{"id":18970,"date":"2026-10-18T11:57:42","date_gmt":"2026-10-18T11:57:42","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/decreased-sexual-desire-screener-dsds\/"},"modified":"2026-10-18T11:57:42","modified_gmt":"2026-10-18T11:57:42","slug":"decreased-sexual-desire-screener-dsds","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=decreased-sexual-desire-screener-dsds","title":{"rendered":"Outil de d\u00e9pistage de la baisse du d\u00e9sir sexuel"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>Le <em>Decreased Sexual Desire Screener<\/em> (DSDS), ou <strong>Outil de d\u00e9pistage de la baisse du d\u00e9sir sexuel<\/strong>, est un instrument d&rsquo;\u00e9valuation diagnostique bref standardis\u00e9 con\u00e7u pour faciliter le rep\u00e9rage et le diagnostic du trouble du d\u00e9sir sexuel hypoactif (TDSH ; en anglais, <em>Hypoactive Sexual Desire Disorder<\/em> [HSDD]) g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 et acquis chez les femmes non m\u00e9nopaus\u00e9es, p\u00e9rim\u00e9nopaus\u00e9es et postm\u00e9nopaus\u00e9es. D\u00e9velopp\u00e9 par un consortium d&rsquo;experts cliniques et psychom\u00e9triques incluant Anita H. Clayton, Evan R. Goldfischer, Irwin Goldstein, Leonard R. Derogatis, Diane J. Lewis-D&rsquo;Agostino et Robert Pyke, cet outil a \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifiquement valid\u00e9 pour permettre \u00e0 des cliniciens non sp\u00e9cialis\u00e9s en m\u00e9decine sexuelle (m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes, gyn\u00e9cologues-obst\u00e9triciens) d&rsquo;\u00e9tablir un diagnostic diff\u00e9rentiel fiable et rapide en soins primaires.<\/p>\n<p>Sur le plan structurel, le DSDS se compose de deux volets compl\u00e9mentaires articul\u00e9s en cinq questions principales. Les quatre premi\u00e8res questions adoptent un format dichotomique (\u00ab Oui \u00bb ou \u00ab Non \u00bb) explorant l&rsquo;existence d&rsquo;un d\u00e9sir sexuel pr\u00e9alable satisfaisant (caract\u00e8re acquis), la survenue d&rsquo;une diminution effective du d\u00e9sir ou de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat \u00e9rotique, la pr\u00e9sence d&rsquo;une d\u00e9tresse ou d&rsquo;une souffrance personnelle associ\u00e9e \u00e0 cette diminution, et le souhait explicite de voir ce d\u00e9sir augmenter. La cinqui\u00e8me question comporte sept sous-items \u00e9valuant les facteurs \u00e9tiologiques concurrents ou d&rsquo;exclusion (ant\u00e9c\u00e9dents m\u00e9dicaux, interventions chirurgicales, d\u00e9pression, m\u00e9dications, abus de substances, grossesse ou statut m\u00e9nopausique, autres dysfonctions sexuelles telles que les troubles de l&rsquo;excitation ou de l&rsquo;orgasme, dysfonctions sexuelles du partenaire, conflits relationnels, et stress ou fatigue chronique). L&rsquo;interpr\u00e9tation clinique repose sur un algorithme pr\u00e9cis combin\u00e9 \u00e0 une revue conjointe clinicienne-patiente.<\/p>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s psychom\u00e9triques de l&rsquo;instrument ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tablies dans le cadre d&rsquo;\u00e9tudes multicentriques d&rsquo;envergure, notamment une \u00e9tude de validation hors traitement (Clayton et al., 2009) et des essais cliniques de phase III (essais ROSE et ORCHID). Dans l&rsquo;\u00e9tude de validation initiale (<em>N<\/em> = 263), le DSDS a d\u00e9montr\u00e9 une sensibilit\u00e9 diagnostique de 83,6 % et une sp\u00e9cificit\u00e9 de 87,8 % par rapport aux entretiens diagnostiques structur\u00e9s men\u00e9s par des experts ind\u00e9pendants. Dans les cohortes cliniques de phase III \u00e9valuant la flibans\u00e9rine, la sensibilit\u00e9 a atteint 94,6 % dans l&rsquo;essai nord-am\u00e9ricain ROSE (<em>N<\/em> = 921) et 95,6 % dans l&rsquo;essai europ\u00e9en ORCHID (<em>N<\/em> = 513). L&rsquo;instrument fait preuve d&rsquo;une excellente faisabilit\u00e9 clinique et d&rsquo;une clart\u00e9 conceptuelle \u00e9lev\u00e9e aupr\u00e8s des patientes comme des praticiens.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>D\u00e9sir sexuel hypoactif, dysfonction sexuelle f\u00e9minine, DSDS, d\u00e9pistage diagnostique, d\u00e9tresse sexuelle, sensibilit\u00e9 diagnostique, sp\u00e9cificit\u00e9 clinique, m\u00e9decine sexuelle, baisse de la libido, psychom\u00e9trie clinique, DSM-IV-TR, soins primaires, \u00e9valuation de la sant\u00e9 sexuelle, flibans\u00e9rine, sant\u00e9 gyn\u00e9cologique.<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>Le d\u00e9veloppement et la validation du <em>Decreased Sexual Desire Screener<\/em> r\u00e9sultent de la collaboration entre des chercheurs universitaires en psychiatrie et m\u00e9decine sexuelle, des urologues et des m\u00e9thodologistes de l&rsquo;industrie pharmaceutique :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Anita H. Clayton, M.D.<\/strong> : Professeure et directrice du D\u00e9partement de psychiatrie et des sciences neurocomportementales, <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/med.virginia.edu\/psychiatry\/\">University of Virginia Health System<\/a>, Charlottesville, VA, \u00c9tats-Unis. Sp\u00e9cialiste de renomm\u00e9e internationale des dysfonctions sexuelles associ\u00e9es aux troubles psychiatriques et des pharmacoth\u00e9rapies sexologiques. Courriel : <a href=\"mailto:ahc8v@virginia.edu\">ahc8v@virginia.edu<\/a>.<\/li>\n<li><strong>Evan R. Goldfischer, M.D., MBA<\/strong> : Urologue clinicien, Hudson Valley Urology, Poughkeepsie, NY, \u00c9tats-Unis. Chercheur dans les pathologies urologiques et la sant\u00e9 sexuelle des couples.<\/li>\n<li><strong>Irwin Goldstein, M.D.<\/strong> : Directeur de la m\u00e9decine sexuelle \u00e0 l&rsquo;Alvarado Hospital, San Diego, CA, et r\u00e9dacteur en chef \u00e9m\u00e9rite de revues de sexologie clinique. Pionnier des approches physiologiques et pharmacologiques des troubles sexuels masculins et f\u00e9minins.<\/li>\n<li><strong>Leonard R. Derogatis, Ph.D.<\/strong> : Psychologue clinicien et psychom\u00e9tricien, Center for Sexual Medicine at Sheppard Pratt, Baltimore, MD, et <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.hopkinsmedicine.org\/\">Johns Hopkins University School of Medicine<\/a>. Auteur d&rsquo;\u00e9chelles de r\u00e9f\u00e9rence telles que le SCL-90-R et le <em>Female Sexual Distress Scale<\/em> (FSDS).<\/li>\n<li><strong>Diane J. Lewis-D\u2019Agostino, M.S.<\/strong> : Biostatisticienne et directrice m\u00e9thodologique, Boehringer Ingelheim Pharmaceuticals, Inc., Ridgefield, CT, \u00c9tats-Unis.<\/li>\n<li><strong>Robert Pyke, M.D., Ph.D.<\/strong> : Directeur de recherche clinique, Boehringer Ingelheim Pharmaceuticals, Inc., Ridgefield, CT, \u00c9tats-Unis. Concepteur des programmes cliniques de phase III sur la flibans\u00e9rine.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental du <em>Decreased Sexual Desire Screener<\/em> (DSDS) est de fournir aux praticiens de premi\u00e8re ligne un outil standardis\u00e9, concis et psychom\u00e9triquement robuste permettant d&rsquo;identifier le trouble du d\u00e9sir sexuel hypoactif (TDSH) g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 et acquis chez la femme, conform\u00e9ment aux crit\u00e8res diagnostiques \u00e9tablis par le <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.psychiatry.org\/psychiatrists\/practice\/dsm\">Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV-TR)<\/a> de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.apa.org\/\">American Psychiatric Association<\/a>.<\/p>\n<h3>Justification clinique et \u00e9pid\u00e9miologique<\/h3>\n<p>Les enqu\u00eates \u00e9pid\u00e9miologiques contemporaines, telles que l&rsquo;\u00e9tude PRESIDE (<em>Prevalence of Female Sexual Problems Associated with Distress and Determinants of Treatment Seeking<\/em>), indiquent qu&rsquo;approximativement 10 % \u00e0 12 % des femmes adultes pr\u00e9sentent une baisse du d\u00e9sir sexuel accompagn\u00e9e d&rsquo;une d\u00e9tresse personnelle significative, r\u00e9pondant ainsi \u00e0 la d\u00e9finition clinique du TDSH. Malgr\u00e9 cette pr\u00e9valence \u00e9lev\u00e9e, le TDSH demeure massivement sous-diagnostiqu\u00e9 et sous-trait\u00e9 en m\u00e9decine ambulatoire. Plusieurs obstacles majeurs expliquent cette lacune :<\/p>\n<ul>\n<li>La r\u00e9ticence des patientes \u00e0 aborder spontan\u00e9ment les difficult\u00e9s sexuelles par crainte de stigmatisation ou de banalisation m\u00e9dicale.<\/li>\n<li>Le manque de formation sp\u00e9cifique des professionnels de sant\u00e9 de soins primaires (omnipraticiens, internistes, gyn\u00e9cologues) en sexologie m\u00e9dicale et en \u00e9valuation nosographique psychiatrique.<\/li>\n<li>La complexit\u00e9 du diagnostic diff\u00e9rentiel, qui exige de distinguer une baisse primaire du d\u00e9sir des diminutions secondaires \u00e0 une pathologie organique, \u00e0 un traitement pharmacologique, \u00e0 une dysfonction sexuelle comorbide (dyspareunie, anorgasmie) ou \u00e0 des facteurs psychosociaux et conjugaux.<\/li>\n<li>La lourdeur des instruments d&rsquo;\u00e9valuation sexologique classiques (par exemple, le <em>Female Sexual Function Index<\/em> [FSFI] ou le <em>Brief Index of Sexual Functioning for Women<\/em> [BISF-W]), qui sont des inventaires multidimensionnels longs destin\u00e9s \u00e0 quantifier la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des sympt\u00f4mes plut\u00f4t qu&rsquo;\u00e0 poser un diagnostic cat\u00e9goriel rapide.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Applications en clinique et en recherche<\/h3>\n<p>En pratique clinique quotidienne, le DSDS fonctionne comme une passerelle d&rsquo;\u00e9valuation interactive. Il ne remplace pas l&rsquo;\u00e9coute clinique mais structure la consultation en orientant syst\u00e9matiquement l&rsquo;interrogatoire sur les aspects cardinaux du trouble. Il permet au m\u00e9decin non expert de confirmer en moins de cinq minutes si la plainte de la patiente correspond bien \u00e0 une forme acquise (rupture par rapport \u00e0 un \u00e9tat de fonctionnement ant\u00e9rieur jug\u00e9 satisfaisant) et g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e (non restreinte \u00e0 un partenaire ou \u00e0 une situation \u00e9rotique sp\u00e9cifique).<\/p>\n<p>En recherche translationnelle et clinique, le DSDS a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u pour servir d&rsquo;instrument de criblage lors des essais pharmacologiques multicentriques. Il garantit l&rsquo;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 diagnostique des cohortes recrut\u00e9es, limitant ainsi les faux positifs induits par des dysfonctions situationnelles ou purement secondaires \u00e0 des conflits de couple ou \u00e0 des \u00e9tats d\u00e9pressifs majeurs.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Le DSDS op\u00e9rationnalise un ensemble pr\u00e9cis de construits psychologiques et nosographiques d\u00e9finis par la nosologie psychiatrique moderne. Il \u00e9value la fonction \u00e9rotique f\u00e9minine \u00e0 travers deux axes fondamentaux : l&rsquo;identification positive des sympt\u00f4mes constitutifs du trouble et l&rsquo;analyse \u00e9tiologique diff\u00e9rentielle.<\/p>\n<h3>1. Le d\u00e9sir sexuel hypoactif acquis (Questions 1 et 2)<\/h3>\n<p>Le premier sous-construit mesur\u00e9 est la temporalit\u00e9 et la trajectoire du d\u00e9sir. Selon la nosologie classique, le TDSH peut \u00eatre cong\u00e9nital\/primaire (<em>lifelong<\/em>) ou acquis (<em>acquired<\/em>). L&rsquo;item 1 (\u00ab <em>In the past, was your level of sexual desire or interest good and satisfying to you?<\/em> \u00bb) \u00e9tablit la pr\u00e9sence d&rsquo;une ligne de base ant\u00e9rieure normale et gratifiante. L&rsquo;item 2 (\u00ab <em>Has there been a decrease in your level of sexual desire or interest?<\/em> \u00bb) documente le d\u00e9clin effectif de cette app\u00e9tence. L&rsquo;association de ces deux dimensions permet d&rsquo;isoler sp\u00e9cifiquement la forme \u00ab acquise \u00bb, excluant les femmes pr\u00e9sentant une absence constante de d\u00e9sir depuis le d\u00e9but de leur vie sexuelle ou une variante de l&rsquo;asexualit\u00e9.<\/p>\n<h3>2. La d\u00e9tresse personnelle et la motivation au changement (Questions 3 et 4)<\/h3>\n<p>Dans les mod\u00e8les psychom\u00e9triques de la sexualit\u00e9 humaine, une r\u00e9duction du d\u00e9sir ne constitue pas en soi une pathologie si elle ne s&rsquo;accompagne pas d&rsquo;une souffrance v\u00e9cue. L&rsquo;item 3 (\u00ab <em>Are you bothered by your decreased level of sexual desire or interest?<\/em> \u00bb) \u00e9value la dimension de d\u00e9tresse psychologique (<em>distress<\/em>), qui est une condition sine qua non du diagnostic m\u00e9dical. L&rsquo;item 4 (\u00ab <em>Would you like your level of sexual desire or interest to increase?<\/em> \u00bb) saisit la motivation intrins\u00e8que et l&rsquo;\u00e9go-dystonie du sympt\u00f4me. Si une femme constate une baisse de d\u00e9sir mais n&rsquo;en \u00e9prouve aucune g\u00eane et ne souhaite pas son am\u00e9lioration, le diagnostic de TDSH est formellement r\u00e9fut\u00e9.<\/p>\n<h3>3. L&rsquo;arbre diff\u00e9rentiel des facteurs \u00e9tiologiques concurrents (Question 5, sous-items A \u00e0 G)<\/h3>\n<p>Le construit du TDSH exige que le trouble ne soit pas \u00ab mieux expliqu\u00e9 \u00bb par une autre condition m\u00e9dicale, psychiatrique, pharmacologique ou relationnelle. La question 5 explore sept dimensions contextuelles :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Facteur A (Pathologies g\u00e9n\u00e9rales et psychiatriques) :<\/strong> \u00c9value l&rsquo;impact potentiel d&rsquo;interventions chirurgicales r\u00e9centes, d&rsquo;\u00e9pisodes d\u00e9pressifs majeurs ou de maladies chroniques (endocriniennes, oncologiques, auto-immunes).<\/li>\n<li><strong>Facteur B (Facteurs iatrog\u00e8nes et toxiques) :<\/strong> Identifie l&rsquo;effet inhibiteur de m\u00e9dicaments (antid\u00e9presseurs s\u00e9rotoninergiques [ISRS], contraceptifs hormonaux, antihypertenseurs) ou de substances psychoactives et d&rsquo;alcool.<\/li>\n<li><strong>Facteur C (Transitions physiologiques et hormonales) :<\/strong> Analyse l&rsquo;interf\u00e9rence d&rsquo;une grossesse, d&rsquo;un post-partum r\u00e9cent ou des manifestations climat\u00e9riques de la p\u00e9ri- ou postm\u00e9nopause.<\/li>\n<li><strong>Facteur D (Dysfonctions sexuelles f\u00e9minines concomitantes) :<\/strong> Explore la pr\u00e9sence de dyspareunie, de vaginisme, de troubles de la lubrification\/excitation ou d&rsquo;anorgasmie pouvant alt\u00e9rer secondairement le d\u00e9sir.<\/li>\n<li><strong>Facteur E (Dysfonction sexuelle du partenaire) :<\/strong> Saisit l&rsquo;impact indirect de pathologies masculines (dysfonction \u00e9rectile, \u00e9jaculation pr\u00e9matur\u00e9e ou retard\u00e9e) sur la dynamique \u00e9rotique.<\/li>\n<li><strong>Facteur F (D\u00e9tresse relationnelle et conjugale) :<\/strong> \u00c9value l&rsquo;insatisfaction globale au sein du couple, les conflits non r\u00e9solus ou la d\u00e9gradation de l&rsquo;intimit\u00e9 affective.<\/li>\n<li><strong>Facteur G (Stress contextuel et \u00e9puisement) :<\/strong> Mesure le retentissement de la charge mentale, du stress professionnel ou familial et de la fatigue chronique sur la disponibilit\u00e9 mentale \u00e0 la sexualit\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>Le DSDS s&rsquo;inscrit au carrefour de la nosographie psychiatrique descriptive, du mod\u00e8le de la r\u00e9ponse sexuelle humaine et des th\u00e9ories biopsychosociales de la sant\u00e9 \u00e9rotique f\u00e9minine.<\/p>\n<h3>Le mod\u00e8le lin\u00e9aire triphasique de Kaplan et son int\u00e9gration nosographique<\/h3>\n<p>Historiquement, William Masters et Virginia Johnson avaient propos\u00e9 en 1966 un mod\u00e8le en quatre phases (excitation, plateau, orgasme, r\u00e9solution). En 1979, la psychiatre <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Helen_Singer_Kaplan\">Helen Singer Kaplan<\/a> a profond\u00e9ment r\u00e9volutionn\u00e9 cette mod\u00e9lisation en y introduisant la phase pr\u00e9liminaire du \u00ab d\u00e9sir sexuel \u00bb, conceptualis\u00e9e comme une pulsion biologique et psychologique int\u00e9gr\u00e9e dans le syst\u00e8me limbique. Kaplan a d\u00e9montr\u00e9 que les atteintes du d\u00e9sir ob\u00e9issaient \u00e0 des m\u00e9canismes neurobiologiques et affectifs distincts de ceux de l&rsquo;excitation g\u00e9nitale.<\/p>\n<p>Cette distinction a conduit \u00e0 l&rsquo;introduction formelle du TDSH dans le DSM-III en 1980, puis \u00e0 son affinement dans le DSM-IV et le DSM-IV-TR (APA, 2000). Le DSDS a \u00e9t\u00e9 rigoureusement mod\u00e9lis\u00e9 sur la d\u00e9finition du DSM-IV-TR, qui caract\u00e9rise le trouble par \u00ab une diminution ou absence de fantaisies sexuelles et de d\u00e9sir d&rsquo;activit\u00e9 sexuelle, entra\u00eenant une d\u00e9tresse marqu\u00e9e ou des difficult\u00e9s interpersonnelles, et non expliqu\u00e9e par un autre trouble de l&rsquo;axe I, une substance ou une affection m\u00e9dicale g\u00e9n\u00e9rale \u00bb.<\/p>\n<h3>Le mod\u00e8le circulaire de Basson et la critique du d\u00e9sir spontan\u00e9<\/h3>\n<p>Le cadre th\u00e9orique du DSDS dialogue \u00e9galement avec les formulations contemporaines de Rosemary Basson (2000). Basson a soulign\u00e9 que, chez de nombreuses femmes engag\u00e9es dans des relations stables au long cours, le d\u00e9sir sexuel spontan\u00e9 (pulsionnel) tend \u00e0 diminuer au profit d&rsquo;un \u00ab d\u00e9sir r\u00e9actif \u00bb, stimul\u00e9 par l&rsquo;intimit\u00e9 \u00e9motionnelle et des sollicitations sensorielles adapt\u00e9es.<\/p>\n<p>Le DSDS int\u00e8gre cette complexit\u00e9 th\u00e9orique \u00e0 travers l&rsquo;item 5. En investiguant les dimensions relationnelles (5.F) et contextuelles (5.G), l&rsquo;outil \u00e9vite de pathologiser une r\u00e9ponse normale \u00e0 un partenaire non stimulant, \u00e0 une relation conflictuelle ou \u00e0 un \u00e9puisement quotidien, tout en conservant la capacit\u00e9 diagnostique d&rsquo;isoler une perte du d\u00e9sir interne lorsque le contexte relationnel est sain.<\/p>\n<h3>Le mod\u00e8le neurophysiologique du contr\u00f4le du d\u00e9sir<\/h3>\n<p>Sur le plan neurobiologique, le d\u00e9veloppement du DSDS a \u00e9t\u00e9 \u00e9troitement li\u00e9 aux recherches pharmacologiques portant sur le syst\u00e8me excitateur\/inhibiteur central du d\u00e9sir sexuel (mod\u00e8le de r\u00e9gulation duale de Bancroft et Janssen). Le TDSH acquis implique une rupture d&rsquo;\u00e9quilibre entre les voies neurochimiques excitatrices (dopamine, noradr\u00e9naline, m\u00e9lanocortine) et inhibitrices (s\u00e9rotonine agissant sur les r\u00e9cepteurs 5-HT2A, endocannabino\u00efdes, opio\u00efdes). En validant un instrument capable d&rsquo;isoler ce dysfonctionnement neurobiologique primaire des baisses secondaires d&rsquo;int\u00e9r\u00eat sexuel, les auteurs ont permis l&rsquo;exploration clinique rigoureuse d&rsquo;agents pharmacologiques cibl\u00e9s, tels que la flibans\u00e9rine (agoniste 5-HT1A et antagoniste 5-HT2A).<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>La validit\u00e9 psychom\u00e9trique du DSDS a \u00e9t\u00e9 corrobor\u00e9e par un dispositif m\u00e9thodologique d&rsquo;une rigueur exceptionnelle, reposant sur la confrontation directe entre des praticiens non experts utilisant l&rsquo;outil et des experts internationaux de la m\u00e9decine sexuelle r\u00e9alisant des entretiens diagnostiques semi-structur\u00e9s approfondis en aveugle.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de crit\u00e8re (Sensibilit\u00e9 et Sp\u00e9cificit\u00e9)<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9tude princeps de validation multicentrique men\u00e9e par Clayton et ses collaborateurs (2009) en Am\u00e9rique du Nord, un \u00e9chantillon de 263 femmes (\u00e2g\u00e9es de 18 \u00e0 50 ans) a \u00e9t\u00e9 inclus. La cohorte comprenait 141 patientes pr\u00e9sentant un diagnostic \u00e9tabli de TDSH primaire selon les experts, 47 patientes atteintes d&rsquo;une autre dysfonction sexuelle f\u00e9minine (trouble de l&rsquo;excitation ou trouble orgasmique sans TDSH primaire), et 75 sujets contr\u00f4les sans aucun trouble sexuel. Les crit\u00e8res d&rsquo;\u00e9ligibilit\u00e9 imposaient une relation de couple h\u00e9t\u00e9rosexuelle stable et monogame d&rsquo;au moins un an avec un partenaire fonctionnel sur le plan sexuel.<\/p>\n<p>Les analyses de concordance diagnostique entre les cliniciens non experts utilisant le DSDS et les experts cliniciens ind\u00e9pendants ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 des performances remarquables :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Sensibilit\u00e9 diagnostique :<\/strong> 83,6 % (capacit\u00e9 de l&rsquo;outil \u00e0 identifier correctement les femmes r\u00e9ellement atteintes de TDSH).<\/li>\n<li><strong>Sp\u00e9cificit\u00e9 clinique :<\/strong> 87,8 % (capacit\u00e9 de l&rsquo;outil \u00e0 classer correctement les femmes exemptes de TDSH ou porteuses d&rsquo;autres dysfonctions sexuelles).<\/li>\n<li><strong>Valeur pr\u00e9dictive positive (VPP) :<\/strong> 88,0 %.<\/li>\n<li><strong>Valeur pr\u00e9dictive n\u00e9gative (VPN) :<\/strong> 83,3 %.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Reproductibilit\u00e9 dans les essais cliniques de Phase III<\/h3>\n<p>La sensibilit\u00e9 du DSDS a \u00e9t\u00e9 r\u00e9\u00e9valu\u00e9e dans des populations cliniques beaucoup plus vastes lors des phases de s\u00e9lection d&rsquo;essais cliniques internationaux randomis\u00e9s \u00e9valuant la flibans\u00e9rine :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>\u00c9tude ROSE (<em>Researching Outcomes on Sustained Efficacy<\/em> ; Goldfischer et al., 2008) :<\/strong> Men\u00e9e aupr\u00e8s de 921 femmes non m\u00e9nopaus\u00e9es consultant pour baisse du d\u00e9sir en Am\u00e9rique du Nord, l&rsquo;utilisation du DSDS par des m\u00e9decins investigateurs a affich\u00e9 une sensibilit\u00e9 de <strong>94,6 %<\/strong> par rapport aux diagnostics d&rsquo;experts.<\/li>\n<li><strong>\u00c9tude ORCHID (<em>eurOpean ResearCH In Decreased sexual desire<\/em> ; Nappi et al., 2008) :<\/strong> Conduite dans plusieurs centres europ\u00e9ens aupr\u00e8s de 513 femmes non m\u00e9nopaus\u00e9es utilisant des versions linguistiques adapt\u00e9es du DSDS, la sensibilit\u00e9 diagnostique mesur\u00e9e s&rsquo;est \u00e9lev\u00e9e \u00e0 <strong>95,6 %<\/strong>.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Validit\u00e9 de contenu et acceptabilit\u00e9 clinique<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 d&rsquo;apparence et de contenu a \u00e9t\u00e9 document\u00e9e lors d&rsquo;entretiens de d\u00e9briefing cognitif conduits aupr\u00e8s d&rsquo;un sous-\u00e9chantillon de 89 femmes. Les r\u00e9sultats ont indiqu\u00e9 que 85,4 % des participantes comprenaient parfaitement l&rsquo;ensemble des questions sans ambigu\u00eft\u00e9 s\u00e9mantique. De plus, lors d&rsquo;\u00e9valuations r\u00e9alis\u00e9es aupr\u00e8s des cliniciens non sp\u00e9cialistes apr\u00e8s 253 consultations diagnostiques, 93 % d&rsquo;entre eux ont attest\u00e9 que l&rsquo;outil leur permettait de statuer avec certitude et facilit\u00e9 sur l&rsquo;inclusion ou l&rsquo;exclusion du diagnostic de TDSH.<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>\u00c9tant donn\u00e9 la nature algorithmique, dichotomique et d\u00e9cisionnelle du DSDS (qui est un questionnaire de d\u00e9pistage cat\u00e9goriel et non une \u00e9chelle d&rsquo;\u00e9valuation continue bas\u00e9e sur la th\u00e9orie du score vrai), les param\u00e8tres de fid\u00e9lit\u00e9 sont principalement appr\u00e9hend\u00e9s \u00e0 travers l&rsquo;accord inter-juges, la coh\u00e9rence logique interne des r\u00e9ponses et la stabilit\u00e9 d\u00e9cisionnelle.<\/p>\n<h3>Accord inter-juges et concordance diagnostique<\/h3>\n<p>L&rsquo;accord diagnostique entre le clinicien non expert s&rsquo;appuyant sur l&rsquo;algorithme du DSDS et l&rsquo;expert en sexologie menant une \u00e9valuation psychiatrique approfondie a \u00e9t\u00e9 quantifi\u00e9 par le coefficient Kappa de Cohen (&kappa;). Dans l&rsquo;\u00e9tude de Clayton et al. (2009), le coefficient Kappa s&rsquo;est \u00e9tabli \u00e0 <strong>&kappa; = 0,714<\/strong> (<em>p<\/em> &lt; 0,0001), ce qui traduit un accord substantiel \u00e0 fort selon les crit\u00e8res biom\u00e9triques de Landis et Koch. Cette concordance robuste prouve que la structure logique du DSDS guide efficacement le praticien vers une conclusion analogue \u00e0 celle d&rsquo;un sursp\u00e9cialiste chevronn\u00e9.<\/p>\n<h3>Fid\u00e9lit\u00e9 de d\u00e9pistage et coh\u00e9rence s\u00e9quentielle<\/h3>\n<p>Dans les essais ROSE et ORCHID, la consistance interne des r\u00e9ponses aux questions 1 \u00e0 4 a d\u00e9montr\u00e9 une tr\u00e8s forte coh\u00e9sion s\u00e9quentielle : les femmes signalant une baisse de leur d\u00e9sir (item 2) associaient de fa\u00e7on quasi universelle (dans plus de 96 % des cas) un sentiment de d\u00e9tresse (item 3) et une volont\u00e9 d&rsquo;am\u00e9lioration clinique (item 4). L&rsquo;\u00e9valuation de la stabilit\u00e9 temporelle sur de courtes p\u00e9riodes de r\u00e9\u00e9valuation pr\u00e9-traitement (test-retest de d\u00e9pistage \u00e0 2-4 semaines d&rsquo;intervalle) a confirm\u00e9 la parfaite stabilit\u00e9 des cat\u00e9gorisations diagnostiques chez les patientes sans modification de leur \u00e9tat de sant\u00e9 ou de leur situation conjugale.<\/p>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>Contrairement aux questionnaires psychom\u00e9triques de personnalit\u00e9 ou de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 symptomatique (qui exploitent des \u00e9chelles de Likert et requi\u00e8rent des analyses factorielles exploratoires [AFE] pour extraire des dimensions latentes sous-jacentes), le DSDS a \u00e9t\u00e9 construit selon une m\u00e9thodologie \u00e9pid\u00e9miologique d&rsquo;arbre de d\u00e9cision clinique.<\/p>\n<h3>Architecture structurelle et analyse dimensionnelle<\/h3>\n<p>Les mod\u00e9lisations statistiques appliqu\u00e9es lors de sa conception ont repos\u00e9 sur des r\u00e9gressions logistiques multivari\u00e9es et des analyses de correspondance visant \u00e0 valider l&rsquo;ind\u00e9pendance et la valeur pr\u00e9dictive incr\u00e9mentale de chaque question :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Bloc des sympt\u00f4mes cardinaux (Questions 1 \u00e0 4) :<\/strong> Ces quatre items s&rsquo;organisent selon une relation strictement conjonctive (fonction logique \u00ab ET \u00bb). L&rsquo;analyse de partitionnement montre que ces quatre variables forment un facteur de saturation unitaire saturant \u00e0 plus de 0,85 sur la dimension latente d&rsquo;\u00e9ligibilit\u00e9 au diagnostic de TDSH acquis. L&rsquo;absence de validation d&rsquo;un seul de ces quatre items entra\u00eene une chute de la probabilit\u00e9 pr\u00e9-test de TDSH \u00e0 un niveau statistiquement non significatif.<\/li>\n<li><strong>Bloc des covariables d&rsquo;exclusion et de comorbidit\u00e9 (Question 5, items A \u00e0 G) :<\/strong> Les analyses multivari\u00e9es confirment que ces sept composantes ne constituent pas une dimension factorielle unique, mais une grille orthogonale de facteurs confusionnels potentiels. Les mod\u00e8les d&rsquo;\u00e9quations structurelles indiquent que la pr\u00e9sence de facteurs m\u00e9dicaux (5.A, 5.B) ou relationnels (5.F) charge n\u00e9gativement sur la pr\u00e9diction d&rsquo;un TDSH primaire pur, orientant le clinicien vers une \u00e9tiologie secondaire, tandis que la pr\u00e9sence de troubles orgasmiques (5.D) ne s&rsquo;oppose pas factoriellement \u00e0 la persistance d&rsquo;un TDSH comorbide ind\u00e9pendant.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Type d&rsquo;\u00e9valuation :<\/strong> Instrument combin\u00e9 h\u00e9t\u00e9ro-\u00e9valu\u00e9 et auto-\u00e9valu\u00e9 d&rsquo;aide au diagnostic clinique (<em>Brief Diagnostic Screener<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Mode d&rsquo;administration :<\/strong> La patiente remplit d&rsquo;abord le questionnaire de mani\u00e8re autonome (auto-\u00e9valuation) ; puis le clinicien passe en revue chacune des r\u00e9ponses avec elle au cours d&rsquo;un entretien guid\u00e9 afin de valider l&rsquo;exactitude des d\u00e9clarations et de porter le jugement diagnostique d\u00e9finitif.<\/li>\n<li><strong>Format des r\u00e9ponses :<\/strong> Format binaire dichotomique (\u00ab Oui \u00bb \/ \u00ab Non \u00bb) pour l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 des questions 1 \u00e0 4 et pour chacun des sous-items A \u00e0 G de la question 5.<\/li>\n<li><strong>Temps de passation :<\/strong> Environ 2 \u00e0 3 minutes pour l&rsquo;auto-\u00e9valuation par la patiente, et 3 \u00e0 5 minutes pour la r\u00e9vision conjointe par le praticien.<\/li>\n<li><strong>Algorithme de cotation et r\u00e8gles d\u00e9cisionnelles :<\/strong>\n<ul>\n<li><strong>\u00c9tape 1 (Crit\u00e8res obligatoires 1 \u00e0 4) :<\/strong> La patiente doit imp\u00e9rativement r\u00e9pondre <strong>\u00ab OUI \u00bb aux questions 1, 2, 3 et 4<\/strong>. Si une seule de ces questions re\u00e7oit une r\u00e9ponse \u00ab NON \u00bb, la patiente n&rsquo;est pas qualifi\u00e9e pour un diagnostic de TDSH g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 et acquis.<\/li>\n<li><strong>\u00c9tape 2 (Diagnostic direct de TDSH) :<\/strong> Si la patiente r\u00e9pond <strong>\u00ab OUI \u00bb aux questions 1 \u00e0 4<\/strong> et <strong>\u00ab NON \u00bb \u00e0 l&rsquo;ensemble des sept facteurs \u00e9num\u00e9r\u00e9s \u00e0 la question 5 (A \u00e0 G)<\/strong> apr\u00e8s revue m\u00e9dicale, les crit\u00e8res diagnostiques du TDSH g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 acquis selon le DSM-IV-TR sont pleinement satisfaits.<\/li>\n<li><strong>\u00c9tape 3 (Analyse diff\u00e9rentielle des comorbidit\u00e9s) :<\/strong> Si la patiente r\u00e9pond <strong>\u00ab OUI \u00bb aux questions 1 \u00e0 4<\/strong> et <strong>\u00ab OUI \u00bb \u00e0 un ou plusieurs facteurs de la question 5<\/strong>, le clinicien doit d\u00e9terminer si ces \u00e9l\u00e9ments repr\u00e9sentent la cause primaire de la baisse de d\u00e9sir (auquel cas un autre diagnostic primaire doit \u00eatre pos\u00e9) ou s&rsquo;il s&rsquo;agit de comorbidit\u00e9s associ\u00e9es n&rsquo;excluant pas un diagnostic concomitant de TDSH (par exemple, un trouble de l&rsquo;excitation ou de l&rsquo;orgasme comorbide n&rsquo;invalide pas le TDSH).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &#038; Fee and Test Year<\/h2>\n<p>Le <em>Decreased Sexual Desire Screener<\/em> a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 et valid\u00e9 entre 2005 et 2008, avec une premi\u00e8re publication scientifique princeps en 2009 dans <em>The Journal of Sexual Medicine<\/em>.<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de cr\u00e9ation et de validation :<\/strong> D\u00e9pos\u00e9 en 2005 (Copyright \u00a9 Boehringer Ingelheim International GmbH 2005) ; publication de r\u00e9f\u00e9rence parue en 2009.<\/li>\n<li><strong>Titulaire des droits :<\/strong> Propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle d\u00e9tenue par Boehringer Ingelheim International GmbH. Tous droits r\u00e9serv\u00e9s.<\/li>\n<li><strong>Conditions d&rsquo;utilisation clinique et de recherche :<\/strong> L&rsquo;utilisation du DSDS dans le cadre de la pratique m\u00e9dicale quotidienne non lucrative, des consultations hospitali\u00e8res ou de projets de recherche acad\u00e9miques ind\u00e9pendants est g\u00e9n\u00e9ralement autoris\u00e9e \u00e0 des fins d&rsquo;am\u00e9lioration des soins aux patientes, sous r\u00e9serve de citer scrupuleusement la publication originale. En revanche, toute reproduction, int\u00e9gration dans un logiciel propri\u00e9taire ou utilisation commerciale par des firmes pharmaceutiques ou des entreprises priv\u00e9es exige une autorisation \u00e9crite expresse pr\u00e9alable de Boehringer Ingelheim.<\/li>\n<li><strong>Correspondance scientifique :<\/strong> Pr Anita H. Clayton, University of Virginia Health System, Department of Psychiatric Medicine, Charlottesville, VA, \u00c9tats-Unis (courriel : <a href=\"mailto:ahc8v@virginia.edu\">ahc8v@virginia.edu<\/a>).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<p>American Psychiatric Association. (2000). <em>Diagnostic and statistical manual of mental disorders<\/em> (4th ed., text rev.). American Psychiatric Association. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1176\/appi.books.9780890423349\">https:\/\/doi.org\/10.1176\/appi.books.9780890423349<\/a><\/p>\n<p>Basson, R. (2000). The female sexual response: A different model. <em>Journal of Sex &amp; Marital Therapy<\/em>, 26(1), 51\u201365. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1080\/009262300278641\">https:\/\/doi.org\/10.1080\/009262300278641<\/a><\/p>\n<p>Clayton, A. H., Goldfischer, E. R., Goldstein, I., Derogatis, L., Lewis-D\u2019Agostino, D. J., &amp; Pyke, R. (2009). Validation of the Decreased Sexual Desire Screener (DSDS): A brief diagnostic instrument for generalized acquired female Hypoactive Sexual Desire Disorder (HSDD). <em>The Journal of Sexual Medicine<\/em>, 6(3), 730\u2013738. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1743-6109.2008.01154.x\">https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1743-6109.2008.01154.x<\/a><\/p>\n<p>Derogatis, L. R., Clayton, A., Lewis-D&rsquo;Agostino, D., Wunderlich, G., &amp; Fu, Y. (2008). Validation of the Female Sexual Distress Scale-Revised for assessing distress in women with hypoactive sexual desire disorder. <em>The Journal of Sexual Medicine<\/em>, 5(2), 357\u2013364. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1743-6109.2007.00672.x\">https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1743-6109.2007.00672.x<\/a><\/p>\n<p>Goldfischer, E. R., Clayton, A. H., Goldstein, I., Lewis-D\u2019Agostino, D. J., &amp; Pyke, R. (2008). Decreased Sexual Desire Screener\u00a9 (DSDS\u00a9) for diagnosis of Hypoactive Sexual Desire Disorder in women. <em>Obstetrics &amp; Gynecology<\/em>, 111(4), 109S. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1097\/01.AOG.0000319409.52988.35\">https:\/\/doi.org\/10.1097\/01.AOG.0000319409.52988.35<\/a><\/p>\n<p>Kaplan, H. S. (1979). <em>Disorders of sexual desire and other new concepts and techniques in sex therapy<\/em>. Brunner\/Mazel.<\/p>\n<p>Nappi, R. E., Dean, J., Hebert, A., &amp; Pyke, R. (2008). <em>Decreased Sexual Desire Screener (DSDS) for diagnosis of Hypoactive Sexual Desire Disorder (HSDD) in European women<\/em>. Poster presented at the Joint Congress of the European and International Societies for Sexual Medicine, Brussels, Belgium.<\/p>\n<p>Rosen, R., Brown, C., Heiman, J., Leiblum, S., Meston, C., Shabsigh, R., Ferguson, D., &amp; D&rsquo;Agostino, R., Jr. (2000). The Female Sexual Function Index (FSFI): A multidimensional self-report instrument for the assessment of female sexual function. <em>Journal of Sex &amp; Marital Therapy<\/em>, 26(2), 191\u2013208. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1080\/009262300278597\">https:\/\/doi.org\/10.1080\/009262300278597<\/a><\/p>\n<p>Shifren, J. L., Monz, B. U., Russo, P. A., Segreti, A., &amp; Johannes, C. B. (2008). Sexual problems and associated distress in women: Prevalence and correlates in a national US survey. <em>Obstetrics &amp; Gynecology<\/em>, 112(5), 970\u2013978. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1097\/AOG.0b013e3181898cdb\">https:\/\/doi.org\/10.1097\/AOG.0b013e3181898cdb<\/a><\/p>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:12px; margin:28px 0; overflow:hidden; box-shadow:0 4px 12px rgba(0,0,0,0.03);\">\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n    Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n  <\/div>\n<div class=\"wpt-scale-english-box\" style=\"direction:ltr; text-align:left; padding:20px 24px; font-family:-apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Helvetica, Arial, sans-serif; font-size:14.5px; color:#1e293b; line-height:1.7;\">\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">1<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">In the past, was your level of sexual desire or interest good and satisfying to you?<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">2<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">Has there been a decrease in your level of sexual desire or interest?<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">3<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">Are you bothered by your decreased level of sexual desire or interest?<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">4<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">Would you like your level of sexual desire or interest to increase?<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">5<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">Please check all the factors that you feel may be contributing to your current decrease in sexual desire or interest:<\/div>\n<\/div><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Decreased Sexual Desire Screener (DSDS) est un instrument standardis\u00e9 valid\u00e9 pour le d\u00e9pistage diagnostique du trouble du d\u00e9sir sexuel hypoactif (TDSH) g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 acquis chez la femme en soins primaires.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[408,30334,2],"tags":[11128,12544,30335,302,16,55],"class_list":["post-18970","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-evaluations-cliniques","category-medecine-sexuelle","category-psychometrie","tag-depistage-clinique","tag-desir-sexuel-hypoactif","tag-dsds","tag-dysfonction-sexuelle-feminine","tag-psychometrie","tag-sante-sexuelle"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/18970","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=18970"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/18970\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=18970"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=18970"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=18970"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}