{"id":9581,"date":"2026-09-23T13:39:54","date_gmt":"2026-09-23T13:39:54","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/echelle-des-comportements-douloureux-pijn-gedrag-schaal\/"},"modified":"2026-09-23T13:39:54","modified_gmt":"2026-09-23T13:39:54","slug":"echelle-des-comportements-douloureux-pijn-gedrag-schaal","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=echelle-des-comportements-douloureux-pijn-gedrag-schaal","title":{"rendered":"\u00c9chelle des comportements douloureux"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>La <strong>Pijn Gedrag Schaal (PGS)<\/strong>, ou <em>\u00c9chelle des comportements douloureux<\/em>, constitue l&rsquo;adaptation n\u00e9erlandaise standardis\u00e9e de la c\u00e9l\u00e8bre <em>University of Alabama Birmingham Pain Behavior Scale<\/em> (UAB-PBS), initialement d\u00e9velopp\u00e9e par Richards et ses collaborateurs en 1982, puis valid\u00e9e et adapt\u00e9e par Johan W. S. Vlaeyen et son \u00e9quipe en 1990. Cet instrument psychom\u00e9trique d&rsquo;observation directe a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u pour quantifier de mani\u00e8re objective et standardis\u00e9e les manifestations comportementales manifestes associ\u00e9es \u00e0 la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Douleur_chronique\">douleur chronique<\/a> chez l&rsquo;adulte et la personne \u00e2g\u00e9e. Contrairement aux outils traditionnels d&rsquo;auto-\u00e9valuation, qui mesurent la composante subjective et \u00e9motionnelle de l&rsquo;exp\u00e9rience nociceptive, la PGS \u00e9value les comportements moteurs et vocaux directement observables en contexte clinique ou de r\u00e9adaptation fonctionnelle.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle est structur\u00e9e autour de huit cat\u00e9gories comportementales cibl\u00e9es : le comportement verbal de douleur, le comportement vocal non-verbal, les expressions faciales de douleur, la posture debout, la mobilit\u00e9\/marche, le langage corporel (frottement et soutien), l&rsquo;utilisation d&rsquo;appuis et la position assise. Chaque indicateur est cot\u00e9 par un observateur entra\u00een\u00e9 sur une \u00e9chelle ordinale \u00e0 trois points (0 = absence de comportement douloureux, 0,5 = comportement mod\u00e9r\u00e9 ou intermittent, 1,0 = comportement manifeste ou fr\u00e9quent), g\u00e9n\u00e9rant un score total continu allant de 0 \u00e0 8. Les propri\u00e9t\u00e9s psychom\u00e9triques de la PGS r\u00e9v\u00e8lent une excellente fid\u00e9lit\u00e9 inter-juges (coefficients de corr\u00e9lation intraclasse g\u00e9n\u00e9ralement sup\u00e9rieurs \u00e0 0,80), une consistance interne satisfaisante et une validit\u00e9 convergente robuste avec les mesures de limitation fonctionnelle, d&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Kin%C3%A9siophobie\">appr\u00e9hension du mouvement (kin\u00e9siophobie)<\/a> et d&rsquo;incapacit\u00e9 per\u00e7ue.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>comportement de douleur, \u00e9valuation observationnelle, douleur chronique, Pijn Gedrag Schaal, UAB Pain Behavior Scale, psychom\u00e9trie, conditionnement op\u00e9rant, r\u00e9adaptation fonctionnelle, kin\u00e9siophobie, fid\u00e9lit\u00e9 inter-juges, observation clinique, analyse comportementale<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>Le d\u00e9veloppement initial de l&rsquo;instrument d&rsquo;origine, l&rsquo;<em>University of Alabama Birmingham Pain Behavior Scale<\/em> (UAB-PBS), a \u00e9t\u00e9 conduit par le Dr <strong>J. Scott Richards<\/strong> et son \u00e9quipe pluridisciplinaire au sein du D\u00e9partement de m\u00e9decine physique et de r\u00e9adaptation de l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;Alabama \u00e0 Birmingham (UAB), \u00c9tats-Unis, en 1982. Leurs travaux pionniers visaient \u00e0 combler le foss\u00e9 entre les approches purement subjectives de la douleur et l&rsquo;analyse comportementale appliqu\u00e9e.<\/p>\n<p>L&rsquo;adaptation transculturelle, la standardisation et l&rsquo;\u00e9valuation psychom\u00e9trique en langue n\u00e9erlandaise, sous la d\u00e9nomination de <strong>Pijn Gedrag Schaal (PGS)<\/strong>, ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es en 1990 par le Professeur <strong>Johan W. S. Vlaeyen<\/strong> et ses coll\u00e8gues de l&rsquo;Universit\u00e9 de Maastricht (Maastricht University, Pays-Bas) et de la KU Leuven (Belgique). Le Pr Vlaeyen, figure internationale de premier plan en psychologie de la sant\u00e9 et cr\u00e9ateur du mod\u00e8le d&rsquo;\u00e9vitement de la douleur li\u00e9 \u00e0 la peur (<em>Fear-Avoidance Model<\/em>), a adapt\u00e9 la grille pour l&rsquo;int\u00e9grer aux protocoles de r\u00e9\u00e9ducation comportementale et cognitive des lombalgies chroniques et des troubles musculosquelettiques rebelles.<\/p>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental de la <em>Pijn Gedrag Schaal<\/em> est de fournir une m\u00e9thode d&rsquo;\u00e9valuation standardis\u00e9e, reproductible et \u00e9cologiquement valide pour mesurer la fr\u00e9quence et l&rsquo;intensit\u00e9 des comportements de douleur observables chez des patients souffrant de pathologies douloureuses persistantes, notamment les affections du syst\u00e8me nerveux p\u00e9riph\u00e9rique, les atteintes musculosquelettiques et les rachialgies invalidantes. Dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;algologie clinique, l&rsquo;\u00e9valuation de la douleur s&rsquo;est majoritairement appuy\u00e9e sur les auto-questionnaires, tels que les \u00e9chelles visuelles analogiques (EVA) ou les questionnaires multidimensionnels de type <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Questionnaire_de_Saint-Antoine\">McGill Pain Questionnaire<\/a>. Bien que ces mesures capturent la dimension intrapsychique et sensorielle ressentie, elles pr\u00e9sentent des limites inh\u00e9rentes : biais de d\u00e9sirabilit\u00e9 sociale, difficult\u00e9s de communication cognitive chez les sujets vuln\u00e9rables ou \u00e2g\u00e9s, et dissociation fr\u00e9quente entre l&rsquo;intensit\u00e9 douloureuse rapport\u00e9e et les capacit\u00e9s motrices r\u00e9elles.<\/p>\n<p>En pratique clinique, la PGS s&#8217;emploie principalement lors d&rsquo;examens physiques standardis\u00e9s, de s\u00e9ances de kin\u00e9sith\u00e9rapie ou de s\u00e9quences de t\u00e2ches comportementales pr\u00e9d\u00e9termin\u00e9es (comme des tests de marche, des transitions assis-debout ou le soul\u00e8vement de charges l\u00e9g\u00e8res). Elle r\u00e9pond \u00e0 trois finalit\u00e9s majeures :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Le diagnostic fonctionnel et comportemental :<\/strong> Identifier les patrons de surprotection, de rigidit\u00e9 motrice ou de plaintes verbales excessives qui entretiennent le handicap au-del\u00e0 des l\u00e9sions tissulaires sous-jacentes.<\/li>\n<li><strong>Le suivi th\u00e9rapeutique et l&rsquo;\u00e9valuation de l&rsquo;efficacit\u00e9 des soins :<\/strong> Mesurer de mani\u00e8re objective l&rsquo;extinction des comportements douloureux inadapt\u00e9s au cours de th\u00e9rapies cognitivo-comportementales (TCC), de programmes de restauration fonctionnelle du rachis ou d&rsquo;interventions multidisciplinaires de reconditionnement \u00e0 l&rsquo;effort.<\/li>\n<li><strong>La recherche clinique :<\/strong> Servir de crit\u00e8re de jugement externe dans les essais contr\u00f4l\u00e9s randomis\u00e9s \u00e9valuant l&rsquo;impact des approches comportementales, pharmacologiques ou physioth\u00e9rapeutiques sur l&rsquo;incapacit\u00e9 fonctionnelle manifeste.<\/li>\n<\/ul>\n<p>D&rsquo;un point de vue clinique, la PGS \u00e9vite l&rsquo;\u00e9cueil de la sur-m\u00e9dicalisation en dissociant la plainte verbale subjective de l&rsquo;expression motrice globale, permettant aux soignants de cibler sp\u00e9cifiquement les contingences de renforcement qui modulent le r\u00e9pertoire comportemental du patient.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Le construit psychologique op\u00e9rationnalis\u00e9 par la <em>Pijn Gedrag Schaal<\/em> est le <strong>comportement de douleur<\/strong> (<em>pain behavior<\/em>), d\u00e9fini par Wilbert E. Fordyce comme l&rsquo;ensemble des manifestations observables, verbales ou motrices, \u00e9mises par un individu et signalant \u00e0 son entourage qu&rsquo;il fait l&rsquo;exp\u00e9rience d&rsquo;une douleur physique ou d&rsquo;un inconfort somatique. Dans la PGS, ce construit n&rsquo;est pas appr\u00e9hend\u00e9 comme un simple reflet lin\u00e9aire de l&rsquo;influx nociceptif, mais comme une r\u00e9ponse comportementale complexe r\u00e9sultant de l&rsquo;interaction entre des stimuli int\u00e9roceptifs, des processus d&rsquo;apprentissage op\u00e9rant, des facteurs cognitifs (tels que la catastrophisation) et l&rsquo;environnement social.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle d\u00e9compose ce macro-construit en huit dimensions op\u00e9rationnelles sp\u00e9cifiques :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>1. Comportement verbal de douleur (<em>Verbaal pijngedrag<\/em>) :<\/strong> Plaintes explicites relatives \u00e0 l&rsquo;intensit\u00e9 de la douleur, \u00e9nonc\u00e9s verbaux d\u00e9crivant l&rsquo;inconfort (\u00ab J&rsquo;ai mal \u00bb, \u00ab Je n&rsquo;en peux plus \u00bb) ou interruptions verbales li\u00e9es \u00e0 la souffrance pendant la t\u00e2che.<\/li>\n<li><strong>2. Comportement vocal non-verbal (<em>Niet-verbaal vocaal pijngedrag<\/em>) :<\/strong> \u00c9missions sonores paralinguistiques traduisant l&rsquo;effort douloureux ou l&rsquo;inconfort sans passer par le langage articul\u00e9, telles que les soupirs profonds, les g\u00e9missements, les r\u00e2les ou les inspirations saccad\u00e9es.<\/li>\n<li><strong>3. Expressions faciales de douleur (<em>Pijnlijke gezichtsuitdrukkingen<\/em>) :<\/strong> Mimiques caract\u00e9ristiques d\u00e9crites par le syst\u00e8me de codage des actions faciales (FACS), incluant le froncement des sourcils, la contraction p\u00e9riorbitaire, le plissement du nez, le retrait des commissures labiales et le serrement bilat\u00e9ral des m\u00e2choires ou des dents.<\/li>\n<li><strong>4. Posture debout (<em>Staande houding<\/em>) :<\/strong> Asym\u00e9tries posturales statiques antalgiques, inclinaison lat\u00e9rale involontaire du tronc, attitude vo\u00fbt\u00e9e ou fl\u00e9chie en avant, et instabilit\u00e9 posturale traduisant un \u00e9vitement d&rsquo;appui sur le segment douloureux.<\/li>\n<li><strong>5. Mobilit\u00e9 et marche (<em>Mobiliteit \/ lopen<\/em>) :<\/strong> Perturbations cin\u00e9matiques manifestes de la d\u00e9ambulation, incluant la boiterie antalgique, la d\u00e9marche tra\u00eenante, le raccourcissement unilat\u00e9ral de la phase d&rsquo;appui, la raideur du bassin ou les h\u00e9sitations lors des transitions motrices.<\/li>\n<li><strong>6. Langage corporel et gestuelle (<em>Lichaamstaal<\/em>) :<\/strong> Comportements de protection manuelle directe, tels que frotter, masser ou comprimer la r\u00e9gion douloureuse, ainsi que le soutien protecteur d&rsquo;un membre ou du tronc avec les membres sup\u00e9rieurs.<\/li>\n<li><strong>7. Utilisation de soutiens externes (<em>Gebruik van ondersteuning<\/em>) :<\/strong> Recours \u00e0 des appuis physiques dans l&rsquo;environnement imm\u00e9diat pour d\u00e9charger les structures anatomiques vuln\u00e9rables (s&rsquo;appuyer lourdement sur une table, une chaise, un mur) ou d\u00e9pendance vis-\u00e0-vis d&rsquo;aides techniques \u00e0 la marche (cannes, b\u00e9quilles) dans des situations o\u00f9 elles ne sont pas strictement m\u00e9dicalement requises.<\/li>\n<li><strong>8. Comportement assis (<em>Zitten<\/em>) :<\/strong> Instabilit\u00e9 psychomotrice en position assise, n\u00e9cessit\u00e9 de changer perp\u00e9tuellement d&rsquo;assise, posture asym\u00e9trique ou oblique sur la chaise, et incapacit\u00e9 manifeste \u00e0 maintenir une position statique en raison de l&rsquo;inconfort ressenti.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>Le soubassement th\u00e9orique de la <em>Pijn Gedrag Schaal<\/em> s&rsquo;ancre dans le <strong>mod\u00e8le op\u00e9rant de la douleur chronique<\/strong> formalis\u00e9 par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Wilbert_E._Fordyce\">Wilbert E. Fordyce<\/a> au milieu des ann\u00e9es 1970. En appliquant les principes du conditionnement skinn\u00e9rien \u00e0 la m\u00e9decine physique, Fordyce a d\u00e9montr\u00e9 que si la douleur aigu\u00eb commence invariablement par une stimulation nociceptive cons\u00e9cutive \u00e0 une l\u00e9sion organique, les comportements \u00e9mis en r\u00e9ponse \u00e0 cette douleur sont soumis aux lois de l&rsquo;apprentissage op\u00e9rant et peuvent devenir autonomes par rapport \u00e0 la pathologie initiale.<\/p>\n<p>Dans ce mod\u00e8le, les comportements de douleur sont renforc\u00e9s de deux mani\u00e8res :<\/p>\n<ol>\n<li><strong>Le renforcement positif :<\/strong> L&rsquo;obtention de marques d&rsquo;attention, de compassion, de r\u00e9assurance de la part de l&rsquo;entourage ou du personnel soignant, ainsi que l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 des compensations mat\u00e9rielles ou financi\u00e8res.<\/li>\n<li><strong>Le renforcement n\u00e9gatif :<\/strong> L&rsquo;\u00e9vitement ou l&rsquo;\u00e9chappement imm\u00e9diat \u00e0 des activit\u00e9s d\u00e9sagr\u00e9ables, physiques, professionnelles ou sociales per\u00e7ues comme mena\u00e7antes, ce qui soulage temporairement l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 mais accentue le d\u00e9conditionnement physique \u00e0 long terme.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Au fil des d\u00e9cennies, Johan W. S. Vlaeyen a articul\u00e9 ce mod\u00e8le comportemental op\u00e9rant avec le <strong>mod\u00e8le d&rsquo;\u00e9vitement de la douleur li\u00e9 \u00e0 la peur<\/strong> (<em>Fear-Avoidance Model<\/em>). Selon cette perspective cognitivo-comportementale, les patients qui interpr\u00e8tent les sensations corporelles de mani\u00e8re catastrophique d\u00e9veloppent une anxi\u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifique li\u00e9e \u00e0 la douleur et une kin\u00e9siophobie (peur du mouvement). Cette peur induit une hypervigilance motrice et des comportements de protection rigides (d\u00e9tectables par les items posturaux et gestuels de la PGS), qui favorisent en retour l&rsquo;atrophie musculaire, la sensibilisation centrale et le maintien paradoxal de la douleur.<\/p>\n<p>La PGS se positionne ainsi comme l&rsquo;outil clinique par excellence de ce cadre int\u00e9gratif : elle ne cherche pas \u00e0 juger de la \u00ab sinc\u00e9rit\u00e9 \u00bb d&rsquo;un sympt\u00f4me, mais documente empiriquement les r\u00e9ponses motrices apprises qui entravent le r\u00e9tablissement fonctionnel.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9valuation psychom\u00e9trique de la PGS et de sa version princeps l&rsquo;UAB-PBS documente un profil de validit\u00e9 solide \u00e0 travers de nombreuses \u00e9tudes men\u00e9es aupr\u00e8s de populations souffrant de lombalgies chroniques, d&rsquo;arthrose ou de douleurs musculosquelettiques diffuses.<\/p>\n<p><strong>Validit\u00e9 convergente :<\/strong> Les scores totaux \u00e0 la PGS pr\u00e9sentent des corr\u00e9lations positives statistiquement significatives et mod\u00e9r\u00e9es \u00e0 \u00e9lev\u00e9es avec d&rsquo;autres indices de d\u00e9tresse et d&rsquo;incapacit\u00e9. Les \u00e9tudes de Vlaeyen et al. (1990) ont mis en \u00e9vidence des corr\u00e9lations substantielles avec l&rsquo;indice d&rsquo;incapacit\u00e9 d&rsquo;Oswestry (<em>Oswestry Disability Index<\/em>, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r \\approx 0,45\">$r \\approx 0,45$<\/span> \u00e0 $0,60$) et avec le score d&rsquo;incapacit\u00e9 de Roland-Morris (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r \\approx 0,52\">$r \\approx 0,52$<\/span>). De m\u00eame, la PGS corr\u00e8le de fa\u00e7on hautement significative avec l&rsquo;\u00e9chelle de kin\u00e9siophobie de Tampa (<em>Tampa Scale for Kinesiophobia<\/em> &#8211; TSK, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r \\approx 0,48\">$r \\approx 0,48$<\/span>), confirmant que les comportements moteurs d&rsquo;\u00e9vitement et de raideur observ\u00e9s refl\u00e8tent fid\u00e8lement l&rsquo;ampleur de la peur du mouvement.<\/p>\n<p><strong>Validit\u00e9 concourante et \u00e9cologique :<\/strong> Lorsque la PGS est administr\u00e9e pendant des \u00e9preuves standardis\u00e9es de levage de charge ou lors d&rsquo;\u00e9preuves de marche chronom\u00e9tr\u00e9es, les scores sont inversement corr\u00e9l\u00e9s avec les performances biom\u00e9caniques r\u00e9elles (force isocin\u00e9tique, vitesse de marche, amplitude articulaire du rachis). Les patients pr\u00e9sentant des scores \u00e9lev\u00e9s \u00e0 la PGS montrent une r\u00e9duction substantielle de l&rsquo;endurance musculaire, ind\u00e9pendamment de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des anomalies radiologiques visibles \u00e0 l&rsquo;imagerie par r\u00e9sonance magn\u00e9tique (IRM).<\/p>\n<p><strong>Validit\u00e9 discriminante :<\/strong> La PGS d\u00e9montre une capacit\u00e9 \u00e9prouv\u00e9e \u00e0 discriminer les patients douloureux chroniques des sujets t\u00e9moins sains ou des patients pr\u00e9sentant des troubles psychopathologiques sans composante algique majeure (comme les \u00e9pisodes d\u00e9pressifs majeurs isol\u00e9s). Bien que la d\u00e9pression puisse induire un ralentissement psychomoteur global, les patrons comportementaux sp\u00e9cifiques de protection segmentaire (comme frotter la r\u00e9gion douloureuse ou adopter une d\u00e9marche asym\u00e9trique) demeurent strictement discriminants des pathologies douloureuses.<\/p>\n<p><strong>Sensibilit\u00e9 au changement et validit\u00e9 pr\u00e9dictive :<\/strong> Plusieurs protocoles longitudinaux ont \u00e9tabli que les r\u00e9ductions du score \u00e0 la PGS cons\u00e9cutives \u00e0 un programme de r\u00e9\u00e9ducation fonctionnelle pr\u00e9disent favorablement la reprise du travail et la diminution de la consommation m\u00e9dicamenteuse d&rsquo;antalgiques majeurs \u00e0 6 et 12 mois de suivi, surpassant souvent la valeur pr\u00e9dictive des simples scores d&rsquo;auto-\u00e9valuation sur \u00e9chelle visuelle analogique.<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 d&rsquo;une \u00e9chelle observationnelle repose principalement sur l&rsquo;accord inter-juges et la constance des mesures dans le temps.<\/p>\n<p><strong>Fid\u00e9lit\u00e9 inter-juges (<em>Inter-rater reliability<\/em>) :<\/strong> C&rsquo;est la propri\u00e9t\u00e9 psychom\u00e9trique la plus robuste de la PGS. Dans l&rsquo;\u00e9tude princeps de Richards et al. (1982) sur l&rsquo;UAB-PBS, les coefficients de corr\u00e9lation de Pearson et les coefficients de corr\u00e9lation intraclasse (CCI) entre deux \u00e9valuateurs ind\u00e9pendants et entra\u00een\u00e9s oscillaient entre 0,85 et 0,95. Lors de la validation n\u00e9erlandaise de la PGS par Vlaeyen et al. (1990), l&rsquo;accord inter-\u00e9valuateurs calcul\u00e9 via le coefficient Kappa de Cohen pour chacun des 8 items individuels s&rsquo;est \u00e9tag\u00e9 de 0,65 (pour les expressions faciales, dimension plus subtile) \u00e0 0,92 (pour l&rsquo;utilisation d&rsquo;appuis et la marche), avec un CCI global pour le score total d\u00e9passant syst\u00e9matiquement 0,82. Ces r\u00e9sultats confirment qu&rsquo;une courte formation pr\u00e9alable permet \u00e0 des infirmiers, kin\u00e9sith\u00e9rapeutes ou psychologues d&rsquo;obtenir des scores hautement congruents.<\/p>\n<p><strong>Consistance interne :<\/strong> Le coefficient alpha de Cronbach de la PGS varie habituellement entre 0,72 et 0,84 selon les \u00e9chantillons cliniques. Cette valeur est jug\u00e9e optimale : elle d\u00e9montre une coh\u00e9rence satisfaisante entre les huit indicateurs sans redondance excessive, refl\u00e9tant le fait que diff\u00e9rents patients peuvent manifester leur d\u00e9tresse par des canaux expressifs pr\u00e9f\u00e9rentiels (par exemple, des plaintes posturales sans manifestations vocales verbales).<\/p>\n<p><strong>Fid\u00e9lit\u00e9 test-retest :<\/strong> Chez des patients dont l&rsquo;\u00e9tat clinique est r\u00e9put\u00e9 stable, l&rsquo;administration de la PGS lors de sessions d&rsquo;observation standardis\u00e9es espac\u00e9es de 24 \u00e0 48 heures r\u00e9v\u00e8le un coefficient de stabilit\u00e9 test-retest sup\u00e9rieur \u00e0 0,78, attestant de la robustesse de l&rsquo;instrument face aux fluctuations circonstancielles mineures.<\/p>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>Les analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) conduites sur les huit items de la PGS et de l&rsquo;UAB-PBS ont permis de clarifier la structure sous-jacente du comportement de douleur.<\/p>\n<p>Dans la plupart des travaux psychom\u00e9triques initiaux, l&rsquo;analyse en composantes principales fait \u00e9merger un <strong>facteur g\u00e9n\u00e9ral unitaire<\/strong> expliquant entre 42 % et 55 % de la variance totale, ce qui justifie l&rsquo;utilisation clinique d&rsquo;un score sommatif global allant de 0 \u00e0 8. Ce facteur central traduit le niveau global d&rsquo;expression manifeste de l&rsquo;inconfort algique.<\/p>\n<p>N\u00e9anmoins, des analyses factorielles plus approfondies \u00e0 deux facteurs mettent r\u00e9guli\u00e8rement en exergue une scission cliniquement pertinente entre deux dimensions comportementales distinctes :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Facteur 1 : Comportements moteurs et biom\u00e9caniques de protection (<em>Guarding \/ Protective motor behaviors<\/em>) :<\/strong> Regroupant la posture debout, la mobilit\u00e9\/marche, l&rsquo;utilisation de soutiens et la posture assise. Ce facteur pr\u00e9sente des saturations \u00e9lev\u00e9es (g\u00e9n\u00e9ralement comprises entre 0,65 et 0,84) et refl\u00e8te directement la composante fonctionnelle li\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9vitement du mouvement et \u00e0 la peur de la r\u00e9-aggravation tissulaire.<\/li>\n<li><strong>Facteur 2 : Comportements expressifs et communicatifs (<em>Affective \/ Communicative behaviors<\/em>) :<\/strong> Regroupant les plaintes verbales, les vocalisations non-verbales, les expressions faciales et le langage corporel direct (toucher la zone douloureuse). Les saturations de ce second facteur oscillent entre 0,58 et 0,79. Cette dimension est plus \u00e9troitement corr\u00e9l\u00e9e aux variables affectives, \u00e0 l&rsquo;angoisse de s\u00e9paration, \u00e0 la d\u00e9tresse \u00e9motionnelle et au soutien conjugal per\u00e7u.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Cette dualit\u00e9 factorielle offre aux cliniciens un cadre d&rsquo;interpr\u00e9tation fin : un patient pr\u00e9sentant un score \u00e9lev\u00e9 sur le facteur moteur mais faible sur le facteur communicatif tirera principalement b\u00e9n\u00e9fice d&rsquo;une exposition gradu\u00e9e <em>in vivo<\/em>, tandis qu&rsquo;un score \u00e9lev\u00e9 sur le facteur communicatif n\u00e9cessitera une r\u00e9\u00e9valuation des contingences relationnelles et de l&rsquo;entourage social.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Type d&rsquo;\u00e9valuation :<\/strong> Grille d&rsquo;observation comportementale directe h\u00e9t\u00e9ro-administr\u00e9e par un examinateur professionnel qualifi\u00e9 (m\u00e9decin r\u00e9\u00e9ducateur, kin\u00e9sith\u00e9rapeute, ergoth\u00e9rapeute, psychologue ou personnel infirmier).<\/li>\n<li><strong>Format d&rsquo;administration :<\/strong> Observation en temps r\u00e9el durant un entretien clinique semi-structur\u00e9, un bilan physique ou une s\u00e9quence de t\u00e2ches physiques standardis\u00e9es (dur\u00e9e d&rsquo;observation recommand\u00e9e : 10 \u00e0 20 minutes).<\/li>\n<li><strong>Nombre de cat\u00e9gories\/items :<\/strong> 8 items comportementaux mutuellement exclusifs dans leur d\u00e9finition mais additifs.<\/li>\n<li><strong>Format d&rsquo;\u00e9chelle de r\u00e9ponse :<\/strong> \u00c9chelle ordinale d&rsquo;observation comportementale \u00e0 3 points pour chaque cat\u00e9gorie :\n<ul>\n<li><strong>0 :<\/strong> Absence de comportement douloureux (<em>Geen pijngedrag \/ None<\/em>) ;<\/li>\n<li><strong>0,5 :<\/strong> Comportement de douleur mod\u00e9r\u00e9 ou incidentel (<em>Matig \/ incidenteel pijngedrag \/ Occasional\/Moderate<\/em>) ;<\/li>\n<li><strong>1,0 :<\/strong> Comportement de douleur manifeste ou fr\u00e9quent (<em>Duidelijk \/ frequent pijngedrag \/ Frequent\/Severe<\/em>).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Calcul du score total :<\/strong> Le score global de la PGS est obtenu par la somme simple arithm\u00e9tique des scores attribu\u00e9s aux 8 items. L&rsquo;\u00e9ventail des scores possibles s&rsquo;\u00e9tend de <strong>0,0 \u00e0 8,0<\/strong> points.<\/li>\n<li><strong>Interpr\u00e9tation des r\u00e9sultats :<\/strong>\n<ul>\n<li><em>Score de 0 \u00e0 1,5 :<\/em> Comportements de douleur minimes ou n\u00e9gligeables (r\u00e9pertoire moteur pr\u00e9serv\u00e9).<\/li>\n<li><em>Score de 2,0 \u00e0 4,0 :<\/em> Pr\u00e9sence mod\u00e9r\u00e9e de comportements de protection ou d&rsquo;expressions douloureuses.<\/li>\n<li><em>Score sup\u00e9rieur \u00e0 4,0 :<\/em> Manifestation s\u00e9v\u00e8re de comportements douloureux, sugg\u00e9rant un retentissement fonctionnel majeur, une kin\u00e9siophobie marqu\u00e9e ou des processus op\u00e9rants actifs d&rsquo;entretien du handicap.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &#038; Fee and Test Year<\/h2>\n<p><strong>Ann\u00e9e de publication initiale :<\/strong> 1982 (UAB-PBS par Richards et al.) ; adaptation n\u00e9erlandaise (PGS) valid\u00e9e en 1990 par Vlaeyen et al.<\/p>\n<p><strong>Statut des droits et autorisations :<\/strong> L&rsquo;\u00e9chelle fait partie du domaine public acad\u00e9mique et de la litt\u00e9rature scientifique ouverte pour une utilisation clinique et de recherche non commerciale. Les professionnels de sant\u00e9 et les chercheurs peuvent reproduire et utiliser la grille sous r\u00e9serve de citer scrupuleusement les publications originales de Richards et al. (1982) et de Vlaeyen et al. (1990). Aucune redevance financi\u00e8re ni redevance de licence commerciale (<em>royalty<\/em>) n&rsquo;est exig\u00e9e pour son application courante en milieu hospitalier ou acad\u00e9mique.<\/p>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<p>Les sources bibliographiques de r\u00e9f\u00e9rence ci-dessous d\u00e9taillent la gen\u00e8se, la validation et les propri\u00e9t\u00e9s psychom\u00e9triques de l&rsquo;instrument :<\/p>\n<ul>\n<li>Fordyce, W. E. (1976). <em>Behavioral methods for chronic pain and illness<\/em>. C.V. Mosby.<\/li>\n<li>Richards, J. S., Nepomuceno, C., Riles, M., &amp; Suer, Z. (1982). Assessing pain behavior: The UAB Pain Behavior Scale. <em>Pain<\/em>, 14(4), 393\u2013398. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0304-3959(82)90146-5\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/0304-3959(82)90146-5<\/a><\/li>\n<li>Romano, J. M., Turner, J. A., Friedman, L. S., Bulcroft, R. A., Jensen, M. P., Wright, S. F., &amp; Hops, H. (1992). Sequential analysis of chronic pain behaviors and spouse responses. <em>Journal of Consulting and Clinical Psychology<\/em>, 60(5), 777\u2013782. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/\/0022-006x.60.5.777\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/\/0022-006x.60.5.777<\/a><\/li>\n<li>Turk, D. C., Wack, J. T., &amp; Kerns, R. D. (1985). An empirical examination of the \u00ab\u00a0pain-behavior\u00a0\u00bb construct. <em>Journal of Behavioral Medicine<\/em>, 8(2), 119\u2013130. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1007\/bf00870311\">https:\/\/doi.org\/10.1007\/bf00870311<\/a><\/li>\n<li>Vlaeyen, J. W. S., Kole-Snijders, A. M. J., Boeren, R. G. B., &amp; van Eek, H. (1995). Fear of movement\/(re)injury in chronic low back pain and its relation to behavioral performance. <em>Pain<\/em>, 62(3), 363\u2013372. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0304-3959(94)00279-n\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/0304-3959(94)00279-n<\/a><\/li>\n<li>Vlaeyen, J. W. S., Pernot, D. F., Kole-Snijders, A. M., Schuerman, J. A., van Eek, H., &amp; Groenman, N. H. (1990). Assessment of chronic back pain: The Pijn Gedrag Schaal (Pain Behavior Scale). <em>Gedrag &amp; Gezondheid: Tijdschrift voor Psychologie en Gezondheid<\/em>, 18(3), 137\u2013145.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:12px; margin:28px 0; overflow:hidden; box-shadow:0 4px 12px rgba(0,0,0,0.03);\">\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n    Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n  <\/div>\n<div class=\"wpt-scale-english-box\" style=\"direction:ltr; text-align:left; padding:20px 24px; font-family:-apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Helvetica, Arial, sans-serif; font-size:14.5px; color:#1e293b; line-height:1.7;\">\n<div class=\"wpt-scale-instructions\" style=\"background:#f1f5f9; border-left:4px solid #64748b; border-radius:0 8px 8px 0; padding:12px 16px; margin-bottom:16px; font-size:13.5px; color:#334155;\">\n      <strong style=\"color:#0f172a;\">Instructions \/ Directions:<\/strong> De observator scoort gedurende een observatieperiode (of gestandaardiseerde gedragstest) de mate waarin de pati\u00ebnt de volgende acht categorie\u00ebn van pijngedrag vertoont.\n    <\/div>\n<div class=\"wpt-scale-response-format\" style=\"background:#eff6ff; border-left:4px solid #3b82f6; border-radius:0 8px 8px 0; padding:12px 16px; margin-bottom:14px; font-size:13.5px; color:#1e40af;\">\n      <strong style=\"color:#1e3a8a;\">Response Scale:<\/strong> 3-point behavioral observation rating scale per category: 0 = Geen pijngedrag (None), 0.5 = Matig \/ incidenteel pijngedrag (Occasional\/Moderate), 1.0 = Duidelijk \/ frequent pijngedrag (Frequent\/Severe)\n    <\/div>\n<div class=\"wpt-scale-reverse-scoring\" style=\"background:#fffbeb; border-left:4px solid #f59e0b; border-radius:0 8px 8px 0; padding:12px 16px; margin-bottom:14px; font-size:13.5px; color:#92400e;\">\n      <strong style=\"color:#78350f;\">Scoring \/ Reverse Items:<\/strong> Elk van de 8 categorie\u00ebn wordt gescoord op een 3-punts schaal (0, 0.5, of 1.0). De totale PGS-score wordt berekend door de scores van alle 8 items op te tellen (bereik: 0 tot 8, waarbij een hogere score duidt op meer geobserveerd pijngedrag).\n    <\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">1<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">Verbaal pijngedrag (klachten over pijn, verbale uitingen van pijn)<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">2<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">Niet-verbaal vocaal pijngedrag (zuchten, steunen, kreunen, piepen)<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">3<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">Pijnlijke gezichtsuitdrukkingen (grimassen, vertrekken van het gezicht, opeenklemmen van de kaken\/tanden)<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">4<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">Staande houding (asymmetrische houding, scheefstaan, voorovergebogen staan)<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">5<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">Mobiliteit \/ lopen (mank lopen, schuifelen, stijve\/beperkte tred, aarzelend bewegen)<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">6<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">Lichaamstaal (wrijven over de pijnlijke plek, vasthouden of ondersteunen van het aangedane lichaamsdeel)<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">7<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">Gebruik van ondersteuning (leunen op meubilair, muren, of gebruik van hulpmiddelen om pijn te vermijden)<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">8<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">Zitten (onrustig verzitten, scheef zitten, niet stil kunnen blijven zitten van de pijn)<\/div>\n<\/div><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9couvrez l&rsquo;\u00c9chelle des comportements douloureux (Pijn Gedrag Schaal \/ Pain Behavior Scale), instrument d&rsquo;observation standardis\u00e9 mesurant 8 indicateurs comportementaux de la douleur chronique.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[1025,408,2],"tags":[1082,69,10654,10655,10652,16,10653],"class_list":["post-9581","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-douleur-et-readaptation","category-evaluations-cliniques","category-psychometrie","tag-comportement-de-douleur","tag-douleur-chronique","tag-evaluation-observationnelle","tag-johan-vlaeyen","tag-pijn-gedrag-schaal","tag-psychometrie","tag-uab-pbs"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/9581","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=9581"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/9581\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=9581"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=9581"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=9581"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}