{"id":9553,"date":"2026-09-23T13:27:26","date_gmt":"2026-09-23T13:27:26","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/echelle-de-severite-de-la-fatigue-fss\/"},"modified":"2026-09-23T13:27:26","modified_gmt":"2026-09-23T13:27:26","slug":"echelle-de-severite-de-la-fatigue-fss","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=echelle-de-severite-de-la-fatigue-fss","title":{"rendered":"\u00c9chelle de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la fatigue (FSS)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>\u00c9chelle de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la fatigue<\/strong> (en anglais, <em>Fatigue Severity Scale<\/em> ou FSS) constitue l&rsquo;un des instruments psychom\u00e9triques d&rsquo;auto-\u00e9valuation les plus reconnus et mondialement adopt\u00e9s pour mesurer l&rsquo;intensit\u00e9 de la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Fatigue_(physiologie)\">fatigue<\/a> et son impact sur le fonctionnement quotidien global de l&rsquo;individu. D\u00e9velopp\u00e9e originellement en 1989 par Lauren B. Krupp et ses collaborateurs au sein du d\u00e9partement de neurologie de l&rsquo;Universit\u00e9 Stony Brook (New York), cette \u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 initialement con\u00e7ue pour discriminer et quantifier la fatigue invalidante chez les patients atteints de <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Scl%C3%A9rose_en_plaques\">scl\u00e9rose en plaques<\/a> (SEP) et de <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Lupus_%C3%A9ryth%C3%A9mateux_dyss%C3%A9min%C3%A9\">lupus \u00e9ryth\u00e9mateux diss\u00e9min\u00e9<\/a> (LED), en la distinguant formellement des sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs comorbides.<\/p>\n<p>Compos\u00e9e de 9 \u00e9nonc\u00e9s succincts mais cibl\u00e9s, l&rsquo;\u00e9chelle utilise une r\u00e9ponse gradu\u00e9e de type Likert en 7 points, s&rsquo;\u00e9tendant de 1 (\u00ab Pas du tout d&rsquo;accord \u00bb ou <em>Strongly disagree<\/em>) \u00e0 7 (\u00ab Tout \u00e0 fait d&rsquo;accord \u00bb ou <em>Strongly agree<\/em>). La FSS \u00e9value comment la fatigue interf\u00e8re avec la motivation, l&rsquo;exercice physique, l&rsquo;ex\u00e9cution des devoirs familiaux, la vie professionnelle ainsi que les relations sociales. Bien que certains cliniciens utilisent le score cumul\u00e9 brut (allant de 9 \u00e0 63 points), la m\u00e9trique standardis\u00e9e correspond \u00e0 la moyenne arithm\u00e9tique des 9 items (score moyen variant de 1,0 \u00e0 7,0). Un score moyen seuil sup\u00e9rieur ou \u00e9gal \u00e0 4,0 est g\u00e9n\u00e9ralement interpr\u00e9t\u00e9 dans la litt\u00e9rature internationale comme le marqueur clinique d&rsquo;une fatigue pathologique cliniquement significative.<\/p>\n<p>Sur le plan psychom\u00e9trique, la FSS pr\u00e9sente une excellente consistance interne, attest\u00e9e par un coefficient alpha de Cronbach oscillant invariablement entre 0,81 et 0,95 selon les cohortes \u00e9tudi\u00e9es, ainsi qu&rsquo;une remarquable stabilit\u00e9 temporelle \u00e9valu\u00e9e par test-retest (coefficients de corr\u00e9lation intraclasse souvent sup\u00e9rieurs \u00e0 0,80). Sa structure factorielle a \u00e9t\u00e9 largement document\u00e9e comme \u00e9tant unidimensionnelle, focalis\u00e9e principalement sur les r\u00e9percussions comportementales et physiques de la fatigue. Valid\u00e9e et adapt\u00e9e dans des dizaines de langues, la FSS est aujourd&rsquo;hui employ\u00e9e au-del\u00e0 de la neurologie et de la rhumatologie, notamment dans l&rsquo;exploration du syndrome de fatigue chronique (EM\/SFC), des affections oncologiques, des troubles d\u00e9pressifs majeurs et des s\u00e9quelles post-infectieuses associ\u00e9es au <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Covid_long\">COVID long<\/a>.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s<\/h2>\n<p>\u00c9chelle de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la fatigue, FSS, psychom\u00e9trie, \u00e9valuation de la fatigue, scl\u00e9rose en plaques, lupus \u00e9ryth\u00e9mateux diss\u00e9min\u00e9, validit\u00e9 de construit, consistance interne, neurologie, retentissement fonctionnel<\/p>\n<h2>3. Auteurs<\/h2>\n<p>L&rsquo;instrument a \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9 et publi\u00e9 par une \u00e9quipe multidisciplinaire de neurologues, psychologues cliniciens et rhumatologues affili\u00e9s \u00e0 des institutions acad\u00e9miques de premier plan aux \u00c9tats-Unis :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Lauren B. Krupp, MD<\/strong> : Professeure de neurologie et de p\u00e9diatrie, directrice du Centre de la scl\u00e9rose en plaques au NYU Langone Health, New York, NY, \u00c9tats-Unis. Auteure principale de l&rsquo;\u00e9chelle, sp\u00e9cialis\u00e9e dans les troubles neuro-immunologiques et les manifestations neuropsychiatriques de la SEP. (Courriel institutionnel : lauren.krupp@nyulangone.org).<\/li>\n<li><strong>Nicholas G. LaRocca, PhD<\/strong> : Psychologue clinicien et chercheur en neuropsychologie, affili\u00e9 lors des travaux initiaux au D\u00e9partement de neurologie de l&rsquo;\u00c9cole de m\u00e9decine de l&rsquo;Universit\u00e9 de Stony Brook (Stony Brook, NY, \u00c9tats-Unis) et ult\u00e9rieurement directeur de la recherche sur la prestation des soins de sant\u00e9 \u00e0 la National Multiple Sclerosis Society.<\/li>\n<li><strong>Janice Muir-Nash, RN, MS<\/strong> : Chercheuse clinicienne et infirmi\u00e8re sp\u00e9cialis\u00e9e en neurologie, D\u00e9partement de neurologie, Universit\u00e9 d&rsquo;\u00c9tat de New York \u00e0 Stony Brook, NY, \u00c9tats-Unis.<\/li>\n<li><strong>Alfred D. Steinberg, MD<\/strong> : Chef de section au sein du National Institute of Arthritis and Musculoskeletal and Skin Diseases (NIAMS), National Institutes of Health (NIH), Bethesda, MD, \u00c9tats-Unis ; sommit\u00e9 en rhumatologie et immunopathologie du lupus \u00e9ryth\u00e9mateux diss\u00e9min\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif<\/h2>\n<p>La fatigue est l&rsquo;un des sympt\u00f4mes les plus fr\u00e9quemment rapport\u00e9s, les plus invalidants et paradoxalement les plus sous-estim\u00e9s dans l&rsquo;ensemble de la nosologie m\u00e9dicale et psychiatrique contemporaine. Qu&rsquo;elle survienne dans le cadre d&rsquo;une affection neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9rative, d&rsquo;une maladie auto-immune syst\u00e9mique, d&rsquo;un traitement antin\u00e9oplasique ou d&rsquo;un d\u00e9sordre affectif, la fatigue \u00e9rode drastiquement l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Qualit%C3%A9_de_vie\">autonomie fonctionnelle<\/a>, r\u00e9duit l&rsquo;engagement professionnel et compromet s\u00e9v\u00e8rement la qualit\u00e9 de vie globale de l&rsquo;individu. L&rsquo;objectif fondamental pr\u00e9sidant \u00e0 la cr\u00e9ation de la <em>Fatigue Severity Scale<\/em> (FSS) \u00e9tait de pallier l&rsquo;absence criante d&rsquo;outils standardis\u00e9s capables d&rsquo;\u00e9valuer quantitativement non pas simplement la sensation subjective de lassitude, mais l&rsquo;impact fonctionnel concret et la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 comportementale de la fatigue dans la vie quotidienne des patients.<\/p>\n<p>Sur le plan clinique, la FSS a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue pour r\u00e9pondre \u00e0 trois imp\u00e9ratifs majeurs :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Discrimination diagnostique et diff\u00e9rentielle :<\/strong> D\u00e9terminer si la fatigue ressentie par un patient d\u00e9passe le seuil physiologique d&rsquo;une fatigue normale cons\u00e9cutive \u00e0 l&rsquo;effort, et distinguer sp\u00e9cifiquement cette fatigue pathologique des composantes affectives et neurov\u00e9g\u00e9tatives de la d\u00e9pression, deux entit\u00e9s nosologiques qui se superposent fr\u00e9quemment mais qui exigent des trajectoires th\u00e9rapeutiques distinctes.<\/li>\n<li><strong>\u00c9valuation longitudinale et suivi th\u00e9rapeutique :<\/strong> Fournir aux praticiens un outil sensible au changement, capable de monitorer l&rsquo;efficacit\u00e9 des interventions pharmacologiques (par exemple, les mol\u00e9cules stimulantes du syst\u00e8me nerveux central, les modificateurs de l&rsquo;immunit\u00e9) et des approches non pharmacologiques (programmes de r\u00e9adaptation physique, th\u00e9rapies cognitives et comportementales, am\u00e9nagement ergonomique).<\/li>\n<li><strong>Caract\u00e9risation du retentissement multisyst\u00e9mique :<\/strong> \u00c9valuer les r\u00e9percussions directes de la fatigue sur plusieurs sph\u00e8res op\u00e9rationnelles distinctes, \u00e0 savoir la motivation intrins\u00e8que, l&rsquo;exercice physique, l&rsquo;endurance motrice, les responsabilit\u00e9s familiales et l&rsquo;int\u00e9gration professionnelle et sociale.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Dans le domaine de la recherche biom\u00e9dicale et translationnelle, la FSS constitue un standard de r\u00e9f\u00e9rence universel. Elle sert d&rsquo;indicateur de r\u00e9sultat rapport\u00e9 par les patients (<em>Patient-Reported Outcome<\/em> ou PRO) dans les essais cliniques randomis\u00e9s contr\u00f4l\u00e9s \u00e9valuant de nouveaux m\u00e9dicaments dans la scl\u00e9rose en plaques, la fibromyalgie, le lupus, la maladie de Parkinson, les h\u00e9patopathies chroniques et, plus r\u00e9cemment, le syndrome post-COVID-19. Gr\u00e2ce \u00e0 sa bri\u00e8vet\u00e9 (passation en moins de cinq minutes) et \u00e0 sa clart\u00e9 syntaxique, elle maximise le taux de compl\u00e9tion des cohortes longitudinales tout en minimisant la charge cognitive impos\u00e9e aux sujets affaiblis ou fatigables.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique<\/h2>\n<p>Le construit th\u00e9orique op\u00e9rationnalis\u00e9 par l&rsquo;\u00c9chelle de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la fatigue rel\u00e8ve de l&rsquo;\u00e9valuation du \u00ab fardeau fonctionnel \u00bb ou de \u00ab l&rsquo;impact comportemental et physique \u00bb de la fatigue. Contrairement \u00e0 des instruments purement somatiques ou ax\u00e9s sur des param\u00e8tres cognitifs fins (tels que la vigilance attentionnelle ou la vitesse de traitement de l&rsquo;information), la FSS s&rsquo;articule autour de la fatigue en tant que ph\u00e9nom\u00e8ne multidimensionnel per\u00e7u \u00e0 travers ses manifestations concr\u00e8tes. Bien que l&rsquo;\u00e9chelle fournisse un score global unidimensionnel, l&rsquo;analyse d\u00e9taill\u00e9e de son contenu met en exergue trois p\u00f4les d&rsquo;interf\u00e9rence majeurs :<\/p>\n<h3>1. L&rsquo;interf\u00e9rence physique et l&rsquo;intol\u00e9rance \u00e0 l&rsquo;effort<\/h3>\n<p>Cette dimension regroupe les items qui capturent la propension du corps \u00e0 s&rsquo;\u00e9puiser de fa\u00e7on pr\u00e9coce et l&rsquo;incapacit\u00e9 \u00e0 maintenir une activit\u00e9 motrice dans la dur\u00e9e :<\/p>\n<ul>\n<li><em>D\u00e9clenchement par l&rsquo;effort (Item 2) :<\/em> Mesure le ph\u00e9nom\u00e8ne selon lequel l&rsquo;activit\u00e9 physique induit de fa\u00e7on disproportionn\u00e9e un \u00e9tat d&rsquo;\u00e9puisement aigu.<\/li>\n<li><em>Fatigabilit\u00e9 rapide (Item 3) :<\/em> Quantifie la vuln\u00e9rabilit\u00e9 intrins\u00e8que \u00e0 l&rsquo;apparition subite de la fatigue face \u00e0 des sollicitations mineures du quotidien.<\/li>\n<li><em>Entrave au fonctionnement moteur (Item 4 et Item 6) :<\/em> Explore comment la fatigue limite l&rsquo;ex\u00e9cution d&rsquo;actes physiques \u00e9l\u00e9mentaires (marche, mont\u00e9e d&rsquo;escaliers) et emp\u00eache le maintien d&rsquo;une performance physique prolong\u00e9e, un ph\u00e9nom\u00e8ne central dans les myopathies et les dysfonctionnements du syst\u00e8me nerveux central.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>2. L&rsquo;interf\u00e9rence psychosociale et occupationnelle<\/h3>\n<p>Ce volet s&rsquo;int\u00e9resse \u00e0 la r\u00e9percussion de la fatigue sur l&rsquo;agentivit\u00e9 de l&rsquo;individu au sein de son environnement \u00e9cologique, social et professionnel :<\/p>\n<ul>\n<li><em>Obligations et responsabilit\u00e9s (Item 7) :<\/em> \u00c9value l&rsquo;incapacit\u00e9 \u00e0 remplir les engagements personnels ou soci\u00e9taux (soins aux enfants, gestion domestique, engagements administratifs).<\/li>\n<li><em>Sph\u00e8re professionnelle, familiale et sociale (Item 9) :<\/em> Mesure la perturbation globale des r\u00f4les sociaux, incluant l&rsquo;absent\u00e9isme professionnel, le pr\u00e9sent\u00e9isme d\u00e9grad\u00e9, le retrait social et la d\u00e9gradation de la dynamique familiale en raison d&rsquo;un manque d&rsquo;\u00e9nergie chronique.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>3. L&rsquo;impact motivationnel et la gravit\u00e9 globale per\u00e7ue<\/h3>\n<p>Cette composante explore l&rsquo;interaction entre l&rsquo;\u00e9puisement \u00e9nerg\u00e9tique et l&rsquo;\u00e9lan volitionnel :<\/p>\n<ul>\n<li><em>Alt\u00e9ration motivationnelle (Item 1) :<\/em> \u00c9value la baisse de l&rsquo;initiation de l&rsquo;action et du dynamisme psychologique lorsque l&rsquo;\u00e9tat de fatigue s&rsquo;installe, traduisant le lien \u00e9troit entre l&rsquo;\u00e9puisement neurophysiologique et les fonctions ex\u00e9cutives pr\u00e9frontales.<\/li>\n<li><em>Probl\u00e8mes fr\u00e9quents et centralit\u00e9 du sympt\u00f4me (Item 5 et Item 8) :<\/em> D\u00e9termine la r\u00e9currence temporelle des perturbations induites par la fatigue et positionne explicitement cette derni\u00e8re par rapport \u00e0 l&rsquo;ensemble du tableau clinique du patient (par exemple : la fatigue figure-t-elle parmi les trois sympt\u00f4mes les plus invalidants de sa pathologie globale).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9laboration de la FSS par Krupp et ses coll\u00e8gues s&rsquo;inscrit au carrefour de la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Neuropsychologie\">neuropsychologie clinique<\/a>, de la neuro-immunologie et de la psychom\u00e9trie comportementale de la fin des ann\u00e9es 1980. \u00c0 cette \u00e9poque, la litt\u00e9rature m\u00e9dicale souffrait d&rsquo;une confusion conceptuelle majeure entre la fatigue physique, la fatigue mentale, la somnolence diurne et la d\u00e9pression clinique.<\/p>\n<p>Le cadre th\u00e9orique sous-jacent repose sur le mod\u00e8le biopsychosocial de la fatigue pathologique. Les auteurs ont postul\u00e9 que, dans les maladies organiques chroniques (telles que la scl\u00e9rose en plaques ou le lupus \u00e9ryth\u00e9mateux diss\u00e9min\u00e9), la fatigue ne peut \u00eatre assimil\u00e9e \u00e0 une simple r\u00e9ponse hom\u00e9ostatique r\u00e9paratrice (telle qu&rsquo;observ\u00e9e chez le sujet sain apr\u00e8s une privation de sommeil ou un travail intense). Elle constitue au contraire un <em>sympt\u00f4me primaire<\/em> complexe, enracin\u00e9 dans des alt\u00e9rations neurobiologiques :<\/p>\n<ul>\n<li>Activation aberrante de cytokines pro-inflammatoires (telles que le TNF-alpha, l&rsquo;IL-1 et l&rsquo;IL-6) influen\u00e7ant l&rsquo;axe hypothalamo-hypophyso-surr\u00e9nalien et les voies monoaminergiques centrales ;<\/li>\n<li>Dysfonctionnement des boucles cortico-sous-corticales reliant les ganglions de la base, le thalamus et le cortex pr\u00e9frontal ;<\/li>\n<li>Alt\u00e9ration des m\u00e9canismes de conduction axonale et d\u00e9my\u00e9linisation dans le syst\u00e8me nerveux central.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Parall\u00e8lement \u00e0 ces d\u00e9terminants biologiques, le cadre th\u00e9orique de Krupp int\u00e8gre la perspective cognitivo-comportementale selon laquelle les cons\u00e9quences fonctionnelles de la fatigue sont modul\u00e9es par la perception subjective du patient, ses strat\u00e9gies d&rsquo;adaptation (<em>coping<\/em>) et les contingences environnementales. L&rsquo;outil a donc \u00e9t\u00e9 conceptualis\u00e9 non pas pour sonder une entit\u00e9 biologique invisible inaccessible \u00e0 l&rsquo;auto-\u00e9valuation directe, mais pour mesurer l&rsquo;expression <em>ph\u00e9nom\u00e9nologique et adaptative<\/em> de l&rsquo;\u00e9puisement dans les situations \u00e9cologiques r\u00e9elles du patient.<\/p>\n<p>Un des accomplissements th\u00e9oriques majeurs ayant pr\u00e9sid\u00e9 \u00e0 la validation de la FSS fut de d\u00e9montrer que la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la fatigue n&rsquo;\u00e9tait pas n\u00e9cessairement corr\u00e9l\u00e9e au degr\u00e9 de handicap neurologique mesur\u00e9 par des \u00e9chelles d&rsquo;incapacit\u00e9 physique telles que l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Expanded_Disability_Status_Scale\">EDSS<\/a> (<em>Expanded Disability Status Scale<\/em>), ni \u00e0 la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des scores de d\u00e9pression mesur\u00e9s par l&rsquo;inventaire de d\u00e9pression de Beck (BDI). La FSS consacre ainsi l&rsquo;ind\u00e9pendance nosologique et m\u00e9trologique de la fatigue en tant qu&rsquo;entit\u00e9 clinique distincte.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9<\/h2>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s m\u00e9trologiques de l&rsquo;\u00c9chelle de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la fatigue ont \u00e9t\u00e9 investigu\u00e9es de fa\u00e7on rigoureuse dans une vaste panoplie d&rsquo;\u00e9tudes empiriques internationales :<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de construit<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9tude princeps de Krupp et al. (1989), la validit\u00e9 de construit a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie en d\u00e9montrant la capacit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9chelle \u00e0 discriminer significativement les groupes cliniques des sujets t\u00e9moins sains. Les scores moyens obtenus \u00e9taient de 4,66 (\u00b1 1,64) chez les patients atteints de scl\u00e9rose en plaques et de 4,34 (\u00b1 1,38) chez les patients atteints de lupus, comparativement \u00e0 un score moyen de seulement 2,3 (\u00b1 0,7) chez les volontaires sains du groupe contr\u00f4le (p &lt; 0,001). Cette nette s\u00e9paration statistique valide le fait que la FSS capture un \u00e9tat pathologique qualitativement et quantitativement diff\u00e9rent de la fatigue physiologique ordinaire.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 convergente de la FSS a \u00e9t\u00e9 corrobor\u00e9e par des corr\u00e9lations positives mod\u00e9r\u00e9es \u00e0 \u00e9lev\u00e9es avec d&rsquo;autres \u00e9chelles de fatigue reconnues, notamment l&rsquo;\u00e9chelle d&rsquo;impact de la fatigue (<em>Fatigue Impact Scale<\/em> &#8211; FIS ; r = 0,65 \u00e0 0,78), la sous-\u00e9chelle de vitalit\u00e9 du questionnaire de sant\u00e9 g\u00e9n\u00e9rique SF-36 (r = -0,60 \u00e0 -0,75, traduisant une forte relation inverse entre la fatigue et la vitalit\u00e9 per\u00e7ue), ainsi qu&rsquo;avec les \u00e9chelles visuelles analogiques (EVA) de la fatigue (r &gt; 0,60).<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 discriminante<\/h3>\n<p>Un aspect critique de la validation de la FSS r\u00e9side dans sa diff\u00e9rentiation d&rsquo;avec la symptomatologie affective. Les recherches originales de Krupp et al. ont montr\u00e9 que bien que les patients d\u00e9prim\u00e9s puissent pr\u00e9senter une \u00e9l\u00e9vation de certains items, la corr\u00e9lation globale entre la FSS et l&rsquo;inventaire de d\u00e9pression de Beck (BDI) demeurait mod\u00e9r\u00e9e (r \u2248 0,40), indiquant que la FSS n&rsquo;est pas un simple artefact mesurant la d\u00e9pression masqu\u00e9e. De plus, dans les \u00e9tudes conduites aupr\u00e8s de cohortes atteintes du syndrome d&rsquo;apn\u00e9es obstructives du sommeil ou de maladie de Parkinson, la FSS s&rsquo;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e faiblement corr\u00e9l\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle de somnolence d&rsquo;Epworth (ESS), confirmant que la fatigue chronique \u00e9valu\u00e9e par la FSS est distincte de la propension \u00e0 l&rsquo;endormissement involontaire (somnolence).<\/p>\n<h3>Sensibilit\u00e9 au changement<\/h3>\n<p>L&rsquo;instrument a d\u00e9montr\u00e9 une excellente sensibilit\u00e9 aux variations cliniques induites par des interventions th\u00e9rapeutiques. Les \u00e9tudes pharmacologiques \u00e9valuant l&rsquo;amantadine ou le modafinil chez les patients atteints de SEP, ainsi que les \u00e9tudes d&rsquo;entra\u00eenement a\u00e9robie et de th\u00e9rapie comportementale, ont objectiv\u00e9 des diminutions statistiquement significatives des scores FSS parall\u00e8lement \u00e0 l&rsquo;am\u00e9lioration clinique globale rapport\u00e9e par les investigateurs.<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9<\/h2>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;\u00c9chelle de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la fatigue est exceptionnellement robuste, ce qui en fait un instrument de choix tant pour la pratique de routine que pour les exigences strictes des protocoles de recherche :<\/p>\n<h3>Consistance interne<\/h3>\n<p>Dans la publication originale de 1989, Krupp et al. ont rapport\u00e9 un coefficient <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Alpha_de_Cronbach\">alpha de Cronbach<\/a> de 0,81 chez les patients atteints de lupus, 0,88 chez les patients atteints de scl\u00e9rose en plaques, et 0,89 au sein de la cohorte totale des participants. Les r\u00e9plications ult\u00e9rieures \u00e0 travers le monde ont confirm\u00e9 des valeurs similaires, voire sup\u00e9rieures :<\/p>\n<ul>\n<li>Dans la validation fran\u00e7aise de l&rsquo;\u00e9chelle par Hankins (2008) et d&rsquo;autres adaptations europ\u00e9ennes, l&rsquo;alpha de Cronbach s&rsquo;\u00e9chelonne typiquement entre 0,87 et 0,94.<\/li>\n<li>Dans les \u00e9tudes oncologiques \u00e9valuant la fatigue li\u00e9e au cancer, la consistance interne d\u00e9passe r\u00e9guli\u00e8rement 0,90.<\/li>\n<li>Les corr\u00e9lations inter-items sont homog\u00e8nes, oscillant pour la plupart entre 0,45 et 0,75, confirmant que tous les items participent de fa\u00e7on coh\u00e9rente \u00e0 la mesure du macro-construit sans redondance excessive.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Stabilit\u00e9 temporelle (Fid\u00e9lit\u00e9 test-retest)<\/h3>\n<p>La stabilit\u00e9 temporelle a \u00e9t\u00e9 mesur\u00e9e dans des conditions cliniques stables sur des intervalles variant de 2 jours \u00e0 plusieurs semaines :<\/p>\n<ul>\n<li>Dans la publication princeps de Krupp, la fid\u00e9lit\u00e9 test-retest chez les patients atteints de scl\u00e9rose en plaques a produit un coefficient de corr\u00e9lation de Pearson r = 0,84 (p &lt; 0,001).<\/li>\n<li>Les \u00e9tudes contemporaines employant le coefficient de corr\u00e9lation intraclasse (CCI) chez des patients neurologiques stables d\u00e9montrent des indices de reproductibilit\u00e9 compris entre 0,82 et 0,91, attestant d&rsquo;une faible variabilit\u00e9 attribuable \u00e0 l&rsquo;erreur de mesure al\u00e9atoire lorsque l&rsquo;\u00e9tat clinique du patient demeure inchang\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>9. Analyse factorielle<\/h2>\n<p>La structure factorielle de la FSS a fait l&rsquo;objet de nombreux d\u00e9bats m\u00e9thodologiques dans la litt\u00e9rature psychom\u00e9trique au cours des trois derni\u00e8res d\u00e9cennies :<\/p>\n<h3>Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)<\/h3>\n<p>Dans les premi\u00e8res analyses factorielles exploratoires men\u00e9es par Krupp et al. (1989), l&rsquo;extraction des composantes principales avec rotation varimax a mis en \u00e9vidence un facteur dominant unique expliquant plus de 55 % \u00e0 65 % de la variance totale des scores, sugg\u00e9rant une structure essentiellement unidimensionnelle. Les saturations factorielles de l&rsquo;ensemble des 9 items sur ce facteur principal \u00e9taient particuli\u00e8rement \u00e9lev\u00e9es, s&rsquo;\u00e9chelonnant globalement de 0,60 \u00e0 0,85.<\/p>\n<h3>Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC) et th\u00e9orie de r\u00e9ponse aux items (TRI)<\/h3>\n<p>Des travaux psychom\u00e9triques plus r\u00e9cents (notamment ceux men\u00e9s par Mills et al., 2009 ; Lerdal et al., 2005) utilisant l&rsquo;analyse factorielle confirmatoire et la mod\u00e9lisation selon le <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Mod%C3%A8le_de_Rasch\">mod\u00e8le de Rasch<\/a> ont apport\u00e9 des \u00e9clairages nuanc\u00e9s :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Unidimensionnalit\u00e9 globale :<\/strong> La majorit\u00e9 des AFC confortent l&rsquo;ad\u00e9quation d&rsquo;un mod\u00e8le unifactoriel (avec des indices d&rsquo;ajustement acceptables : CFI &gt; 0,92, RMSEA \u2248 0,06 \u00e0 0,08), validant l&rsquo;utilisation d&rsquo;un score moyen global composite.<\/li>\n<li><strong>Comportement particulier des items 1 et 2 :<\/strong> Plusieurs analyses de Rasch ont soulign\u00e9 que l&rsquo;item 1 (relatif \u00e0 la motivation) et l&rsquo;item 2 (relatif au d\u00e9clenchement de la fatigue par l&rsquo;exercice) affichent parfois des ajustements limites (<em>misfit<\/em>) par rapport au trait latent dominant de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9\/impact. L&rsquo;item 1 tend \u00e0 d\u00e9vier l\u00e9g\u00e8rement vers les dimensions affectives\/volitionnelles, tandis que l&rsquo;item 2 refl\u00e8te un d\u00e9clencheur inducteur plut\u00f4t qu&rsquo;une cons\u00e9quence directe de la fatigue. Cela a conduit certains auteurs \u00e0 proposer une version abr\u00e9g\u00e9e dite \u00ab FSS-7 \u00bb excluant les items 1 et 2, optimisant ainsi l&rsquo;invariance de mesure. N\u00e9anmoins, la version canonique \u00e0 9 items demeure la version internationale prescrite et pr\u00e9dominante dans les essais cliniques.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>10. Instrument de mesure<\/h2>\n<p>Les caract\u00e9ristiques administratives et de cotation de l&rsquo;instrument se d\u00e9clinent comme suit :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Type d&rsquo;instrument :<\/strong> Questionnaire d&rsquo;auto-\u00e9valuation standardis\u00e9 (<em>Patient-Reported Outcome Measure<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Format d&rsquo;administration :<\/strong> Papier-crayon ou formulaire num\u00e9rique \u00e9lectronique auto-administr\u00e9 (compl\u00e9t\u00e9 par le patient ou administr\u00e9 par un investigateur en cas de troubles moteurs ou visuels majeurs).<\/li>\n<li><strong>Nombre d&rsquo;items :<\/strong> 9 items formul\u00e9s sous la forme d&rsquo;affirmations d\u00e9claratives directes.<\/li>\n<li><strong>\u00c9chelle de r\u00e9ponse :<\/strong> \u00c9chelle de Likert en 7 points (1 = Fortement en d\u00e9saccord \/ <em>Strongly disagree<\/em> \u00e0 7 = Fortement d&rsquo;accord \/ <em>Strongly agree<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Dur\u00e9e de passation :<\/strong> Environ 3 \u00e0 5 minutes.<\/li>\n<li><strong>Proc\u00e9dure de calcul et cotation :<\/strong>\n<ul>\n<li><em>Absence d&rsquo;inversion :<\/em> Tous les items sont orient\u00e9s positivement dans le sens de la pathologie ; il n&rsquo;y a aucun item invers\u00e9 (pas de cotation invers\u00e9e).<\/li>\n<li><em>Score cumul\u00e9 total :<\/em> Somme arithm\u00e9tique directe des 9 \u00e9nonc\u00e9s, g\u00e9n\u00e9rant un score total compris entre 9 et 63 points.<\/li>\n<li><em>Score moyen standardis\u00e9 (m\u00e9thode de r\u00e9f\u00e9rence) :<\/em> Somme des scores divis\u00e9e par 9 (nombre total d&rsquo;items), produisant un score moyen variant de 1,0 \u00e0 7,0.<\/li>\n<li><em>Gestion des donn\u00e9es manquantes :<\/em> Si un item est omis, la moyenne peut \u00eatre calcul\u00e9e sur les 8 items restants. Si plus de deux items sont manquants, le protocole recommande g\u00e9n\u00e9ralement d&rsquo;invalider le score du sujet.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Seuils d&rsquo;interpr\u00e9tation clinique :<\/strong>\n<ul>\n<li><em>Score moyen &lt; 4,0 :<\/em> Absence de fatigue pathologique cliniquement significative (zone normale ou fatigue l\u00e9g\u00e8re physiologique).<\/li>\n<li><em>Score moyen \u2265 4,0 :<\/em> Seuil consensuel international indiquant une fatigue pathologique cliniquement significative requ\u00e9rant une attention diagnostique ou une prise en charge th\u00e9rapeutique.<\/li>\n<li><em>Score moyen \u2265 5,0 :<\/em> Fatigue s\u00e9v\u00e8re \u00e0 tr\u00e8s s\u00e9v\u00e8re entra\u00eenant une alt\u00e9ration fonctionnelle majeure du quotidien.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test<\/h2>\n<p>La <em>Fatigue Severity Scale<\/em> a \u00e9t\u00e9 originellement publi\u00e9e en <strong>1989<\/strong> dans la revue m\u00e9dicale \u00e0 comit\u00e9 de lecture <em>Archives of Neurology<\/em> (devenue aujourd&rsquo;hui <em>JAMA Neurology<\/em>). L&rsquo;article source et l&rsquo;\u00e9chelle ont \u00e9t\u00e9 rendus publics dans le cadre de ces travaux acad\u00e9miques sous le copyright de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.ama-assn.org\/\">American Medical Association<\/a>.<\/p>\n<p>En pratique acad\u00e9mique, clinique et hospitali\u00e8re courante, la FSS est largement consid\u00e9r\u00e9e comme un instrument du domaine public scientifique accessible \u00e0 des fins de recherche non commerciale et d&rsquo;\u00e9valuation m\u00e9dicale standard, sous r\u00e9serve d&rsquo;une citation bibliographique formelle de la publication princeps de Krupp et al. (1989). Toutefois, pour une utilisation dans le cadre d&rsquo;essais cliniques sponsoris\u00e9s par des entreprises pharmaceutiques ou pour une int\u00e9gration dans des plateformes logicielles propri\u00e9taires \u00e0 vis\u00e9e commerciale, des accords de licence et de reproduction doivent imp\u00e9rativement \u00eatre v\u00e9rifi\u00e9s aupr\u00e8s des ayants droit ou de l&rsquo;\u00e9diteur du journal (AMA \/ JAMA Network).<\/p>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<p>Voici les r\u00e9f\u00e9rences bibliographiques acad\u00e9miques majeures relatives \u00e0 la cr\u00e9ation, \u00e0 la mod\u00e9lisation et \u00e0 la validation de l&rsquo;\u00c9chelle de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la fatigue :<\/p>\n<ul>\n<li>Armutlu, K., Korkmaz, N. C., Keser, I., Sumbuloglu, V., Akbiyik, D. I., Guney, Z., &amp; Karabudak, R. (2007). The validity and reliability of the Fatigue Severity Scale in Turkish patients with multiple sclerosis. <em>International Journal of Rehabilitation Research<\/em>, 30(1), 81\u201385. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1097\/MRR.0b013e3280146f47\">https:\/\/doi.org\/10.1097\/MRR.0b013e3280146f47<\/a><\/li>\n<li>Hankins, M. (2008). The factor structure of the Fatigue Severity Scale: A commentary. <em>Quality of Life Research<\/em>, 17(8), 1083\u20131085. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1007\/s11136-008-9382-7\">https:\/\/doi.org\/10.1007\/s11136-008-9382-7<\/a><\/li>\n<li>Krupp, L. B., LaRocca, N. G., Muir-Nash, J., &amp; Steinberg, A. D. (1989). The Fatigue Severity Scale: Application to patients with multiple sclerosis and systemic lupus erythematosus. <em>Archives of Neurology<\/em>, 46(10), 1121\u20131123. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1001\/archneur.1989.00520460115022\">https:\/\/doi.org\/10.1001\/archneur.1989.00520460115022<\/a><\/li>\n<li>Lerdal, A., Wahl, A., Rust\u00f8en, T., Hanestad, B. R., &amp; Moum, T. (2005). Fatigue in the general population: A translation and test of the psychometric properties of the Norwegian version of the Fatigue Severity Scale. <em>Scandinavian Journal of Public Health<\/em>, 33(2), 123\u2013130. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1080\/14034940410028406\">https:\/\/doi.org\/10.1080\/14034940410028406<\/a><\/li>\n<li>Mills, R. J., Young, C. A., Pallant, J. F., &amp; Tennant, A. (2009). Rasch analysis of the Fatigue Severity Scale in multiple sclerosis: A generic approach to quality of life assessment. <em>Disability and Rehabilitation<\/em>, 31(18), 1475\u20131483. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1080\/09638280802621408\">https:\/\/doi.org\/10.1080\/09638280802621408<\/a><\/li>\n<li>Valko, P. O., Bassetti, C. L., Bloch, K. E., Held, U., &amp; Baumann, C. R. (2008). Validation of the Fatigue Severity Scale in a Swiss cohort. <em>Sleep<\/em>, 31(11), 1601\u20131607. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1093\/sleep\/31.11.1601\">https:\/\/doi.org\/10.1093\/sleep\/31.11.1601<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p><strong>Response format:<\/strong> 7-point Likert scale (1 = Strongly disagree to 7 = Strongly agree)<\/p>\n<ol style=\"line-height: 1.8; margin-top: 15px;\">\n<li>My motivation is lower when I am fatigued.<\/li>\n<li>Exercise brings on my fatigue.<\/li>\n<li>I am easily fatigued.<\/li>\n<li>Fatigue interferes with my physical functioning.<\/li>\n<li>Fatigue causes frequent problems for me.<\/li>\n<li>My fatigue prevents sustained physical functioning.<\/li>\n<li>Fatigue interferes with carrying out certain duties and responsibilities.<\/li>\n<li>Fatigue is among my three most disabling symptoms.<\/li>\n<li>Fatigue interferes with my work, family, or social life.<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u00c9chelle de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la fatigue (FSS) est un outil psychom\u00e9trique de r\u00e9f\u00e9rence \u00e9valuant l&rsquo;impact et la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la fatigue \u00e0 travers 9 \u00e9nonc\u00e9s \u00e9talonn\u00e9s sur une \u00e9chelle de Likert en 7 points.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[388,1045,2],"tags":[194,172,10614,10615,16,50],"class_list":["post-9553","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-echelles-cliniques","category-neurologie","category-psychometrie","tag-evaluation-clinique","tag-fatigue","tag-fss","tag-lupus","tag-psychometrie","tag-sclerose-en-plaques"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/9553","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=9553"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/9553\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=9553"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=9553"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=9553"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}