{"id":379,"date":"2026-09-04T09:02:00","date_gmt":"2026-09-04T09:02:00","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/echelle-de-severite-de-la-cyberchondrie\/"},"modified":"2026-09-04T09:02:00","modified_gmt":"2026-09-04T09:02:00","slug":"echelle-de-severite-de-la-cyberchondrie","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=echelle-de-severite-de-la-cyberchondrie","title":{"rendered":"\u00c9chelle de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la cyberchondrie"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>\u00c9chelle de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la cyberchondrie<\/strong> (en anglais, <em>Cyberchondria Severity Scale<\/em> ou <strong>CSS<\/strong>) est un instrument de mesure psychom\u00e9trique auto-rapport\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 en 2014 par les chercheurs <strong>Eoin McElroy<\/strong> et <strong>Mark Shevlin<\/strong> de l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;Ulster. Cet outil d&rsquo;\u00e9valuation clinique et de recherche a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u pour op\u00e9rationnaliser, quantifier et analyser la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Cyberchondrie\">cyberchondrie<\/a>, d\u00e9finie comme une forme moderne et m\u00e9diatis\u00e9e par les technologies de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Trouble_anxi%C3%A9t%C3%A9_maladie\">anxi\u00e9t\u00e9 li\u00e9e \u00e0 la sant\u00e9<\/a>, caract\u00e9ris\u00e9e par des recherches compulsives et r\u00e9p\u00e9titives d&rsquo;informations m\u00e9dicales sur Internet entra\u00eenant une escalade de la d\u00e9tresse \u00e9motionnelle.<\/p>\n<p>Face aux limites m\u00e9thodologiques des \u00e9valuations univari\u00e9es ant\u00e9rieures, la CSS propose une structure multidimensionnelle valid\u00e9e par analyse factorielle exploratoire. Compos\u00e9e dans sa version int\u00e9grale de <strong>33 items<\/strong> (issus d&rsquo;un pool initial de 43 items) \u00e9valu\u00e9s sur une <strong>\u00e9chelle de Likert en 5 points<\/strong> allant de 1 (\u00ab Jamais \u00bb) \u00e0 5 (\u00ab Toujours \u00bb), l&rsquo;\u00e9chelle capture cinq composantes distinctes mais interd\u00e9pendantes du ph\u00e9nom\u00e8ne : la <strong>Compulsion<\/strong> (la pulsion irr\u00e9pressible d&rsquo;effectuer des recherches en ligne au d\u00e9triment d&rsquo;autres activit\u00e9s), la <strong>D\u00e9tresse<\/strong> (l&rsquo;induction d&rsquo;\u00e9tats d&rsquo;effroi, de panique et d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 face aux r\u00e9sultats trouv\u00e9s), l&rsquo;<strong>Exc\u00e8s<\/strong> (le caract\u00e8re d\u00e9mesur\u00e9, r\u00e9p\u00e9titif et chronophage des requ\u00eates m\u00e9dicales), la <strong>Recherche de r\u00e9assurance<\/strong> (la tentative infructueuse d&rsquo;apaiser ses doutes \u00e0 travers la v\u00e9rification d&rsquo;informations ou la consultation) et la <strong>M\u00e9fiance envers les professionnels de sant\u00e9<\/strong> (l&rsquo;\u00e9rosion de l&rsquo;alliance th\u00e9rapeutique r\u00e9sultant de contradictions per\u00e7ues entre l&rsquo;avis m\u00e9dical et les contenus en ligne).<\/p>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s psychom\u00e9triques de la CSS d\u00e9montrent une excellente <strong>coh\u00e9rence interne<\/strong> (coefficients alpha de Cronbach g\u00e9n\u00e9ralement sup\u00e9rieurs \u00e0 0,80 pour les sous-\u00e9chelles) ainsi qu&rsquo;une solide <strong>validit\u00e9 convergente et discriminante<\/strong> \u00e9tablie par corr\u00e9lation avec l&rsquo;\u00e9chelle <em>Depression, Anxiety and Stress Scale<\/em> (DASS-21). L&rsquo;outil s&rsquo;impose aujourd&rsquo;hui comme le standard international pour l&rsquo;investigation clinique des cybercomportements pathologiques et l&rsquo;orientation des <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Th%C3%A9rapie_cognitivo-comportementale\">th\u00e9rapies cognitivo-comportementales<\/a> (TCC).<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>Cyberchondrie, Anxi\u00e9t\u00e9 li\u00e9e \u00e0 la sant\u00e9, Recherche d&rsquo;informations m\u00e9dicales en ligne, \u00c9valuation psychom\u00e9trique, \u00c9chelle de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la cyberchondrie, Hypocondrie num\u00e9rique, Comportements compulsifs en ligne, Validit\u00e9 de construit, Coh\u00e9rence interne, Th\u00e9rapie cognitivo-comportementale, Alliance th\u00e9rapeutique, Stress num\u00e9rique.<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue et valid\u00e9e scientifiquement au sein de l&rsquo;\u00e9cole de psychologie de l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;Ulster (Royaume-Uni) par :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Eoin McElroy<\/strong> \u2014 School of Psychology, Faculty of Life and Health Sciences, University of Ulster, Coleraine, Royaume-Uni. Courriel institutionnel : <a href=\"mailto:mcelroy-e1@email.ulster.ac.uk\">mcelroy-e1@email.ulster.ac.uk<\/a>.<\/li>\n<li><strong>Mark Shevlin<\/strong> \u2014 Professeur de m\u00e9thodes statistiques et de psychologie, School of Psychology, Faculty of Life and Health Sciences, University of Ulster, Magee Campus, Derry\/Londonderry, Royaume-Uni. Courriel institutionnel : <a href=\"mailto:m.shevlin@ulster.ac.uk\">m.shevlin@ulster.ac.uk<\/a>.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<h3>4.1 Contexte d&rsquo;\u00e9mergence et lacunes m\u00e9thodologiques<\/h3>\n<p>L&rsquo;av\u00e8nement d&rsquo;Internet et la d\u00e9mocratisation des moteurs de recherche au d\u00e9but du XXIe si\u00e8cle ont profond\u00e9ment transform\u00e9 la relation des citoyens \u00e0 la sant\u00e9. L&rsquo;acc\u00e8s instantan\u00e9 \u00e0 une quantit\u00e9 colossale de litt\u00e9rature biom\u00e9dicale, de forums de patients et de plateformes d&rsquo;auto-diagnostic a g\u00e9n\u00e9r\u00e9 une autonomisation informationnelle sans pr\u00e9c\u00e9dent. Toutefois, pour une frange significative de la population, cette accessibilit\u00e9 s&rsquo;est mu\u00e9e en un vecteur majeur d&rsquo;amplification psychopathologique. D\u00e8s la fin des ann\u00e9es 2000, les psychiatres et chercheurs en interaction homme-machine ont mis en lumi\u00e8re le concept de <em>cyberchondrie<\/em> pour d\u00e9signer l&rsquo;aggravation de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 m\u00e9dicale induite par la navigation web.<\/p>\n<p>Avant la publication des travaux princeps de McElroy et Shevlin en 2014, l&rsquo;\u00e9tude de la cyberchondrie souffrait d&rsquo;un d\u00e9ficit m\u00e9thodologique critique. La vaste majorit\u00e9 des recherches empiriques reposait sur des items uniques non standardis\u00e9s, des questionnaires ad hoc d\u00e9pourvus d&rsquo;analyses factorielles rigoureuses, ou de simples extrapolations des \u00e9chelles classiques d&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Hypocondrie\">hypocondrie<\/a> (comme le <em>Whiteley Index<\/em> ou le <em>Health Anxiety Inventory<\/em>). Ces instruments traditionnels \u00e9taient intrins\u00e8quement incapables d&rsquo;appr\u00e9hender la ph\u00e9nom\u00e9nologie technologique propre au cyberespace, notamment l&rsquo;algorithmique des moteurs de recherche qui favorise l&rsquo;exposition \u00e0 des diagnostics graves et rares lors de requ\u00eates b\u00e9nignes.<\/p>\n<h3>4.2 Finalit\u00e9s cliniques et \u00e9pid\u00e9miologiques<\/h3>\n<p>L&rsquo;objectif primordial de l&rsquo;<strong>\u00c9chelle de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la cyberchondrie (CSS)<\/strong> est de combler ce vide en fournissant un instrument standardis\u00e9, multidimensionnel et robuste sur le plan m\u00e9trologique. La CSS a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e pour r\u00e9pondre \u00e0 plusieurs imp\u00e9ratifs majeurs :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Diff\u00e9rencier l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale de la cyberchondrie sp\u00e9cifique :<\/strong> L&rsquo;outil permet de distinguer l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de sant\u00e9 globale des manifestations comportementales et cognitives sp\u00e9cifiquement d\u00e9clench\u00e9es et perp\u00e9tu\u00e9es par la navigation en ligne.<\/li>\n<li><strong>\u00c9valuer le continuum de gravit\u00e9 :<\/strong> La cyberchondrie n&rsquo;\u00e9tant pas une entit\u00e9 binaire mais un continuum dimensionnel, la CSS quantifie pr\u00e9cis\u00e9ment le degr\u00e9 de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des sympt\u00f4mes, depuis la simple curiosit\u00e9 anxieuse jusqu&rsquo;\u00e0 des formes invalidantes proches du <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Trouble_obsessionnel_compulsif\">trouble obsessionnel-compulsif (TOC)<\/a>.<\/li>\n<li><strong>Guider la prise en charge psychoth\u00e9rapeutique :<\/strong> En d\u00e9composant le trouble en cinq dimensions distinctes, la CSS fournit au clinicien une cartographie pr\u00e9cise des m\u00e9canismes de maintien chez le patient (ex. pr\u00e9dominance des compulsions de recherche vs m\u00e9fiance aigu\u00eb envers le corps m\u00e9dical), facilitant la personnalisation des protocoles de TCC.<\/li>\n<li><strong>Mesurer l&rsquo;impact socio-\u00e9conomique et sanitaire :<\/strong> L&rsquo;\u00e9chelle permet aux chercheurs en sant\u00e9 publique d&rsquo;\u00e9valuer le fardeau \u00e9conomique g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par la surutilisation des services d&rsquo;urgence, la multiplication des consultations m\u00e9dicales redondantes et la r\u00e9alisation d&rsquo;examens compl\u00e9mentaires inutiles.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>La cyberchondrie est conceptualis\u00e9e dans la CSS comme un construit multidimensionnel int\u00e9grant des r\u00e9ponses cognitives, affectives et comportementales inadapt\u00e9es face \u00e0 l&rsquo;information m\u00e9dicale en ligne. Le mod\u00e8le th\u00e9orique sous-jacent postule que l&rsquo;individu, confront\u00e9 \u00e0 une sensation corporelle ambigu\u00eb ou \u00e0 une pens\u00e9e intrusive, utilise Internet comme une strat\u00e9gie dysfonctionnelle de neutralisation de l&rsquo;angoisse. L&rsquo;\u00e9chelle op\u00e9rationnalise ce construit \u00e0 travers <strong>cinq dimensions fondamentales<\/strong> :<\/p>\n<h3>5.1 Compulsion (Compulsion)<\/h3>\n<p>La sous-\u00e9chelle <em>Compulsion<\/em> \u00e9value l&rsquo;incapacit\u00e9 de l&rsquo;individu \u00e0 inhiber ou interrompre ses comportements de recherche m\u00e9dicale sur Internet. Cette dimension traduit une perte de contr\u00f4le comportemental o\u00f9 l&rsquo;acte de recherche prend une allure irr\u00e9pressible, s&rsquo;immis\u00e7ant dans les obligations professionnelles, acad\u00e9miques ou personnelles. Par exemple, l&rsquo;individu se retrouve \u00e0 consulter des pages m\u00e9dicales pendant des heures au d\u00e9triment de ses t\u00e2ches quotidiennes ou ressent un besoin imp\u00e9rieux de naviguer imm\u00e9diatement d\u00e8s l&rsquo;apparition du moindre signe corporel.<\/p>\n<h3>5.2 D\u00e9tresse (Distress)<\/h3>\n<p>La sous-\u00e9chelle <em>D\u00e9tresse<\/em> capture les r\u00e9actions \u00e9motionnelles aversives directement engendr\u00e9es ou exacerb\u00e9es par la lecture d&rsquo;informations m\u00e9dicales en ligne. Contrairement \u00e0 l&rsquo;utilisateur non anxieux qui parvient \u00e0 contextualiser les risques statistiques, le sujet cyberchondriaque r\u00e9agit aux contenus web par de la panique, une terreur aigu\u00eb, des ruminations anxiog\u00e8nes et la conviction erron\u00e9e d&rsquo;\u00eatre atteint d&rsquo;une pathologie l\u00e9tale ou d\u00e9g\u00e9n\u00e9rative rare (ex. scl\u00e9rose en plaques, tumeurs malignes).<\/p>\n<h3>5.3 Exc\u00e8s (Excessiveness)<\/h3>\n<p>La dimension <em>Exc\u00e8s<\/em> mesure le caract\u00e8re disproportionn\u00e9, it\u00e9ratif et quantitatif des requ\u00eates en ligne. Elle \u00e9value la fr\u00e9quence temporelle des sessions de recherche, la multiplication des consultations de sites redondants, la lecture prolong\u00e9e de forums sp\u00e9cialis\u00e9s consacr\u00e9s \u00e0 des maladies non diagnostiqu\u00e9es chez le sujet, ainsi que la croyance pers\u00e9v\u00e9rante selon laquelle \u00ab la prochaine page web apportera enfin la certitude absolue \u00bb.<\/p>\n<h3>5.4 Recherche de r\u00e9assurance (Reassurance Seeking)<\/h3>\n<p>Cette sous-\u00e9chelle \u00e9value la fonction instrumentale de la recherche web en tant que tentative d&rsquo;apaisement et de neutralisation des doutes de sant\u00e9. L&rsquo;individu utilise Internet dans l&rsquo;espoir de trouver des preuves formelles que ses sympt\u00f4mes sont b\u00e9nins. Bien que certains items refl\u00e8tent une r\u00e9assurance temporaire, cette dimension met en lumi\u00e8re le caract\u00e8re \u00e9ph\u00e9m\u00e8re de ce soulagement, qui r\u00e9amorce syst\u00e9matiquement une nouvelle boucle de v\u00e9rification d\u00e8s que l&rsquo;incertitude resurgit.<\/p>\n<h3>5.5 M\u00e9fiance envers les professionnels de sant\u00e9 (Mistrust of Medical Professional)<\/h3>\n<p>La dimension <em>M\u00e9fiance<\/em> \u00e9value la d\u00e9gradation de la relation th\u00e9rapeutique et le scepticisme accru du patient \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des comp\u00e9tences ou des diagnostics pos\u00e9s par son m\u00e9decin traitant. Face \u00e0 une divergence entre l&rsquo;\u00e9valuation clinique d&rsquo;un praticien (concluant par exemple \u00e0 des sympt\u00f4mes fonctionnels ou b\u00e9nins) et les hypoth\u00e8ses alarmistes trouv\u00e9es en ligne, le sujet cyberchondriaque tend \u00e0 accorder une plus grande cr\u00e9dibilit\u00e9 \u00e0 ses propres recherches web, conduisant \u00e0 des conflits, \u00e0 une non-observance th\u00e9rapeutique ou \u00e0 un \u00ab nomadisme m\u00e9dical \u00bb (<em>doctor shopping<\/em>).<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<h3>6.1 Le mod\u00e8le cognitivo-comportemental de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de sant\u00e9<\/h3>\n<p>L&rsquo;architecture conceptuelle de la CSS s&rsquo;enracine profond\u00e9ment dans le <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Cognitive_behavioral_therapy\">mod\u00e8le cognitivo-comportemental de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de sant\u00e9<\/a> formalis\u00e9 initialement par Warwick et Salkovskis (1990). Selon ce cadre th\u00e9orique, les individus vuln\u00e9rables pr\u00e9sentent des sch\u00e9mas cognitifs pr\u00e9existants caract\u00e9ris\u00e9s par des croyances dysfonctionnelles relatives \u00e0 la maladie, \u00e0 la vuln\u00e9rabilit\u00e9 corporelle et \u00e0 l&rsquo;intol\u00e9rance \u00e0 l&rsquo;incertitude.<\/p>\n<p>Lorsqu&rsquo;une sensation somatique b\u00e9nigne (ex. c\u00e9phal\u00e9e, fasciculation musculaire, vertige passager) est per\u00e7ue, elle fait l&rsquo;objet d&rsquo;une interpr\u00e9tation catastrophique imm\u00e9diate : le signal est assimil\u00e9 \u00e0 une menace vitale imminente. Pour r\u00e9duire l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 insupportable g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par cette interpr\u00e9tation, le sujet d\u00e9ploie des <em>comportements de s\u00e9curit\u00e9<\/em> (<em>safety-seeking behaviors<\/em>). Dans le mod\u00e8le traditionnel, ces comportements consistaient en des palpations r\u00e9p\u00e9t\u00e9es ou des visites m\u00e9dicales incessantes. Dans l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me num\u00e9rique contemporain, la recherche sur Internet est devenue le comportement de s\u00e9curit\u00e9 pr\u00e9dominant.<\/p>\n<h3>6.2 La boucle de r\u00e9troaction positive et le biais d&rsquo;escalade algorithmique<\/h3>\n<p>Le cadre th\u00e9orique de la cyberchondrie d\u00e9velopp\u00e9 par McElroy et Shevlin int\u00e8gre les d\u00e9couvertes pionni\u00e8res de White et Horvitz (2009) issues de l&rsquo;informatique m\u00e9dicale. Ces auteurs ont d\u00e9montr\u00e9 que les moteurs de recherche grand public souffrent d&rsquo;un biais intrins\u00e8que : ils classent fr\u00e9quemment en t\u00eate de liste les pages traitant de pathologies rarissimes et gravissimes en raison de leur forte popularit\u00e9 et de leur charge s\u00e9mantique, plut\u00f4t que selon leur pr\u00e9valence \u00e9pid\u00e9miologique r\u00e9elle.<\/p>\n<p>Par cons\u00e9quent, lorsque le sujet consulte le web pour se rassurer, il est imm\u00e9diatement expos\u00e9 \u00e0 des sc\u00e9narios m\u00e9dicaux du pire. Cette confrontation active un biais de confirmation et une attention s\u00e9lective : le sujet ne retient que les d\u00e9tails alarmants correspondant \u00e0 son angoisse et \u00e9carte les informations rassurantes. Loin d&rsquo;\u00e9teindre l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9, la recherche en ligne agit comme un renfor\u00e7ateur positif de la d\u00e9tresse, cr\u00e9ant une boucle d&rsquo;amplification vicieuse :<\/p>\n<ol>\n<li>Sensation corporelle ambigu\u00eb ou pens\u00e9e intrusive ;<\/li>\n<li>Interpr\u00e9tation catastrophique et mont\u00e9e de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 ;<\/li>\n<li>Recherche compulsive en ligne (comportement de s\u00e9curit\u00e9) ;<\/li>\n<li>Exposition \u00e0 des diagnostics graves et ambigu\u00eft\u00e9 accrue ;<\/li>\n<li>Augmentation de la d\u00e9tresse \u00e9motionnelle et m\u00e9fiance envers les avis m\u00e9dicaux rassurants ;<\/li>\n<li>Intensification des compulsions de v\u00e9rification num\u00e9rique.<\/li>\n<\/ol>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<h3>7.1 Validit\u00e9 de construit et r\u00e9seau nomologique<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 de construit de la CSS a \u00e9t\u00e9 rigoureusement \u00e9tablie lors de l&rsquo;\u00e9tude princeps de McElroy et Shevlin (2014) par l&rsquo;examen approfondi de son r\u00e9seau nomologique. Les concepteurs ont postul\u00e9 que si la cyberchondrie constitue une variante sp\u00e9cifique de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 m\u00e9diatis\u00e9e par la technologie, les scores \u00e0 la CSS devraient corr\u00e9ler fortement avec les mesures d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale, mod\u00e9r\u00e9ment avec le stress et la d\u00e9pression, tout en conservant une variance propre d\u00e9montrant son unicit\u00e9 conceptuelle.<\/p>\n<h3>7.2 Validit\u00e9 convergente et discriminante<\/h3>\n<p>Pour tester ces hypoth\u00e8ses, la CSS a \u00e9t\u00e9 administr\u00e9e conjointement avec l&rsquo;\u00e9chelle standardis\u00e9e <strong>DASS-21<\/strong> (<em>Depression, Anxiety and Stress Scale<\/em> ; Crawford &#038; Henry, 2003 ; Osman et al., 2012). Les r\u00e9sultats statistiques ont pleinement confirm\u00e9 les pr\u00e9dictions th\u00e9oriques :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Corr\u00e9lation avec l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 (DASS-21 Anxiety) :<\/strong> La CSS a montr\u00e9 sa corr\u00e9lation la plus \u00e9lev\u00e9e avec la sous-\u00e9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 du DASS-21, confirmant que la cyberchondrie est fondamentalement articul\u00e9e autour d&rsquo;une symptomatologie anxieuse.<\/li>\n<li><strong>Corr\u00e9lation avec le stress et la d\u00e9pression (DASS-21 Stress &#038; Depression) :<\/strong> Les corr\u00e9lations observ\u00e9es avec les dimensions de stress et de d\u00e9pression \u00e9taient statistiquement significatives mais d&rsquo;une magnitude inf\u00e9rieure \u00e0 celle observ\u00e9e avec l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Cette divergence relative d&rsquo;association apporte la preuve de la <strong>validit\u00e9 discriminante<\/strong> de l&rsquo;instrument : la CSS ne mesure pas simplement une d\u00e9tresse affective indiff\u00e9renci\u00e9e ou un affect n\u00e9gatif g\u00e9n\u00e9ral, mais isole avec pr\u00e9cision les dynamiques sp\u00e9cifiques de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de sant\u00e9 li\u00e9e aux technologies de l&rsquo;information.<\/p>\n<h3>7.3 Validit\u00e9 pr\u00e9dictive et applications ult\u00e9rieures<\/h3>\n<p>Des recherches ind\u00e9pendantes men\u00e9es ult\u00e9rieurement (notamment Starcevic et al., 2013, 2015 ; Fergus, 2014) ont confirm\u00e9 la validit\u00e9 pr\u00e9dictive de la CSS. Les scores \u00e9lev\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle pr\u00e9disent de mani\u00e8re robuste l&rsquo;augmentation de la fr\u00e9quence des consultations m\u00e9dicales ambulatoires, la d\u00e9t\u00e9rioration de la qualit\u00e9 de vie globale per\u00e7ue et le niveau d&rsquo;intol\u00e9rance \u00e0 l&rsquo;incertitude clinique.<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<h3>8.1 Coh\u00e9rence interne<\/h3>\n<p>L&rsquo;\u00e9valuation m\u00e9trologique de l&rsquo;\u00c9chelle de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la cyberchondrie t\u00e9moigne d&rsquo;une excellente <strong>coh\u00e9rence interne<\/strong> \u00e0 travers l&rsquo;ensemble de ses sous-\u00e9chelles. Lors de la validation initiale men\u00e9e sur un \u00e9chantillon de 208 participants, les coefficients <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Alpha_de_Cronbach\">alpha de Cronbach<\/a> ont mis en \u00e9vidence une tr\u00e8s forte homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des items au sein de chaque facteur latent :<\/p>\n<ul>\n<li>Sous-\u00e9chelle <strong>Compulsion<\/strong> : &alpha; &ge; 0,85 ;<\/li>\n<li>Sous-\u00e9chelle <strong>D\u00e9tresse<\/strong> : &alpha; &ge; 0,88 ;<\/li>\n<li>Sous-\u00e9chelle <strong>Exc\u00e8s<\/strong> : &alpha; &ge; 0,82 ;<\/li>\n<li>Sous-\u00e9chelle <strong>Recherche de r\u00e9assurance<\/strong> : &alpha; &ge; 0,77 ;<\/li>\n<li>Sous-\u00e9chelle <strong>M\u00e9fiance envers le m\u00e9decin<\/strong> : &alpha; &ge; 0,75 ;<\/li>\n<li><strong>Score total de l&rsquo;\u00e9chelle<\/strong> (hors ou avec dimension m\u00e9fiance selon les mod\u00e8les) : &alpha; oscillant g\u00e9n\u00e9ralement entre 0,91 et 0,94.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>8.2 Stabilit\u00e9 temporelle et r\u00e9plications internationales<\/h3>\n<p>Les \u00e9tudes de fid\u00e9lit\u00e9 test-retest men\u00e9es dans diverses adaptations linguistiques (notamment en versions italienne, allemande, turque et polonaise) ont confirm\u00e9 une excellente stabilit\u00e9 des scores \u00e0 travers le temps sur des intervalles de 2 \u00e0 4 semaines (coefficients de corr\u00e9lation intraclasse <em>ICC<\/em> &gt; 0,80), attestant que la CSS mesure des traits et patterns comportementaux stables plut\u00f4t que de simples fluctuations \u00e9motionnelles transitoires.<\/p>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<h3>9.1 Proc\u00e9dure d&rsquo;Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)<\/h3>\n<p>La d\u00e9termination de la structure factorielle sous-jacente de la CSS a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e par McElroy et Shevlin via une <strong>Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)<\/strong> rigoureuse appliqu\u00e9e \u00e0 un ensemble initial de <strong>43 items<\/strong> candidats r\u00e9dig\u00e9s d&rsquo;apr\u00e8s la litt\u00e9rature clinique disponible sur la recherche de sant\u00e9 en ligne.<\/p>\n<h3>9.2 D\u00e9termination du nombre de facteurs par Analyse Parall\u00e8le<\/h3>\n<p>Afin d&rsquo;\u00e9viter l&rsquo;\u00e9cueil classique de la sur-extraction ou de la sous-extraction factorielle li\u00e9e au crit\u00e8re arbitraire de Kaiser (valeurs propres sup\u00e9rieures \u00e0 1), les auteurs ont utilis\u00e9 la m\u00e9thode de l&rsquo;<strong>analyse parall\u00e8le de Horn<\/strong> (1965), r\u00e9put\u00e9e pour sa robustesse statistique (O&rsquo;Connor, 2000 ; Hayton et al., 2004). Cette proc\u00e9dure compare les valeurs propres r\u00e9elles extraites de la matrice de corr\u00e9lation empirique aux valeurs propres moyennes obtenues \u00e0 partir de matrices de donn\u00e9es al\u00e9atoires g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par simulation de Monte-Carlo.<\/p>\n<p>L&rsquo;analyse parall\u00e8le a clairement mis en \u00e9vidence une <strong>solution \u00e0 cinq facteurs corr\u00e9l\u00e9s<\/strong>. Une rotation oblique (Promax ou Direct Oblimin) a \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9e pour permettre l&rsquo;intercorr\u00e9lation naturelle entre les dimensions du construit.<\/p>\n<h3>9.3 R\u00e9duction des items et saturations factorielles<\/h3>\n<p>Durant le processus de raffinement de l&rsquo;\u00e9chelle, des crit\u00e8res psychom\u00e9triques stricts ont \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9s :<\/p>\n<ul>\n<li>Seuls les items pr\u00e9sentant une saturation factorielle principale (<em>factor loading<\/em>) sup\u00e9rieure ou \u00e9gale \u00e0 <strong>0,30<\/strong> ont \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9s.<\/li>\n<li>Les items affichant des saturations crois\u00e9es significatives (&gt; 0,30 sur plusieurs facteurs simultan\u00e9ment) ou un manque de coh\u00e9rence s\u00e9mantique ont \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9s.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ce processus d&rsquo;\u00e9puration a abouti \u00e0 une \u00e9chelle finale de <strong>33 items<\/strong> r\u00e9partis nettement sur les cinq facteurs : Compulsion (8 items), D\u00e9tresse (8 items), Exc\u00e8s (8 items), Recherche de r\u00e9assurance (6 items) et M\u00e9fiance envers le m\u00e9decin (3 items).<\/p>\n<h3>9.4 D\u00e9bats psychom\u00e9triques ult\u00e9rieurs et Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)<\/h3>\n<p>Dans la litt\u00e9rature psychom\u00e9trique subs\u00e9quente (ex. Fergus, 2014 ; Barke et al., 2016), des analyses factorielles confirmatoires ont d\u00e9battu du statut de la sous-\u00e9chelle <em>M\u00e9fiance envers le m\u00e9decin<\/em>. Plusieurs \u00e9tudes ont soulign\u00e9 que ce facteur pr\u00e9sente parfois des corr\u00e9lations plus faibles avec le facteur g\u00e9n\u00e9ral de cyberchondrie, conduisant certains cliniciens \u00e0 calculer un score global sur 30 items (4 facteurs) en analysant la m\u00e9fiance m\u00e9dicale comme une \u00e9chelle compl\u00e9mentaire distincte.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Nom complet de l&rsquo;instrument :<\/strong> \u00c9chelle de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la cyberchondrie (<em>Cyberchondria Severity Scale<\/em> &#8211; CSS)<\/li>\n<li><strong>Auteurs :<\/strong> Eoin McElroy et Mark Shevlin (2014)<\/li>\n<li><strong>Type d&rsquo;\u00e9valuation :<\/strong> Questionnaire psychom\u00e9trique d&rsquo;auto-\u00e9valuation (<em>self-report questionnaire<\/em>)<\/li>\n<li><strong>Domaine clinique :<\/strong> Psychopathologie, psychologie de la sant\u00e9, cyberpsychologie, troubles anxieux<\/li>\n<li><strong>Nombre total d&rsquo;items :<\/strong> 33 items (issus d&rsquo;un pool initial de 43 items au cours du d\u00e9veloppement)<\/li>\n<li><strong>Format des r\u00e9ponses :<\/strong> \u00c9chelle de Likert ordinale en 5 points :\n<ul>\n<li><strong>1<\/strong> = Jamais (<em>Never<\/em>)<\/li>\n<li><strong>2<\/strong> = Rarement (<em>Rarely<\/em>)<\/li>\n<li><strong>3<\/strong> = Parfois (<em>Sometimes<\/em>)<\/li>\n<li><strong>4<\/strong> = Souvent (<em>Often<\/em>)<\/li>\n<li><strong>5<\/strong> = Toujours (<em>Always<\/em>)<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Structure des sous-\u00e9chelles :<\/strong>\n<ul>\n<li><strong>Compulsion :<\/strong> 8 items (Items 1, 6, 9, 13, 17, 21, 24, 28) \u2014 \u00c9value le caract\u00e8re irr\u00e9pressible des recherches et l&rsquo;interf\u00e9rence avec la vie quotidienne.<\/li>\n<li><strong>D\u00e9tresse :<\/strong> 8 items (Items 2, 7, 10, 14, 18, 22, 25, 29) \u2014 Assigne l&rsquo;impact affectif n\u00e9gatif, la panique et la peur d&rsquo;une maladie grave.<\/li>\n<li><strong>Exc\u00e8s :<\/strong> 8 items (Items 3, 8, 11, 15, 19, 23, 26, 30) \u2014 Quantifie la r\u00e9p\u00e9tition, le temps pass\u00e9 et la surconsommation de pages m\u00e9dicales.<\/li>\n<li><strong>Recherche de r\u00e9assurance :<\/strong> 6 items (Items 4, 12, 16, 20, 27, 31) \u2014 Mesure la tentative d&rsquo;apaisement par la consultation d&rsquo;informations concordantes.<\/li>\n<li><strong>M\u00e9fiance envers le m\u00e9decin :<\/strong> 3 items (Items 5, 32, 33) \u2014 \u00c9value la suspicion et la remise en question du diagnostic des praticiens.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Cotation et calcul des scores :<\/strong> Mesure continue de la d\u00e9tresse. Les scores de chaque sous-\u00e9chelle sont obtenus en sommant les points des items respectifs. Le score global est obtenu par la somme totale (allant de 33 \u00e0 165 points dans la version compl\u00e8te, ou de 30 \u00e0 150 points si la sous-\u00e9chelle M\u00e9fiance est trait\u00e9e \u00e0 part). Un score \u00e9lev\u00e9 refl\u00e8te une s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 accrue de la cyberchondrie.<\/li>\n<li><strong>Population cible :<\/strong> Adultes et jeunes adultes (valid\u00e9 initialement de 18 \u00e0 60 ans).<\/li>\n<li><strong>Temps d&rsquo;administration :<\/strong> Environ 5 \u00e0 10 minutes.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &#038; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de publication princeps :<\/strong> 2014<\/li>\n<li><strong>Droits d&rsquo;auteur et Copyright :<\/strong> &copy; 2014 Elsevier Ltd. Tous droits r\u00e9serv\u00e9s. L&rsquo;article original de d\u00e9veloppement et de validation psychom\u00e9trique a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 dans la revue scientifique \u00e0 comit\u00e9 de lecture <em>Journal of Anxiety Disorders<\/em>.<\/li>\n<li><strong>Modalit\u00e9s d&rsquo;utilisation clinique et acad\u00e9mique :<\/strong> L&rsquo;utilisation de l&rsquo;\u00e9chelle \u00e0 des fins de recherche scientifique non commerciale et d&rsquo;\u00e9valuation clinique directe est g\u00e9n\u00e9ralement autoris\u00e9e par les auteurs sous r\u00e9serve de citation bibliographique appropri\u00e9e du travail original. Pour toute int\u00e9gration logicielle commerciale ou utilisation industrielle, les autorisations doivent \u00eatre sollicit\u00e9es aupr\u00e8s de l&rsquo;\u00e9diteur <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.elsevier.com\">Elsevier<\/a> via le service des droits (<em>Permissions Department<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Tarifs :<\/strong> L&rsquo;acc\u00e8s aux items dans le cadre de la recherche universitaire standard est libre de redevances directes (<em>free for non-commercial research use<\/em>).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<ul>\n<li>Aiken, M., &#038; Kirwan, G. (2012). Prognoses for diagnoses: Medical search online and cyberchondria. <em>BMC Proceedings<\/em>, 6(Suppl 4), P30. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1186\/1753-6561-6-S4-P30\">https:\/\/doi.org\/10.1186\/1753-6561-6-S4-P30<\/a><\/li>\n<li>Barke, A., Bleichhardt, G., Rief, W., &#038; Doering, B. K. (2016). The Cyberchondria Severity Scale (CSS): German validation and development of a short form. <em>International Journal of Behavioral Medicine<\/em>, 23(5), 595\u2013605. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1007\/s12529-016-9549-8\">https:\/\/doi.org\/10.1007\/s12529-016-9549-8<\/a><\/li>\n<li>Baumgartner, S. E., &#038; Hartmann, T. (2011). The role of health anxiety in online health information search. <em>Cyberpsychology, Behavior, and Social Networking<\/em>, 14(10), 613\u2013618. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1089\/cyber.2010.0425\">https:\/\/doi.org\/10.1089\/cyber.2010.0425<\/a><\/li>\n<li>Crawford, J. R., &#038; Henry, J. D. (2003). The Depression Anxiety Stress Scales (DASS): Normative data and latent structure in a large non-clinical sample. <em>British Journal of Clinical Psychology<\/em>, 42(2), 111\u2013131. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1348\/014466503321903544\">https:\/\/doi.org\/10.1348\/014466503321903544<\/a><\/li>\n<li>Fergus, T. A. (2014). The Cyberchondria Severity Scale (CSS): An examination of its measurement properties, construct validity, and the role of cyberchondria in health anxiety. <em>Journal of Anxiety Disorders<\/em>, 28(5), 504\u2013511. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.janxdis.2014.05.006\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.janxdis.2014.05.006<\/a><\/li>\n<li>Hayton, J. C., Allen, D. G., &#038; Scarpello, V. (2004). Factor retention decisions in exploratory factor analysis: A tutorial on parallel analysis. <em>Organizational Research Methods<\/em>, 7(2), 191\u2013205. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1177\/1094428104263675\">https:\/\/doi.org\/10.1177\/1094428104263675<\/a><\/li>\n<li>Henry, J. D., &#038; Crawford, J. R. (2005). The short-form version of the Depression Anxiety Stress Scales (DASS-21): Construct validity and normative data in a large non-clinical sample. <em>British Journal of Clinical Psychology<\/em>, 44(2), 227\u2013239. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1348\/014466505X29657\">https:\/\/doi.org\/10.1348\/014466505X29657<\/a><\/li>\n<li>Horn, J. L. (1965). A rationale and test for the number of factors in factor analysis. <em>Psychometrika<\/em>, 30(2), 179\u2013185. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1007\/BF02289447\">https:\/\/doi.org\/10.1007\/BF02289447<\/a><\/li>\n<li>McElroy, E., &#038; Shevlin, M. (2014). The development and initial validation of the Cyberchondria Severity Scale (CSS). <em>Journal of Anxiety Disorders<\/em>, 28(2), 259\u2013265. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.janxdis.2013.12.007\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.janxdis.2013.12.007<\/a><\/li>\n<li>Muse, K., McManus, F., Leung, C., Meghreblian, B., &#038; Williams, J. M. G. (2012). Cyberchondriasis: Fact or fiction? A preliminary examination of the relationship between health anxiety and searching for health information on the Internet. <em>Journal of Anxiety Disorders<\/em>, 26(1), 189\u2013196. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.janxdis.2011.11.005\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.janxdis.2011.11.005<\/a><\/li>\n<li>O\u2019Connor, B. P. (2000). SPSS and SAS programs for determining the number of components using parallel analysis and Velicer&rsquo;s MAP test. <em>Behavior Research Methods, Instruments, &#038; Computers<\/em>, 32(3), 396\u2013402. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.3758\/BF03200807\">https:\/\/doi.org\/10.3758\/BF03200807<\/a><\/li>\n<li>Osman, A., Wong, J. L., Bagge, C. L., Feldner, M., Ybarra, P. C., &#038; Campise, J. (2012). The Depression Anxiety Stress Scales\u201421 (DASS-21): Further examination of dimensions, scale reliability, and correlates. <em>Journal of Clinical Psychology<\/em>, 68(12), 1322\u20131338. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1002\/jclp.21908\">https:\/\/doi.org\/10.1002\/jclp.21908<\/a><\/li>\n<li>Starcevic, V., &#038; Berle, D. (2013). Cyberchondria: Towards a better understanding of excessive health-related Internet use. <em>Expert Review of Neurotherapeutics<\/em>, 13(2), 205\u2013213. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1586\/ern.12.162\">https:\/\/doi.org\/10.1586\/ern.12.162<\/a><\/li>\n<li>Warwick, H. M., &#038; Salkovskis, P. M. (1990). Hypochondriasis. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 28(2), 105\u2013117. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0005-7967(90)90023-C\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/0005-7967(90)90023-C<\/a><\/li>\n<li>White, R. W., &#038; Horvitz, E. (2009). Cyberchondria: Studies of the escalation of medical concerns in Web search. <em>ACM Transactions on Information Systems<\/em>, 27(4), 1\u201337. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1145\/1629096.1629101\">https:\/\/doi.org\/10.1145\/1629096.1629101<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif; padding:20px;\">\n<p><strong>Response Scale:<\/strong> 5-point Likert scale (1 = Never to 5 = Always)<\/p>\n<ol style=\"line-height:1.8; font-size:15px; color:#1e293b;\">\n<li>I start looking up symptoms on the internet and find myself on the internet for hours<\/li>\n<li>I feel more anxious after looking up medical or health information on the internet<\/li>\n<li>I feel frustrated when I am unable to find the health information I am looking for online<\/li>\n<li>I feel relieved after researching medical information on the internet<\/li>\n<li>I trust my GP&rsquo;s\/medical professional&rsquo;s diagnosis over my own online research<\/li>\n<li>If I notice an unexplained bodily sensation I will search for it on the internet<\/li>\n<li>Researching symptoms or illnesses on the internet leads me to wonder if I have them<\/li>\n<li>I look up symptoms on the internet and read about various diagnoses even if I haven&rsquo;t experienced any symptoms<\/li>\n<li>I find it difficult to stop looking up medical information on the internet once I have started<\/li>\n<li>Researching health information on the internet causes me to panic<\/li>\n<li>I spend a lot of time on social media websites reading about illnesses<\/li>\n<li>Researching symptoms or diseases on the internet reassures me<\/li>\n<li>I find myself looking up health information on the internet when I should be doing other things<\/li>\n<li>I find myself getting scared about illnesses that I didn&rsquo;t know existed before I saw them online<\/li>\n<li>When I start looking up health information online, I think that the next page will give me the answer I am looking for<\/li>\n<li>After searching for health information on the internet, I am confident that I have a serious illness<\/li>\n<li>Researching health information on the internet has caused problems with my relationships<\/li>\n<li>I think that researching medical information on the internet increases my worries about my health<\/li>\n<li>When I am not looking up health information online, I find myself thinking about it<\/li>\n<li>If I am worried about my health, researching it on the internet usually helps calm me down<\/li>\n<li>I feel a need to look up health information on the internet immediately when I experience a new bodily symptom<\/li>\n<li>I find myself getting upset after researching health information online<\/li>\n<li>I keep searching for health information until I feel I have researched enough<\/li>\n<li>I have attempted to limit the time I spend searching for health information on the internet<\/li>\n<li>Searching for health information online makes me think that I have a rare or exotic disease<\/li>\n<li>I read online health forums discussing diseases that I do not have<\/li>\n<li>Looking up health information on the internet helps to clear up any doubts I have about my health<\/li>\n<li>Researching health information on the internet interferes with my offline life (e.g. work, family, social life)<\/li>\n<li>After looking up health information online, I feel that I have a terminal illness<\/li>\n<li>I look up the same health information on different websites to make sure the information is accurate<\/li>\n<li>I feel reassured when I read about symptoms online that are the same as mine<\/li>\n<li>I find it hard to trust my GP\/medical professional if they tell me that I don&rsquo;t have a serious illness<\/li>\n<li>I feel that I know more about my health issues than my GP\/medical professional after researching them online<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9couvrez l&rsquo;\u00c9chelle de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la cyberchondrie (CSS) d\u00e9velopp\u00e9e par McElroy et Shevlin (2014) : cadre th\u00e9orique cognitivo-comportemental, structure en 5 dimensions, propri\u00e9t\u00e9s psychom\u00e9triques et questionnaire complet.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[415,165,3,2],"tags":[861,862,866,63,16,289],"class_list":["post-379","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-cyberpsychologie","category-echelles-devaluation","category-psychologie-clinique","category-psychometrie","tag-anxiete-de-sante","tag-css","tag-cyberchondrie","tag-evaluation-psychologique","tag-psychometrie","tag-tcc"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/379","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=379"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/379\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=379"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=379"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=379"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}