{"id":3473,"date":"2026-10-14T18:01:02","date_gmt":"2026-10-14T18:01:02","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/statistics\/comment-creer-une-courbe-roc-dans-excel-etape-par-etape\/"},"modified":"2026-10-14T18:01:02","modified_gmt":"2026-10-14T18:01:02","slug":"comment-creer-une-courbe-roc-dans-excel-etape-par-etape","status":"publish","type":"psych_stat","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_stat=comment-creer-une-courbe-roc-dans-excel-etape-par-etape","title":{"rendered":"Comment cr\u00e9er une courbe ROC dans Excel (\u00e9tape par \u00e9tape)"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019\u00e9valuation rigoureuse de la validit\u00e9 diagnostique et pronostique constitue l\u2019un des piliers m\u00e9thodologiques les plus exigeants de la psychom\u00e9trie contemporaine et des neurosciences comportementales. Lorsqu\u2019un chercheur ou un clinicien \u00e9labore une \u00e9chelle de mesure, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un inventaire mesurant la symptomatologie d\u00e9pressive, d\u2019un outil de rep\u00e9rage des troubles neurocognitifs ou d\u2019un test mesurant des traits de personnalit\u00e9 dysfonctionnels, la question centrale demeure invariablement la m\u00eame : avec quelle pr\u00e9cision cet instrument quantitatif permet-il de discriminer les individus pr\u00e9sentant une affection clinique de ceux qui en sont exempts ? Dans ce contexte, la courbe ROC, acronyme de <em>Receiver Operating Characteristic<\/em>, s\u2019est impos\u00e9e comme l\u2019\u00e9talon-or pour quantifier et visualiser l\u2019exactitude intrins\u00e8que d\u2019un test continu face \u00e0 un statut de r\u00e9f\u00e9rence binaire.<\/p>\n<p>Bien que des progiciels statistiques sp\u00e9cialis\u00e9s tels que R, SPSS, SAS ou Jamovi int\u00e8grent des modules automatis\u00e9s pour g\u00e9n\u00e9rer ces repr\u00e9sentations, la construction pas \u00e0 pas d\u2019une analyse ROC au sein d\u2019un tableur tel que Microsoft Excel pr\u00e9sente une valeur p\u00e9dagogique et heuristique in\u00e9gal\u00e9e. Loin d\u2019\u00eatre une simple t\u00e2che d\u2019ex\u00e9cution technique, la manipulation explicite des donn\u00e9es brutes, l\u2019orchestration des tris s\u00e9quentiels, le calcul des fr\u00e9quences cumul\u00e9es et l\u2019int\u00e9gration de la surface sous la courbe par des m\u00e9thodes g\u00e9om\u00e9triques permettent au praticien de s\u2019approprier intimement la m\u00e9canique probabiliste de la d\u00e9cision clinique. Cette d\u00e9marche d\u00e9mystifie des concepts fondamentaux tels que la sensibilit\u00e9, la sp\u00e9cificit\u00e9, l\u2019erreur de type I et de type II, tout en offrant une transparence algorithmique totale souvent occult\u00e9e par les bo\u00eetes noires des logiciels commerciaux.<\/p>\n<p>Le pr\u00e9sent guide exhaustif a pour vocation d\u2019accompagner les chercheurs, psychologues quantitativistes, \u00e9tudiants et professionnels de sant\u00e9 \u00e0 travers chaque \u00e9tape n\u00e9cessaire \u00e0 la mod\u00e9lisation compl\u00e8te d\u2019une courbe ROC dans Microsoft Excel, sans recourir \u00e0 la moindre macro VBA ni \u00e0 aucun composant externe. De la pr\u00e9paration m\u00e9ticuleuse de la matrice de donn\u00e9es \u00e0 l\u2019optimisation graphique r\u00e9pondant aux crit\u00e8res \u00e9ditoriaux internationaux, en passant par le calcul trap\u00e9zo\u00efdal de l\u2019aire sous la courbe (AUC) et la d\u00e9termination objective du seuil de coupure optimal via l\u2019indice de Youden, chaque s\u00e9quence est diss\u00e9qu\u00e9e avec une rigueur statistique formelle et une contextualisation clinique constante.<\/p>\n<h2>1. Introduction aux courbes ROC et fondements statistiques en psychom\u00e9trie<\/h2>\n<h3>1.1 Gen\u00e8se et utilit\u00e9 de la courbe ROC en psychologie quantitative<\/h3>\n<p>L\u2019origine historique de la courbe ROC remonte \u00e0 la Seconde Guerre mondiale, p\u00e9riode durant laquelle les ing\u00e9nieurs britanniques et am\u00e9ricains en t\u00e9l\u00e9communications cherchaient \u00e0 optimiser la capacit\u00e9 des op\u00e9rateurs de radar \u00e0 distinguer les \u00e9chos parasites caus\u00e9s par des vol\u00e9es d\u2019oiseaux des signaux r\u00e9els \u00e9mis par les bombardiers ennemis. Cette probl\u00e9matique, initialement ancr\u00e9e dans la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Detection_theory\">th\u00e9orie de la d\u00e9tection du signal<\/a> formalis\u00e9e par Peterson, Birdsall et Fox en 1954, a rapidement d\u00e9montr\u00e9 sa pertinence universelle pour tout processus o\u00f9 un observateur doit prendre une d\u00e9cision dichotomique en pr\u00e9sence d\u2019un signal bruit\u00e9. Au cours des ann\u00e9es 1960 et 1970, des psychophysiciens tels que John A. Swets ont brillamment transpos\u00e9 ces concepts math\u00e9matiques \u00e0 l\u2019\u00e9tude des perceptions sensorielles humaines, montrant que les seuils de discrimination ne d\u00e9pendent pas uniquement des capacit\u00e9s sensorielles pures, mais \u00e9galement des crit\u00e8res de d\u00e9cision internes adopt\u00e9s par les sujets.<\/p>\n<p>Progressivement, la psychologie clinique, la psychiatrie biologique et la psychom\u00e9trie ont adopt\u00e9 la courbe ROC pour r\u00e9soudre un probl\u00e8me r\u00e9current : la validation d\u2019\u00e9chelles composites et de biomarqueurs continus. Dans la pratique psychom\u00e9trique, un questionnaire fournit presque toujours une note sommative continue ou pseudo-continue (par exemple, un score variant de 0 \u00e0 63 au <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.apa.org\/pi\/about\/publications\/caregivers\/practice-settings\/assessment\/tools\/beck-depression\">Beck Depression Inventory<\/a>). Or, le clinicien est in\u00e9vitablement confront\u00e9 \u00e0 un imp\u00e9ratif cat\u00e9goriel : l\u2019individu est-il en \u00e9tat de d\u00e9tresse n\u00e9cessitant une prise en charge imm\u00e9diate ou non ? La courbe ROC intervient pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 cette interface en d\u00e9crivant l\u2019ensemble des compromis possibles entre la d\u00e9tection des vrais cas et l\u2019exclusion des faux cas, ind\u00e9pendamment de tout seuil fix\u00e9 a priori.<\/p>\n<p>Il convient d\u2019\u00e9tablir une distinction fondamentale entre les mod\u00e8les de <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Logistic_regression\">r\u00e9gression logistique<\/a> et l\u2019analyse de la performance de classification par courbe ROC. Si la r\u00e9gression logistique vise \u00e0 mod\u00e9liser la probabilit\u00e9 a posteriori d\u2019un \u00e9v\u00e9nement conditionnellement \u00e0 un ensemble de covariables en estimant des coefficients de r\u00e9gression par le maximum de vraisemblance, l\u2019analyse ROC \u00e9value la capacit\u00e9 purement discriminative d\u2019une variable de pr\u00e9diction, sans formuler d\u2019hypoth\u00e8se stricte sur la forme de la relation fonctionnelle sous-jacente. Elle constitue une approche non param\u00e9trique ou semi-param\u00e9trique qui sanctionne la capacit\u00e9 de l\u2019instrument \u00e0 ordonner convenablement les sujets malades devant les sujets sains, ce qui en fait un test d\u2019exactitude diagnostique par excellence.<\/p>\n<h3>1.2 Importance de l&rsquo;analyse d\u00e9cisionnelle binaire<\/h3>\n<p>Dans les sciences comportementales et les disciplines m\u00e9dicales, la d\u00e9cision clinique s\u2019exprime tr\u00e8s majoritairement sous la forme d\u2019un arbitrage binaire : pathologique versus non-pathologique, risque suicidaire imminent versus risque faible, trouble du d\u00e9ficit de l&rsquo;attention avec ou sans hyperactivit\u00e9 versus d\u00e9veloppement neurotypique. Face \u00e0 cette partition nette de la r\u00e9alit\u00e9 clinique, l\u2019utilisation de tests psychom\u00e9triques \u00e0 scores continus pose la question cruciale du point de bascule d\u00e9cisionnel. Choisir un seuil n\u2019est jamais un acte anodin sur le plan \u00e9pist\u00e9mologique ou \u00e9thique ; cela revient \u00e0 d\u00e9finir la fronti\u00e8re exacte o\u00f9 le co\u00fbt de l\u2019inaction devient sup\u00e9rieur au co\u00fbt de l\u2019intervention.<\/p>\n<p>L\u2019analyse d\u00e9cisionnelle binaire permet de cartographier l\u2019impact asym\u00e9trique des erreurs de jugement. En sant\u00e9 mentale, les cons\u00e9quences associ\u00e9es aux faux n\u00e9gatifs (omettre d\u2019identifier une d\u00e9pression s\u00e9v\u00e8re chez un patient pr\u00e9sentant des id\u00e9ations suicidaires latentes) sont souvent infiniment plus catastrophiques sur le plan humain que les r\u00e9percussions g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par les faux positifs (adresser un individu sain \u00e0 une consultation d\u2019\u00e9valuation psychologique approfondie). Toutefois, dans d&rsquo;autres contextes, tels que les expertises m\u00e9dico-l\u00e9gales ou la s\u00e9lection professionnelle pour des postes critiques, un faux positif peut entra\u00eener une stigmatisation ind\u00e9l\u00e9bile, une perte d\u2019emploi ou un pr\u00e9judice juridique irr\u00e9versible. L\u2019analyse ROC formalise cette tension dialectique en fournissant une m\u00e9trique objective qui permet d&rsquo;\u00e9valuer les pertes et b\u00e9n\u00e9fices associ\u00e9s \u00e0 chaque graduation possible du continuum psychom\u00e9trique.<\/p>\n<p>Une telle approche prot\u00e8ge le praticien contre le pi\u00e8ge de l\u2019arbitraire. Trop souvent dans la litt\u00e9rature psychologique ancienne, les seuils cliniques \u00e9taient \u00e9tablis sur la base de conventions statistiques fragiles, comme la moyenne major\u00e9e de deux \u00e9carts-types au sein d\u2019un groupe normatif, sans v\u00e9rification empirique de l\u2019efficacit\u00e9 de ce seuil face \u00e0 une cohorte clinique valid\u00e9e ind\u00e9pendamment. L&rsquo;analyse d\u00e9cisionnelle moderne impose au contraire une d\u00e9marche empirique et probabiliste, o\u00f9 l\u2019efficacit\u00e9 pr\u00e9dictive d\u2019une \u00e9chelle est quantifi\u00e9e sur toute l\u2019\u00e9tendue de ses valeurs possibles \u00e0 travers la confrontation syst\u00e9matique \u00e0 un standard de r\u00e9f\u00e9rence valid\u00e9.<\/p>\n<h2>2. Concepts fondamentaux : Sensibilit\u00e9, sp\u00e9cificit\u00e9 et matrice de confusion<\/h2>\n<h3>2.1 D\u00e9finition de la sensibilit\u00e9 ou taux de vrais positifs<\/h3>\n<p>La sensibilit\u00e9, \u00e9galement d\u00e9sign\u00e9e sous le vocable de taux de vrais positifs (TVP) ou de probabilit\u00e9 de d\u00e9tection, repr\u00e9sente la proportion d&rsquo;individus v\u00e9ritablement atteints d&rsquo;un trouble qui obtiennent un r\u00e9sultat positif au test psychom\u00e9trique consid\u00e9r\u00e9. Sur le plan de la th\u00e9orie des probabilit\u00e9s, la sensibilit\u00e9 s\u2019\u00e9nonce formellement comme la probabilit\u00e9 conditionnelle <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"P(T+ mid D+)\">$P(T+ mid D+)$<\/span>, o\u00f9 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"T+\">$T+$<\/span> d\u00e9signe le r\u00e9sultat positif au test (c&rsquo;est-\u00e0-dire un score sup\u00e9rieur ou \u00e9gal \u00e0 une valeur seuil d\u00e9finie) et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"D+\">$D+$<\/span> repr\u00e9sente la pr\u00e9sence effective de la condition pathologique attest\u00e9e par le crit\u00e8re de r\u00e9f\u00e9rence. Math\u00e9matiquement, elle s\u2019exprime par le ratio suivant :<\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><strong>Sensibilit\u00e9 = Vrais Positifs \/ (Vrais Positifs + Faux N\u00e9gatifs)<\/strong><\/p>\n<p>Dans le domaine de l\u2019\u00e9valuation clinique, par exemple lors du d\u00e9pistage pr\u00e9coce des troubles cognitifs l\u00e9gers chez les personnes \u00e2g\u00e9es, une sensibilit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e est imp\u00e9rative. Si un test neuropsychologique pr\u00e9sente une sensibilit\u00e9 de 95 %, cela signifie que 95 % des patients pr\u00e9sentant des atteintes cognitives r\u00e9elles seront formellement rep\u00e9r\u00e9s par l&rsquo;instrument, tandis que 5 % seulement \u00e9chapperont \u00e0 la vigilance clinique (les faux n\u00e9gatifs). Sur le plan \u00e9thique et soci\u00e9tal, disposer d\u2019une sensibilit\u00e9 robuste lors des phases initiales de d\u00e9pistage garantit une prise en charge pr\u00e9coce, offrant ainsi la possibilit\u00e9 de ralentir la d\u00e9gradation fonctionnelle par des th\u00e9rapies cibl\u00e9es.<\/p>\n<p>Cependant, maximiser la sensibilit\u00e9 exige g\u00e9n\u00e9ralement d&rsquo;abaisser le seuil d&rsquo;exigence diagnostique du test, ce qui a pour corollaire in\u00e9vitable d&rsquo;englober un nombre croissant d&rsquo;individus sains dans la cohorte des sujets class\u00e9s positifs. C&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment cette compensation in\u00e9luctable qui emp\u00eache la sensibilit\u00e9 d&rsquo;\u00eatre utilis\u00e9e comme indicateur unique de la valeur d&rsquo;une \u00e9chelle d&rsquo;\u00e9valuation clinique.<\/p>\n<h3>2.2 D\u00e9finition de la sp\u00e9cificit\u00e9 et du taux de faux positifs<\/h3>\n<p>Compl\u00e9ment indispensable de la sensibilit\u00e9, la sp\u00e9cificit\u00e9 quantifie la capacit\u00e9 d\u2019un instrument de mesure \u00e0 identifier correctement l\u2019absence de pathologie chez les individus qui en sont r\u00e9ellement indemnes. D\u00e9finie math\u00e9matiquement comme la probabilit\u00e9 conditionnelle <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"P(T- mid D-)\">$P(T- mid D-)$<\/span>, la sp\u00e9cificit\u00e9 exprime la proportion de sujets sains qui obtiennent un r\u00e9sultat n\u00e9gatif au test (score strictement inf\u00e9rieur au seuil d\u00e9termin\u00e9). Sa formulation canonique est la suivante :<\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><strong>Sp\u00e9cificit\u00e9 = Vrais N\u00e9gatifs \/ (Vrais N\u00e9gatifs + Faux Positifs)<\/strong><\/p>\n<p>\u00c0 partir de cette d\u00e9finition fondamentale d\u00e9rive imm\u00e9diatement le concept de taux de faux positifs (TFP), qui constitue le compl\u00e9ment \u00e0 l\u2019unit\u00e9 de la sp\u00e9cificit\u00e9, soit <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"1 - \\text{Sp\u00e9cificit\u00e9}\">$1 &#8211; \\text{Sp\u00e9cificit\u00e9}$<\/span>, ou encore la probabilit\u00e9 conditionnelle <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"P(T+ mid D-)\">$P(T+ mid D-)$<\/span>. Le taux de faux positifs repr\u00e9sente la fraction d\u2019individus sains qui sont erron\u00e9ment qualifi\u00e9s de pathologiques par le test \u00e0 un seuil donn\u00e9. Dans un espace cart\u00e9sien ROC, c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment cette grandeur (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"1 - \\text{Sp\u00e9cificit\u00e9}\">$1 &#8211; \\text{Sp\u00e9cificit\u00e9}$<\/span>) qui est syst\u00e9matiquement projet\u00e9e sur l\u2019axe horizontal des abscisses (axe X), tandis que la sensibilit\u00e9 est projet\u00e9e sur l\u2019axe vertical des ordonn\u00e9es (axe Y).<\/p>\n<p>L&rsquo;optimisation de la sp\u00e9cificit\u00e9 rev\u00eat une importance capitale pour minimiser la iatrog\u00e9nie psychologique et sociale. Un diagnostic psychiatrique erron\u00e9 peut entra\u00eener une d\u00e9tresse \u00e9motionnelle s\u00e9v\u00e8re, induire des prescriptions pharmacologiques superflues accompagn\u00e9es d&rsquo;effets secondaires d\u00e9l\u00e9t\u00e8res, et favoriser une internalisation du statut de malade chez un individu parfaitement sain. En contexte clinique rigoureux, un \u00e9quilibre m\u00e9ticuleux doit ainsi \u00eatre trouv\u00e9 entre la n\u00e9cessit\u00e9 absolue d&rsquo;identifier les malades et le devoir d\u00e9ontologique de pr\u00e9server l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 des sujets sains.<\/p>\n<h3>2.3 La matrice de confusion comme socle de calcul<\/h3>\n<p>L&rsquo;ensemble des calculs sous-tendant la courbe ROC repose sur la matrice de confusion, \u00e9galement appel\u00e9e tableau de contingence deux par deux. Cette matrice structure de mani\u00e8re exhaustive les quatre issues potentielles d&rsquo;une classification binaire croisant l&rsquo;\u00e9tat r\u00e9el de l&rsquo;individu avec le verdict rendu par le test \u00e0 un niveau de coupure donn\u00e9. On y distingue les quatre quadrants fondamentaux :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Vrais Positifs (VP) :<\/strong> Sujets r\u00e9ellement malades et correctement identifi\u00e9s comme tels par l&rsquo;instrument de mesure.<\/li>\n<li><strong>Faux Positifs (FP) :<\/strong> Sujets sains class\u00e9s abusivement comme malades par le test (erreur statistique de type I, ou risque alpha).<\/li>\n<li><strong>Vrais N\u00e9gatifs (VN) :<\/strong> Sujets sains dont le r\u00e9sultat au test se situe sous le seuil d&rsquo;alerte, confirmant avec justesse leur statut non pathologique.<\/li>\n<li><strong>Faux N\u00e9gatifs (FN) :<\/strong> Sujets porteurs de la pathologie mais dont le score au test est anormalement bas, conduisant \u00e0 un rejet erron\u00e9 de l&rsquo;hypoth\u00e8se diagnostique (erreur statistique de type II, ou risque b\u00eata).<\/li>\n<\/ul>\n<figure class=\"wpt-preserved-image\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/french.arabpsychology.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/roc1.png\" alt=\"\" \/><\/figure>\n<p>Il est imp\u00e9ratif de comprendre que la matrice de confusion n&rsquo;est pas une entit\u00e9 statique pour un test donn\u00e9 ; elle est au contraire enti\u00e8rement asservie \u00e0 la valeur seuil choisie pour s\u00e9parer la n\u00e9gativit\u00e9 de la positivit\u00e9. Lorsqu&rsquo;un praticien d\u00e9place ce seuil le long de l&rsquo;axe des scores du test, les effectifs se redistribuent dynamiquement entre les quatre cellules de la matrice. L&rsquo;analyse ROC ne consiste en rien d&rsquo;autre qu&rsquo;en la mod\u00e9lisation math\u00e9matique it\u00e9rative de cette matrice pour l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 des seuils de coupure possibles observables au sein de l&rsquo;\u00e9chantillon empirique.<\/p>\n<h2>3. Pr\u00e9paration et structuration des donn\u00e9es psychologiques sous Excel<\/h2>\n<h3>3.1 Formatage de la feuille de calcul et hygi\u00e8ne des donn\u00e9es<\/h3>\n<p>L&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 de la mod\u00e9lisation sous Microsoft Excel d\u00e9pend de la propret\u00e9 structurale du jeu de donn\u00e9es brut. La mise en place d&rsquo;une hygi\u00e8ne rigoureuse de la feuille de calcul \u00e9vite l&rsquo;apparition d&rsquo;erreurs d&rsquo;adressage ou de d\u00e9calages de lignes lors des phases d&rsquo;ordonnancement. Pour garantir une tra\u00e7abilit\u00e9 optimale selon les standards de la recherche psychologique, le tableau primaire doit s&rsquo;organiser autour de trois colonnes imp\u00e9ratives d\u00e8s la cellule A1 :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Colonne A (Identifiant du sujet) :<\/strong> Un code alphanum\u00e9rique unique pour chaque participant (par exemple, <code>SUBJ_001<\/code>, <code>SUBJ_002<\/code>), interdisant toute confusion lors des manipulations de tri.<\/li>\n<li><strong>Colonne B (Score au test continu) :<\/strong> La valeur num\u00e9rique brute obtenue par l&rsquo;individu \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle psychom\u00e9trique ou neuropsychologique \u00e9valu\u00e9e (par exemple, le score total \u00e0 l&rsquo;inventaire PHQ-9, une note au test de Stroop ou un temps de r\u00e9action en millisecondes).<\/li>\n<li><strong>Colonne C (Statut r\u00e9el de r\u00e9f\u00e9rence) :<\/strong> La variable d\u00e9pendante dichotomique, rigoureusement encod\u00e9e sous forme binaire : le chiffre <strong>1<\/strong> d\u00e9signant imp\u00e9rativement la pr\u00e9sence attest\u00e9e de la pathologie (cas positifs, valid\u00e9s par un entretien clinique structur\u00e9 de type SCID ou MINI) et le chiffre <strong>0<\/strong> d\u00e9signant l&rsquo;absence formelle de cette pathologie (sujets t\u00e9moins ou contr\u00f4les sains).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le nettoyage pr\u00e9alable des donn\u00e9es requiert la traque m\u00e9thodique des valeurs manquantes, des fautes de frappe typographiques et des valeurs aberrantes. Les cellules vides dans la colonne des scores doivent \u00eatre supprim\u00e9es de la cohorte d&rsquo;analyse (suppression par liste compl\u00e8te ou imputation rigoureusement document\u00e9e) pour ne pas fausser les rangs cumul\u00e9s. De surcro\u00eet, il est vivement conseill\u00e9 de renommer les plages de cellules via le <em>Gestionnaire de noms<\/em> d&rsquo;Excel (par exemple, nommer la plage des statuts <code>Statut_Clinique<\/code> et celle des scores <code>Score_Test<\/code>), ce qui conf\u00e8re aux formules subs\u00e9quentes une lisibilit\u00e9 formelle et pr\u00e9vient toute distorsion lors des op\u00e9rations de recopie.<\/p>\n<h3>3.2 V\u00e9rification de la validit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9chantillon empirique<\/h3>\n<p>Avant d&rsquo;engager le moindre calcul algorithmique, un audit descriptif de la cohorte doit \u00eatre men\u00e9 pour v\u00e9rifier si les conditions d&rsquo;application d&rsquo;une courbe ROC robuste sont r\u00e9unies. Le premier point d&rsquo;attention concerne la pr\u00e9valence d&rsquo;\u00e9chantillon, c&rsquo;est-\u00e0-dire le ratio entre les cas positifs (statut = 1) et les cas n\u00e9gatifs (statut = 0). Bien que la courbe ROC pr\u00e9sente l&rsquo;immense avantage th\u00e9orique d&rsquo;\u00eatre math\u00e9matiquement ind\u00e9pendante de la pr\u00e9valence de la maladie dans la population g\u00e9n\u00e9rale (puisque la sensibilit\u00e9 et la sp\u00e9cificit\u00e9 sont des probabilit\u00e9s conditionnelles calcul\u00e9es s\u00e9par\u00e9ment au sein de chaque sous-groupe diagnostique), un d\u00e9s\u00e9quilibre extr\u00eame au sein de l&rsquo;\u00e9chantillon empirique (par exemple, 5 cas positifs pour 500 contr\u00f4les) r\u00e9duirait consid\u00e9rablement la pr\u00e9cision de l&rsquo;estimation de la sensibilit\u00e9, augmentant ainsi la variance asymptotique de la courbe.<\/p>\n<p>La puissance statistique de l&rsquo;analyse est intrins\u00e8quement tributaire de la taille de l&rsquo;\u00e9chantillon. Selon les recommandations \u00e9tablies par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1148\/radiology.143.1.7063747\">Hanley et McNeil (1982)<\/a>, un protocole d&rsquo;\u00e9valuation diagnostique s\u00e9rieux devrait id\u00e9alement comporter un minimum absolu de 50 participants dans chaque cat\u00e9gorie clinique pour obtenir un intervalle de confiance raisonnablement resserr\u00e9 autour de l&rsquo;aire sous la courbe.<\/p>\n<p>Enfin, l&rsquo;examen visuel et param\u00e9trique de la distribution des scores continus \u00e0 l&rsquo;aide de statistiques descriptives \u00e9l\u00e9mentaires sous Excel (calcul des fonctions <code>MOYENNE<\/code>, <code>ECARTYPE.STANDARD<\/code>, <code>MEDIANE<\/code>, <code>COEFFICIENT.ASYMETRIE<\/code>) s&rsquo;av\u00e8re hautement informatif. Si le test psychologique \u00e9tudi\u00e9 poss\u00e8de un r\u00e9el pouvoir discriminant, la distribution des scores du groupe pathologique doit pr\u00e9senter un d\u00e9calage net vers les valeurs \u00e9lev\u00e9es (dans le cas d&rsquo;une \u00e9chelle mesurant des sympt\u00f4mes) par rapport \u00e0 celle du groupe t\u00e9moin, bien qu&rsquo;un recouvrement partiel soit in\u00e9vitable dans les situations cliniques r\u00e9elles.<\/p>\n<h2>4. \u00c9tape 1 : Organisation des donn\u00e9es brutes et tri s\u00e9quentiel<\/h2>\n<h3>4.1 Proc\u00e9dure de tri d\u00e9croissant sous Excel<\/h3>\n<p>L&rsquo;\u00e9tape inaugurale de l&rsquo;algorithme ROC sous tableur r\u00e9side dans le tri des observations individuelles en fonction de la grandeur de leur score continu. Ce processus repose sur un principe logique fondamental : si l&rsquo;on postule qu&rsquo;un score \u00e9lev\u00e9 est le signe indicateur d&rsquo;une pathologie, alors les sujets obtenant les notes les plus \u00e9lev\u00e9es pr\u00e9sentent la plus forte probabilit\u00e9 a priori d&rsquo;appartenir au groupe clinique pathologique (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"D+\">$D+$<\/span>). Par cons\u00e9quent, l&rsquo;abaissement progressif du seuil de d\u00e9tection revient \u00e0 parcourir les individus de l&rsquo;\u00e9chantillon en partant du score le plus haut vers le score le plus bas.<\/p>\n<p>Pour ex\u00e9cuter cette op\u00e9ration sans corrompre l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 de la structure tabulaire :<\/p>\n<ol>\n<li>S\u00e9lectionnez l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 de la matrice de donn\u00e9es en incluant les en-t\u00eates de colonnes (plage <code>A1:C[N]<\/code>, o\u00f9 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"N\">$N$<\/span> est la derni\u00e8re ligne occup\u00e9e par un sujet). Il est imp\u00e9ratif de ne jamais s\u00e9lectionner une seule colonne de mani\u00e8re isol\u00e9e, sous peine de d\u00e9truire irr\u00e9m\u00e9diablement l&rsquo;appariement entre l&rsquo;identifiant du patient, son score et son statut clinique r\u00e9el.<\/li>\n<li>Acc\u00e9dez au ruban sup\u00e9rieur d&rsquo;Excel, onglet <strong>Donn\u00e9es<\/strong>, puis cliquez sur l&rsquo;ic\u00f4ne <strong>Trier<\/strong> pour afficher la bo\u00eete de dialogue de tri personnalis\u00e9.<\/li>\n<li>V\u00e9rifiez m\u00e9ticuleusement que la case <em>\u00ab Mes donn\u00e9es ont des en-t\u00eates \u00bb<\/em> est d\u00fbment coch\u00e9e.<\/li>\n<li>Dans le champ <em>\u00ab Colonne &#8211; Trier par \u00bb<\/em>, s\u00e9lectionnez le libell\u00e9 correspondant au score continu (Colonne B).<\/li>\n<li>Dans le champ <em>\u00ab Ordre \u00bb<\/em>, choisissez imp\u00e9rativement <strong>Du plus grand au plus petit<\/strong> (ordre d\u00e9croissant).<\/li>\n<li>Cliquez sur <strong>OK<\/strong> pour valider l&rsquo;op\u00e9ration de r\u00e9ordonnancement.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Une question m\u00e9thodologique majeure surgit fr\u00e9quemment lors de cette phase : la gestion des ex \u00e6quo, c&rsquo;est-\u00e0-dire des participants distincts ayant obtenu rigoureusement le m\u00eame score psychom\u00e9trique. Lorsque plusieurs sujets partagent un score identique mais affichent des statuts diagnostiques oppos\u00e9s, l&rsquo;ordre pr\u00e9cis dans lequel Excel les classe individuellement peut induire de l\u00e9g\u00e8res variations dans la trajectoire locale du trac\u00e9 point par point si l&rsquo;on traite chaque ligne comme un seuil unique. Pour traiter rigoureusement ces ex \u00e6quo au sens math\u00e9matique, il conviendrait de regrouper les observations par palier de score unique ; toutefois, dans la pratique empirique sur des \u00e9chantillons suffisamment larges, le traitement ligne \u00e0 ligne cons\u00e9cutif fournit une approximation discr\u00e8te d&rsquo;une excellente pr\u00e9cision qui converge parfaitement vers l&rsquo;int\u00e9grale th\u00e9orique.<\/p>\n<h3>4.2 D\u00e9finition de la table de contingence ordonn\u00e9e<\/h3>\n<p>Une fois les donn\u00e9es rigoureusement tri\u00e9es par ordre d\u00e9croissant de score, la colonne C (le statut clinique binaire) se transforme en une suite de 1 et de 0 ordonn\u00e9e selon la performance de l&rsquo;instrument. Si l&rsquo;\u00e9chelle psychom\u00e9trique \u00e9tait d&rsquo;une perfection absolue, la colonne C pr\u00e9senterait tous les 1 regroup\u00e9s au sommet du tableau, suivis sans discontinuit\u00e9 par l&rsquo;ensemble des 0 dans la partie inf\u00e9rieure. Dans la r\u00e9alit\u00e9 clinique, en raison des imperfections inh\u00e9rentes \u00e0 la mesure humaine, des 0 s&rsquo;intercalent parmi les 1 d\u00e8s les strates de scores interm\u00e9diaires, traduisant graphiquement les erreurs de classification.<\/p>\n<p>Pour pr\u00e9parer les colonnes de calcul n\u00e9cessaires \u00e0 la construction de la courbe, nous allons enrichir notre feuille de calcul de plusieurs nouvelles colonnes adjacentes. Positionnez-vous sur la ligne d&rsquo;en-t\u00eate et ins\u00e9rez les \u00e9tiquettes suivantes :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Colonne D :<\/strong> <code>Rang<\/code> (num\u00e9rotation s\u00e9quentielle des sujets de 1 \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"N\">$N$<\/span>)<\/li>\n<li><strong>Colonne E :<\/strong> <code>VP_Cumul\u00e9s<\/code> (somme progressive des vrais positifs d\u00e9tect\u00e9s)<\/li>\n<li><strong>Colonne F :<\/strong> <code>FP_Cumul\u00e9s<\/code> (somme progressive des faux positifs d\u00e9tect\u00e9s)<\/li>\n<li><strong>Colonne G :<\/strong> <code>Sensibilit\u00e9 (TVP)<\/code> (taux de vrais positifs standardis\u00e9)<\/li>\n<li><strong>Colonne H :<\/strong> <code>1 - Sp\u00e9cificit\u00e9 (TFP)<\/code> (taux de faux positifs standardis\u00e9)<\/li>\n<\/ul>\n<p>Remplissez la colonne D en inscrivant <code>1<\/code> en cellule D2, <code>2<\/code> en cellule D3, puis \u00e9tirez la s\u00e9rie jusqu&rsquo;au bas du tableau. Cette colonne servira de t\u00e9moin s\u00e9quentiel. Avant d&rsquo;engager le calcul des sommes cumul\u00e9es, il est imp\u00e9ratif de d\u00e9river deux constantes fondamentales qui serviront de d\u00e9nominateurs universels pour l&rsquo;ensemble des formules de standardisation : le nombre total de malades (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"N_{\\text{pos}}\">$N_{\\text{pos}}$<\/span>) et le nombre total de non-malades (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"N_{\\text{\\neg}}\">$N_{\\text{\\neg}}$<\/span>) dans la cohorte.<\/p>\n<p>Dans deux cellules d\u00e9di\u00e9es et isol\u00e9es en dehors du tableau principal (par exemple, les cellules <code>K1<\/code> et <code>K2<\/code>), saisissez les formules suivantes :<\/p>\n<ul>\n<li>En <code>K1<\/code> (Total des cas positifs) : <code>=SOMME(C2:C101)<\/code> (en supposant une cohorte de 100 individus s&rsquo;\u00e9tendant de la ligne 2 \u00e0 la ligne 101). Puisque la maladie est cod\u00e9e par 1 et la sant\u00e9 par 0, la somme arithm\u00e9tique de la colonne C \u00e9quivaut pr\u00e9cis\u00e9ment au cardinal des cas positifs.<\/li>\n<li>En <code>K2<\/code> (Total des cas n\u00e9gatifs) : <code>=NB.SI(C2:C101; 0)<\/code> ou de mani\u00e8re \u00e9quivalente <code>=LIGNES(C2:C101)-K1<\/code>. Cette valeur quantifie la taille absolue de la population t\u00e9moin.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>5. \u00c9tape 2 : Calcul des fr\u00e9quences cumul\u00e9es et des effectifs cumul\u00e9s<\/h2>\n<h3>5.1 Formulation des sommes cumul\u00e9es pour les cas positifs<\/h3>\n<p>Le calcul s\u00e9quentiel des vrais positifs cumul\u00e9s repose sur un principe \u00e9l\u00e9gant : au fur et \u00e0 mesure que l&rsquo;on descend dans le tableau tri\u00e9 par score d\u00e9croissant, chaque individu rencontr\u00e9 qui pr\u00e9sente un statut clinique \u00e9gal \u00e0 1 incr\u00e9mente le compteur des cas positifs d\u00e9tect\u00e9s si le seuil de d\u00e9cision \u00e9tait fix\u00e9 juste en dessous de son score. Pour mat\u00e9rialiser cette sommation incr\u00e9mentale sous Microsoft Excel, nous exploitons la puissance de l&rsquo;ancrage absolu partiel via l&rsquo;op\u00e9rateur dollar ($).<\/p>\n<p>Positionnez-vous dans la cellule <strong>E2<\/strong> (premi\u00e8re ligne de donn\u00e9es sous les en-t\u00eates) et saisissez rigoureusement la formule suivante :<\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><code>=SOMME(<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"C\">$C$<\/span>2:C2)<\/code><\/p>\n<figure class=\"wpt-preserved-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/french.arabpsychology.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/roc2.png\" alt=\"\" \/><\/figure>\n<p>Cette syntaxe remarquable fige l&rsquo;origine de la plage somm\u00e9e sur la cellule <code><span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"C\">$C$<\/span>2<\/code> gr\u00e2ce aux deux signes dollar, tout en laissant l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 de la plage (<code>C2<\/code>) en r\u00e9f\u00e9rence relative. Par cons\u00e9quent, lorsque cette formule sera copi\u00e9e vers le bas, elle s&rsquo;adaptera dynamiquement pour sommer <code><span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"C\">$C$<\/span>2:C3<\/code> en ligne 3, puis <code><span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"C\">$C$<\/span>2:C4<\/code> en ligne 4, et ainsi de suite jusqu&rsquo;\u00e0 englober l&rsquo;ensemble des observations. La valeur affich\u00e9e dans la cellule E d&rsquo;une ligne donn\u00e9e indique exactement le nombre cumul\u00e9 de vrais positifs captur\u00e9s si le test psychom\u00e9trique adoptait comme crit\u00e8re diagnostique le score affich\u00e9 dans la colonne B de cette m\u00eame ligne.<\/p>\n<p>Pour auditer imm\u00e9diatement la validit\u00e9 de votre construction, faites d\u00e9filer votre feuille jusqu&rsquo;\u00e0 la derni\u00e8re ligne occup\u00e9e de votre tableau. La valeur calcul\u00e9e dans la toute derni\u00e8re cellule de la colonne E doit co\u00efncider rigoureusement avec la valeur calcul\u00e9e pr\u00e9c\u00e9demment en <code>K1<\/code> (le nombre total de malades r\u00e9els de la cohorte). Tout \u00e9cart num\u00e9rique entre ces deux valeurs trahirait une erreur d&rsquo;adressage ou la pr\u00e9sence de caract\u00e8res non num\u00e9riques dans la colonne des statuts.<\/p>\n<h3>5.2 Formulation des sommes cumul\u00e9es pour les cas n\u00e9gatifs<\/h3>\n<p>L&rsquo;\u00e9valuation sym\u00e9trique des faux positifs cumul\u00e9s exige de compter, \u00e0 chaque \u00e9tape du balayage d\u00e9croissant des scores, le nombre de sujets sains (ayant un statut clinique \u00e9gal \u00e0 0) qui se sont vus ind\u00fbment attribuer un score sup\u00e9rieur ou \u00e9gal au seuil consid\u00e9r\u00e9. Chaque fois qu&rsquo;une ligne pr\u00e9sente un statut 0, cela signifie qu&rsquo;un sujet non malade est inclus \u00e0 tort dans la zone positive, augmentant ainsi l&rsquo;effectif des faux positifs.<\/p>\n<p>Pour formaliser cette d\u00e9tection sans complexifier le classeur, placez-vous dans la cellule <strong>F2<\/strong> et appliquez la formule suivante :<\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><code>=NB.SI(<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"C\">$C$<\/span>2:C2; 0)<\/code><\/p>\n<p>Une alternative math\u00e9matique tout aussi rigoureuse consiste \u00e0 soustraire le nombre cumul\u00e9 de vrais positifs du nombre total de lignes parcourues, ce qui se traduit par :<\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><code>=LIGNE() - LIGNE(<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"C\">$C$<\/span>2) + 1 - E2<\/code><\/p>\n<p>La formule bas\u00e9e sur <code>NB.SI<\/code> offre l&rsquo;avantage d&rsquo;une lisibilit\u00e9 conceptuelle directe : elle inspecte la plage s&rsquo;\u00e9tendant du sommet du tableau jusqu&rsquo;\u00e0 la ligne active et comptabilise explicitement le nombre d&rsquo;occurrences du chiffre 0. L\u00e0 encore, le m\u00e9canisme d&rsquo;ancrage absolu partiel <code><span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"C\">$C$<\/span>2<\/code> garantit que la fen\u00eatre d&rsquo;observation s&rsquo;\u00e9largit progressivement d&rsquo;une unit\u00e9 \u00e0 chaque incr\u00e9ment vertical. \u00c0 l&rsquo;instar du contr\u00f4le op\u00e9r\u00e9 sur les cas positifs, l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 de la colonne F se v\u00e9rifie en observant son terme terminal : la derni\u00e8re cellule de la colonne F doit \u00eatre rigoureusement identique au contenu de la cellule <code>K2<\/code>, scellant le fait que l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 des sujets t\u00e9moins a finalement \u00e9t\u00e9 comptabilis\u00e9e.<\/p>\n<h3>5.3 Automatisation par extension des formules dans la colonne<\/h3>\n<p>Une fois les cellules <strong>E2<\/strong> et <strong>F2<\/strong> convenablement param\u00e9tr\u00e9es, il convient de propager ces calculs sur l&rsquo;ensemble de l&rsquo;\u00e9chantillon. Microsoft Excel propose plusieurs m\u00e9thodes d&rsquo;une efficacit\u00e9 redoutable pour \u00e9viter la saisie manuelle fastidieuse et sujette aux b\u00e9vues :<\/p>\n<ol>\n<li>S\u00e9lectionnez conjointement la plage de cellules <code>E2:F2<\/code> \u00e0 l&rsquo;aide de votre souris.<\/li>\n<li>Placez votre curseur sur le coin inf\u00e9rieur droit de la cellule F2 jusqu&rsquo;\u00e0 ce que le pointeur se m\u00e9tamorphose en une fine croix noire (la poign\u00e9e de recopie).<\/li>\n<li>Effectuez un <strong>double-clic gauche rapide<\/strong>. Excel analyse automatiquement la continuit\u00e9 des donn\u00e9es adjacentes dans la colonne D et projette instantan\u00e9ment les deux formules jusqu&rsquo;au pied exact du tableau de donn\u00e9es, quelle que soit sa longueur (qu&rsquo;il comporte 100 ou 100 000 observations).<\/li>\n<\/ol>\n<p>Pour les utilisateurs travaillant sur des versions modernes d&rsquo;Excel, une approche encore plus \u00e9l\u00e9gante consiste \u00e0 convertir pr\u00e9alablement la plage de donn\u00e9es brute en un <em>Tableau structur\u00e9 officiel<\/em> (raccourci clavier <code>Ctrl + L<\/code> ou <code>Ctrl + T<\/code> sous Windows). Dans un tableau structur\u00e9, toute formule introduite sur la premi\u00e8re ligne d&rsquo;une colonne calcul\u00e9e est imm\u00e9diatement et automatiquement r\u00e9pliqu\u00e9e sur toute la profondeur de la table, les r\u00e9f\u00e9rences de colonnes devenant explicites sous la forme <code>[@Score]<\/code> ou <code>[@Statut]<\/code>. Cette automatisation dynamique \u00e9limine virtuellement tout risque d&rsquo;oubli lors de l&rsquo;ajout ult\u00e9rieur de nouveaux participants dans la cohorte clinique.<\/p>\n<h2>6. \u00c9tape 3 : Calcul des taux de vrais positifs (TVP) et de faux positifs (TFP)<\/h2>\n<h3>6.1 Standardisation du taux de vrais positifs (Sensibilit\u00e9)<\/h3>\n<p>Les effectifs cumul\u00e9s obtenus aux \u00e9tapes pr\u00e9c\u00e9dentes expriment des valeurs de comptage absolues. Or, les coordonn\u00e9es de la courbe ROC reposent obligatoirement sur des probabilit\u00e9s conditionnelles standardis\u00e9es, dont l&rsquo;amplitude est rigoureusement circonscrite \u00e0 l&rsquo;intervalle r\u00e9el <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"[0, 1]\">$[0, 1]$<\/span>. La standardisation du taux de vrais positifs (la sensibilit\u00e9) consiste \u00e0 diviser le nombre de malades identifi\u00e9s \u00e0 chaque seuil par l&rsquo;effectif global absolu de la population malade contenue dans l&rsquo;\u00e9tude.<\/p>\n<p>Positionnez-vous dans la cellule <strong>G2<\/strong> et saisissez l&rsquo;\u00e9quation :<\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><code>=E2 \/ <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"K\">$K$<\/span>1<\/code><\/p>\n<p>Dans cette formule, la r\u00e9f\u00e9rence <code>E2<\/code> est relative et pointera successivement vers les cumuls de chaque ligne lors de l&rsquo;\u00e9tirement, tandis que la r\u00e9f\u00e9rence <code><span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"K\">$K$<\/span>1<\/code> est verrouill\u00e9e de mani\u00e8re absolue par les deux dollars, assurant que chaque effectif partiel est divis\u00e9 par la m\u00eame constante invariante repr\u00e9sentant <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"N_{\\text{pos}}\">$N_{\\text{pos}}$<\/span>.<\/p>\n<p>Sur le plan du formatage d&rsquo;affichage, il est vivement recommand\u00e9 d&rsquo;appliquer \u00e0 la colonne G un format de <strong>Nombre avec 4 d\u00e9cimales<\/strong> ou un format de <strong>Pourcentage avec 2 d\u00e9cimales<\/strong>. Cette pr\u00e9cision visuelle permet de d\u00e9celer les faibles variations incr\u00e9mentales de sensibilit\u00e9 d&rsquo;un seuil \u00e0 l&rsquo;autre. Par construction math\u00e9matique, la premi\u00e8re ligne du tableau (le score le plus extr\u00eame) affichera une sensibilit\u00e9 faible mais non nulle (par exemple <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"1 \/ 50 = 0,0200\">$1 \/ 50 = 0,0200$<\/span>), tandis que la derni\u00e8re ligne du tableau (le seuil le plus lib\u00e9ral qui englobe l&rsquo;ensemble des scores) affichera imp\u00e9rativement la valeur $1,0000$ (soit <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"100%\">$100%$<\/span>).<\/p>\n<h3>6.2 Standardisation du taux de faux positifs (1 &#8211; Sp\u00e9cificit\u00e9)<\/h3>\n<p>De mani\u00e8re parfaitement sym\u00e9trique, la colonne du taux de faux positifs (l&rsquo;abscisse X de notre futur graphique) s&rsquo;obtient en divisant l&rsquo;effectif cumul\u00e9 des sujets sains erron\u00e9ment class\u00e9s par l&rsquo;effectif total des sujets sains pr\u00e9sents dans la recherche. Cette valeur correspond tr\u00e8s exactement \u00e0 la quantit\u00e9 math\u00e9matique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"1 - \\text{Sp\u00e9cificit\u00e9}\">$1 &#8211; \\text{Sp\u00e9cificit\u00e9}$<\/span>.<\/p>\n<p>Positionnez-vous dans la cellule <strong>H2<\/strong> et saisissez la formule :<\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><code>=F2 \/ <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"K\">$K$<\/span>2<\/code><\/p>\n<p>Ici encore, le d\u00e9nominateur <code><span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"K\">$K$<\/span>2<\/code> (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"N_{\\text{\\neg}}\">$N_{\\text{\\neg}}$<\/span>) demeure strictement immobile sous l&rsquo;action du verrouillage absolu. \u00c9tirez simultan\u00e9ment les cellules G2 et H2 vers le bas jusqu&rsquo;au terme de votre \u00e9chantillon. Les valeurs g\u00e9n\u00e9r\u00e9es dans la colonne H doivent obligatoirement \u00eatre monotones non d\u00e9croissantes et osciller entre des valeurs proches de 0 sur les premi\u00e8res lignes pour culminer rigoureusement \u00e0 $1,0000$ sur la ligne terminale.<\/p>\n<p>Une exigence g\u00e9om\u00e9trique cardinale doit imp\u00e9rativement \u00eatre satisfaite \u00e0 ce stade : pour qu&rsquo;une courbe ROC soit math\u00e9matiquement compl\u00e8te et permette un calcul exact de sa surface, elle doit imp\u00e9rativement d\u00e9buter \u00e0 l&rsquo;origine cart\u00e9sienne exacte, c&rsquo;est-\u00e0-dire au point de coordonn\u00e9es <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"(X=0, Y=0)\">$(X=0, Y=0)$<\/span>. Ce point initial correspond au seuil th\u00e9orique infiniment strict o\u00f9 aucun individu n&rsquo;est d\u00e9clar\u00e9 positif (sensibilit\u00e9 = 0, taux de faux positifs = 0). Dans la structure de donn\u00e9es que nous venons d&rsquo;\u00e9riger, la ligne 2 repr\u00e9sente d\u00e9j\u00e0 le premier sujet r\u00e9el, ayant donc une valeur non nulle. Pour ancrer la courbe \u00e0 l&rsquo;origine, il est imp\u00e9ratif d&rsquo;ins\u00e9rer une ligne neutre :<\/p>\n<ol>\n<li>Faites un clic droit sur l&rsquo;en-t\u00eate de la ligne 2 et s\u00e9lectionnez <strong>Ins\u00e9rer<\/strong>. Une nouvelle ligne vierge s&rsquo;intercale imm\u00e9diatement sous vos titres.<\/li>\n<li>Renseignez cette ligne d&rsquo;ancrage en attribuant arbitrairement un score virtuel sup\u00e9rieur au score maximal observ\u00e9 (par exemple, la mention <code>Seuil Max<\/code>), et forcez explicitement les valeurs : <code>0<\/code> dans la colonne E, <code>0<\/code> dans la colonne F, <code>0,0000<\/code> dans la colonne G et <code>0,0000<\/code> dans la colonne H.<\/li>\n<\/ol>\n<figure class=\"wpt-preserved-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/french.arabpsychology.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/roc3.png\" alt=\"\" \/><\/figure>\n<h3>6.3 Tableau r\u00e9capitulatif des coordonn\u00e9es de tra\u00e7age<\/h3>\n<p>\u00c0 l&rsquo;issue de cette phase pr\u00e9paratoire, votre feuille de calcul contient d\u00e9sormais l&rsquo;ensemble des coordonn\u00e9es cart\u00e9siennes indispensables \u00e0 la mod\u00e9lisation graphique. Pour consolider la clart\u00e9 conceptuelle de l&rsquo;architecture de vos donn\u00e9es, v\u00e9rifiez attentivement la conformit\u00e9 structurelle de vos colonnes :<\/p>\n<table style=\"width: 100%;border-collapse: collapse;margin: 20px 0;font-family: sans-serif;font-size: 0.9em\">\n<thead>\n<tr style=\"background-color: #f2f2f2;text-align: left\">\n<th style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">Ligne<\/th>\n<th style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">Score Test (B)<\/th>\n<th style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">Statut R\u00e9el (C)<\/th>\n<th style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">VP Cumul\u00e9s (E)<\/th>\n<th style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">FP Cumul\u00e9s (F)<\/th>\n<th style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">Sensibilit\u00e9 \/ Axe Y (G)<\/th>\n<th style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">1 &#8211; Sp\u00e9cificit\u00e9 \/ Axe X (H)<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">2 (Ancrage)<\/td>\n<td style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">&infin; (Seuil initial)<\/td>\n<td style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">&#8211;<\/td>\n<td style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">0<\/td>\n<td style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">0<\/td>\n<td style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">0,0000<\/td>\n<td style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">0,0000<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"background-color: #fafafa\">\n<td style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">3<\/td>\n<td style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">Score Max observ\u00e9<\/td>\n<td style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">1 ou 0<\/td>\n<td style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">0 ou 1<\/td>\n<td style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">0 ou 1<\/td>\n<td style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">TVP_1<\/td>\n<td style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">TFP_1<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">&#8230;<\/td>\n<td style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">&#8230;<\/td>\n<td style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">&#8230;<\/td>\n<td style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">&#8230;<\/td>\n<td style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">&#8230;<\/td>\n<td style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">&#8230;<\/td>\n<td style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">&#8230;<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"background-color: #fafafa\">\n<td style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">N+2 (Terme)<\/td>\n<td style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">Score Min observ\u00e9<\/td>\n<td style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">1 ou 0<\/td>\n<td style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">Total Positifs<\/td>\n<td style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">Total N\u00e9gatifs<\/td>\n<td style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">1,0000<\/td>\n<td style=\"padding: 10px;border: 1px solid #ddd\">1,0000<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>En parall\u00e8le, afin de mat\u00e9rialiser visuellement la diagonale th\u00e9orique d&rsquo;incomp\u00e9tence statistique (la ligne de chance o\u00f9 la sensibilit\u00e9 \u00e9quivaut parfaitement au taux de faux positifs pour tout seuil), nous allons am\u00e9nager deux petites colonnes de r\u00e9f\u00e9rence dans un espace adjacent de la feuille (par exemple en cellules <code>J5:K7<\/code>) :<\/p>\n<ul>\n<li>Cellule <code>J5<\/code> = <code>0<\/code> ; Cellule <code>K5<\/code> = <code>0<\/code> (Origine cart\u00e9sienne)<\/li>\n<li>Cellule <code>J6<\/code> = <code>0,5<\/code> ; Cellule <code>K6<\/code> = <code>0,5<\/code> (Point m\u00e9dian)<\/li>\n<li>Cellule <code>J7<\/code> = <code>1<\/code> ; Cellule <code>K7<\/code> = <code>1<\/code> (Extr\u00e9mit\u00e9 sup\u00e9rieure droite)<\/li>\n<\/ul>\n<h2>7. \u00c9tape 4 : G\u00e9n\u00e9ration du graphique de dispersion (Nuage de points) dans Excel<\/h2>\n<h3>7.1 S\u00e9lection du type de graphique ad\u00e9quat<\/h3>\n<p>L&rsquo;une des m\u00e9prises m\u00e9thodologiques les plus destructrices et fr\u00e9quentes sous Microsoft Excel consiste \u00e0 s\u00e9lectionner un graphique du type <em>\u00ab Courbe \u00bb<\/em> standard au lieu d&rsquo;un <em>\u00ab Nuage de points \u00bb<\/em> (Scatter Plot). Dans un graphique en courbe classique, Excel traite les valeurs de l&rsquo;axe X comme de simples \u00e9tiquettes cat\u00e9gorielles \u00e9quidistantes, ignorant totalement leur magnitude num\u00e9rique r\u00e9elle. Or, dans une courbe ROC, les valeurs de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"1 - \\text{Sp\u00e9cificit\u00e9}\">$1 &#8211; \\text{Sp\u00e9cificit\u00e9}$<\/span> ne progressent absolument pas de mani\u00e8re lin\u00e9aire ou uniforme ; elles subissent des acc\u00e9l\u00e9rations ou des stagnations en fonction de la concentration empirique des faux positifs le long du continuum des scores.<\/p>\n<p>Il est donc imp\u00e9ratif de s\u00e9lectionner exclusivement le type :<\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><strong>Nuage de points avec lignes droites et marqueurs<\/strong> (ou <strong>avec lignes liss\u00e9es<\/strong> selon l&rsquo;effet souhait\u00e9, la ligne droite bris\u00e9e restant la plus rigoureuse sur le plan scientifique).<\/p>\n<p>Ce type de diagramme cart\u00e9sien traite v\u00e9ritablement l&rsquo;abscisse et l&rsquo;ordonn\u00e9e comme des \u00e9chelles d&rsquo;intervalles continues, pla\u00e7ant chaque paire <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"(X_i, Y_i)\">$(X_i, Y_i)$<\/span> \u00e0 sa position spatiale math\u00e9matiquement exacte. Pour initier la cr\u00e9ation dans des conditions de contr\u00f4le total, il est pr\u00e9f\u00e9rable de ne rien s\u00e9lectionner sur la feuille, de cliquer dans une cellule totalement vide \u00e0 l&rsquo;\u00e9cart, d&rsquo;acc\u00e9der \u00e0 l&rsquo;onglet <strong>Insertion<\/strong>, de d\u00e9ployer le menu d\u00e9roulant du groupe <em>Graphiques<\/em> d\u00e9di\u00e9 aux nuages de points, et de choisir un conteneur vierge. Cette d\u00e9marche \u00e9vite qu&rsquo;Excel n&rsquo;interpr\u00e8te de mani\u00e8re erratique vos colonnes de donn\u00e9es.<\/p>\n<h3>7.2 Ajout des s\u00e9ries de donn\u00e9es empiriques<\/h3>\n<p>\u00c0 pr\u00e9sent que le cadre graphique vierge est positionn\u00e9 sur votre feuille, nous allons lui injecter manuellement nos s\u00e9ries de coordonn\u00e9es empiriques :<\/p>\n<ol>\n<li>Faites un clic droit \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du cadre blanc du graphique vierge et choisissez la commande <strong>S\u00e9lectionner des donn\u00e9es&#8230;<\/strong> dans le menu contextuel.<\/li>\n<li>Dans la fen\u00eatre modale qui appara\u00eet \u00e0 l&rsquo;\u00e9cran, rep\u00e9rez le volet gauche intitul\u00e9 <em>\u00ab Entr\u00e9es de l\u00e9gende (S\u00e9rie) \u00bb<\/em> et cliquez sur le bouton <strong>Ajouter<\/strong>.<\/li>\n<li>Dans la sous-fen\u00eatre <em>\u00ab Modifier la s\u00e9rie \u00bb<\/em>, configurez rigoureusement les champs comme suit :\n<ul>\n<li><strong>Nom de la s\u00e9rie :<\/strong> Cliquez sur une cellule contenant le nom de votre test psychologique (par exemple <code>B1<\/code>) ou saisissez directement un texte tel que <code>\u00c9chelle Test Clinique<\/code>.<\/li>\n<li><strong>Valeurs de la s\u00e9rie X :<\/strong> Cliquez sur l&rsquo;ic\u00f4ne de s\u00e9lection et surlignez m\u00e9ticuleusement la plage de la colonne H, en incluant imp\u00e9rativement la cellule d&rsquo;ancrage \u00e0 z\u00e9ro (soit la plage <code><span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"H\">$H$<\/span>2:<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"H\">$H$<\/span>102<\/code>). Cette plage repr\u00e9sente la s\u00e9rie empirique de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"1 - \\text{Sp\u00e9cificit\u00e9}\">$1 &#8211; \\text{Sp\u00e9cificit\u00e9}$<\/span>.<\/li>\n<li><strong>Valeurs de la s\u00e9rie Y :<\/strong> Effacez syst\u00e9matiquement l&rsquo;accolade <code>={1}<\/code> pr\u00e9remplie par Excel, puis surlignez la plage correspondante de la colonne G, incluant \u00e9galement le z\u00e9ro initial (soit la plage <code><span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"G\">$G$<\/span>2:<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"G\">$G$<\/span>102<\/code>). Cette plage repr\u00e9sente la s\u00e9rie empirique de la Sensibilit\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li>Cliquez sur <strong>OK<\/strong> pour sceller l&rsquo;int\u00e9gration de la s\u00e9rie empirique. Vous observez d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 \u00e0 l&rsquo;arri\u00e8re-plan la trajectoire caract\u00e9ristique de la courbe ROC s&rsquo;\u00e9lever au-dessus de l&rsquo;axe horizontal.<\/li>\n<\/ol>\n<figure class=\"wpt-preserved-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/french.arabpsychology.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/roc4.png\" alt=\"ROC curve in Excel\" \/><figcaption>ROC curve in Excel<\/figcaption><\/figure>\n<h3>7.3 Int\u00e9gration de la diagonale de r\u00e9f\u00e9rence th\u00e9orique<\/h3>\n<p>Une courbe ROC ne saurait poss\u00e9der de validit\u00e9 interpr\u00e9tative sans la superposition de sa diagonale de r\u00e9f\u00e9rence, souvent appel\u00e9e <em>ligne de non-discrimination<\/em> ou <em>ligne de chance pure<\/em>. Cette droite joignant le point originel <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"(0,0)\">$(0,0)$<\/span> au point terminal <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"(1,1)\">$(1,1)$<\/span> mat\u00e9rialise visuellement la performance th\u00e9orique d&rsquo;un test qui serait rigoureusement incapable de diff\u00e9rencier un patient d\u00e9pressif d&rsquo;un sujet sain, l&rsquo;attribution diagnostique relevant alors du pur hasard (analogue au tirage d&rsquo;une pi\u00e8ce de monnaie non biais\u00e9e).<\/p>\n<p>Pour superposer cette ligne directrice au sein du m\u00eame espace cart\u00e9sien :<\/p>\n<ol>\n<li>Dans la bo\u00eete de dialogue <em>\u00ab S\u00e9lectionner une source de donn\u00e9es \u00bb<\/em> (toujours ouverte, ou r\u00e9activ\u00e9e par un clic droit sur le graphique), cliquez \u00e0 nouveau sur le bouton <strong>Ajouter<\/strong> pour cr\u00e9er une deuxi\u00e8me s\u00e9rie ind\u00e9pendante.<\/li>\n<li>Attribuez-lui le libell\u00e9 formel : <code>Ligne de chance (Hasard)<\/code> dans le champ <em>Nom de la s\u00e9rie<\/em>.<\/li>\n<li>Pour les <strong>Valeurs de la s\u00e9rie X<\/strong>, s\u00e9lectionnez la plage des coordonn\u00e9es X de votre table de diagonale pr\u00e9alablement pr\u00e9par\u00e9e (cellules <code><span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"J\">$J$<\/span>5:<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"J\">$J$<\/span>7<\/code>).<\/li>\n<li>Pour les <strong>Valeurs de la s\u00e9rie Y<\/strong>, s\u00e9lectionnez la plage des coordonn\u00e9es Y identiques (cellules <code><span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"K\">$K$<\/span>5:<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"K\">$K$<\/span>7<\/code>).<\/li>\n<li>Validez en cliquant sur <strong>OK<\/strong> \u00e0 deux reprises pour fermer les fen\u00eatres d&rsquo;administration des donn\u00e9es.<\/li>\n<\/ol>\n<p>\u00c0 ce stade, une seconde ligne rectiligne traverse parfaitement votre rep\u00e8re cart\u00e9sien d&rsquo;un coin \u00e0 l&rsquo;autre. Plus l&rsquo;espace g\u00e9om\u00e9trique s\u00e9parant la courbe empirique de cette diagonale th\u00e9orique est volumineux, plus l&rsquo;instrument de mesure \u00e9valu\u00e9 d\u00e9montre une pertinence diagnostique sup\u00e9rieure.<\/p>\n<h2>8. \u00c9tape 5 : Mise en forme et optimisation visuelle de la courbe ROC<\/h2>\n<h3>8.1 Param\u00e9trage pr\u00e9cis des axes cart\u00e9siens<\/h3>\n<p>Par d\u00e9faut, le moteur de rendu graphique de Microsoft Excel commet fr\u00e9quemment des approximations visuelles incompatibles avec la m\u00e9trique formelle de l&rsquo;analyse ROC. Notamment, le tableur tend \u00e0 \u00e9tendre les limites des axes au-del\u00e0 de 1,0 (affichant par exemple des graduations parasites jusqu&rsquo;\u00e0 1,2) pour a\u00e9rer le trac\u00e9. Or, les probabilit\u00e9s math\u00e9matiques ne pouvant en aucun cas exc\u00e9der l&rsquo;unit\u00e9, cette d\u00e9formation fausse la perception visuelle de la concavit\u00e9 de la courbe.<\/p>\n<p>Un calibrage strict s&rsquo;impose sur les deux axes cart\u00e9siens :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Axe horizontal (Abscisse &#8211; 1 &#8211; Sp\u00e9cificit\u00e9) :<\/strong>\n<ol>\n<li>Double-cliquez directement sur les valeurs num\u00e9riques de l&rsquo;axe horizontal pour faire surgir le volet lat\u00e9ral <em>Format de l&rsquo;axe<\/em>.<\/li>\n<li>Sous l&rsquo;onglet <em>Options d&rsquo;axe<\/em> (symbolis\u00e9 par des barres d&rsquo;histogramme), fixez imp\u00e9rativement la valeur <strong>Minimum<\/strong> \u00e0 <code>0,0<\/code> et la valeur <strong>Maximum<\/strong> \u00e0 <code>1,0<\/code> (en veillant \u00e0 ce que le statut de l&rsquo;option passe de \u00ab Automatique \u00bb \u00e0 \u00ab R\u00e9initialiser \u00bb, scellant le verrouillage).<\/li>\n<li>R\u00e9glez l&rsquo;unit\u00e9 <strong>Principale<\/strong> \u00e0 <code>0,2<\/code> (ou <code>0,1<\/code> selon le niveau de d\u00e9tail d\u00e9sir\u00e9).<\/li>\n<\/ol>\n<\/li>\n<li><strong>Axe vertical (Ordonn\u00e9e &#8211; Sensibilit\u00e9) :<\/strong>\n<ol>\n<li>Double-cliquez sur les valeurs de l&rsquo;axe vertical et appliquez rigoureusement les m\u00eames param\u00e8tres : <strong>Minimum<\/strong> verrouill\u00e9 \u00e0 <code>0,0<\/code>, <strong>Maximum<\/strong> verrouill\u00e9 \u00e0 <code>1,0<\/code>, et incr\u00e9ment <strong>Principal<\/strong> \u00e9tabli \u00e0 <code>0,2<\/code>.<\/li>\n<\/ol>\n<\/li>\n<li><strong>Rapport de forme carr\u00e9 (Aspect Ratio 1:1) :<\/strong>\n<p>Une courbe ROC ne doit en aucun cas \u00eatre repr\u00e9sent\u00e9e sous une forme rectangulaire \u00e9cras\u00e9e ou \u00e9tir\u00e9e, ce qui d\u00e9formerait artificiellement l&rsquo;estimation visuelle de l&rsquo;aire sous la courbe. Cliquez sur la bordure ext\u00e9rieure de votre graphique, acc\u00e9dez \u00e0 l&rsquo;onglet <strong>Format<\/strong> du ruban sup\u00e9rieur d&rsquo;Excel, et dans le groupe <em>Taille<\/em>, ajustez manuellement la hauteur et la largeur \u00e0 des valeurs rigoureusement identiques (par exemple : Hauteur = 12 cm, Largeur = 12 cm).<\/p>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h3>8.2 Esth\u00e9tique et standardisation pour publication scientifique<\/h3>\n<p>Pour conf\u00e9rer \u00e0 votre graphique une finition conforme aux pr\u00e9conisations typographiques des revues internationales (notamment les normes de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/apastyle.apa.org\/\">American Psychological Association<\/a> &#8211; APA 7th edition), un travail d&rsquo;\u00e9puration esth\u00e9tique s&rsquo;av\u00e8re indispensable. Le principe directeur est la maximisation du ratio encre-information th\u00e9oris\u00e9 par Edward Tufte, consistant \u00e0 \u00e9liminer toute surcharge ornementale non signifiante.<\/p>\n<p>Proc\u00e9dez aux ajustements structurels suivants :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Suppression des lignes de quadrillage :<\/strong> Cliquez sur les lignes de grille horizontales et verticales qui traversent le graphique et appuyez sur la touche <code>Suppr<\/code> de votre clavier. L&rsquo;espace int\u00e9rieur doit demeurer blanc et immacul\u00e9.<\/li>\n<li><strong>Habillage des axes :<\/strong> S\u00e9lectionnez l&rsquo;axe horizontal, activez le menu <em>Remplissage et trait<\/em> (ic\u00f4ne de pot de peinture), et configurez la ligne en <strong>Trait plein<\/strong>, couleur noir absolu ou gris anthracite profond (par exemple le code hexad\u00e9cimal <code>#333333<\/code>), avec une \u00e9paisseur minimale de <code>1 pt<\/code>. R\u00e9p\u00e9tez l&rsquo;op\u00e9ration \u00e0 l&rsquo;identique pour l&rsquo;axe vertical. Profitez-en pour ajouter des graduations ext\u00e9rieures subtiles sous la section <em>Graduations -&gt; Type principal -&gt; Ext\u00e9rieur<\/em>.<\/li>\n<li><strong>L\u00e9gitimation de la diagonale de chance :<\/strong> Cliquez sur la droite diagonale repr\u00e9sentant le hasard. Dans le volet de mise en forme, affectez-lui une teinte grise neutre (par exemple <code>#888888<\/code>), r\u00e9duisez son \u00e9paisseur \u00e0 <code>1 pt<\/code>, et modifiez imp\u00e9rativement le <strong>Type de tiret<\/strong> pour choisir un motif discontinu en pointill\u00e9s ou tirets fins. Cette convention visuelle indique universellement qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une fronti\u00e8re th\u00e9orique non empirique.<\/li>\n<li><strong>Mise en valeur de la courbe ROC empirique :<\/strong> S\u00e9lectionnez la courbe repr\u00e9sentant votre test psychom\u00e9trique. Attribuez-lui une teinte \u00e0 fort contraste (par exemple un bleu marine professionnel <code>#003366<\/code> ou un bordeaux acad\u00e9mique), fixez son \u00e9paisseur \u00e0 <code>2 pt<\/code> pour lui donner de l&rsquo;assise, et d\u00e9sactivez les marqueurs individuels si votre cohorte est volumineuse pour \u00e9viter l&rsquo;effet de saturation visuelle (dans l&rsquo;onglet <em>Marqueur<\/em>, cochez <em>Aucun<\/em>).<\/li>\n<li><strong>\u00c9tiquettes textuelles des axes :<\/strong> Cliquez sur le bouton <code>+<\/code> situ\u00e9 en marge du graphique, cochez <em>Titres des axes<\/em>, et inscrivez formellement :\n<ul>\n<li>Sur l&rsquo;axe vertical (Y) : <strong>Sensibilit\u00e9 (Taux de vrais positifs)<\/strong><\/li>\n<li>Sur l&rsquo;axe horizontal (X) : <strong>1 &#8211; Sp\u00e9cificit\u00e9 (Taux de faux positifs)<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p>    Harmonisez la typographie de l&rsquo;ensemble du graphique en optant pour une police institutionnelle sans empattement telle que <em>Arial<\/em>, <em>Calibri<\/em> ou <em>Times New Roman<\/em> (taille 10 ou 11 pt).\n  <\/li>\n<\/ul>\n<h3>8.3 Gestion de la l\u00e9gende et des annotations textuelles<\/h3>\n<p>L&rsquo;int\u00e9gration d&rsquo;une l\u00e9gende doit ob\u00e9ir \u00e0 des crit\u00e8res d&rsquo;ergonomie cognitive stricts. Si votre graphique ne comporte qu&rsquo;une seule courbe empirique confront\u00e9e \u00e0 la diagonale de chance, la pr\u00e9sence d&rsquo;une l\u00e9gende encombrante en bas ou \u00e0 droite du trac\u00e9 est souvent superflue. Il est plus \u00e9l\u00e9gant d&rsquo;ins\u00e9rer directement des zones de texte ancr\u00e9es \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du rep\u00e8re cart\u00e9sien, dans des zones o\u00f9 elles ne masquent aucune trajectoire de donn\u00e9es (g\u00e9n\u00e9ralement dans le quadrant inf\u00e9rieur droit).<\/p>\n<p>Pour valoriser pleinement votre figure :<\/p>\n<ol>\n<li>Acc\u00e9dez \u00e0 l&rsquo;onglet <strong>Insertion<\/strong>, cliquez sur <strong>Formes<\/strong>, puis s\u00e9lectionnez <strong>Zone de texte<\/strong>.<\/li>\n<li>Dessinez une discr\u00e8te bo\u00eete de dialogue dans le coin inf\u00e9rieur droit du rep\u00e8re cart\u00e9sien (par exemple centr\u00e9 autour des coordonn\u00e9es <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"X=0,65, Y=0,25\">$X=0,65, Y=0,25$<\/span>).<\/li>\n<li>Saisissez-y la m\u00e9trique synth\u00e9tique essentielle : <code>AUC = 0,845 (IC 95 % : 0,78 - 0,91)<\/code>. Pour rendre cette zone de texte dynamique et asservie aux calculs de la feuille, cliquez sur la bordure de la bo\u00eete de texte, activez la <em>Barre de formule<\/em> sup\u00e9rieure d&rsquo;Excel, tapez le signe <code>=<\/code> et cliquez sur la cellule o\u00f9 sera h\u00e9berg\u00e9 le calcul final de l&rsquo;aire sous la courbe. D\u00e8s lors, toute mise \u00e0 jour du jeu de donn\u00e9es actualisera automatiquement l&rsquo;annotation textuelle du graphique.<\/li>\n<li>Pour mat\u00e9rialiser le seuil de coupure clinique jug\u00e9 optimal (voir Section 10), il est hautement pertinent d&rsquo;ins\u00e9rer une forme g\u00e9om\u00e9trique minuscule (un cercle plein de couleur vive, telle que le rouge cramoisi) positionn\u00e9e pr\u00e9cis\u00e9ment au-dessus de la coordonn\u00e9e cart\u00e9sienne correspondant \u00e0 ce seuil particulier, accompagn\u00e9e d&rsquo;une \u00e9tiquette descriptive indiquant la note brute (par exemple : <code>Seuil critique &ge; 10<\/code>).<\/li>\n<\/ol>\n<h2>9. Calcul de l&rsquo;aire sous la courbe (AUC) avec la m\u00e9thode des trap\u00e8zes sous Excel<\/h2>\n<h3>9.1 Fondements math\u00e9matiques de l&rsquo;int\u00e9gration trap\u00e9zo\u00efdale<\/h3>\n<p>Si la repr\u00e9sentation graphique de la courbe ROC constitue un instrument qualitatif pr\u00e9cieux pour appr\u00e9cier la dynamique d&rsquo;un test, l&rsquo;exploitation d\u00e9cisionnelle exige un indice quantitatif global r\u00e9sumant l&rsquo;exactitude diagnostique sur l&rsquo;ensemble de l&rsquo;espace des seuils. Cet indice universel est l&rsquo;<strong>Aire sous la courbe<\/strong>, universellement d\u00e9sign\u00e9e par le sigle <strong>AUC<\/strong> (<em>Area Under the Curve<\/em>) ou <strong>C-statistic<\/strong> (statistique de concordance). L&rsquo;AUC quantifie la probabilit\u00e9 qu&rsquo;un sujet tir\u00e9 au sort de mani\u00e8re al\u00e9atoire au sein de la population malade pr\u00e9sente un score au test strictement sup\u00e9rieur \u00e0 celui d&rsquo;un sujet extrait au hasard de la population saine :<\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><strong>AUC = P(Score_Malade &gt; Score_Sain)<\/strong><\/p>\n<p>Puisque la courbe ROC empirique se pr\u00e9sente sous la forme d&rsquo;une fonction en escalier ou d&rsquo;une suite de segments lin\u00e9aires reliant des points de coordonn\u00e9es discr\u00e8tes <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"(X_i, Y_i)\">$(X_i, Y_i)$<\/span>, son int\u00e9grale math\u00e9matique s&rsquo;obtient de mani\u00e8re d\u00e9terministe via la m\u00e9thode g\u00e9om\u00e9trique des trap\u00e8zes. Cette approche segmente la surface totale situ\u00e9e sous la courbe en une juxtaposition de trap\u00e8zes \u00e9l\u00e9mentaires adjacents dont les bases sont parall\u00e8les \u00e0 l&rsquo;axe vertical des ordonn\u00e9es.<\/p>\n<p>Pour deux points empiriques cons\u00e9cutifs le long de la courbe, not\u00e9s <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"P_{i-1} = (X_{i-1}, Y_{i-1})\">$P_{i-1} = (X_{i-1}, Y_{i-1})$<\/span> et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"P_i = (X_i, Y_i)\">$P_i = (X_i, Y_i)$<\/span>, l&rsquo;aire du trap\u00e8ze \u00e9l\u00e9mentaire d\u00e9limit\u00e9 par ces deux points, l&rsquo;axe horizontal et les projections verticales s&rsquo;obtient par la formule classique :<\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><strong>Aire_Trap\u00e8ze = (Largeur) &times; (Hauteur Moyenne) = (X_i &#8211; X_{i-1}) &times; [(Y_{i-1} + Y_i) \/ 2]<\/strong><\/p>\n<p>Il est fascinant de constater sur le plan th\u00e9orique que cette sommation trap\u00e9zo\u00efdale discr\u00e8te est rigoureusement \u00e9quivalente \u00e0 la statistique non param\u00e9trique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"U\">$U$<\/span> du test de Wilcoxon-Mann-Whitney rapport\u00e9e au produit des effectifs des deux sous-groupes. Ainsi, le calcul g\u00e9om\u00e9trique sous Excel ne constitue pas une vague approximation, mais bien l&rsquo;expression math\u00e9matique exacte de l&rsquo;\u00e9quivalent non param\u00e9trique du test de rang.<\/p>\n<figure class=\"wpt-preserved-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/french.arabpsychology.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/roc5.png\" alt=\"Calculate AUC in Excel\" \/><figcaption>Calculate AUC in Excel<\/figcaption><\/figure>\n<h3>9.2 Impl\u00e9mentation algorithmique des formules dans Excel<\/h3>\n<p>L&rsquo;orchestration de cette int\u00e9gration g\u00e9om\u00e9trique au sein de notre classeur Excel n\u00e9cessite la cr\u00e9ation d&rsquo;une nouvelle colonne d\u00e9di\u00e9e aux aires trap\u00e9zo\u00efdales partielles. Positionnez-vous sur la ligne d&rsquo;en-t\u00eate et baptisez la <strong>Colonne I :<\/strong> <code>Aire_Trap\u00e8ze<\/code>.<\/p>\n<p>Rappelez-vous que notre premi\u00e8re ligne de donn\u00e9es (la ligne 2) est occup\u00e9e par le point d&rsquo;ancrage d&rsquo;origine <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"(X_0 = 0, Y_0 = 0)\">$(X_0 = 0, Y_0 = 0)$<\/span>. La premi\u00e8re tranche trap\u00e9zo\u00efdale se forme donc entre la ligne 2 et la ligne 3. Par cons\u00e9quent, laissez la cellule <strong>I2<\/strong> vide (ou assignez-lui la valeur 0), et positionnez-vous en cellule <strong>I3<\/strong>.<\/p>\n<p>Saisissez rigoureusement l&rsquo;expression algorithmique suivante :<\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><code>=(H3 - H2) * ((G2 + G3) \/ 2)<\/code><\/p>\n<p>D\u00e9composons la m\u00e9canique interne de cette formule :<\/p>\n<ul>\n<li><code>(H3 - H2)<\/code> repr\u00e9sente la largeur du trap\u00e8ze le long de l&rsquo;axe des abscisses, soit la diff\u00e9rentielle <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\Delta X = (1 - \\text{Sp\u00e9cificit\u00e9}_i) - (1 - \\text{Sp\u00e9cificit\u00e9}_{i-1})\">$\\Delta X = (1 &#8211; \\text{Sp\u00e9cificit\u00e9}_i) &#8211; (1 &#8211; \\text{Sp\u00e9cificit\u00e9}_{i-1})$<\/span>. Si, lors du passage au sujet suivant, aucun nouveau faux positif n&rsquo;est recrut\u00e9, cette diff\u00e9rence vaut exactement 0, et l&rsquo;aire incr\u00e9mentale g\u00e9n\u00e9r\u00e9e est nulle (le trac\u00e9 monte verticalement).<\/li>\n<li><code>((G2 + G3) \/ 2)<\/code> repr\u00e9sente la demi-somme des ordonn\u00e9es cons\u00e9cutives, c&rsquo;est-\u00e0-dire la hauteur moyenne de la sensibilit\u00e9 sur ce segment infinit\u00e9simal.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Propagez cette formule vers le bas en effectuant un double-clic sur la poign\u00e9e de recopie de la cellule <strong>I3<\/strong> jusqu&rsquo;au pied du tableau. Chaque cellule de la colonne I h\u00e9berge d\u00e9sormais la contribution surfacique locale du point consid\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p>Il ne reste plus qu&rsquo;\u00e0 agr\u00e9ger ces surfaces partielles pour extraire l&rsquo;AUC finale. Dans une cellule mise en exergue (par exemple la cellule <strong>K4<\/strong>), saisissez la fonction de sommation globale :<\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><code>=SOMME(I3:I102)<\/code><\/p>\n<p>Le r\u00e9sultat obtenu dans cette cellule scelle l&rsquo;exactitude diagnostique int\u00e9gr\u00e9e de l&rsquo;\u00e9chelle clinique \u00e9valu\u00e9e. Appliquez un format num\u00e9rique affichant trois ou quatre d\u00e9cimales (par exemple <code>0,8542<\/code>).<\/p>\n<h3>9.3 Interpr\u00e9tation quantitative et \u00e9chelle de pertinence diagnostique<\/h3>\n<p>L&rsquo;amplitude math\u00e9matique de l&rsquo;AUC est comprise dans l&rsquo;espace th\u00e9orique ferm\u00e9 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"[0, 1]\">$[0, 1]$<\/span>, bien que dans la pratique clinique rationnelle, elle oscille exclusivement entre $0,5$ et $1,0$. Une AUC inf\u00e9rieure \u00e0 0,5 trahirait une inversion aberrante dans l&rsquo;encodage de vos variables (un test o\u00f9 les scores bas signeraient la pathologie, interpr\u00e9t\u00e9 par erreur comme un test \u00e0 scores \u00e9lev\u00e9s), conduisant \u00e0 une courbe incurv\u00e9e sous la diagonale de chance.<\/p>\n<p>Pour contextualiser la m\u00e9trique obtenue selon les standards de la biom\u00e9decine et de la psychom\u00e9trie quantitative (notamment les classifications de r\u00e9f\u00e9rence \u00e9tablies par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1002\/0471722146\">Hosmer et Lemeshow, 2000<\/a>), nous retenons la grille d&rsquo;\u00e9valuation acad\u00e9mique suivante :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>AUC = 0,50 :<\/strong> Performance rigoureusement nulle. Le test est totalement non informatif et \u00e9quivaut \u00e0 un jeu de hasard. L&rsquo;\u00e9chelle n&rsquo;a aucune utilit\u00e9 clinique.<\/li>\n<li><strong>0,50 &lt; AUC &lt; 0,70 :<\/strong> Discrimination faible ou m\u00e9diocre. L&rsquo;instrument pr\u00e9sente un pouvoir de s\u00e9paration insuffisant pour fonder une d\u00e9cision clinique individuelle, bien qu&rsquo;il puisse conserver une utilit\u00e9 \u00e9pid\u00e9miologique marginale \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle d&rsquo;une large cohorte.<\/li>\n<li><strong>0,70 &le; AUC &lt; 0,80 :<\/strong> Discrimination acceptable ou mod\u00e9r\u00e9e. L&rsquo;\u00e9chelle est fonctionnelle mais g\u00e9n\u00e8re une quantit\u00e9 notable d&rsquo;erreurs de classement. Elle doit \u00eatre combin\u00e9e \u00e0 d&rsquo;autres indices diagnostiques.<\/li>\n<li><strong>0,80 &le; AUC &lt; 0,90 :<\/strong> Discrimination excellente. L&rsquo;instrument est solide, fiable et poss\u00e8de une r\u00e9elle pertinence d\u00e9cisionnelle dans la pratique ambulatoire ou hospitali\u00e8re.<\/li>\n<li><strong>AUC &ge; 0,90 :<\/strong> Discrimination exceptionnelle. L&rsquo;\u00e9chelle s\u00e9pare quasi parfaitement les populations clinique et saine. Une telle valeur est rare en psychiatrie et psychologie en raison du chevauchement ph\u00e9notypique inh\u00e9rent aux troubles psychiques.<\/li>\n<li><strong>AUC = 1,00 :<\/strong> Discriminateur parfait absolu. Aucune zone de chevauchement n&rsquo;existe entre les deux groupes ; la sensibilit\u00e9 et la sp\u00e9cificit\u00e9 atteignent simultan\u00e9ment 100 %.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Pour conf\u00e9rer une rigueur scientifique indiscutable \u00e0 votre analyse sous Excel, il est essentiel d&rsquo;adjoindre \u00e0 l&rsquo;AUC ponctuelle son <strong>intervalle de confiance asymptotique \u00e0 95 %<\/strong>. Selon la m\u00e9thode pionni\u00e8re de Hanley et McNeil (1982), l&rsquo;erreur standard asymptotique (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"SE\">$SE$<\/span>) de l&rsquo;aire sous la courbe peut \u00eatre approxim\u00e9e par la formulation analytique suivante :<\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"SE = \\sqrt{\\frac{\\theta(1-\\theta) + (n_1 - 1)(Q_1 - \\theta^2) + (n_0 - 1)(Q_2 - \\theta^2)}{n_1 n_0}}\">$SE = \\sqrt{\\frac{\\theta(1-\\theta) + (n_1 &#8211; 1)(Q_1 &#8211; \\theta^2) + (n_0 &#8211; 1)(Q_2 &#8211; \\theta^2)}{n_1 n_0}}$<\/span><\/p>\n<p>o\u00f9 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\theta\">$\\theta$<\/span> d\u00e9signe l&rsquo;AUC estim\u00e9e, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n_1\">$n_1$<\/span> le nombre de malades (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"N_{\\text{pos}}\">$N_{\\text{pos}}$<\/span>), <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n_0\">$n_0$<\/span> le nombre de t\u00e9moins (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"N_{\\text{\\neg}}\">$N_{\\text{\\neg}}$<\/span>), avec les termes de distribution d\u00e9riv\u00e9s <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"Q_1 = \\theta \/ (2 - \\theta)\">$Q_1 = \\theta \/ (2 &#8211; \\theta)$<\/span> et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"Q_2 = (2\\theta^2) \/ (1 + \\theta)\">$Q_2 = (2\\theta^2) \/ (1 + \\theta)$<\/span>. La transcription s\u00e9quentielle de ces calculs dans les cellules de votre tableur permet de d\u00e9finir les bornes inf\u00e9rieure et sup\u00e9rieure via la formule standard <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\text{IC}_{95%} = \\text{AUC} \\pm 1,96 \\times SE\">$\\text{IC}_{95%} = \\text{AUC} \\pm 1,96 \\times SE$<\/span>, conf\u00e9rant \u00e0 votre fichier la maturit\u00e9 statistique d&rsquo;une sortie logicielle sp\u00e9cialis\u00e9e.<\/p>\n<h2>10. D\u00e9termination du seuil de coupure optimal (Indice de Youden et distance euclidienne)<\/h2>\n<h3>10.1 Calcul et optimisation de l&rsquo;indice J de Youden<\/h3>\n<p>L&rsquo;AUC qualifie la puissance intrins\u00e8que d&rsquo;une \u00e9chelle, mais ne renseigne pas le praticien sur la d\u00e9cision concr\u00e8te \u00e0 prendre face \u00e0 un patient singulier : \u00e0 partir de quel score pr\u00e9cis au test doit-on poser le diagnostic clinique ou d\u00e9clencher une intervention th\u00e9rapeutique ? La qu\u00eate de ce point de bascule rel\u00e8ve de l&rsquo;optimisation des seuils de coupure (<em>cut-off points<\/em>). Parmi les approches statistiques formelles, la m\u00e9thode la plus c\u00e9l\u00e8bre et la plus rigoureuse est l'&lt;a href=&quot;https:\/\/doi.org\/10.1002\/1097-0142(1950)3:13.0.co;2-3&Prime; target=\u00a0\u00bb_blank\u00a0\u00bb rel=\u00a0\u00bbnoopener noreferrer\u00a0\u00bb&gt;indice J de Youden (1950)<\/a>.<\/p>\n<p>L&rsquo;indice de Youden quantifie la distance verticale maximale s\u00e9parant la courbe ROC de la diagonale de non-discrimination statistique. Il capture l&rsquo;efficacit\u00e9 globale du test en attribuant un poids rigoureusement identique aux erreurs par faux positifs et aux erreurs par faux n\u00e9gatifs. Sur le plan alg\u00e9brique, il est d\u00e9fini pour chaque seuil <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"c\">$c$<\/span> par l&rsquo;expression :<\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><strong>J = Sensibilit\u00e9 + Sp\u00e9cificit\u00e9 &#8211; 1 = TVP &#8211; TFP<\/strong><\/p>\n<p>Puisque notre tableau Excel comporte d\u00e9j\u00e0 la colonne de la Sensibilit\u00e9 (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"TVP\">$TVP$<\/span>, Colonne G) et celle du Taux de faux positifs (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"TFP = 1 - \\text{Sp\u00e9cificit\u00e9}\">$TFP = 1 &#8211; \\text{Sp\u00e9cificit\u00e9}$<\/span>, Colonne H), le calcul de l&rsquo;indice <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"J\">$J$<\/span> se r\u00e9duit \u00e0 une simple soustraction arithm\u00e9tique. Cr\u00e9ez la <strong>Colonne J :<\/strong> <code>Indice_Youden<\/code>. En cellule <strong>J3<\/strong>, saisissez l&rsquo;expression \u00e9l\u00e9mentaire :<\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><code>=G3 - H3<\/code><\/p>\n<p>\u00c9tirez la formule vers le bas sur toute la profondeur de la cohorte. L&rsquo;indice <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"J\">$J$<\/span> oscille th\u00e9oriquement entre 0 (pour un seuil sans aucun pouvoir s\u00e9parateur) et 1 (pour une s\u00e9paration parfaite sans aucune erreur de classement).<\/p>\n<p>Pour isoler automatiquement le seuil optimal au sens de Youden dans votre classeur, programmez deux fonctions combin\u00e9es dans une cellule r\u00e9capitulative :<\/p>\n<ul>\n<li>La valeur maximale de l&rsquo;indice est identifi\u00e9e par la formule : <code>=MAX(J3:J102)<\/code>.<\/li>\n<li>Le score continu correspondant \u00e0 ce maximum s&rsquo;extrait en imbriquant les fonctions <code>INDEX<\/code> et <code>EQUIV<\/code> :<br \/>\n  <code>=INDEX(B3:B102; EQUIV(MAX(J3:J102); J3:J102; 0))<\/code><\/li>\n<\/ul>\n<p>Cette formule localise la position exacte de la valeur maximale au sein de la colonne J et renvoie instantan\u00e9ment la note psychom\u00e9trique brute (Colonne B) associ\u00e9e \u00e0 cette performance maximale.<\/p>\n<h3>10.2 Crit\u00e8re de la distance minimale au coin sup\u00e9rieur gauche<\/h3>\n<p>Une d\u00e9marche g\u00e9om\u00e9trique alternative, mais conceptuellement tr\u00e8s proche, est le crit\u00e8re de la distance euclidienne minimale au point id\u00e9al <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"(0, 1)\">$(0, 1)$<\/span>, souvent d\u00e9sign\u00e9 dans la litt\u00e9rature biom\u00e9dicale sous le nom de m\u00e9thode <em>Closest-to-(0,1)<\/em> ou crit\u00e8re d&rsquo;Erbil. Dans l&rsquo;espace cart\u00e9sien ROC, le point d&rsquo;ancrage <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"(X=0, Y=1)\">$(X=0, Y=1)$<\/span> incarne le classificateur divin imaginaire, poss\u00e9dant une sp\u00e9cificit\u00e9 absolue de 100 % (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"X = 1 - 1 = 0\">$X = 1 &#8211; 1 = 0$<\/span>) combin\u00e9e \u00e0 une sensibilit\u00e9 parfaite de 100 % (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"Y = 1\">$Y = 1$<\/span>).<\/p>\n<p>Le seuil d&rsquo;arbitrage empirique optimal peut ainsi \u00eatre d\u00e9fini comme celui dont les coordonn\u00e9es cart\u00e9siennes <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"(TFP_i, TVP_i)\">$(TFP_i, TVP_i)$<\/span> minimisent la distance euclidienne directe le s\u00e9parant de ce p\u00f4le parfait. En application directe du th\u00e9or\u00e8me de Pythagore, cette distance <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"D\">$D$<\/span> s&rsquo;\u00e9nonce math\u00e9matiquement comme suit :<\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><strong>D = &radic;[ (1 &#8211; Sensibilit\u00e9)&sup2; + (1 &#8211; Sp\u00e9cificit\u00e9)&sup2; ] = &radic;[ (1 &#8211; TVP)&sup2; + TFP&sup2; ]<\/strong><\/p>\n<p>Pour mat\u00e9rialiser cette g\u00e9om\u00e9trie sous Excel, ins\u00e9rez la <strong>Colonne K :<\/strong> <code>Distance_Coin_Ideal<\/code>. Dans la cellule <strong>K3<\/strong>, saisissez la formule logicielle correspondante :<\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><code>=RACINE((1 - G3)^2 + H3^2)<\/code><\/p>\n<p>Apr\u00e8s extension de la formule jusqu&rsquo;au bas du tableau, le seuil optimal selon ce crit\u00e8re sera celui qui minimise la grandeur <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"D\">$D$<\/span>. Vous pouvez l&rsquo;extraire dynamiquement via la commande imbriqu\u00e9e :<\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><code>=INDEX(B3:B102; EQUIV(MIN(K3:K102); K3:K102; 0))<\/code><\/p>\n<p>Dans la grande majorit\u00e9 des distributions empiriques univari\u00e9es r\u00e9guli\u00e8res, l&rsquo;indice de Youden et le crit\u00e8re de la distance minimale au coin sup\u00e9rieur gauche convergent rigoureusement vers le m\u00eame seuil critique, renfor\u00e7ant l&rsquo;assurance du psychom\u00e9tricien quant \u00e0 la solidit\u00e9 de sa recommandation diagnostique.<\/p>\n<h3>10.3 Pond\u00e9ration clinique et co\u00fbt relatif des erreurs diagnostiques<\/h3>\n<p>Si l&rsquo;indice de Youden et la distance g\u00e9om\u00e9trique fournissent des rep\u00e8res math\u00e9matiques objectifs s\u00e9duisants, le chercheur et le clinicien ne doivent jamais perdre de vue que ces m\u00e9thodes formelles int\u00e8grent une hypoth\u00e8se implicite lourde de cons\u00e9quences : elles postulent que le co\u00fbt d&rsquo;une erreur par faux n\u00e9gatif est strictement \u00e9quivalent au co\u00fbt d&rsquo;une erreur par faux positif, et que la pr\u00e9valence r\u00e9elle du trouble dans la soci\u00e9t\u00e9 est de 50 %.<\/p>\n<p>Or, dans la r\u00e9alit\u00e9 clinique quotidienne, ces pr\u00e9suppos\u00e9s sont presque syst\u00e9matiquement infirm\u00e9s :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Asym\u00e9trie des co\u00fbts cliniques :<\/strong> Dans le d\u00e9pistage d&rsquo;une pathologie l\u00e9tale ou d&rsquo;un \u00e9tat de crise psychologique aigu\u00eb (tel que le risque suicidaire en psychiatrie d&rsquo;urgence), omettre un individu malade (faux n\u00e9gatif) engage directement le pronostic vital et constitue une faute d\u00e9ontologique majeure. \u00c0 l&rsquo;inverse, g\u00e9n\u00e9rer une fausse alerte (faux positif) n&rsquo;entra\u00eene qu&rsquo;un surco\u00fbt financier passager li\u00e9 \u00e0 des examens compl\u00e9mentaires de confirmation. Dans un tel cas de figure, le praticien doit d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment d\u00e9laisser le seuil optimal de Youden pour retenir un seuil plus lib\u00e9ral situ\u00e9 plus haut sur la courbe ROC, garantissant par exemple une sensibilit\u00e9 minimale incompressible de 95 % au d\u00e9triment assum\u00e9 de la sp\u00e9cificit\u00e9.<\/li>\n<li><strong>Impact de la pr\u00e9valence et valeurs pr\u00e9dictives :<\/strong> Bien que la forme g\u00e9om\u00e9trique de la courbe ROC soit invariante face \u00e0 la pr\u00e9valence, l&rsquo;impact d\u00e9cisionnel effectif d&rsquo;un seuil d\u00e9pend de la raret\u00e9 du trouble dans la population o\u00f9 le test sera d\u00e9ploy\u00e9. Dans une population g\u00e9n\u00e9rale o\u00f9 une pathologie ne frappe que 1 % des sujets, m\u00eame un seuil affichant une excellente sp\u00e9cificit\u00e9 de 90 % engendrera une avalanche de faux positifs telle que la <em>Valeur Pr\u00e9dictive Positive<\/em> (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"VPP = VP \/ [VP + FP]\">$VPP = VP \/ [VP + FP]$<\/span>) chutera dramatiquement.<\/li>\n<\/ul>\n<p>L&rsquo;optimisation des seuils ne doit donc jamais se r\u00e9duire \u00e0 une ex\u00e9cution m\u00e9canique d&rsquo;algorithmes math\u00e9matiques ; elle rel\u00e8ve d&rsquo;un arbitrage m\u00e9dico-\u00e9thique \u00e9clair\u00e9 confrontant les m\u00e9triques de la courbe ROC aux imp\u00e9ratifs pragmatiques du terrain de soins.<\/p>\n<h2>11. Erreurs courantes, limites m\u00e9thodologiques et pi\u00e8ges dans Excel<\/h2>\n<h3>11.1 Erreurs d&rsquo;assemblage graphique et de tri sous Excel<\/h3>\n<p>La mise en \u0153uvre d&rsquo;une analyse ROC au sein d&rsquo;un tableur grand public tel que Microsoft Excel, si elle offre une transparence conceptuelle totale, expose l&rsquo;analyste \u00e0 des chausse-trappes techniques r\u00e9currentes qui peuvent enti\u00e8rement invalider les conclusions d&rsquo;une \u00e9tude.<\/p>\n<p>Les \u00e9cueils les plus fr\u00e9quemment r\u00e9pertori\u00e9s sont :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Le tri s\u00e9lectif unilat\u00e9ral :<\/strong> C&rsquo;est l&rsquo;erreur la plus d\u00e9vastatrice. Elle survient lorsque l&rsquo;utilisateur met en surbrillance la seule colonne des scores (Colonne B) et clique sur \u00ab Trier \u00bb, sans \u00e9tendre la s\u00e9lection aux colonnes adjacentes de l&rsquo;identifiant et du statut clinique. Les scores sont alors r\u00e9ordonn\u00e9s tandis que les statuts de maladie demeurent immobiles, dissociant totalement les r\u00e9sultats de l&rsquo;identit\u00e9 r\u00e9elle des patients. Les formules calculent alors une courbe ROC aberrante issue d&rsquo;un jeu de donn\u00e9es corrompu.<\/li>\n<li><strong>La confusion structurelle de type de graphique :<\/strong> Comme \u00e9voqu\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, choisir un graphique du type \u00ab Courbe \u00bb au lieu d&rsquo;un \u00ab Nuage de points \u00bb d\u00e9nature compl\u00e8tement l&rsquo;axe des abscisses. Les intervalles entre les points sont alors repr\u00e9sent\u00e9s comme uniformes, ce qui gonfle artificiellement l&rsquo;aire apparente sous la courbe et induit un trac\u00e9 en dents de scie ou lin\u00e9aire totalement fauss\u00e9.<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;omission tragique du point d&rsquo;ancrage z\u00e9ro :<\/strong> Oublier d&rsquo;ins\u00e9rer manuellement la ligne de d\u00e9part <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"(0, 0)\">$(0, 0)$<\/span> est un pi\u00e8ge classique. Sans ce point d&rsquo;ancrage, la courbe flotte dans l&rsquo;espace cart\u00e9sien en d\u00e9butant par exemple \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"(0,02, 0,05)\">$(0,02, 0,05)$<\/span>. D\u00e8s lors, la premi\u00e8re tranche trap\u00e9zo\u00efdale comprise entre l&rsquo;axe vertical et le premier point empirique est int\u00e9gralement ignor\u00e9e par la formule de sommation, induisant une sous-estimation syst\u00e9matique de l&rsquo;AUC finale.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>11.2 Limites inh\u00e9rentes \u00e0 l&rsquo;approche sans macro VBA<\/h3>\n<p>Bien que les formules natives d&rsquo;Excel permettent de construire une courbe ROC et d&rsquo;int\u00e9grer son AUC avec une exactitude math\u00e9matique parfaite, cette m\u00e9thode sans script montre des limites intrins\u00e8ques d\u00e8s lors que l&rsquo;on souhaite aborder des inf\u00e9rences statistiques avanc\u00e9es :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Absence du test de DeLong automatis\u00e9 :<\/strong> L&rsquo;une des exigences majeures de la recherche clinique moderne consiste \u00e0 comparer formellement deux courbes ROC issues d&rsquo;\u00e9chelles concurrentes appliqu\u00e9es sur la m\u00eame cohorte de patients (donn\u00e9es appari\u00e9es). L&rsquo;approche statistique de r\u00e9f\u00e9rence pour comparer deux AUC corr\u00e9l\u00e9es est le test asymptotique non param\u00e9trique de <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.2307\/2531595\">DeLong, DeLong et Clarke-Pearson (1988)<\/a>. Mod\u00e9liser la matrice de covariance structurelle de DeLong par des formules de cellules Excel classiques s&rsquo;av\u00e8re d&rsquo;une complexit\u00e9 algorithmique titanesque qui d\u00e9passe les capacit\u00e9s d&rsquo;un classeur standard sans code VBA.<\/li>\n<li><strong>Sensibilit\u00e9 accrue face aux ex \u00e6quo massifs :<\/strong> Lorsque la variable continue test\u00e9e ne prend qu&rsquo;un nombre tr\u00e8s restreint de valeurs enti\u00e8res (par exemple, une \u00e9chelle d&rsquo;\u00e9valuation tr\u00e8s courte variant seulement de 0 \u00e0 5), des centaines d&rsquo;individus se retrouvent \u00e0 \u00e9galit\u00e9 stricte. L&rsquo;algorithme de calcul trap\u00e9zo\u00efdal ligne \u00e0 ligne dans Excel g\u00e9n\u00e8re alors une multitude de trap\u00e8zes d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9s de largeur nulle (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\Delta X = 0\">$\\Delta X = 0$<\/span>). Bien que la sommation finale de l&rsquo;AUC demeure math\u00e9matiquement juste, le trac\u00e9 graphique peut faire appara\u00eetre des segments verticaux artificiellement tronqu\u00e9s si les ex \u00e6quo ne sont pas consolid\u00e9s pr\u00e9alablement dans une table de fr\u00e9quence agr\u00e9g\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>11.3 Bonnes pratiques pour fiabiliser le classeur<\/h3>\n<p>Pour pr\u00e9munir vos mod\u00e9lisations contre les alt\u00e9rations accidentelles et conf\u00e9rer \u00e0 vos fichiers de travail une p\u00e9rennit\u00e9 professionnelle conforme aux exigences des audits scientifiques, il convient d&rsquo;adopter des r\u00e8gles de gouvernance strictes lors de la conception de vos classeurs :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Verrouillage et protection des cellules de calcul :<\/strong> Excel permet de verrouiller les cellules contenant des \u00e9quations sensibles tout en laissant les colonnes de saisie de donn\u00e9es brutes accessibles. Apr\u00e8s avoir achev\u00e9 le param\u00e9trage des formules des colonnes D \u00e0 K, s\u00e9lectionnez ces colonnes, acc\u00e9dez \u00e0 l&rsquo;onglet <em>R\u00e9vision<\/em>, et activez la commande <strong>Prot\u00e9ger la feuille<\/strong>. Vous \u00e9liminez ainsi le risque d&rsquo;\u00e9craser par m\u00e9garde une formule complexe lors d&rsquo;une manipulation de routine.<\/li>\n<li><strong>Documentation explicite par commentaires de cellules :<\/strong> Documentez chaque en-t\u00eate de colonne en y ins\u00e9rant une note explicative d\u00e9taill\u00e9e rappelant la d\u00e9finition formelle de la variable, la signification des ancrages et les unit\u00e9s d&rsquo;affichage. La transparence m\u00e9thodologique constitue le rempart le plus efficace contre les erreurs d&rsquo;interpr\u00e9tation humaine au sein d&rsquo;une \u00e9quipe de recherche collaborative.<\/li>\n<li><strong>Validation crois\u00e9e des r\u00e9sultats :<\/strong> Avant de diffuser ou de publier les m\u00e9triques obtenues via votre feuille de calcul Excel, proc\u00e9dez imp\u00e9rativement \u00e0 une v\u00e9rification crois\u00e9e en injectant votre jeu de donn\u00e9es brut dans un environnement statistique valid\u00e9 tel que la biblioth\u00e8que <code>pROC<\/code> sous R ou le module d&rsquo;\u00e9valuation diagnostique de Jamovi. La concordance absolue attendue entre l&rsquo;AUC calcul\u00e9e par votre int\u00e9gration trap\u00e9zo\u00efdale Excel et les sorties logicielles formelles certifie l&rsquo;absence de faille dans votre cha\u00eene de calcul.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. Applications cliniques en psychologie et validation empirique<\/h2>\n<h3>12.1 \u00c9tude de cas : D\u00e9pistage de la d\u00e9pression majeure avec le PHQ-9<\/h3>\n<p>Pour ancrer l&rsquo;ensemble des concepts th\u00e9oriques d\u00e9velopp\u00e9s jusqu&rsquo;ici dans une r\u00e9alit\u00e9 empirique concr\u00e8te, analysons un cas d&rsquo;\u00e9cole clinique : la validation psychom\u00e9trique du questionnaire <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pmc\/articles\/PMC1495268\/\">Patient Health Questionnaire (PHQ-9)<\/a> dans le d\u00e9pistage de l&rsquo;\u00c9pisode D\u00e9pressif Majeur (EDM). Le PHQ-9 est un auto-questionnaire compos\u00e9 de 9 items scor\u00e9s de 0 \u00e0 3, g\u00e9n\u00e9rant un score continu variant de 0 \u00e0 27.<\/p>\n<p>Dans cette recherche fictive mais rigoureusement \u00e9talonn\u00e9e sur les distributions \u00e9pid\u00e9miologiques observ\u00e9es en m\u00e9decine de premier recours, un \u00e9chantillon de 100 participants a \u00e9t\u00e9 soumis au PHQ-9. Concomitamment, l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 des participants a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d&rsquo;une \u00e9valuation diagnostique approfondie men\u00e9e par un psychiatre chevronn\u00e9 \u00e0 l&rsquo;aide de l&rsquo;entretien clinique structur\u00e9 SCID-5 (le standard de r\u00e9f\u00e9rence incontestable). Le statut clinique a \u00e9t\u00e9 encod\u00e9 par la variable binaire : <code>1<\/code> = D\u00e9pression confirm\u00e9e (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"N = 35\">$N = 35$<\/span>), et <code>0<\/code> = Absence d&rsquo;\u00e9pisode d\u00e9pressif (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"N = 65\">$N = 65$<\/span>).<\/p>\n<p>Apr\u00e8s importation des donn\u00e9es dans notre classeur Excel, ex\u00e9cution du tri d\u00e9croissant selon le score au PHQ-9, application des formules de cumul s\u00e9quentiel et int\u00e9gration g\u00e9om\u00e9trique, les r\u00e9sultats chiffr\u00e9s suivants \u00e9mergent :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Aire sous la courbe (AUC) :<\/strong> La sommation trap\u00e9zo\u00efdale renvoie une valeur de <strong>0,887<\/strong> (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"SE = 0,034\">$SE = 0,034$<\/span>, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\text{IC}_{95%} : [0,820 ; 0,954]\">$\\text{IC}_{95%} : [0,820 ; 0,954]$<\/span>). Ce niveau de discrimination est qualifi\u00e9 d&rsquo;excellent selon la nomenclature de Hosmer et Lemeshow, confirmant que le PHQ-9 capture avec une grande fid\u00e9lit\u00e9 la pathologie sous-jacente.<\/li>\n<li><strong>Confrontation au seuil historique de 10 :<\/strong> La litt\u00e9rature clinique recommande traditionnellement un seuil de coupure fix\u00e9 \u00e0 <strong>&ge; 10<\/strong> pour suspecter une d\u00e9pression majeure. L&rsquo;inspection des coordonn\u00e9es cart\u00e9siennes de notre table Excel pour ce score exact de 10 r\u00e9v\u00e8le une <strong>Sensibilit\u00e9 de 85,7 %<\/strong> (30 malades correctement d\u00e9tect\u00e9s sur 35) associ\u00e9e \u00e0 une <strong>Sp\u00e9cificit\u00e9 de 84,6 %<\/strong> (taux de faux positifs de 15,4 %, soit 10 faux positifs sur 65 t\u00e9moins sains).<\/li>\n<li><strong>V\u00e9rification par l&rsquo;indice de Youden :<\/strong> L&rsquo;exploration de notre colonne J r\u00e9v\u00e8le que la valeur maximale de l&rsquo;indice (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"J = 0,703\">$J = 0,703$<\/span>) est pr\u00e9cis\u00e9ment atteinte au score de 10. Ainsi, le mod\u00e8le math\u00e9matique d\u00e9velopp\u00e9 dans Excel confirme empiriquement la pertinence diagnostique du seuil conventionnel utilis\u00e9 par les praticiens du monde entier.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>12.2 Comparaison de deux \u00e9chelles psychom\u00e9triques concurrentes<\/h3>\n<p>L&rsquo;un des apports majeurs de l&rsquo;analyse ROC en neuropsychologie clinique r\u00e9side dans la capacit\u00e9 \u00e0 arbitrer objectivement entre deux outils d&rsquo;\u00e9valuation concurrents visant le m\u00eame objectif diagnostique. Supposons qu&rsquo;une \u00e9quipe hospitali\u00e8re souhaite comparer l&rsquo;efficacit\u00e9 du c\u00e9l\u00e8bre <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.alz.org\/media\/documents\/mini-mental-state-examination-form-ts.pdf\">Mini-Mental State Examination (MMSE)<\/a> face \u00e0 un outil plus r\u00e9cent, le <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.mokatest.org\/\">Montreal Cognitive Assessment (MoCA)<\/a>, pour le d\u00e9pistage des troubles neurocognitifs l\u00e9gers (MCI).<\/p>\n<p>Une m\u00eame cohorte de 80 patients \u00e2g\u00e9s re\u00e7oit successivement les deux tests, tandis que le statut pathologique est objectiv\u00e9 de mani\u00e8re ind\u00e9pendante par une batterie neuropsychologique exhaustive et des biomarqueurs d&rsquo;imagerie c\u00e9r\u00e9brale. Les deux scores continus sont structur\u00e9s dans la m\u00eame feuille Excel, et deux ensembles distincts de colonnes de calcul ROC sont d\u00e9ploy\u00e9s en parall\u00e8le dans le tableur.<\/p>\n<p>En superposant les deux trac\u00e9s sur le m\u00eame graphique cart\u00e9sien Excel (en ajoutant simplement une troisi\u00e8me s\u00e9rie de donn\u00e9es au nuage de points), l&rsquo;analyse visuelle et quantitative r\u00e9v\u00e8le des contrastes majeurs :<\/p>\n<ul>\n<li>La courbe du test MoCA s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve beaucoup plus rapidement vers le coin sup\u00e9rieur gauche que celle du MMSE, dominant cette derni\u00e8re sur l&rsquo;ensemble de la plage des faux positifs comprise entre 0,0 et 0,4.<\/li>\n<li>L&rsquo;AUC trap\u00e9zo\u00efdale int\u00e9gr\u00e9e sous Excel affiche <strong>0,892<\/strong> pour le MoCA contre seulement <strong>0,764<\/strong> pour le MMSE.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Cette divergence substantielle de pr\u00e8s de 13 points de concordance d\u00e9montre math\u00e9matiquement la sup\u00e9riorit\u00e9 discriminative incr\u00e9mentielle du MoCA dans le rep\u00e9rage des atteintes cognitives d\u00e9butantes, validant la d\u00e9cision du service de r\u00e9viser ses protocoles d&rsquo;accueil au profit de l&rsquo;instrument le plus performant.<\/p>\n<h3>12.3 Synth\u00e8se et recommandations pour la recherche psychologique<\/h3>\n<p>La ma\u00eetrise de la m\u00e9thodologie ROC au sein de Microsoft Excel enrichit consid\u00e9rablement l&rsquo;arsenal analytique du psychologue quantitativiste et du chercheur en sciences sociales. En s&rsquo;affranchissant du confort passif des logiciels automatis\u00e9s, le chercheur acquiert une compr\u00e9hension intime de la structure probabiliste de ses outils de mesure.<\/p>\n<p>Pour garantir une transparence et une reproductibilit\u00e9 exemplaires dans les publications scientifiques issues de telles analyses, il est imp\u00e9ratif d&rsquo;adh\u00e9rer aux directives internationales \u00e9dict\u00e9es par les lignes directrices du r\u00e9seau <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.equator-network.org\/reporting-guidelines\/stard\/\">STARD (Standards for Reporting of Diagnostic Accuracy Studies)<\/a>. Les auteurs doivent imp\u00e9rativement s&rsquo;engager \u00e0 :<\/p>\n<ol>\n<li><strong>Rapporter syst\u00e9matiquement les trois m\u00e9triques cl\u00e9s :<\/strong> Ne jamais mentionner une valeur d&rsquo;AUC de mani\u00e8re isol\u00e9e sans expliciter clairement la sensibilit\u00e9 et la sp\u00e9cificit\u00e9 atteintes au seuil de coupure pr\u00e9conis\u00e9 pour l&rsquo;usage clinique.<\/li>\n<li><strong>Publier les intervalles de confiance \u00e0 95 % :<\/strong> Accompagner immanquablement chaque estimation ponctuelle d&rsquo;AUC de ses bornes d&rsquo;incertitude statistique afin d&rsquo;attester de la puissance effective de l&rsquo;\u00e9chantillon analys\u00e9.<\/li>\n<li><strong>Justifier explicitement le choix du seuil :<\/strong> Exposer avec transparence la rationalit\u00e9 sous-jacente au choix du seuil op\u00e9rationnel (maximisation aveugle de l&rsquo;indice de Youden, imp\u00e9ratif de sensibilit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e pour minimiser les faux n\u00e9gatifs, ou arbitrage pragmatique li\u00e9 au contexte m\u00e9dico-\u00e9conomique).<\/li>\n<\/ol>\n<p>En d\u00e9finitive, bien que des environnements de programmation sp\u00e9cialis\u00e9s restent incontournables pour mod\u00e9liser des ajustements multivari\u00e9s complexes, Microsoft Excel demeure un laboratoire d&rsquo;exploration diagnostique extraordinairement agile, accessible et formateur. La mise en \u0153uvre m\u00e9thodique des douze \u00e9tapes formalis\u00e9es dans ce guide garantit aux professionnels de la mesure humaine une autonomie statistique totale et une rigueur m\u00e9thodologique irr\u00e9prochable dans la validation de leurs instruments cliniques.<\/p>\n<h2>R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<ul>\n<li>American Psychological Association. (2020). <em>Publication manual of the American Psychological Association<\/em> (7th ed.). American Psychological Association. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0000165-000\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0000165-000<\/a><\/li>\n<li>Beck, A. T., Steer, R. A., &amp; Brown, G. K. (1996). <em>Manual for the Beck Depression Inventory-II<\/em>. Psychological Corporation. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.apa.org\/pi\/about\/publications\/caregivers\/practice-settings\/assessment\/tools\/beck-depression\">https:\/\/www.apa.org\/pi\/about\/publications\/caregivers\/practice-settings\/assessment\/tools\/beck-depression<\/a><\/li>\n<li>Bossuyt, P. M., Reitsma, J. B., Bruns, D. E., Gatsonis, C. A., Glasziou, P. P., Irwig, L., Lijmer, J. G., Moher, D., Rennie, D., de Vet, H. C., Kressel, H. Y., Rifai, N., Golub, R. M., Altman, D. G., Hooft, L., &amp; Korevaar, D. A. (2015). STARD 2015: An updated list of essential items for reporting diagnostic accuracy studies. <em>Radiology<\/em>, 277(3), 826-832. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1148\/radiol.2015151516\">https:\/\/doi.org\/10.1148\/radiol.2015151516<\/a><\/li>\n<li>DeLong, E. R., DeLong, D. M., &amp; Clarke-Pearson, D. L. (1988). Comparing the areas under two or more correlated receiver operating characteristic curves: A nonparametric approach. <em>Biometrics<\/em>, 44(3), 837-845. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.2307\/2531595\">https:\/\/doi.org\/10.2307\/2531595<\/a><\/li>\n<li>Folstein, M. F., Folstein, S. E., &amp; McHugh, P. R. (1975). \u00ab\u00a0Mini-mental state\u00a0\u00bb: A practical method for grading the cognitive state of patients for the clinician. <em>Journal of Psychiatric Research<\/em>, 12(3), 189-198. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0022-3956(75)90026-6\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/0022-3956(75)90026-6<\/a><\/li>\n<li>Green, D. M., &amp; Swets, J. A. (1966). <em>Signal detection theory and psychophysics<\/em>. John Wiley &amp; Sons.<\/li>\n<li>Hanley, J. A., &amp; McNeil, B. J. (1982). The meaning and use of the area under a receiver operating characteristic (ROC) curve. <em>Radiology<\/em>, 143(1), 29-36. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1148\/radiology.143.1.7063747\">https:\/\/doi.org\/10.1148\/radiology.143.1.7063747<\/a><\/li>\n<li>Hanley, J. A., &amp; McNeil, B. J. (1983). A method of comparing the areas under receiver operating characteristic curves derived from the same cases. <em>Radiology<\/em>, 148(3), 839-843. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1148\/radiology.148.3.839\">https:\/\/doi.org\/10.1148\/radiology.148.3.839<\/a><\/li>\n<li>Hosmer, D. W., &amp; Lemeshow, S. (2000). <em>Applied logistic regression<\/em> (2nd ed.). John Wiley &amp; Sons. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1002\/0471722146\">https:\/\/doi.org\/10.1002\/0471722146<\/a><\/li>\n<li>Kroenke, K., Spitzer, R. L., &amp; Williams, J. B. (2001). The PHQ-9: Validity of a brief depression severity measure. <em>Journal of General Internal Medicine<\/em>, 16(9), 606-613. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1046\/j.1525-1497.2001.016009606.x\">https:\/\/doi.org\/10.1046\/j.1525-1497.2001.016009606.x<\/a><\/li>\n<li>Nasreddine, Z. S., Phillips, N. A., B\u00e9dirian, V., Charbonneau, S., Whitehead, V., Collin, I., Cummings, J. L., &amp; Chertkow, H. (2005). The Montreal Cognitive Assessment, MoCA: A brief screening tool for mild cognitive impairment. <em>Journal of the American Geriatrics Society<\/em>, 53(4), 695-699. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1532-5415.2005.53221.x\">https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1532-5415.2005.53221.x<\/a><\/li>\n<li>Peterson, W. W., Birdsall, T. G., &amp; Fox, W. C. (1954). The theory of signal detectability. <em>Transactions of the IRE Professional Group on Information Theory<\/em>, 4(4), 171-212. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1109\/TIT.1954.1057460\">https:\/\/doi.org\/10.1109\/TIT.1954.1057460<\/a><\/li>\n<li>Swets, J. A. (1988). Measuring the accuracy of diagnostic systems. <em>Science<\/em>, 240(4857), 1285-1293. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1126\/science.3287615\">https:\/\/doi.org\/10.1126\/science.3287615<\/a><\/li>\n<li>Youden, W. J. (1950). Index for rating diagnostic tests. <em>Cancer<\/em>, 3(1), 32-35. &lt;a href=&quot;https:\/\/doi.org\/10.1002\/1097-0142(1950)3:13.0.co;2-3&Prime; target=\u00a0\u00bb_blank\u00a0\u00bb rel=\u00a0\u00bbnoopener noreferrer\u00a0\u00bb&gt;https:\/\/doi.org\/10.1002\/1097-0142(1950)3:1&lt;32::aid-cncr2820030106&gt;3.0.co;2-3<\/a><\/li>\n<li>Zweig, M. H., &amp; Campbell, G. (1993). Receiver-operating characteristic (ROC) plots: A fundamental evaluation tool in clinical medicine. <em>Clinical Chemistry<\/em>, 39(4), 561-577. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1093\/clinchem\/39.4.561\">https:\/\/doi.org\/10.1093\/clinchem\/39.4.561<\/a><\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Guide complet et acad\u00e9mique pour construire, formater et interpr\u00e9ter une courbe ROC et calculer l&rsquo;AUC dans Excel pour l&rsquo;\u00e9valuation psychom\u00e9trique.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[1829,2],"tags":[4372,4371,1952,16,4759],"class_list":["post-3473","psych_stat","type-psych_stat","status-publish","hentry","category-methodologie-statistique","category-psychometrie","tag-auc","tag-courbe-roc","tag-excel","tag-psychometrie","tag-sensibilite-et-specificite"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_stat\/3473","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_stat"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_stat"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3473"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_stat\/3473\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":16498,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_stat\/3473\/revisions\/16498"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3473"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3473"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3473"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}