{"id":18983,"date":"2026-10-18T12:46:39","date_gmt":"2026-10-18T12:46:39","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/echelle-de-sexualite\/"},"modified":"2026-10-18T12:46:39","modified_gmt":"2026-10-18T12:46:39","slug":"echelle-de-sexualite","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=echelle-de-sexualite","title":{"rendered":"\u00c9chelle de Sexualit\u00e9"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>\u00c9chelle de Sexualit\u00e9<\/strong> (en anglais, <em>Sexuality Scale<\/em> [SS]), \u00e9labor\u00e9e par le psychologue <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/William_E._Snell_Jr.\">William E. Snell, Jr.<\/a> et Dennis R. Papini en 1989, constitue un instrument d&rsquo;auto-\u00e9valuation psychom\u00e9trique pionnier con\u00e7u pour appr\u00e9hender la dynamique multidimensionnelle de la sexualit\u00e9 humaine. L&rsquo;instrument explore sp\u00e9cifiquement trois facettes affectives et cognitives distinctes r\u00e9gissant le comportement sexuel et l&rsquo;adaptation intime : l&rsquo;<strong>estime sexuelle<\/strong> (<em>sexual esteem<\/em>), la <strong>d\u00e9pression sexuelle<\/strong> (<em>sexual depression<\/em>) et la <strong>pr\u00e9occupation sexuelle<\/strong> (<em>sexual preoccupation<\/em>). Compos\u00e9e originellement de 30 items pr\u00e9sent\u00e9s sous la forme d&rsquo;affirmations cot\u00e9es sur une \u00e9chelle de Likert en 5 points allant de -2 (\u00ab pas du tout d&rsquo;accord \u00bb ou \u00ab en d\u00e9saccord \u00bb) \u00e0 +2 (\u00ab d&rsquo;accord \u00bb), l&rsquo;\u00e9chelle permet de g\u00e9n\u00e9rer des scores diff\u00e9rentiels sur chacune de ses sous-dimensions apr\u00e8s le recodage des items invers\u00e9s.<\/p>\n<p>L&rsquo;analyse factorielle initiale a permis d&rsquo;isoler trois composantes principales expliquant l&rsquo;essentiel de la variance commune. Alors que les sous-\u00e9chelles d&rsquo;estime sexuelle et de pr\u00e9occupation sexuelle comptent chacune 10 items (scores oscillant entre -20 et +20), la sous-\u00e9chelle de d\u00e9pression sexuelle est constitu\u00e9e de 8 items significatifs (scores oscillant entre -16 et +16), deux \u00e9nonc\u00e9s suppl\u00e9mentaires fonctionnant comme items de remplissage (<em>filler items<\/em>) en raison de saturations factorielles marginales. Sur le plan des qualit\u00e9s m\u00e9trologiques, l&rsquo;instrument pr\u00e9sente une excellente consistance interne, objectiv\u00e9e par des coefficients <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Alpha_de_Cronbach\">alpha de Cronbach<\/a> compris entre 0,79 et 0,94 selon le genre et les dimensions \u00e9tudi\u00e9es, ainsi qu&rsquo;une stabilit\u00e9 temporelle robuste attest\u00e9e par des corr\u00e9lations test-retest oscillant entre 0,67 et 0,76. Utilis\u00e9e tant en recherche fondamentale qu&rsquo;en psychologie clinique et en th\u00e9rapie de couple, l&rsquo;\u00c9chelle de Sexualit\u00e9 fournit un profil individualis\u00e9 de l&rsquo;auto-\u00e9valuation sexuelle, offrant un \u00e9clairage approfondi sur les corr\u00e9lats affectifs des dysfonctions \u00e9rotiques, du bien-\u00eatre conjugal et des sch\u00e9mas cognitifs de soi.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s<\/h2>\n<p>\u00c9chelle de Sexualit\u00e9, estime sexuelle, d\u00e9pression sexuelle, pr\u00e9occupation sexuelle, psychom\u00e9trie, William E. Snell, \u00e9valuation sexologique, auto-\u00e9valuation, cognition sexuelle, affectivit\u00e9 sexuelle, sch\u00e9mas de soi, sant\u00e9 sexuelle.<\/p>\n<h2>3. Auteurs<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00c9chelle de Sexualit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 conceptualis\u00e9e et valid\u00e9e conjointement par :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>William E. Snell, Jr., Ph.D.<\/strong> : Professeur \u00e9m\u00e9rite de psychologie au d\u00e9partement de psychologie de la <em>Southeast Missouri State University<\/em> (Cape Girardeau, Missouri, \u00c9tats-Unis). Chercheur prolifique dans le domaine de la psychologie sociale, de la personnalit\u00e9 et de la sexologie contemporaine, il a consacr\u00e9 une part majeure de ses travaux au d\u00e9veloppement d&rsquo;\u00e9chelles d&rsquo;\u00e9valuation des traits psychosexuels (notamment le <em>Multidimensional Sexuality Questionnaire<\/em> et le <em>Sexual Awareness Questionnaire<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Dennis R. Papini, Ph.D.<\/strong> : Professeur et chercheur affili\u00e9 au d\u00e9partement du d\u00e9veloppement humain et des \u00e9tudes familiales (alors en poste \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de l&rsquo;Arkansas ou institutions associ\u00e9es lors de la conception), sp\u00e9cialis\u00e9 dans la dynamique relationnelle, les processus d&rsquo;attachement chez les jeunes adultes et le fonctionnement psychosocial des couples.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Des travaux compl\u00e9mentaires de validation, de r\u00e9plication factorielle et de conception de formes abr\u00e9g\u00e9es ont ult\u00e9rieurement \u00e9t\u00e9 conduits par Michael W. Wiederman et Elizabeth Rice Allgeier (1993) au sein de la <em>Bowling Green State University<\/em>, ainsi que par Terri D. Fisher et Terry Schuh (1992).<\/p>\n<h2>4. Objectif<\/h2>\n<p>Le d\u00e9veloppement de l&rsquo;\u00c9chelle de Sexualit\u00e9 par Snell et Papini (1989) r\u00e9pondait \u00e0 une lacune conceptuelle et m\u00e9thodologique majeure dans la litt\u00e9rature sexologique des ann\u00e9es 1980. Historiquement, l&rsquo;investigation empirique de la sexualit\u00e9 humaine s&rsquo;\u00e9tait principalement focalis\u00e9e sur les comportements manifestes (fr\u00e9quence des rapports, nombre de partenaires, pratiques \u00e9rotiques) ou sur les dysfonctions physiologiques et m\u00e9caniques (\u00e9rection, lubrification, orgasme), \u00e0 l&rsquo;instar des travaux biom\u00e9dicaux inspir\u00e9s de Masters et Johnson. En revanche, les dimensions subjectives, affectives et cognitives \u00e0 travers lesquelles les individus \u00e9valuent leur propre identit\u00e9 et comp\u00e9tence \u00e9rotiques demeuraient largement sous-th\u00e9oris\u00e9es et d\u00e9pourvues d&rsquo;instruments d&rsquo;\u00e9valuation standardis\u00e9s.<\/p>\n<p>L&rsquo;objectif premier de la <em>Sexuality Scale<\/em> est donc de quantifier la perception cognitive et la r\u00e9sonance \u00e9motionnelle qu&rsquo;un individu associe \u00e0 sa sexualit\u00e9. Il ne s&rsquo;agit pas de mesurer un r\u00e9pertoire comportemental objectif, mais bien une disposition intrapsychique structur\u00e9e autour de trois piliers fondamentaux :<\/p>\n<ul>\n<li>Mesurer la confiance, l&rsquo;auto-efficacit\u00e9 per\u00e7ue et la valorisation de ses aptitudes \u00e9rotiques (estime sexuelle).<\/li>\n<li>D\u00e9pister la d\u00e9tresse psychologique, le sentiment de tristesse, l&rsquo;auto-d\u00e9pr\u00e9ciation et le d\u00e9couragement relatifs aux exp\u00e9riences intimes (d\u00e9pression sexuelle).<\/li>\n<li>\u00c9valuer l&rsquo;absorption attentionnelle, le caract\u00e8re intrusif ou dominant des pens\u00e9es \u00e9rotiques et la focalisation obsessionnelle sur la sexualit\u00e9 (pr\u00e9occupation sexuelle).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Sur le plan des <strong>applications cliniques<\/strong>, l&rsquo;\u00e9chelle constitue un outil de choix pour les sexoth\u00e9rapeutes, les psychologues cliniciens et les conseillers conjugaux. Elle permet de diagnostiquer si une dysfonction sexuelle (par exemple, une baisse du d\u00e9sir sexuel hypoactif ou une anorgasmie) est sous-tendue par une d\u00e9pression sexuelle r\u00e9actionnelle ou par un d\u00e9ficit marqu\u00e9 de l&rsquo;estime de soi \u00e9rotique. Dans le cadre d&rsquo;interventions th\u00e9rapeutiques cibl\u00e9es \u2014 telles que les programmes d&rsquo;entra\u00eenement \u00e0 la consistance orgasmique d\u00e9velopp\u00e9s par Hurlbert et al. (1993) \u2014, l&rsquo;outil sert d&rsquo;indicateur sensible du changement th\u00e9rapeutique pr\u00e9- et post-traitement.<\/p>\n<p>En mati\u00e8re de <strong>recherche empirique<\/strong>, la SS facilite l&rsquo;exploration des divergences interindividuelles et de genre relatives aux sch\u00e9mas sexuels. Elle permet de clarifier les m\u00e9diateurs psychologiques reliant l&rsquo;ajustement relationnel, la sant\u00e9 mentale globale, la communication sexuelle dans le couple et les comportements \u00e0 risque (comme les rapports sexuels non prot\u00e9g\u00e9s ou la promiscuit\u00e9 compulsive). En fournissant une m\u00e9trique standardis\u00e9e, l&rsquo;\u00c9chelle de Sexualit\u00e9 autorise la comparaison de populations cliniques et non cliniques \u00e0 travers divers contextes culturels et d\u00e9veloppementaux.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00c9chelle de Sexualit\u00e9 conceptualise l&rsquo;exp\u00e9rience psychosexuelle comme un syst\u00e8me tripartite interconnect\u00e9 mais empiriquement dissociable. Chacune des trois dimensions renvoie \u00e0 un construit psychologique sp\u00e9cifique de la sph\u00e8re intime :<\/p>\n<h3>1. L&rsquo;estime sexuelle (<em>Sexual Esteem<\/em>)<\/h3>\n<p>L&rsquo;estime sexuelle est d\u00e9finie par Snell et Papini comme le regard positif qu&rsquo;un individu porte sur lui-m\u00eame en tant qu&rsquo;\u00eatre sexuel, conjugu\u00e9 \u00e0 la confiance subjective en sa capacit\u00e9 \u00e0 vivre et partager une sexualit\u00e9 satisfaisante, \u00e9panouissante et mutuellement plaisante. Ce construit est l&rsquo;\u00e9quivalent, appliqu\u00e9 au domaine intime, de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Auto-efficacit%C3%A9\">auto-efficacit\u00e9<\/a> de Bandura et de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Estime_de_soi\">estime de soi<\/a> globale de Rosenberg.<\/p>\n<p>Un score \u00e9lev\u00e9 d&rsquo;estime sexuelle caract\u00e9rise un individu qui s&rsquo;\u00e9value comme un partenaire comp\u00e9tent, g\u00e9n\u00e9reux et habile sur le plan \u00e9rotique, d\u00e9nu\u00e9 de doutes paralysants quant \u00e0 sa valeur relationnelle intime. Les items repr\u00e9sentatifs de cette sous-\u00e9chelle incluent des d\u00e9clarations telles que <em>\u00ab I am a good sexual partner \u00bb<\/em> ou <em>\u00ab I would rate my sexual skill quite highly \u00bb<\/em>. \u00c0 l&rsquo;inverse, un score n\u00e9gatif ou faible refl\u00e8te une profonde ins\u00e9curit\u00e9 de performance, la peur du jugement du partenaire et une conviction intime d&rsquo;insuffisance sexuelle.<\/p>\n<h3>2. La d\u00e9pression sexuelle (<em>Sexual Depression<\/em>)<\/h3>\n<p>La d\u00e9pression sexuelle renvoie \u00e0 l&rsquo;exp\u00e9rience d&rsquo;affects dysphoriques, d&rsquo;abattement, de d\u00e9sespoir et de tristesse chronique sp\u00e9cifiquement g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par la vie sexuelle de l&rsquo;individu ou par son absence. Contrairement \u00e0 la d\u00e9pression clinique g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e, il s&rsquo;agit d&rsquo;une d\u00e9tresse affectivo-cognitive sectoris\u00e9e, focalis\u00e9e sur les \u00e9checs r\u00e9els ou fantasm\u00e9s, l&rsquo;insatisfaction intime et les frustrations relationnelles.<\/p>\n<p>L&rsquo;individu affichant des niveaux \u00e9lev\u00e9s de d\u00e9pression sexuelle verbalise un sentiment d&rsquo;impuissance, de d\u00e9couragement et d&rsquo;amertume face \u00e0 ses exp\u00e9riences intimes (ex. <em>\u00ab I feel down about my sex life \u00bb<\/em>, <em>\u00ab I feel sad when I think about my sexual experiences \u00bb<\/em>). Ce construit se distingue de la simple anesth\u00e9sie du d\u00e9sir en ce qu&rsquo;il comporte une charge \u00e9motionnelle aversive aigu\u00eb, souvent associ\u00e9e \u00e0 l&rsquo;isolement affectif ou \u00e0 l&rsquo;usure conjugale.<\/p>\n<h3>3. La pr\u00e9occupation sexuelle (<em>Sexual Preoccupation<\/em>)<\/h3>\n<p>La pr\u00e9occupation sexuelle d\u00e9signe la tendance cognitive \u00e0 penser au sexe de mani\u00e8re disproportionn\u00e9e, invasive ou quasi constante. Elle traduit un niveau \u00e9lev\u00e9 d&rsquo;absorption de l&rsquo;attention par des fantasmes \u00e9rotiques, des sc\u00e9narios sexuels et un d\u00e9sir d&rsquo;activit\u00e9 charnelle omnipotent au quotidien.<\/p>\n<p>Ce construit ne doit pas \u00eatre confondu syst\u00e9matiquement avec une pathologie d&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Hypersexualit%C3%A9\">hypersexualit\u00e9<\/a> ou d&rsquo;addiction sexuelle, bien qu&rsquo;il puisse en constituer une composante cognitive pr\u00e9liminaire. Les individus ayant un score \u00e9lev\u00e9 rapportent que la sexualit\u00e9 monopolise leurs r\u00eaveries diurnes et oriente prioritairement leurs motivations comportementales (ex. <em>\u00ab I think about sex all the time \u00bb<\/em>, <em>\u00ab I tend to be preoccupied with sex \u00bb<\/em>). Les travaux de Snell et Papini ont montr\u00e9 que la signification psychologique de cette pr\u00e9occupation varie drastiquement selon le genre et les dimensions associ\u00e9es.<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique<\/h2>\n<p>L&rsquo;assise th\u00e9orique de l&rsquo;\u00c9chelle de Sexualit\u00e9 prend racine \u00e0 la crois\u00e9e de la <strong>th\u00e9orie cognitive de la personnalit\u00e9<\/strong>, des mod\u00e8les de l&rsquo;<strong>auto-efficacit\u00e9<\/strong> d&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Albert_Bandura\">Albert Bandura<\/a> et des concepts de <strong>sch\u00e9mas de soi<\/strong> d\u00e9velopp\u00e9s par Hazel Markus (1977) et appliqu\u00e9s au domaine sexuel par Cyranowski et Andersen (1998).<\/p>\n<h3>Le mod\u00e8le cognitivo-affectif de soi<\/h3>\n<p>Selon cette approche, les individus \u00e9laborent au fil de leur socialisation des repr\u00e9sentations cognitives internes \u2014 des <em>sch\u00e9mas sexuels de soi<\/em> \u2014 qui filtrent, encodent et r\u00e9gulent le traitement des stimuli \u00e9rotiques et des r\u00e9troactions relationnelles. Ces sch\u00e9mas int\u00e8grent deux dimensions orthogonales majeures : un p\u00f4le positif orient\u00e9 vers l&rsquo;approche, le plaisir et l&rsquo;affirmation de soi (incarn\u00e9 par l&rsquo;estime sexuelle) et un p\u00f4le aversif caract\u00e9ris\u00e9 par l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 d&rsquo;\u00e9vitement, la vuln\u00e9rabilit\u00e9 et l&rsquo;inhibition (incarn\u00e9 par la d\u00e9pression sexuelle).<\/p>\n<h3>L&rsquo;analogie avec le mod\u00e8le triadique de Beck<\/h3>\n<p>Snell et ses collaborateurs ont \u00e9tabli un parall\u00e8le direct entre le mod\u00e8le cognitif de la d\u00e9pression d&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Aaron_Beck\">Aaron Beck<\/a> et la d\u00e9pression sexuelle. Selon Beck, la d\u00e9pression est entretenue par la \u00ab triade cognitive \u00bb n\u00e9gative (vision pessimiste de soi, du monde et de l&rsquo;avenir). Dans le champ de la sexualit\u00e9, la d\u00e9pression sexuelle op\u00e8re via une triade sp\u00e9cifique : d\u00e9valorisation de ses comp\u00e9tences intimes (soi), perception des partenaires comme critiques ou insatisfaits (l&rsquo;environnement relationnel), et attente d&rsquo;\u00e9checs \u00e9rotiques perp\u00e9tuels (l&rsquo;avenir). Cette conceptualisation justifiait d&rsquo;isoler la d\u00e9pression sexuelle comme entit\u00e9 cognitive mesurable distincte d&rsquo;un simple affect d\u00e9pressif global.<\/p>\n<h3>Divergences de r\u00e9gulation selon le genre<\/h3>\n<p>Le cadre th\u00e9orique postule \u00e9galement que la socialisation genr\u00e9e conditionne l&rsquo;organisation interne de ces affects. Dans la soci\u00e9t\u00e9 occidentale, les r\u00f4les sexuels traditionnels incitent les hommes \u00e0 focaliser leur identit\u00e9 masculine sur la prouesse \u00e9rotique et la fr\u00e9quence des conqu\u00eates, tandis que la sexualit\u00e9 f\u00e9minine a longtemps \u00e9t\u00e9 encadr\u00e9e par des normes de relationnalit\u00e9 et de r\u00e9serve affective. Par cons\u00e9quent, chez l&rsquo;homme, l&rsquo;incapacit\u00e9 \u00e0 concr\u00e9tiser une pr\u00e9occupation sexuelle soutenue engendre fr\u00e9quemment une d\u00e9pression sexuelle (corr\u00e9lation positive observ\u00e9e entre pr\u00e9occupation et d\u00e9pression chez les sujets masculins). En revanche, chez la femme, une pr\u00e9occupation sexuelle assum\u00e9e co\u00efncide davantage avec une attitude positive et \u00e9mancip\u00e9e envers le plaisir, se corr\u00e9lant positivement avec l&rsquo;estime sexuelle.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9<\/h2>\n<p>La validit\u00e9 psychom\u00e9trique de l&rsquo;\u00c9chelle de Sexualit\u00e9 a fait l&rsquo;objet de multiples v\u00e9rifications empiriques, confirmant sa robustesse tant sur le plan du construit que sur ceux de la validit\u00e9 convergente, discriminante et pr\u00e9dictive.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de construit et corr\u00e9lations internes<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9tude princeps de Snell et Papini (1989) men\u00e9e aupr\u00e8s de 296 \u00e9tudiants universitaires (209 femmes et 87 hommes), les relations inter-\u00e9chelles ont corrobor\u00e9 les hypoth\u00e8ses th\u00e9oriques :<\/p>\n<ul>\n<li>Une corr\u00e9lation n\u00e9gative substantielle a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie entre l&rsquo;estime sexuelle et la d\u00e9pression sexuelle, tant chez les femmes que chez les hommes, le lien inverse \u00e9tant particuli\u00e8rement marqu\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9chantillon masculin.<\/li>\n<li>Une interaction li\u00e9e au genre s&rsquo;est manifest\u00e9e sur la pr\u00e9occupation sexuelle : chez les femmes, la pr\u00e9occupation sexuelle corr\u00e9lait positivement avec l&rsquo;estime sexuelle, sugg\u00e9rant que l&rsquo;int\u00e9r\u00eat \u00e9rotique soutenu refl\u00e8te une acceptation confiante de sa libido. Chez les hommes, la pr\u00e9occupation sexuelle entretenait une corr\u00e9lation positive significative avec la d\u00e9pression sexuelle, indiquant qu&rsquo;une obsession mentale pour le sexe peut d\u00e9couler d&rsquo;un sentiment de manque ou d&rsquo;insatisfaction intime chronique.<\/li>\n<li>Sur le plan des comparaisons de moyennes, Snell et Papini (1989) ont relev\u00e9 que les hommes pr\u00e9sentaient des niveaux de pr\u00e9occupation sexuelle significativement sup\u00e9rieurs \u00e0 ceux des femmes, sans diff\u00e9rence de genre notable sur l&rsquo;estime ou la d\u00e9pression sexuelle. En revanche, Wiederman et Allgeier (1993) ont observ\u00e9 que les hommes obtenaient des scores plus \u00e9lev\u00e9s \u00e0 la fois sur l&rsquo;estime et sur la pr\u00e9occupation.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Validit\u00e9 convergente et divergente<\/h3>\n<p>Snell, Fisher et Schuh (1992) ont administr\u00e9 la SS conjointement avec plusieurs instruments standardis\u00e9s mesurant l&rsquo;estime de soi globale, l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9, la d\u00e9pression g\u00e9n\u00e9rale et des indicateurs de conduites \u00e9rotiques. Leurs analyses ont mis en \u00e9vidence :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Validit\u00e9 convergente :<\/strong> L&rsquo;estime sexuelle est corr\u00e9l\u00e9e positivement \u00e0 l&rsquo;estime de soi globale (\u00e9chelle de Rosenberg) et au sentiment d&rsquo;efficacit\u00e9 personnelle, tout en s&rsquo;associant \u00e0 une assertivit\u00e9 \u00e9rotique accrue et \u00e0 une communication conjugale plus ouverte. La d\u00e9pression sexuelle montre des corr\u00e9lations positives mod\u00e9r\u00e9es avec les \u00e9chelles de d\u00e9pression g\u00e9n\u00e9rale (BDI) et d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale, confirmant son inscription dans la sph\u00e8re de la d\u00e9tresse psychologique.<\/li>\n<li><strong>Validit\u00e9 discriminante :<\/strong> Les corr\u00e9lations entre la d\u00e9pression sexuelle et la d\u00e9pression clinique globale ne d\u00e9passent pas des niveaux mod\u00e9r\u00e9s (g\u00e9n\u00e9ralement <em>r<\/em> &lt; 0,45), d\u00e9montrant que la SS capture bien une variance propre au domaine intime et ne constitue pas un simple d\u00e9calque de la d\u00e9tresse affective g\u00e9n\u00e9rale. De surcro\u00eet, la pr\u00e9occupation sexuelle ne pr\u00e9sente pas d&rsquo;association syst\u00e9matique avec l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale, t\u00e9moignant de sa sp\u00e9cificit\u00e9 de contenu.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Validit\u00e9 pr\u00e9dictive et clinique<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 pr\u00e9dictive a \u00e9t\u00e9 valid\u00e9e dans des contextes cliniques r\u00e9els. Hurlbert, White, Powell et Apt (1993) ont employ\u00e9 l&rsquo;\u00c9chelle de Sexualit\u00e9 pour \u00e9valuer l&rsquo;efficacit\u00e9 de protocoles d&rsquo;entra\u00eenement \u00e0 la consistance orgasmique chez des femmes souffrant de trouble du d\u00e9sir sexuel hypoactif. Les patientes ayant suivi le traitement ont d\u00e9montr\u00e9 des gains statistiquement significatifs de leur estime sexuelle et une diminution corr\u00e9lative de leur d\u00e9pression sexuelle, attestant de la sensibilit\u00e9 de la SS au changement th\u00e9rapeutique induit.<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9<\/h2>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s de fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;\u00c9chelle de Sexualit\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 rigoureusement document\u00e9es \u00e0 travers des indices d&rsquo;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 interne et des proc\u00e9dures de test-retest longitudinales.<\/p>\n<h3>Consistance interne (Alpha de Cronbach)<\/h3>\n<p>Lors de la cohorte initiale de validation (Snell &amp; Papini, 1989 ; N = 296, \u00e2ge moyen des femmes = 23,5 ans, \u00e2ge moyen des hommes = 23,7 ans), les coefficients d&rsquo;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 calcul\u00e9s ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 d&rsquo;excellents niveaux de coh\u00e9rence :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelle d&rsquo;Estime sexuelle (10 items) :<\/strong>\n<ul>\n<li>\u00c9chantillon f\u00e9minin : &alpha; = 0,92<\/li>\n<li>\u00c9chantillon masculin : &alpha; = 0,93<\/li>\n<li>\u00c9chantillon global combin\u00e9 : &alpha; = 0,92<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelle de D\u00e9pression sexuelle (8 items retenus) :<\/strong>\n<ul>\n<li>\u00c9chantillon f\u00e9minin : &alpha; = 0,88<\/li>\n<li>\u00c9chantillon masculin : &alpha; = 0,94<\/li>\n<li>\u00c9chantillon global combin\u00e9 : &alpha; = 0,90<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelle de Pr\u00e9occupation sexuelle (10 items) :<\/strong>\n<ul>\n<li>\u00c9chantillon f\u00e9minin : &alpha; = 0,88<\/li>\n<li>\u00c9chantillon masculin : &alpha; = 0,79<\/li>\n<li>\u00c9chantillon global combin\u00e9 : &alpha; = 0,88<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les travaux de r\u00e9plication conduits par Snell, Fisher et Schuh (1992) ont confirm\u00e9 ces valeurs \u00e9lev\u00e9es : l&rsquo;estime sexuelle a oscill\u00e9 entre 0,88 et 0,92 ; la d\u00e9pression sexuelle entre 0,85 et 0,93 ; et la pr\u00e9occupation sexuelle entre 0,87 et 0,91.<\/p>\n<p>Concernant la forme courte en 15 items d\u00e9velopp\u00e9e par Wiederman et Allgeier (1993, 5 items par sous-\u00e9chelle), les coefficients alpha se sont \u00e9galement av\u00e9r\u00e9s exceptionnels : respectivement pour les hommes et les femmes, 0,92 et 0,94 pour l&rsquo;estime sexuelle, 0,89 et 0,89 pour la d\u00e9pression sexuelle, et 0,96 et 0,92 pour la pr\u00e9occupation sexuelle.<\/p>\n<h3>Stabilit\u00e9 temporelle (Test-retest)<\/h3>\n<p>L&rsquo;\u00e9valuation de la stabilit\u00e9 temporelle par Snell et al. (1992) sur des intervalles de plusieurs semaines a produit des coefficients de corr\u00e9lation test-retest satisfaisants, attestant que l&rsquo;instrument capture des traits psychologiques stables plut\u00f4t que de simples fluctuations d&rsquo;humeur passag\u00e8res :<\/p>\n<ul>\n<li>Estime sexuelle : <em>r<\/em> compris entre 0,69 et 0,74<\/li>\n<li>D\u00e9pression sexuelle : <em>r<\/em> compris entre 0,67 et 0,76<\/li>\n<li>Pr\u00e9occupation sexuelle : <em>r<\/em> compris entre 0,70 et 0,76<\/li>\n<\/ul>\n<h2>9. Analyse factorielle<\/h2>\n<p>La structure dimensionnelle de l&rsquo;\u00c9chelle de Sexualit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 examin\u00e9e \u00e0 l&rsquo;origine via une analyse en composantes principales (ACP) suivie d&rsquo;une rotation orthogonale Varimax vers une structure simple (Snell &amp; Papini, 1989).<\/p>\n<h3>Extraction factorielle et variance expliqu\u00e9e<\/h3>\n<p>L&rsquo;analyse a impos\u00e9 l&rsquo;extraction de trois facteurs majeurs correspondant aux trois constructions th\u00e9oriques sous-jacentes :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Facteur 1 : Estime sexuelle.<\/strong> Ce facteur a \u00e9merg\u00e9 avec une valeur propre (<em>eigenvalue<\/em>) tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e de <strong>8,39<\/strong>, expliquant \u00e0 lui seul <strong>56 % de la variance commune<\/strong>. Les 10 items th\u00e9oriques d&rsquo;estime sexuelle ont tous pr\u00e9sent\u00e9 de fortes saturations sur ce facteur, avec des coefficients factoriels s&rsquo;\u00e9chelonnant de 0,52 \u00e0 0,82 (saturation moyenne de 0,69).<\/li>\n<li><strong>Facteur 2 : Pr\u00e9occupation sexuelle.<\/strong> Ce deuxi\u00e8me facteur affichait une valeur propre de <strong>4,75<\/strong> et rendait compte de <strong>32 % de la variance commune<\/strong>. L&rsquo;ensemble des 10 items d\u00e9di\u00e9s \u00e0 la pr\u00e9occupation sexuelle a satur\u00e9 de fa\u00e7on substantielle au-dessus du seuil de 0,41, avec une amplitude de 0,41 \u00e0 0,86 (saturation moyenne de 0,65).<\/li>\n<li><strong>Facteur 3 : D\u00e9pression sexuelle.<\/strong> Ce troisi\u00e8me facteur pr\u00e9sentait une valeur propre de <strong>1,88<\/strong> et expliquait <strong>13 % de la variance commune<\/strong>. Huit des dix items pr\u00e9vus pour cette \u00e9chelle ont manifest\u00e9 des saturations robustes comprises entre 0,48 et 0,84 (saturation moyenne de 0,67).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Traitement des items de remplissage (Filler Items)<\/h3>\n<p>Un constat psychom\u00e9trique crucial issu de l&rsquo;ACP de Snell et Papini concerne deux items originaux initialement con\u00e7us pour la sph\u00e8re affective :<\/p>\n<ul>\n<li>Item 11 : <em>\u00ab Thinking about sex makes me happy. \u00bb<\/em><\/li>\n<li>Item 14 : <em>\u00ab I derive pleasure and enjoyment from sex. \u00bb<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces deux \u00e9nonc\u00e9s ont pr\u00e9sent\u00e9 des saturations factorielles inf\u00e9rieures \u00e0 0,20 sur le facteur de d\u00e9pression sexuelle et n&rsquo;ont pas satur\u00e9 de mani\u00e8re coh\u00e9rente sur les autres dimensions. Les auteurs ont donc formellement d\u00e9cid\u00e9 de les exclure du calcul du score de d\u00e9pression sexuelle et de les maintenir au sein du protocole en qualit\u00e9 d&rsquo;items de remplissage (<em>filler items<\/em>) afin de pr\u00e9server la neutralit\u00e9 du test.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00c9chelle de Sexualit\u00e9 est un auto-questionnaire papier-crayon ou informatis\u00e9 facile d&rsquo;administration.<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Type de test :<\/strong> Instrument psychom\u00e9trique d&rsquo;auto-\u00e9valuation (<em>self-report inventory<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Format d&rsquo;administration :<\/strong> Passation individuelle ou collective, sur feuille de r\u00e9ponse standardis\u00e9e ou support num\u00e9rique.<\/li>\n<li><strong>Nombre total d&rsquo;items :<\/strong> 30 items au total (28 items scann\u00e9s pour la notation + 2 items neutres de remplissage).<\/li>\n<li><strong>Dur\u00e9e moyenne de passation :<\/strong> Environ 15 \u00e0 20 minutes.<\/li>\n<li><strong>Format de r\u00e9ponse (\u00c9chelle de Likert en 5 points) :<\/strong>\n<ul>\n<li>(A) D&rsquo;accord (<em>Agree<\/em>) = +2<\/li>\n<li>(B) L\u00e9g\u00e8rement d&rsquo;accord (<em>Slightly agree<\/em>) = +1<\/li>\n<li>(C) Ni en accord ni en d\u00e9saccord (<em>Neither agree nor disagree<\/em>) = 0<\/li>\n<li>(D) L\u00e9g\u00e8rement en d\u00e9saccord (<em>Slightly disagree<\/em>) = -1<\/li>\n<li>(E) En d\u00e9saccord (<em>Disagree<\/em>) = -2<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Recodage des items invers\u00e9s :<\/strong> Les items marqu\u00e9s du symbole <strong>(R)<\/strong> doivent faire l&rsquo;objet d&rsquo;une inversion de polarit\u00e9 num\u00e9rique avant sommation : une r\u00e9ponse cot\u00e9e originellement +2 devient -2, +1 devient -1, 0 reste 0, -1 devient +1, et -2 devient +2 (soit A = -2, B = -1, C = 0, D = +1, E = +2).<\/li>\n<li><strong>Calcul des sous-\u00e9chelles :<\/strong>\n<ul>\n<li><strong>Estime sexuelle (10 items) :<\/strong> Somme des items 1, 4, 7, 10(R), 13(R), 16, 19(R), 22, 25(R), 28(R). Plage de score possible : de <strong>-20 \u00e0 +20<\/strong>.<\/li>\n<li><strong>D\u00e9pression sexuelle (8 items) :<\/strong> Somme des items 2, 5(R), 8, 17, 20, 23(R), 26, 29(R). (Items 11 et 14 exclus). Plage de score possible : de <strong>-16 \u00e0 +16<\/strong>.<\/li>\n<li><strong>Pr\u00e9occupation sexuelle (10 items) :<\/strong> Somme des items 3, 6, 9(R), 12, 15, 18, 21(R), 24(R), 27(R), 30(R). Plage de score possible : de <strong>-20 \u00e0 +20<\/strong>.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Forme abr\u00e9g\u00e9e (Wiederman &amp; Allgeier, 1993) :<\/strong> Version en 15 items comprenant 5 items par sous-\u00e9chelle :\n<ul>\n<li>Estime sexuelle : items 1, 4, 16, 19(R), 22.<\/li>\n<li>D\u00e9pression sexuelle : items 2, 5(R), 8, 17, 23(R).<\/li>\n<li>Pr\u00e9occupation sexuelle : items 3, 6, 12, 15, 18.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de premi\u00e8re publication :<\/strong> 1989 dans la revue scientifique \u00e0 comit\u00e9 de lecture <em>The Journal of Sex Research<\/em>.<\/li>\n<li><strong>Statut des droits d&rsquo;auteur et permissions :<\/strong> L&rsquo;\u00c9chelle de Sexualit\u00e9 rel\u00e8ve du domaine de la recherche acad\u00e9mique. Elle a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e dans son int\u00e9gralit\u00e9 dans les articles originaux de Snell et Papini (1989) ainsi que dans divers manuels d&rsquo;\u00e9valuation sexologique (ex. <em>Handbook of Sexuality-Related Measures<\/em>). Les auteurs ont traditionnellement accord\u00e9 l&rsquo;autorisation d&rsquo;utiliser l&rsquo;instrument \u00e0 des fins d&rsquo;enseignement, de recherche scientifique universitaire non commerciale et de pratique clinique sans redevance financi\u00e8re. Toute r\u00e9utilisation commerciale ou int\u00e9gration dans des progiciels propri\u00e9taires requiert une autorisation \u00e9crite aupr\u00e8s des d\u00e9tenteurs des droits ou de l&rsquo;\u00e9diteur de la revue.<\/li>\n<li><strong>Tarifs d&rsquo;utilisation :<\/strong> Gratuit pour les chercheurs acad\u00e9miques et les praticiens dans le cadre d&rsquo;un usage d&rsquo;\u00e9valuation clinique standard non automatis\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<p>Les publications cl\u00e9s fondant la th\u00e9orie, la validation et l&rsquo;application clinique de l&rsquo;\u00c9chelle de Sexualit\u00e9 sont les suivantes :<\/p>\n<ul>\n<li>Hurlbert, D. F., White, L. C., Powell, R. D., &amp; Apt, C. (1993). Orgasm consistency training in the treatment of women reporting hypoactive sexual desire: An outcome comparison of women-only groups and couples-only groups. <em>Journal of Behavior Therapy and Experimental Psychiatry<\/em>, 24(1), 3\u201313. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0005-7916(93)90003-O\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/0005-7916(93)90003-O<\/a><\/li>\n<li>Markus, H. (1977). Self-schemata and processing information about the self. <em>Journal of Personality and Social Psychology<\/em>, 35(2), 63\u201378. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0022-3514.35.2.63\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0022-3514.35.2.63<\/a><\/li>\n<li>Snell, W. E., Jr., &amp; Papini, D. R. (1989). The Sexuality Scale: An instrument to measure sexual-esteem, sexual-depression, and sexual-preoccupation. <em>The Journal of Sex Research<\/em>, 26(2), 256\u2013263. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1080\/00224498909551510\">https:\/\/doi.org\/10.1080\/00224498909551510<\/a><\/li>\n<li>Snell, W. E., Jr., Fisher, T. D., &amp; Schuh, T. (1992). Reliability and validity of the Sexuality Scale: A measure of sexual-esteem, sexual-depression, and sexual-preoccupation. <em>The Journal of Sex Research<\/em>, 29(2), 261\u2013273. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1080\/00224499209551646\">https:\/\/doi.org\/10.1080\/00224499209551646<\/a><\/li>\n<li>Wiederman, M. W., &amp; Allgeier, E. R. (1993). The measurement of sexual-esteem: Investigation of Snell and Papini&rsquo;s (1989) Sexuality Scale. <em>Journal of Research in Personality<\/em>, 27(1), 88\u2013102. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1006\/jrpe.1993.1006\">https:\/\/doi.org\/10.1006\/jrpe.1993.1006<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p><strong>Instructions:<\/strong> The statements listed below describe certain attitudes toward human sexuality which different people may have. As such, there are no right or wrong answers, only personal responses. For each item you will be asked to indicate how much you agree or disagree with the statement listed in that item. Use the following scale to provide your responses:<\/p>\n<div style=\"margin: 15px 0; padding: 12px; background: #f1f5f9; border-radius: 6px; font-size: 14px;\">\n    (A) Agree (+2)<br \/>\n    (B) Slightly agree (+1)<br \/>\n    (C) Neither agree nor disagree (0)<br \/>\n    (D) Slightly disagree (-1)<br \/>\n    (E) Disagree (-2)\n  <\/div>\n<ol style=\"line-height: 1.8; padding-left: 20px;\">\n<li>I am a good sexual partner.<\/li>\n<li>I am depressed about the sexual aspects of my life.<\/li>\n<li>I think about sex all the time.<\/li>\n<li>I would rate my sexual skill quite highly.<\/li>\n<li>I feel good about my sexuality. (R)<\/li>\n<li>I think about sex more than anything else.<\/li>\n<li>I am better at sex than most other people.<\/li>\n<li>I am disappointed about the quality of my sex life.<\/li>\n<li>I don\u2019t daydream about sexual situations. (R)<\/li>\n<li>I sometimes have doubts about my sexual competence. (R)<\/li>\n<li>Thinking about sex makes me happy.<\/li>\n<li>I tend to be preoccupied with sex.<\/li>\n<li>I am not very confident in sexual encounters. (R)<\/li>\n<li>I derive pleasure and enjoyment from sex.<\/li>\n<li>I\u2019m constantly thinking about having sex.<\/li>\n<li>I think of myself as a very good sexual partner.<\/li>\n<li>I feel down about my sex life.<\/li>\n<li>I think about sex a great deal of the time.<\/li>\n<li>I would rate myself low as a sexual partner. (R)<\/li>\n<li>I feel unhappy about my sexual relationships.<\/li>\n<li>I seldom think about sex. (R)<\/li>\n<li>I am confident about myself as a sexual partner.<\/li>\n<li>I feel pleased with my sex life. (R)<\/li>\n<li>I hardly ever fantasize about having sex. (R)<\/li>\n<li>I am not very confident about my sexual skill. (R)<\/li>\n<li>I feel sad when I think about my sexual experiences.<\/li>\n<li>I probably think about sex less often than most people. (R)<\/li>\n<li>I sometimes doubt my sexual competence. (R)<\/li>\n<li>I am not discouraged about sex. (R)<\/li>\n<li>I don\u2019t think about sex very often. (R)<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u00c9chelle de Sexualit\u00e9 (Sexuality Scale &#8211; SS), d\u00e9velopp\u00e9e par William E. Snell, Jr. et Dennis R. Papini (1989), est un instrument psychom\u00e9trique mesurant l&rsquo;estime sexuelle, la d\u00e9pression sexuelle et la pr\u00e9occupation sexuelle. 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