{"id":3761,"date":"2026-10-14T18:01:06","date_gmt":"2026-10-14T18:01:06","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/statistics\/comment-rapporter-les-resultats-du-chi-carre-au-format-apa\/"},"modified":"2026-10-14T18:01:06","modified_gmt":"2026-10-14T18:01:06","slug":"comment-rapporter-les-resultats-du-chi-carre-au-format-apa","status":"publish","type":"psych_stat","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_stat=comment-rapporter-les-resultats-du-chi-carre-au-format-apa","title":{"rendered":"Comment rapporter les r\u00e9sultats du chi-carr\u00e9 au format APA"},"content":{"rendered":"<p>La communication rigoureuse des r\u00e9sultats quantitatifs constitue la pierre angulaire de la m\u00e9thode scientifique contemporaine. Dans le vaste champ des sciences humaines, de la psychologie clinique, de la neuropsychologie et des sciences du comportement, les chercheurs sont constamment confront\u00e9s \u00e0 des donn\u00e9es cat\u00e9gorielles issues de grilles d&rsquo;observation, de protocoles diagnostiques standardis\u00e9s, de questionnaires d&rsquo;auto-\u00e9valuation ou de devis exp\u00e9rimentaux factoriels. Pour traiter ad\u00e9quatement ces variables nominales et ordinales, le test du chi-carr\u00e9 &mdash; historiquement conceptualis\u00e9 par Karl Pearson \u00e0 l&rsquo;aube du XXe si\u00e8cle &mdash; demeure l&rsquo;un des outils inf\u00e9rentiels les plus universellement mobilis\u00e9s. N\u00e9anmoins, l&rsquo;application computationnelle d&rsquo;un test statistique ne repr\u00e9sente que la moiti\u00e9 de la d\u00e9marche m\u00e9thodologique ; l&rsquo;autre moiti\u00e9, tout aussi critique pour l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 de la recherche, repose sur la restitution fid\u00e8le, univoque et standardis\u00e9e de ses r\u00e9sultats selon les canons \u00e9ditoriaux de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/apastyle.apa.org\">American Psychological Association (APA)<\/a>.<\/p>\n<p>L&rsquo;av\u00e8nement de la septi\u00e8me \u00e9dition du manuel de publication de l&rsquo;APA a r\u00e9affirm\u00e9 avec insistance les principes de transparence m\u00e9thodologique, de reproductibilit\u00e9 computationnelle et de clart\u00e9 syntaxique. Le rapportage d&rsquo;un test du chi-carr\u00e9 ne saurait d\u00e9sormais se r\u00e9sumer \u00e0 la simple mention d&rsquo;une valeur de <em>p<\/em> assortie d&rsquo;une conclusion binaire de significativit\u00e9. Les standards actuels exigent une architecture textuelle exhaustive int\u00e9grant la statistique de test exacte, les degr\u00e9s de libert\u00e9, la taille effective de l&rsquo;\u00e9chantillon analys\u00e9, la valeur de probabilit\u00e9 pr\u00e9cise, ainsi qu&rsquo;une mesure standardis\u00e9e de la taille d&rsquo;effet accompagn\u00e9e, le cas \u00e9ch\u00e9ant, d&rsquo;intervalles de confiance et d&rsquo;analyses post-hoc d\u00e9taill\u00e9es. Cette exigence vise \u00e0 \u00e9liminer l&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9 interpr\u00e9tative et \u00e0 permettre aux lecteurs, aux \u00e9valuateurs et aux m\u00e9tanalystes de reconstruire la distribution sous-jacente des donn\u00e9es observ\u00e9es.<\/p>\n<p>Ce guide exhaustif a pour vocation d&rsquo;accompagner les chercheurs, doctorants, universitaires et cliniciens francophones dans la ma\u00eetrise absolue de la r\u00e9daction des r\u00e9sultats du chi-carr\u00e9 selon les normes APA de la 7e \u00e9dition. \u00c0 travers une exploration d\u00e9taill\u00e9e des distinctions conceptuelles fondamentales, des exigences typographiques strictes, des m\u00e9triques de taille d&rsquo;effet associ\u00e9es, de la construction des tables de contingence et du traitement des \u00e9carts d&rsquo;effectifs, ce document propose un cadre op\u00e9rationnel complet. Des mod\u00e8les de phrases types r\u00e9dig\u00e9s dans un style acad\u00e9mique soutenu et des cas cliniques r\u00e9alistes permettront d&rsquo;illustrer chaque prescription m\u00e9thodologique, assurant ainsi la parfaite conformit\u00e9 de vos futurs manuscrits avec les crit\u00e8res de publication des revues internationales de premier rang.<\/p>\n<h2>1. Introduction aux tests du chi-carr\u00e9 en psychologie et exigences de l&rsquo;APA 7e \u00e9dition<\/h2>\n<h3>1.1 Importance de la standardisation APA en psychom\u00e9trie et sciences du comportement<\/h3>\n<p>La standardisation des communications scientifiques sous l&rsquo;\u00e9gide de l&rsquo;APA r\u00e9pond \u00e0 une n\u00e9cessit\u00e9 \u00e9pist\u00e9mologique fondamentale : garantir l&rsquo;universalit\u00e9, la lisibilit\u00e9 et l&rsquo;\u00e9valuation critique des d\u00e9couvertes empiriques \u00e0 travers le monde. Dans le domaine de la psychom\u00e9trie et de l&rsquo;\u00e9tude du comportement humain, o\u00f9 la variabilit\u00e9 interindividuelle et le bruit de mesure sont substantiels, l&rsquo;adoption d&rsquo;un format unifi\u00e9 \u00e9limine les distorsions stylistiques pour focaliser l&rsquo;attention de la communaut\u00e9 scientifique sur la rigueur de la d\u00e9marche inf\u00e9rentielle. Les protocoles de l&rsquo;APA ne constituent pas de simples directives typographiques arbitraires ; ils mat\u00e9rialisent un consensus m\u00e9thodologique favorisant la m\u00e9ta-analyse syst\u00e9matique et la v\u00e9rification de la robustesse des donn\u00e9es.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9volution des prescriptions entre la 6e et la 7e \u00e9dition du manuel de l&rsquo;APA a particuli\u00e8rement renforc\u00e9 la transparence entourant les variables cat\u00e9gorielles. Alors que les \u00e9ditions ant\u00e9rieures tol\u00e9raient des formulations tronqu\u00e9es ou l&rsquo;omission de la taille de l&rsquo;\u00e9chantillon dans la ligne statistique principale, la 7e \u00e9dition impose une pr\u00e9cision absolue : l&rsquo;effectif global (d\u00e9sign\u00e9 par <em>N<\/em>) ou l&rsquo;effectif cat\u00e9goriel (d\u00e9sign\u00e9 par <em>n<\/em>) doit \u00eatre imm\u00e9diatement accessible afin de permettre au lecteur d&rsquo;\u00e9valuer la puissance statistique r\u00e9trospective de l&rsquo;analyse. Cette \u00e9volution s&rsquo;inscrit au c\u0153ur de la lutte contre la crise de la reproductibilit\u00e9 qui traverse les sciences biom\u00e9dicales et comportementales.<\/p>\n<p>La place des tests non param\u00e9triques, au premier rang desquels figure le chi-carr\u00e9, s&rsquo;av\u00e8re strat\u00e9gique dans les devis exp\u00e9rimentaux en psychologie. De tr\u00e8s nombreuses variables d&rsquo;int\u00e9r\u00eat ne r\u00e9pondent pas aux postulats s\u00e9v\u00e8res de normalit\u00e9 ou de continuit\u00e9 requis par les tests param\u00e9triques classiques tels que l&rsquo;analyse de variance ou la r\u00e9gression lin\u00e9aire. Les classifications diagnostiques (ex. : pr\u00e9sence ou absence d&rsquo;un trouble de l&rsquo;humeur), les profils d&rsquo;attachement, les choix d\u00e9cisionnels discrets ou l&rsquo;adh\u00e9sion \u00e0 des traitements th\u00e9rapeutiques constituent des donn\u00e9es \u00e9minemment qualitatives. La standardisation de leur restitution constitue le garant m\u00e9thodologique d&rsquo;une interpr\u00e9tation clinique exempte de biais de confirmation.<\/p>\n<h3>1.2 Pr\u00e9sentation g\u00e9n\u00e9rale de la famille des tests statistiques du chi-carr\u00e9<\/h3>\n<p>Sur le plan computationnel, la famille des tests du chi-carr\u00e9 de Pearson repose sur une op\u00e9ration math\u00e9matique \u00e9l\u00e9mentaire mais puissante : l&rsquo;\u00e9valuation quantitative de la divergence entre les fr\u00e9quences empiriquement observ\u00e9es au sein d&rsquo;un \u00e9chantillon et les fr\u00e9quences th\u00e9oriques attendues sous l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"H_0\">$H_0$<\/span>). La formule canonique de la statistique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\chi^2\">$\\chi^2$<\/span> s&rsquo;\u00e9nonce comme la somme pond\u00e9r\u00e9e des carr\u00e9s des \u00e9carts entre les effectifs observ\u00e9s (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"O\">$O$<\/span>) et les effectifs attendus (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"E\">$E$<\/span>), rapport\u00e9e \u00e0 ces m\u00eames effectifs attendus pour chaque cellule du plan d&rsquo;observation :<\/p>\n<p style=\"text-align: center; font-style: italic; margin: 1.5em 0;\">&chi;&sup2; = &Sigma; [(O &#8211; E)&sup2; \/ E]<\/p>\n<p>Cette formulation illustre imm\u00e9diatement que la statistique de test s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 mesure que le mod\u00e8le th\u00e9orique \u00e9choue \u00e0 pr\u00e9dire la r\u00e9alit\u00e9 empirique. L&rsquo;objectif inf\u00e9rentiel consiste donc \u00e0 d\u00e9terminer si la somme de ces \u00e9carts standardis\u00e9s d\u00e9coule des fluctuations al\u00e9atoires d&rsquo;\u00e9chantillonnage ou si elle traduit une d\u00e9viation syst\u00e9matique refl\u00e9tant soit une inad\u00e9quation du mod\u00e8le de distribution th\u00e9orique, soit une d\u00e9pendance structurelle entre deux dimensions cat\u00e9gorielles. L&rsquo;ancrage de ce test dans la loi de distribution continue du chi-carr\u00e9 permet d&rsquo;associer \u00e0 cette statistique une valeur de probabilit\u00e9 <em>p<\/em> conditionnelle aux degr\u00e9s de libert\u00e9 du syst\u00e8me.<\/p>\n<p>Dans la pratique de la recherche psychologique, les applications se subdivisent selon deux paradigmes distincts : l&rsquo;\u00e9valuation univari\u00e9e d&rsquo;une seule variable cat\u00e9gorielle confront\u00e9e \u00e0 une distribution attendue a priori, et l&rsquo;analyse bivari\u00e9e de deux variables qualitatives crois\u00e9es au sein d&rsquo;une table de contingence. Alors que l&rsquo;approche univari\u00e9e s&rsquo;applique pr\u00e9f\u00e9rentiellement aux \u00e9tudes d&rsquo;\u00e9chantillonnage, d&rsquo;\u00e9talonnage psychom\u00e9trique ou de validation de panel, l&rsquo;approche bivari\u00e9e domine les recherches cliniques et psychosociales en quantifiant le degr\u00e9 d&rsquo;association entre des facteurs d&rsquo;exposition, des traits de personnalit\u00e9 et des issues th\u00e9rapeutiques.<\/p>\n<h2>2. Distinction fondamentale entre test d&rsquo;ad\u00e9quation et test d&rsquo;ind\u00e9pendance<\/h2>\n<h3>2.1 Le test d&rsquo;ad\u00e9quation du chi-carr\u00e9 (Goodness of Fit)<\/h3>\n<p>Le test d&rsquo;ad\u00e9quation du chi-carr\u00e9 &mdash; fr\u00e9quemment d\u00e9sign\u00e9 sous l&rsquo;anglicisme <em>Goodness of Fit<\/em> &mdash; a pour vocation de tester la conformit\u00e9 d&rsquo;une distribution empirique univari\u00e9e par rapport \u00e0 une distribution th\u00e9orique postul\u00e9e <em>a priori<\/em>. L&rsquo;hypoth\u00e8se nulle (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"H_0\">$H_0$<\/span>) formalise l&rsquo;absence d&rsquo;\u00e9cart entre la r\u00e9alit\u00e9 observ\u00e9e et la distribution de r\u00e9f\u00e9rence : elle peut postuler une \u00e9quiprobabilit\u00e9 stricte des modalit\u00e9s (par exemple, une r\u00e9partition \u00e9gale des participants entre quatre types de strat\u00e9gies de r\u00e9gulation \u00e9motionnelle) ou sp\u00e9cifier des proportions pr\u00e9d\u00e9finies issues de donn\u00e9es d\u00e9mographiques nationales ou de mod\u00e8les th\u00e9oriques \u00e9tablis (par exemple, 60 % de participants neurotypiques, 25 % pr\u00e9sentant un TDAH et 15 % un trouble du spectre de l&rsquo;autisme).<\/p>\n<p>Un cas d&rsquo;usage canonique en psychom\u00e9trie r\u00e9side dans la v\u00e9rification de la repr\u00e9sentativit\u00e9 d&rsquo;une cohorte clinique au regard de la population g\u00e9n\u00e9rale. Si un chercheur recrute 300 adolescents pour tester une intervention cognitive et souhaite v\u00e9rifier que la distribution des niveaux socio-\u00e9conomiques (d\u00e9favoris\u00e9, moyen, favoris\u00e9) respecte les donn\u00e9es du recensement national, le test d&rsquo;ad\u00e9quation permet de corroborer ou de rejeter cette ad\u00e9quation. Les degr\u00e9s de libert\u00e9 pour ce test univari\u00e9 se calculent selon la formule universelle :<\/p>\n<p style=\"text-align: center; font-style: italic; margin: 1.5em 0;\">df = k &#8211; 1<\/p>\n<p>o\u00f9 <em>k<\/em> repr\u00e9sente le nombre total de cat\u00e9gories ou modalit\u00e9s de la variable qualitative \u00e9tudi\u00e9e. Avant d&rsquo;entamer la phase r\u00e9dactionnelle des r\u00e9sultats, il est indispensable que l&rsquo;auteur \u00e9nonce explicitement la nature de la distribution th\u00e9orique choisie comme rep\u00e8re comparatif, condition indispensable pour que la conclusion inf\u00e9rentielle conserve toute sa validit\u00e9 scientifique.<\/p>\n<h3>2.2 Le test d&rsquo;ind\u00e9pendance du chi-carr\u00e9 (Test of Independence)<\/h3>\n<p>Contrairement au test d&rsquo;ad\u00e9quation qui op\u00e8re sur un vecteur unidimensionnel de donn\u00e9es, le test d&rsquo;ind\u00e9pendance du chi-carr\u00e9 examine la structure relationnelle entre deux variables cat\u00e9gorielles distinctes mesur\u00e9es sur les m\u00eames entit\u00e9s observationnelles. L&rsquo;objectif sous-jacent est d&rsquo;\u00e9valuer si la distribution des fr\u00e9quences d&rsquo;une variable conditionne, ou est conditionn\u00e9e par, les modalit\u00e9s de la seconde variable. L&rsquo;organisation matricielle des donn\u00e9es prend ici la forme d&rsquo;un tableau crois\u00e9 &mdash; ou table de contingence bidimensionnelle &mdash; comportant <em>r<\/em> lignes et <em>c<\/em> colonnes.<\/p>\n<p>Sous l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle d&rsquo;ind\u00e9pendance stochastique, la probabilit\u00e9 conjointe qu&rsquo;une observation appartienne simultan\u00e9ment \u00e0 la ligne <em>i<\/em> et \u00e0 la colonne <em>j<\/em> correspond au produit de leurs probabilit\u00e9s marginales respectives. Les effectifs attendus dans chaque cellule de la matrice sont ainsi calcul\u00e9s par le produit des totaux marginaux de la ligne et de la colonne correspondantes, divis\u00e9 par l&rsquo;effectif total d&rsquo;observations :<\/p>\n<p style=\"text-align: center; font-style: italic; margin: 1.5em 0;\">E_{ij} = (Total Ligne_i &times; Total Colonne_j) \/ N<\/p>\n<p>Les degr\u00e9s de libert\u00e9 associ\u00e9s \u00e0 cette structure matricielle d\u00e9pendent conjointement du nombre de modalit\u00e9s de chaque variable et r\u00e9pondent \u00e0 l&rsquo;\u00e9quation :<\/p>\n<p style=\"text-align: center; font-style: italic; margin: 1.5em 0;\">df = (r &#8211; 1)(c &#8211; 1)<\/p>\n<p>Il demeure crucial, lors de la restitution des r\u00e9sultats dans le corps de l&rsquo;article, de rappeler le principe fondamental de non-causalit\u00e9 : la mise en \u00e9vidence d&rsquo;une association statistiquement significative entre deux variables cat\u00e9gorielles ne saurait en aucun cas d\u00e9montrer une relation de causalit\u00e9 univoque, mais indique simplement l&rsquo;existence d&rsquo;une d\u00e9pendance probabiliste au sein de l&rsquo;\u00e9chantillon analys\u00e9.<\/p>\n<h3>2.3 Arbre d\u00e9cisionnel pour s\u00e9lectionner le test appropri\u00e9<\/h3>\n<p>Pour pr\u00e9venir les confusions r\u00e9dactionnelles et analytiques, les chercheurs doivent formaliser leur d\u00e9marche de s\u00e9lection statistique en amont de la r\u00e9daction. Le premier point de ramification de cet arbre d\u00e9cisionnel concerne l&rsquo;identification rigoureuse du nombre de variables qualitatives mobilis\u00e9es par l&rsquo;hypoth\u00e8se de recherche. Lorsqu&rsquo;une unique variable discr\u00e8te est collect\u00e9e pour \u00eatre confront\u00e9e \u00e0 une norme ext\u00e9rieure ou \u00e0 une distribution d&rsquo;\u00e9quiprobabilit\u00e9, l&rsquo;orientation vers le test d&rsquo;ad\u00e9quation s&rsquo;impose d&#8217;embl\u00e9e. Lorsque la question scientifique articule deux facteurs cat\u00e9goriels crois\u00e9s au sein du m\u00eame protocole, le cadre rel\u00e8ve du test d&rsquo;ind\u00e9pendance.<\/p>\n<p>Le second filtre d\u00e9cisionnel implique l&rsquo;\u00e9valuation de la nature des observations : sont-elles ind\u00e9pendantes ou appari\u00e9es ? Le test du chi-carr\u00e9 de Pearson standard exige une ind\u00e9pendance stricte entre chaque unit\u00e9 d&rsquo;observation. Si le protocole exp\u00e9rimental comporte des mesures r\u00e9p\u00e9t\u00e9es sur les m\u00eames sujets (par exemple, le diagnostic clinique pr\u00e9- et post-intervention cot\u00e9 sous forme binaire de r\u00e9mission versus non-r\u00e9mission), le test du chi-carr\u00e9 standard est formellement invalid\u00e9. Le chercheur doit alors basculer vers le test de McNemar pour les plans d&rsquo;\u00e9chantillons appari\u00e9s 2&times;2, ou vers les mod\u00e8les de r\u00e9gression logistique \u00e0 effets mixtes et les \u00e9quations d&rsquo;estimation g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es (GEE) pour les devis polytomiques plus complexes.<\/p>\n<p>Enfin, la s\u00e9lection des m\u00e9triques secondaires constitue l&rsquo;ultime embranchement : selon que la table de contingence adopte une configuration bivari\u00e9e minimale (2&times;2) ou une architecture polytomique \u00e9tendue (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r \\times c\">$r \\times c$<\/span> avec <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r &gt; 2\">$r > 2$<\/span> ou <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"c &gt; 2\">$c > 2$<\/span>), les indices de taille d&rsquo;effet et les proc\u00e9dures de d\u00e9composition post-hoc diff\u00e8rent substantiellement. Le sch\u00e9ma synoptique mental de cette trajectoire m\u00e9thodologique garantit une parfaite coh\u00e9rence d\u00e8s lors qu&rsquo;il s&rsquo;agit de rapporter les m\u00e9triques exactes exig\u00e9es par les comit\u00e9s de lecture des revues affili\u00e9es \u00e0 l&rsquo;APA.<\/p>\n<h2>3. R\u00e8gles typographiques et conventions statistiques de base de l&rsquo;APA<\/h2>\n<h3>3.1 Mise en forme des symboles statistiques et lettres grecques<\/h3>\n<p>L&rsquo;application rigoureuse du style de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/apastyle.apa.org\/style-grammar-guidelines\/statistics\">APA Style<\/a> exige une discipline typographique rigide concernant la distinction entre les alphabets latin et grec. Une r\u00e8gle cardinale r\u00e9git l&rsquo;ensemble du manuel : toutes les lettres latines utilis\u00e9es comme symboles statistiques doivent imp\u00e9rativement \u00eatre compos\u00e9es en italique (par exemple, <em>p<\/em>, <em>N<\/em>, <em>n<\/em>, <em>t<\/em>, <em>F<\/em>, <em>r<\/em>, <em>z<\/em>, <em>df<\/em>). En revanche, <strong>les lettres grecques ne doivent jamais \u00eatre mises en italique<\/strong> selon la norme stricte de l&rsquo;APA (7e \u00e9dition, Section 6.44). Elles se composent exclusivement en caract\u00e8res romains droits r\u00e9guliers.<\/p>\n<p>Cette directive implique que la statistique du chi-carr\u00e9 doit \u00eatre typographi\u00e9e avec le caract\u00e8re grec &chi; droit, assorti d&rsquo;un exposant num\u00e9rique 2 : &chi;&sup2;. L&rsquo;utilisation erron\u00e9e de la lettre latine <em>X<\/em> &mdash; qu&rsquo;elle soit en italique (*X*&sup2;) ou en romain standard (X&sup2;) &mdash; constitue une faute \u00e9ditoriale imm\u00e9diatement relev\u00e9e par les relecteurs m\u00e9thodologistes. De m\u00eame, les indices de taille d&rsquo;effet d&rsquo;origine grecque, \u00e0 l&rsquo;instar du coefficient phi, s&rsquo;\u00e9crivent &phi; en typographie droite non-italique.<\/p>\n<p>Une distinction fondamentale doit \u00e9galement \u00eatre op\u00e9r\u00e9e entre la lettre <em>N<\/em> majuscule, r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 l&rsquo;indication de l&rsquo;\u00e9chantillon total d&rsquo;une \u00e9tude, et la lettre <em>n<\/em> minuscule, strictement d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la d\u00e9signation de sous-groupes ou de cellules sp\u00e9cifiques d&rsquo;une table de contingence. Enfin, l&rsquo;espacement arithm\u00e9tique constitue une exigence formelle intangible : tous les op\u00e9rateurs de relation et de calcul math\u00e9matique (=, &lt;, &gt;, &le;, &ge;) doivent \u00eatre pr\u00e9c\u00e9d\u00e9s et suivis d&rsquo;une espace ins\u00e9cable standard (par exemple, <em>p<\/em> = .024 et non <em>p<\/em>=.024 ; &chi;&sup2; = 12.45 et non &chi;&sup2;=12.45).<\/p>\n<h3>3.2 R\u00e8gles d&rsquo;arrondi et pr\u00e9sentation des d\u00e9cimales<\/h3>\n<p>La pr\u00e9cision num\u00e9rique au sein des manuscrits scientifiques ob\u00e9it \u00e0 des conventions de lisibilit\u00e9 destin\u00e9es \u00e0 pr\u00e9venir toute fausse impression d&rsquo;exactitude infinie. La statistique de test du chi-carr\u00e9 (&chi;&sup2;) doit syst\u00e9matiquement \u00eatre arrondie \u00e0 <strong>deux d\u00e9cimales<\/strong> apr\u00e8s la virgule ou le point d\u00e9cimal (ex. : &chi;&sup2; = 5.84 ou &chi;&sup2; = 14.10). Il convient de ne jamais tronquer artificiellement un r\u00e9sultat mais d&rsquo;appliquer l&rsquo;arrondi arithm\u00e9tique standard au centi\u00e8me le plus proche.<\/p>\n<p>Pour le rapportage de la valeur de probabilit\u00e9 associ\u00e9e (la valeur de <em>p<\/em>), l&rsquo;APA prescrit une exactitude port\u00e9e \u00e0 <strong>trois d\u00e9cimales<\/strong>. Il est d\u00e9sormais formellement proscrit d&rsquo;indiquer des seuils g\u00e9n\u00e9riques d&rsquo;acceptation tels que &laquo; <em>p<\/em> &lt; .05 &raquo; ou &laquo; <em>p<\/em> = NS &raquo; lorsque la valeur de probabilit\u00e9 exacte peut \u00eatre extraite des logiciels statistiques contemporains (tels que <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.r-project.org\">R<\/a>, Jamovi, JASP ou SPSS). L&rsquo;auteur rapportera syst\u00e9matiquement des formulations pr\u00e9cises telles que <em>p<\/em> = .038 ou <em>p<\/em> = .412.<\/p>\n<p>Une exception capitale s&rsquo;applique aux valeurs de probabilit\u00e9 infinit\u00e9simales. Les logiciels automatis\u00e9s affichent fr\u00e9quemment la mention trompeuse &laquo; .000 &raquo;. Dans la mesure o\u00f9 une probabilit\u00e9 continue ne peut jamais \u00eatre rigoureusement nulle dans le cadre d&rsquo;un \u00e9chantillonnage al\u00e9atoire, l&rsquo;APA impose de convertir cette mention en une in\u00e9galit\u00e9 stricte : <strong><em>p<\/em> &lt; .001<\/strong>. Enfin, la r\u00e8gle du z\u00e9ro initial stipule que tout nombre qui ne peut conceptuellement pas exc\u00e9der la valeur absolue de 1 &mdash; ce qui est rigoureusement le cas des probabilit\u00e9s <em>p<\/em>, des coefficients de corr\u00e9lation, du coefficient phi (&phi;) et du <em>V<\/em> de Cram\u00e9r &mdash; <strong>ne doit jamais comporter de z\u00e9ro avant le s\u00e9parateur d\u00e9cimal<\/strong> (on \u00e9crit .045 et non 0.045 ; .89 et non 0.89). Les statistiques pouvant d\u00e9passer 1, telles que le chi-carr\u00e9 lui-m\u00eame, conservent imp\u00e9rativement leur z\u00e9ro initial (ex. : &chi;&sup2; = 0.45).<\/p>\n<h3>3.3 Int\u00e9gration syntaxique des degr\u00e9s de libert\u00e9 et de l&rsquo;\u00e9chantillon<\/h3>\n<p>L&rsquo;int\u00e9gration syntaxique des r\u00e9sultats statistiques au sein du discours narratif doit combiner compacit\u00e9 et compl\u00e9tude informationnelle. Dans la 6e \u00e9dition de l&rsquo;APA, la pr\u00e9sentation se focalisait souvent sur le sch\u00e9ma &chi;&sup2;(<em>df<\/em>) = valeur. Dans la 7e \u00e9dition, l&rsquo;APA recommande avec force l&rsquo;incorporation directe de la taille d&rsquo;\u00e9chantillon valide \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur des parenth\u00e8ses d\u00e9limitant les degr\u00e9s de libert\u00e9, \u00e9vitant ainsi toute ambigu\u00eft\u00e9 relative \u00e0 d&rsquo;\u00e9ventuelles exclusions de donn\u00e9es ou valeurs manquantes.<\/p>\n<p>Le formatage canonique actuel se structure comme suit :<\/p>\n<p style=\"text-align: center; margin: 1.5em 0;\"><strong>&chi;&sup2;(<em>df<\/em>, <em>N<\/em> = effectif_total) = valeur_test, <em>p<\/em> = valeur_p<\/strong><\/p>\n<p>Par exemple, pour une \u00e9tude interrogeant 184 sujets sur une table g\u00e9n\u00e9rant deux degr\u00e9s de libert\u00e9 : <strong>&chi;&sup2;(2, <em>N<\/em> = 184) = 8.74, <em>p<\/em> = .013<\/strong>. Lorsque l&rsquo;analyse porte sur un sous-\u00e9chantillon sp\u00e9cifique clairement identifi\u00e9 au pr\u00e9alable, la lettre minuscule italique <em>n<\/em> se substitue \u00e0 la majuscule : &chi;&sup2;(1, <em>n<\/em> = 92) = 4.15, <em>p<\/em> = .042.<\/p>\n<p>Sur le plan syntaxique, ce bloc statistique ne doit pas \u00eatre juxtapos\u00e9 de mani\u00e8re chaotique dans la phrase, mais s&rsquo;ins\u00e9rer harmonieusement en fin de proposition ou s&rsquo;adosser directement \u00e0 l&rsquo;affirmation scientifique qu&rsquo;il \u00e9taye, sans g\u00e9n\u00e9rer de pl\u00e9onasme. Il est in\u00e9l\u00e9gant et m\u00e9thodologiquement redondant d&rsquo;\u00e9crire : &laquo; Les r\u00e9sultats montrent que le test du chi-carr\u00e9 avec 2 degr\u00e9s de libert\u00e9 et un \u00e9chantillon de 180 sujets est significatif avec un chi-carr\u00e9 de 7.50&#8230; &raquo;. On privil\u00e9giera une affirmation conceptuelle dense imm\u00e9diatement \u00e9tay\u00e9e entre parenth\u00e8ses par la cha\u00eene formelle compl\u00e8te.<\/p>\n<h2>4. Rapporter le test d&rsquo;ad\u00e9quation du chi-carr\u00e9 selon les normes APA<\/h2>\n<h3>4.1 Structure textuelle standard pour l&rsquo;ad\u00e9quation<\/h3>\n<p>La r\u00e9daction des conclusions issues d&rsquo;un test d&rsquo;ad\u00e9quation du chi-carr\u00e9 doit suivre une progression logique s\u00e9quentielle rigoureuse. L&rsquo;objectif premier consiste \u00e0 rappeler explicitement au lecteur l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle sous-jacente en pr\u00e9cisant la distribution th\u00e9orique postul\u00e9e, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;un mod\u00e8le d&rsquo;\u00e9quiprobabilit\u00e9 (r\u00e9partition homog\u00e8ne) ou d&rsquo;une distribution asym\u00e9trique d\u00e9duite de donn\u00e9es empiriques ant\u00e9rieures. L&rsquo;omission de ce cadre th\u00e9orique rend l&rsquo;interpr\u00e9tation de la statistique totalement arbitraire.<\/p>\n<p>La seconde \u00e9tape r\u00e9dactionnelle concerne la fourniture syst\u00e9matique des statistiques descriptives. Il est formellement insuffisant d&rsquo;\u00e9noncer un r\u00e9sultat de test d&rsquo;ad\u00e9quation sans expliciter la r\u00e9partition observ\u00e9e des effectifs et des pourcentages intra-cat\u00e9goriels. Les normes de l&rsquo;APA requi\u00e8rent la mention conjointe des fr\u00e9quences absolues observ\u00e9es (<em>n<\/em>) et des pourcentages relatifs (%) pour l&rsquo;ensemble des modalit\u00e9s \u00e9valu\u00e9es. Ces indicateurs permettent au lecteur de confronter intuitivement les donn\u00e9es brutes avant d&rsquo;aborder le r\u00e9sultat de l&rsquo;inf\u00e9rence.<\/p>\n<p>La troisi\u00e8me phase int\u00e8gre la cha\u00eene inf\u00e9rentielle formelle selon les crit\u00e8res d\u00e9finis \u00e0 la section 3, suivie imm\u00e9diatement de la conclusion narrative quant au rejet ou au non-rejet de l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle. Enfin, la s\u00e9quence se cl\u00f4ture imp\u00e9rativement par une articulation clinique ou fondamentale : que signifie concr\u00e8tement cette ad\u00e9quation (ou ce d\u00e9faut d&rsquo;ad\u00e9quation) pour la probl\u00e9matique de recherche abord\u00e9e ? Cette liaison logique parach\u00e8ve la dimension scientifique du rapportage.<\/p>\n<h3>4.2 Exemples r\u00e9dig\u00e9s pour des r\u00e9sultats significatifs et non significatifs<\/h3>\n<p>Afin de concr\u00e9tiser ces pr\u00e9ceptes m\u00e9thodologiques, examinons deux situations exp\u00e9rimentales typiques en psychologie clinique et cognitive, r\u00e9dig\u00e9es selon les normes d&rsquo;excellence en fran\u00e7ais acad\u00e9mique.<\/p>\n<p><strong>Exemple 1 : R\u00e9sultat statistiquement significatif (rejet de l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;\u00e9quiprobabilit\u00e9)<\/strong><\/p>\n<p>&laquo; Une analyse d&rsquo;ad\u00e9quation du chi-carr\u00e9 a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e pour d\u00e9terminer si la distribution des pr\u00e9f\u00e9rences pour trois modalit\u00e9s d&rsquo;intervention psychoth\u00e9rapeutique (TCC, th\u00e9rapie interpersonnelle, th\u00e9rapie psychodynamique) diff\u00e9rait d&rsquo;une r\u00e9partition \u00e9quitable chez des patients souffrant d&rsquo;un \u00e9pisode d\u00e9pressif caract\u00e9ris\u00e9. Les fr\u00e9quences observ\u00e9es se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9es significativement asym\u00e9triques par rapport au mod\u00e8le d&rsquo;\u00e9quiprobabilit\u00e9 th\u00e9orique, &chi;&sup2;(2, <em>N<\/em> = 150) = 18.36, <em>p<\/em> &lt; .001. En effet, une nette majorit\u00e9 de participants a exprim\u00e9 une pr\u00e9f\u00e9rence pour les TCC (<em>n<\/em> = 78, 52.0 %), comparativement \u00e0 la th\u00e9rapie interpersonnelle (<em>n<\/em> = 44, 29.3 %) et \u00e0 l&rsquo;approche psychodynamique (<em>n<\/em> = 28, 18.7 %). Ces disparit\u00e9s d\u00e9montrent une divergence marqu\u00e9e par rapport \u00e0 une r\u00e9partition purement al\u00e9atoire au sein de cette population clinique. &raquo;<\/p>\n<p><strong>Exemple 2 : R\u00e9sultat non significatif (maintien de l&rsquo;hypoth\u00e8se de conformit\u00e9 \u00e0 une norme)<\/strong><\/p>\n<p>&laquo; Afin d&rsquo;\u00e9valuer la repr\u00e9sentativit\u00e9 sociod\u00e9mographique de la cohorte recrut\u00e9e, un test d&rsquo;ad\u00e9quation du chi-carr\u00e9 a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 en comparant la distribution des cat\u00e9gories professionnelles de l&rsquo;\u00e9chantillon aux proportions r\u00e9gionales publi\u00e9es par l&rsquo;INSEE (30 % employ\u00e9s, 45 % professions interm\u00e9diaires, 25 % cadres). La distribution empirique observ\u00e9e (<em>n<\/em> = 65 employ\u00e9s [32.5 %], <em>n<\/em> = 86 professions interm\u00e9diaires [43.0 %], <em>n<\/em> = 49 cadres [24.5 %]) ne diff\u00e9rait pas de mani\u00e8re statistiquement significative des proportions th\u00e9oriques de r\u00e9f\u00e9rence, &chi;&sup2;(2, <em>N<\/em> = 200) = 0.68, <em>p<\/em> = .712. Ce r\u00e9sultat confirme l&rsquo;ad\u00e9quation structurelle de l&rsquo;\u00e9chantillon \u00e0 la population cible. &raquo;<\/p>\n<h2>5. Rapporter le test d&rsquo;ind\u00e9pendance du chi-carr\u00e9 selon les normes APA<\/h2>\n<h3>5.1 Mod\u00e8le r\u00e9dactionnel canonique pour l&rsquo;ind\u00e9pendance<\/h3>\n<p>Le test d&rsquo;ind\u00e9pendance du chi-carr\u00e9 implique une trame narrative plus dense dans la mesure o\u00f9 il met en interaction deux syst\u00e8mes distincts de modalit\u00e9s cat\u00e9gorielles. La premi\u00e8re exigence r\u00e9dactionnelle r\u00e9side dans la sp\u00e9cification sans \u00e9quivoque des deux variables d&rsquo;int\u00e9r\u00eat et de la dimensionnalit\u00e9 globale du tableau crois\u00e9 (ex. : une table de contingence 2&times;2, 3&times;2 ou 4&times;3). Le chercheur doit imm\u00e9diatement clarifier la variable consid\u00e9r\u00e9e comme facteur explicatif ou pr\u00e9dictif (dans les devis quasi-exp\u00e9rimentaux) et la variable d&rsquo;issue clinique ou comportementale.<\/p>\n<p>La statistique du test &chi;&sup2;, accompagn\u00e9e de ses degr\u00e9s de libert\u00e9 matriciels <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"(r - 1)(c - 1)\">$(r &#8211; 1)(c &#8211; 1)$<\/span>, de son effectif global <em>N<\/em> et de la probabilit\u00e9 exacte <em>p<\/em>, doit s&rsquo;ins\u00e9rer au c\u0153ur du d\u00e9veloppement explicatif. N\u00e9anmoins, la pr\u00e9sentation d&rsquo;une statistique globale significative (&chi;&sup2;) est totalement st\u00e9rile si elle ne s&rsquo;accompagne pas d&rsquo;une explicitation directionnelle des \u00e9carts observ\u00e9s. Le lecteur ne doit jamais avoir \u00e0 deviner quelles cases ou modalit\u00e9s g\u00e9n\u00e8rent l&rsquo;association statistique mise en exergue.<\/p>\n<p>Pour satisfaire aux crit\u00e8res de transparence de l&rsquo;APA, l&rsquo;auteur doit syst\u00e9matiquement documenter les proportions conditionnelles (pourcentages de ligne ou pourcentages de colonne) qui sous-tendent l&rsquo;association. Par exemple, si l&rsquo;on examine le lien entre le genre et le tabagisme, rapporter uniquement le r\u00e9sultat du chi-carr\u00e9 sans pr\u00e9ciser le pourcentage de fumeurs chez les hommes comparativement aux femmes prive l&rsquo;assertion de son contenu informatif essentiel. L&rsquo;architecture du texte doit expliciter ces donn\u00e9es descriptives avant ou imm\u00e9diatement apr\u00e8s l&rsquo;encadr\u00e9 statistique formel.<\/p>\n<h3>5.2 Mod\u00e8les de phrases types en langue fran\u00e7aise acad\u00e9mique<\/h3>\n<p>Pour assurer la fluidit\u00e9 stylistique de la section &laquo; R\u00e9sultats &raquo; de vos manuscrits r\u00e9dig\u00e9s en fran\u00e7ais, plusieurs formulations acad\u00e9miques standardis\u00e9es peuvent \u00eatre mobilis\u00e9es en fonction de l&rsquo;issue inf\u00e9rentielle :<\/p>\n<p><strong>Mod\u00e8le d&rsquo;association significative (cas d&rsquo;une table 2&times;2) :<\/strong><\/p>\n<p>&laquo; Un test d&rsquo;ind\u00e9pendance du chi-carr\u00e9 de Pearson a \u00e9t\u00e9 conduit afin d&rsquo;\u00e9valuer la relation entre l&rsquo;exposition \u00e0 un stressor aigu en laboratoire (groupe exp\u00e9rimental vs groupe t\u00e9moin) et l&rsquo;\u00e9chec \u00e0 une t\u00e2che d&rsquo;inhibition motrice (succ\u00e8s vs \u00e9chec). L&rsquo;analyse r\u00e9v\u00e8le une association statistiquement significative entre ces deux variables, &chi;&sup2;(1, <em>N<\/em> = 120) = 8.13, <em>p<\/em> = .004, &phi; = .26. Comme l&rsquo;illustrent les fr\u00e9quences conditionnelles, les participants soumis au stressor aigu ont manifest\u00e9 un taux d&rsquo;\u00e9chec significativement sup\u00e9rieur (41.7 %, <em>n<\/em> = 25 sur 60) \u00e0 celui enregistr\u00e9 chez les participants du groupe t\u00e9moin (18.3 %, <em>n<\/em> = 11 sur 60). &raquo;<\/p>\n<p><strong>Mod\u00e8le d&rsquo;absence d&rsquo;association (ind\u00e9pendance confirm\u00e9e) :<\/strong><\/p>\n<p>&laquo; Afin d&rsquo;examiner l&rsquo;existence \u00e9ventuelle d&rsquo;un lien entre le type de fili\u00e8re universitaire (sciences humaines, sciences exactes, droit-\u00e9conomie) et la pr\u00e9sence d&rsquo;un niveau d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 clinique mod\u00e9r\u00e9 \u00e0 s\u00e9v\u00e8re, un test d&rsquo;ind\u00e9pendance du chi-carr\u00e9 a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9. Les r\u00e9sultats indiquent l&rsquo;absence d&rsquo;association statistiquement significative entre la fili\u00e8re d&rsquo;\u00e9tudes et la cat\u00e9gorie d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9, &chi;&sup2;(2, <em>N<\/em> = 315) = 1.42, <em>p<\/em> = .492, <em>V<\/em> = .07. La proportion d&rsquo;\u00e9tudiants pr\u00e9sentant une anxi\u00e9t\u00e9 clinique s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9e comparable d&rsquo;une fili\u00e8re \u00e0 l&rsquo;autre, oscillant entre 22.1 % en sciences exactes et 26.8 % en sciences humaines. &raquo;<\/p>\n<p>Ces formulations concises respectent scrupuleusement l&rsquo;\u00e9conomie de mots tout en fournissant une densit\u00e9 d&rsquo;information irr\u00e9prochable conforme aux attentes des r\u00e9dacteurs en chef de revues scientifiques internationales.<\/p>\n<h2>6. Int\u00e9gration de la taille d&rsquo;effet selon le format APA<\/h2>\n<h3>6.1 Le coefficient Phi (&phi;) pour les tables de contingence 2&times;2<\/h3>\n<p>Dans la perspective m\u00e9trologique d\u00e9fendue par l&rsquo;APA depuis sa 6e \u00e9dition et sanctuaris\u00e9e par la 7e, la seule mention de la valeur de <em>p<\/em> est formellement jug\u00e9e insuffisante pour statuer sur la pertinence d&rsquo;un r\u00e9sultat. En effet, la valeur de probabilit\u00e9 d\u00e9pend de mani\u00e8re drastique de la puissance statistique et donc de la taille d&rsquo;\u00e9chantillon : un \u00e9chantillon colossal permettra \u00e0 un \u00e9cart minime et sans port\u00e9e clinique d&rsquo;atteindre le seuil arbitraire de significativit\u00e9 statistique ($p < .05$). Il est donc imp\u00e9ratif de rapporter syst\u00e9matiquement une mesure standardis\u00e9e de la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.psychologicalscience.org\">taille d&rsquo;effet<\/a>.<\/p>\n<p>Pour les tables de contingence d&rsquo;ordre 2&times;2 (comportant strictement deux lignes et deux colonnes), la m\u00e9trique standardis\u00e9e prescrite par l&rsquo;APA est le coefficient Phi (not\u00e9 &phi;). Ce coefficient constitue l&rsquo;\u00e9quivalent direct du coefficient de corr\u00e9lation de Pearson calcul\u00e9 sur deux variables dichotomiques cod\u00e9es 0 et 1. Sa formulation math\u00e9matique d\u00e9coule directement de la statistique du chi-carr\u00e9 rapport\u00e9e \u00e0 la taille totale d&rsquo;\u00e9chantillon :<\/p>\n<p style=\"text-align: center; font-style: italic; margin: 1.5em 0;\">&phi; = &radic;(&chi;&sup2; \/ N)<\/p>\n<p>La valeur du coefficient &phi; oscille conceptuellement entre 0 (ind\u00e9pendance absolue) et 1 (d\u00e9pendance fonctionnelle parfaite). Conform\u00e9ment aux rep\u00e8res th\u00e9oriques \u00e9tablis par Jacob Cohen (1988) :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Effet faible :<\/strong> &phi; &approx; .10<\/li>\n<li><strong>Effet moyen :<\/strong> &phi; &approx; .30<\/li>\n<li><strong>Effet fort :<\/strong> &phi; &approx; .50<\/li>\n<\/ul>\n<p>Sur le plan de la mise en forme APA, le symbole grec &phi; s&rsquo;\u00e9crit en caract\u00e8res romains droits et ne comporte aucun z\u00e9ro initial (ex. : &phi; = .22). Il s&rsquo;int\u00e8gre imm\u00e9diatement apr\u00e8s la valeur de <em>p<\/em> dans la parenth\u00e8se ou la cha\u00eene d&rsquo;information statistique : <strong>&chi;&sup2;(1, <em>N<\/em> = 140) = 6.78, <em>p<\/em> = .009, &phi; = .22<\/strong>.<\/p>\n<h3>6.2 Le V de Cram\u00e9r pour les tables de dimension sup\u00e9rieure<\/h3>\n<p>D\u00e8s lors que la table de contingence d\u00e9passe le format minimal 2&times;2 &mdash; c&rsquo;est-\u00e0-dire d\u00e8s que le nombre de lignes <em>r<\/em> ou de colonnes <em>c<\/em> est sup\u00e9rieur ou \u00e9gal \u00e0 3 &mdash; le coefficient &phi; ne peut plus \u00eatre employ\u00e9 car sa borne sup\u00e9rieure d\u00e9passerait l&rsquo;unit\u00e9, faussant radicalement l&rsquo;interpr\u00e9tation. Dans cette configuration matricielle polytomique, la norme statistique universellement adopt\u00e9e par l&rsquo;APA est le <strong><em>V<\/em> de Cram\u00e9r<\/strong> (parfois d\u00e9sign\u00e9 sous le terme de &phi; de Cram\u00e9r).<\/p>\n<p>Le <em>V<\/em> de Cram\u00e9r corrige l&rsquo;estimation en int\u00e9grant la dimensionnalit\u00e9 minimale du tableau par la formule :<\/p>\n<p style=\"text-align: center; font-style: italic; margin: 1.5em 0;\">V = &radic;[ &chi;&sup2; \/ (N &times; min(r &#8211; 1, c &#8211; 1)) ]<\/p>\n<p>Contrairement au symbole &phi;, la lettre <em>V<\/em> est issue de l&rsquo;alphabet latin et <strong>doit imp\u00e9rativement \u00eatre mise en italique<\/strong> (<em>V<\/em>). Elle ne prend pas de z\u00e9ro avant le point d\u00e9cimal (ex. : <em>V<\/em> = .18). L&rsquo;interpr\u00e9tation des seuils de Cohen pour le <em>V<\/em> de Cram\u00e9r est modul\u00e9e en fonction des degr\u00e9s de libert\u00e9 de la plus petite dimension du tableau, not\u00e9s <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"df^* = \\min(r - 1, c - 1)\">$df^* = \\min(r &#8211; 1, c &#8211; 1)$<\/span> :<\/p>\n<ul>\n<li>Pour <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"df^* = 1\">$df^* = 1$<\/span> (\u00e9quivalent au tableau 2&times;2) : faible = .10, moyen = .30, fort = .50<\/li>\n<li>Pour <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"df^* = 2\">$df^* = 2$<\/span> (par ex. un tableau 3&times;3 ou 3&times;4) : faible = .07, moyen = .21, fort = .35<\/li>\n<li>Pour <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"df^* = 3\">$df^* = 3$<\/span> (par ex. un tableau 4&times;4 ou 4&times;5) : faible = .06, moyen = .17, fort = .29<\/li>\n<\/ul>\n<p>Une erreur classique consiste \u00e0 interpr\u00e9ter un <em>V<\/em> de Cram\u00e9r de .22 dans une table 4&times;4 comme un effet faible, alors qu&rsquo;il correspond en r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 une taille d&rsquo;effet moyenne \u00e0 forte compte tenu de la complexit\u00e9 matricielle. L&rsquo;int\u00e9gration dans le texte suit scrupuleusement la nomenclature : <strong>&chi;&sup2;(4, <em>N<\/em> = 280) = 16.45, <em>p<\/em> = .002, <em>V<\/em> = .17<\/strong>.<\/p>\n<h3>6.3 Rapports de cotes (Odds Ratios) et risques relatifs<\/h3>\n<p>Dans les contextes de recherche translationnelle, clinique ou \u00e9pid\u00e9miologique impliquant des tables 2&times;2, l&rsquo;APA recommande chaudement d&rsquo;adosser au test du chi-carr\u00e9 le calcul et le rapportage du <strong>Rapport de cotes<\/strong> (d\u00e9sign\u00e9 internationalement par l&rsquo;anglicisme <em>Odds Ratio<\/em>, abr\u00e9g\u00e9 <em>OR<\/em>). L&rsquo;<em>OR<\/em> quantifie le rapport entre la probabilit\u00e9 de survenue d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement au sein d&rsquo;un groupe expos\u00e9 et celle observ\u00e9e dans un groupe non expos\u00e9. Sa lisibilit\u00e9 clinique est fr\u00e9quemment jug\u00e9e sup\u00e9rieure \u00e0 celle du coefficient &phi;.<\/p>\n<p>Conform\u00e9ment aux directives de l&rsquo;APA (Section 6.44), le symbole <em>OR<\/em> se compose en lettres latines majuscules italiques (<em>OR<\/em>). Le rapport de cotes pouvant largement exc\u00e9der 1, il conserve rigoureusement son z\u00e9ro initial lorsqu&rsquo;il est inf\u00e9rieur \u00e0 l&rsquo;unit\u00e9 (ex. : <em>OR<\/em> = 0.45). Crucialement, un <em>OR<\/em> ne doit <strong>jamais<\/strong> \u00eatre mentionn\u00e9 sans son <strong>intervalle de confiance \u00e0 95 %<\/strong>, not\u00e9 IC 95 % (ou 95% CI selon les revues), ce dernier \u00e9tant d\u00e9limit\u00e9 par des crochets s\u00e9par\u00e9s par une virgule.<\/p>\n<p>L&rsquo;int\u00e9gration textuelle se r\u00e9alise harmonieusement selon le mod\u00e8le suivant :<\/p>\n<p>&laquo; La pr\u00e9sence d&rsquo;un ant\u00e9c\u00e9dent de traumatisme infantile s&rsquo;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e significativement associ\u00e9e \u00e0 l&rsquo;abandon pr\u00e9coce du protocole de soins, &chi;&sup2;(1, <em>N<\/em> = 110) = 7.42, <em>p<\/em> = .006, &phi; = .26. Les participants ayant rapport\u00e9 un traumatisme infantile pr\u00e9sentaient une cote d&rsquo;abandon pr\u00e9coce 3.12 fois plus \u00e9lev\u00e9e que ceux ne pr\u00e9sentant pas un tel ant\u00e9c\u00e9dent (<em>OR<\/em> = 3.12, IC 95 % [1.38, 7.04]). &raquo;<\/p>\n<p>Cette articulation fournit non seulement la preuve de l&rsquo;existence d&rsquo;une relation statistiquement \u00e9tay\u00e9e, mais documente pr\u00e9cis\u00e9ment la force directionnelle de ce risque relatif, r\u00e9pondant ainsi aux standards les plus intransigeants de la communication scientifique m\u00e9dicale et psychologique.<\/p>\n<h2>7. Rapporter les analyses post-hoc et les r\u00e9sidus ajust\u00e9s<\/h2>\n<h3>7.1 Exploration des \u00e9carts \u00e0 l&rsquo;aide des r\u00e9sidus standardis\u00e9s ajust\u00e9s<\/h3>\n<p>Lorsqu&rsquo;un test d&rsquo;ind\u00e9pendance du chi-carr\u00e9 s&rsquo;av\u00e8re statistiquement significatif au sein d&rsquo;une table de contingence de dimensions sup\u00e9rieures \u00e0 2&times;2 (par exemple, 3&times;3 ou 4&times;2), le rejet de l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle indique simplement qu&rsquo;il existe une non-ind\u00e9pendance globale entre les variables. Cependant, le test global &chi;&sup2; est incapable d&rsquo;identifier quelles sont pr\u00e9cis\u00e9ment les cellules ou combinaisons de modalit\u00e9s responsables de cette d\u00e9viation. Se limiter \u00e0 la constatation globale du chi-carr\u00e9 expose le chercheur au risque d&rsquo;une interpr\u00e9tation sp\u00e9culative infond\u00e9e.<\/p>\n<p>Pour r\u00e9soudre cette limite, la m\u00e9thode recommand\u00e9e par les standards m\u00e9thodologiques consiste \u00e0 calculer et rapporter les <strong>r\u00e9sidus standardis\u00e9s ajust\u00e9s<\/strong> (souvent identifi\u00e9s sous l&rsquo;\u00e9tiquette de <em>Haberman&rsquo;s adjusted residuals<\/em> ou <em>z-scores<\/em> de cellule). Contrairement aux r\u00e9sidus bruts (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"O - E\">$O &#8211; E$<\/span>) ou aux r\u00e9sidus de Pearson standardis\u00e9s &mdash; qui ne tiennent pas compte de la variance marginale de chaque ligne et colonne &mdash;, les r\u00e9sidus ajust\u00e9s suivent asymptotiquement une distribution normale standard centr\u00e9e r\u00e9duite <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\mathcal{N}(0, 1)\">$\\mathcal{N}(0, 1)$<\/span>.<\/p>\n<p>D\u00e8s lors, chaque r\u00e9sidu ajust\u00e9 peut \u00eatre directement compar\u00e9 aux valeurs critiques de la loi normale :<\/p>\n<ul>\n<li>Une valeur absolue de r\u00e9sidu ajust\u00e9 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"|z| &gt; 1.96\">$|z| > 1.96$<\/span> indique une d\u00e9viation significative au seuil nominal de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\alpha = .05\">$\\alpha = .05$<\/span>.<\/li>\n<li>Une valeur absolue <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"|z| &gt; 2.58\">$|z| > 2.58$<\/span> indique une d\u00e9viation significative au seuil de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\alpha = .01\">$\\alpha = .01$<\/span>.<\/li>\n<li>Une valeur absolue <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"|z| &gt; 3.29\">$|z| > 3.29$<\/span> correspond \u00e0 un seuil critique de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\alpha = .001\">$\\alpha = .001$<\/span>.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Un r\u00e9sidu ajust\u00e9 positif indique une surrepr\u00e9sentation d&rsquo;observations par rapport \u00e0 l&rsquo;attente th\u00e9orique, tandis qu&rsquo;un r\u00e9sidu n\u00e9gatif signale une sous-repr\u00e9sentation marqu\u00e9e. Ces indices num\u00e9riques doivent \u00eatre explicitement int\u00e9gr\u00e9s dans la description textuelle des r\u00e9sultats post-hoc.<\/p>\n<h3>7.2 Corrections statistiques pour comparaisons multiples<\/h3>\n<p>L&rsquo;inspection simultan\u00e9e de multiples cellules au sein d&rsquo;une grande table de contingence expose in\u00e9vitablement l&rsquo;analyse au probl\u00e8me de l&rsquo;inflation de l&rsquo;erreur de type I (faux positifs) inh\u00e9rent aux comparaisons multiples. Si une table 3&times;3 comporte 9 cellules ind\u00e9pendantes, \u00e9valuer 9 r\u00e9sidus ajust\u00e9s sans pr\u00e9caution au seuil conventionnel <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\alpha = .05\">$\\alpha = .05$<\/span> \u00e9l\u00e8ve le risque global d&rsquo;erreur de premi\u00e8re esp\u00e8ce au niveau de la famille de tests (<em>family-wise error rate<\/em>) \u00e0 une valeur approximative de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"1 - (1 - 0.05)^9 \\approx 37%\">$1 &#8211; (1 &#8211; 0.05)^9 \\approx 37%$<\/span>.<\/p>\n<p>L&rsquo;APA exige que toute d\u00e9marche post-hoc sur donn\u00e9es cat\u00e9gorielles fasse l&rsquo;objet d&rsquo;un contr\u00f4le rigoureux de cette inflation. La m\u00e9thode la plus universelle et robuste demeure la <strong>correction de Bonferroni<\/strong>, qui ajuste le seuil de significativit\u00e9 individuel en divisant le risque global d\u00e9sir\u00e9 (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\alpha = .05\">$\\alpha = .05$<\/span>) par le nombre total de comparaisons effectu\u00e9es (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k\">$k$<\/span>, correspondant au nombre de cellules analys\u00e9es) :<\/p>\n<p style=\"text-align: center; font-style: italic; margin: 1.5em 0;\">&alpha;_{ajust&eacute;} = &alpha; \/ k<\/p>\n<p>Alternativement, pour des tableaux crois\u00e9s complexes, le chercheur peut r\u00e9aliser des d\u00e9compositions par sous-tables 2&times;2 orthogonales (tests partiels du chi-carr\u00e9 avec seuil ajust\u00e9 de Bonferroni) ou mobiliser des proc\u00e9dures de contr\u00f4le du taux de fausse d\u00e9couverte (<em>False Discovery Rate<\/em>, Benjamini-Hochberg).<\/p>\n<p>Dans la r\u00e9daction finale, la mention de ce contr\u00f4le m\u00e9thodologique doit appara\u00eetre sans ambigu\u00eft\u00e9 :<\/p>\n<p>&laquo; L&rsquo;analyse des r\u00e9sidus standardis\u00e9s ajust\u00e9s, r\u00e9alis\u00e9e en appliquant une correction de Bonferroni pour les neuf cellules du tableau (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\alpha_{\\text{ajust\u00e9}} = .05 \/ 9 = .0056\">$\\alpha_{\\text{ajust\u00e9}} = .05 \/ 9 = .0056$<\/span>, correspondant \u00e0 un seuil critique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"|z| &gt; 2.77\">$|z| > 2.77$<\/span>), a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que la d\u00e9pendance globale \u00e9tait principalement tir\u00e9e par une surrepr\u00e9sentation massive de patients souffrant d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e au sein du groupe expos\u00e9 aux cyberattaques professionnelles (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"z = 3.42, p &lt; .001\">$z = 3.42, p &lt; .001$<\/span>), tandis que les sujets t\u00e9moins y \u00e9taient significativement sous-repr\u00e9sent\u00e9s (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"z = -3.15, p = .002\">$z = -3.15, p = .002$<\/span>). Aucune autre cellule n&rsquo;a atteint le seuil corrig\u00e9 de significativit\u00e9. &raquo;<\/p>\n<h2>8. Pr\u00e9sentation des tableaux de contingence selon les normes APA<\/h2>\n<h3>8.1 R\u00e8gles stylistiques et architecturales des tableaux APA<\/h3>\n<p>L&rsquo;insertion d&rsquo;un tableau de contingence au format APA ob\u00e9it \u00e0 un d\u00e9pouillement esth\u00e9tique strict o\u00f9 toute fioriture graphique est bannie. La r\u00e8gle reine &mdash; souvent transgress\u00e9e par les auteurs inexp\u00e9riment\u00e9s &mdash; est la <strong>suppression int\u00e9grale de toutes les lignes et bordures verticales<\/strong> ainsi que des quadrillages internes sous forme de grille compl\u00e8te. Un tableau standard conforme \u00e0 l&rsquo;APA 7e \u00e9dition ne tol\u00e8re que <strong>trois lignes horizontales majeures<\/strong> :<\/p>\n<ol>\n<li>Une ligne sup\u00e9rieure fermant le sommet du tableau juste sous l&rsquo;en-t\u00eate.<\/li>\n<li>Une ligne inf\u00e9rieure d\u00e9limitant la base de la ligne d&rsquo;en-t\u00eate (s\u00e9parant les intitul\u00e9s de colonnes des donn\u00e9es chiffr\u00e9es).<\/li>\n<li>Une ligne terminale inf\u00e9rieure barrant le bas du tableau avant les notes \u00e9ventuelles.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Des lignes horizontales partielles additionnelles (<em>spanner rules<\/em>) peuvent \u00eatre ins\u00e9r\u00e9es exclusivement pour s\u00e9parer des sous-colonnes regroup\u00e9es sous un en-t\u00eate commun hi\u00e9rarchique. L&rsquo;ensemble de la table doit utiliser une typographie standard (souvent Times New Roman 10-12 pt ou Arial 10-11 pt), avec un interligne simple ou 1,5.<\/p>\n<p>La mise en page impose de disposer, au-dessus du tableau, le num\u00e9ro d&rsquo;ordre en gras (ex. : <strong>Tableau 1<\/strong>), suivi \u00e0 la ligne suivante du titre du tableau r\u00e9dig\u00e9 en italique sans point final (ex. : <em>Distribution des fr\u00e9quences observ\u00e9es du diagnostic selon le groupe d&rsquo;exposition<\/em>). L&rsquo;alignement num\u00e9rique exige que les donn\u00e9es chiffr\u00e9es soient parfaitement centr\u00e9es ou align\u00e9es sur la d\u00e9cimale.<\/p>\n<h3>8.2 Contenu indispensable des cellules : effectifs et pourcentages<\/h3>\n<p>Un tableau de contingence ne doit en aucun cas afficher uniquement les effectifs bruts observ\u00e9s (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n\">$n$<\/span>), ni exclusivement des pourcentages. La norme d&rsquo;exhaustivit\u00e9 implique la coexistence harmonieuse de l&rsquo;effectif cat\u00e9goriel et de son pourcentage conditionnel pertinent, g\u00e9n\u00e9ralement pr\u00e9sent\u00e9 entre parenth\u00e8ses : <strong><em>n<\/em> (%)<\/strong>.<\/p>\n<p>L&rsquo;auteur doit clarifier sans ambigu\u00eft\u00e9 d\u00e8s l&rsquo;en-t\u00eate ou dans la note g\u00e9n\u00e9rale de tableau si les pourcentages affich\u00e9s correspondent \u00e0 des pourcentages de ligne, des pourcentages de colonne ou des pourcentages rapport\u00e9s au total g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;\u00e9chantillon. En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, lorsque le tableau croise un facteur pr\u00e9dictif (en ligne) avec une issue clinique (en colonne), les pourcentages de ligne sont pr\u00e9f\u00e9rentiellement retenus afin d&rsquo;illustrer la pr\u00e9valence conditionnelle de l&rsquo;issue au sein de chaque groupe d&rsquo;exposition.<\/p>\n<p>Sous la derni\u00e8re bordure horizontale, la section des notes se structure en trois composantes potentielles :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Note g\u00e9n\u00e9rale :<\/strong> Introduite par le terme <em>Note.<\/em> en italique, elle explicite les abr\u00e9viations, la m\u00e9thode de calcul des pourcentages et pr\u00e9cise la pr\u00e9sence \u00e9ventuelle des fr\u00e9quences attendues si celles-ci sont fournies.<\/li>\n<li><strong>Note sp\u00e9cifique :<\/strong> Associ\u00e9e \u00e0 un exposant alphab\u00e9tique (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"^a, ^b\">$^a, ^b$<\/span>) pour commenter une cellule ou une ligne particuli\u00e8re.<\/li>\n<li><strong>Note de probabilit\u00e9 :<\/strong> R\u00e9serv\u00e9e aux ast\u00e9risques de significativit\u00e9 statistique (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"*p &lt; .05\">$*p &lt; .05$<\/span>, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"**p &lt; .01\">$**p &lt; .01$<\/span>, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"***p &lt; .001\">$***p &lt; .001$<\/span>), bien que l&rsquo;APA privil\u00e9gie la citation explicite de la valeur de <em>p<\/em> dans le corps de la note g\u00e9n\u00e9rale.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Voici l&rsquo;illustration formelle d&rsquo;une table de contingence 2&times;2 \u00e9labor\u00e9e selon les standards architecturaux de l&rsquo;APA 7e \u00e9dition :<\/p>\n<table style=\"width: 100%; border-collapse: collapse; margin: 2em 0; text-align: center;\">\n<caption style=\"text-align: left; margin-bottom: 0.5em;\">\n        <strong>Tableau 1<\/strong><br \/>\n        <em>Distribution de la r\u00e9ponse au traitement psychoth\u00e9rapeutique selon le profil d&rsquo;attachement<\/em><br \/>\n    <\/caption>\n<thead>\n<tr style=\"border-top: 2px solid #000; border-bottom: 1px solid #000;\">\n<th style=\"text-align: left; padding: 8px;\">Profil d&rsquo;attachement<\/th>\n<th style=\"padding: 8px;\">R\u00e9mission clinique <em>n<\/em> (%)<\/th>\n<th style=\"padding: 8px;\">\u00c9chec th\u00e9rapeutique <em>n<\/em> (%)<\/th>\n<th style=\"padding: 8px;\">Total de ligne <em>n<\/em> (%)<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"text-align: left; padding: 8px;\">Attachement s\u00e9cure<\/td>\n<td style=\"padding: 8px;\">48 (68.6 %)<\/td>\n<td style=\"padding: 8px;\">22 (31.4 %)<\/td>\n<td style=\"padding: 8px;\">70 (100.0 %)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"text-align: left; padding: 8px;\">Attachement ins\u00e9cure<\/td>\n<td style=\"padding: 8px;\">26 (37.1 %)<\/td>\n<td style=\"padding: 8px;\">44 (62.9 %)<\/td>\n<td style=\"padding: 8px;\">70 (100.0 %)<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"border-top: 1px solid #000; border-bottom: 2px solid #000;\">\n<td style=\"text-align: left; padding: 8px;\"><strong>Total<\/strong><\/td>\n<td style=\"padding: 8px;\">74 (52.9 %)<\/td>\n<td style=\"padding: 8px;\">66 (47.1 %)<\/td>\n<td style=\"padding: 8px;\">140 (100.0 %)<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p style=\"font-size: 0.9em; margin-top: -1em; margin-bottom: 2em;\"><em>Note.<\/em> Les effectifs observ\u00e9s sont d\u00e9sign\u00e9s par <em>n<\/em> ; les donn\u00e9es entre parenth\u00e8ses repr\u00e9sentent les pourcentages calcul\u00e9s sur les totaux de ligne. &chi;&sup2;(1, <em>N<\/em> = 140) = 13.94, <em>p<\/em> &lt; .001, &phi; = .32, <em>OR<\/em> = 3.69, IC 95 % [1.83, 7.46].<\/p>\n<h2>9. Repr\u00e9sentations graphiques conformes aux normes APA<\/h2>\n<h3>9.1 Types de figures adapt\u00e9s aux donn\u00e9es du chi-carr\u00e9<\/h3>\n<p>L&rsquo;adjonction d&rsquo;une repr\u00e9sentation graphique a pour vocation de rendre intelligible en un coup d&rsquo;\u0153il une structure de donn\u00e9es cat\u00e9gorielles complexe. Toutefois, l&rsquo;APA recommande la mod\u00e9ration graphique : une figure ne doit jamais faire double emploi avec une table de contingence d\u00e9j\u00e0 ins\u00e9r\u00e9e dans le manuscrit. Si la figure n&rsquo;apporte aucune valeur ajout\u00e9e cognitive sur le plan de la compr\u00e9hension des patrons d&rsquo;interaction, le tableau textuel ou la narration doit suffire.<\/p>\n<p>Lorsque la figure s&rsquo;av\u00e8re pertinente, le <strong>diagramme en barres group\u00e9es<\/strong> (<em>grouped bar chart<\/em>) constitue le m\u00e9dium par excellence pour repr\u00e9senter une table de contingence bidimensionnelle. L&rsquo;axe horizontal (abscisse) accueille g\u00e9n\u00e9ralement les modalit\u00e9s de la variable ind\u00e9pendante ou de stratification, tandis que l&rsquo;axe vertical (ordonn\u00e9e) affiche la proportion conditionnelle ou le pourcentage de la variable d\u00e9pendante. L&rsquo;utilisation des fr\u00e9quences brutes sur l&rsquo;axe vertical doit \u00eatre \u00e9vit\u00e9e si les effectifs totaux des sous-groupes de ligne sont d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9s, car cela induirait le lecteur en erreur quant \u00e0 la force r\u00e9elle de l&rsquo;effet.<\/p>\n<p>Une alternative graphique \u00e9l\u00e9gante r\u00e9side dans le diagramme en barres empil\u00e9es normalis\u00e9es \u00e0 100 % (<em>100% stacked bar chart<\/em>), qui permet de visualiser imm\u00e9diatement les changements de composition proportionnelle entre les diff\u00e9rents groupes. En revanche, les graphiques en secteurs (diagrammes circulaires dits &laquo; en camembert &raquo;) sont vivement d\u00e9conseill\u00e9s par l&rsquo;APA et la majorit\u00e9 des m\u00e9thodologistes quantitatifs : la perception humaine des angles et des aires s&rsquo;av\u00e8re notablement moins pr\u00e9cise que l&rsquo;\u00e9valuation visuelle d&rsquo;une hauteur sur un axe lin\u00e9aire calibr\u00e9. Enfin, l&rsquo;int\u00e9gration de barres d&rsquo;erreur repr\u00e9sentant l&rsquo;erreur-type de la proportion ou l&rsquo;intervalle de confiance \u00e0 95 % conf\u00e8re au graphique une rigueur inf\u00e9rentielle indiscutable.<\/p>\n<h3>9.2 L\u00e9gendes, titres et accessibilit\u00e9 visuelle<\/h3>\n<p>L&rsquo;int\u00e9gration formelle des figures dans la 7e \u00e9dition du manuel de l&rsquo;APA s&rsquo;est harmonis\u00e9e avec celle des tableaux. Le num\u00e9ro d&rsquo;identification de la figure appara\u00eet au-dessus du trac\u00e9 graphique en caract\u00e8res gras (ex. : <strong>Figure 2<\/strong>), imm\u00e9diatement suivi \u00e0 la ligne inf\u00e9rieure par son titre descriptif r\u00e9dig\u00e9 en italique (ex. : <em>Proportion de r\u00e9ponses favorables selon la modalit\u00e9 de prise en charge<\/em>). L&rsquo;ancienne pratique consistant \u00e0 inscrire la l\u00e9gende sous la figure pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e du mot &laquo; Figure 1. &raquo; est d\u00e9finitivement obsol\u00e8te.<\/p>\n<p>Sous la figure s&rsquo;ins\u00e8re une note descriptive optionnelle introduite par <em>Note.<\/em> en italique, pr\u00e9cisant les param\u00e8tres de lecture, la signification des barres d&rsquo;erreur et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, le rappel de la statistique de test. Concernant l&rsquo;accessibilit\u00e9 visuelle, l&rsquo;APA impose le respect de contrastes graphiques suffisants pour demeurer lisibles en cas d&rsquo;impression en niveaux de gris et compr\u00e9hensibles pour les individus pr\u00e9sentant des d\u00e9ficits de perception des couleurs (daltonisme). Les trames de hachures distinctes, les contrastes noir-gris-blanc et l&rsquo;\u00e9vitement des combinaisons rouge-vert constituent des pr\u00e9requis \u00e9ditoriaux incontournables.<\/p>\n<h2>10. V\u00e9rification et communication des postulats m\u00e9thodologiques<\/h2>\n<h3>10.1 Postulat de l&rsquo;ind\u00e9pendance des observations<\/h3>\n<p>Avant d&rsquo;engager toute computation ou restitution textuelle du chi-carr\u00e9, le chercheur a la responsabilit\u00e9 \u00e9thique et scientifique de v\u00e9rifier la conformit\u00e9 de son jeu de donn\u00e9es avec les postulats sous-jacents du mod\u00e8le. Le premier postulat &mdash; et le plus critique sur le plan inf\u00e9rentiel &mdash; est celui de <strong>l&rsquo;ind\u00e9pendance absolue des observations<\/strong>. Ce crit\u00e8re stipule sans exception que chaque sujet, \u00e9v\u00e9nement ou entit\u00e9 observationnelle ne doit \u00eatre comptabilis\u00e9 qu&rsquo;une seule et unique fois dans l&rsquo;ensemble de la table de contingence.<\/p>\n<p>La violation de ce postulat survient fr\u00e9quemment dans les \u00e9tudes observationnelles longitudinales o\u00f9 un m\u00eame participant fait l&rsquo;objet d&rsquo;\u00e9valuations r\u00e9p\u00e9t\u00e9es \u00e0 des temps distincts, ou lorsqu&rsquo;un individu peut \u00e9mettre plusieurs r\u00e9ponses cat\u00e9gorielles simultan\u00e9es (questions \u00e0 choix multiples non exclusives). L&rsquo;application d&rsquo;un test du chi-carr\u00e9 standard sur de telles donn\u00e9es pseudo-r\u00e9pliqu\u00e9es gonfle artificiellement l&rsquo;effectif <em>N<\/em> per\u00e7u, r\u00e9duit ind\u00fbment l&rsquo;erreur-type et conduit \u00e0 une explosion drastique du risque de faux positifs (erreur de type I). Dans la section &laquo; M\u00e9thode &raquo; ou au d\u00e9but des &laquo; R\u00e9sultats &raquo;, l&rsquo;auteur doit affirmer explicitement que &laquo; chaque participant a \u00e9t\u00e9 assign\u00e9 \u00e0 une cellule unique et mutuellement exclusive du plan cat\u00e9goriel &raquo;.<\/p>\n<h3>10.2 Effectifs attendus minimaux et alternatives non param\u00e9triques<\/h3>\n<p>Le second postulat capital concerne la distribution d&rsquo;\u00e9chantillonnage th\u00e9orique. La distribution du chi-carr\u00e9 est une approximation asymptotique continue qui n&rsquo;est valide que si la taille de l&rsquo;\u00e9chantillon analys\u00e9 est suffisamment substantielle au regard du nombre de cellules du plan. Le crit\u00e8re m\u00e9thodologique de r\u00e9f\u00e9rence, historiquement \u00e9tabli par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.jstor.org\/stable\/3001666\">William G. Cochran (1954)<\/a>, pose les conditions minimales suivantes :<\/p>\n<ul>\n<li>Aucun effectif th\u00e9orique attendu (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"E\">$E$<\/span>) ne doit \u00eatre strictement inf\u00e9rieur \u00e0 1 (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"E ge 1\">$E ge 1$<\/span> dans 100 % des cellules).<\/li>\n<li>Au moins 80 % des cellules de la table de contingence doivent pr\u00e9senter des effectifs attendus sup\u00e9rieurs ou \u00e9gaux \u00e0 5 (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"E ge 5\">$E ge 5$<\/span>).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Il est crucial de souligner que cette restriction s&rsquo;applique rigoureusement aux <strong>effectifs attendus calcul\u00e9s<\/strong> (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"E\">$E$<\/span>) et non aux effectifs r\u00e9els observ\u00e9s (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"O\">$O$<\/span>) : il est parfaitement licite d&rsquo;observer une cellule empirique avec un effectif nul (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"O = 0\">$O = 0$<\/span>), pourvu que son effectif attendu th\u00e9orique sous <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"H_0\">$H_0$<\/span> d\u00e9passe le seuil critique.<\/p>\n<p>Lorsque cette r\u00e8gle de Cochran est viol\u00e9e dans une table 2&times;2 en raison d&rsquo;un effectif global r\u00e9duit ou d&rsquo;une dissym\u00e9trie extr\u00eame des distributions marginales, le test de Pearson perd toute fiabilit\u00e9 inf\u00e9rentielle. Le chercheur doit alors substituer au chi-carr\u00e9 le <strong>test exact de Fisher<\/strong> (<em>Fisher&rsquo;s exact test<\/em>). Bien que certains manuels anciens pr\u00e9conisent encore l&rsquo;usage de la correction de continuit\u00e9 de Yates pour le chi-carr\u00e9, les statisticiens contemporains s&rsquo;accordent \u00e0 la consid\u00e9rer comme excessivement conservatrice et lui pr\u00e9f\u00e8rent unanimement le test exact de Fisher.<\/p>\n<p>Le rapportage d&rsquo;un test exact de Fisher ob\u00e9it \u00e0 un protocole r\u00e9dactionnel sp\u00e9cifique au format APA : la statistique n&rsquo;adopte pas de symbole &chi;&sup2; ni de degr\u00e9s de libert\u00e9 car il s&rsquo;agit d&rsquo;un calcul combinatoire exact bas\u00e9 sur la loi hyperg\u00e9om\u00e9trique. On rapporte simplement l&rsquo;indication du test et la probabilit\u00e9 bilat\u00e9rale exacte (<em>exact two-sided p-value<\/em>) :<\/p>\n<p>&laquo; En raison de la pr\u00e9sence d&rsquo;effectifs attendus inf\u00e9rieurs \u00e0 5 dans 50 % des cellules, un test exact de Fisher a \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9 pour tester l&rsquo;association entre le statut g\u00e9n\u00e9tique (mut\u00e9 vs sauvage) et l&rsquo;apparition de crises d&rsquo;angoisse aigu\u00ebs. L&rsquo;analyse r\u00e9v\u00e8le une association statistiquement significative (test exact de Fisher, <em>p<\/em> = .028, <em>OR<\/em> = 5.20, IC 95 % [1.12, 24.18]). &raquo;<\/p>\n<p>Pour des tableaux de contingence de dimensions sup\u00e9rieures (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r \\times c\">$r \\times c$<\/span>) violant les postulats de Cochran, des extensions du test exact de Fisher-Freeman-Halton ou des proc\u00e9dures de r\u00e9\u00e9chantillonnage par amor\u00e7age (<em>Monte Carlo bootstrap permutations<\/em>) doivent \u00eatre mobilis\u00e9es et d\u00fbment explicit\u00e9es dans le texte.<\/p>\n<h2>11. Erreurs courantes lors de la r\u00e9daction des r\u00e9sultats du chi-carr\u00e9<\/h2>\n<h3>11.1 Confusions conceptuelles et fautes d&rsquo;interpr\u00e9tation<\/h3>\n<p>L&rsquo;\u00e9valuation des manuscrits scientifiques soumis aux revues de psychologie r\u00e9v\u00e8le la r\u00e9currence de travers interpr\u00e9tatifs majeurs qu&rsquo;un chercheur rigoureux doit imp\u00e9rativement bannir. La faute \u00e9pist\u00e9mologique la plus r\u00e9pandue consiste \u00e0 d\u00e9duire une relation de cause \u00e0 effet \u00e0 partir d&rsquo;un test d&rsquo;ind\u00e9pendance significatif. Conclure que &laquo; l&rsquo;appartenance au groupe d&rsquo;\u00e2ge a caus\u00e9 une modification du style d&rsquo;attachement &raquo; sur la seule base d&rsquo;un test du chi-carr\u00e9 rel\u00e8ve d&rsquo;une aberration m\u00e9thodologique : seule une assignation al\u00e9atoire au sein d&rsquo;un protocole exp\u00e9rimental contr\u00f4l\u00e9 autorise de telles inf\u00e9rences causales.<\/p>\n<p>La seconde d\u00e9rive concerne l&rsquo;omission totale de la taille d&rsquo;effet. De nombreux auteurs se contentent de c\u00e9l\u00e9brer une valeur de <em>p<\/em> infinit\u00e9simale (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p &lt; .001\">$p &lt; .001$<\/span>) obtenue sur des panels de plusieurs milliers de participants, en qualifiant abusivement l&rsquo;association de &laquo; massive &raquo; ou &laquo; d&rsquo;impact clinique d\u00e9terminant &raquo;, alors que le coefficient <em>V<\/em> de Cram\u00e9r s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve p\u00e9niblement \u00e0 .04, t\u00e9moignant d&rsquo;une trivialit\u00e9 pratique absolue. La distinction entre significativit\u00e9 statistique et significativit\u00e9 clinique doit demeurer inali\u00e9nable dans la discussion des r\u00e9sultats.<\/p>\n<p>Une troisi\u00e8me erreur fr\u00e9quente r\u00e9side dans la confusion cognitive entre pourcentages marginaux et pourcentages conditionnels conjoints. Affirmer par exemple que &laquo; 60 % des sujets d\u00e9pressifs sont des femmes &raquo; n&rsquo;est absolument pas synonyme d&rsquo;affirmer que &laquo; 60 % des femmes sont d\u00e9pressives &raquo;. Cette interversion des conditions marginales fausse radicalement la port\u00e9e de l&rsquo;analyse. Enfin, l&rsquo;interpr\u00e9tation arbitraire des sous-groupes sans recours pr\u00e9alable \u00e0 des r\u00e9sidus standardis\u00e9s ajust\u00e9s ou \u00e0 des contrastes corrig\u00e9s de Bonferroni constitue une pratique de surinterpr\u00e9tation sp\u00e9culative formellement sanctionn\u00e9e par les comit\u00e9s de lecture.<\/p>\n<h3>11.2 Erreurs de formatage et de notation statistique<\/h3>\n<p>Sur le versant strictement formel et typographique, un ensemble d&rsquo;erreurs r\u00e9currentes d\u00e9grade la qualit\u00e9 per\u00e7ue des soumissions \u00e9ditoriales :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>La substitution de lettres :<\/strong> Utiliser la lettre latine <em>X<\/em>&sup2; ou X&sup2; au lieu du glyphe grec standard non-italique &chi;&sup2;.<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;amputation des degr\u00e9s de libert\u00e9 :<\/strong> Rapporter &laquo; &chi;&sup2; = 8.45, <em>p<\/em> = .01 &raquo; sans pr\u00e9ciser les degr\u00e9s de libert\u00e9 entre parenth\u00e8ses ni la taille d&rsquo;\u00e9chantillon (&chi;&sup2;(2, <em>N<\/em> = 120) = 8.45).<\/li>\n<li><strong>Le z\u00e9ro initial ill\u00e9gitime :<\/strong> \u00c9crire <em>p<\/em> = 0.034 au lieu de <em>p<\/em> = .034, ou &phi; = 0.25 au lieu de &phi; = .25.<\/li>\n<li><strong>Le non-respect des d\u00e9cimales r\u00e9glementaires :<\/strong> Indiquer des valeurs de <em>p<\/em> arrondies \u00e0 deux d\u00e9cimales (ex. <em>p<\/em> = .04 au lieu de .038) ou un chi-carr\u00e9 tronqu\u00e9 sans d\u00e9cimales.<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;in\u00e9galit\u00e9 indue pour les probabilit\u00e9s nulles :<\/strong> Conserver l&rsquo;affichage des logiciels mentionnant <em>p<\/em> = .000 au lieu de convertir imp\u00e9rativement la statistique sous la forme <em>p<\/em> &lt; .001.<\/li>\n<li><strong>Le m\u00e9lange de formats entre guides :<\/strong> Confondre les normes qu\u00e9b\u00e9coises ou europ\u00e9ennes de la virgule d\u00e9cimale avec les normes internationales de publication en langue anglaise. Dans un manuscrit acad\u00e9mique en fran\u00e7ais soumis \u00e0 une revue appliquant strictement le standard APA, l&rsquo;usage du point d\u00e9cimal international est largement encourag\u00e9 ou tol\u00e9r\u00e9 pour maintenir la coh\u00e9rence avec les logiciels statistiques, bien que la virgule puisse \u00eatre admise selon la charte typographique locale de l&rsquo;\u00e9diteur francophone. La constance interne au document doit \u00eatre absolue.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. Exemples complets de sections &laquo; R\u00e9sultats &raquo; en psychologie<\/h2>\n<h3>12.1 Cas clinique 1 : \u00c9tude d&rsquo;ad\u00e9quation sur la pr\u00e9valence des troubles anxieux<\/h3>\n<p><strong>Mise en contexte exp\u00e9rimental :<\/strong> Une \u00e9quipe de p\u00e9dopsychiatrie souhaite valider si la distribution diagnostique observ\u00e9e chez 240 adolescents cons\u00e9cutivement admis dans un centre m\u00e9dico-psychologique d\u00e9partemental pour motifs anxieux correspond aux proportions \u00e9pid\u00e9miologiques r\u00e9gionales document\u00e9es par Sant\u00e9 Publique France (50 % trouble anxieux g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 [TAG], 30 % anxi\u00e9t\u00e9 sociale [AS], 20 % trouble panique [TP]).<\/p>\n<p><strong>Texte int\u00e9gral mod\u00e8le conforme aux crit\u00e8res de l&rsquo;APA 7e :<\/strong><\/p>\n<p>&laquo; Un test d&rsquo;ad\u00e9quation du chi-carr\u00e9 de Pearson a \u00e9t\u00e9 mis en \u0153uvre pour examiner si la r\u00e9partition des diagnostics primaires au sein de la file active du centre d&rsquo;\u00e9valuation p\u00e9diatrique (<em>N<\/em> = 240) se conformait aux pr\u00e9valences \u00e9pid\u00e9miologiques de r\u00e9f\u00e9rence issues des registres de sant\u00e9 publique (TAG : 50.0 % ; AS : 30.0 % ; TP : 20.0 %). L&rsquo;analyse met en \u00e9vidence une d\u00e9viation statistiquement significative entre la distribution empiriquement observ\u00e9e et les fr\u00e9quences th\u00e9oriques attendues, &chi;&sup2;(2, <em>N<\/em> = 240) = 14.70, <em>p<\/em> &lt; .001. L&rsquo;examen des fr\u00e9quences descriptives r\u00e9v\u00e8le que les cas d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale \u00e9taient nettement surrepr\u00e9sent\u00e9s au sein de la file active (<em>n<\/em> = 98, 40.8 % observ\u00e9s vs 72.0 attendus), tandis que les diagnostics de trouble anxieux g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 se situaient en de\u00e7\u00e0 des projections th\u00e9oriques (<em>n<\/em> = 96, 40.0 % observ\u00e9s vs 120.0 attendus). Les admissions pour trouble panique correspondaient en revanche fid\u00e8lement aux proportions d\u00e9mographiques escompt\u00e9es (<em>n<\/em> = 46, 19.2 % observ\u00e9s vs 48.0 attendus). Ce d\u00e9faut d&rsquo;ad\u00e9quation confirme la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;adapter le dimensionnement des programmes th\u00e9rapeutiques groupaux cibl\u00e9s sur l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale au sein de cet \u00e9tablissement sp\u00e9cifique. &raquo;<\/p>\n<p><strong>Commentaire analytique de la structure :<\/strong> Le paragraphe \u00e9nonce d&rsquo;abord l&rsquo;objectif et les proportions de r\u00e9f\u00e9rence th\u00e9oriques (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"H_0\">$H_0$<\/span>). Il introduit ensuite la cha\u00eene statistique formelle selon les crit\u00e8res de l&rsquo;APA 7 (&chi;&sup2;(2, <em>N<\/em> = 240) = 14.70, <em>p<\/em> &lt; .001). Les pourcentages observ\u00e9s et les effectifs attendus sont m\u00e9ticuleusement contrast\u00e9s dans le texte pour chaque modalit\u00e9, avant de d\u00e9boucher sur une conclusion clinique directe.<\/p>\n<h3>12.2 Cas clinique 2 : \u00c9tude d&rsquo;ind\u00e9pendance entre style d&rsquo;attachement et r\u00e9ponse th\u00e9rapeutique<\/h3>\n<p><strong>Mise en contexte exp\u00e9rimental :<\/strong> Une recherche clinique multicentrique investigue l&rsquo;efficacit\u00e9 d&rsquo;un protocole cognitivo-comportemental standardis\u00e9 de 12 semaines chez 210 adultes pr\u00e9sentant un trouble d\u00e9pressif caract\u00e9ris\u00e9 r\u00e9current. L&rsquo;hypoth\u00e8se g\u00e9n\u00e9rale postule que le profil d&rsquo;attachement mesur\u00e9 \u00e0 l&rsquo;inclusion selon l&rsquo;\u00e9chelle <em>Relationship Questionnaire<\/em> (s\u00e9cure, anxieux-pr\u00e9occup\u00e9, d\u00e9tach\u00e9-\u00e9vitant) module significativement la r\u00e9ponse au traitement cot\u00e9e en fin d&rsquo;intervention sous trois modalit\u00e9s exclusives (r\u00e9mission compl\u00e8te, r\u00e9ponse partielle sans r\u00e9mission, \u00e9chec\/abandon).<\/p>\n<p><strong>Texte int\u00e9gral mod\u00e8le conforme aux crit\u00e8res de l&rsquo;APA 7e :<\/strong><\/p>\n<p>&laquo; Pour tester l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;une modulation de l&rsquo;issue th\u00e9rapeutique par le style d&rsquo;attachement relationnel, un test d&rsquo;ind\u00e9pendance du chi-carr\u00e9 de Pearson a \u00e9t\u00e9 conduit sur le tableau de contingence croisant les trois cat\u00e9gories d&rsquo;attachement avec les trois modalit\u00e9s de r\u00e9ponse clinique au terme des 12 semaines d&rsquo;intervention (voir Tableau 2). L&rsquo;analyse confirme l&rsquo;existence d&rsquo;une relation statistiquement significative entre le style d&rsquo;attachement et l&rsquo;issue du traitement, &chi;&sup2;(4, <em>N<\/em> = 210) = 22.84, <em>p<\/em> &lt; .001, avec une taille d&rsquo;effet mod\u00e9r\u00e9e selon les crit\u00e8res de Cohen pour une matrice <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"3 \\times 3\">$3 \\times 3$<\/span>, <em>V<\/em> = .23.<\/p>\n<p>Afin de localiser pr\u00e9cis\u00e9ment les cellules \u00e0 l&rsquo;origine de cette d\u00e9pendance globale sans accro\u00eetre le risque d&rsquo;erreur de premi\u00e8re esp\u00e8ce, une d\u00e9composition post-hoc des r\u00e9sidus standardis\u00e9s ajust\u00e9s a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e en appliquant la correction de Bonferroni aux neuf cellules (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k = 9, \\alpha_{\\text{ajust\u00e9}} = .0056\">$k = 9, \\alpha_{\\text{ajust\u00e9}} = .0056$<\/span>, seuil critique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"|z| &gt; 2.77\">$|z| > 2.77$<\/span>). Les r\u00e9sultats indiquent que les participants pr\u00e9sentant un attachement s\u00e9cure \u00e9taient significativement surrepr\u00e9sent\u00e9s parmi les patients atteignant une r\u00e9mission compl\u00e8te (58.3 %, <em>n<\/em> = 42 sur 72, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"z = 3.65, p &lt; .001\">$z = 3.65, p &lt; .001$<\/span>) et sous-repr\u00e9sent\u00e9s au sein de la cat\u00e9gorie \u00e9chec\/abandon (11.1 %, <em>n<\/em> = 8 sur 72, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"z = -3.12, p = .002\">$z = -3.12, p = .002$<\/span>). \u00c0 l&rsquo;oppos\u00e9, les patients pr\u00e9sentant un style d&rsquo;attachement d\u00e9tach\u00e9-\u00e9vitant affichaient un taux d&rsquo;\u00e9chec ou d&rsquo;abandon significativement sup\u00e9rieur aux attentes probabilistes sous l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle d&rsquo;ind\u00e9pendance (47.1 %, <em>n<\/em> = 32 sur 68, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"z = 3.48, p &lt; .001\">$z = 3.48, p &lt; .001$<\/span>), tout en \u00e9tant sous-repr\u00e9sent\u00e9s dans le groupe acc\u00e9dant \u00e0 la r\u00e9mission compl\u00e8te (17.6 %, <em>n<\/em> = 12 sur 68, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"z = -3.20, p = .001\">$z = -3.20, p = .001$<\/span>). Enfin, la distribution des participants au profil anxieux-pr\u00e9occup\u00e9 ne d\u00e9viait pas significativement des effectifs attendus sous l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle apr\u00e8s correction (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"|z| le 1.84, p ge .066\">$|z| le 1.84, p ge .066$<\/span>). &raquo;<\/p>\n<table style=\"width: 100%; border-collapse: collapse; margin: 2em 0; text-align: center;\">\n<caption style=\"text-align: left; margin-bottom: 0.5em;\">\n        <strong>Tableau 2<\/strong><br \/>\n        <em>Table de contingence croisant le profil d&rsquo;attachement et l&rsquo;issue th\u00e9rapeutique \u00e0 12 semaines<\/em><br \/>\n    <\/caption>\n<thead>\n<tr style=\"border-top: 2px solid #000; border-bottom: 1px solid #000;\">\n<th style=\"text-align: left; padding: 8px;\">Profil d&rsquo;attachement<\/th>\n<th style=\"padding: 8px;\">R\u00e9mission compl\u00e8te <em>n<\/em> (%)<\/th>\n<th style=\"padding: 8px;\">R\u00e9ponse partielle <em>n<\/em> (%)<\/th>\n<th style=\"padding: 8px;\">\u00c9chec ou abandon <em>n<\/em> (%)<\/th>\n<th style=\"padding: 8px;\">Total de ligne <em>n<\/em> (%)<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"text-align: left; padding: 8px;\">S\u00e9cure<\/td>\n<td style=\"padding: 8px;\">42 (58.3 %)<\/td>\n<td style=\"padding: 8px;\">22 (30.6 %)<\/td>\n<td style=\"padding: 8px;\">8 (11.1 %)<\/td>\n<td style=\"padding: 8px;\">72 (100.0 %)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"text-align: left; padding: 8px;\">Anxieux-pr\u00e9occup\u00e9<\/td>\n<td style=\"padding: 8px;\">24 (34.3 %)<\/td>\n<td style=\"padding: 8px;\">26 (37.1 %)<\/td>\n<td style=\"padding: 8px;\">20 (28.6 %)<\/td>\n<td style=\"padding: 8px;\">70 (100.0 %)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"text-align: left; padding: 8px;\">D\u00e9tach\u00e9-\u00e9vitant<\/td>\n<td style=\"padding: 8px;\">12 (17.6 %)<\/td>\n<td style=\"padding: 8px;\">24 (35.3 %)<\/td>\n<td style=\"padding: 8px;\">32 (47.1 %)<\/td>\n<td style=\"padding: 8px;\">68 (100.0 %)<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"border-top: 1px solid #000; border-bottom: 2px solid #000;\">\n<td style=\"text-align: left; padding: 8px;\"><strong>Total<\/strong><\/td>\n<td style=\"padding: 8px;\">78 (37.1 %)<\/td>\n<td style=\"padding: 8px;\">72 (34.3 %)<\/td>\n<td style=\"padding: 8px;\">60 (28.6 %)<\/td>\n<td style=\"padding: 8px;\">210 (100.0 %)<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p style=\"font-size: 0.9em; margin-top: -1em; margin-bottom: 2em;\"><em>Note.<\/em> <em>N<\/em> = 210. Les donn\u00e9es entre parenth\u00e8ses correspondent aux pourcentages calcul\u00e9s sur les effectifs totaux de ligne. &chi;&sup2;(4, <em>N<\/em> = 210) = 22.84, <em>p<\/em> &lt; .001, <em>V<\/em> = .23.<\/p>\n<p><strong>Synth\u00e8se m\u00e9thodologique :<\/strong> Ce cas clinique illustre l&rsquo;int\u00e9gration harmonieuse et exhaustive de l&rsquo;ensemble des r\u00e8gles de l&rsquo;APA 7e \u00e9dition. Le test omnibus du chi-carr\u00e9 \u00e9tablit la d\u00e9pendance globale tout en rapportant les degr\u00e9s de libert\u00e9 matriciels <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"(3 - 1)(3 - 1) = 4\">$(3 &#8211; 1)(3 &#8211; 1) = 4$<\/span>, la taille totale de l&rsquo;\u00e9chantillon et la taille d&rsquo;effet ajust\u00e9e (<em>V<\/em> de Cram\u00e9r). La d\u00e9composition post-hoc par r\u00e9sidus standardis\u00e9s ajust\u00e9s, adoss\u00e9e au seuil strict corrig\u00e9 de Bonferroni, permet d&rsquo;identifier pr\u00e9cis\u00e9ment les contributions marginales sans biaiser l&rsquo;inf\u00e9rence. Le Tableau 2, \u00e9pur\u00e9 de toute ligne verticale, compl\u00e8te fid\u00e8lement la trame narrative en garantissant une totale transparence empirique.<\/p>\n<h2>R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<ul style=\"list-style-type: none; padding-left: 0; line-height: 1.8;\">\n<li style=\"margin-bottom: 1em; text-indent: -2em; padding-left: 2em;\">\n        American Psychological Association. (2020). <em>Publication manual of the American Psychological Association<\/em> (7th ed.). American Psychological Association. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0000165-000\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0000165-000<\/a>\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 1em; text-indent: -2em; padding-left: 2em;\">\n        Appelbaum, M., Cooper, H., Kline, R. B., Mayo-Wilson, E., Nezu, A. M., &amp; Rao, S. M. (2018). Journal article reporting standards for quantitative research in psychology: The APA Publications and Communications Board task force report. <em>American Psychologist<\/em>, 73(1), 3&ndash;25. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/amp0000191\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/amp0000191<\/a>\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 1em; text-indent: -2em; padding-left: 2em;\">\n        Cochran, W. G. (1954). Some methods for strengthening the common &chi;&sup2; tests. <em>Biometrics<\/em>, 10(4), 417&ndash;451. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.2307\/3001666\">https:\/\/doi.org\/10.2307\/3001666<\/a>\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 1em; text-indent: -2em; padding-left: 2em;\">\n        Cohen, J. (1988). <em>Statistical power analysis for the behavioral sciences<\/em> (2nd ed.). Lawrence Erlbaum Associates.\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 1em; text-indent: -2em; padding-left: 2em;\">\n        Cram&eacute;r, H. (1946). <em>Mathematical methods of statistics<\/em>. Princeton University Press.\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 1em; text-indent: -2em; padding-left: 2em;\">\n        Fisher, R. A. (1922). On the interpretation of &chi;&sup2; from contingency tables, and the calculation of P. <em>Journal of the Royal Statistical Society<\/em>, 85(1), 87&ndash;94. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.2307\/2340521\">https:\/\/doi.org\/10.2307\/2340521<\/a>\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 1em; text-indent: -2em; padding-left: 2em;\">\n        Haberman, S. J. (1973). The analysis of residuals in cross-classified tables. <em>Biometrics<\/em>, 29(1), 205&ndash;220. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.2307\/2529686\">https:\/\/doi.org\/10.2307\/2529686<\/a>\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 1em; text-indent: -2em; padding-left: 2em;\">\n        McHugh, M. L. (2013). The chi-square test of independence. <em>Biochemia Medica<\/em>, 23(2), 143&ndash;149. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.11613\/BM.2013.018\">https:\/\/doi.org\/10.11613\/BM.2013.018<\/a>\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 1em; text-indent: -2em; padding-left: 2em;\">\n        Pearson, K. (1900). On the criterion that a given system of deviations from the probable in the case of a correlated system of variables is such that it can be reasonably supposed to have arisen from random sampling. <em>The London, Edinburgh, and Dublin Philosophical Magazine and Journal of Science<\/em>, 50(302), 157&ndash;175. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1080\/14786440009463897\">https:\/\/doi.org\/10.1080\/14786440009463897<\/a>\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 1em; text-indent: -2em; padding-left: 2em;\">\n        Sharpe, D. (2015). Chi-square test is statistically significant: Now what? <em>Practical Assessment, Research, and Evaluation<\/em>, 20(8), 1&ndash;10. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.7275\/tbfa-x148\">https:\/\/doi.org\/10.7275\/tbfa-x148<\/a>\n    <\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Guide complet pour rapporter les tests d&rsquo;ad\u00e9quation et d&rsquo;ind\u00e9pendance du chi-carr\u00e9 selon les normes APA de la 7e \u00e9dition en recherche psychologique.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[2214,1835],"tags":[2682,5739,2304,5740,2303],"class_list":["post-3761","psych_stat","type-psych_stat","status-publish","hentry","category-methodologie","category-statistiques-en-psychologie","tag-analyse-statistique","tag-chi-carre","tag-normes-apa","tag-psychologie","tag-redaction-scientifique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_stat\/3761","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_stat"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_stat"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3761"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_stat\/3761\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":16540,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_stat\/3761\/revisions\/16540"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3761"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3761"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3761"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}