{"id":2343,"date":"2026-10-14T18:00:51","date_gmt":"2026-10-14T18:00:51","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/statistics\/comment-utiliser-la-loi-geometrique-dans-excel\/"},"modified":"2026-10-14T18:00:51","modified_gmt":"2026-10-14T18:00:51","slug":"comment-utiliser-la-loi-geometrique-dans-excel","status":"publish","type":"psych_stat","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_stat=comment-utiliser-la-loi-geometrique-dans-excel","title":{"rendered":"Comment utiliser la loi g\u00e9om\u00e9trique dans Excel"},"content":{"rendered":"<p>La mod\u00e9lisation stochastique des processus d&rsquo;attente discrets occupe une place centrale dans les sciences quantitatives modernes, allant de l&rsquo;ing\u00e9nierie de la fiabilit\u00e9 aux neurosciences computationnelles et \u00e0 la psychom\u00e9trie exp\u00e9rimentale. Au sein de cet \u00e9difice probabiliste, la <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Loi_g%C3%A9om%C3%A9trique\">loi g\u00e9om\u00e9trique<\/a> constitue la distribution fondamentale r\u00e9gissant le temps d&rsquo;attente discret jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;av\u00e8nement d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement binaire sp\u00e9cifique. Malgr\u00e9 son universalit\u00e9 conceptuelle et sa simplicit\u00e9 math\u00e9matique intrins\u00e8que, son op\u00e9rationnalisation au sein des environnements d&rsquo;analyse g\u00e9n\u00e9ralistes, en particulier Microsoft Excel, soul\u00e8ve des d\u00e9fis m\u00e9thodologiques singuliers qui \u00e9chappent fr\u00e9quemment aux praticiens non avertis.<\/p>\n<p>Le tableur de Microsoft demeure, de nos jours, l&rsquo;environnement de calcul matriciel et analytique le plus r\u00e9pandu \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle mondiale dans les entreprises, les laboratoires de recherche appliqu\u00e9e et les institutions de veille statistique. N\u00e9anmoins, l&rsquo;absence historique d&rsquo;une fonction statistique native portant explicitement l&rsquo;intitul\u00e9 de la loi g\u00e9om\u00e9trique contraint l&rsquo;analyste \u00e0 d\u00e9velopper des strat\u00e9gies de mod\u00e9lisation alternatives. Ces d\u00e9marches reposent soit sur des d\u00e9rivations arithm\u00e9tiques pures, soit sur l&rsquo;exploitation judicieuse de cas limites au sein de distributions plus g\u00e9n\u00e9rales, \u00e0 l&rsquo;instar de la distribution binomiale n\u00e9gative. Cette particularit\u00e9 ergonomique exige une compr\u00e9hension th\u00e9orique sans faille pour conjurer les erreurs syst\u00e9matiques de param\u00e9trage, notamment les glissements d&rsquo;indices entre le nombre d&rsquo;\u00e9preuves et le nombre d&rsquo;\u00e9checs.<\/p>\n<p>Le pr\u00e9sent trait\u00e9 propose une immersion exhaustive dans l&rsquo;impl\u00e9mentation, l&rsquo;analyse empirique et l&rsquo;automatisation avanc\u00e9e de la loi g\u00e9om\u00e9trique sous Microsoft Excel. En articulant rigueur math\u00e9matique, imp\u00e9ratifs d&rsquo;ing\u00e9nierie logicielle et sc\u00e9narios concrets issus de la recherche comportementale, cette ressource a pour vocation d&rsquo;\u00e9tablir un protocole d\u00e9finitif d&rsquo;\u00e9valuation, d&rsquo;ajustement param\u00e9trique par maximum de vraisemblance, de simulation stochastique de Monte-Carlo et d&rsquo;extension algorithmique via Visual Basic for Applications (VBA).<\/p>\n<h2>1. Fondements th\u00e9oriques de la loi g\u00e9om\u00e9trique et \u00e9preuves de Bernoulli<\/h2>\n<p>Pour impl\u00e9menter rigoureusement une distribution discr\u00e8te dans un moteur de calcul tabulaire, il est indispensable de caract\u00e9riser en amont la structure axiomatique du ph\u00e9nom\u00e8ne stochastique sous-jacent. La loi g\u00e9om\u00e9trique tire son origine directe de la r\u00e9p\u00e9tition d&rsquo;\u00e9preuves \u00e9l\u00e9mentaires id\u00e9alis\u00e9es, th\u00e9oris\u00e9es initialement par le math\u00e9maticien suisse Jacques Bernoulli dans son \u0153uvre posthume <em>Ars Conjectandi<\/em>.<\/p>\n<h3>1.1 D\u00e9finition formelle et axiomes des processus de Bernoulli<\/h3>\n<p>Un processus stochastique de Bernoulli est une s\u00e9quence finie ou infinie de variables al\u00e9atoires discr\u00e8tes ind\u00e9pendantes et identiquement distribu\u00e9es, not\u00e9es <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"X_1, X_2, dots, X_n\">$X_1, X_2, dots, X_n$<\/span>. Chaque variable al\u00e9atoire <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"X_i\">$X_i$<\/span> constitue une \u00e9preuve binaire dont l&rsquo;espace d&rsquo;\u00e9chantillonnage ne comporte que deux \u00e9ventualit\u00e9s mutuellement exclusives et collectivement exhaustives : le succ\u00e8s, conventionnellement cod\u00e9 par la valeur 1, et l&rsquo;\u00e9chec, repr\u00e9sent\u00e9 par la valeur 0. Cette binarit\u00e9 stricte forme le socle fondamental sur lequel reposent l&rsquo;ensemble des th\u00e9or\u00e8mes limites discrets.<\/p>\n<p>Le deuxi\u00e8me axiome cardinal impose la constance absolue du param\u00e8tre de probabilit\u00e9, d\u00e9sign\u00e9 universellement par la lettre <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p in ]0, 1[\">$p in ]0, 1[$<\/span>, sur l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 de la s\u00e9quence exp\u00e9rimentale. Ainsi, pour tout indice d&rsquo;\u00e9preuve <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"i\">$i$<\/span>, la probabilit\u00e9 de succ\u00e8s s&rsquo;exprime par <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"P(X_i = 1) = p\">$P(X_i = 1) = p$<\/span>, tandis que la probabilit\u00e9 compl\u00e9mentaire d&rsquo;\u00e9chec s&rsquo;\u00e9crit invariablement <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"P(X_i = 0) = 1 - p\">$P(X_i = 0) = 1 &#8211; p$<\/span>, traditionnellement not\u00e9e <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"q\">$q$<\/span>. Cette invariance spatio-temporelle postule que le syst\u00e8me g\u00e9n\u00e9rateur ne subit aucune d\u00e9gradation m\u00e9canique, aucune fatigue mat\u00e9rielle, ni aucun processus d&rsquo;apprentissage au fil des r\u00e9alisations successives.<\/p>\n<p>Enfin, la condition d&rsquo;ind\u00e9pendance stochastique mutuelle exige que l&rsquo;issue de toute \u00e9preuve d&rsquo;indice <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k\">$k$<\/span> n&rsquo;exerce aucune influence causale ou probabiliste sur l&rsquo;issue de l&rsquo;\u00e9preuve <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k+1\">$k+1$<\/span>, ni ne soit conditionn\u00e9e par les r\u00e9sultats des r\u00e9alisations ant\u00e9rieures <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"X_1, dots, X_{k-1}\">$X_1, dots, X_{k-1}$<\/span>. Sur le plan analytique, cette ind\u00e9pendance se traduit par la factorisation de la probabilit\u00e9 conjointe : pour tout vecteur de r\u00e9alisations discr\u00e8tes, la probabilit\u00e9 de l&rsquo;intersection des \u00e9v\u00e9nements \u00e9quivaut rigoureusement au produit scalaire de leurs probabilit\u00e9s marginales respectives.<\/p>\n<h3>1.2 La variable al\u00e9atoire g\u00e9om\u00e9trique : nombre d&rsquo;\u00e9checs versus rang du succ\u00e8s<\/h3>\n<p>Lorsque l&rsquo;on \u00e9tudie le temps d&rsquo;attente discret au sein d&rsquo;une s\u00e9quence de Bernoulli, deux formalisations concurrentes mais intimement li\u00e9es coexistent dans la litt\u00e9rature statistique internationale. La premi\u00e8re convention math\u00e9matique s&rsquo;int\u00e9resse \u00e0 la variable al\u00e9atoire <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"X\">$X$<\/span>, d\u00e9finie comme le <strong>nombre d&rsquo;\u00e9checs survenus avant l&rsquo;obtention du tout premier succ\u00e8s<\/strong>. Dans ce cadre, l&rsquo;espace d&rsquo;\u00e9tats de la variable s&rsquo;\u00e9tend sur l&rsquo;ensemble des entiers naturels, de sorte que le support s&rsquo;\u00e9crit <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\mathcal{S}_X = \\mathbb{N} = {0, 1, 2, 3, dots}\">$\\mathcal{S}_X = \\mathbb{N} = {0, 1, 2, 3, dots}$<\/span>. Si le premier essai r\u00e9alis\u00e9 est d&#8217;embl\u00e9e un succ\u00e8s, la variable prend alors la valeur z\u00e9ro.<\/p>\n<p>La seconde convention, largement adopt\u00e9e dans les manuels anglo-saxons et certains logiciels de statistique th\u00e9orique, mod\u00e9lise la variable al\u00e9atoire <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"Y\">$Y$<\/span>, d\u00e9finie comme le <strong>nombre total d&rsquo;\u00e9preuves n\u00e9cessaires pour observer le premier succ\u00e8s<\/strong>, le succ\u00e8s terminal \u00e9tant lui-m\u00eame inclus dans le d\u00e9compte. L&rsquo;espace de support de cette variable correspond \u00e0 l&rsquo;ensemble des entiers strictement positifs, soit <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\mathcal{S}_Y = \\mathbb{N}^* = {1, 2, 3, dots}\">$\\mathcal{S}_Y = \\mathbb{N}^* = {1, 2, 3, dots}$<\/span>. La relation fonctionnelle bijective unissant ces deux formulations s&rsquo;\u00e9tablit simplement par l&rsquo;op\u00e9rateur de d\u00e9calage <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"Y = X + 1\">$Y = X + 1$<\/span>.<\/p>\n<p>Ce dualisme conceptuel g\u00e9n\u00e8re des confusions majeures lors de l&rsquo;impl\u00e9mentation logicielle sous Excel. Selon que l&rsquo;analyste choisit de d\u00e9nombrer les \u00e9checs stricts ou l&rsquo;ensemble des tentatives globales, les formules de calcul, l&rsquo;\u00e9criture des fonctions de r\u00e9partition et la param\u00e9trisation des moments statistiques diff\u00e8rent d&rsquo;une unit\u00e9 enti\u00e8re. La ma\u00eetrise absolue de cette divergence s\u00e9mantique constitue le pr\u00e9alable obligatoire \u00e0 tout param\u00e9trage d&rsquo;une feuille de calcul.<\/p>\n<h3>1.3 Propri\u00e9t\u00e9 d&rsquo;absence de m\u00e9moire et pertinence comportementale<\/h3>\n<p>La loi g\u00e9om\u00e9trique poss\u00e8de une propri\u00e9t\u00e9 probabiliste hautement singuli\u00e8re : l&rsquo;<strong>amn\u00e9sie<\/strong> ou <em>absence de m\u00e9moire<\/em> (dite propri\u00e9t\u00e9 sans m\u00e9moire). Dans l&rsquo;univers des distributions \u00e0 support discret, elle est l&rsquo;unique loi \u00e0 pr\u00e9senter cette caract\u00e9ristique, faisant \u00e9cho \u00e0 la <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Loi_exponentielle\">loi exponentielle<\/a> dans le domaine des variables continues. Formellement, si <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"X\">$X$<\/span> suit une loi g\u00e9om\u00e9trique d\u00e9nombrant le nombre d&rsquo;\u00e9checs, pour tous entiers naturels <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"s\">$s$<\/span> et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"t\">$t$<\/span>, l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 conditionnelle suivante est syst\u00e9matiquement v\u00e9rifi\u00e9e :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"P(X ge s + t mid X ge s) = P(X ge t)\">$$P(X ge s + t mid X ge s) = P(X ge t)$$<\/span><\/p>\n<p>La d\u00e9monstration de cette propri\u00e9t\u00e9 s&rsquo;obtient directement par le calcul du quotient bay\u00e9sien :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"P(X ge s + t mid X ge s) = \\frac{P(X ge s + t \\cap X ge s)}{P(X ge s)} = \\frac{P(X ge s + t)}{P(X ge s)} = \\frac{(1-p)^{s+t}}{(1-p)^s} = (1-p)^t = P(X ge t)\">$$P(X ge s + t mid X ge s) = \\frac{P(X ge s + t \\cap X ge s)}{P(X ge s)} = \\frac{P(X ge s + t)}{P(X ge s)} = \\frac{(1-p)^{s+t}}{(1-p)^s} = (1-p)^t = P(X ge t)$$<\/span><\/p>\n<p>Cette formulation d\u00e9montre que la probabilit\u00e9 qu&rsquo;un syst\u00e8me doive subir au moins <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"t\">$t$<\/span> \u00e9checs additionnels avant de parvenir au succ\u00e8s, sachant qu&rsquo;il a d\u00e9j\u00e0 accumul\u00e9 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"s\">$s$<\/span> \u00e9checs sans succ\u00e8s, est strictement \u00e9quivalente \u00e0 la probabilit\u00e9 initiale de conna\u00eetre au moins <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"t\">$t$<\/span> \u00e9checs d\u00e8s l&rsquo;origine du protocole. Le syst\u00e8me ne conserve aucune trace de son pass\u00e9 stochastique.<\/p>\n<p>En psychom\u00e9trie et en sciences comportementales, cette propri\u00e9t\u00e9 d&rsquo;absence de m\u00e9moire joue un r\u00f4le th\u00e9orique fondamental : elle sert d&rsquo;<strong>hypoth\u00e8se nulle<\/strong> pour \u00e9valuer les processus cognitifs. Lorsqu&rsquo;un sujet humain r\u00e9sout une t\u00e2che par essais-erreurs, un ajustement parfait \u00e0 la loi g\u00e9om\u00e9trique d\u00e9montre l&rsquo;absence totale d&rsquo;apprentissage progressif, r\u00e9v\u00e9lant une strat\u00e9gie al\u00e9atoire pure. Inversement, une d\u00e9viation syst\u00e9matique vers des probabilit\u00e9s conditionnelles croissantes trahit l&rsquo;acquisition de comp\u00e9tences, tandis qu&rsquo;une d\u00e9viation d\u00e9croissante traduit l&rsquo;intervention de ph\u00e9nom\u00e8nes d&rsquo;\u00e9puisement cognitif ou de d\u00e9couragement.<\/p>\n<h2>2. Formulations math\u00e9matiques pour l&rsquo;impl\u00e9mentation sous tableur<\/h2>\n<p>L&rsquo;ing\u00e9nierie logicielle appliqu\u00e9e aux sciences statistiques requiert une formalisation analytique explicite des lois de probabilit\u00e9. Dans cette perspective, la loi g\u00e9om\u00e9trique doit \u00eatre diss\u00e9qu\u00e9e sous l&rsquo;angle de sa densit\u00e9 discr\u00e8te, de sa fonction de r\u00e9partition et de ses moments structurels avant toute transcription en syntaxe Excel.<\/p>\n<h3>2.1 Fonction de masse de probabilit\u00e9 (PMF)<\/h3>\n<p>La fonction de masse de probabilit\u00e9 (d\u00e9sign\u00e9e par l&rsquo;acronyme anglophone <em>PMF<\/em> pour <em>Probability Mass Function<\/em>) d\u00e9finit la probabilit\u00e9 math\u00e9matique exacte que la variable al\u00e9atoire prenne une valeur scalaire d\u00e9termin\u00e9e. Dans la convention d\u00e9nombrant le nombre d&rsquo;\u00e9checs <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k in \\mathbb{N}\">$k in \\mathbb{N}$<\/span>, pour observer le premier succ\u00e8s pr\u00e9cis\u00e9ment apr\u00e8s <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k\">$k$<\/span> \u00e9checs, la s\u00e9quence d&rsquo;essais ind\u00e9pendants doit obligatoirement pr\u00e9senter la configuration s\u00e9quentielle ordonn\u00e9e suivante :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"\\underbrace{0, 0, 0, dots, 0}_{k \\text{ \u00e9checs}}, 1\">$$\\underbrace{0, 0, 0, dots, 0}_{k \\text{ \u00e9checs}}, 1$$<\/span><\/p>\n<p>En vertu de l&rsquo;ind\u00e9pendance mutuelle des \u00e9preuves de Bernoulli, la probabilit\u00e9 conjointe de cette s\u00e9rie singuli\u00e8re correspond au produit des probabilit\u00e9s marginales. L&rsquo;expression analytique ferm\u00e9e s&rsquo;\u00e9crit alors :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"P(X = k) = (1 - p)^k \\cdot p = q^k \\cdot p\">$$P(X = k) = (1 &#8211; p)^k \\cdot p = q^k \\cdot p$$<\/span><\/p>\n<p>Si l&rsquo;on retient l&rsquo;alternative portant sur le rang de r\u00e9alisation <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"y in \\mathbb{N}^*\">$y in \\mathbb{N}^*$<\/span>, l&rsquo;\u00e9quation devient sym\u00e9triquement :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"P(Y = y) = (1 - p)^{y - 1} \\cdot p = q^{y - 1} \\cdot p\">$$P(Y = y) = (1 &#8211; p)^{y &#8211; 1} \\cdot p = q^{y &#8211; 1} \\cdot p$$<\/span><\/p>\n<p>Sur le plan math\u00e9matique, cette fonction d\u00e9crit une suite g\u00e9om\u00e9trique de premier terme <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p\">$p$<\/span> et de raison <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"q = (1 - p)\">$q = (1 &#8211; p)$<\/span>. La raison \u00e9tant strictement comprise entre 0 et 1, la fonction de masse pr\u00e9sente une d\u00e9croissance exponentielle monotone rigoureuse. La valeur modale de la distribution se situe toujours au point d&rsquo;origine : l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement le plus probable est syst\u00e9matiquement d&rsquo;obtenir le succ\u00e8s sans aucun \u00e9chec pr\u00e9alable (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k = 0\">$k = 0$<\/span>, avec une probabilit\u00e9 \u00e9gale \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p\">$p$<\/span>).<\/p>\n<h3>2.2 Fonction de r\u00e9partition cumulative (CDF)<\/h3>\n<p>La fonction de r\u00e9partition cumulative (ou <em>CDF<\/em> pour <em>Cumulative Distribution Function<\/em>), not\u00e9e <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"F(k)\">$F(k)$<\/span>, quantifie la probabilit\u00e9 que la variable al\u00e9atoire <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"X\">$X$<\/span> prenne une valeur inf\u00e9rieure ou \u00e9gale \u00e0 un entier donn\u00e9 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k\">$k$<\/span>. Elle repr\u00e9sente graphiquement la somme des probabilit\u00e9s discr\u00e8tes jusqu&rsquo;au seuil <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k\">$k$<\/span> inclus :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"F(k) = P(X le k) = \\sum_{j=0}^{k} P(X = j) = \\sum_{j=0}^{k} (1 - p)^j \\cdot p\">$$F(k) = P(X le k) = \\sum_{j=0}^{k} P(X = j) = \\sum_{j=0}^{k} (1 &#8211; p)^j \\cdot p$$<\/span><\/p>\n<p>En extrayant le param\u00e8tre constant <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p\">$p$<\/span> de la sommation et en mobilisant la formule de la somme partielle d&rsquo;une s\u00e9rie g\u00e9om\u00e9trique de raison <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"(1 - p)\">$(1 &#8211; p)$<\/span>, le calcul se simplifie \u00e9l\u00e9gamment :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"\\sum_{j=0}^{k} (1 - p)^j = \\frac{1 - (1 - p)^{k+1}}{1 - (1 - p)} = \\frac{1 - (1 - p)^{k+1}}{p}\">$$\\sum_{j=0}^{k} (1 &#8211; p)^j = \\frac{1 &#8211; (1 &#8211; p)^{k+1}}{1 &#8211; (1 &#8211; p)} = \\frac{1 &#8211; (1 &#8211; p)^{k+1}}{p}$$<\/span><\/p>\n<p>En multipliant cette somme partielle par le facteur externe <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p\">$p$<\/span>, les termes se simplifient pour livrer une expression ferm\u00e9e d&rsquo;une remarquable concision :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"F(k) = P(X le k) = 1 - (1 - p)^{k+1}\">$$F(k) = P(X le k) = 1 &#8211; (1 &#8211; p)^{k+1}$$<\/span><\/p>\n<p>Pour la variante centr\u00e9e sur le nombre total d&rsquo;essais <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"y\">$y$<\/span>, l&rsquo;expression devient <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"F_Y(y) = 1 - (1 - p)^y\">$F_Y(y) = 1 &#8211; (1 &#8211; p)^y$<\/span>. \u00c0 partir de cette fonction cumulative, on d\u00e9rive imm\u00e9diatement la fonction de survie ou de fiabilit\u00e9, not\u00e9e <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"S(k)\">$S(k)$<\/span>, qui mesure la probabilit\u00e9 d&rsquo;exc\u00e9der strictement le seuil de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k\">$k$<\/span> \u00e9checs. Cette probabilit\u00e9 de queue de distribution s&rsquo;exprime par :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"S(k) = P(X &gt; k) = 1 - F(k) = (1 - p)^{k+1}\">$$S(k) = P(X &gt; k) = 1 &#8211; F(k) = (1 &#8211; p)^{k+1}$$<\/span><\/p>\n<h3>2.3 Moments statistiques : Esp\u00e9rance, variance et asym\u00e9trie<\/h3>\n<p>Les moments d&rsquo;une distribution fournissent la caract\u00e9risation quantitative de sa localisation centrale, de sa dispersion et de sa morphologie g\u00e9om\u00e9trique. L&rsquo;esp\u00e9rance math\u00e9matique de la variable <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"X\">$X$<\/span> repr\u00e9sentant le nombre d&rsquo;\u00e9checs se calcule au moyen de la d\u00e9rivation formelle d&rsquo;une s\u00e9rie enti\u00e8re :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"E[X] = \\sum_{k=0}^{\\infty} k \\cdot (1 - p)^k \\cdot p = p \\cdot (1 - p) \\cdot \\sum_{k=1}^{\\infty} k (1 - p)^{k-1} = p (1 - p) \\cdot \\frac{1}{[1 - (1 - p)]^2} = \\frac{1 - p}{p}\">$$E[X] = \\sum_{k=0}^{\\infty} k \\cdot (1 &#8211; p)^k \\cdot p = p \\cdot (1 &#8211; p) \\cdot \\sum_{k=1}^{\\infty} k (1 &#8211; p)^{k-1} = p (1 &#8211; p) \\cdot \\frac{1}{[1 &#8211; (1 &#8211; p)]^2} = \\frac{1 &#8211; p}{p}$$<\/span><\/p>\n<p>Pour la variable <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"Y = X + 1\">$Y = X + 1$<\/span> mod\u00e9lisant le nombre total d&rsquo;essais, l&rsquo;op\u00e9rateur d&rsquo;esp\u00e9rance \u00e9tant lin\u00e9aire, nous obtenons l&rsquo;une des relations les plus c\u00e9l\u00e8bres du calcul des probabilit\u00e9s :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"E[Y] = E[X] + 1 = \\frac{1 - p}{p} + 1 = \\frac{1}{p}\">$$E[Y] = E[X] + 1 = \\frac{1 &#8211; p}{p} + 1 = \\frac{1}{p}$$<\/span><\/p>\n<p>La variance, qui \u00e9value le degr\u00e9 de dispersion stochastique autour de la valeur centrale, est rigoureusement identique pour les deux formulations car l&rsquo;addition d&rsquo;une constante n&rsquo;affecte pas l&rsquo;\u00e9talement :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"Var(X) = Var(Y) = \\frac{1 - p}{p^2}\">$$Var(X) = Var(Y) = \\frac{1 &#8211; p}{p^2}$$<\/span><\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9cart-type associ\u00e9 s&rsquo;\u00e9crit <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\sigma = \\frac{\\sqrt{1 - p}}{p}\">$\\sigma = \\frac{\\sqrt{1 &#8211; p}}{p}$<\/span>. On note une propri\u00e9t\u00e9 fondamentale : lorsque la probabilit\u00e9 de succ\u00e8s <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p\">$p$<\/span> tend vers 0, l&rsquo;\u00e9cart-type pr\u00e9sente un ordre de grandeur comparable \u00e0 l&rsquo;esp\u00e9rance math\u00e9matique (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\sigma \\approx E[X]\">$\\sigma \\approx E[X]$<\/span>), ce qui engendre une variabilit\u00e9 relative consid\u00e9rable. Enfin, le coefficient d&rsquo;asym\u00e9trie de Fisher (<em>skewness<\/em>) quantifie la dissym\u00e9trie de la distribution :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"\\gamma_1 = \\frac{2 - p}{\\sqrt{1 - p}}\">$$\\gamma_1 = \\frac{2 &#8211; p}{\\sqrt{1 &#8211; p}}$$<\/span><\/p>\n<p>Pour l&rsquo;ensemble des valeurs admissibles de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p in ]0, 1[\">$p in ]0, 1[$<\/span>, le coefficient d&rsquo;asym\u00e9trie demeure strictement positif (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\gamma_1 &gt; 0\">$\\gamma_1 &gt; 0$<\/span>), atteignant sa valeur minimale de 2 lorsque <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p to 0\">$p to 0$<\/span>, et divergeant vers <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"+\\infty\">$+\\infty$<\/span> lorsque <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p to 1\">$p to 1$<\/span>. La distribution g\u00e9om\u00e9trique pr\u00e9sente ainsi syst\u00e9matiquement un \u00e9talement asym\u00e9trique tr\u00e8s prononc\u00e9 vers les valeurs positives (queue de distribution allong\u00e9e \u00e0 droite).<\/p>\n<h2>3. Prise en charge de la loi g\u00e9om\u00e9trique par Microsoft Excel<\/h2>\n<p>La mise en pratique des lois de probabilit\u00e9s sous tableur se heurte fr\u00e9quemment \u00e0 la standardisation historique des biblioth\u00e8ques de fonctions. Une analyse compar\u00e9e des environnements de programmation statistique met en exergue les sp\u00e9cificit\u00e9s structurelles de Microsoft Excel face \u00e0 la mod\u00e9lisation g\u00e9om\u00e9trique.<\/p>\n<h3>3.1 Constat de l&rsquo;absence de fonction d\u00e9di\u00e9e native<\/h3>\n<p>Tout utilisateur explorant la biblioth\u00e8que statistique d&rsquo;Excel constatera avec surprise l&rsquo;inexistence d&rsquo;une fonction intitul\u00e9e <code>LOI.GEOMETRIQUE<\/code> ou <code>LOI.GEOMETRIQUE.N<\/code>. Contrairement aux distributions reines telles que la loi normale (<code>LOI.NORMALE.N<\/code>), la loi binomiale (<code>LOI.BINOMIALE.N<\/code>) ou la loi de Poisson (<code>LOI.POISSON.N<\/code>), la loi g\u00e9om\u00e9trique n&rsquo;a jamais b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d&rsquo;une impl\u00e9mentation directe sous son appellation canonique au sein des versions successives du logiciel.<\/p>\n<p>Cette lacune contraste vivement avec les plateformes statistiques professionnelles telles que le langage R, qui propose le quatuor paradigmatique complet <code>dgeom(x, prob)<\/code>, <code>pgeom(q, prob)<\/code>, <code>qgeom(p, prob)<\/code> et <code>rgeom(n, prob)<\/code>, ou l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me Python qui int\u00e8gre au sein du module <code>scipy.stats<\/code> la classe sp\u00e9cialis\u00e9e <code>geom<\/code>. Dans l&rsquo;environnement Excel, l&rsquo;analyste se trouve contraint d&rsquo;\u00e9laborer une strat\u00e9gie alternative : soit recomposer manuellement la distribution par le truchement d&rsquo;\u00e9quations arithm\u00e9tiques pures, soit mobiliser une fonction parente par d\u00e9rivation analytique.<\/p>\n<h3>3.2 \u00c9quivalence avec la loi binomiale n\u00e9gative<\/h3>\n<p>La solution native la plus \u00e9l\u00e9gante et num\u00e9riquement stable pour combler cette absence consiste \u00e0 exploiter les propri\u00e9t\u00e9s d&#8217;embo\u00eetement des lois discr\u00e8tes. La loi g\u00e9om\u00e9trique est, par d\u00e9finition stricte, le cas particulier fondamental de la <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Loi_binomiale_n%C3%A9gative\">loi binomiale n\u00e9gative<\/a> (souvent d\u00e9sign\u00e9e sous le nom de loi de Pascal ou de Polya) lorsque le nombre de succ\u00e8s cibl\u00e9s est fix\u00e9 \u00e0 un.<\/p>\n<p>Rappelons que la distribution binomiale n\u00e9gative, mod\u00e9lis\u00e9e sous Excel par la fonction <code>LOI.BINOMIALE.NEGATIVE.N<\/code> (ou <code>LOI.BINOMIALE.NEGATIVE<\/code> dans les versions ant\u00e9rieures \u00e0 2010), quantifie la probabilit\u00e9 d&rsquo;observer un nombre donn\u00e9 d&rsquo;\u00e9checs avant d&rsquo;atteindre un quota sp\u00e9cifi\u00e9 de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r\">$r$<\/span> succ\u00e8s. Sa fonction de masse de probabilit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale s&rsquo;exprime par :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"P(X = k) = \\binom{k + r - 1}{k} p^r (1 - p)^k\">$$P(X = k) = \\binom{k + r &#8211; 1}{k} p^r (1 &#8211; p)^k$$<\/span><\/p>\n<p>En assignant rigoureusement la valeur unitaire au param\u00e8tre du nombre de succ\u00e8s requis (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 1\">$r = 1$<\/span>), le coefficient binomial se simplifie imm\u00e9diatement :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"\\binom{k + 1 - 1}{k} = \\binom{k}{k} = 1\">$$\\binom{k + 1 &#8211; 1}{k} = \\binom{k}{k} = 1$$<\/span><\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9quation se r\u00e9duit d\u00e8s lors \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"P(X = k) = 1 \\cdot p^1 \\cdot (1 - p)^k = p(1 - p)^k\">$P(X = k) = 1 \\cdot p^1 \\cdot (1 &#8211; p)^k = p(1 &#8211; p)^k$<\/span>, ce qui correspond trait pour trait \u00e0 la fonction de masse de la loi g\u00e9om\u00e9trique d\u00e9nombrant les \u00e9checs. Par cons\u00e9quent, toute requ\u00eate g\u00e9om\u00e9trique sous Excel peut \u00eatre ex\u00e9cut\u00e9e via le moteur de calcul de la loi binomiale n\u00e9gative en neutralisant son param\u00e8tre de multiplicit\u00e9 de succ\u00e8s.<\/p>\n<figure class=\"wpt-preserved-image\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/french.arabpsychology.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/geomDistExcel1.png\" alt=\"Geometric distribution in Excel\" \/><figcaption>Geometric distribution in Excel<\/figcaption><\/figure>\n<h3>3.3 Comparatif des approches analytiques applicables sous Excel<\/h3>\n<p>D\u00e8s lors que la correspondance math\u00e9matique est \u00e9tablie, deux voies op\u00e9ratoires principales s&rsquo;offrent \u00e0 l&rsquo;analyste sous Excel : l&rsquo;usage de la fonction int\u00e9gr\u00e9e <code>LOI.BINOMIALE.NEGATIVE.N<\/code> ou la programmation arithm\u00e9tique explicite bas\u00e9e sur les op\u00e9rateurs d&rsquo;\u00e9l\u00e9vation \u00e0 la puissance (<code>^<\/code>). Chacune de ces m\u00e9thodes poss\u00e8de des attributs op\u00e9rationnels sp\u00e9cifiques qu&rsquo;il convient de jauger \u00e0 l&rsquo;aune de la volum\u00e9trie et des objectifs d&rsquo;auditabilit\u00e9 des feuilles de calcul.<\/p>\n<p>L&rsquo;approche arithm\u00e9tique directe pr\u00e9sente une valeur p\u00e9dagogique ind\u00e9niable. Elle permet une transparence absolue du mod\u00e8le : tout auditeur ext\u00e9rieur peut inspecter la cellule et identifier imm\u00e9diatement la formule <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p(1-p)^k\">$p(1-p)^k$<\/span> sans devoir d\u00e9duire l&rsquo;artifice math\u00e9matique de l&rsquo;\u00e9quivalence binomiale n\u00e9gative unitaire. De plus, elle offre une vitesse d&rsquo;ex\u00e9cution marginalement sup\u00e9rieure lors du recalcul it\u00e9ratif de tr\u00e8s grands tableaux dynamiques matriciels.<\/p>\n<p>En revanche, le recours \u00e0 la fonction standardis\u00e9e <code>LOI.BINOMIALE.NEGATIVE.N<\/code> offre une robustesse algorithmique nettement sup\u00e9rieure, en particulier pour le calcul direct des probabilit\u00e9s cumul\u00e9es sans devoir sommer des plages de cellules. De surcro\u00eet, les fonctions natives d&rsquo;Excel int\u00e8grent des m\u00e9canismes de compensation d&rsquo;arrondi num\u00e9rique bas\u00e9s sur des d\u00e9veloppements en fractions continues et des algorithmes r\u00e9gularis\u00e9s qui pr\u00e9viennent les ph\u00e9nom\u00e8nes d&rsquo;\u00e9vanouissement de pr\u00e9cision lorsque <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k\">$k$<\/span> devient tr\u00e8s grand et que <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p\">$p$<\/span> est particuli\u00e8rement faible.<\/p>\n<h2>4. Utilisation de la fonction LOI.BINOMIALE.NEGATIVE dans Excel<\/h2>\n<p>L&rsquo;exploitation pratique de la distribution binomiale n\u00e9gative comme substitut de la loi g\u00e9om\u00e9trique exige une compr\u00e9hension m\u00e9ticuleuse de sa nomenclature algorithmique et des contraintes typologiques de chacun de ses arguments.<\/p>\n<h3>4.1 Syntaxe et anatomie des arguments de la fonction<\/h3>\n<p>Depuis la mise \u00e0 jour majeure du moteur de calcul d&rsquo;Excel lors de la version 2010, la fonction standardis\u00e9e moderne s&rsquo;\u00e9nonce comme suit dans la version francophone :<\/p>\n<p><code>=LOI.BINOMIALE.NEGATIVE.N(nombre_\u00e9checs; nombre_succ\u00e8s; probabilit\u00e9_succ\u00e8s; cumulative)<\/code><\/p>\n<p>Pour les installations ant\u00e9rieures \u00e0 2010 ou par souci de r\u00e9trocompatibilit\u00e9, la syntaxe historique <code>LOI.BINOMIALE.NEGATIVE<\/code> demeure disponible mais ne supporte pas l&rsquo;argument d&rsquo;\u00e9valuation cumulative (elle retourne uniquement la probabilit\u00e9 ponctuelle). L&rsquo;anatomie d\u00e9taill\u00e9e des quatre param\u00e8tres pour l&rsquo;impl\u00e9mentation g\u00e9om\u00e9trique se structure ainsi :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>nombre_\u00e9checs<\/strong> (obligatoire) : Repr\u00e9sente la variable al\u00e9atoire scalaire enti\u00e8re <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k\">$k$<\/span>, correspondant au nombre d&rsquo;\u00e9checs observ\u00e9s avant l&rsquo;av\u00e8nement du premier succ\u00e8s. Toute valeur non enti\u00e8re pass\u00e9e \u00e0 cet argument est tronqu\u00e9e \u00e0 sa partie enti\u00e8re par le compilateur d&rsquo;Excel. Si la valeur est strictement n\u00e9gative, Excel retourne l&rsquo;erreur <code>#NOMBRE!<\/code>.<\/li>\n<li><strong>nombre_succ\u00e8s<\/strong> (obligatoire) : Dans le cadre strict de l&rsquo;\u00e9mulation g\u00e9om\u00e9trique, cet argument doit \u00eatre <strong>invariablement fix\u00e9 \u00e0 la valeur 1<\/strong>. Toute autre valeur transformerait le calcul en loi binomiale n\u00e9gative d&rsquo;ordre sup\u00e9rieur.<\/li>\n<li><strong>probabilit\u00e9_succ\u00e8s<\/strong> (obligatoire) : Le param\u00e8tre stationnaire <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p\">$p$<\/span> caract\u00e9risant l&rsquo;\u00e9preuve de Bernoulli \u00e9l\u00e9mentaire. Ce nombre r\u00e9el doit imp\u00e9rativement appartenir \u00e0 l&rsquo;intervalle ouvert <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"]0, 1[\">$]0, 1[$<\/span>. Toute valeur <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p le 0\">$p le 0$<\/span> ou <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p ge 1\">$p ge 1$<\/span> d\u00e9clenche l&rsquo;erreur fatale <code>#NOMBRE!<\/code>.<\/li>\n<li><strong>cumulative<\/strong> (obligatoire) : Une valeur bool\u00e9enne qui d\u00e9termine la forme du r\u00e9sultat retourn\u00e9. L&rsquo;argument accepte <code>FAUX<\/code> (ou la valeur logique num\u00e9rique 0) pour calculer la fonction de masse ponctuelle <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"P(X = k)\">$P(X = k)$<\/span>, et <code>VRAI<\/code> (ou la valeur num\u00e9rique 1) pour calculer la probabilit\u00e9 cumulative <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"P(X le k)\">$P(X le k)$<\/span>.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>4.2 Calcul de la probabilit\u00e9 ponctuelle exacte<\/h3>\n<p>Pour \u00e9valuer la probabilit\u00e9 exacte d&rsquo;observer la survenue du premier succ\u00e8s apr\u00e8s une s\u00e9rie ininterrompue de pr\u00e9cis\u00e9ment <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k\">$k$<\/span> \u00e9checs, l&rsquo;op\u00e9rateur doit positionner le quatri\u00e8me argument de la fonction sur le commutateur logique <code>FAUX<\/code>. Supposons une cellule <code>A2<\/code> contenant le nombre d&rsquo;\u00e9checs <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k = 4\">$k = 4$<\/span> et une cellule <code>B1<\/code> h\u00e9bergeant le taux de succ\u00e8s stationnaire <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p = 0{,}20\">$p = 0{,}20$<\/span>. La formule s&rsquo;ex\u00e9cute ainsi :<\/p>\n<p><code>=LOI.BINOMIALE.NEGATIVE.N(A2; 1; <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"B\">$B$<\/span>1; FAUX)<\/code><\/p>\n<p>Sur le plan math\u00e9matique, cette saisie commande \u00e0 Excel d&rsquo;effectuer le calcul suivant :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"P(X = 4) = (1 - 0{,}20)^4 \\cdot 0{,}20 = (0{,}80)^4 \\cdot 0{,}20 = 0{,}4096 \\cdot 0{,}20 = 0{,}08192\">$$P(X = 4) = (1 &#8211; 0{,}20)^4 \\cdot 0{,}20 = (0{,}80)^4 \\cdot 0{,}20 = 0{,}4096 \\cdot 0{,}20 = 0{,}08192$$<\/span><\/p>\n<p>Le tableur retourne la valeur d\u00e9cimale rigoureusement exacte de 0,08192 (soit 8,192 %). Cette formulation est particuli\u00e8rement utile dans les protocoles de contr\u00f4le qualit\u00e9 pour \u00e9valuer le risque pr\u00e9cis d&rsquo;examiner une s\u00e9quence donn\u00e9e de pi\u00e8ces conformes avant de d\u00e9tecter la premi\u00e8re anomalie de production.<\/p>\n<h3>4.3 Calcul de la probabilit\u00e9 cumul\u00e9e<\/h3>\n<p>Lorsque la probl\u00e9matique de recherche concerne la probabilit\u00e9 d&rsquo;obtenir le premier succ\u00e8s en <em>au plus<\/em> <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k\">$k$<\/span> \u00e9checs (ou dit de mani\u00e8re \u00e9quivalente, en un maximum de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k+1\">$k+1$<\/span> tentatives globales), le commutateur logique doit imp\u00e9rativement basculer sur la valeur <code>VRAI<\/code>. En conservant notre configuration exp\u00e9rimentale o\u00f9 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k = 4\">$k = 4$<\/span> et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p = 0{,}20\">$p = 0{,}20$<\/span>, la fonction s&rsquo;\u00e9crit :<\/p>\n<p><code>=LOI.BINOMIALE.NEGATIVE.N(A2; 1; <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"B\">$B$<\/span>1; VRAI)<\/code><\/p>\n<p>Excel r\u00e9sout cette requ\u00eate en \u00e9valuant la sommation discr\u00e8te ferm\u00e9e :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"P(X le 4) = 1 - (1 - 0{,}20)^{4+1} = 1 - (0{,}80)^5 = 1 - 0{,}32768 = 0{,}67232\">$$P(X le 4) = 1 &#8211; (1 &#8211; 0{,}20)^{4+1} = 1 &#8211; (0{,}80)^5 = 1 &#8211; 0{,}32768 = 0{,}67232$$<\/span><\/p>\n<p>Le r\u00e9sultat indique qu&rsquo;il y a 67,232 % de chances statistiques d&rsquo;observer le premier \u00e9v\u00e9nement positif au cours des cinq premi\u00e8res \u00e9preuves (c&rsquo;est-\u00e0-dire apr\u00e8s 4 \u00e9checs ou moins). L&rsquo;inspection de cette fonction permet de v\u00e9rifier la convergence asymptotique vers l&rsquo;unit\u00e9 : \u00e0 mesure que <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k\">$k$<\/span> s&rsquo;accro\u00eet, la valeur cumulative se rapproche monotoniquement de 1, confirmant la propri\u00e9t\u00e9 de normalisation de l&rsquo;espace de probabilit\u00e9.<\/p>\n<h2>5. Construction de formules personnalis\u00e9es directes<\/h2>\n<p>Bien que la fonction <code>LOI.BINOMIALE.NEGATIVE.N<\/code> soit d&rsquo;une efficacit\u00e9 incontestable, la transcription alg\u00e9brique directe de la loi g\u00e9om\u00e9trique constitue une approche indispensable pour la portabilit\u00e9 des classeurs et la r\u00e9alisation de mod\u00e9lisations matricielles l\u00e9g\u00e8res.<\/p>\n<h3>5.1 Traduction de la formule th\u00e9orique en syntaxe Excel<\/h3>\n<p>La formulation analytique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"P(X = k) = (1 - p)^k \\cdot p\">$P(X = k) = (1 &#8211; p)^k \\cdot p$<\/span> peut \u00eatre retranscrite de mani\u00e8re litt\u00e9rale dans l&rsquo;interpr\u00e9teur de commandes d&rsquo;Excel. En pla\u00e7ant le param\u00e8tre de succ\u00e8s <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p\">$p$<\/span> dans la cellule <code><span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"B\">$B$<\/span>1<\/code> et la s\u00e9rie de valeurs discr\u00e8tes de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k\">$k$<\/span> dans la colonne <code>A<\/code> (d\u00e9butant \u00e0 la cellule <code>A2<\/code>), la formule arithm\u00e9tique directe s&rsquo;\u00e9nonce comme suit :<\/p>\n<p><code>=(1-<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"B\">$B$<\/span>1)^A2*<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"B\">$B$<\/span>1<\/code><\/p>\n<p>Une attention typographique extr\u00eame doit \u00eatre port\u00e9e \u00e0 l&rsquo;agencement des parenth\u00e8ses arithm\u00e9tiques. Dans l&rsquo;ordre standard d&rsquo;\u00e9valuation des op\u00e9rateurs d&rsquo;Excel, l&rsquo;op\u00e9rateur d&rsquo;\u00e9l\u00e9vation \u00e0 la puissance (accent circonflexe <code>^<\/code>) poss\u00e8de un niveau de priorit\u00e9 alg\u00e9brique sup\u00e9rieur \u00e0 la multiplication (ast\u00e9risque <code>*<\/code>) et \u00e0 la soustraction. L&rsquo;omission des parenth\u00e8ses autour du terme de probabilit\u00e9 compl\u00e9mentaire, telle que <code>=1-<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"B\">$B$<\/span>1^A2*<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"B\">$B$<\/span>1<\/code>, produirait une erreur logique silencieuse d\u00e9vastatrice : le moteur de calcul \u00e9l\u00e8verait d&rsquo;abord <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p\">$p$<\/span> \u00e0 la puissance <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k\">$k$<\/span>, multiplierait le r\u00e9sultat par <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p\">$p$<\/span>, puis soustrairait cette valeur finale de 1, g\u00e9n\u00e9rant des probabilit\u00e9s aberrantes.<\/p>\n<h3>5.2 Gestion rigoureuse des r\u00e9f\u00e9rences de cellules<\/h3>\n<p>L&rsquo;industrialisation d&rsquo;une feuille de calcul impose une s\u00e9paration herm\u00e9tique entre les cellules de param\u00e8tres invariants et les cellules de variables d&rsquo;it\u00e9ration s\u00e9quentielle. Le param\u00e8tre de probabilit\u00e9 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p\">$p$<\/span> doit imp\u00e9rativement faire l&rsquo;objet d&rsquo;un verrouillage par l&rsquo;utilisation de <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/support.microsoft.com\/fr-fr\/office\/basculer-entre-les-r%C3%A9f%C3%A9rences-relatives-absolues-et-mixtes-dfec0802-f502-4bc4-9642-1e967a57a055\">r\u00e9f\u00e9rences absolues<\/a> int\u00e9grant des dollars pr\u00e9fix\u00e9s sur la lettre de colonne et le num\u00e9ro de ligne (ex. <code><span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"B\">$B$<\/span>1<\/code>), sous peine de voir le param\u00e8tre glisser vers le bas lors de l&rsquo;incr\u00e9mentation par \u00e9tirement de poign\u00e9e.<\/p>\n<p>Pour accro\u00eetre la maintenabilit\u00e9 du mod\u00e8le et limiter les erreurs de saisie lors d&rsquo;audits m\u00e9thodologiques, il est fortement recommand\u00e9 d&rsquo;assigner des identifiants s\u00e9mantiques au moyen du <strong>Gestionnaire de noms<\/strong> d&rsquo;Excel (accessible via le ruban <em>Formules &gt; Noms d\u00e9finis &gt; D\u00e9finir un nom<\/em>). En attribuant le libell\u00e9 formel <code>Prob_Succes<\/code> \u00e0 la cellule contenant <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p\">$p$<\/span>, la formule s&rsquo;\u00e9pure \u00e9l\u00e9gamment pour devenir :<\/p>\n<p><code>=(1-Prob_Succes)^A2*Prob_Succes<\/code><\/p>\n<p>Cette approche descriptive \u00e9limine les incertitudes d&rsquo;adressage et simplifie le d\u00e9bogage sur de tr\u00e8s vastes architectures de classeurs regroupant de multiples onglets de simulation stochastique.<\/p>\n<h3>5.3 G\u00e9n\u00e9ration de tables de distribution dynamique<\/h3>\n<p>Avec l&rsquo;introduction du moteur de calcul matriciel dynamique dans les versions contemporaines d&rsquo;Excel (Microsoft 365 et Office 2021), la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;\u00e9tirer manuellement les formules vers le bas sur des centaines de lignes a \u00e9t\u00e9 rendue caduque. Il est d\u00e9sormais possible de g\u00e9n\u00e9rer une distribution g\u00e9om\u00e9trique compl\u00e8te instantan\u00e9ment en associant la fonction <code>SEQUENCE<\/code> \u00e0 la formulation de masse.<\/p>\n<p>Pour projeter une distribution g\u00e9om\u00e9trique sur un domaine d&rsquo;\u00e9checs s&rsquo;\u00e9tendant de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k = 0\">$k = 0$<\/span> \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k = 50\">$k = 50$<\/span>, l&rsquo;analyste peut ins\u00e9rer dans une unique cellule d&rsquo;en-t\u00eate (par exemple <code>C2<\/code>) l&rsquo;expression vectoris\u00e9e suivante :<\/p>\n<p><code>=(1-<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"B\">$B$<\/span>1)^SEQUENCE(51; 1; 0; 1)*<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"B\">$B$<\/span>1<\/code><\/p>\n<p>La fonction <code>SEQUENCE(51; 1; 0; 1)<\/code> instancie une matrice monodirectionnelle verticale de 51 lignes d\u00e9butant \u00e0 0 avec un pas d&rsquo;incr\u00e9mentation unitaire. Par effet de propagation matricielle (<em>spill<\/em>), l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 du tableau de probabilit\u00e9s se remplit automatiquement. Pour valider l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 num\u00e9rique du calcul, la v\u00e9rification du postulat axiomatique de normalisation s&rsquo;op\u00e8re dans une cellule de contr\u00f4le en effectuant la somme de la plage propag\u00e9e :<\/p>\n<p><code>=SOMME(C2#)<\/code><\/p>\n<p>L&rsquo;op\u00e9rateur di\u00e8se (<code>#<\/code>) cible l&rsquo;ensemble de la zone de d\u00e9bordement dynamique. Pour un nombre de lignes suffisamment repr\u00e9sentatif du support, la somme obtenue doit tendre vers l&rsquo;unit\u00e9 avec une pr\u00e9cision num\u00e9rique proche de la limite de virgule flottante double pr\u00e9cision de la norme IEEE 754 (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"1 - epsilon\">$1 &#8211; epsilon$<\/span>).<\/p>\n<h2>6. Calculs de seuils, probabilit\u00e9s cumul\u00e9es et queues de distribution<\/h2>\n<p>Dans la pratique de la prise de d\u00e9cision sous incertitude, l&rsquo;int\u00e9r\u00eat statistique se focalise rarement sur une unique probabilit\u00e9 scalaire exacte. Les analystes doivent fr\u00e9quemment quantifier les probabilit\u00e9s de d\u00e9passement de seuil, mod\u00e9liser des intervalles de tol\u00e9rance ou d\u00e9duire les quantiles critiques r\u00e9gissant un processus exp\u00e9rimental.<\/p>\n<h3>6.1 \u00c9valuation des probabilit\u00e9s de d\u00e9passement<\/h3>\n<p>L&rsquo;\u00e9valuation du risque qu&rsquo;un syst\u00e8me connaisse un nombre excessif d&rsquo;\u00e9checs avant de produire un r\u00e9sultat satisfaisant rel\u00e8ve de l&rsquo;analyse de la queue de distribution droite, \u00e9galement d\u00e9sign\u00e9e sous le terme de fonction de survie stochastique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"P(X &gt; k)\">$P(X &gt; k)$<\/span>. Par le principe de compl\u00e9mentarit\u00e9 \u00e9l\u00e9mentaire, cette probabilit\u00e9 s&rsquo;\u00e9nonce selon :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"P(X &gt; k) = 1 - P(X le k)\">$$P(X &gt; k) = 1 &#8211; P(X le k)$$<\/span><\/p>\n<p>Sous Excel, une premi\u00e8re formulation s&rsquo;appuie sur la fonction binomiale n\u00e9gative :<\/p>\n<p><code>=1 - LOI.BINOMIALE.NEGATIVE.N(k; 1; p; VRAI)<\/code><\/p>\n<p>N\u00e9anmoins, comme nous l&rsquo;avons math\u00e9matiquement \u00e9tabli dans la section 2.2, la fonction de survie d&rsquo;une loi g\u00e9om\u00e9trique b\u00e9n\u00e9ficie d&rsquo;une simplification remarquable : la somme infinie des termes compl\u00e9mentaires se factorise pour donner strictement <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"(1 - p)^{k+1}\">$(1 &#8211; p)^{k+1}$<\/span>. En cons\u00e9quence, le calcul de la probabilit\u00e9 de queue sous Excel peut s&rsquo;\u00e9crire de mani\u00e8re optimis\u00e9e sous la forme ultra-concise :<\/p>\n<p><code>=(1-p)^(k+1)<\/code><\/p>\n<p>Par exemple, si la probabilit\u00e9 de succ\u00e8s d&rsquo;une t\u00e9l\u00e9communication satellitaire est de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p = 0{,}10\">$p = 0{,}10$<\/span>, la probabilit\u00e9 d&rsquo;essuyer strictement plus de 20 \u00e9checs cons\u00e9cutifs avant de capter le signal s&rsquo;obtient instantan\u00e9ment par la saisie de <code>=(1-0,10)^21<\/code>, retournant approximativement 0,1094 (soit un risque r\u00e9siduel de 10,94 %). Cette simplification arithm\u00e9tique \u00e9pargne des cycles de processeur consid\u00e9rables lors de simulations massives.<\/p>\n<h3>6.2 Intervalles de probabilit\u00e9 compris entre deux seuils<\/h3>\n<p>L&rsquo;encadrement stochastique impose souvent de calculer la probabilit\u00e9 que le premier succ\u00e8s survienne dans une fen\u00eatre discr\u00e8te comprise entre une borne inf\u00e9rieure <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k_1\">$k_1$<\/span> et une borne sup\u00e9rieure <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k_2\">$k_2$<\/span> (avec <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k_1 le k_2\">$k_1 le k_2$<\/span>). L&rsquo;\u00e9criture probabiliste s&rsquo;\u00e9nonce :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"P(k_1 le X le k_2) = \\sum_{j=k_1}^{k_2} P(X = j) = F(k_2) - F(k_1 - 1)\">$$P(k_1 le X le k_2) = \\sum_{j=k_1}^{k_2} P(X = j) = F(k_2) &#8211; F(k_1 &#8211; 1)$$<\/span><\/p>\n<p>Une erreur r\u00e9currente commise par les praticiens consiste \u00e0 soustraire <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"F(k_1)\">$F(k_1)$<\/span> au lieu de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"F(k_1 - 1)\">$F(k_1 &#8211; 1)$<\/span>, ce qui a pour effet d&rsquo;exclure par inadvertance la probabilit\u00e9 associ\u00e9e \u00e0 la borne inf\u00e9rieure <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k_1\">$k_1$<\/span>. Sous Excel, la retranscription formelle \u00e0 partir de la fonction standardis\u00e9e s&rsquo;\u00e9tablit au moyen de la diff\u00e9rence suivante :<\/p>\n<p><code>=LOI.BINOMIALE.NEGATIVE.N(k2; 1; p; VRAI) - LOI.BINOMIALE.NEGATIVE.N(k1 - 1; 1; p; VRAI)<\/code><\/p>\n<p>Si la condition limite <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k_1 = 0\">$k_1 = 0$<\/span> se pr\u00e9sente, le terme <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k_1 - 1\">$k_1 &#8211; 1$<\/span> devient n\u00e9gatif, ce qui provoque l&rsquo;erreur d&rsquo;argument <code>#NOMBRE!<\/code> au sein d&rsquo;Excel. Pour rendre la formule pleinement robuste et universelle, l&rsquo;expression conditionnelle suivante doit \u00eatre d\u00e9ploy\u00e9e :<\/p>\n<p><code>=LOI.BINOMIALE.NEGATIVE.N(k2; 1; p; VRAI) - SI(k1 &gt; 0; LOI.BINOMIALE.NEGATIVE.N(k1 - 1; 1; p; VRAI); 0)<\/code><\/p>\n<p>Cette architecture logique garantit l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 absolue des calculs quelle que soit la position des bornes temporelles sur l&rsquo;axe des entiers.<\/p>\n<h3>6.3 D\u00e9termination des quantiles et rangs critiques<\/h3>\n<p>La question du dimensionnement op\u00e9rationnel exige fr\u00e9quemment d&rsquo;inverser la fonction de r\u00e9partition : quel est le nombre minimal d&rsquo;\u00e9checs <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k_{\\alpha}\">$k_{\\alpha}$<\/span> tel que la probabilit\u00e9 cumul\u00e9e d&rsquo;obtenir un succ\u00e8s atteigne ou d\u00e9passe un seuil de confiance pr\u00e9d\u00e9termin\u00e9 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\alpha\">$\\alpha$<\/span> (par exemple <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\alpha = 0{,}95\">$\\alpha = 0{,}95$<\/span> ou <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\alpha = 0{,}99\">$\\alpha = 0{,}99$<\/span>) ? Math\u00e9matiquement, on recherche le plus petit entier naturel <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k\">$k$<\/span> v\u00e9rifiant :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"1 - (1 - p)^{k+1} ge \\alpha iff (1 - p)^{k+1} le 1 - \\alpha\">$$1 &#8211; (1 &#8211; p)^{k+1} ge \\alpha iff (1 &#8211; p)^{k+1} le 1 &#8211; \\alpha$$<\/span><\/p>\n<p>En appliquant la fonction logarithme n\u00e9p\u00e9rien aux deux membres de l&rsquo;in\u00e9galit\u00e9 et en constatant que <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"ln(1 - p) &lt; 0\">$ln(1 &#8211; p) &lt; 0$<\/span> (ce qui inverse le sens de l&#039;in\u00e9quation), la r\u00e9solution analytique livre :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"(k + 1) \\cdot \\ln(1 - p) le \\ln(1 - \\alpha) iff k + 1 ge \\frac{\\ln(1 - \\alpha)}{\\ln(1 - p)} iff k ge \\frac{\\ln(1 - \\alpha)}{\\ln(1 - p)} - 1\">$$(k + 1) \\cdot \\ln(1 &#8211; p) le \\ln(1 &#8211; \\alpha) iff k + 1 ge \\frac{\\ln(1 &#8211; \\alpha)}{\\ln(1 &#8211; p)} iff k ge \\frac{\\ln(1 &#8211; \\alpha)}{\\ln(1 &#8211; p)} &#8211; 1$$<\/span><\/p>\n<p>La variable <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k\">$k$<\/span> \u00e9tant n\u00e9cessairement discr\u00e8te, la valeur critique exacte s&rsquo;obtient en mobilisant la fonction d&rsquo;arrondi par exc\u00e8s au nombre entier sup\u00e9rieur <code>ARRONDI.SUP<\/code> :<\/p>\n<p><code>=ARRONDI.SUP(LN(1 - alpha) \/ LN(1 - p) - 1; 0)<\/code><\/p>\n<p>De mani\u00e8re sp\u00e9cifique, pour obtenir le <strong>nombre m\u00e9dian d&rsquo;\u00e9checs<\/strong> avant succ\u00e8s, il suffit de configurer <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\alpha = 0{,}50\">$\\alpha = 0{,}50$<\/span>. L&rsquo;expression math\u00e9matique se transforme alors en :<\/p>\n<p><code>=ARRONDI.SUP(-LN(2) \/ LN(1 - p) - 1; 0)<\/code><\/p>\n<p>Cette approche analytique inverse permet de d\u00e9finir des seuils de terminaison stricts dans les protocoles de tests logiciels ou les contr\u00f4les de fiabilit\u00e9 industrielle.<\/p>\n<h2>7. Applications empiriques en psychologie exp\u00e9rimentale et comportementale<\/h2>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s formelles de la loi g\u00e9om\u00e9trique en font un paradigme mod\u00e9lisateur d&rsquo;une utilit\u00e9 exceptionnelle au sein des protocoles d&rsquo;investigation cognitive, comportementale et psychom\u00e9trique.<\/p>\n<h3>7.1 Mod\u00e9lisation de l&rsquo;acquisition de comp\u00e9tences et essais d&rsquo;apprentissage<\/h3>\n<p>Dans les paradigmes d&rsquo;apprentissage par renforcement ou de conditionnement op\u00e9rant, le nombre de tentatives infructueuses qu&rsquo;un organisme (humain ou animal) r\u00e9alise avant de manifester pour la toute premi\u00e8re fois le comportement cible constitue l&rsquo;un des indices m\u00e9triques les plus discriminants de la vitesse d&rsquo;assimilation conceptuelle.<\/p>\n<p>Lors d&rsquo;une \u00e9preuve standardis\u00e9e o\u00f9 une r\u00e8gle d&rsquo;appariement arbitraire doit \u00eatre d\u00e9couverte sans instruction explicite, si l&rsquo;acquisition rel\u00e8ve d&rsquo;une heuristique purement stochastique (strat\u00e9gie aveugle d&rsquo;essais et erreurs), le nombre d&rsquo;\u00e9checs avant le premier succ\u00e8s suit rigoureusement une loi g\u00e9om\u00e9trique de param\u00e8tre <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p\">$p$<\/span>, o\u00f9 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p\">$p$<\/span> d\u00e9pend du ratio d&rsquo;alternatives disponibles. L&rsquo;impl\u00e9mentation sous Excel permet de comparer la distribution empirique observ\u00e9e au sein d&rsquo;une cohorte de participants avec la distribution g\u00e9om\u00e9trique th\u00e9orique attendue sous l&rsquo;hypoth\u00e8se de non-apprentissage.<\/p>\n<p>Toute d\u00e9viation pr\u00e9coce observ\u00e9e \u2013 c&rsquo;est-\u00e0-dire une surrepr\u00e9sentation empirique de la classe <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k = 0\">$k = 0$<\/span> ou <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k = 1\">$k = 1$<\/span> par rapport aux pr\u00e9dictions th\u00e9oriques de la loi \u2013 signale formellement une restructuration cognitive soudaine (ph\u00e9nom\u00e8ne d&rsquo;<em>insight<\/em> ou \u00e9piphanie cognitive), rompant d\u00e9finitivement le postulat d&rsquo;ind\u00e9pendance de Bernoulli.<\/p>\n<h3>7.2 Comportement de pers\u00e9v\u00e9rance et extinction des r\u00e9ponses<\/h3>\n<p>La pers\u00e9v\u00e9rance comportementale face \u00e0 l&rsquo;\u00e9chec se pr\u00eate admirablement \u00e0 une formalisation probabiliste g\u00e9om\u00e9trique. Dans les protocoles d&rsquo;extinction, un sujet pr\u00e9alablement habitu\u00e9 \u00e0 recevoir une r\u00e9compense apr\u00e8s un comportement se trouve subitement confront\u00e9 \u00e0 un dispositif d\u00e9sactiv\u00e9 o\u00f9 les essais se soldent tous par un \u00e9chec.<\/p>\n<p>L&rsquo;analyste cherche \u00e0 d\u00e9terminer le seuil d&rsquo;abandon : au bout de combien d&rsquo;essais infructueux le sujet cesse-t-il d&rsquo;\u00e9mettre la r\u00e9ponse motrice ? Si la propension \u00e0 abandonner \u00e0 chaque nouvel essai est constante et ind\u00e9pendante des essais pass\u00e9s, la variable mod\u00e9lisant l&rsquo;essai terminal d&rsquo;abandon suit une distribution g\u00e9om\u00e9trique. Excel permet de structurer les journaux d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements comportementaux pour confronter la r\u00e9sistance \u00e0 l&rsquo;extinction observ\u00e9e aux queues th\u00e9oriques de la loi g\u00e9om\u00e9trique.<\/p>\n<p>Une r\u00e9sistance anormalement prolong\u00e9e, correspondant \u00e0 des valeurs empiriques situ\u00e9es au-del\u00e0 du 99e percentile g\u00e9om\u00e9trique calcul\u00e9 par la m\u00e9thode quantile de la section 6.3, offre un indicateur quantitatif clinique puissant de comportements pers\u00e9v\u00e9ratifs rigides ou d&rsquo;addictions comportementales.<\/p>\n<h3>7.3 Protocoles de vigilance et d\u00e9tection de signaux sensoriels<\/h3>\n<p>Dans le domaine de la psychophysique et des facteurs humains, les protocoles de d\u00e9tection de signaux faibles imposent aux op\u00e9rateurs de maintenir une attention soutenue sur une s\u00e9rie temporelle discr\u00e8te d&rsquo;intervalles temporels. Le temps d&rsquo;attente discret jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;identification correcte d&rsquo;une cible fugitive constitue une variable d&rsquo;int\u00e9r\u00eat majeure.<\/p>\n<p>La structuration tabulaire sous Excel permet d&rsquo;importer directement les matrices de donn\u00e9es chronom\u00e9triques discr\u00e9tis\u00e9es issues des logiciels de laboratoire (tels que PsychoPy ou E-Prime). Le param\u00e9trage g\u00e9om\u00e9trique permet de d\u00e9river imm\u00e9diatement le taux de sensibilit\u00e9 perceptuelle <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p\">$p$<\/span>, tout en int\u00e9grant des correctifs probabilistes pour retrancher le biais imputable aux fausses alertes (r\u00e9ponses anticip\u00e9es erron\u00e9es).<\/p>\n<p>En alignant dans des colonnes adjacentes les observations de terrain et les probabilit\u00e9s g\u00e9om\u00e9triques associ\u00e9es via <code>LOI.BINOMIALE.NEGATIVE.N<\/code>, l&rsquo;exp\u00e9rimentateur \u00e9value instantan\u00e9ment la d\u00e9gradation du seuil perceptif de vigilance au fil du d\u00e9roulement temporel de la t\u00e2che.<\/p>\n<h2>8. Visualisation graphique avanc\u00e9e des distributions g\u00e9om\u00e9triques<\/h2>\n<p>La communication scientifique et l&rsquo;analyse exploratoire de donn\u00e9es exigent des repr\u00e9sentations visuelles irr\u00e9prochables. Construire des visualisations fid\u00e8les d&rsquo;une distribution discr\u00e8te asym\u00e9trique sous Excel n\u00e9cessite de s&rsquo;affranchir des param\u00e8tres graphiques par d\u00e9faut.<\/p>\n<h3>8.1 \u00c9laboration d&rsquo;histogrammes de probabilit\u00e9 discr\u00e8te<\/h3>\n<p>La repr\u00e9sentation g\u00e9om\u00e9trique conventionnelle d&rsquo;une loi de probabilit\u00e9 discr\u00e8te est le diagramme en b\u00e2tons ou l&rsquo;histogramme discret. Pour l&rsquo;\u00e9laborer convenablement sous Excel :<\/p>\n<ol>\n<li>S\u00e9lectionnez la plage des valeurs d&rsquo;\u00e9checs <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k\">$k$<\/span> (colonne <code>A<\/code>) et les probabilit\u00e9s ponctuelles <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"P(X = k)\">$P(X = k)$<\/span> calcul\u00e9es (colonne <code>B<\/code>).<\/li>\n<li>Ins\u00e9rez un <strong>Graphique en histogramme group\u00e9 2D<\/strong> (ruban <em>Insertion &gt; Graphiques &gt; Histogramme 2D<\/em>).<\/li>\n<li>Par d\u00e9faut, Excel cr\u00e9e des barres fines s\u00e9par\u00e9es par des espaces vides consid\u00e9rables. Pour respecter la typologie visuelle statistique, effectuez un clic droit sur l&rsquo;une des s\u00e9ries de donn\u00e9es et s\u00e9lectionnez <em>Mettre en forme une s\u00e9rie de donn\u00e9es<\/em>.<\/li>\n<li>Dans le volet lat\u00e9ral, ajustez le curseur <strong>Largeur du centrage<\/strong> (ou <em>Largeur de l&rsquo;intervalle<\/em>) \u00e0 une valeur comprise entre <strong>0 % et 10 %<\/strong>. Cette manipulation resserre les colonnes pour conf\u00e9rer au graphique l&rsquo;apparence authentique d&rsquo;une densit\u00e9 de masse discr\u00e8te.<\/li>\n<li>Configurez les \u00e9tiquettes de l&rsquo;axe horizontal pour lier explicitement les num\u00e9ros de cat\u00e9gories aux valeurs enti\u00e8res de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k\">$k$<\/span> (0, 1, 2, &#8230;), et non aux indices de lignes Excel par d\u00e9faut.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Le rendu final met magistralement en relief l&rsquo;asym\u00e9trie positive hyper-prononc\u00e9e caract\u00e9ristique de la distribution, soulignant la d\u00e9croissance monotone abrupte depuis le pic modal originel.<\/p>\n<figure class=\"wpt-preserved-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/french.arabpsychology.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/geomDistExcel3.png\" alt=\"\" \/><\/figure>\n<h3>8.2 Trac\u00e9 des courbes cumulatives et fonctions de survie<\/h3>\n<p>La fonction de r\u00e9partition cumulative d&rsquo;une variable al\u00e9atoire discr\u00e8te est rigoureusement une <strong>fonction en escalier<\/strong> (fonction continue \u00e0 droite et limit\u00e9e \u00e0 gauche), pr\u00e9sentant des discontinuit\u00e9s de saut \u00e0 chaque valeur enti\u00e8re de son support. Les courbes liss\u00e9es par interpolation cubique propos\u00e9es par d\u00e9faut dans Excel doivent \u00eatre cat\u00e9goriquement proscrites car elles sugg\u00e8rent faussement l&rsquo;existence d&rsquo;\u00e9tats interm\u00e9diaires continus.<\/p>\n<p>Pour construire un graphique en escalier sous Excel :<\/p>\n<ul>\n<li>G\u00e9n\u00e9rez une s\u00e9rie d\u00e9doubl\u00e9e de coordonn\u00e9es o\u00f9 chaque entier <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k\">$k$<\/span> est r\u00e9p\u00e9t\u00e9 deux fois dans l&rsquo;\u00e9chelle d&rsquo;abscisse afin de mod\u00e9liser les paliers horizontaux et les sauts verticaux instantan\u00e9s.<\/li>\n<li>S\u00e9lectionnez un graphique de type <strong>Lignes 2D<\/strong> ou <strong>Nuage de points avec lignes droites<\/strong>.<\/li>\n<li>Superposez sur le m\u00eame rep\u00e8re la courbe de r\u00e9partition cumulative <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"F(k)\">$F(k)$<\/span> et la courbe de survie <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"S(k) = 1 - F(k)\">$S(k) = 1 &#8211; F(k)$<\/span>, cr\u00e9ant ainsi un diagramme en ciseaux probabiliste du plus bel effet didactique.<\/li>\n<li>Pour mat\u00e9rialiser les seuils d\u00e9cisionnels, ins\u00e9rez une s\u00e9rie de donn\u00e9es horizontale constante positionn\u00e9e sur l&rsquo;ordonn\u00e9e <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"y = 0{,}50\">$y = 0{,}50$<\/span> pour illustrer visuellement l&rsquo;intersection avec la m\u00e9diane stochastique, ainsi qu&rsquo;\u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"y = 0{,}95\">$y = 0{,}95$<\/span> pour marquer le seuil de significativit\u00e9 statistique usuel.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>8.3 Conception d&rsquo;un tableau de bord dynamique interactif<\/h3>\n<p>L&rsquo;exploration visuelle de la sensibilit\u00e9 de la loi g\u00e9om\u00e9trique aux fluctuations de son param\u00e8tre <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p\">$p$<\/span> peut \u00eatre magnifi\u00e9e par la conception d&rsquo;un tableau de bord interactif mobilisant les <strong>Contr\u00f4les de formulaire<\/strong> natifs d&rsquo;Excel.<\/p>\n<p>Activez dans un premier temps l&rsquo;onglet <em>D\u00e9veloppeur<\/em> via les options de personnalisation du ruban. Dans la section <em>Contr\u00f4les<\/em>, cliquez sur <em>Ins\u00e9rer<\/em> et s\u00e9lectionnez une <strong>Barre de d\u00e9filement (contr\u00f4le de formulaire)<\/strong>. Dessinez l&rsquo;objet graphique au-dessus de votre feuille de travail. Effectuez un clic droit sur la barre, choisissez <em>Format de contr\u00f4le<\/em> et configurez les propri\u00e9t\u00e9s suivantes :<\/p>\n<ul>\n<li>Valeur minimale : 1<\/li>\n<li>Valeur maximale : 99<\/li>\n<li>Changement de pas : 1<\/li>\n<li>Cellule li\u00e9e : <code><span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"E\">$E$<\/span>1<\/code><\/li>\n<\/ul>\n<p>Dans la cellule de param\u00e8tre de succ\u00e8s <code><span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"B\">$B$<\/span>1<\/code>, saisissez la formule de mise \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle : <code>=<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"E\">$E$<\/span>1\/100<\/code>. D\u00e9sormais, le d\u00e9placement manuel du curseur fait varier le param\u00e8tre <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p\">$p$<\/span> de 0,01 \u00e0 0,99 par incr\u00e9ments d&rsquo;un centi\u00e8me. En liant le tableau dynamique g\u00e9n\u00e9r\u00e9 via <code>SEQUENCE<\/code> et le graphique d&rsquo;histogramme \u00e0 la cellule <code><span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"B\">$B$<\/span>1<\/code>, vous observerez en temps r\u00e9el la d\u00e9formation spectaculaire de la courbe : aplatissement vers une tra\u00eene asymptotique \u00e9tal\u00e9e pour les faibles valeurs de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p\">$p$<\/span>, ou \u00e9crasement quasi-instantan\u00e9 contre l&rsquo;axe des ordonn\u00e9es pour les valeurs \u00e9lev\u00e9es de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p\">$p$<\/span>.<\/p>\n<h2>9. Simulation stochastique de Monte-Carlo sous Excel<\/h2>\n<p>Lorsque les syst\u00e8mes stochastiques deviennent trop intriqu\u00e9s pour \u00eatre appr\u00e9hend\u00e9s par des formulations analytiques directes, la <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/M%C3%A9thode_de_Monte-Carlo\">m\u00e9thode de Monte-Carlo<\/a> offre un recours m\u00e9thodologique incontournable. Elle permet d&rsquo;\u00e9muler num\u00e9riquement des milliers d&rsquo;it\u00e9rations d&rsquo;une exp\u00e9rience al\u00e9atoire g\u00e9om\u00e9trique.<\/p>\n<h3>9.1 G\u00e9n\u00e9ration de r\u00e9alisations al\u00e9atoires par inversion analytique<\/h3>\n<p>Pour g\u00e9n\u00e9rer des nombres pseudo-al\u00e9atoires suivant une loi g\u00e9om\u00e9trique sous Excel, la m\u00e9thode computationnelle de r\u00e9f\u00e9rence est celle de l&rsquo;<strong>inversion de la fonction de r\u00e9partition<\/strong> (<em>Inverse Transform Sampling<\/em>). Soit <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"U\">$U$<\/span> une variable al\u00e9atoire uniform\u00e9ment distribu\u00e9e sur l&rsquo;intervalle continu <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"[0, 1]\">$[0, 1]$<\/span>, g\u00e9n\u00e9r\u00e9e sous tableur par l&rsquo;appel \u00e0 la fonction volatile <code>ALEA()<\/code>.<\/p>\n<p>En exploitant la fonction cumulative discr\u00e8te de la section 2.2, nous cherchons le plus petit entier <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"X\">$X$<\/span> tel que <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"F(X) ge U\">$F(X) ge U$<\/span>. Puisque la variable <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"1 - U\">$1 &#8211; U$<\/span> suit rigoureusement la m\u00eame loi uniforme que <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"U\">$U$<\/span> sur <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"[0, 1]\">$[0, 1]$<\/span>, l&rsquo;inversion de l&rsquo;\u00e9quation diff\u00e9rentielle discr\u00e8te livre la forme canonique :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"X = \\left\\lfloor \\frac{\\ln(U)}{\\ln(1 - p)} \\right\\rfloor\">$$X = \\left\\lfloor \\frac{\\ln(U)}{\\ln(1 &#8211; p)} \\right\\rfloor$$<\/span><\/p>\n<p>O\u00f9 le symbole <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\lfloor \\cdot \\rfloor\">$\\lfloor \\cdot \\rfloor$<\/span> d\u00e9signe l&rsquo;op\u00e9rateur math\u00e9matique partie enti\u00e8re. Sous Excel, cette \u00e9quation se transcrit directement dans une cellule par la combinaison des fonctions <code>ENT<\/code>, <code>LN<\/code> et <code>ALEA<\/code> :<\/p>\n<p><code>=ENT(LN(ALEA()) \/ LN(1 - <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"B\">$B$<\/span>1))<\/code><\/p>\n<p>Afin de pr\u00e9venir tout risque d&rsquo;\u00e9valuation num\u00e9rique ind\u00e9finie lors de la g\u00e9n\u00e9ration th\u00e9orique d&rsquo;un z\u00e9ro strict par le g\u00e9n\u00e9rateur congruentiel d&rsquo;Excel (qui produirait <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\ln(0) = -\\infty\">$\\ln(0) = -\\infty$<\/span> et renverrait une erreur logicielle), on encapsulera avantageusement le g\u00e9n\u00e9rateur al\u00e9atoire pour garantir qu&rsquo;il demeure strictement positif :<\/p>\n<p><code>=ENT(LN(MAX(ALEA(); 1E-15)) \/ LN(1 - <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"B\">$B$<\/span>1))<\/code><\/p>\n<p>Chaque recalcul de la cellule instancie une r\u00e9alisation stochastique fid\u00e8le du nombre d&rsquo;\u00e9checs avant le premier succ\u00e8s pour la probabilit\u00e9 param\u00e9tr\u00e9e dans <code><span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"B\">$B$<\/span>1<\/code>.<\/p>\n<h3>9.2 Structure d&rsquo;une matrice de simulation multi-\u00e9chantillons<\/h3>\n<p>Pour structurer une simulation de cohorte repr\u00e9sentative, il convient de dimensionner une grille matricielle de grande taille. Supposons que nous souhaitions simuler le comportement de 100 cohortes d&rsquo;apprentissage comprenant chacune 50 sujets exp\u00e9rimentaux :<\/p>\n<ol>\n<li>D\u00e9finissez une matrice occupant la plage <code>C5:CX54<\/code> (soit 50 lignes correspondant aux sujets et 100 colonnes mat\u00e9rialisant les r\u00e9plications de cohortes).<\/li>\n<li>Ins\u00e9rez dans l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 de cette zone matricielle la formule d&rsquo;inversion stochastique d\u00e9velopp\u00e9e \u00e0 la sous-section pr\u00e9c\u00e9dente.<\/li>\n<li>Chaque pression sur la touche fonctionnelle <strong>F9<\/strong> d\u00e9clenche un recalcul g\u00e9n\u00e9ral du moteur stochastique d&rsquo;Excel, actualisant instantan\u00e9ment les 5 000 tirages pseudo-al\u00e9atoires.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Si l&rsquo;on souhaite immortaliser les r\u00e9alisations stochastiques d&rsquo;un tirage pour consolider des analyses sans subir les r\u00e9\u00e9valuations automatiques de la fonction <code>ALEA()<\/code> \u00e0 chaque modification de la feuille, il suffit de s\u00e9lectionner la matrice, d&rsquo;effectuer une copie (Ctrl+C), puis d&rsquo;op\u00e9rer un <em>Collage sp\u00e9cial en valeurs<\/em> (Ctrl+Alt+V &gt; Valeurs).<\/p>\n<p>Pour des simulations encore plus denses, l&rsquo;analyste utilisera les <strong>Tables de donn\u00e9es \u00e0 double entr\u00e9e<\/strong> (ruban <em>Donn\u00e9es &gt; Analyse de sc\u00e9narios &gt; Table de donn\u00e9es<\/em>), une fonctionnalit\u00e9 ultra-optimis\u00e9e d&rsquo;Excel qui permet d&rsquo;it\u00e9rer des milliers de sc\u00e9narios de simulation sans surcharger la m\u00e9moire vive du tableur avec des formules volatiles.<\/p>\n<figure class=\"wpt-preserved-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/french.arabpsychology.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/geomDistExcel2.png\" alt=\"\" \/><\/figure>\n<h3>9.3 Comparaison des statistiques empiriques aux valeurs th\u00e9oriques<\/h3>\n<p>Une simulation stochastique n&rsquo;acquiert de validit\u00e9 scientifique que si ses moments empiriques convergent asymptotiquement vers les esp\u00e9rances th\u00e9oriques d\u00e9montr\u00e9es \u00e0 la section 2.3, en stricte conformit\u00e9 avec la <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Loi_des_grands_nombres\">loi des grands nombres<\/a>.<\/p>\n<p>Sous votre bloc matriciel de donn\u00e9es simul\u00e9es, ins\u00e9rez deux lignes de calculs d&rsquo;agr\u00e9gation :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Moyenne empirique d&rsquo;\u00e9checs<\/strong> : calcul\u00e9e sur l&rsquo;\u00e9chantillon par la fonction standardis\u00e9e <code>=MOYENNE(C5:C54)<\/code>.<\/li>\n<li><strong>Variance empirique<\/strong> : \u00e9valu\u00e9e par la fonction sans biais <code>=VAR.S(C5:C54)<\/code>.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Dans un tableau r\u00e9capitulatif synth\u00e9tique adjacent, confrontez ces r\u00e9alisations moyennes de Monte-Carlo aux valeurs asymptotiques absolues :<\/p>\n<ul>\n<li>Moyenne th\u00e9orique : <code>=(1-<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"B\">$B$<\/span>1)\/<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"B\">$B$<\/span>1<\/code><\/li>\n<li>Variance th\u00e9orique : <code>=(1-<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"B\">$B$<\/span>1)\/(<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"B\">$B$<\/span>1^2)<\/code><\/li>\n<li>\u00c9cart relatif d&rsquo;\u00e9chantillonnage : <code>=ABS(Moyenne_Empirique - Moyenne_Theorique) \/ Moyenne_Theorique<\/code><\/li>\n<\/ul>\n<p>Lorsque la taille globale de l&rsquo;\u00e9chantillon cumul\u00e9 (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"N\">$N$<\/span>) s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 plusieurs milliers d&rsquo;observations, l&rsquo;erreur d&rsquo;\u00e9chantillonnage relative se contracte classiquement sous le seuil critique des 1 % \u00e0 2 %, certifiant la perfection distributive de l&rsquo;architecture d&rsquo;\u00e9chantillonnage algorithmique impl\u00e9ment\u00e9e.<\/p>\n<h2>10. Estimation des param\u00e8tres et ajustement aux donn\u00e9es r\u00e9elles<\/h2>\n<p>Dans la recherche empirique, la d\u00e9marche s&rsquo;inverse : le param\u00e8tre <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p\">$p$<\/span> n&rsquo;est pas connu a priori. L&rsquo;analyste se trouve en pr\u00e9sence d&rsquo;un vecteur de donn\u00e9es d&rsquo;observation de terrain et doit en d\u00e9duire la probabilit\u00e9 de succ\u00e8s intrins\u00e8que qui gouverne le ph\u00e9nom\u00e8ne sous-jacent.<\/p>\n<h3>10.1 Estimation par le maximum de vraisemblance (MLE)<\/h3>\n<p>L&rsquo;estimation par le maximum de vraisemblance (<em>Maximum Likelihood Estimation<\/em>) est la m\u00e9thode param\u00e9trique la plus rigoureuse de la statistique inf\u00e9rentielle. Soit un \u00e9chantillon de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n\">$n$<\/span> observations ind\u00e9pendantes du nombre d&rsquo;\u00e9checs : <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\mathbf{k} = (k_1, k_2, dots, k_n)\">$\\mathbf{k} = (k_1, k_2, dots, k_n)$<\/span>. La fonction de vraisemblance globale <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"L(p)\">$L(p)$<\/span> correspond au produit des probabilit\u00e9s d&rsquo;observer cet \u00e9chantillon :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"L(p) = \\prod_{i=1}^{n} P(X = k_i) = \\prod_{i=1}^{n} (1 - p)^{k_i} p = p^n (1 - p)^{\\sum_{i=1}^{n} k_i}\">$$L(p) = \\prod_{i=1}^{n} P(X = k_i) = \\prod_{i=1}^{n} (1 &#8211; p)^{k_i} p = p^n (1 &#8211; p)^{\\sum_{i=1}^{n} k_i}$$<\/span><\/p>\n<p>Pour simplifier l&rsquo;optimisation math\u00e9matique, on applique le logarithme n\u00e9p\u00e9rien afin d&rsquo;obtenir la fonction de log-vraisemblance <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"ln L(p)\">$ln L(p)$<\/span> :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"\\ln L(p) = n \\ln(p) + \\left( \\sum_{i=1}^{n} k_i \\right) \\ln(1 - p)\">$$\\ln L(p) = n \\ln(p) + \\left( \\sum_{i=1}^{n} k_i \\right) \\ln(1 &#8211; p)$$<\/span><\/p>\n<p>En annulant la d\u00e9riv\u00e9e premi\u00e8re par rapport au param\u00e8tre inconnu <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p\">$p$<\/span>, on d\u00e9montre \u00e9l\u00e9gamment :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"\\frac{d \\ln L(p)}{dp} = \\frac{n}{p} - \\frac{\\sum_{i=1}^{n} k_i}{1 - p} = 0 iff n(1 - p) = p \\sum_{i=1}^{n} k_i iff p = \\frac{n}{n + \\sum_{i=1}^{n} k_i} = \\frac{1}{1 + \\bar{k}}\">$$\\frac{d \\ln L(p)}{dp} = \\frac{n}{p} &#8211; \\frac{\\sum_{i=1}^{n} k_i}{1 &#8211; p} = 0 iff n(1 &#8211; p) = p \\sum_{i=1}^{n} k_i iff p = \\frac{n}{n + \\sum_{i=1}^{n} k_i} = \\frac{1}{1 + \\bar{k}}$$<\/span><\/p>\n<p>O\u00f9 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\bar{k} = \\frac{1}{n}\\sum_{i=1}^{n} k_i\">$\\bar{k} = \\frac{1}{n}\\sum_{i=1}^{n} k_i$<\/span> repr\u00e9sente la moyenne arithm\u00e9tique empirique des \u00e9checs observ\u00e9s au sein de l&rsquo;\u00e9chantillon. Si l&rsquo;on applique la convention du rang d&rsquo;apparition du premier succ\u00e8s <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"y_i = k_i + 1\">$y_i = k_i + 1$<\/span>, l&rsquo;estimateur sans biais se r\u00e9duit \u00e0 la formule fondamentale <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\hat{p} = \\frac{1}{\\bar{y}}\">$\\hat{p} = \\frac{1}{\\bar{y}}$<\/span>.<\/p>\n<p>Sous Excel, l&rsquo;impl\u00e9mentation de cet estimateur optimal s&rsquo;ex\u00e9cute avec une d\u00e9concertante facilit\u00e9 : si vos observations d&rsquo;\u00e9checs sont compil\u00e9es dans la plage <code>A2:A101<\/code>, le param\u00e8tre <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p\">$p$<\/span> estim\u00e9 par maximum de vraisemblance s&rsquo;obtient instantan\u00e9ment par la formule :<\/p>\n<p><code>=1 \/ (1 + MOYENNE(A2:A101))<\/code><\/p>\n<h3>10.2 Ajustement param\u00e9trique via le Solveur Excel<\/h3>\n<p>Pour des distributions plus complexes ou des mod\u00e8les tronqu\u00e9s o\u00f9 l&rsquo;estimateur analytique ferm\u00e9 n&rsquo;existe pas, l&rsquo;ajustement num\u00e9rique direct par programmation non-lin\u00e9aire s&rsquo;av\u00e8re indispensable. Le <strong>Solveur d&rsquo;Excel<\/strong> permet de calibrer num\u00e9riquement le param\u00e8tre en maximisant la surface de log-vraisemblance.<\/p>\n<p>Pour configurer ce mod\u00e8le dans votre tableur :<\/p>\n<ol>\n<li>R\u00e9servez une cellule d\u00e9di\u00e9e (par exemple <code>D1<\/code>) qui servira de cellule variable pour h\u00e9berger l&rsquo;estimation de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p\">$p$<\/span>, initialis\u00e9e arbitrairement \u00e0 une valeur neutre de d\u00e9part telle que 0,50.<\/li>\n<li>Cr\u00e9ez une colonne adjacente \u00e0 vos observations (colonne <code>B<\/code>, de <code>B2<\/code> \u00e0 <code>B101<\/code>) pour \u00e9valuer la log-vraisemblance individuelle de chaque observation : <code>=LN(LOI.BINOMIALE.NEGATIVE.N(A2; 1; <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"D\">$D$<\/span>1; FAUX))<\/code>.<\/li>\n<li>Dans une cellule cible (par exemple <code>D2<\/code>), calculez la log-vraisemblance totale de l&rsquo;\u00e9chantillon par la sommation vectorielle : <code>=SOMME(B2:B101)<\/code>.<\/li>\n<li>Ouvrez le <strong>Solveur<\/strong> (ruban <em>Donn\u00e9es &gt; Analyse &gt; Solveur<\/em>).<\/li>\n<li>D\u00e9finissez l&rsquo;objectif \u00e0 atteindre : Cellule cible <code><span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"D\">$D$<\/span>2<\/code> \u00e0 <strong>Max<\/strong> (maximisation de la vraisemblance).<\/li>\n<li>Indiquez la cellule variable \u00e0 modifier : <code><span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"D\">$D$<\/span>1<\/code>.<\/li>\n<li>Ajoutez imp\u00e9rativement les contraintes de domaine d&rsquo;admissibilit\u00e9 physique du param\u00e8tre stochastique :\n<ul>\n<li><code><span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"D\">$D$<\/span>1 &gt;= 0,0001<\/code><\/li>\n<li><code><span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"D\">$D$<\/span>1 &lt;= 0,9999<\/code><\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li>S\u00e9lectionnez le moteur d&rsquo;optimisation non-lin\u00e9aire : <strong>GRG non lin\u00e9aire<\/strong> (<em>Generalized Reduced Gradient<\/em>).<\/li>\n<li>Cliquez sur <strong>R\u00e9soudre<\/strong>.<\/li>\n<\/ol>\n<p>En quelques it\u00e9rations de gradient, le Solveur converge vers la valeur optimale de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p\">$p$<\/span>, se calant rigoureusement sur la solution analytique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\hat{p} = \\frac{1}{1 + \\bar{k}}\">$\\hat{p} = \\frac{1}{1 + \\bar{k}}$<\/span> avec une pr\u00e9cision d\u00e9cimale remarquable, validant exp\u00e9rimentalement l&rsquo;\u00e9quivalence algorithmique.<\/p>\n<h3>10.3 \u00c9valuation de l&rsquo;ad\u00e9quation par le test du Khi-deux<\/h3>\n<p>Une fois le param\u00e8tre <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\hat{p}\">$\\hat{p}$<\/span> ajust\u00e9, l&rsquo;obligation scientifique commande d&rsquo;\u00e9prouver la validit\u00e9 de l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"H_0\">$H_0$<\/span>) : les donn\u00e9es empiriques observ\u00e9es d\u00e9rivent-elles v\u00e9ritablement d&rsquo;une distribution g\u00e9om\u00e9trique ? Le test d&rsquo;ad\u00e9quation d&rsquo;ajustement du <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Test_du_%CF%87%C2%B2\">Khi-deux de Pearson<\/a> (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\chi^2\">$\\chi^2$<\/span>) constitue l&rsquo;instrument canonique pour trancher cette question.<\/p>\n<p>Pour impl\u00e9menter ce protocole sous Excel :<\/p>\n<ol>\n<li>Regroupez vos observations empiriques en classes d&rsquo;effectifs discrets : <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k = 0\">$k = 0$<\/span>, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k = 1\">$k = 1$<\/span>, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k = 2\">$k = 2$<\/span>, etc. D\u00e9nombrez les effectifs observ\u00e9s <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"O_i\">$O_i$<\/span> au moyen de la fonction <code>NB.SI<\/code>.<\/li>\n<li>Calculez les effectifs th\u00e9oriques attendus <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"E_i = n \\cdot P(X = k)\">$E_i = n \\cdot P(X = k)$<\/span> sous le mod\u00e8le g\u00e9om\u00e9trique calibr\u00e9 avec <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\hat{p}\">$\\hat{p}$<\/span>, o\u00f9 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n\">$n$<\/span> est la taille totale de l&rsquo;\u00e9chantillon.<\/li>\n<li><strong>R\u00e8gle de Cochran<\/strong> : Les classes d&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9s pr\u00e9sentant des effectifs th\u00e9oriques faibles (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"E_i &lt; 5\">$E_i &lt; 5$<\/span>) doivent \u00eatre imp\u00e9rativement agr\u00e9g\u00e9es dans une derni\u00e8re classe ouverte consolid\u00e9e (\u00ab <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k ge m\">$k ge m$<\/span> \u00bb), dont la probabilit\u00e9 th\u00e9orique se calcule par la fonction de queue <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"(1 - \\hat{p})^m\">$(1 &#8211; \\hat{p})^m$<\/span>.<\/li>\n<li>Dans une colonne d\u00e9di\u00e9e, \u00e9valuez la contribution locale au Khi-deux pour chaque classe d&rsquo;indice <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"i\">$i$<\/span> via l&rsquo;expression : <code>=(O_i - E_i)^2 \/ E_i<\/code>.<\/li>\n<li>Sommez l&rsquo;ensemble de ces contributions pour obtenir la statistique de test empirique globale : <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\chi^2_{\\text{calc}} = \\sum \\frac{(O_i - E_i)^2}{E_i}\">$\\chi^2_{\\text{calc}} = \\sum \\frac{(O_i &#8211; E_i)^2}{E_i}$<\/span>.<\/li>\n<li>D\u00e9terminez les degr\u00e9s de libert\u00e9 (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"ddl\">$ddl$<\/span>) du test selon la r\u00e8gle formelle : <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"ddl = C - 1 - k_{param}\">$ddl = C &#8211; 1 &#8211; k_{param}$<\/span>, o\u00f9 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"C\">$C$<\/span> est le nombre total de classes finales apr\u00e8s regroupement et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k_{param} = 1\">$k_{param} = 1$<\/span> repr\u00e9sente le nombre de param\u00e8tres estim\u00e9s sur les donn\u00e9es (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\hat{p}\">$\\hat{p}$<\/span>). Ainsi, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"ddl = C - 2\">$ddl = C &#8211; 2$<\/span>.<\/li>\n<li>D\u00e9terminez la probabilit\u00e9 critique (<em>p-value<\/em>) sous Excel en saisissant :<br \/>\n    <br \/><code>=LOI.KHIDEUX.DROITE(Chi2_calc; ddl)<\/code>\n  <\/li>\n<\/ol>\n<p>Si la valeur <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p\">$p$<\/span> r\u00e9sultante exc\u00e8de le seuil de significativit\u00e9 conventionnel <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\alpha = 0{,}05\">$\\alpha = 0{,}05$<\/span>, l&rsquo;analyste ne peut rejeter l&rsquo;hypoth\u00e8se nulle et conclut que la distribution g\u00e9om\u00e9trique fournit un mod\u00e8le math\u00e9matique hautement plausible et statistiquement acceptable des donn\u00e9es empiriques observ\u00e9es.<\/p>\n<h2>11. Diagnostic des erreurs et optimisation des calculs<\/h2>\n<p>La mise en \u0153uvre pratique de calculs stochastiques sous tableur expose l&rsquo;analyste \u00e0 des chausse-trappes m\u00e9thodologiques et des limitations d&rsquo;arithm\u00e9tique binaire qui peuvent vicier insidieusement les r\u00e9sultats les plus soign\u00e9s.<\/p>\n<h3>11.1 Pr\u00e9vention des confusions de d\u00e9finition d&rsquo;\u00e9preuves<\/h3>\n<p>L&rsquo;\u00e9crasante majorit\u00e9 des erreurs de calcul rapport\u00e9es dans l&rsquo;application de la loi g\u00e9om\u00e9trique sous Excel r\u00e9side dans l&rsquo;erreur de d\u00e9calage d&rsquo;un cran (dite \u00ab erreur de cl\u00f4ture \u00bb ou <em>off-by-one error<\/em>), issue de la confusion entre le nombre d&rsquo;\u00e9checs <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k\">$k$<\/span> et le rang total de l&rsquo;essai victorieux <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"y\">$y$<\/span>.<\/p>\n<p>Rappelons avec insistance que la fonction native <code>LOI.BINOMIALE.NEGATIVE.N<\/code> d&rsquo;Excel est b\u00e2tie pour recevoir exclusivement le <strong>nombre d&rsquo;\u00e9checs purs<\/strong>. Si un protocole d&rsquo;\u00e9valuation stipule qu&rsquo;un sujet est parvenu \u00e0 r\u00e9ussir une \u00e9preuve cognitive au 5e essai, l&rsquo;analyste qui saisit le chiffre 5 comme premier argument commet une erreur d&rsquo;interpr\u00e9tation : il mod\u00e9lise la survenue du succ\u00e8s apr\u00e8s 5 \u00e9checs (soit au 6e essai !). L&rsquo;argument correct \u00e0 renseigner dans la fonction est rigoureusement :<\/p>\n<p><code>=LOI.BINOMIALE.NEGATIVE.N(5 - 1; 1; p; FAUX) = LOI.BINOMIALE.NEGATIVE.N(4; 1; p; FAUX)<\/code><\/p>\n<p>Pour pr\u00e9venir cette d\u00e9rive humaine syst\u00e9matique, toute feuille de calcul professionnelle doit comporter une cellule de documentation interne explicite mentionnant la convention retenue, ou pr\u00e9voir une cellule interm\u00e9diaire normalis\u00e9e libell\u00e9e <code>Nombre_Essais_Total<\/code> dont le r\u00e9sultat est d\u00e9cr\u00e9ment\u00e9 d&rsquo;une unit\u00e9 avant d&rsquo;\u00eatre transmis aux modules de calcul de distribution.<\/p>\n<h3>11.2 Traitement de l&rsquo;instabilit\u00e9 num\u00e9rique et des valeurs extr\u00eames<\/h3>\n<p>L&rsquo;arithm\u00e9tique en virgule flottante d&rsquo;Excel ob\u00e9it au standard international IEEE 754 en double pr\u00e9cision, octroyant une mantisse d&rsquo;environ 15 \u00e0 17 chiffres d\u00e9cimaux significatifs et une \u00e9chelle d&rsquo;exposants born\u00e9e approximativement entre <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"10^{-308}\">$10^{-308}$<\/span> et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"10^{+308}\">$10^{+308}$<\/span>. Bien que ce domaine soit vaste, les calculs g\u00e9om\u00e9triques flirtent rapidement avec les limites d&rsquo;\u00e9vanouissement sous-jacent (<em>underflow<\/em>).<\/p>\n<p>Lorsque le taux de succ\u00e8s stationnaire <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p\">$p$<\/span> est particuli\u00e8rement r\u00e9duit (par exemple dans le cadre de mod\u00e9lisations d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements industriels rares o\u00f9 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p = 10^{-4}\">$p = 10^{-4}$<\/span>), et que l&rsquo;on manipule des valeurs d&rsquo;\u00e9checs <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k\">$k$<\/span> massives (ex. <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k &gt; 100,000\">$k &gt; 100,000$<\/span>), le calcul brut de la formule arithm\u00e9tique <code>(1 - p)^k<\/code> peut conduire \u00e0 des instabilit\u00e9s par perte de chiffres significatifs lors de la soustraction <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"1 - p\">$1 &#8211; p$<\/span>. Pour neutraliser ce ph\u00e9nom\u00e8ne, on tirera profit de l&rsquo;approximation analytique classique d&rsquo;Euler par l&rsquo;exponentielle :<\/p>\n<p><span class=\"arabpsy-math-display\" data-latex=\"(1 - p)^k = \\exp(k \\cdot \\ln(1 - p)) \\approx \\exp(-k \\cdot p)\">$$(1 &#8211; p)^k = \\exp(k \\cdot \\ln(1 &#8211; p)) \\approx \\exp(-k \\cdot p)$$<\/span><\/p>\n<p>Sous Excel, lorsque <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p &lt; 0{,}001\">$p &lt; 0{,}001$<\/span>, la formule arithm\u00e9tique directe peut ainsi \u00eatre avantageusement substitu\u00e9e par sa formulation log-exponentielle r\u00e9gularis\u00e9e :<\/p>\n<p><code>=EXP(k * LN(1 - p)) * p<\/code><\/p>\n<p>De m\u00eame, pour les valeurs o\u00f9 le produit arithm\u00e9tique direct plonge sous le seuil d&rsquo;\u00e9vanouissement mat\u00e9riel de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"10^{-308}\">$10^{-308}$<\/span>, le passage par l&rsquo;\u00e9chelle logarithmique d&rsquo;Euler permet de pr\u00e9server la dynamique de calcul sans provoquer d&rsquo;arrondis intempestifs \u00e0 z\u00e9ro strict.<\/p>\n<h3>11.3 V\u00e9rification et audit logique des mod\u00e8les construits<\/h3>\n<p>La validation de robustesse d&rsquo;une architecture tabulaire g\u00e9om\u00e9trique passe par l&rsquo;impl\u00e9mentation de garde-fous logiques automatis\u00e9s. Il est primordial d&rsquo;interdire toute saisie de probabilit\u00e9s violant les axiomes de Kolmogorov au moyen de formules de validation conditionnelle :<\/p>\n<p><code>=SI(OU(Prob_Succes = 1); \"ERREUR: Param\u00e8tre p hors domaine ]0, 1[\"; \"PARAM\u00c8TRE VALIDE\")<\/code><\/p>\n<p>Par ailleurs, lors de la g\u00e9n\u00e9ration de tables de distributions tronqu\u00e9es \u00e0 un horizon fini <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"K_{\\max}\">$K_{\\max}$<\/span>, un test de r\u00e9sidu stochastique doit \u00eatre syst\u00e9matiquement inclus pour quantifier la masse de probabilit\u00e9 r\u00e9siduelle laiss\u00e9e dans la queue non mod\u00e9lis\u00e9e :<\/p>\n<p><code>=1 - SOMME(Plage_Probabilites_Calculees)<\/code><\/p>\n<p>Cette cellule d&rsquo;audit informe l&rsquo;analyste de l&rsquo;erreur d&rsquo;omission commise. Enfin, le recours au ruban <em>Formules &gt; Audit de formules<\/em> (en mobilisant les boutons <em>Rep\u00e9rer les ant\u00e9c\u00e9dents<\/em> et <em>Rep\u00e9rer les d\u00e9pendants<\/em>) permet de certifier l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 du maillage des r\u00e9f\u00e9rences de cellules, s&rsquo;assurant qu&rsquo;aucune valeur hardcod\u00e9e n&rsquo;est venue corrompre la logique dynamique du mod\u00e8le statistique.<\/p>\n<h2>12. Automatisation avanc\u00e9e avec les macros et fonctions personnalis\u00e9es VBA<\/h2>\n<p>Pour surmonter d\u00e9finitivement l&rsquo;absence d&rsquo;une fonction native officielle et d\u00e9ployer des modules de calcul transparents \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle d&rsquo;une organisation, la programmation de fonctions personnalis\u00e9es (dites <em>UDF<\/em> pour <em>User Defined Functions<\/em>) en langage Visual Basic for Applications (VBA) constitue la solution de g\u00e9nie logiciel par excellence.<\/p>\n<h3>12.1 Cr\u00e9ation d&rsquo;une fonction personnalis\u00e9e (UDF) pour la densit\u00e9 g\u00e9om\u00e9trique<\/h3>\n<p>L&rsquo;objectif consiste \u00e0 doter Excel d&rsquo;une fonction syntaxiquement identique aux standards modernes, intitul\u00e9e <code>LOI_GEOMETRIQUE<\/code>, acceptant directement les param\u00e8tres du mod\u00e8le sans obliger l&rsquo;utilisateur final \u00e0 manipuler l&rsquo;\u00e9quivalence binomiale n\u00e9gative unitaire. Pour int\u00e9grer ce code :<\/p>\n<ol>\n<li>Ouvrez l&rsquo;\u00e9diteur Visual Basic en pressant le raccourci <strong>Alt + F11<\/strong>.<\/li>\n<li>Dans l&rsquo;arborescence du projet, cliquez avec le bouton droit sur le classeur actif, puis s\u00e9lectionnez <em>Insertion &gt; Module<\/em>.<\/li>\n<li>Dans la fen\u00eatre de code blanche qui s&rsquo;ouvre, saisissez la routine suivante :<\/li>\n<\/ol>\n<p>\nFunction LOI_GEOMETRIQUE(ByVal k_Echecs As Long, ByVal p_Probabilite As Double, Optional ByVal Cumulative As Boolean = False) As Variant<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&lsquo; Validation rigoureuse des conditions de domaine stochastique<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;If p_Probabilite &lt;= 0# Or p_Probabilite &gt;= 1# Then<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;LOI_GEOMETRIQUE = CVErr(xlErrNum)<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Exit Function<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;End If<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;If k_Echecs &lt; 0 Then<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;LOI_GEOMETRIQUE = CVErr(xlErrNum)<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Exit Function<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;End If<\/p>\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&lsquo; \u00c9valuation selon la configuration du commutateur cumulatif<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;If Cumulative = False Then<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&lsquo; Densit\u00e9 de masse discr\u00e8te : P(X = k) = (1 &#8211; p)^k * p<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;LOI_GEOMETRIQUE = ((1# &#8211; p_Probabilite) ^ k_Echecs) * p_Probabilite<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Else<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&lsquo; R\u00e9partition cumulative ferm\u00e9e : P(X &lt;= k) = 1 &#8211; (1 &#8211; p)^(k + 1)<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;LOI_GEOMETRIQUE = 1# &#8211; ((1# &#8211; p_Probabilite) ^ (k_Echecs + 1))<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;End If<br \/>\nEnd Function\n<\/p>\n<p>Une fois ce module valid\u00e9, fermez l&rsquo;\u00e9diteur VBA. De retour dans vos feuilles de calcul, la formule s&rsquo;utilise dor\u00e9navant comme n&rsquo;importe quelle fonction native officielle d&rsquo;Excel : <code>=LOI_GEOMETRIQUE(A2; <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"B\">$B$<\/span>1; FAUX)<\/code> pour la probabilit\u00e9 exacte et <code>=LOI_GEOMETRIQUE(A2; <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"B\">$B$<\/span>1; VRAI)<\/code> pour la probabilit\u00e9 cumul\u00e9e.<\/p>\n<h3>12.2 Programmation des fonctions cumulatives et de quantiles en VBA<\/h3>\n<p>Pour parachever l&rsquo;arsenal statistique sous VBA, il est hautement judicieux d&rsquo;impl\u00e9menter la fonction quantile inverse (analogue \u00e0 <code>qgeom<\/code> en langage R), qui fait cruellement d\u00e9faut dans la biblioth\u00e8que standard d&rsquo;Excel. Cette fonction renvoie le seuil d&rsquo;\u00e9checs critique <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"k\">$k$<\/span> associ\u00e9 \u00e0 une probabilit\u00e9 de confiance cumul\u00e9e donn\u00e9e.<\/p>\n<p>Dans le m\u00eame module standard VBA, impl\u00e9mentez la fonction algorithmique suivante :<\/p>\n<p>\nFunction LOI_GEOMETRIQUE_INVERSE(ByVal Alpha_Probabilite As Double, ByVal p_Probabilite As Double) As Variant<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&lsquo; Contr\u00f4le de validit\u00e9 des arguments d&rsquo;entr\u00e9e<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;If p_Probabilite &lt;= 0# Or p_Probabilite &gt;= 1# Then<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;LOI_GEOMETRIQUE_INVERSE = CVErr(xlErrNum)<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Exit Function<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;End If<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;If Alpha_Probabilite &lt;= 0# Or Alpha_Probabilite &gt;= 1# Then<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;LOI_GEOMETRIQUE_INVERSE = CVErr(xlErrNum)<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Exit Function<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;End If<\/p>\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&lsquo; R\u00e9solution analytique directe optimis\u00e9e via fonctions math\u00e9matiques VBA<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Dim TermeContinu As Double<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;TermeContinu = (Log(1# &#8211; Alpha_Probabilite) \/ Log(1# &#8211; p_Probabilite)) &#8211; 1#<\/p>\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&lsquo; Application de la fonction plafond pour isoler le quantile discret sup\u00e9rieur<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;If TermeContinu &lt; 0# Then<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;LOI_GEOMETRIQUE_INVERSE = 0<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Else<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;LOI_GEOMETRIQUE_INVERSE = Application.WorksheetFunction.RoundUp(TermeContinu, 0)<br \/>\n&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;End If<br \/>\nEnd Function\n<\/p>\n<p>Cette fonction offre une vitesse d&rsquo;ex\u00e9cution instantan\u00e9e, permettant de d\u00e9terminer les quantiles stochastiques critiques de cohortes enti\u00e8res au sein de feuilles de calcul volumineuses sans recourir \u00e0 des tables de recherche annexes complexes.<\/p>\n<h3>12.3 D\u00e9ploiement et p\u00e9rennisation des routines d&rsquo;analyse<\/h3>\n<p>L&rsquo;int\u00e9gration de code VBA au sein d&rsquo;un classeur classique impose d&rsquo;enregistrer le fichier sous l&rsquo;extension sp\u00e9cifique <code>.xlsm<\/code> (classeur prenant en charge les macros). Toutefois, pour que ces nouvelles fonctions g\u00e9om\u00e9triques soient disponibles en permanence sur votre poste de travail, pour tous vos classeurs existants et futurs sans d\u00e9clencher d&rsquo;avertissements de s\u00e9curit\u00e9 intempestifs, la meilleure pratique d&rsquo;ing\u00e9nierie logicielle consiste \u00e0 exporter le module sous la forme d&rsquo;un <strong>compl\u00e9ment macro-compl\u00e9mentaire Excel (.xlam)<\/strong>.<\/p>\n<p>Pour concr\u00e9tiser ce d\u00e9ploiement p\u00e9renne :<\/p>\n<ol>\n<li>Isolez vos fonctions dans un classeur vierge ne contenant aucune donn\u00e9e sur ses feuilles.<\/li>\n<li>Cliquez sur <em>Fichier &gt; Enregistrer sous<\/em> et s\u00e9lectionnez dans le menu d\u00e9roulant du type de fichier l&rsquo;extension <strong>Compl\u00e9ment Excel (*.xlam)<\/strong>. Le syst\u00e8me d&rsquo;exploitation vous redirigera automatiquement vers le dossier syst\u00e8me d\u00e9di\u00e9 aux compl\u00e9ments utilisateur de Microsoft Office.<\/li>\n<li>Nommez le fichier de mani\u00e8re \u00e9vocatrice, par exemple <code>OutilsProbabilitesGeometriques.xlam<\/code>, puis enregistrez.<\/li>\n<li>Activez le compl\u00e9ment dans votre session Excel en vous rendant dans <em>Fichier &gt; Options &gt; Compl\u00e9ments<\/em>. En bas de la page, s\u00e9lectionnez <em>G\u00e9rer : Compl\u00e9ments Excel<\/em>, puis cliquez sur <em>Atteindre&#8230;<\/em>. Cochez votre compl\u00e9ment dans la liste et validez.<\/li>\n<\/ol>\n<p>D\u00e9sormais, les fonctions <code>LOI_GEOMETRIQUE<\/code> et <code>LOI_GEOMETRIQUE_INVERSE<\/code> sont d\u00e9finitivement incorpor\u00e9es au c\u0153ur de votre moteur de calcul Excel au m\u00eame titre que les fonctions math\u00e9matiques natives. Vous disposez ainsi d&rsquo;un environnement d&rsquo;analyse stochastique p\u00e9renne, robuste et parfaitement adapt\u00e9 aux exigences des laboratoires de recherche appliqu\u00e9e et des cellules d&rsquo;analyse quantitative les plus avanc\u00e9es.<\/p>\n<h2>R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<ul>\n<li>Bernoulli, J. (1713). <em>Ars conjectandi, opus posthumum. Accedit Tractatus de seriebus infinitis, et epistola gallice scripta de ludo pilae reticularis<\/em>. Thurneysen Brothers. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.e-rara.ch\/zut\/content\/titleinfo\/1089209\">https:\/\/www.e-rara.ch\/zut\/content\/titleinfo\/1089209<\/a><\/li>\n<li>Feller, W. (1968). <em>An introduction to probability theory and its applications<\/em> (Vol. 1, 3rd ed.). John Wiley &amp; Sons. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.wiley.com\/en-us\/An+Introduction+to+Probability+Theory+and+Its+Applications%2C+Volume+1%2C+3rd+Edition-p-9780471257080\">https:\/\/www.wiley.com\/en-us\/An+Introduction+to+Probability+Theory+and+Its+Applications%2C+Volume+1%2C+3rd+Edition-p-9780471257080<\/a><\/li>\n<li>Johnson, N. L., Kemp, A. W., &amp; Kotz, S. (2005). <em>Univariate discrete distributions<\/em> (3rd ed.). John Wiley &amp; Sons. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1002\/0471715816\">https:\/\/doi.org\/10.1002\/0471715816<\/a><\/li>\n<li>Microsoft Corporation. (2024). <em>Fonction LOI.BINOMIALE.NEGATIVE.N<\/em>. Support Microsoft. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/support.microsoft.com\/fr-fr\/office\/loi-binomiale-negative-n-fonction-loi-binomiale-negative-n-40742f47-2b04-4050-a92c-fb93be1e391b\">https:\/\/support.microsoft.com\/fr-fr\/office\/loi-binomiale-negative-n-fonction-loi-binomiale-negative-n-40742f47-2b04-4050-a92c-fb93be1e391b<\/a><\/li>\n<li>Papoulis, A., &amp; Pillai, S. U. (2002). <em>Probability, random variables, and stochastic processes<\/em> (4th ed.). McGraw-Hill.<\/li>\n<li>Ross, S. M. (2014). <em>Introduction to probability models<\/em> (11th ed.). Academic Press. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/C2012-0-06229-4\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/C2012-0-06229-4<\/a><\/li>\n<li>Saporta, G. (2011). <em>Probabilit\u00e9s, analyse des donn\u00e9es et statistique<\/em> (3e \u00e9d.). \u00c9ditions Technip. <a rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.editionstechnip.com\/fr\/catalogue-detail\/139\/probabilites-analyse-des-donnees-et-statistique.html\">https:\/\/www.editionstechnip.com\/fr\/catalogue-detail\/139\/probabilites-analyse-des-donnees-et-statistique.html<\/a><\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Guide m\u00e9thodologique complet pour calculer, mod\u00e9liser et visualiser la loi g\u00e9om\u00e9trique dans Microsoft Excel \u00e0 l&rsquo;aide de formules et simulations.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[4457,359],"tags":[1952,4458,4018,2719,2196],"class_list":["post-2343","psych_stat","type-psych_stat","status-publish","hentry","category-methodologie-et-tableurs","category-statistiques-appliquees","tag-excel","tag-loi-binomiale-negative","tag-loi-geometrique","tag-methodes-quantitatives","tag-modelisation-statistique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_stat\/2343","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_stat"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_stat"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2343"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_stat\/2343\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":16356,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_stat\/2343\/revisions\/16356"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2343"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2343"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2343"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}