{"id":3003,"date":"2026-09-06T23:38:24","date_gmt":"2026-09-06T23:38:24","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/statistics\/comment-creer-matrice-covariance-spss\/"},"modified":"2026-09-06T23:38:36","modified_gmt":"2026-09-06T23:38:36","slug":"comment-creer-matrice-covariance-spss","status":"publish","type":"psych_stat","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_stat=comment-creer-matrice-covariance-spss","title":{"rendered":"Comment cr\u00e9er une matrice de covariance dans SPSS"},"content":{"rendered":"<p>Dans l&rsquo;arsenal des m\u00e9thodes quantitatives appliqu\u00e9es aux sciences humaines, la mod\u00e9lisation statistique des interrelations entre variables constitue le socle sur lequel reposent l&rsquo;\u00e9valuation psychologique, la validation d&rsquo;instruments de mesure et la recherche exp\u00e9rimentale. Alors que les praticiens et chercheurs d\u00e9butants se tournent intuitivement vers les coefficients de corr\u00e9lation standardis\u00e9s pour \u00e9valuer l&rsquo;intensit\u00e9 des liens bivari\u00e9s, la covariance demeure l&rsquo;entit\u00e9 fondamentale non standardis\u00e9e qui capture \u00e0 la fois la direction de la covariation et l&rsquo;amplitude de la dispersion propre \u00e0 chaque dimension observ\u00e9e. La ma\u00eetrise de la matrice de covariance s&rsquo;av\u00e8re indispensable pour quiconque souhaite explorer les structures latentes sous-jacentes \u00e0 des comportements, des traits de personnalit\u00e9 ou des comp\u00e9tences cognitives complexes.<\/p>\n<p>Le logiciel <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.ibm.com\/products\/spss-statistics\">IBM SPSS Statistics<\/a>, r\u00e9f\u00e9rence incontournable au sein des laboratoires universitaires et des centres de recherche clinique, propose plusieurs voies m\u00e9thodologiques pour g\u00e9n\u00e9rer, manipuler et exporter cette matrice essentielle. Bien que l&rsquo;interface graphique mette fr\u00e9quemment l&rsquo;accent sur les matrices de corr\u00e9lation de Pearson dans ses menus de base, l&rsquo;extraction rigoureuse d&rsquo;une matrice de variance-covariance requiert des param\u00e9trages pr\u00e9cis et une compr\u00e9hension approfondie des options algorithmiques. Ce guide m\u00e9thodologique exhaustif d\u00e9taille pas \u00e0 pas l&rsquo;ensemble des proc\u00e9dures techniques, des fondements alg\u00e9briques et des consid\u00e9rations psychom\u00e9triques indispensables pour exploiter pleinement la matrice de covariance sous SPSS.<\/p>\n<p>De la pr\u00e9paration rigoureuse des donn\u00e9es psychom\u00e9triques brutes \u00e0 l&rsquo;int\u00e9gration des matrices de covariance dans des analyses multivari\u00e9es avanc\u00e9es telles que la mod\u00e9lisation par \u00e9quations structurelles ou l&rsquo;analyse factorielle confirmatoire, cet ouvrage examine en d\u00e9tail chaque \u00e9tape du processus analytique. En s&rsquo;appuyant sur des bases conceptuelles solides et des applications concr\u00e8tes, ce document offre une ressource de r\u00e9f\u00e9rence tant pour les \u00e9tudiants en doctorat que pour les chercheurs chevronn\u00e9s d\u00e9sireux de garantir la reproductibilit\u00e9, l&rsquo;exactitude math\u00e9matique et la conformit\u00e9 aux normes scientifiques les plus exigeantes.<\/p>\n<h2>1. Introduction th\u00e9orique \u00e0 la covariance et \u00e0 son utilit\u00e9 en psychom\u00e9trie<\/h2>\n<h3>1.1 D\u00e9finition statistique et conceptuelle de la covariance<\/h3>\n<p>La covariance constitue la mesure statistique fondamentale de la variabilit\u00e9 conjointe observ\u00e9e entre deux variables al\u00e9atoires quantitatives continues. D&rsquo;un point de vue conceptuel, elle quantifie le degr\u00e9 auquel deux grandeurs num\u00e9riques fluctuent de concert autour de leurs esp\u00e9rances math\u00e9matiques respectives. Lorsque deux variables exhibent une covariance non nulle, cela indique que les \u00e9carts individuels par rapport \u00e0 la moyenne observ\u00e9e sur la premi\u00e8re variable ont tendance \u00e0 \u00eatre syst\u00e9matiquement associ\u00e9s \u00e0 des \u00e9carts de m\u00eame sens ou de sens oppos\u00e9 sur la seconde variable. Cette mesure r\u00e9sume ainsi l&rsquo;existence d&rsquo;une d\u00e9pendance lin\u00e9aire entre deux s\u00e9ries de donn\u00e9es sans toutefois restreindre son r\u00e9sultat dans un intervalle born\u00e9 pr\u00e9d\u00e9fini.<\/p>\n<p>La direction de cette d\u00e9pendance lin\u00e9aire est formellement traduite par le signe alg\u00e9brique de la covariance. Une valeur positive indique une relation proportionnelle directe : les individus obtenant des scores sup\u00e9rieurs \u00e0 la moyenne sur la variable initiale tendent \u00e9galement \u00e0 manifester des scores sup\u00e9rieurs \u00e0 la moyenne sur la variable d\u00e9pendante ou associ\u00e9e. \u00c0 l&rsquo;inverse, une covariance n\u00e9gative t\u00e9moigne d&rsquo;une covariation inverse, o\u00f9 les performances \u00e9lev\u00e9es sur une \u00e9preuve s&rsquo;associent statistiquement \u00e0 des scores d\u00e9ficitaires ou inf\u00e9rieurs sur la seconde dimension. Lorsque les variables varient de mani\u00e8re totalement ind\u00e9pendante, la somme des produits crois\u00e9s tend th\u00e9oriquement vers z\u00e9ro, r\u00e9v\u00e9lant une absence d&rsquo;association lin\u00e9aire syst\u00e9matique au sein de la population \u00e9tudi\u00e9e.<\/p>\n<p>Il est imp\u00e9ratif d&rsquo;\u00e9tablir une distinction \u00e9pist\u00e9mologique stricte entre l&rsquo;observation d&rsquo;une association non standardis\u00e9e et l&rsquo;inf\u00e9rence d&rsquo;un lien causal. En psychom\u00e9trie et en sciences du comportement, une covariance \u00e9lev\u00e9e entre deux mesures empiriques ne prouve nullement l&rsquo;existence d&rsquo;un effet causal direct entre les construits psychologiques sous-jacents. La covariation constat\u00e9e peut \u00eatre le produit de m\u00e9canismes confondants, de r\u00e9troactions dynamiques ou de l&rsquo;influence non observ\u00e9e d&rsquo;un trait latent commun. L&rsquo;utilit\u00e9 fondamentale de la covariance r\u00e9side plut\u00f4t dans sa capacit\u00e9 \u00e0 pr\u00e9server les \u00e9chelles de variabilit\u00e9 originales des scores observ\u00e9s, permettant ainsi aux chercheurs de mod\u00e9liser des syst\u00e8mes complexes de variables indicatrices sans en d\u00e9naturer l&rsquo;h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 m\u00e9trique initiale.<\/p>\n<h3>1.2 Diff\u00e9rence fondamentale entre covariance et corr\u00e9lation de Pearson<\/h3>\n<p>La distinction majeure entre la covariance et le <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Corr%C3%A9lation_(statistiques)\">coefficient de corr\u00e9lation lin\u00e9aire de Pearson<\/a> r\u00e9side dans la d\u00e9pendance absolue de la premi\u00e8re aux unit\u00e9s de mesure empiriques des \u00e9chelles utilis\u00e9es. La covariance est une statistique dimensionnelle dont l&rsquo;unit\u00e9 correspond exactement au produit des unit\u00e9s des deux variables analys\u00e9es (par exemple, des points au carr\u00e9, des millisecondes-points ou des centim\u00e8tres-kilogrammes). Par cons\u00e9quent, si un chercheur modifie arbitrairement l&rsquo;\u00e9chelle de notation d&rsquo;un test psychom\u00e9trique en multipliant les scores par une constante scalaire, la covariance entre ce test et d&rsquo;autres \u00e9preuves sera m\u00e9caniquement multipli\u00e9e par cette m\u00eame constante, alt\u00e9rant drastiquement son amplitude brute sans pour autant modifier la nature statistique de la relation bivari\u00e9e.<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;oppos\u00e9, la corr\u00e9lation de Pearson constitue une version standardis\u00e9e de la covariance. Elle s&rsquo;obtient en divisant la covariance bivari\u00e9e par le produit des \u00e9carts-types marginaux des deux variables consid\u00e9r\u00e9es. Ce processus de standardisation \u00e9limine purement et simplement toute dimensionnalit\u00e9, contraignant le coefficient r\u00e9sultant \u00e0 osciller rigoureusement \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur d&rsquo;un continuum ferm\u00e9 compris entre -1 et +1. Cette propri\u00e9t\u00e9 sans dimension octroie \u00e0 la corr\u00e9lation une lisibilit\u00e9 imm\u00e9diate quant \u00e0 la force relative de l&rsquo;association, ind\u00e9pendamment des syst\u00e8mes de cotation adopt\u00e9s par les concepteurs des tests psychologiques.<\/p>\n<p>Le choix entre covariance brute et corr\u00e9lation d\u00e9pend \u00e9troitement des objectifs de mod\u00e9lisation poursuivis. Dans le cadre d&rsquo;analyses exploratoires \u00e9l\u00e9mentaires ou lors de la communication de r\u00e9sultats descriptifs, la corr\u00e9lation est privil\u00e9gi\u00e9e en raison de sa comparabilit\u00e9 directe entre des \u00e9chelles psychologiques h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes (par exemple, la comparaison entre un score de d\u00e9pression mesur\u00e9 sur une \u00e9chelle de Likert de 0 \u00e0 60 et un temps de r\u00e9action chronom\u00e9tr\u00e9 en millisecondes). En revanche, pour les mod\u00e9lisations statistiques avanc\u00e9es, telles que l&rsquo;analyse factorielle confirmatoire ou l&rsquo;estimation de mod\u00e8les \u00e0 \u00e9quations structurelles, la covariance brute est obligatoire. Elle conserve l&rsquo;information critique relative \u00e0 la dispersion r\u00e9elle des scores, information qui s&rsquo;av\u00e8re indispensable pour comparer des groupes au moyen de tests d&rsquo;invariance m\u00e9trique ou pour \u00e9valuer la validit\u00e9 incr\u00e9mentale d&rsquo;un ensemble d&rsquo;instruments.<\/p>\n<h3>1.3 Importance de la matrice de covariance dans la recherche psychologique<\/h3>\n<p>Au sein de la recherche psychologique moderne, la matrice de variance-covariance repr\u00e9sente l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment empirique central sur lequel repose l&rsquo;\u00e9valuation psychom\u00e9trique de la fid\u00e9lit\u00e9 des \u00e9preuves standardis\u00e9es. L&rsquo;estimation de la coh\u00e9rence interne, traditionnellement appr\u00e9hend\u00e9e \u00e0 travers l&rsquo;alpha de Cronbach ou l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Omega_(reliability)\">om\u00e9ga de McDonald<\/a>, d\u00e9coule directement de la sommation des \u00e9l\u00e9ments diagonaux (les variances individuelles des items) et des \u00e9l\u00e9ments hors-diagonale (les covariances inter-items). Sans une matrice de covariance correctement estim\u00e9e, l&rsquo;\u00e9valuation pr\u00e9cise de la part de variance attribuable au score vrai par rapport \u00e0 la variance d&rsquo;erreur de mesure devient math\u00e9matiquement irr\u00e9alisable.<\/p>\n<p>Dans le domaine de l&rsquo;analyse factorielle confirmatoire (AFC), la matrice de covariance observ\u00e9e constitue la donn\u00e9e empirique brute fondamentale que le mod\u00e8le th\u00e9orique tente de reproduire. Les algorithmes d&rsquo;estimation cherchent \u00e0 minimiser la divergence math\u00e9matique entre cette matrice de covariance observ\u00e9e et la matrice de covariance implicite ou th\u00e9orique g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par les param\u00e8tres du mod\u00e8le structural. La qualit\u00e9 d&rsquo;ajustement du mod\u00e8le th\u00e9orique \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 empirique est directement fonction de la congruence entre ces deux matrices. Si la matrice de covariance empirique est tronqu\u00e9e ou mal conditionn\u00e9e, l&rsquo;ensemble du processus de validation de construit s&rsquo;en trouve compromis.<\/p>\n<p>Enfin, la matrice de covariance est le pr\u00e9alable incontournable \u00e0 la v\u00e9rification de l&rsquo;invariance de mesure \u00e0 travers des populations distinctes (par exemple, entre sexes, tranches d&rsquo;\u00e2ge ou groupes cliniques). Pour d\u00e9montrer qu&rsquo;un test \u00e9value les m\u00eames attributs psychologiques avec une pr\u00e9cision \u00e9quivalente chez diff\u00e9rents segments de la population, il est indispensable de comparer directement les structures de covariance non standardis\u00e9es. La covariance offre ainsi une lentille analytique rigoureuse pour garantir que les diff\u00e9rences observ\u00e9es entre les groupes refl\u00e8tent de v\u00e9ritables variations dans le trait latent et non de simples artefacts de mise \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle.<\/p>\n<h2>2. Fondements math\u00e9matiques de la matrice de covariance<\/h2>\n<h3>2.1 Formulation alg\u00e9brique de la covariance d&rsquo;\u00e9chantillon<\/h3>\n<p>L&rsquo;estimation empirique de la covariance entre deux variables quantitatives distinctes, conventionnellement not\u00e9es <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"X\">$X$<\/span> et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"Y\">$Y$<\/span>, repose sur une formulation alg\u00e9brique pr\u00e9cise r\u00e9gie par les principes de l&rsquo;\u00e9chantillonnage statistique. Pour un ensemble d&rsquo;observations appari\u00e9es comprenant <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n\">$n$<\/span> individus, la covariance d&rsquo;\u00e9chantillon, not\u00e9e <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"s_{xy}\">$s_{xy}$<\/span> ou <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\text{Cov}(X, Y)\">$\\text{Cov}(X, Y)$<\/span>, est formellement d\u00e9finie par l&rsquo;\u00e9quation math\u00e9matique suivante :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"\\text{Cov}(X, Y) = \\frac{\\sum_{i=1}^{n} (x_i - \\bar{x})(y_i - \\bar{y})}{n - 1}\">$$\\text{Cov}(X, Y) = \\frac{\\sum_{i=1}^{n} (x_i &#8211; \\bar{x})(y_i &#8211; \\bar{y})}{n &#8211; 1}$$<\/span><\/p>\n<p>Dans cette expression, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"x_i\">$x_i$<\/span> et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"y_i\">$y_i$<\/span> repr\u00e9sentent respectivement les scores bruts observ\u00e9s pour le <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"i\">$i$<\/span>-\u00e8me sujet sur chaque variable, tandis que <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\bar{x}\">$\\bar{x}$<\/span> et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\bar{y}\">$\\bar{y}$<\/span> symbolisent les moyennes arithm\u00e9tiques correspondantes calcul\u00e9es au sein de l&rsquo;\u00e9chantillon d&rsquo;\u00e9tude. Le num\u00e9rateur correspond au produit crois\u00e9 des \u00e9carts \u00e0 la moyenne, cumulant ainsi les d\u00e9viations conjointes de chaque participant.<\/p>\n<p>Une distinction conceptuelle majeure doit \u00eatre soulign\u00e9e entre la formule th\u00e9orique de la population et l&rsquo;estimateur d&rsquo;\u00e9chantillon. Dans le cas d&rsquo;une population finie exhaustive de taille <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"N\">$N$<\/span>, le d\u00e9nominateur de la formule est \u00e9gal \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"N\">$N$<\/span>. Cependant, d\u00e8s lors que le statisticien travaille sur un \u00e9chantillon extrait d&rsquo;une population parente, la division par <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n\">$n$<\/span> engendre un biais syst\u00e9matique par sous-estimation de la variance et de la covariance r\u00e9elles. L&rsquo;introduction du d\u00e9nominateur <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n - 1\">$n &#8211; 1$<\/span>, correspondant aux degr\u00e9s de libert\u00e9 r\u00e9siduels apr\u00e8s estimation des deux moyennes empiriques, constitue la correction de Bessel. Cette correction garantit que l&rsquo;estimateur r\u00e9sultant est math\u00e9matiquement sans biais, convergeant asymptotiquement vers le param\u00e8tre populationnel inconnu \u00e0 mesure que la taille de l&rsquo;\u00e9chantillon s&rsquo;accro\u00eet.<\/p>\n<p>Par ailleurs, la covariance jouit de propri\u00e9t\u00e9s alg\u00e9briques notables, au premier rang desquelles figure la sym\u00e9trie absolue : <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\text{Cov}(X, Y) = \\text{Cov}(Y, X)\">$\\text{Cov}(X, Y) = \\text{Cov}(Y, X)$<\/span>. Cette propri\u00e9t\u00e9 d\u00e9coule directement de la commutativit\u00e9 de la multiplication appliqu\u00e9e aux produits des \u00e9carts <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"(x_i - \\bar{x})(y_i - \\bar{y}) = (y_i - \\bar{y})(x_i - \\bar{x})\">$(x_i &#8211; \\bar{x})(y_i &#8211; \\bar{y}) = (y_i &#8211; \\bar{y})(x_i &#8211; \\bar{x})$<\/span>. De plus, lorsque l&rsquo;on calcule la covariance d&rsquo;une variable avec elle-m\u00eame, la formule devient :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"\\text{Cov}(X, X) = \\frac{\\sum_{i=1}^{n} (x_i - \\bar{x})^2}{n - 1} = s_x^2\">$$\\text{Cov}(X, X) = \\frac{\\sum_{i=1}^{n} (x_i &#8211; \\bar{x})^2}{n &#8211; 1} = s_x^2$$<\/span><\/p>\n<p>La covariance d&rsquo;une variable avec elle-m\u00eame est donc strictement \u00e9quivalente \u00e0 la variance d&rsquo;\u00e9chantillon de cette variable.<\/p>\n<h3>2.2 Structure g\u00e9om\u00e9trique et propri\u00e9t\u00e9s de la matrice de variance-covariance<\/h3>\n<p>Lorsqu&rsquo;un protocole exp\u00e9rimental psychologique examine simultan\u00e9ment un vecteur de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p\">$p$<\/span> variables quantitatives, l&rsquo;ensemble des relations bivari\u00e9es et des dispersions univari\u00e9es est synth\u00e9tis\u00e9 sous la forme d&rsquo;une matrice carr\u00e9e d&rsquo;ordre <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p \\times p\">$p \\times p$<\/span>, d\u00e9sign\u00e9e sous le nom de matrice de variance-covariance ou matrice de dispersion, g\u00e9n\u00e9ralement not\u00e9e <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\mathbf{\\Sigma}\">$\\mathbf{\\Sigma}$<\/span> (dans la population) ou <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\mathbf{S}\">$\\mathbf{S}$<\/span> (dans l&rsquo;\u00e9chantillon). La structure canonique de cette matrice se pr\u00e9sente comme suit :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"\\mathbf{S} = \\begin{\\bmatrix} s_1^2 &amp;a\\mp; s_{12} &amp;a\\mp; \\cdots &amp;a\\mp; s_{1p}  s_{21} &amp;a\\mp; s_2^2 &amp;a\\mp; \\cdots &amp;a\\mp; s_{2p}  \\vdots &amp;a\\mp; \\vdots &amp;a\\mp; \\ddots &amp;a\\mp; \\vdots  s_{p1} &amp;a\\mp; s_{p2} &amp;a\\mp; \\cdots &amp;a\\mp; s_p^2 \\end{\\bmatrix}\">$$\\mathbf{S} = \\begin{\\bmatrix} s_1^2 &#038;a\\mp; s_{12} &#038;a\\mp; \\cdots &#038;a\\mp; s_{1p}  s_{21} &#038;a\\mp; s_2^2 &#038;a\\mp; \\cdots &#038;a\\mp; s_{2p}  \\vdots &#038;a\\mp; \\vdots &#038;a\\mp; \\ddots &#038;a\\mp; \\vdots  s_{p1} &#038;a\\mp; s_{p2} &#038;a\\mp; \\cdots &#038;a\\mp; s_p^2 \\end{\\bmatrix}$$<\/span><\/p>\n<p>Les \u00e9l\u00e9ments situ\u00e9s le long de la diagonale principale de la matrice (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"s_j^2\">$s_j^2$<\/span> pour <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"j in {1, dots, p}\">$j in {1, dots, p}$<\/span>) repr\u00e9sentent exclusivement les variances univari\u00e9es d&rsquo;\u00e9chantillon pour chacune des variables mesur\u00e9es. Ces valeurs sont rigoureusement non n\u00e9gatives et capturent la dispersion absolue des scores autour de leurs moyennes respectives. En revanche, les \u00e9l\u00e9ments situ\u00e9s hors de la diagonale principale (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"s_{jk}\">$s_{jk}$<\/span> o\u00f9 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"j \\neq k\">$j \\neq k$<\/span>) incarnent les covariances bivari\u00e9es entre les paires de variables respectives.<\/p>\n<p>En vertu de la propri\u00e9t\u00e9 de commutativit\u00e9 expos\u00e9e pr\u00e9c\u00e9demment, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"s_{jk} = s_{kj}\">$s_{jk} = s_{kj}$<\/span> pour toute paire d&rsquo;indices. Par cons\u00e9quent, la matrice <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\mathbf{S}\">$\\mathbf{S}$<\/span> est rigoureusement sym\u00e9trique par rapport \u00e0 sa diagonale principale, ce qui implique que la matrice est \u00e9gale \u00e0 sa transpos\u00e9e : <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\mathbf{S} = \\mathbf{S}&#039;\">$\\mathbf{S} = \\mathbf{S}&rsquo;$<\/span>.<\/p>\n<p>D&rsquo;un point de vue g\u00e9om\u00e9trique et matriciel, une propri\u00e9t\u00e9 fondamentale de toute matrice de covariance empirique valide est d&rsquo;\u00eatre semi-d\u00e9finie positive, et dans la pratique des \u00e9chantillons non singuliers, d\u00e9finie positive. Alg\u00e9briquement, une matrice sym\u00e9trique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\mathbf{S}\">$\\mathbf{S}$<\/span> est dite d\u00e9finie positive si, pour tout vecteur non nul <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\mathbf{z} in \\mathbb{R}^p\">$\\mathbf{z} in \\mathbb{R}^p$<\/span>, la forme quadratique associ\u00e9e satisfait la condition :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"\\mathbf{z}&#039; \\mathbf{S} \\mathbf{z} &gt; 0\">$$\\mathbf{z}&rsquo; \\mathbf{S} \\mathbf{z} &gt; 0$$<\/span><\/p>\n<p>Cette contrainte g\u00e9om\u00e9trique garantit que la variance de toute combinaison lin\u00e9aire possible des variables d&rsquo;origine demeure strictement positive. Elle implique que l&rsquo;ensemble des valeurs propres de la matrice sont strictement sup\u00e9rieures \u00e0 z\u00e9ro et que le d\u00e9terminant de la matrice est strictement positif (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"det(\\mathbf{S}) &gt; 0\">$det(\\mathbf{S}) &gt; 0$<\/span>). Cette propri\u00e9t\u00e9 est indispensable pour inverser la matrice dans le cadre de calculs statistiques multivari\u00e9s.<\/p>\n<h3>2.3 Lien formel avec la somme des carr\u00e9s et des produits crois\u00e9s (SPCP)<\/h3>\n<p>L&rsquo;architecture algorithmique interne mise en \u0153uvre au sein d&rsquo;IBM SPSS Statistics pour d\u00e9river les covariances repose sur la manipulation d&rsquo;une matrice interm\u00e9diaire d\u00e9nomm\u00e9e matrice des sommes des carr\u00e9s et des produits crois\u00e9s (commun\u00e9ment abr\u00e9g\u00e9e en SPCP ou matrice SSCP pour <em>Sum of Squares and Cross-Products<\/em>). Si l&rsquo;on formalise les donn\u00e9es empiriques sous la forme d&rsquo;une matrice centr\u00e9e <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\mathbf{X}_c\">$\\mathbf{X}_c$<\/span> d&rsquo;ordre <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n \\times p\">$n \\times p$<\/span>, o\u00f9 chaque colonne repr\u00e9sente une variable dont on a soustrait la moyenne d&rsquo;\u00e9chantillon, la matrice SPCP se calcule par le produit matriciel suivant :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"\\mathbf{SPCP} = \\mathbf{X}_c&#039; \\mathbf{X}_c\">$$\\mathbf{SPCP} = \\mathbf{X}_c&rsquo; \\mathbf{X}_c$$<\/span><\/p>\n<p>Le terme diagonal de cette matrice SPCP correspond \u00e0 la somme des carr\u00e9s des \u00e9carts \u00e0 la moyenne (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\text{SCE}\">$\\text{SCE}$<\/span>) pour une variable donn\u00e9e :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"\\text{SCE}_X = \\sum_{i=1}^{n} (x_i - \\bar{x})^2\">$$\\text{SCE}_X = \\sum_{i=1}^{n} (x_i &#8211; \\bar{x})^2$$<\/span><\/p>\n<p>Tandis que les \u00e9l\u00e9ments hors-diagonale correspondent \u00e0 la somme des produits crois\u00e9s des \u00e9carts (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\text{SPCE}\">$\\text{SPCE}$<\/span>) :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"\\text{SPCE}_{XY} = \\sum_{i=1}^{n} (x_i - \\bar{x})(y_i - \\bar{y})\">$$\\text{SPCE}_{XY} = \\sum_{i=1}^{n} (x_i &#8211; \\bar{x})(y_i &#8211; \\bar{y})$$<\/span><\/p>\n<p>La conversion math\u00e9matique directe de la matrice SPCP vers la matrice de covariance sans biais s&rsquo;effectue par l&rsquo;application d&rsquo;un scalaire d&rsquo;ajustement repr\u00e9sentant l&rsquo;inverse des degr\u00e9s de libert\u00e9 r\u00e9siduels :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"\\mathbf{S} = \\frac{1}{n - 1} \\mathbf{SPCP}\">$$\\mathbf{S} = \\frac{1}{n &#8211; 1} \\mathbf{SPCP}$$<\/span><\/p>\n<p>Cette d\u00e9composition illustre pourquoi SPSS affiche souvent de mani\u00e8re group\u00e9e les sommes des carr\u00e9s, les produits crois\u00e9s et les covariances dans ses sorties statistiques : la covariance n&rsquo;est autre que le produit crois\u00e9 standardis\u00e9 par l&rsquo;effectif d&rsquo;\u00e9chantillon ajust\u00e9.<\/p>\n<h2>3. Pr\u00e9paration et structuration des donn\u00e9es psychologiques dans SPSS<\/h2>\n<h3>3.1 Configuration des variables dans la Vue des variables<\/h3>\n<p>Avant de proc\u00e9der au moindre calcul matriciel dans IBM SPSS Statistics, une configuration m\u00e9ticuleuse de la \u00ab Vue des variables \u00bb s&rsquo;av\u00e8re indispensable pour \u00e9viter toute erreur de calcul ou d&rsquo;assignation logique. Chaque variable psychologique destin\u00e9e \u00e0 \u00eatre int\u00e9gr\u00e9e dans la matrice de covariance doit imp\u00e9rativement \u00eatre configur\u00e9e avec le type \u00ab Num\u00e9rique \u00bb (Numeric). Les variables malencontreusement cod\u00e9es en format \u00ab Cha\u00eene \u00bb (String), m\u00eame si elles ne contiennent que des chiffres, sont purement et simplement exclues des proc\u00e9dures d&rsquo;analyse bivari\u00e9e et multivari\u00e9e par les routines sous-jacentes du logiciel.<\/p>\n<p>Dans la colonne \u00ab Mesure \u00bb (Measure), l&rsquo;analyste doit express\u00e9ment assigner le statut \u00ab \u00c9chelle \u00bb (Scale) \u00e0 toutes les dimensions continues (scores de tests, indices psychom\u00e9triques, temps de r\u00e9ponse, \u00e9chelles d&rsquo;attitudes de type Likert trait\u00e9es comme quasi-intervallaires). L&rsquo;attribution ad\u00e9quate de ce niveau de mesure permet \u00e0 SPSS d&rsquo;activer sans restriction l&rsquo;ensemble des modules d&rsquo;analyse param\u00e9trique.<\/p>\n<p>Il est recommand\u00e9 d&rsquo;attribuer des \u00e9tiquettes de variables claires et explicites dans la colonne \u00ab Libell\u00e9 \u00bb (Label). En l&rsquo;absence d&rsquo;\u00e9tiquettes, SPSS utilise les identifiants techniques courts (colonne \u00ab Nom \u00bb), ce qui peut introduire des confusions lors de la manipulation de batteries de tests comprenant des dizaines d&rsquo;\u00e9preuves aux intitul\u00e9s abr\u00e9g\u00e9s. Enfin, la gestion des \u00ab Valeurs manquantes \u00bb (Missing Values) requiert une rigueur absolue : l&rsquo;analyste doit d\u00e9clarer explicitement les codes num\u00e9riques affect\u00e9s aux donn\u00e9es non recueillies (par exemple, <code>-99<\/code>, <code>999<\/code> ou <code>99<\/code>) afin qu&rsquo;ils ne soient pas incorpor\u00e9s par erreur en tant que scores r\u00e9els lors du calcul des \u00e9carts \u00e0 la moyenne.<\/p>\n<figure class=\"wpt-preserved-image\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/french.arabpsychology.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/covarianceSPSS1.png\" alt=\"\" \/><\/figure>\n<h3>3.2 V\u00e9rification des postulats statistiques pr\u00e9alables<\/h3>\n<p>L&rsquo;estimation exacte et l&rsquo;interpr\u00e9tation pertinente d&rsquo;une matrice de variance-covariance reposent sur plusieurs postulats distributionnels que le chercheur se doit d&rsquo;auditer avec minutie. Le premier postulat concerne la normalit\u00e9 univari\u00e9e et multivari\u00e9e des distributions observ\u00e9es. Bien que le calcul de la covariance d&rsquo;\u00e9chantillon soit techniquement faisable sur des donn\u00e9es asym\u00e9triques ou kurtotiques, la pr\u00e9sence de distorsions s\u00e9v\u00e8res compromet l&rsquo;efficacit\u00e9 des estimateurs sans biais et invalide les inf\u00e9rences fond\u00e9es sur la loi normale multidimensionnelle.<\/p>\n<p>Pour \u00e9valuer la normalit\u00e9 univari\u00e9e, les coefficients d&rsquo;asym\u00e9trie (skewness) et d&rsquo;aplatissement (kurtosis) doivent \u00eatre examin\u00e9s au moyen de la proc\u00e9dure <em>Analyse &gt; Statistiques descriptives &gt; Explorer<\/em>. Des valeurs standardis\u00e9es oscillant au-del\u00e0 de l&rsquo;intervalle <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"[-2, +2]\">$[-2, +2]$<\/span> signalent des \u00e9carts marqu\u00e9s \u00e0 la normalit\u00e9 n\u00e9cessitant une vigilance particuli\u00e8re.<\/p>\n<p>Le second postulat indispensable concerne la lin\u00e9arit\u00e9 des associations bivari\u00e9es. La covariance quantifie uniquement la composante lin\u00e9aire de la variabilit\u00e9 conjointe. Si la relation fonctionnelle unissant deux construits psychologiques s&rsquo;av\u00e8re non lin\u00e9aire (comme une courbe en U invers\u00e9 d\u00e9crivant la loi de Yerkes-Dodson reliant l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 \u00e0 la performance motrice), la covariance d&rsquo;\u00e9chantillon sous-estimera dramatiquement l&rsquo;intensit\u00e9 r\u00e9elle de l&rsquo;association statistique, pouvant m\u00eame afficher une valeur proche de z\u00e9ro en pr\u00e9sence d&rsquo;une interd\u00e9pendance parfaite mais curvilin\u00e9aire. L&rsquo;inspection pr\u00e9alable de diagrammes de dispersion matriciels (<em>Graphes &gt; G\u00e9n\u00e9rateur de graphiques<\/em> ou <em>Anciennes bo\u00eetes de dialogue &gt; Dispersion\/Points &gt; Matrice de dispersion<\/em>) offre un moyen visuel efficace pour s&rsquo;assurer de l&rsquo;ad\u00e9quation de l&rsquo;hypoth\u00e8se de lin\u00e9arit\u00e9 avant d&rsquo;ex\u00e9cuter les routines matricielles.<\/p>\n<p>Enfin, le d\u00e9pistage des valeurs aberrantes univari\u00e9es et multivari\u00e9es s&rsquo;av\u00e8re crucial. En raison de la pr\u00e9sence du terme quadratique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"(x_i - \\bar{x})(y_i - \\bar{y})\">$(x_i &#8211; \\bar{x})(y_i &#8211; \\bar{y})$<\/span> dans le num\u00e9rateur de la covariance, une seule observation aberrante situ\u00e9e aux extr\u00e9mit\u00e9s conjointes de l&rsquo;espace multivari\u00e9 peut distordre de mani\u00e8re disproportionn\u00e9e le signe et l&rsquo;amplitude de la covariance estim\u00e9e. Le recours \u00e0 la distance de Mahalanobis, calculable via la proc\u00e9dure de r\u00e9gression lin\u00e9aire, permet d&rsquo;identifier et d&rsquo;isoler les profils multivari\u00e9s atypiques dont l&rsquo;influence indue menace la stabilit\u00e9 de la matrice.<\/p>\n<h3>3.3 Gestion des donn\u00e9es manquantes en psychologie exp\u00e9rimentale<\/h3>\n<p>Les protocoles de recherche en sciences sociales sont fr\u00e9quemment confront\u00e9s au probl\u00e8me des observations incompl\u00e8tes, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;omissions involontaires de participants ou de d\u00e9fections en cours d&rsquo;\u00e9valuation longitudinale. Face \u00e0 des donn\u00e9es manquantes, le choix de la m\u00e9thode d&rsquo;exclusion au sein d&rsquo;IBM SPSS influe directement sur les propri\u00e9t\u00e9s structurelles de la matrice de covariance r\u00e9sultante. Les deux approches classiques int\u00e9gr\u00e9es dans les bo\u00eetes de dialogue sont la suppression par liste (<em>listwise<\/em>) et la suppression par paire (<em>pairwise<\/em>).<\/p>\n<p>L&rsquo;exclusion par liste (<em>listwise deletion<\/em>) restreint le calcul de l&rsquo;ensemble des variances et covariances au seul sous-\u00e9chantillon d&rsquo;individus pr\u00e9sentant des r\u00e9ponses compl\u00e8tes sur la totalit\u00e9 des variables int\u00e9gr\u00e9es dans l&rsquo;analyse. Cette m\u00e9thode garantit formellement que tous les \u00e9l\u00e9ments matriciels sont calcul\u00e9s sur une base d&rsquo;observation rigoureusement identique (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n\">$n$<\/span> constant), assurant ainsi que la matrice de covariance r\u00e9sultante est math\u00e9matiquement consistante et d\u00e9finie semi-positive. Toutefois, elle pr\u00e9sente l&rsquo;inconv\u00e9nient d&rsquo;une perte substantielle de puissance statistique si les omissions sont dispers\u00e9es \u00e0 travers de nombreux participants.<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;inverse, l&rsquo;exclusion par paire (<em>pairwise deletion<\/em>) calcule chaque variance et chaque covariance s\u00e9par\u00e9ment en exploitant toutes les observations disponibles pour la paire de variables concern\u00e9e. L&rsquo;effectif effectif <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n_{jk}\">$n_{jk}$<\/span> varie alors d&rsquo;une cellule \u00e0 l&rsquo;autre de la matrice. Si cette approche permet d&rsquo;optimiser le volume d&rsquo;informations exploit\u00e9es, elle introduit un danger m\u00e9thodologique majeur : la disparit\u00e9 des bases d&rsquo;\u00e9chantillonnage entre cellules peut briser la coh\u00e9rence math\u00e9matique interne de la matrice. Il en r\u00e9sulte fr\u00e9quemment des matrices dites \u00ab non d\u00e9finies positives \u00bb, caract\u00e9ris\u00e9es par des d\u00e9terminants n\u00e9gatifs ou nuls, qui provoquent l&rsquo;\u00e9chec imm\u00e9diat des proc\u00e9dures d&rsquo;analyse factorielle ou d&rsquo;\u00e9quations structurelles ult\u00e9rieures.<\/p>\n<p>Pour pr\u00e9venir ces \u00e9cueils, le recours aux techniques modernes d&rsquo;imputation multiple, disponibles via le module d\u00e9di\u00e9 <em>Analyse &gt; Imputation multiple<\/em> de SPSS, constitue la recommandation m\u00e9thodologique pr\u00e9f\u00e9rentielle. En g\u00e9n\u00e9rant plusieurs jeux de donn\u00e9es complets fond\u00e9s sur des mod\u00e8les d&rsquo;imputation stochastique, cette m\u00e9thode pr\u00e9serve l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 matricielle tout en mod\u00e9lisant fid\u00e8lement l&rsquo;incertitude li\u00e9e aux valeurs absentes.<\/p>\n<h2>4. Proc\u00e9dure standard sous SPSS : Analyse des corr\u00e9lations bivari\u00e9es<\/h2>\n<h3>4.1 Navigation au sein de l&rsquo;interface utilisateur de SPSS<\/h3>\n<p>L&rsquo;approche la plus accessible et directe pour g\u00e9n\u00e9rer une matrice de variance-covariance dans IBM SPSS Statistics repose sur le d\u00e9tournement ma\u00eetris\u00e9 de la proc\u00e9dure conventionnelle d&rsquo;analyse des corr\u00e9lations. En d\u00e9pit de son appellation orient\u00e9e vers les coefficients sans dimension, ce module dissimule sous ses param\u00e8tres avanc\u00e9s un algorithme complet de calcul des produits crois\u00e9s et des covariances brutes non standardis\u00e9es.<\/p>\n<p>L&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 cette fonctionnalit\u00e9 s&rsquo;effectue via le ruban sup\u00e9rieur de l&rsquo;application en suivant le cheminement hi\u00e9rarchique suivant : <em>Analyse &gt; Corr\u00e9lation &gt; Bivari\u00e9e&#8230;<\/em> (dans la version anglaise : <em>Analyze &gt; Correlate &gt; Bivariate&#8230;<\/em>). L&rsquo;activation de cette commande ouvre la bo\u00eete de dialogue principale d\u00e9di\u00e9e aux corr\u00e9lations bivari\u00e9es.<\/p>\n<p>Au sein de cette interface, le panneau de gauche liste l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 des variables d\u00e9clar\u00e9es dans le fichier actif. L&rsquo;utilisateur doit identifier et s\u00e9lectionner les variables quantitatives continues qu&rsquo;il d\u00e9sire inclure dans l&rsquo;analyse matricielle, puis les transf\u00e9rer vers le panneau de droite intitul\u00e9 \u00ab Variables \u00bb au moyen du bouton de transfert central fl\u00e9ch\u00e9. Par d\u00e9faut, SPSS coche la case correspondant au coefficient de \u00ab Pearson \u00bb dans la section relative aux coefficients de corr\u00e9lation, ainsi que le test de significativit\u00e9 \u00ab Bilat\u00e9ral \u00bb (Two-tailed). Pour extraire les covariances, l&rsquo;utilisateur ne doit pas valider imm\u00e9diatement la bo\u00eete de dialogue, mais se diriger vers les options de param\u00e9trage secondaire.<\/p>\n<figure class=\"wpt-preserved-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/french.arabpsychology.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/covarianceSPSS2.png\" alt=\"\" \/><\/figure>\n<h3>4.2 Configuration des options pour l&rsquo;extraction de la covariance<\/h3>\n<p>L&rsquo;\u00e9tape charni\u00e8re permettant d&rsquo;ordonner \u00e0 SPSS d&rsquo;afficher la matrice de covariance r\u00e9side dans l&rsquo;activation du bouton \u00ab Options&#8230; \u00bb, positionn\u00e9 sur le flanc droit de la bo\u00eete de dialogue principale. Un clic sur ce bouton provoque l&rsquo;ouverture d&rsquo;une fen\u00eatre de configuration subsidiaire intitul\u00e9e \u00ab Corr\u00e9lations bivari\u00e9es : Options \u00bb.<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;int\u00e9rieur de cette sous-fen\u00eatre, la section sup\u00e9rieure nomm\u00e9e \u00ab Statistiques \u00bb propose plusieurs cases \u00e0 cocher. L&rsquo;analyste doit imp\u00e9rativement activer la seconde case, libell\u00e9e \u00ab \u00c9carts et covariances des produits crois\u00e9s \u00bb (dans l&rsquo;\u00e9dition anglaise du logiciel : <em>Cross-product deviations and covariances<\/em>). Cette option donne l&rsquo;instruction au moteur de calcul statistique d&rsquo;extraire la somme des produits crois\u00e9s des \u00e9carts \u00e0 la moyenne ainsi que les covariances sans biais associ\u00e9es pour chaque cellule bivari\u00e9e.<\/p>\n<p>Dans la section inf\u00e9rieure de cette m\u00eame fen\u00eatre, intitul\u00e9e \u00ab Valeurs manquantes \u00bb, l&rsquo;utilisateur doit arbitrer scrupuleusement entre les deux modes de traitement d\u00e9crits pr\u00e9c\u00e9demment : \u00ab Exclure les observations par liste \u00bb (<em>Exclude cases listwise<\/em>) ou \u00ab Exclure les observations par analyse \u00bb (<em>Exclude cases pairwise<\/em>). Comme stipul\u00e9 ant\u00e9rieurement, afin de garantir la coh\u00e9rence math\u00e9matique de la matrice globale et d&rsquo;assurer sa stricte d\u00e9finition positive, il est vivement recommand\u00e9 de cocher l&rsquo;option par liste, particuli\u00e8rement si la matrice est destin\u00e9e \u00e0 alimenter ult\u00e9rieurement des calculs d&rsquo;analyse multivari\u00e9e.<\/p>\n<p>Une fois ces param\u00e8tres m\u00e9thodologiques rigoureusement assign\u00e9s, l&rsquo;utilisateur valide la configuration en cliquant sur le bouton \u00ab Poursuivre \u00bb (Continue). \u00c0 ce stade, plut\u00f4t que de presser le bouton \u00ab OK \u00bb pour une ex\u00e9cution imm\u00e9diate, il est m\u00e9thodologiquement recommand\u00e9 d&rsquo;appuyer sur le bouton \u00ab Coller \u00bb (Paste) afin de g\u00e9n\u00e9rer la trace \u00e9crite de l&rsquo;op\u00e9ration au sein d&rsquo;une fen\u00eatre de syntaxe SPSS.<\/p>\n<h3>4.3 Automatisation via la syntaxe de commande SPSS (Command Syntax)<\/h3>\n<p>L&rsquo;utilisation de la syntaxe de commande SPSS repr\u00e9sente le standard m\u00e9thodologique d&rsquo;excellence en recherche quantitative, assurant la transparence int\u00e9grale, l&rsquo;auditabilit\u00e9 et la reproductibilit\u00e9 computationnelle parfaite des traitements appliqu\u00e9s aux donn\u00e9es. La proc\u00e9dure de corr\u00e9lation bivari\u00e9e configur\u00e9e pour l&rsquo;extraction de covariance se formalise au travers de l&rsquo;instruction canonique suivante :<\/p>\n<p><strong>CORRELATIONS<\/strong><br \/>\n\/VARIABLES=Item1 Item2 Item3 Item4<br \/>\n\/PRINT=TWOTAIL NOSIG<br \/>\n\/STATISTICS=XPROD<br \/>\n\/MISSING=LISTWISE.<\/p>\n<p>L&rsquo;examen minutieux des sous-ordres qui composent cette syntaxe \u00e9claire le fonctionnement du moteur statistique d&rsquo;IBM SPSS :<\/p>\n<ul>\n<li>Le mot-cl\u00e9 <strong>\/VARIABLES<\/strong> sp\u00e9cifie nominativement la liste ordonn\u00e9e des variables quantitatives entrant dans le calcul de la matrice. Les variables doivent \u00eatre s\u00e9par\u00e9es par un espace ou indiqu\u00e9es par la notation abr\u00e9g\u00e9e <code>Item1 TO Item4<\/code> lorsque les colonnes sont cons\u00e9cutives dans le fichier.<\/li>\n<li>Le sous-ordre <strong>\/STATISTICS=XPROD<\/strong> constitue l&rsquo;instruction ma\u00eetresse : c&rsquo;est cette d\u00e9claration explicite qui ordonne l&rsquo;impression des \u00e9carts des produits crois\u00e9s et des covariances bivari\u00e9es. Sans ce sous-ordre, SPSS restreint sa sortie aux stricts coefficients de Pearson.<\/li>\n<li>Le param\u00e8tre <strong>\/MISSING=LISTWISE<\/strong> verrouille le filtrage des donn\u00e9es incompl\u00e8tes en appliquant une \u00e9limination globale par liste, \u00e9cartant tout risque d&rsquo;incoh\u00e9rence inter-cellules induit par une exclusion par paire. Si l&rsquo;analyste d\u00e9sirait express\u00e9ment un traitement par paire, il substituerait cette commande par <code>\/MISSING=PAIRWISE<\/code>.<\/li>\n<li>L&rsquo;argument optionnel <code>NOSIG<\/code> adjoint \u00e0 la ligne <code>\/PRINT<\/code> permet d&rsquo;all\u00e9ger la table de sortie en occultant les niveaux de significativit\u00e9 statistique (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p\">$p$<\/span>-values) associ\u00e9s aux corr\u00e9lations, \u00e9vitant ainsi de surcharger visuellement la matrice de r\u00e9sultats.<\/li>\n<\/ul>\n<p>L&rsquo;ex\u00e9cution de cette syntaxe s&rsquo;op\u00e8re en s\u00e9lectionnant le bloc de texte au sein de l&rsquo;\u00e9diteur de syntaxe et en cliquant sur l&rsquo;ic\u00f4ne de fl\u00e8che verte (\u00ab Ex\u00e9cuter la s\u00e9lection \u00bb) ou via le raccourci clavier standard <code>Ctrl+R<\/code> (sur Windows) ou <code>Cmd+R<\/code> (sur macOS).<\/p>\n<h2>5. M\u00e9thodes alternatives pour extraire la matrice de covariance dans SPSS<\/h2>\n<h3>5.1 Extraction par la proc\u00e9dure de r\u00e9duction des dimensions (Analyse factorielle)<\/h3>\n<p>Au-del\u00e0 du module standard des corr\u00e9lations, IBM SPSS Statistics offre une voie alternative particuli\u00e8rement \u00e9l\u00e9gante pour g\u00e9n\u00e9rer et manipuler des matrices de covariance au travers de son module de r\u00e9duction dimensionnelle. Cette m\u00e9thode s&rsquo;av\u00e8re particuli\u00e8rement f\u00e9conde lorsqu&rsquo;un chercheur souhaite comparer de mani\u00e8re synoptique les propri\u00e9t\u00e9s statistiques de la matrice de corr\u00e9lation et celles de la matrice de covariance sur un m\u00eame corpus de variables psychom\u00e9triques.<\/p>\n<p>Le protocole de navigation pour acc\u00e9der \u00e0 cette interface s&rsquo;\u00e9tablit via <em>Analyse &gt; R\u00e9duction des dimensions &gt; Analyse factorielle&#8230;<\/em> (<em>Analyze &gt; Dimension Reduction &gt; Factor&#8230;<\/em>). Apr\u00e8s avoir transf\u00e9r\u00e9 les variables quantitatives continues d&rsquo;int\u00e9r\u00eat dans le volet \u00ab Variables \u00bb, l&rsquo;utilisateur clique sur le bouton \u00ab Descriptifs&#8230; \u00bb (Descriptives). Au sein de la bo\u00eete de dialogue secondaire qui s&rsquo;affiche, dans la section intitul\u00e9e \u00ab Matrice de corr\u00e9lation \u00bb, il convient de cocher l&rsquo;option \u00ab Coefficients \u00bb ainsi que l&rsquo;option \u00ab Significativit\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p>Toutefois, la sp\u00e9cification d\u00e9terminante se situe au niveau du bouton \u00ab Extraction&#8230; \u00bb. Dans la sous-fen\u00eatre d&rsquo;extraction, l&rsquo;interface propose une option intitul\u00e9e \u00ab Analyser \u00bb comprenant deux boutons radio distincts : \u00ab Matrice de corr\u00e9lation \u00bb et \u00ab Matrice de covariance \u00bb. En s\u00e9lectionnant express\u00e9ment le bouton radio \u00ab Matrice de covariance \u00bb, le chercheur force l&rsquo;ensemble de l&rsquo;algorithme d&rsquo;extraction (qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de l&rsquo;analyse en composantes principales ou du maximum de vraisemblance) \u00e0 op\u00e9rer directement sur les donn\u00e9es non standardis\u00e9es. Bien que l&rsquo;objectif premier soit la r\u00e9duction factorielle, le tableau interm\u00e9diaire g\u00e9n\u00e9r\u00e9 dans la visionneuse de r\u00e9sultats pr\u00e9sente la matrice de covariance initiale compl\u00e8te utilis\u00e9e pour amorcer les factorisations, fournissant ainsi une table de r\u00e9f\u00e9rence rigoureusement format\u00e9e.<\/p>\n<figure class=\"wpt-preserved-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/french.arabpsychology.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/covarianceSPSS3.png\" alt=\"\" \/><\/figure>\n<h3>5.2 Utilisation de la syntaxe matricielle SPSS (MATRIX \/ END MATRIX)<\/h3>\n<p>Pour les m\u00e9thodologistes et analystes de donn\u00e9es avanc\u00e9s requ\u00e9rant un contr\u00f4le absolu sur les op\u00e9rations alg\u00e9briques, IBM SPSS Statistics int\u00e8gre un sous-syst\u00e8me de calcul matriciel programmable complet d\u00e9nomm\u00e9 processeur <code>MATRIX<\/code>. Ce langage matriciel permet d&rsquo;ex\u00e9cuter des calculs en alg\u00e8bre lin\u00e9aire directement sur les matrices de donn\u00e9es, s&rsquo;affranchissant totalement des contraintes des bo\u00eetes de dialogue classiques et des tableaux pr\u00e9format\u00e9s de la visionneuse.<\/p>\n<p>L&rsquo;extraction d&rsquo;une matrice de variance-covariance via cet environnement programmable s&rsquo;effectue en ouvrant un document de syntaxe vierge et en saisissant un bloc d&rsquo;instructions encadr\u00e9 par les commandes ma\u00eetresses <code>MATRIX<\/code> et <code>END MATRIX<\/code> :<\/p>\n<p><strong>MATRIX.<\/strong><br \/>\nGET X \/VARIABLES=Item1 Item2 Item3 Item4 \/MISSING=OMIT.<br \/>\nCOMPUTE N = NROW(X).<br \/>\nCOMPUTE ONE = MAKE(N, 1, 1).<br \/>\nCOMPUTE XC = X &#8211; (ONE * CSUM(X)) \/ N.<br \/>\nCOMPUTE COV = (T(XC) * XC) \/ (N &#8211; 1).<br \/>\nPRINT COV \/TITLE=\u00a0\u00bbMatrice de Variance-Covariance d&rsquo;Echantillon Sans Biais\u00a0\u00bb.<br \/>\n<strong>END MATRIX.<\/strong><\/p>\n<p>Dans ce programme, la fonction <code>GET<\/code> lit les donn\u00e9es brutes des variables sp\u00e9cifi\u00e9es et les charge sous forme d&rsquo;une matrice math\u00e9matique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\mathbf{X}\">$\\mathbf{X}$<\/span> en omettant les observations incompl\u00e8tes. La routine calcule l&rsquo;effectif effectif <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n\">$n$<\/span> via <code>NROW(X)<\/code>, puis g\u00e9n\u00e8re une matrice centr\u00e9e <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\mathbf{X}_c\">$\\mathbf{X}_c$<\/span> (not\u00e9e <code>XC<\/code>) en soustrayant de chaque score brut la moyenne de sa colonne respective. L&rsquo;op\u00e9ration matricielle <code>(T(XC) * XC) \/ (N - 1)<\/code> calcule le produit de la matrice transpos\u00e9e <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\mathbf{X}_c&#039;\">$\\mathbf{X}_c&rsquo;$<\/span> par <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\mathbf{X}_c\">$\\mathbf{X}_c$<\/span>, divis\u00e9 par <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n - 1\">$n &#8211; 1$<\/span>. L&rsquo;instruction <code>PRINT COV<\/code> affiche imm\u00e9diatement dans la console de sortie la matrice carr\u00e9e r\u00e9sultante avec une pr\u00e9cision d\u00e9cimale maximale, exempte de tout artifice de mise en page encombrant.<\/p>\n<h3>5.3 G\u00e9n\u00e9ration via la r\u00e9gression lin\u00e9aire multiple<\/h3>\n<p>Une confusion conceptuelle r\u00e9currente en analyse multivari\u00e9e doit \u00eatre imp\u00e9rativement lev\u00e9e concernant l&rsquo;extraction de matrices de covariance par le truchement de la mod\u00e9lisation de r\u00e9gression lin\u00e9aire. Lorsque l&rsquo;analyste explore le menu <em>Analyse &gt; R\u00e9gression &gt; Lin\u00e9aire&#8230;<\/em>, la bo\u00eete de dialogue secondaire \u00ab Statistiques&#8230; \u00bb pr\u00e9sente une case \u00e0 cocher intitul\u00e9e \u00ab Matrice de covariance \u00bb (Covariance matrix).<\/p>\n<p>Il est capital de comprendre que cette option ne g\u00e9n\u00e8re pas la matrice de covariance des variables observ\u00e9es (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"X\">$X$<\/span> et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"Y\">$Y$<\/span>), mais produit la matrice de variance-covariance asymptotique des coefficients de r\u00e9gression estim\u00e9s (les coefficients <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\hat{\\beta}_j\">$\\hat{\\beta}_j$<\/span>). Dans cette matrice de dimension <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"(k + 1) \\times (k + 1)\">$(k + 1) \\times (k + 1)$<\/span> (o\u00f9 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k\">$k$<\/span> est le nombre de r\u00e9gresseurs plus la constante), la diagonale principale contient les variances d&rsquo;\u00e9chantillonnage de chaque coefficient de r\u00e9gression, c&rsquo;est-\u00e0-dire les carr\u00e9s de leurs erreurs types respectives (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\text{SE}_{\\hat{\\beta}}^2\">$\\text{SE}_{\\hat{\\beta}}^2$<\/span>). Les \u00e9l\u00e9ments hors-diagonale quantifient les covariances d&rsquo;\u00e9chantillonnage entre les estimateurs, traduisant le degr\u00e9 auquel la sur\u00e9valuation stochastique d&rsquo;un param\u00e8tre <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\beta_j\">$\\beta_j$<\/span> s&rsquo;associe \u00e0 la sous-\u00e9valuation ou sur\u00e9valuation d&rsquo;un autre coefficient <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\beta_m\">$\\beta_m$<\/span>.<\/p>\n<p>Bien que cette matrice soit hautement pr\u00e9cieuse pour diagnostiquer la multicolin\u00e9arit\u00e9 s\u00e9v\u00e8re ou pour conduire des tests de Wald sur des restrictions lin\u00e9aires complexes, elle ne saurait en aucun cas \u00eatre substitu\u00e9e \u00e0 la matrice de covariance des donn\u00e9es psychom\u00e9triques brutes. Les chercheurs doivent donc veiller \u00e0 ne pas confondre la dispersion des donn\u00e9es empiriques et la dispersion d&rsquo;\u00e9chantillonnage des param\u00e8tres de r\u00e9gression.<\/p>\n<h2>6. Anatomie et d\u00e9composition du tableau de sortie SPSS<\/h2>\n<h3>6.1 Comprendre les sections du tableau &lsquo;Corr\u00e9lations&rsquo;<\/h3>\n<p>L&rsquo;ex\u00e9cution de la proc\u00e9dure bivari\u00e9e configur\u00e9e avec le sous-ordre <code>\/STATISTICS=XPROD<\/code> produit dans la visionneuse de r\u00e9sultats d&rsquo;IBM SPSS Statistics un tableau unique intitul\u00e9 \u00ab Corr\u00e9lations \u00bb (Correlations). Malgr\u00e9 son intitul\u00e9 standard, ce tableau multidimensionnel condense une quantit\u00e9 substantielle d&rsquo;informations statistiques au sein de chaque intersection de ligne et de colonne. Pour chaque paire de variables analys\u00e9e, SPSS segmente la cellule en plusieurs strates distinctes empil\u00e9es verticalement.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re strate renseigne le classique coefficient de \u00ab Corr\u00e9lation de Pearson \u00bb (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r\">$r$<\/span>), qui mesure la d\u00e9pendance lin\u00e9aire standardis\u00e9e born\u00e9e entre -1 et +1. Juste en dessous figure la ligne \u00ab Sig. (bilat\u00e9rale) \u00bb, qui indique la probabilit\u00e9 asymptotique critique (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p\">$p$<\/span>-value) associ\u00e9e au test de nullit\u00e9 de la corr\u00e9lation dans la population parentale. Lorsque les options de produits crois\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 sollicit\u00e9es, deux lignes fondamentales s&rsquo;intercalent au sein de cette d\u00e9composition :<\/p>\n<ul>\n<li>La ligne \u00ab Somme des carr\u00e9s et des produits crois\u00e9s \u00bb (<em>Sum of Squares and Cross-products<\/em>) : pour les intersections diagonales (une variable confront\u00e9e \u00e0 elle-m\u00eame), cette valeur indique la somme des carr\u00e9s des \u00e9carts \u00e0 la moyenne (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\text{SCE} = \\sum (x_i - \\bar{x})^2\">$\\text{SCE} = \\sum (x_i &#8211; \\bar{x})^2$<\/span>). Pour les intersections hors-diagonale, elle fournit la somme des produits crois\u00e9s des \u00e9carts conjointes (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\text{SPCE} = \\sum (x_i - \\bar{x})(y_i - \\bar{y})\">$\\text{SPCE} = \\sum (x_i &#8211; \\bar{x})(y_i &#8211; \\bar{y})$<\/span>).<\/li>\n<li>La ligne \u00ab Covariance \u00bb : cette valeur statistique correspond pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 l&rsquo;estimation sans biais de la dispersion conjointe non standardis\u00e9e, r\u00e9sultat direct de la division de la ligne pr\u00e9c\u00e9dente par ses degr\u00e9s de libert\u00e9 (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n - 1\">$n &#8211; 1$<\/span>).<\/li>\n<li>La ligne finale \u00ab N \u00bb : elle r\u00e9capitule l&rsquo;effectif exact de l&rsquo;\u00e9chantillon d&rsquo;individus ayant contribu\u00e9 au calcul statistique sp\u00e9cifique de la cellule consid\u00e9r\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<figure class=\"wpt-preserved-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/french.arabpsychology.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/covarianceSPSS4.png\" alt=\"\" \/><\/figure>\n<h3>6.2 V\u00e9rification manuelle des calculs fournis par SPSS<\/h3>\n<p>Afin de valider rigoureusement les calculs op\u00e9r\u00e9s par la routine computationnelle de SPSS et d&rsquo;en ma\u00eetriser l&rsquo;architecture num\u00e9rique, il est formateur de proc\u00e9der \u00e0 la v\u00e9rification arithm\u00e9tique manuelle des \u00e9l\u00e9ments imprim\u00e9s dans la table de sortie. Consid\u00e9rons, \u00e0 titre d&rsquo;illustration m\u00e9thodologique, une cellule de corr\u00e9lation bivari\u00e9e liant un test de m\u00e9moire de travail (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"X\">$X$<\/span>) et un test de raisonnement fluide (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"Y\">$Y$<\/span>), administr\u00e9s \u00e0 une cohorte de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n = 150\">$n = 150$<\/span> participants sans aucune donn\u00e9e manquante.<\/p>\n<p>Dans la sortie SPSS relative \u00e0 cette cellule bivari\u00e9e sp\u00e9cifique, le logiciel imprime \u00e0 la ligne \u00ab Somme des carr\u00e9s et des produits crois\u00e9s \u00bb une valeur num\u00e9rique de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"1432{,}850\">$1432{,}850$<\/span>, accompagn\u00e9e d&rsquo;un effectif <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"N = 150\">$N = 150$<\/span>. Conform\u00e9ment aux principes de l&rsquo;estimation d&rsquo;\u00e9chantillon sans biais, les degr\u00e9s de libert\u00e9 associ\u00e9s \u00e0 cette estimation bivari\u00e9e sont d\u00e9finis par <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"df = n - 1 = 150 - 1 = 149\">$df = n &#8211; 1 = 150 &#8211; 1 = 149$<\/span>. Pour d\u00e9river manuellement la covariance empirique, il suffit d&rsquo;effectuer la division du produit crois\u00e9 par les degr\u00e9s de libert\u00e9 r\u00e9siduels :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"\\text{Cov}(X, Y) = \\frac{1432{,}850}{149} \\approx 9{,}61644\">$$\\text{Cov}(X, Y) = \\frac{1432{,}850}{149} \\approx 9{,}61644$$<\/span><\/p>\n<p>En inspectant la ligne imm\u00e9diatement inf\u00e9rieure intitul\u00e9e \u00ab Covariance \u00bb dans la cellule de l&rsquo;output SPSS, on constate que le logiciel affiche pr\u00e9cis\u00e9ment la valeur arrondie de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"9{,}616\">$9{,}616$<\/span>. De m\u00eame, si l&rsquo;on examine la cellule situ\u00e9e sur la diagonale principale pour la seule variable <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"X\">$X$<\/span>, affichant une somme des carr\u00e9s de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"2150{,}400\">$2150{,}400$<\/span>, le rapport <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"2150{,}400 \/ 149\">$2150{,}400 \/ 149$<\/span> g\u00e9n\u00e8re une covariance d&rsquo;une variable avec elle-m\u00eame \u00e9gale \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"14{,}432\">$14{,}432$<\/span>, ce qui correspond math\u00e9matiquement \u00e0 la variance d&rsquo;\u00e9chantillon <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"s_x^2\">$s_x^2$<\/span>.<\/p>\n<p>Les l\u00e9g\u00e8res divergences perceptibles entre un recalcul manuel externe et l&rsquo;output final r\u00e9sultent exclusivement des troncatures d&rsquo;affichage \u00e0 trois d\u00e9cimales configur\u00e9es par d\u00e9faut dans le tableau pivot de SPSS. Le moteur interne r\u00e9alise quant \u00e0 lui ses calculs en double pr\u00e9cision (norme IEEE 754 \u00e0 64 bits), garantissant une rigueur arithm\u00e9tique totale.<\/p>\n<h3>6.3 Reconnaissance de la sym\u00e9trie matricielle dans l&rsquo;output<\/h3>\n<p>L&rsquo;observation attentive du tableau global des corr\u00e9lations met en exergue la sym\u00e9trie axiale inh\u00e9rente \u00e0 la structure math\u00e9matique de la covariance. Le tableau g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par SPSS prend la forme d&rsquo;une matrice carr\u00e9e o\u00f9 chaque variable appara\u00eet simultan\u00e9ment en t\u00eate de colonne et en en-t\u00eate de ligne. Si l&rsquo;analyste trace mentalement une ligne oblique reliant le coin sup\u00e9rieur gauche au coin inf\u00e9rieur droit \u2014 mat\u00e9rialisant la diagonale principale des variances univari\u00e9es \u2014, il observe une identit\u00e9 parfaite entre les cellules sym\u00e9triques.<\/p>\n<p>Ainsi, la cellule croisant la variable 1 en ligne avec la variable 2 en colonne pr\u00e9sente des valeurs de produits crois\u00e9s, de covariance, de corr\u00e9lation et de significativit\u00e9 rigoureusement identiques \u00e0 la cellule croisant la variable 2 en ligne avec la variable 1 en colonne. Cette redondance est une cons\u00e9quence directe de la commutativit\u00e9 du produit scalaire des vecteurs centr\u00e9s :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"\\text{Cov}(X_j, X_k) = \\text{Cov}(X_k, X_j)\">$$\\text{Cov}(X_j, X_k) = \\text{Cov}(X_k, X_j)$$<\/span><\/p>\n<p>Pour la r\u00e9daction des rapports de recherche scientifique, cette dualit\u00e9 sym\u00e9trique rend superflue la publication int\u00e9grale des deux triangles matriciels. La convention m\u00e9thodologique pr\u00e9conise quasi-syst\u00e9matiquement de ne retranscrire que le triangle inf\u00e9rieur de la matrice (c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;ensemble des \u00e9l\u00e9ments situ\u00e9s strictement sous la diagonale principale), all\u00e9geant substantiellement la charge cognitive de lecture tout en pr\u00e9servant l&rsquo;exhaustivit\u00e9 des informations statistiques collect\u00e9es.<\/p>\n<h2>7. Interpr\u00e9tation statistique et psychom\u00e9trique des covariances<\/h2>\n<h3>7.1 Interpr\u00e9tation du signe et du sens de la relation<\/h3>\n<p>L&rsquo;analyse substantielle d&rsquo;une matrice de variance-covariance d\u00e9bute invariablement par l&rsquo;examen minutieux de la polarit\u00e9 alg\u00e9brique des coefficients non diagonaux. Le signe de la covariance informe directement sur la trajectoire synchronis\u00e9e des variations interindividuelles au sein de la population \u00e9chantillonn\u00e9e. Une covariance positive entre deux dimensions psychologiques r\u00e9v\u00e8le une congruence d\u00e9veloppementale ou fonctionnelle : les participants manifestant un niveau sup\u00e9rieur sur le premier attribut tendent de mani\u00e8re consistante \u00e0 ext\u00e9rioriser des scores \u00e9lev\u00e9s sur le second construit.<\/p>\n<p>Dans le domaine de la neuropsychologie, une covariance positive syst\u00e9matique entre des scores obtenus \u00e0 des tests de flexibilit\u00e9 cognitive, de fluence verbale et d&rsquo;inhibition comportementale illustre l&rsquo;action d&rsquo;un facteur g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;efficacit\u00e9 ex\u00e9cutive. \u00c0 l&rsquo;inverse, l&rsquo;\u00e9mergence d&rsquo;une covariance n\u00e9gative traduit une opposition fonctionnelle ou un compromis comportemental (<em>trade-off<\/em>). Par exemple, dans une \u00e9preuve d&rsquo;attention soutenue chronom\u00e9tr\u00e9e, une covariance n\u00e9gative prononc\u00e9e entre la rapidit\u00e9 moyenne d&rsquo;ex\u00e9cution motrice et le taux global d&rsquo;erreurs commises mat\u00e9rialise le classique compromis vitesse-pr\u00e9cision.<\/p>\n<p>Lorsque la covariance bivari\u00e9e oscille dans des valeurs infinit\u00e9simales proches de z\u00e9ro, elle traduit une orthogonalit\u00e9 statistique, signifiant que la connaissance des d\u00e9viations individuelles sur le premier domaine n&rsquo;offre aucun pouvoir pr\u00e9dictif lin\u00e9aire sur le comportement manifest\u00e9 lors du second test. Cependant, l&rsquo;analyste clinique doit demeurer particuli\u00e8rement prudent : une covariance nulle signale l&rsquo;absence de relation lin\u00e9aire, mais ne permet pas de conclure \u00e0 l&rsquo;ind\u00e9pendance stochastique totale si des relations complexes d&rsquo;ordre sup\u00e9rieur ou non lin\u00e9aires existent entre les variables.<\/p>\n<h3>7.2 D\u00e9pendance d&rsquo;\u00e9chelle et d\u00e9fi de l&rsquo;ampleur absolue<\/h3>\n<p>L&rsquo;un des d\u00e9fis majeurs pos\u00e9s par l&rsquo;interpr\u00e9tation directe des valeurs d&rsquo;une matrice de covariance d\u00e9coule de leur d\u00e9pendance m\u00e9trique absolue \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des \u00e9chelles de cotation adopt\u00e9es par les concepteurs des tests psychom\u00e9triques. Contrairement aux coefficients de corr\u00e9lation ou aux indices d&rsquo;ampleur d&rsquo;effet standardis\u00e9s (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/D_de_Cohen\">d de Cohen<\/a>), l&rsquo;amplitude num\u00e9rique brute d&rsquo;une covariance ne v\u00e9hicule en elle-m\u00eame aucune indication universelle sur la force de la relation.<\/p>\n<p>\u00c0 titre d&rsquo;exemple, supposons une covariance bivari\u00e9e estim\u00e9e \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"150{,}2\">$150{,}2$<\/span> entre une \u00e9chelle de d\u00e9pression et une \u00e9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9. \u00c0 premi\u00e8re vue, ce chiffre d&rsquo;apparence volumineuse pourrait sugg\u00e9rer une association d&rsquo;une vigueur exceptionnelle. Toutefois, si l&rsquo;\u00e9chelle de d\u00e9pression est cot\u00e9e sur un intervalle de score allant de 0 \u00e0 500 (avec un \u00e9cart-type empirique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"s_x = 45\">$s_x = 45$<\/span>) et que l&rsquo;inventaire d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 s&rsquo;\u00e9tend de 0 \u00e0 300 (avec un \u00e9cart-type <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"s_y = 35\">$s_y = 35$<\/span>), cette covariance brute de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"150{,}2\">$150{,}2$<\/span> correspond en r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 un coefficient de corr\u00e9lation lin\u00e9aire standardis\u00e9 modeste :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"r = \\frac{150{,}2}{45 \\times 35} = \\frac{150{,}2}{1575} \\approx 0{,}095\">$$r = \\frac{150{,}2}{45 \\times 35} = \\frac{150{,}2}{1575} \\approx 0{,}095$$<\/span><\/p>\n<p>Cette association lin\u00e9aire est statistiquement n\u00e9gligeable en d\u00e9pit d&rsquo;une covariance brute chiffr\u00e9e \u00e0 plus de cent unit\u00e9s.<\/p>\n<p>Inversement, deux micro-indices de performance cognitive mesur\u00e9s sur des \u00e9chelles de Likert tr\u00e8s resserr\u00e9es allant de 1 \u00e0 5 points (avec des \u00e9carts-types de l&rsquo;ordre de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"0{,}60\">$0{,}60$<\/span>) peuvent afficher une covariance brute d&rsquo;apparence d\u00e9risoire de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"0{,}30\">$0{,}30$<\/span>. Or, cette modeste valeur dissimule une interd\u00e9pendance lin\u00e9aire substantielle :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"r = \\frac{0{,}30}{0{,}60 \\times 0{,}60} = \\frac{0{,}30}{0{,}36} \\approx 0{,}833\">$$r = \\frac{0{,}30}{0{,}60 \\times 0{,}60} = \\frac{0{,}30}{0{,}36} \\approx 0{,}833$$<\/span><\/p>\n<p>Ce r\u00e9sultat illustre un lien bivari\u00e9 extr\u00eamement fort. Il est donc formellement prohib\u00e9 d&rsquo;\u00e9valuer la robustesse ou l&rsquo;importance clinique d&rsquo;une relation \u00e0 la seule lecture nominale de la magnitude de sa covariance brute sans la contextualiser imm\u00e9diatement \u00e0 l&rsquo;aune des variances marginales des instruments consid\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n<h3>7.3 Passage analytique de la covariance \u00e0 la corr\u00e9lation<\/h3>\n<p>Pour surmonter l&rsquo;opacit\u00e9 m\u00e9trique des covariances brutes lors des \u00e9tapes d&rsquo;exploration descriptive des donn\u00e9es, le chercheur doit ma\u00eetriser la conversion analytique bidirectionnelle unissant la matrice de covariance \u00e0 la matrice de corr\u00e9lation. La d\u00e9rivation du coefficient de corr\u00e9lation lin\u00e9aire de Pearson \u00e0 partir des donn\u00e9es brutes de dispersion s&rsquo;op\u00e8re par l&rsquo;application formelle de l&rsquo;\u00e9quation standardis\u00e9e :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"r_{xy} = \\frac{\\text{Cov}(X, Y)}{\\sqrt{s_x^2} \\cdot \\sqrt{s_y^2}} = \\frac{s_{xy}}{s_x s_y}\">$$r_{xy} = \\frac{\\text{Cov}(X, Y)}{\\sqrt{s_x^2} \\cdot \\sqrt{s_y^2}} = \\frac{s_{xy}}{s_x s_y}$$<\/span><\/p>\n<p>Cette conversion se r\u00e9alise directement \u00e0 partir des informations extraites du tableau multidimensionnel g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par SPSS. Il suffit d&rsquo;extraire la valeur de la covariance bivari\u00e9e positionn\u00e9e \u00e0 l&rsquo;intersection des deux variables, puis de la diviser par la racine carr\u00e9e du produit des deux variances respectives situ\u00e9es sur la diagonale principale du m\u00eame tableau. Sur le plan matriciel, cette transformation s&rsquo;exprime sous une forme synth\u00e9tique \u00e9l\u00e9gante :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"\\mathbf{R} = \\mathbf{D}^{-1\/2} \\mathbf{S} \\mathbf{D}^{-1\/2}\">$$\\mathbf{R} = \\mathbf{D}^{-1\/2} \\mathbf{S} \\mathbf{D}^{-1\/2}$$<\/span><\/p>\n<p>Dans cette formulation, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\mathbf{S}\">$\\mathbf{S}$<\/span> symbolise la matrice de variance-covariance d&rsquo;\u00e9chantillon, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\mathbf{D} = \\text{diag}(\\mathbf{S})\">$\\mathbf{D} = \\text{diag}(\\mathbf{S})$<\/span> repr\u00e9sente une matrice diagonale contenant exclusivement les variances univari\u00e9es (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"s_j^2\">$s_j^2$<\/span>) sur sa diagonale principale (tous ses autres \u00e9l\u00e9ments \u00e9tant nuls), et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\mathbf{D}^{-1\/2}\">$\\mathbf{D}^{-1\/2}$<\/span> d\u00e9signe la matrice diagonale inverse des \u00e9carts-types (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"1\/s_j\">$1\/s_j$<\/span>). Le produit matriciel r\u00e9sultant <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\mathbf{R}\">$\\mathbf{R}$<\/span> constitue la matrice de corr\u00e9lation standardis\u00e9e exempte d&rsquo;unit\u00e9s m\u00e9triques.<\/p>\n<h2>8. Diagnostic des anomalies et gestion des erreurs fr\u00e9quentes<\/h2>\n<h3>8.1 Le probl\u00e8me des matrices non d\u00e9finies positives<\/h3>\n<p>L&rsquo;une des anomalies statistiques les plus critiques rencontr\u00e9es lors du traitement des matrices de covariance dans IBM SPSS ou lors de leur exportation vers des logiciels de mod\u00e9lisation structurale r\u00e9side dans l&rsquo;apparition d&rsquo;une matrice \u00ab non d\u00e9finie positive \u00bb (<em>non-positive definite matrix<\/em>). Sur le plan math\u00e9matique, cette pathologie matricielle signifie que la matrice poss\u00e8de un d\u00e9terminant n\u00e9gatif ou nul (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"det(\\mathbf{S}) le 0\">$det(\\mathbf{S}) le 0$<\/span>) ou qu&rsquo;au moins une de ses valeurs propres (eigenvalues) est n\u00e9gative. Cette situation viole le postulat fondamental selon lequel la variance de toute combinaison lin\u00e9aire de variables doit \u00eatre strictement positive.<\/p>\n<p>L&rsquo;origine m\u00e9thodologique la plus fr\u00e9quente de ce dysfonctionnement r\u00e9side dans l&rsquo;utilisation imprudente de la suppression par paire des valeurs manquantes (<em>pairwise deletion<\/em>). Lorsque les effectifs effectifs <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n_{jk}\">$n_{jk}$<\/span> oscillent de mani\u00e8re h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne d&rsquo;une cellule \u00e0 l&rsquo;autre en raison de patrons de donn\u00e9es manquantes non al\u00e9atoires, les covariances r\u00e9sultantes peuvent devenir mutuellement incompatibles sur le plan g\u00e9om\u00e9trique, brisant l&rsquo;espace euclidien des donn\u00e9es. Une autre cause fr\u00e9quente est l&rsquo;introduction simultan\u00e9e de variables dont certaines sont des combinaisons lin\u00e9aires exactes d&rsquo;autres (d\u00e9pendance lin\u00e9aire parfaite), ce qui engendre une singularit\u00e9 absolue.<\/p>\n<p>Les cons\u00e9quences de cette anomalie sont bloquantes : impossibilit\u00e9 math\u00e9matique d&rsquo;inverser la matrice (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\mathbf{S}^{-1}\">$\\mathbf{S}^{-1}$<\/span> n&rsquo;existe pas), avortement des analyses factorielles confirmatoires et g\u00e9n\u00e9ration d&rsquo;erreurs fatales sous les logiciels de mod\u00e9lisation par \u00e9quations structurelles tels qu&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.ibm.com\/products\/structural-equation-modeling-sem\">IBM SPSS Amos<\/a>. Pour pallier cette anomalie sous SPSS, le chercheur doit r\u00e9estimer sa matrice en imposant imp\u00e9rativement une \u00e9limination rigoureuse par liste (<em>listwise<\/em>), ou recourir \u00e0 des algorithmes d&rsquo;imputation multiple pour restaurer la coh\u00e9rence g\u00e9om\u00e9trique interne des donn\u00e9es observ\u00e9es.<\/p>\n<h3>8.2 Multicolin\u00e9arit\u00e9 et singularit\u00e9 entre construits psychologiques<\/h3>\n<p>La multicolin\u00e9arit\u00e9 s\u00e9v\u00e8re et la singularit\u00e9 constituent deux autres \u00e9cueils majeurs susceptibles d&rsquo;alt\u00e9rer la validit\u00e9 de la matrice de covariance. La singularit\u00e9 d\u00e9signe une configuration limite o\u00f9 une variable observ\u00e9e est math\u00e9matiquement redondante, pouvant \u00eatre pr\u00e9dite \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"100%\">$100%$<\/span> par une combinaison lin\u00e9aire exacte d&rsquo;autres variables de la batterie. La multicolin\u00e9arit\u00e9 d\u00e9crit quant \u00e0 elle un \u00e9tat o\u00f9 deux ou plusieurs variables sont extr\u00eamement corr\u00e9l\u00e9es (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r &gt; 0{,}90\">$r &gt; 0{,}90$<\/span> ou covariance disproportionnellement proche du produit direct de leurs \u00e9carts-types), r\u00e9v\u00e9lant qu&rsquo;elles mesurent exactement le m\u00eame attribut psychologique sans apporter de variance r\u00e9siduelle propre.<\/p>\n<p>Pour diagnostiquer pr\u00e9cocement la singularit\u00e9 ou la quasi-colin\u00e9arit\u00e9 au sein d&rsquo;une matrice de variance-covariance sous SPSS, l&rsquo;analyste peut inspecter le d\u00e9terminant matriciel. Dans la proc\u00e9dure d&rsquo;analyse factorielle, l&rsquo;activation de l&rsquo;option \u00ab D\u00e9terminant \u00bb dans la fen\u00eatre des descriptifs permet d&rsquo;extraire cette valeur scalaire. Un d\u00e9terminant excessivement bas (par exemple <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"det(\\mathbf{S}) &lt; 0{,}00001\">$det(\\mathbf{S}) &lt; 0{,}00001$<\/span>) alerte sur une quasi-singularit\u00e9 imminente qui d\u00e9stabilisera l&#039;inversion de la matrice et gonflera consid\u00e9rablement la variance des estimateurs.<\/p>\n<p>Les solutions correctives n\u00e9cessitent des d\u00e9cisions th\u00e9oriques \u00e9clair\u00e9es : l&rsquo;analyste doit identifier les items ou sous-tests psychologiques redondants et proc\u00e9der soit \u00e0 la suppression pure et simple de l&rsquo;un des indicateurs colin\u00e9aires, soit \u00e0 leur agr\u00e9gation computationnelle par sommation ou calcul de moyenne afin de cr\u00e9er un score composite unique et robuste.<\/p>\n<h3>8.3 Erreurs d&rsquo;\u00e9chantillonnage et instabilit\u00e9 des estimations<\/h3>\n<p>L&rsquo;estimation sans biais de la variance-covariance n&rsquo;immunise nullement les coefficients contre la vuln\u00e9rabilit\u00e9 intrins\u00e8que li\u00e9e aux erreurs d&rsquo;\u00e9chantillonnage, tout particuli\u00e8rement lorsque les protocoles de recherche reposent sur des cohortes d&rsquo;effectif restreint (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n &lt; 30\">$n &lt; 30$<\/span> ou <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n &lt; 50\">$n &lt; 50$<\/span> sujets). En vertu de la loi des grands nombres, la stabilit\u00e9 stochastique des covariances d&#039;\u00e9chantillon converge vers la matrice de population \u00e0 mesure que la taille de l&#039;\u00e9chantillon s&#039;accro\u00eet, mais fluctue dramatiquement dans les petits \u00e9chantillons.<\/p>\n<p>Dans un \u00e9chantillon de petite taille, l&rsquo;erreur type d&rsquo;une covariance d&rsquo;\u00e9chantillon est substantiellement plus \u00e9lev\u00e9e que celle d&rsquo;une corr\u00e9lation standardis\u00e9e, exposant l&rsquo;analyste \u00e0 un \u00e9largissement consid\u00e9rable des intervalles de confiance associ\u00e9s aux \u00e9l\u00e9ments de la matrice. Une covariation observ\u00e9e dans un petit \u00e9chantillon clinique peut ainsi para\u00eetre positive et \u00e9lev\u00e9e par pur al\u00e9a d&rsquo;\u00e9chantillonnage, tout en \u00e9tant non significative au sein de la population cible.<\/p>\n<p>En psychom\u00e9trie exp\u00e9rimentale et lors de l&rsquo;administration de batteries cognitives, les recommandations m\u00e9thodologiques pr\u00e9conisent d&rsquo;atteindre un ratio minimal de 10 \u00e0 20 observations par param\u00e8tre matriciel \u00e0 estimer. Si une batterie comporte <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p = 10\">$p = 10$<\/span> variables, la matrice de variance-covariance contient <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p(p + 1) \/ 2 = 10 \\times 11 \/ 2 = 55\">$p(p + 1) \/ 2 = 10 \\times 11 \/ 2 = 55$<\/span> param\u00e8tres non redondants ind\u00e9pendants (10 variances et 45 covariances). Une mod\u00e9lisation matricielle robuste exigera par cons\u00e9quent un effectif d&rsquo;\u00e9chantillon minimal d&rsquo;au moins 200 \u00e0 300 participants pour pr\u00e9venir l&rsquo;instabilit\u00e9 asymptotique et garantir la r\u00e9plicabilit\u00e9 des r\u00e9sultats empiriques.<\/p>\n<h2>9. La matrice de covariance dans les analyses multivari\u00e9es avanc\u00e9es<\/h2>\n<h3>9.1 Mod\u00e9lisation par \u00e9quations structurelles (SEM) et IBM SPSS Amos<\/h3>\n<p>La mod\u00e9lisation par \u00e9quations structurelles (Structural Equation Modeling ou SEM), couramment ex\u00e9cut\u00e9e via des environnements d\u00e9di\u00e9s tels qu&rsquo;IBM SPSS Amos, repr\u00e9sente le domaine d&rsquo;\u00e9lection au sein duquel la matrice de variance-covariance empirique prend toute sa valeur op\u00e9ratoire. Contrairement aux approches de r\u00e9gression traditionnelles qui traitent les observations cas par cas, les logiciels de SEM op\u00e8rent quasi-exclusivement sur la matrice de covariance r\u00e9sum\u00e9e des variables observables en guise de donn\u00e9e d&rsquo;entr\u00e9e fondamentale.<\/p>\n<p>Le principe fondamental de la SEM consiste \u00e0 confronter la matrice de covariance empirique observ\u00e9e (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\mathbf{S}\">$\\mathbf{S}$<\/span>) \u00e0 une matrice de covariance th\u00e9orique implicite, not\u00e9e <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\mathbf{\\Sigma}(boldsymbol{\\theta})\">$\\mathbf{\\Sigma}(boldsymbol{\\theta})$<\/span>, g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par les \u00e9quations lin\u00e9aires r\u00e9gissant les relations entre traits latents et indicateurs manifestes. Les algorithmes d&rsquo;estimation it\u00e9rative, au premier rang desquels figure le maximum de vraisemblance (ML), cherchent \u00e0 ajuster les param\u00e8tres libres du vecteur <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"boldsymbol{\\theta}\">$boldsymbol{\\theta}$<\/span> de mani\u00e8re \u00e0 minimiser la fonction de discordance matricielle <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"F_{\\text{ML}}\">$F_{\\text{ML}}$<\/span> :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"F_{\\text{ML}} = ln|\\mathbf{\\Sigma}(boldsymbol{\\theta})| - ln|\\mathbf{S}| + \\text{tr}(\\mathbf{S}\\mathbf{\\Sigma}(boldsymbol{\\theta})^{-1}) - p\">$$F_{\\text{ML}} = ln|\\mathbf{\\Sigma}(boldsymbol{\\theta})| &#8211; ln|\\mathbf{S}| + \\text{tr}(\\mathbf{S}\\mathbf{\\Sigma}(boldsymbol{\\theta})^{-1}) &#8211; p$$<\/span><\/p>\n<p>L&rsquo;utilisation de la matrice de covariance brute plut\u00f4t que de la matrice de corr\u00e9lation s&rsquo;av\u00e8re ici incontournable pour plusieurs raisons m\u00e9thodologiques cruciales. D&rsquo;une part, l&#8217;emploi de corr\u00e9lations standardis\u00e9es peut g\u00e9n\u00e9rer des estimations s\u00e9v\u00e8rement biais\u00e9es des erreurs types des param\u00e8tres structuraux et fausser la valeur du test d&rsquo;ad\u00e9quation globale du Chi-deux (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\chi^2\">$\\chi^2$<\/span>). D&rsquo;autre part, seule la matrice de covariance permet de tester rigoureusement l&rsquo;invariance m\u00e9trique \u00e0 travers des groupes multiples en pr\u00e9servant l&rsquo;information relative \u00e0 l&rsquo;h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des dispersions entre populations.<\/p>\n<figure class=\"wpt-preserved-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/french.arabpsychology.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/covarianceSPSS5.png\" alt=\"Covariance matrix in SPSS\" \/><figcaption>Covariance matrix in SPSS<\/figcaption><\/figure>\n<h3>9.2 Analyse de profil et MANOVA<\/h3>\n<p>Dans le cadre de l&rsquo;analyse de variance multivari\u00e9e (MANOVA) et des analyses de profils comportementaux, la matrice de variance-covariance constitue le centre n\u00e9vralgique de l&rsquo;\u00e9valuation des contrastes multivari\u00e9s. La MANOVA g\u00e9n\u00e9ralise l&rsquo;analyse univari\u00e9e en testant l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 simultan\u00e9e des centro\u00efdes de moyennes sur un ensemble de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p\">$p$<\/span> variables d\u00e9pendantes \u00e0 travers plusieurs cohortes exp\u00e9rimentales. Cependant, la validit\u00e9 des statistiques de d\u00e9cision multivari\u00e9es usuelles (Trace de Pillai, Lambda de Wilks, Trace de Hotelling-Lawley) est subordonn\u00e9e au respect rigoureux d&rsquo;un postulat g\u00e9om\u00e9trique fondamental : l&rsquo;homosc\u00e9dasticit\u00e9 multivari\u00e9e.<\/p>\n<p>Ce postulat stipule que les matrices de variance-covariance intra-groupes calcul\u00e9es au sein de chaque groupe exp\u00e9rimental doivent \u00eatre th\u00e9oriquement homog\u00e8nes et mutuellement interchangeables :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"\\mathbf{\\Sigma}_1 = \\mathbf{\\Sigma}_2 = dots = \\mathbf{\\Sigma}_k\">$$\\mathbf{\\Sigma}_1 = \\mathbf{\\Sigma}_2 = dots = \\mathbf{\\Sigma}_k$$<\/span><\/p>\n<p>Sous IBM SPSS Statistics, la v\u00e9rification formelle de cette \u00e9quivalence s&rsquo;op\u00e8re au moyen du <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Box%27s_M_test\">test M de Box<\/a> (accessible via le menu <em>Analyse &gt; Mod\u00e8le lin\u00e9aire g\u00e9n\u00e9ral &gt; Multivari\u00e9 &gt; Options &gt; Tests d&rsquo;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9<\/em>). Le test M de Box \u00e9value l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle d&rsquo;\u00e9galit\u00e9 des matrices de covariance en calculant une statistique d\u00e9riv\u00e9e du rapport des d\u00e9terminants des matrices individuelles et de la matrice de covariance regroup\u00e9e (<em>pooled covariance matrix<\/em>).<\/p>\n<p>Une violation flagrante de ce postulat (signal\u00e9e par une valeur critique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p &lt; 0{,}001\">$p &lt; 0{,}001$<\/span>), combin\u00e9e \u00e0 des effectifs de groupes d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9s, distord s\u00e9v\u00e8rement le taux d&#039;erreur de premi\u00e8re esp\u00e8ce (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\alpha\">$\\alpha$<\/span>) et impose \u00e0 l&#039;exp\u00e9rimentateur l&#039;usage exclusif de la trace de Pillai, plus robuste, ou le recours \u00e0 des mod\u00e9lisations semi-param\u00e9triques alternatives.<\/p>\n<h3>9.3 Analyse en composantes principales bas\u00e9e sur la covariance<\/h3>\n<p>L&rsquo;analyse en composantes principales (ACP) propose deux approches distinctes selon que la r\u00e9duction dimensionnelle s&rsquo;effectue \u00e0 partir de la matrice de corr\u00e9lation ou de la matrice de variance-covariance non standardis\u00e9e. Dans IBM SPSS, cette dichotomie conceptuelle se param\u00e8tre directement au sein de la bo\u00eete de dialogue d&rsquo;extraction factorielle \u00e9voqu\u00e9e pr\u00e9c\u00e9demment.<\/p>\n<p>Lorsque l&rsquo;ACP est conduite sur la base de la matrice de covariance, la d\u00e9composition spectrale s&rsquo;applique \u00e0 la matrice <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\mathbf{S}\">$\\mathbf{S}$<\/span> :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"\\mathbf{S} = \\mathbf{V} \\mathbf{\\Lambda} \\mathbf{V}&#039;\">$$\\mathbf{S} = \\mathbf{V} \\mathbf{\\Lambda} \\mathbf{V}&rsquo;$$<\/span><\/p>\n<p>Dans cette expression, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\mathbf{\\Lambda}\">$\\mathbf{\\Lambda}$<\/span> est la matrice diagonale des valeurs propres ordonn\u00e9es et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\mathbf{V}\">$\\mathbf{V}$<\/span> d\u00e9signe la matrice des vecteurs propres orthogonaux. Dans ce cadre, la somme totale de la variance \u00e0 extraire correspond rigoureusement \u00e0 la trace de la matrice de covariance, c&rsquo;est-\u00e0-dire la somme des variances empiriques des variables d&rsquo;origine :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"\\text{Variance Totale} = \\text{tr}(\\mathbf{S}) = \\sum_{j=1}^{p} s_j^2\">$$\\text{Variance Totale} = \\text{tr}(\\mathbf{S}) = \\sum_{j=1}^{p} s_j^2$$<\/span><\/p>\n<p>Cette approche non standardis\u00e9e pr\u00e9serve fid\u00e8lement la hi\u00e9rarchie naturelle de variabilit\u00e9 des \u00e9preuves. Une variable psychologique manifestant une dispersion substantielle exercera une influence pr\u00e9pond\u00e9rante dans la d\u00e9termination des premi\u00e8res composantes principales, tandis qu&rsquo;une variable \u00e0 variance restreinte ne p\u00e8sera que marginalement dans la solution factorielle finale.<\/p>\n<p>Cette m\u00e9thodologie est hautement recommand\u00e9e en psychom\u00e9trie lorsque l&rsquo;ensemble des instruments administr\u00e9s partage rigoureusement la m\u00eame unit\u00e9 de cotation physique ou m\u00e9trique (par exemple, une batterie de sous-\u00e9preuves chronom\u00e9tr\u00e9es mesur\u00e9es uniform\u00e9ment en millisecondes). En revanche, lorsque les \u00e9preuves utilisent des formats de cotation h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes (combinant temps de r\u00e9action, pourcentages d&rsquo;erreurs et \u00e9chelles de Likert), l&rsquo;ACP bas\u00e9e sur la covariance s&rsquo;av\u00e8re inappropri\u00e9e car les \u00e9preuves affichant les amplitudes num\u00e9riques les plus \u00e9lev\u00e9es masqueraient artificiellement les autres dimensions, imposant dans ce cas l&rsquo;usage d&rsquo;une ACP fond\u00e9e sur la matrice de corr\u00e9lation.<\/p>\n<h2>10. Exportation, conversion et manipulation matricielle avanc\u00e9e<\/h2>\n<h3>10.1 Exportation de la matrice SPSS vers d&rsquo;autres logiciels scientifiques<\/h3>\n<p>La recherche psychom\u00e9trique moderne s&rsquo;inscrit dans un \u00e9cosyst\u00e8me m\u00e9thodologique diversifi\u00e9 au sein duquel le statisticien est fr\u00e9quemment amen\u00e9 \u00e0 transf\u00e9rer ses structures matricielles calcul\u00e9es sous SPSS vers d&rsquo;autres environnements logiciels de pointe, tels que les packages sp\u00e9cialis\u00e9s du logiciel open-source <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.r-project.org\/\">R<\/a> (notamment <code>lavaan<\/code> pour les \u00e9quations structurelles ou <code>psych<\/code> pour les m\u00e9triques psychom\u00e9triques avanc\u00e9es), ou vers des tableurs matriciels de type Microsoft Excel.<\/p>\n<p>Pour exporter une matrice de variance-covariance affich\u00e9e dans la visionneuse de sorties d&rsquo;IBM SPSS vers Microsoft Excel, la manipulation la plus directe repose sur l&rsquo;exploitation des tableaux pivots dynamiques. L&rsquo;analyste effectue un double-clic sur le tableau \u00ab Corr\u00e9lations \u00bb afin d&rsquo;activer le mode d&rsquo;\u00e9dition interactif. En r\u00e9alisant un clic droit sur la table, il s\u00e9lectionne l&rsquo;option \u00ab Exporter&#8230; \u00bb ou r\u00e9alise un simple copier-coller sp\u00e9cial au format texte enrichi ou tableau HTML directement dans le tableur. Une fois dans le tableur, un nettoyage par filtrage conditionnel permet de supprimer les lignes exc\u00e9dentaires de corr\u00e9lations de Pearson, de significativit\u00e9 et d&rsquo;effectifs pour ne conserver que la grille carr\u00e9e pure des covariances num\u00e9riques.<\/p>\n<p>Pour une int\u00e9gration fluide sous l&rsquo;environnement R, le chercheur peut exporter les donn\u00e9es sous forme de fichier tabulaire d\u00e9limit\u00e9 (format CSV) ou utiliser directement le package <code>foreign<\/code> ou <code>haven<\/code> pour lire les fichiers syst\u00e8mes SPSS. Dans R, la conversion d&rsquo;une table carr\u00e9e import\u00e9e en un objet formel de classe <code>matrix<\/code> s&rsquo;effectue instantan\u00e9ment au moyen de l&rsquo;instruction <code>cov_mat &lt;- as.matrix(donnees)<\/code>, permettant ensuite d&rsquo;alimenter directement la fonction <code>sem()<\/code> de <code>lavaan<\/code> via l&rsquo;argument <code>sample.cov = cov_mat<\/code> et <code>sample.nobs = 150<\/code>, garantissant ainsi une r\u00e9plication parfaite des mod\u00e8les multivari\u00e9s sans avoir \u00e0 manipuler \u00e0 nouveau l&rsquo;ensemble des observations brutes.<\/p>\n<h3>10.2 Utilisation de la commande DISCRIMINANT ou FACTOR pour \u00e9crire une matrice<\/h3>\n<p>Une fonctionnalit\u00e9 m\u00e9connue mais extr\u00eamement puissante d&rsquo;IBM SPSS Statistics r\u00e9side dans sa capacit\u00e9 programmatique \u00e0 g\u00e9n\u00e9rer directement sur le disque dur un fichier de donn\u00e9es natif au format <code>.sav<\/code> configur\u00e9 sp\u00e9cifiquement comme un fichier matriciel normalis\u00e9. Cette op\u00e9ration s&rsquo;affranchit totalement du copier-coller manuel et \u00e9limine tout risque d&rsquo;erreur de saisie humaine en automatisant l&rsquo;enregistrement de la matrice via la syntaxe de commande.<\/p>\n<p>Cette g\u00e9n\u00e9ration s&rsquo;op\u00e8re au moyen du sous-ordre <code>MATRIX OUT<\/code> disponible au sein de plusieurs proc\u00e9dures multivari\u00e9es, notamment la commande <code>FACTOR<\/code> ou la commande <code>DISCRIMINANT<\/code>. Illustrons la syntaxe au travers de la proc\u00e9dure d&rsquo;analyse factorielle :<\/p>\n<p><strong>FACTOR<\/strong><br \/>\n\/VARIABLES Item1 Item2 Item3 Item4<br \/>\n\/METHOD=CORRELATION<br \/>\n\/MATRIX OUT(COV = &lsquo;C:ProjetsMatrice_Covariance.sav&rsquo;).<\/p>\n<p>L&rsquo;ex\u00e9cution de cette directive cr\u00e9e un fichier de donn\u00e9es SPSS d\u00e9di\u00e9 dont la structure interne respecte un sch\u00e9ma matriciel standardis\u00e9 strict. Ce fichier incorpore deux colonnes m\u00e9ta-analytiques r\u00e9serv\u00e9es fondamentales :<\/p>\n<ul>\n<li>La variable textuelle <strong>ROWTYPE_<\/strong> : elle identifie la nature statistique de la ligne correspondante au sein du tableau. Le fichier comportera des lignes portant l&rsquo;\u00e9tiquette <code>'MEAN'<\/code> (renseignant les moyennes empiriques de chaque variable), des lignes libell\u00e9es <code>'STDDEV'<\/code> (les \u00e9carts-types marginaux), des lignes <code>'N'<\/code> (les effectifs d&rsquo;\u00e9chantillonnage) et une s\u00e9rie de lignes index\u00e9es par <code>'COV'<\/code> repr\u00e9sentant les rang\u00e9es successives de la matrice de covariance.<\/li>\n<li>La variable textuelle <strong>VARNAME_<\/strong> : elle sp\u00e9cifie le nom de la variable correspondant \u00e0 la covariance crois\u00e9e pour la ligne consid\u00e9r\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ce fichier matriciel standardis\u00e9 peut \u00eatre rouvert ult\u00e9rieurement dans SPSS et inject\u00e9 comme base empirique d&rsquo;entr\u00e9e dans d&rsquo;autres proc\u00e9dures analytiques via la commande sym\u00e9trique <code>\/MATRIX IN(...)<\/code>, contournant ainsi le recalcul co\u00fbteux sur les fichiers de donn\u00e9es primaires volumineux.<\/p>\n<h3>10.3 Standardisation a priori des donn\u00e9es dans SPSS<\/h3>\n<p>Sur le plan m\u00e9thodologique, il est particuli\u00e8rement instructif d&rsquo;appr\u00e9hender le lien op\u00e9ratoire existant entre la standardisation pr\u00e9alable des variables et l&rsquo;estimation de leur matrice de covariance. La transformation standardis\u00e9e (ou centrage-r\u00e9duction) consiste \u00e0 convertir les scores bruts d&rsquo;un individu en scores <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"Z\">$Z$<\/span>, dont la moyenne th\u00e9orique d&rsquo;\u00e9chantillon est rigoureusement \u00e9gale \u00e0 0 et dont la variance est contrainte \u00e0 1, selon la transformation alg\u00e9brique individuelle :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"z_{ij} = \\frac{x_{ij} - \\bar{x}_j}{s_j}\">$$z_{ij} = \\frac{x_{ij} &#8211; \\bar{x}_j}{s_j}$$<\/span><\/p>\n<p>Sous IBM SPSS Statistics, cette transformation s&rsquo;automatise via le menu <em>Analyse &gt; Statistiques descriptives &gt; Descriptifs&#8230;<\/em>. Dans la bo\u00eete de dialogue principale, apr\u00e8s avoir s\u00e9lectionn\u00e9 l&rsquo;ensemble des variables psychom\u00e9triques \u00e0 traiter, il suffit de cocher la case d&rsquo;option situ\u00e9e en bas \u00e0 gauche de l&rsquo;interface, libell\u00e9e \u00ab Enregistrer les valeurs standardis\u00e9es dans des variables \u00bb (<em>Save standardized values as variables<\/em>). SPSS g\u00e9n\u00e8re alors imm\u00e9diatement au sein du fichier de donn\u00e9es actif une s\u00e9rie de nouvelles colonnes pr\u00e9fix\u00e9es par la lettre <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"Z\">$Z$<\/span> (par exemple, <code>ZItem1<\/code>, <code>ZItem2<\/code>, etc.).<\/p>\n<p>Si l&rsquo;analyste ex\u00e9cute ensuite la proc\u00e9dure de calcul de covariance (vue \u00e0 la Section 4) sur ces nouvelles variables standardis\u00e9es, la matrice de variance-covariance r\u00e9sultante poss\u00e9dera des propri\u00e9t\u00e9s remarquables :<\/p>\n<ul>\n<li>Chaque \u00e9l\u00e9ment diagonal, correspondant \u00e0 la variance d&rsquo;un score standardis\u00e9, sera exactement \u00e9gal \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"1{,}000\">$1{,}000$<\/span> : <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\text{Var}(Z_j) = s_{z_j}^2 = 1\">$\\text{Var}(Z_j) = s_{z_j}^2 = 1$<\/span>.<\/li>\n<li>Chaque \u00e9l\u00e9ment hors-diagonale sera rigoureusement identique au coefficient de corr\u00e9lation lin\u00e9aire de Pearson d&rsquo;origine : <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\text{Cov}(Z_j, Z_k) = r_{jk}\">$\\text{Cov}(Z_j, Z_k) = r_{jk}$<\/span>.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Cette d\u00e9monstration pratique permet de valider le postulat selon lequel la matrice de corr\u00e9lation de Pearson n&rsquo;est autre que le cas particulier de la matrice de variance-covariance calcul\u00e9e sur des donn\u00e9es pr\u00e9alablement centr\u00e9es et r\u00e9duites.<\/p>\n<h2>11. Normes de pr\u00e9sentation APA (7e \u00e9dition) pour la matrice de covariance<\/h2>\n<h3>11.1 R\u00e8gles de mise en page typographique d&rsquo;un tableau matriciel<\/h3>\n<p>La diffusion publique et la publication acad\u00e9mique des structures matricielles de dispersion sont r\u00e9gies par des normes typographiques et \u00e9ditoriales strictes \u00e9dict\u00e9es par l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/apastyle.apa.org\/\">American Psychological Association (APA, 7e \u00e9dition)<\/a>. L&rsquo;objectif premier de cette normalisation est d&rsquo;\u00e9purer au maximum la pr\u00e9sentation visuelle pour faciliter l&rsquo;assimilation cognitive des corr\u00e9lations empiriques sans aucune surcharge d\u00e9corative superflue.<\/p>\n<p>Selon les canons de l&rsquo;APA, un tableau pr\u00e9sentant une matrice de dispersion doit ob\u00e9ir aux principes formels suivants :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Num\u00e9rotation et titrage<\/strong> : Le tableau doit comporter un identifiant explicite en gras (par exemple, <strong>Tableau 1<\/strong>), positionn\u00e9 sur sa propre ligne et align\u00e9 \u00e0 gauche. Juste en dessous, le titre descriptif du tableau doit figurer en italique, avec une mise en majuscule de la premi\u00e8re lettre des mots principaux (ex. : <em>Matrice de Variance-Covariance et Statistiques Descriptives pour les \u00c9preuves Cognitives<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Suppression des quadrillages<\/strong> : Les bordures verticales sont formellement bannies de toute mise en page APA. Le tableau ne doit comporter que trois lignes horizontales principales trac\u00e9es sur toute sa largeur : une ligne sous le titre pour ouvrir l&rsquo;en-t\u00eate de colonnes, une ligne sous l&rsquo;en-t\u00eate pour isoler le corps des donn\u00e9es, et une ligne finale de fermeture \u00e0 la base du tableau avant les notes de bas de page.<\/li>\n<li><strong>Format triangulaire<\/strong> : En raison de la sym\u00e9trie absolue de la matrice d\u00e9montr\u00e9e au chapitre 6, les normes APA prohibent l&rsquo;impression de la matrice compl\u00e8te en double miroir. Seul le triangle inf\u00e9rieur doit \u00eatre renseign\u00e9, tandis que l&rsquo;ensemble des cellules du triangle sup\u00e9rieur demeurent strictement vierges de tout chiffre ou caract\u00e8re.<\/li>\n<li><strong>Alignement d\u00e9cimal<\/strong> : L&rsquo;ensemble des coefficients num\u00e9riques de dispersion doivent \u00eatre rigoureusement align\u00e9s verticalement sur la virgule (ou le point d\u00e9cimal) au sein de leurs colonnes respectives, avec une pr\u00e9cision uniforme g\u00e9n\u00e9ralement fix\u00e9e \u00e0 deux ou trois d\u00e9cimales apr\u00e8s la virgule.<\/li>\n<li><strong>Int\u00e9gration des param\u00e8tres marginaux<\/strong> : La convention m\u00e9thodologique impose d&rsquo;ins\u00e9rer en t\u00eate de tableau, imm\u00e9diatement apr\u00e8s la d\u00e9signation textuelle des variables en ligne, deux colonnes introductives d\u00e9di\u00e9es \u00e0 la moyenne empirique (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"M\">$M$<\/span>) et \u00e0 l&rsquo;\u00e9cart-type (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"SD\">$SD$<\/span>). Les colonnes indic\u00e9es suivantes num\u00e9rot\u00e9es de 1 \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p\">$p$<\/span> h\u00e9bergent ensuite les \u00e9l\u00e9ments de la matrice proprement dite.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>11.2 R\u00e9daction textuelle et contextualisation dans la section R\u00e9sultats<\/h3>\n<p>L&rsquo;insertion d&rsquo;un tableau matriciel au sein d&rsquo;une th\u00e8se ou d&rsquo;un manuscrit scientifique ne dispense en aucun cas le chercheur d&rsquo;une contextualisation narrative pr\u00e9cise int\u00e9gr\u00e9e dans le corps de la section \u00ab R\u00e9sultats \u00bb. Le texte ne doit pas r\u00e9p\u00e9ter fastidieusement l&rsquo;ensemble des chiffres du tableau, mais guider le lecteur vers les tendances dominantes, les patrons de covariation singuliers et les implications m\u00e9thodologiques saillantes.<\/p>\n<p>La prose scientifique doit imp\u00e9rativement pr\u00e9ciser la taille de l&rsquo;\u00e9chantillon analys\u00e9 (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"N\">$N$<\/span>), la technique retenue pour le traitement des valeurs absentes (par exemple, suppression par liste) et indiquer sans ambigu\u00eft\u00e9 la nature des valeurs imprim\u00e9es dans le tableau (pr\u00e9cisant si la diagonale abrite les variances univari\u00e9es ou si celles-ci sont remplac\u00e9es par des coefficients de fid\u00e9lit\u00e9 tels que l&rsquo;alpha de Cronbach). Une attention particuli\u00e8re doit \u00eatre port\u00e9e \u00e0 la mise en garde contre la surinterpr\u00e9tation brute des covariances non standardis\u00e9es : le chercheur veillera toujours \u00e0 discuter de l&rsquo;ampleur des relations en reliant conjointement les covariances observ\u00e9es aux \u00e9carts-types marginaux correspondants.<\/p>\n<p>Une formulation acad\u00e9mique standard s&rsquo;articulera ainsi : \u00ab Les variances et covariances d&rsquo;\u00e9chantillon associ\u00e9es aux trois dimensions de la batterie mn\u00e9sique ont \u00e9t\u00e9 estim\u00e9es sur l&rsquo;\u00e9chantillon complet (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"N = 150\">$N = 150$<\/span>) selon une proc\u00e9dure d&rsquo;exclusion par liste (voir Tableau 1). Comme attendu, la m\u00e9moire de travail manifeste une covariance conjointe positive substantielle avec le raisonnement abstrait (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"s_{12} = 9{,}62\">$s_{12} = 9{,}62$<\/span>), refl\u00e9tant l&rsquo;interd\u00e9pendance fonctionnelle des processus de contr\u00f4le ex\u00e9cutif rapport\u00e9e dans la litt\u00e9rature. \u00bb<\/p>\n<h3>11.3 \u00c9thique, transparence et partage des donn\u00e9es matricielles<\/h3>\n<p>Dans le sillage des initiatives contemporaines en faveur de la science ouverte (<em>Open Science<\/em>) et face aux imp\u00e9ratifs de reproductibilit\u00e9 computationnelle qui animent la communaut\u00e9 psychologique internationale, la publication et le partage syst\u00e9matique des matrices de covariance constituent un imp\u00e9ratif \u00e9thique et m\u00e9thodologique majeur. En effet, dans de nombreuses situations o\u00f9 le partage des donn\u00e9es individuelles brutes (fichiers microdonn\u00e9es) se heurte \u00e0 des contraintes de confidentialit\u00e9 m\u00e9dicale ou au respect du R\u00e8glement G\u00e9n\u00e9ral sur la Protection des Donn\u00e9es (RGPD), la matrice de variance-covariance repr\u00e9sente le niveau d&rsquo;agr\u00e9gation statistique id\u00e9al.<\/p>\n<p>D&rsquo;une part, une matrice de covariance r\u00e9sum\u00e9e anonymise totalement les sujets individuels : il est math\u00e9matiquement impossible de reconstituer l&rsquo;identit\u00e9 ou les scores singuliers d&rsquo;un patient \u00e0 partir de la seule matrice de dispersion globale d&rsquo;un groupe. D&rsquo;autre part, la communication int\u00e9grale de cette matrice, accompagn\u00e9e des vecteurs de moyennes (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"M\">$M$<\/span>) et de la taille de l&rsquo;\u00e9chantillon (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"N\">$N$<\/span>), offre \u00e0 la communaut\u00e9 scientifique l&rsquo;ensemble des donn\u00e9es n\u00e9cessaires pour r\u00e9pliquer int\u00e9gralement la totalit\u00e9 des analyses factorielles, r\u00e9gressions lin\u00e9aires ou mod\u00e9lisations structurelles publi\u00e9es par les auteurs.<\/p>\n<p>De surcro\u00eet, le d\u00e9p\u00f4t de ces matrices au sein de r\u00e9pertoires publics p\u00e9rennes (tels que l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/osf.io\/\">Open Science Framework<\/a> ou Zenodo) alimente directement les recherches m\u00e9ta-analytiques futures, notamment la m\u00e9ta-analyse par mod\u00e9lisation structurelle (TSSEM pour <em>Two-Stage Structural Equation Modeling<\/em>), permettant de synth\u00e9tiser les matrices de multiples laboratoires \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle plan\u00e9taire.<\/p>\n<h2>12. \u00c9tude de cas pratique : Batterie d&rsquo;\u00e9valuations cognitives sous SPSS<\/h2>\n<h3>12.1 Pr\u00e9sentation du protocole exp\u00e9rimental et du jeu de donn\u00e9es<\/h3>\n<p>Pour ancrer l&rsquo;ensemble des pr\u00e9ceptes th\u00e9oriques et des manipulations algorithmiques expos\u00e9s jusqu&rsquo;ici au sein d&rsquo;une application clinique concr\u00e8te, consid\u00e9rons une \u00e9tude exp\u00e9rimentale men\u00e9e aupr\u00e8s d&rsquo;une cohorte de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"N = 150\">$N = 150$<\/span> \u00e9tudiants de premier cycle en psychologie. Le protocole d&rsquo;\u00e9valuation neuropsychologique visait \u00e0 cartographier les interconnexions structurelles unissant trois composantes centrales de l&rsquo;architecture cognitive humaine au moyen d&rsquo;\u00e9preuves standardis\u00e9es :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Variable 1 : M\u00e9moire de travail (MDT)<\/strong> \u2014 \u00c9valu\u00e9e au moyen d&rsquo;une t\u00e2che informatis\u00e9e d&#8217;empan de lecture complexe (Reading Span Task). Le score op\u00e9rationnel correspond au nombre total d&rsquo;items textuels correctement rappel\u00e9s sous interf\u00e9rence concurrente (\u00e9chelle continue brute s&rsquo;\u00e9tendant de 0 \u00e0 60 points).<\/li>\n<li><strong>Variable 2 : Raisonnement fluide (RAIS)<\/strong> \u2014 Mesur\u00e9 via une version abr\u00e9g\u00e9e du test des Matrices Progressives de Raven. Le score repr\u00e9sente le nombre total de matrices visuo-spatiales correctement compl\u00e9t\u00e9es en temps limit\u00e9 (score brut oscillant de 0 \u00e0 30 points).<\/li>\n<li><strong>Variable 3 : Vitesse de traitement (VIT)<\/strong> \u2014 Appr\u00e9hend\u00e9e par un test de comparaison rapide de symboles graphiques. Le score correspond au volume de patterns perceptifs correctement identifi\u00e9s en 90 secondes (score brut variant th\u00e9oriquement de 0 \u00e0 100 points).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Toutes les \u00e9preuves ont \u00e9t\u00e9 administr\u00e9es individuellement dans des conditions de passation rigoureusement contr\u00f4l\u00e9es en laboratoire. Le jeu de donn\u00e9es a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9alablement audit\u00e9 : aucune observation aberrante n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9e et les distributions respectent les crit\u00e8res usuels de quasi-normalit\u00e9 univari\u00e9e et de lin\u00e9arit\u00e9 bivari\u00e9e.<\/p>\n<figure class=\"wpt-preserved-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/french.arabpsychology.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/covarianceSPSS6.png\" alt=\"Covariance matrix in SPSS\" \/><figcaption>Covariance matrix in SPSS<\/figcaption><\/figure>\n<h3>12.2 Mise en \u0153uvre int\u00e9grale de la proc\u00e9dure dans SPSS<\/h3>\n<p>La mise en \u0153uvre computationnelle de l&rsquo;extraction de la matrice de covariance pour cette batterie cognitive suit rigoureusement la m\u00e9thodologie standard expos\u00e9e au Chapitre 4. Au sein de la fen\u00eatre de donn\u00e9es de SPSS contenant les trois colonnes <code>MDT<\/code>, <code>RAIS<\/code> et <code>VIT<\/code>, l&rsquo;analyste ouvre l&rsquo;\u00e9diteur de syntaxe et formule le script de traitement d\u00e9di\u00e9 :<\/p>\n<p><strong>CORRELATIONS<\/strong><br \/>\n\/VARIABLES=MDT RAIS VIT<br \/>\n\/PRINT=TWOTAIL NOSIG<br \/>\n\/STATISTICS=XPROD<br \/>\n\/MISSING=LISTWISE.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s ex\u00e9cution de ce script, la visionneuse de sorties d&rsquo;IBM SPSS g\u00e9n\u00e8re le tableau unifi\u00e9 des corr\u00e9lations. En ciblant sp\u00e9cifiquement les lignes relatives aux \u00ab Covariances \u00bb et en recombinant les \u00e9l\u00e9ments selon la structure g\u00e9om\u00e9trique canonique, nous extrayons la matrice de variance-covariance empirique d&rsquo;\u00e9chantillon <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\mathbf{S}\">$\\mathbf{S}$<\/span> d&rsquo;ordre <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"3 \\times 3\">$3 \\times 3$<\/span> suivante :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"\\mathbf{S} = \\begin{\\bmatrix} 14{,}432 &amp;a\\mp; 9{,}616 &amp;a\\mp; 18{,}245  9{,}616 &amp;a\\mp; 11{,}225 &amp;a\\mp; 14{,}830  18{,}245 &amp;a\\mp; 14{,}830 &amp;a\\mp; 68{,}550 \\end{\\bmatrix}\">$$\\mathbf{S} = \\begin{\\bmatrix} 14{,}432 &#038;a\\mp; 9{,}616 &#038;a\\mp; 18{,}245  9{,}616 &#038;a\\mp; 11{,}225 &#038;a\\mp; 14{,}830  18{,}245 &#038;a\\mp; 14{,}830 &#038;a\\mp; 68{,}550 \\end{\\bmatrix}$$<\/span><\/p>\n<p>L&rsquo;observation d\u00e9taill\u00e9e de cette matrice r\u00e9v\u00e8le imm\u00e9diatement les grandeurs caract\u00e9ristiques de chaque sous-\u00e9preuve cognitive :<\/p>\n<ul>\n<li>Les \u00e9l\u00e9ments diagonaux fournissent les variances univari\u00e9es d&rsquo;\u00e9chantillon : <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"s_{\\text{MDT}}^2 = 14{,}432\">$s_{\\text{MDT}}^2 = 14{,}432$<\/span> (impliquant un \u00e9cart-type <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"s_{\\text{MDT}} \\approx 3{,}799\">$s_{\\text{MDT}} \\approx 3{,}799$<\/span>), <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"s_{\\text{RAIS}}^2 = 11{,}225\">$s_{\\text{RAIS}}^2 = 11{,}225$<\/span> (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"s_{\\text{RAIS}} \\approx 3{,}350\">$s_{\\text{RAIS}} \\approx 3{,}350$<\/span>), et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"s_{\\text{VIT}}^2 = 68{,}550\">$s_{\\text{VIT}}^2 = 68{,}550$<\/span> (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"s_{\\text{VIT}} \\approx 8{,}279\">$s_{\\text{VIT}} \\approx 8{,}279$<\/span>). On constate l&rsquo;importante dispersion brute de la vitesse de traitement en lien avec son \u00e9chelle de cotation plus \u00e9tendue.<\/li>\n<li>Les \u00e9l\u00e9ments sym\u00e9triques hors-diagonale livrent les covariances conjointes : la covariance entre la m\u00e9moire de travail et le raisonnement fluide s&rsquo;\u00e9tablit \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"s_{12} = 9{,}616\">$s_{12} = 9{,}616$<\/span>, celle entre la m\u00e9moire de travail et la vitesse de traitement atteint <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"s_{13} = 18{,}245\">$s_{13} = 18{,}245$<\/span>, et celle unissant le raisonnement fluide \u00e0 la vitesse se chiffre \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"s_{23} = 14{,}830\">$s_{23} = 14{,}830$<\/span>.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>12.3 Synth\u00e8se interpr\u00e9tative et conclusions psychom\u00e9triques de l&rsquo;\u00e9tude<\/h3>\n<p>L&rsquo;\u00e9tape conclusive consiste \u00e0 proc\u00e9der \u00e0 l&rsquo;interpr\u00e9tation substantielle de cette matrice de dispersion au regard des th\u00e9ories de l&rsquo;architecture cognitive et \u00e0 illustrer l&rsquo;op\u00e9ration de standardisation menant aux corr\u00e9lations m\u00e9triques. Toutes les covariances estim\u00e9es sont r\u00e9solument positives, ce qui d\u00e9montre la pr\u00e9sence constante du ph\u00e9nom\u00e8ne de \u00ab manifold positif \u00bb th\u00e9oris\u00e9 originellement par Charles Spearman : les individus performants sur une dimension de traitement cognitif tendent indubitablement \u00e0 surclasser leurs pairs sur les autres dimensions mentales de la batterie.<\/p>\n<p>N\u00e9anmoins, si l&rsquo;on compare na\u00efvement les covariances brutes, la covariance reliant la m\u00e9moire de travail \u00e0 la vitesse de traitement (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"s_{13} = 18{,}245\">$s_{13} = 18{,}245$<\/span>) appara\u00eet nettement plus volumineuse que celle reliant la m\u00e9moire de travail au raisonnement fluide (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"s_{12} = 9{,}616\">$s_{12} = 9{,}616$<\/span>). Pour d\u00e9terminer si cette disparit\u00e9 num\u00e9rique refl\u00e8te une interd\u00e9pendance fonctionnelle r\u00e9ellement plus puissante ou si elle n&rsquo;est que le pur artefact de l&rsquo;\u00e9talement de l&rsquo;\u00e9chelle de mesure de la vitesse, appliquons le calcul de corr\u00e9lation standardis\u00e9e d\u00e9riv\u00e9 au Chapitre 7.3 :<\/p>\n<p>Pour le couple M\u00e9moire de Travail \u2013 Raisonnement :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"r_{\\text{MDT, RAIS}} = \\frac{9{,}616}{\\sqrt{14{,}432} \\times \\sqrt{11{,}225}} = \\frac{9{,}616}{3{,}799 \\times 3{,}350} = \\frac{9{,}616}{12{,}727} \\approx 0{,}756\">$$r_{\\text{MDT, RAIS}} = \\frac{9{,}616}{\\sqrt{14{,}432} \\times \\sqrt{11{,}225}} = \\frac{9{,}616}{3{,}799 \\times 3{,}350} = \\frac{9{,}616}{12{,}727} \\approx 0{,}756$$<\/span><\/p>\n<p>Pour le couple M\u00e9moire de Travail \u2013 Vitesse :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"r_{\\text{MDT, VIT}} = \\frac{18{,}245}{\\sqrt{14{,}432} \\times \\sqrt{68{,}550}} = \\frac{18{,}245}{3{,}799 \\times 8{,}279} = \\frac{18{,}245}{31{,}452} \\approx 0{,}580\">$$r_{\\text{MDT, VIT}} = \\frac{18{,}245}{\\sqrt{14{,}432} \\times \\sqrt{68{,}550}} = \\frac{18{,}245}{3{,}799 \\times 8{,}279} = \\frac{18{,}245}{31{,}452} \\approx 0{,}580$$<\/span><\/p>\n<p>Cette conversion dissipe imm\u00e9diatement l&rsquo;illusion m\u00e9trique : la relation fonctionnelle la plus vigoureuse unit en r\u00e9alit\u00e9 la m\u00e9moire de travail au raisonnement abstrait (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0{,}756\">$r = 0{,}756$<\/span>, signalant une association cognitive majeure), tandis que l&rsquo;association unissant la m\u00e9moire \u00e0 la vitesse est substantiellement plus mod\u00e9r\u00e9e (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0{,}580\">$r = 0{,}580$<\/span>), en d\u00e9pit d&rsquo;une covariance brute deux fois sup\u00e9rieure. Cet exemple empirique confirme de mani\u00e8re saisissante la n\u00e9cessit\u00e9 absolue pour le chercheur de ma\u00eetriser la double lecture des matrices de covariance et de corr\u00e9lation au sein de ses travaux d&rsquo;\u00e9valuation psychologique et neuropsychologique sous IBM SPSS Statistics.<\/p>\n<h2>R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<ul>\n<li>American Psychological Association. (2020). <em>Publication manual of the American Psychological Association<\/em> (7th ed.). American Psychological Association. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0000165-000\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0000165-000<\/a><\/li>\n<li>Bollen, K. A. (1989). <em>Structural equations with latent variables<\/em>. John Wiley &amp; Sons. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1002\/9781118619179\">https:\/\/doi.org\/10.1002\/9781118619179<\/a><\/li>\n<li>Field, A. (2018). <em>Discovering statistics using IBM SPSS statistics<\/em> (5th ed.). SAGE Publications.<\/li>\n<li>Hair, J. F., Black, W. C., Babin, B. J., &amp; Anderson, R. E. (2019). <em>Multivariate data analysis<\/em> (8th ed.). Cengage Learning.<\/li>\n<li>IBM Corporation. (2021). <em>IBM SPSS Statistics 28 algorithms<\/em>. IBM Corporation. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.ibm.com\/support\/pages\/ibm-spss-statistics-28-documentation\">https:\/\/www.ibm.com\/support\/pages\/ibm-spss-statistics-28-documentation<\/a><\/li>\n<li>Kline, R. B. (2016). <em>Principles and practice of structural equation modeling<\/em> (4th ed.). Guilford Press.<\/li>\n<li>McDonald, R. P. (1999). <em>Test theory: A unified treatment<\/em>. Lawrence Erlbaum Associates.<\/li>\n<li>Nunnally, J. C., &amp; Bernstein, I. H. (1994). <em>Psychometric theory<\/em> (3rd ed.). McGraw-Hill.<\/li>\n<li>Tabachnick, B. G., &amp; Fidell, L. S. (2019). <em>Using multivariate statistics<\/em> (7th ed.). Pearson.<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Guide complet pour g\u00e9n\u00e9rer et interpr\u00e9ter une matrice de covariance dans SPSS : fondements math\u00e9matiques, \u00e9tapes pas \u00e0 pas et applications en psychom\u00e9trie.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[2,1835,4659],"tags":[4308,2243,16,2654,2875],"class_list":["post-3003","psych_stat","type-psych_stat","status-publish","hentry","category-psychometrie","category-statistiques-en-psychologie","category-tutoriels-spss","tag-matrice-de-covariance","tag-methodologie-de-recherche","tag-psychometrie","tag-spss","tag-statistiques-multivariees"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_stat\/3003","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_stat"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_stat"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3003"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_stat\/3003\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3003"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3003"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3003"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}