal sous les degr\u00e9s de libert\u00e9 th\u00e9oriques standards (<em>k<\/em> &#8211; 1) et (<em>k<\/em> &#8211; 1)(<em>N<\/em> &#8211; 1). L&rsquo;exp\u00e9rimentateur doit alors bifurquer obligatoirement vers l&rsquo;une des deux voies de sauvetage math\u00e9matique valid\u00e9es par la litt\u00e9rature :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>La voie univari\u00e9e ajust\u00e9e :<\/strong> Conserver l&rsquo;ANOVA univari\u00e9e classique mais en r\u00e9duisant drastiquement les degr\u00e9s de libert\u00e9 au num\u00e9rateur et au d\u00e9nominateur par un coefficient multiplicateur d&rsquo;aplatissement (l&rsquo;indice &epsilon;), ce qui augmente la valeur seuil du <em>F<\/em> critique n\u00e9cessaire pour atteindre la significativit\u00e9.<\/li>\n<li><strong>La voie multivari\u00e9e :<\/strong> Abandonner l&rsquo;approche univari\u00e9e au profit d&rsquo;une analyse de variance multivari\u00e9e (MANOVA intra-sujets) qui ne pr\u00e9suppose nullement la sph\u00e9ricit\u00e9 de la matrice de covariance.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>8.3 Interpr\u00e9tation contextuelle dans l&rsquo;exemple clinique<\/h3>\n<p>L&rsquo;application rigoureuse du test de Mauchly \u00e0 notre jeu de donn\u00e9es sur l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 (<em>W<\/em> = 0,210, &chi;<sup>2<\/sup>(2) = 20,309, <em>p<\/em> &lt; 0,001) documente une distorsion structurelle s\u00e9v\u00e8re de la matrice de dispersion. D&rsquo;un point de vue clinique et m\u00e9thodologique, ce rejet massif n&rsquo;est pas un accident al\u00e9atoire, mais le reflet fid\u00e8le des trajectoires individuelles de r\u00e9mission au sein de la cohorte.<\/p>\n<p>En observant de pr\u00e8s les donn\u00e9es descriptives \u00e9tablies en section 6.2, nous constatons que la variance de la diff\u00e9rence (T1 &#8211; T2) est extr\u00eamement faible (<em>s<\/em><sup>2<\/sup> = 1,352). Cela signifie que tous les patients ont r\u00e9agi de mani\u00e8re remarquablement homog\u00e8ne au cours des quatre premi\u00e8res semaines de th\u00e9rapie, diminuant chacun leur score de fa\u00e7on presque uniforme (les \u00e9carts individuels tournant tous autour de 5 \u00e0 8 points de baisse). En revanche, entre le d\u00e9but et la huiti\u00e8me semaine (T1 &#8211; T3), la variance de la diff\u00e9rence explose pour atteindre 17,410 points. Cette disparit\u00e9 traduit une divergence clinique marqu\u00e9e : certains patients ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d&rsquo;une baisse th\u00e9rapeutique spectaculaire (diminution de 21 \u00e0 23 points pour S05, S11, S15), tandis que d&rsquo;autres ont plafonn\u00e9 dans leur progression (baisse modeste de 10 \u00e0 13 points pour S06, S07, S14).<\/p>\n<p>Cette h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des patrons d&rsquo;\u00e9volution au cours du temps cr\u00e9e m\u00e9caniquement une disparit\u00e9 des covariances qui brise la sph\u00e9ricit\u00e9. Si nous ignorions ce diagnostic pos\u00e9 par le test de Mauchly, le mod\u00e8le de calcul de l&rsquo;ANOVA sous-estimerait s\u00e9v\u00e8rement la variance d&rsquo;erreur r\u00e9siduelle lors du contraste global, gonflant le <em>F<\/em> empirique. L&rsquo;\u00e9valuation de l&rsquo;effet th\u00e9rapeutique exige donc imp\u00e9rativement l&rsquo;application des facteurs correctifs d&rsquo;epsilon d\u00e9velopp\u00e9s dans la section suivante.<\/p>\n<h2>9. Proc\u00e9dures de correction en cas de violation de la sph\u00e9ricit\u00e9<\/h2>\n<h3>9.1 Le coefficient Epsilon de Greenhouse-Geisser<\/h3>\n<p>Lorsqu&rsquo;une violation de la sph\u00e9ricit\u00e9 est act\u00e9e par le test de Mauchly, la strat\u00e9gie corrective pr\u00e9dominante consiste \u00e0 maintenir le cadre de l&rsquo;ANOVA univari\u00e9e tout en modifiant la distribution d&rsquo;\u00e9chantillonnage th\u00e9orique par l&rsquo;application d&rsquo;un facteur correctif scalaire, universellement d\u00e9sign\u00e9 par l&rsquo;indice &epsilon; (epsilon). Cet indice a \u00e9t\u00e9 math\u00e9matiquement formalis\u00e9 par Samuel Greenhouse et Seymour Geisser dans leur publication phare de 1959. Le principe fondamental consiste \u00e0 multiplier \u00e0 la fois les degr\u00e9s de libert\u00e9 du num\u00e9rateur (&nu;<sub>1<\/sub> = <em>k<\/em> &#8211; 1) et les degr\u00e9s de libert\u00e9 du d\u00e9nominateur (&nu;<sub>2<\/sub> = (<em>k<\/em> &#8211; 1)(<em>N<\/em> &#8211; 1)) par la valeur estim\u00e9e de l&rsquo;epsilon, not\u00e9e &epsilon;^<sub>GG<\/sub> :<\/p>\n<p>ddl<sub>ajust\u00e9 1<\/sub> = &epsilon;^<sub>GG<\/sub> * (<em>k<\/em> &#8211; 1) ;<br \/>\nddl<sub>ajust\u00e9 2<\/sub> = &epsilon;^<sub>GG<\/sub> * (<em>k<\/em> &#8211; 1) * (<em>N<\/em> &#8211; 1).<\/p>\n<p>Sur le plan math\u00e9matique, l&rsquo;estimateur de Greenhouse-Geisser se calcule directement \u00e0 partir des \u00e9l\u00e9ments de la matrice de variance-covariance transform\u00e9e ou empirique :<\/p>\n<p>&epsilon;^<sub>GG<\/sub> = [ tr(<strong>S~<\/strong>) ]<sup>2<\/sup> \/ [ (<em>k<\/em> &#8211; 1) * tr(<strong>S~<\/strong><sup>2<\/sup>) ] = [ ( &sum;<sub><em>i<\/em> = 1<\/sub><sup><em>p<\/em><\/sup> &lambda;<sub><em>i<\/em><\/sub> )<sup>2<\/sup> ] \/ [ <em>p<\/em> * &sum;<sub><em>i<\/em> = 1<\/sub><sup><em>p<\/em><\/sup> &lambda;<sub><em>i<\/em><\/sub><sup>2<\/sup> ].<\/p>\n<p>Le coefficient &epsilon; varie rigoureusement entre une borne th\u00e9orique inf\u00e9rieure \u00e9gale \u00e0 1 \/ (<em>k<\/em> &#8211; 1) et une borne sup\u00e9rieure maximale de 1,0 (repr\u00e9sentant la sph\u00e9ricit\u00e9 parfaite). L&rsquo;estimateur de Greenhouse-Geisser poss\u00e8de un caract\u00e8re document\u00e9 : il est intrins\u00e8quement conservateur. Des simulations approfondies ont d\u00e9montr\u00e9 qu&rsquo;il a tendance \u00e0 sous-estimer l&rsquo;epsilon r\u00e9el de la population, particuli\u00e8rement dans les \u00e9chantillons de taille modeste. Pour cette raison, la recommandation m\u00e9thodologique pr\u00e9valente pr\u00e9conise son emploi prioritaire lorsque l&rsquo;estimation empirique de l&rsquo;epsilon se situe en de\u00e7\u00e0 de 0,75 (&epsilon;^<sub>GG<\/sub> &lt; 0,75), situation dans laquelle une p\u00e9nalisation substantielle des degr\u00e9s de libert\u00e9 s&rsquo;av\u00e8re indispensable pour neutraliser le risque de faux positifs.<\/p>\n<figure class=\"wpt-preserved-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/french.arabpsychology.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/mauchly2.png\" alt=\"\" \/><\/figure>\n<h3>9.2 Le coefficient Epsilon de Huynh-Feldt<\/h3>\n<p>Pour rem\u00e9dier au conservatisme excessif de la proc\u00e9dure de Greenhouse-Geisser \u2014 susceptible d&rsquo;augmenter ind\u00fbment le taux d&rsquo;erreur de seconde esp\u00e8ce (&beta;) et de masquer des effets exp\u00e9rimentaux r\u00e9els \u2014, Huynh et Feldt ont propos\u00e9 en 1976 un estimateur alternatif ajust\u00e9. L&rsquo;epsilon de Huynh-Feldt, not\u00e9 &epsilon;~<sub>HF<\/sub>, introduit une correction alg\u00e9brique prenant explicitement en compte la taille de l&rsquo;\u00e9chantillon <em>N<\/em> et le nombre de niveaux du facteur intra-sujets <em>k<\/em> :<\/p>\n<p>&epsilon;~<sub>HF<\/sub> = [ <em>N<\/em> * (<em>k<\/em> &#8211; 1) * &epsilon;^<sub>GG<\/sub> &#8211; 2 ] \/ [ (<em>k<\/em> &#8211; 1) * ( (<em>N<\/em> &#8211; 1) &#8211; (<em>k<\/em> &#8211; 1) * &epsilon;^<sub>GG<\/sub> ) ].<\/p>\n<p>Par construction alg\u00e9brique, le coefficient de Huynh-Feldt est syst\u00e9matiquement sup\u00e9rieur ou \u00e9gal \u00e0 celui de Greenhouse-Geisser (&epsilon;~<sub>HF<\/sub> &ge; &epsilon;^<sub>GG<\/sub>), ce qui pr\u00e9serve davantage la puissance statistique du test univari\u00e9. Cependant, cette formule math\u00e9matique pr\u00e9sente une singularit\u00e9 : dans certaines configurations d&rsquo;\u00e9chantillonnage o\u00f9 la sph\u00e9ricit\u00e9 est quasi-parfaite, le calcul peut produire une valeur strictement sup\u00e9rieure \u00e0 1,0. Dans ce cas, les logiciels d&rsquo;analyse appliquent un plafonnement automatique, ramenant la valeur rapport\u00e9e \u00e0 1,000.<\/p>\n<p>La r\u00e8gle empirique g\u00e9n\u00e9ralement admise en psychologie quantitative, formul\u00e9e \u00e0 l&rsquo;origine par Girden (1992), stipule que le chercheur doit s\u00e9lectionner pr\u00e9f\u00e9rentiellement l&rsquo;epsilon de Huynh-Feldt d\u00e8s lors que l&rsquo;estimation initiale de Greenhouse-Geisser exc\u00e8de le seuil de 0,75 (&epsilon;^<sub>GG<\/sub> &gt; 0,75). Ce seuil garantit que l&rsquo;on ne p\u00e9nalise pas inutilement le test lorsque la matrice de donn\u00e9es ne s&rsquo;\u00e9carte que mod\u00e9r\u00e9ment des r\u00e9quisitions th\u00e9oriques.<\/p>\n<h3>9.3 La borne inf\u00e9rieure (Lower-Bound Epsilon)<\/h3>\n<p>La borne inf\u00e9rieure th\u00e9orique, d\u00e9sign\u00e9e sous le terme anglo-saxon de <em>Lower-Bound Epsilon<\/em>, repr\u00e9sente la correction la plus s\u00e9v\u00e8re qu&rsquo;il soit math\u00e9matiquement possible d&rsquo;appliquer \u00e0 un jeu de donn\u00e9es sans violer les lois d&rsquo;invariance des formes quadratiques. D\u00e9finie \u00e0 l&rsquo;origine par Geisser et Greenhouse (1958), cette quantit\u00e9 scalaire est strictement fonction du nombre de niveaux <em>k<\/em> du facteur intra-sujets :<\/p>\n<p>&epsilon;<sub>lower<\/sub> = 1 \/ (<em>k<\/em> &#8211; 1).<\/p>\n<p>Pour un design exp\u00e9rimental comportant <em>k<\/em> = 3 modalit\u00e9s temporelles, la borne inf\u00e9rieure absolue s&rsquo;\u00e9tablit exactement \u00e0 1 \/ (3 &#8211; 1) = 1 \/ 2 = 0,500. Si le protocole int\u00e9grait <em>k<\/em> = 5 modalit\u00e9s, la borne chuterait \u00e0 1 \/ 4 = 0,250. Cette valeur mod\u00e9lise la pire violation envisageable, dans laquelle l&rsquo;ensemble de la variabilit\u00e9 r\u00e9siduelle se trouve totalement concentr\u00e9e sur une seule dimension orthogonale, les autres dimensions pr\u00e9sentant une variance nulle.<\/p>\n<p>En pratique contemporaine, la borne inf\u00e9rieure n&rsquo;est presque jamais utilis\u00e9e comme param\u00e8tre d&rsquo;ajustement effectif dans les analyses de routine, en raison de son conservatisme. Elle conserve toutefois une valeur heuristique et d\u00e9cisionnelle : si un ratio <em>F<\/em> calcul\u00e9 demeure statistiquement significatif apr\u00e8s l&rsquo;application de la correction par la borne inf\u00e9rieure \u2014 c&rsquo;est-\u00e0-dire en divisant les degr\u00e9s de libert\u00e9 par (<em>k<\/em> &#8211; 1) \u2014, le chercheur a la certitude absolue que l&rsquo;effet exp\u00e9rimental est robuste et indiscutable, quelle que soit la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la violation de la sph\u00e9ricit\u00e9 au sein de la population parente.<\/p>\n<h2>10. Mise en \u0153uvre du test de Mauchly dans les logiciels statistiques majeurs<\/h2>\n<h3>10.1 Ex\u00e9cution et lecture des sorties dans IBM SPSS Statistics<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;environnement IBM SPSS Statistics, l&rsquo;\u00e9valuation de la sph\u00e9ricit\u00e9 est int\u00e9gr\u00e9e de mani\u00e8re native et automatis\u00e9e au sein de la proc\u00e9dure du Mod\u00e8le Lin\u00e9aire G\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 (GLM). Pour d\u00e9clencher l&rsquo;analyse \u00e0 partir des donn\u00e9es de notre exemple clinique, l&rsquo;utilisateur suit la s\u00e9quence de navigation classique : <em>Analyser<\/em> &gt; <em>Mod\u00e8le lin\u00e9aire g\u00e9n\u00e9ral<\/em> &gt; <em>Mesures r\u00e9p\u00e9t\u00e9es&#8230;<\/em> Dans la bo\u00eete de dialogue initiale, l&rsquo;exp\u00e9rimentateur nomme le facteur intra-sujets (par exemple \u00ab Temps \u00bb), sp\u00e9cifie son nombre de niveaux (3), clique sur <em>Ajouter<\/em>, puis sur <em>D\u00e9finir<\/em> pour associer les trois variables de la matrice (T1, T2, T3) aux modalit\u00e9s du facteur.<\/p>\n<p>L&rsquo;ex\u00e9cution de la commande g\u00e9n\u00e8re une s\u00e9quence de tableaux normalis\u00e9s dans la fen\u00eatre d&rsquo;affichage des r\u00e9sultats (<em>Output<\/em>). Le tableau pivot d&rsquo;int\u00e9r\u00eat s&rsquo;intitule pr\u00e9cis\u00e9ment \u00ab <em>Mauchly&rsquo;s Test of Sphericity<\/em> \u00bb. Ce tableau fournit pour chaque effet intra-sujets :<\/p>\n<ul>\n<li>La valeur num\u00e9rique de la statistique <em>W<\/em> de Mauchly (colonne <em>Mauchly&rsquo;s W<\/em>).<\/li>\n<li>La statistique de test convertie sous distribution asymptotique (colonne <em>Approx. Chi-Square<\/em>).<\/li>\n<li>Le nombre de degr\u00e9s de libert\u00e9 associ\u00e9s (colonne <em>df<\/em>).<\/li>\n<li>La probabilit\u00e9 critique bilat\u00e9rale exacte (colonne <em>Sig.<\/em>).<\/li>\n<li>Les estimations des coefficients correctifs d&rsquo;aplatissement (colonnes <em>Epsilon<\/em> : <em>Greenhouse-Geisser<\/em>, <em>Huynh-Feldt<\/em> et <em>Lower-bound<\/em>).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Dans la table cons\u00e9cutive intitul\u00e9e \u00ab <em>Tests of Within-Subjects Effects<\/em> \u00bb, SPSS pr\u00e9sente simultan\u00e9ment quatre lignes de calcul pour chaque terme d&rsquo;effet : la premi\u00e8re ligne (<em>Sphericity Assumed<\/em>) rapporte le test <em>F<\/em> non corrig\u00e9 ; la deuxi\u00e8me ligne (<em>Greenhouse-Geisser<\/em>) applique la correction d&rsquo;epsilon conservatrice ; la troisi\u00e8me ligne (<em>Huynh-Feldt<\/em>) pr\u00e9sente le test ajust\u00e9 moins conservateur ; enfin, la quatri\u00e8me ligne (<em>Lower-bound<\/em>) affiche le test \u00e0 s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 maximale. La lecture du tableau consiste \u00e0 v\u00e9rifier la significativit\u00e9 de Mauchly dans la premi\u00e8re table : si <em>Sig.<\/em> &lt; 0,05, l&rsquo;exp\u00e9rimentateur ignore la ligne \u00ab Sphericity Assumed \u00bb et se r\u00e9f\u00e8re imp\u00e9rativement \u00e0 la ligne correspondant \u00e0 l&rsquo;epsilon s\u00e9lectionn\u00e9.<\/p>\n<h3>10.2 Impl\u00e9mentation sous R<\/h3>\n<p>Au sein de l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me open-source R, plusieurs packages m\u00e9thodologiques permettent de calculer avec exactitude le test de Mauchly et d&rsquo;automatiser les corrections associ\u00e9es. L&rsquo;approche la plus intuitive et standardis\u00e9e repose sur l&rsquo;utilisation combin\u00e9e des biblioth\u00e8ques <code>rstatix<\/code> et <code>car<\/code>. Avec <code>rstatix<\/code>, les donn\u00e9es \u00e9tant structur\u00e9es au format long (une colonne identifiant le participant, une colonne temporelle et une colonne pour le score BAI), la commande <code>anova_test()<\/code> ex\u00e9cute l&rsquo;ensemble du pipeline computationnel de fa\u00e7on transparente :<\/p>\n<p>L&rsquo;appel de la fonction produit un objet complet incluant le sous-\u00e9l\u00e9ment <code>mauchly<\/code> qui extrait la statistique <em>W<\/em>, la valeur du Chi-deux et la probabilit\u00e9 critique, ainsi qu&rsquo;un tableau r\u00e9capitulatif des corrections d&rsquo;epsilon (<code>get_anova_table()<\/code>) ajustant automatiquement les degr\u00e9s de libert\u00e9 si <em>p<\/em> &lt; 0,05.<\/p>\n<p>Pour les chercheurs pr\u00e9f\u00e9rant l&rsquo;approche matricielle multivari\u00e9e native, la fonction <code>Anova()<\/code> du package <code>car<\/code>, d\u00e9velopp\u00e9e par John Fox, fournit une mod\u00e9lisation bas\u00e9e sur l&rsquo;ajustement d&rsquo;un mod\u00e8le lin\u00e9aire multivari\u00e9 via la commande <code>lm()<\/code> appliqu\u00e9e \u00e0 une matrice d&rsquo;observations au format large. En sp\u00e9cifiant l&rsquo;argument <code>idata<\/code> pour d\u00e9finir la structure intra-sujets et en ex\u00e9cutant <code>summary(modele, multivariate=FALSE)<\/code>, R \u00e9dite le r\u00e9sultat du test de Mauchly ainsi que les valeurs num\u00e9riques exactes de &epsilon;^<sub>GG<\/sub> et &epsilon;~<sub>HF<\/sub>. Cette impl\u00e9mentation offre une souplesse algorithmique permettant d&rsquo;extraire par programmation les scalaires n\u00e9cessaires pour les r\u00e9injecter dans des pipelines de calcul personnalis\u00e9s ou des visualisations graphiques avanc\u00e9es.<\/p>\n<h3>10.3 Proc\u00e9dure sous JASP et Jamovi<\/h3>\n<p>Les logiciels statistiques graphiques de derni\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration que sont JASP et Jamovi \u2014 largement pl\u00e9biscit\u00e9s dans les d\u00e9partements universitaires de psychologie pour leur ergonomie et leur adh\u00e9sion rigoureuse aux standards de l&rsquo;<em>Open Science<\/em> \u2014 ont particuli\u00e8rement simplifi\u00e9 le diagnostic de la sph\u00e9ricit\u00e9. Sous Jamovi, l&rsquo;acc\u00e8s s&rsquo;effectue via le menu sup\u00e9rieur <em>Analyses<\/em> &gt; <em>ANOVA<\/em> &gt; <em>Repeated Measures ANOVA<\/em>. D\u00e8s lors que l&rsquo;utilisateur d\u00e9finit son facteur intra-sujets et assigne les colonnes de variables continues correspondantes, il lui suffit de d\u00e9rouler l&rsquo;onglet lat\u00e9ral intitul\u00e9 <em>Assumption Checks<\/em> (V\u00e9rification des postulats) et de cocher la case <em>Sphericity tests<\/em>.<\/p>\n<p>Instantan\u00e9ment, le moteur computationnel (qui s&rsquo;appuie sur le moteur d&rsquo;ex\u00e9cution de R) g\u00e9n\u00e8re un tableau au format acad\u00e9mique APA affichant la statistique de Mauchly, le &chi;<sup>2<\/sup>, les degr\u00e9s de libert\u00e9 et la <em>p<\/em>-valeur. Simultan\u00e9ment, sous la section <em>Sphericity Corrections<\/em> du panneau principal, l&rsquo;utilisateur peut s\u00e9lectionner les boutons radio <em>None<\/em>, <em>Greenhouse-Geisser<\/em> ou <em>Huynh-Feldt<\/em>. Le tableau de l&rsquo;ANOVA ajuste ses colonnes de degr\u00e9s de libert\u00e9 (<em>df<\/em>), de carr\u00e9 moyen (<em>Mean Square<\/em>) et de valeur critique (<em>p<\/em>) en direct, offrant une interface interactive et pr\u00e9venant les erreurs de saisie manuelle courantes dans les environnements logiciels plus anciens.<\/p>\n<p>Sous JASP, la d\u00e9marche est rigoureusement sym\u00e9trique : le module <em>Repeated Measures ANOVA<\/em> int\u00e8gre dans sa section d&rsquo;options diagnostiques la commande <em>Sphericity tests<\/em> ainsi que les options de correction dynamique. L&rsquo;exportation des tableaux se fait directement en format LaTeX ou Markdown pr\u00eat pour l&rsquo;int\u00e9gration dans un manuscrit scientifique.<\/p>\n<h2>11. Limites m\u00e9thodologiques et controverses autour du test de Mauchly<\/h2>\n<h3>11.1 Sensibilit\u00e9 extr\u00eame \u00e0 la taille de l&rsquo;\u00e9chantillon<\/h3>\n<p>En d\u00e9pit de son omnipr\u00e9sence dans les logiciels commerciaux, le test de sph\u00e9ricit\u00e9 de Mauchly fait l&rsquo;objet de r\u00e9serves m\u00e9thodologiques substantielles au sein de la communaut\u00e9 des statisticiens appliqu\u00e9s. La principale faiblesse de ce test d&rsquo;hypoth\u00e8se r\u00e9side dans sa d\u00e9pendance m\u00e9canique vis-\u00e0-vis de la taille de l&rsquo;\u00e9chantillon (<em>N<\/em>), une caract\u00e9ristique commune \u00e0 la quasi-totalit\u00e9 des tests d&rsquo;ad\u00e9quation bas\u00e9s sur le rejet d&rsquo;une hypoth\u00e8se nulle.<\/p>\n<p>Dans les \u00e9tudes impliquant des cohortes de grande taille (par exemple en \u00e9pid\u00e9miologie psychiatrique ou dans les recherches comportementales en ligne o\u00f9 <em>N<\/em> exc\u00e8de couramment 200 \u00e0 500 participants), la puissance statistique du test de Mauchly devient disproportionn\u00e9e. Le test devient alors capable de d\u00e9tecter des d\u00e9viations infimes et triviales par rapport \u00e0 la sph\u00e9ricit\u00e9 parfaite \u2014 des micro-asym\u00e9tries n&rsquo;ayant aucun impact substantiel sur la distribution r\u00e9elle du ratio <em>F<\/em> de l&rsquo;ANOVA. Le chercheur se voit alors contraint d&rsquo;appliquer des corrections p\u00e9nalisantes d&rsquo;epsilon alors que le mod\u00e8le lin\u00e9aire univari\u00e9 standard aurait parfaitement conserv\u00e9 sa robustesse.<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;inverse, dans les protocoles de psychologie cognitive exp\u00e9rimentale ou d&rsquo;imagerie c\u00e9r\u00e9brale fonctionnelle (IRMf) o\u00f9 les \u00e9chantillons sont r\u00e9duits pour des raisons logistiques ou financi\u00e8res (souvent compris entre 10 et 18 sujets), le test de Mauchly souffre d&rsquo;une sous-puissance statistique pr\u00e9occupante. Le risque de commettre une erreur de type II (ne pas rejeter l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle de sph\u00e9ricit\u00e9 alors que la population parente pr\u00e9sente une non-sph\u00e9ricit\u00e9 marqu\u00e9e) devient alors critique. Le chercheur conserve faussement la lecture de l&rsquo;ANOVA univari\u00e9e non corrig\u00e9e, s&rsquo;exposant directement \u00e0 l&rsquo;inflation clandestine du taux de fausses d\u00e9couvertes (&alpha;).<\/p>\n<h3>11.2 D\u00e9pendance critique au postulat de normalit\u00e9<\/h3>\n<p>Une seconde vuln\u00e9rabilit\u00e9 majeure du test de Mauchly r\u00e9side dans son hyper-sensibilit\u00e9 au respect de la multinormalit\u00e9. L&rsquo;approximation asymptotique par la distribution du Chi-deux et la d\u00e9rivation analytique de la statistique <em>W<\/em> reposent sur le postulat que les r\u00e9sidus suivent conjointement une loi normale multidimensionnelle exempte d&rsquo;aplatissement anormal ou d&rsquo;asym\u00e9trie marqu\u00e9e.<\/p>\n<p>Lorsque les donn\u00e9es empiriques s&rsquo;\u00e9cartent de la normalit\u00e9 \u2014 par exemple en pr\u00e9sence de distributions leptokurtiques fr\u00e9quentes dans les mesures de temps de r\u00e9action, ou de distributions asym\u00e9triques cons\u00e9cutives \u00e0 des effets de plancher ou de plafond sur des \u00e9chelles cliniques \u2014, le test de Mauchly produit des taux anormaux de rejet de l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle, m\u00eame lorsque la matrice de variance-covariance sous-jacente est parfaitement sph\u00e9rique. Le test tend \u00e0 confondre une d\u00e9viance d&rsquo;aplatissement (kurtosis) avec une violation g\u00e9om\u00e9trique de la sph\u00e9ricit\u00e9. C&rsquo;est pourquoi plusieurs m\u00e9thodologues (notamment Keselman et ses collaborateurs) insistent sur la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;\u00e9prouver la normalit\u00e9 des contrastes avant de pr\u00eater une confiance aveugle au verdict du test de Mauchly.<\/p>\n<h3>11.3 Le d\u00e9bat sur l&rsquo;automatisation des corrections syst\u00e9matiques<\/h3>\n<p>Face \u00e0 ces limites chroniques, un d\u00e9bat m\u00e9thodologique vigoureux anime la litt\u00e9rature statistique depuis plusieurs d\u00e9cennies. Des auteurs influents, \u00e0 l&rsquo;instar de Scott Maxwell et Harold Delaney dans leur ouvrage de r\u00e9f\u00e9rence <em>Designing Experiments and Analyzing Data<\/em>, remettent ouvertement en question l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de recourir au test de Mauchly comme proc\u00e9dure conditionnelle pr\u00e9alable \u00e0 l&rsquo;analyse.<\/p>\n<p>L&rsquo;argumentation repose sur le probl\u00e8me bien connu des \u00ab tests s\u00e9quentiels \u00e0 deux \u00e9tapes \u00bb (<em>two-stage testing<\/em>). Le fait de conditionner l&rsquo;application d&rsquo;une correction statistique au r\u00e9sultat d&rsquo;un pr\u00e9-test formel dont la puissance fluctue en fonction de la taille d&rsquo;\u00e9chantillon introduit une incertitude suppl\u00e9mentaire dans le processus inf\u00e9rentiel global. Cette cha\u00eene d\u00e9cisionnelle alt\u00e8re le contr\u00f4le rigoureux du taux d&rsquo;erreur final de la recherche. Si le pr\u00e9-test de Mauchly \u00e9choue par manque de puissance sur un petit \u00e9chantillon, l&rsquo;analyste utilise l&rsquo;ANOVA standard et g\u00e9n\u00e8re un faux positif. S&rsquo;il sur-r\u00e9agit sur un grand \u00e9chantillon, l&rsquo;analyste p\u00e9nalise ind\u00fbment sa puissance.<\/p>\n<p>En cons\u00e9quence, une proportion croissante de m\u00e9thodologues recommande d&rsquo;abandonner purement et simplement le test de Mauchly pour adopter une strat\u00e9gie d&rsquo;ajustement syst\u00e9matique inconditionnelle. Selon cette perspective pragmatique, le chercheur applique par d\u00e9faut la correction de Greenhouse-Geisser ou de Huynh-Feldt \u00e0 tous les plans \u00e0 mesures r\u00e9p\u00e9t\u00e9es \u00e0 <em>k<\/em> &ge; 3 niveaux, sans chercher \u00e0 savoir si le test de Mauchly franchit ou non le seuil de 0,05. Si les donn\u00e9es s&rsquo;av\u00e8rent sph\u00e9riques, la valeur calcul\u00e9e de l&rsquo;epsilon sera tr\u00e8s proche de 1,0 et l&rsquo;ajustement sur les degr\u00e9s de libert\u00e9 sera n\u00e9gligeable, n&rsquo;alt\u00e9rant en rien la d\u00e9cision finale. Si les donn\u00e9es s&rsquo;av\u00e8rent h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes, la protection contre l&rsquo;erreur de type I est instantan\u00e9ment et automatiquement garantie.<\/p>\n<h2>12. Alternatives contemporaines au test de Mauchly et \u00e0 l&rsquo;ANOVA classique<\/h2>\n<h3>12.1 L&rsquo;approche multivari\u00e9e (MANOVA intra-sujets)<\/h3>\n<p>La premi\u00e8re alternative m\u00e9thodologique \u00e0 l&rsquo;ANOVA univari\u00e9e \u00e0 mesures r\u00e9p\u00e9t\u00e9es et \u00e0 ses dilemmes de sph\u00e9ricit\u00e9 consiste \u00e0 opter pour l&rsquo;approche multivari\u00e9e, couramment appel\u00e9e MANOVA intra-sujets. Au lieu de combiner l&rsquo;ensemble des mesures r\u00e9p\u00e9t\u00e9es au sein d&rsquo;une unique variable d\u00e9pendante trait\u00e9e de mani\u00e8re scalaire, l&rsquo;approche multivari\u00e9e traite les (<em>k<\/em> &#8211; 1) contrastes orthogonaux form\u00e9s sur les temps de mesure comme un vecteur simultan\u00e9 de variables d\u00e9pendantes interd\u00e9pendantes.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9valuation statistique globale s&rsquo;appuie alors sur les crit\u00e8res multivari\u00e9s classiques que sont le Lambda de Wilks, la Trace de Pillai, la Trace de Hotelling-Lawley ou la Plus Grande Racine de Roy. L&rsquo;avantage fondamental et d\u00e9cisif de cette approche r\u00e9side dans son <strong>immunit\u00e9 totale face au postulat de sph\u00e9ricit\u00e9<\/strong>. Par construction math\u00e9matique, la MANOVA n&rsquo;exige aucune r\u00e9gularit\u00e9 des variances des diff\u00e9rences : elle estime librement et sans contrainte l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 des variances et covariances de la matrice de dispersion.<\/p>\n<p>Cependant, cette lib\u00e9ration m\u00e9thodologique a un co\u00fbt en termes de puissance statistique. Lorsque la taille de l&rsquo;\u00e9chantillon <em>N<\/em> est modeste et que le postulat de sph\u00e9ricit\u00e9 n&rsquo;est que marginalement enfreint dans la population, l&rsquo;ANOVA univari\u00e9e (m\u00eame corrig\u00e9e par l&rsquo;epsilon) s&rsquo;av\u00e8re syst\u00e9matiquement plus puissante pour d\u00e9tecter des effets subtils que la MANOVA. De plus, la MANOVA exige imp\u00e9rativement que le nombre de participants soit strictement sup\u00e9rieur au nombre de conditions intra-sujets (<em>N<\/em> &gt; <em>k<\/em>), une condition d&rsquo;existence math\u00e9matique qui interdit son emploi dans les petits protocoles exp\u00e9rimentaux hautement r\u00e9p\u00e9t\u00e9s (par exemple en psychophysique o\u00f9 <em>k<\/em> peut valoir 12 et <em>N<\/em> seulement 8).<\/p>\n<h3>12.2 Les mod\u00e8les lin\u00e9aires mixtes (LMM \/ Mod\u00e8les multiniveaux)<\/h3>\n<p>L&rsquo;\u00e9volution computationnelle des vingt derni\u00e8res ann\u00e9es a propuls\u00e9 les Mod\u00e8les Lin\u00e9aires Mixtes (<em>Linear Mixed Models<\/em> &#8211; LMM), \u00e9galement qualifi\u00e9s de mod\u00e8les hi\u00e9rarchiques ou multiniveaux, au rang de nouvelle r\u00e9f\u00e9rence pour le traitement des donn\u00e9es r\u00e9p\u00e9t\u00e9es en psychologie. Mod\u00e9lisant simultan\u00e9ment des effets fixes (l&rsquo;impact moyen des facteurs exp\u00e9rimentaux au niveau du groupe) et des effets al\u00e9atoires (la variabilit\u00e9 individuelle des ordonn\u00e9es \u00e0 l&rsquo;origine et des pentes d&rsquo;\u00e9volution), les LMM transcendent les limitations historiques de l&rsquo;ANOVA de Fisher.<\/p>\n<p>Dans le cadre des LMM, la sph\u00e9ricit\u00e9 cesse d&rsquo;\u00eatre une contrainte impos\u00e9e par le mod\u00e8le math\u00e9matique pour devenir une simple option parmi un vaste \u00e9ventail de structures de covariance r\u00e9siduelle mod\u00e9lisables explicitement. Le chercheur peut instruire le logiciel statistique de tester et de comparer diff\u00e9rentes g\u00e9om\u00e9tries matricielles :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>La structure autor\u00e9gressive d&rsquo;ordre 1 (AR(1)) :<\/strong> Postulant que deux moments de mesure rapproch\u00e9s dans le temps sont plus fortement corr\u00e9l\u00e9s que deux moments \u00e9loign\u00e9s, un patron fr\u00e9quent en psychologie longitudinale que l&rsquo;ANOVA classique est incapable de traiter ad\u00e9quatement.<\/li>\n<li><strong>La structure Toeplitz ou h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne :<\/strong> Permettant aux variances de diff\u00e9rer \u00e0 chaque session tout en contraignant les corr\u00e9lations selon leur d\u00e9calage temporel.<\/li>\n<li><strong>La structure non structur\u00e9e (Unstructured &#8211; UN) :<\/strong> Estimant de fa\u00e7on totalement libre et ind\u00e9pendante chaque variance et chaque covariance, \u00e9liminant tout risque d&rsquo;erreur d&rsquo;ajustement li\u00e9 \u00e0 la forme de la matrice.<\/li>\n<\/ul>\n<p>De surcro\u00eet, les Mod\u00e8les Lin\u00e9aires Mixtes offrent une tol\u00e9rance remarquable envers les donn\u00e9es manquantes. Alors que l&rsquo;ANOVA \u00e0 mesures r\u00e9p\u00e9t\u00e9es classique impose la suppression listwise impitoyable de tout participant ayant manqu\u00e9 une seule session d&rsquo;\u00e9valuation (amputant fr\u00e9quemment la taille finale des cohortes cliniques), les LMM conservent l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 des donn\u00e9es disponibles sous le postulat que les donn\u00e9es sont manquantes au hasard (MAR &#8211; <em>Missing At Random<\/em>).<\/p>\n<h3>12.3 Guide d\u00e9cisionnel pour le chercheur en psychologie<\/h3>\n<p>Pour s&rsquo;orienter avec rigueur face \u00e0 ces multiples trajectoires analytiques, le chercheur en psychologie exp\u00e9rimentale et clinique peut mobiliser un arbre d\u00e9cisionnel s\u00e9quentiel fond\u00e9 sur la structure de ses donn\u00e9es et le respect des crit\u00e8res de diagnostic :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>\u00c9tape 1 : V\u00e9rification pr\u00e9liminaire du design.<\/strong> Le facteur intra-sujets comprend-il <em>k<\/em> = 2 modalit\u00e9s ? Si oui, le test de sph\u00e9ricit\u00e9 de Mauchly est inapplicable et le postulat est garanti par construction ; proc\u00e9dez directement \u00e0 l&rsquo;ANOVA univari\u00e9e standard. Si <em>k<\/em> &ge; 3, passez \u00e0 l&rsquo;\u00e9tape suivante.<\/li>\n<li><strong>\u00c9tape 2 : \u00c9valuation des donn\u00e9es manquantes et de la complexit\u00e9 temporelle.<\/strong> Le protocole pr\u00e9sente-t-il des donn\u00e9es manquantes entre les sessions ou des intervalles d&rsquo;administration irr\u00e9guliers ? Si oui, d\u00e9laissez l&rsquo;ANOVA classique et orientez-vous directement vers les Mod\u00e8les Lin\u00e9aires Mixtes (LMM). Si le jeu de donn\u00e9es est \u00e9quilibr\u00e9 et complet, l&rsquo;approche ANOVA reste envisageable.<\/li>\n<li><strong>\u00c9tape 3 : \u00c9valuation du test de Mauchly.<\/strong> Si le test de Mauchly s&rsquo;av\u00e8re non significatif (<em>p<\/em> &ge; 0,05) et que la taille d&rsquo;\u00e9chantillon est ad\u00e9quate (<em>N<\/em> &ge; 20), rapportez l&rsquo;ANOVA univari\u00e9e non corrig\u00e9e (<em>Sphericity Assumed<\/em>).<\/li>\n<li><strong>\u00c9tape 4 : Gestion de la violation de la sph\u00e9ricit\u00e9 (<em>p<\/em> &lt; 0,05).<\/strong> Si la sph\u00e9ricit\u00e9 est rejet\u00e9e :\n<ul>\n<li>Examinez la valeur de l&rsquo;indice de Greenhouse-Geisser (&epsilon;^<sub>GG<\/sub>).<\/li>\n<li>Si &epsilon;^<sub>GG<\/sub> &lt; 0,75, rapportez imp\u00e9rativement l&rsquo;ANOVA univari\u00e9e avec les degr\u00e9s de libert\u00e9 corrig\u00e9s selon <strong>Greenhouse-Geisser<\/strong>.<\/li>\n<li>Si &epsilon;^<sub>GG<\/sub> &ge; 0,75, rapportez l&rsquo;ANOVA univari\u00e9e avec les degr\u00e9s de libert\u00e9 corrig\u00e9s selon <strong>Huynh-Feldt<\/strong> pour pr\u00e9server la puissance statistique.<\/li>\n<li>Si l&rsquo;\u00e9chantillon est large (<em>N<\/em> &gt; <em>k<\/em> + 10) et que les violations sont manifestes, v\u00e9rifiez la coh\u00e9rence des conclusions avec la <strong>MANOVA intra-sujets<\/strong> (Trace de Pillai ou Lambda de Wilks).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p>En adoptant cette rigueur s\u00e9quentielle, le chercheur s&rsquo;assure non seulement d&rsquo;une totale conformit\u00e9 m\u00e9thodologique avec les standards contemporains de la publication scientifique internationale, mais pr\u00e9serve \u00e9galement ses inf\u00e9rences contre les d\u00e9rives pernicieuses des faux positifs et des fausses alertes qui alt\u00e8rent l&rsquo;avancement de la psychologie empirique.<\/p>\n<h2>R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<ul>\n<li>Box, G. E. P. (1954). Some theorems on quadratic forms applied in the study of analysis of variance problems, II. Effects of inequality of variance and of correlation between errors in the two-way classification. <em>The Annals of Mathematical Statistics<\/em>, 25(3), 484\u2013498. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1214\/aoms\/1177728717\">https:\/\/doi.org\/10.1214\/aoms\/1177728717<\/a><\/li>\n<li>Field, A. (2018). <em>Discovering statistics using IBM SPSS statistics<\/em> (5th ed.). SAGE Publications.<\/li>\n<li>Geisser, S., &amp; Greenhouse, S. W. (1958). An extension of Box&rsquo;s results on the use of the <em>F<\/em> distribution in multivariate analysis. <em>The Annals of Mathematical Statistics<\/em>, 29(3), 885\u2013891. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1214\/aoms\/1177706545\">https:\/\/doi.org\/10.1214\/aoms\/1177706545<\/a><\/li>\n<li>Girden, E. R. (1992). <em>ANOVA: Repeated measures<\/em>. SAGE Publications. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.4135\/9781412983419\">https:\/\/doi.org\/10.4135\/9781412983419<\/a><\/li>\n<li>Greenhouse, S. W., &amp; Geisser, S. (1959). On methods in the analysis of profile data. <em>Psychometrika<\/em>, 24(2), 95\u2013112. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1007\/BF02289823\">https:\/\/doi.org\/10.1007\/BF02289823<\/a><\/li>\n<li>Huynh, H., &amp; Feldt, L. S. (1970). Conditions under which mean square ratios in repeated measurements designs have true <em>F<\/em>-distributions. <em>Journal of the American Statistical Association<\/em>, 65(332), 1582\u20131589. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1080\/01621459.1970.10481187\">https:\/\/doi.org\/10.1080\/01621459.1970.10481187<\/a><\/li>\n<li>Huynh, H., &amp; Feldt, L. S. (1976). Estimation of the Box correction for degrees of freedom from sample data in randomized block and split-plot designs. <em>Journal of Educational Statistics<\/em>, 1(1), 69\u201382. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.3102\/10769986001001069\">https:\/\/doi.org\/10.3102\/10769986001001069<\/a><\/li>\n<li>Mauchly, J. W. (1940). Significance test for sphericity of a normal <em>n<\/em>-variate distribution. <em>The Annals of Mathematical Statistics<\/em>, 11(2), 204\u2013209. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1214\/aoms\/1177731885\">https:\/\/doi.org\/10.1214\/aoms\/1177731885<\/a><\/li>\n<li>Maxwell, S. E., &amp; Delaney, H. D. (2004). <em>Designing experiments and analyzing data: A model comparison perspective<\/em> (2nd ed.). Lawrence Erlbaum Associates.<\/li>\n<li>Rouanet, H., &amp; L\u00e9pine, D. (1970). Comparison between treatments in a repeated-measurement design: ANOVA and multivariate methods. <em>British Journal of Mathematical and Statistical Psychology<\/em>, 23(2), 147\u2013163. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.2044-8317.1970.tb00441.x\">https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.2044-8317.1970.tb00441.x<\/a><\/li>\n<li>Tabachnick, B. G., &amp; Fidell, L. S. (2019). <em>Using multivariate statistics<\/em> (7th ed.). Pearson.<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Guide complet sur le test de sph\u00e9ricit\u00e9 de Mauchly : fondements th\u00e9oriques, calcul math\u00e9matique, exemple pratique et corrections pour ANOVA \u00e0 mesures r\u00e9p\u00e9t\u00e9es.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[1829,1994],"tags":[4305,4842,5964,1942,5963],"class_list":["post-4001","psych_stat","type-psych_stat","status-publish","hentry","category-methodologie-statistique","category-psychologie-experimentale","tag-anova-mesures-repetees","tag-greenhouse-geisser","tag-sphericite","tag-statistiques-en-psychologie","tag-test-de-mauchly"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_stat\/4001","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_stat"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_stat"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4001"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_stat\/4001\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":16576,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_stat\/4001\/revisions\/16576"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4001"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4001"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4001"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}