{"id":18955,"date":"2026-10-18T11:02:56","date_gmt":"2026-10-18T11:02:56","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/echelle-anxiete-sexuelle-sas\/"},"modified":"2026-10-18T11:02:56","modified_gmt":"2026-10-18T11:02:56","slug":"echelle-anxiete-sexuelle-sas","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=echelle-anxiete-sexuelle-sas","title":{"rendered":"\u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sexuelle"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>\u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sexuelle<\/strong> (<em>Sexual Anxiety Scale<\/em>, SAS), d\u00e9velopp\u00e9e par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/uwaterloo.ca\/psychology\/people-profiles\/christine-purdon\">Erin E. Fallis, Christina Gordon et Christine Purdon<\/a> au sein de l&rsquo;Universit\u00e9 de Waterloo, est un instrument psychom\u00e9trique d&rsquo;auto-\u00e9valuation con\u00e7u pour mesurer les r\u00e9actions affectives d&rsquo;un individu face \u00e0 une multitude de stimuli et de contextes sexuels. Cette mesure s&rsquo;inscrit au c\u0153ur de la conceptualisation bidirectionnelle de l&rsquo;\u00e9rotophobie et de l&rsquo;\u00e9rotophilie, th\u00e9oris\u00e9e initialement comme la pr\u00e9disposition g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 r\u00e9agir aux indices sexuels par des affects n\u00e9gatifs (peur, anxi\u00e9t\u00e9, g\u00eane) ou positifs (plaisir, enthousiasme, curiosit\u00e9). Contrairement aux \u00e9chelles ant\u00e9rieures telles que le <em>Sexual Opinion Survey<\/em> (SOS), qui se focalisaient de mani\u00e8re pr\u00e9pond\u00e9rante sur l&rsquo;homosexualit\u00e9, la pornographie m\u00e9diatique et un \u00e9ventail restreint de pratiques, la SAS offre une \u00e9valuation nettement plus exhaustive englobant la sph\u00e8re publique, priv\u00e9e, relationnelle et m\u00e9dicale de la sexualit\u00e9.<\/p>\n<p>Dans sa forme standardis\u00e9e compl\u00e8te, la SAS comprend 56 items \u00e9valu\u00e9s au moyen d&rsquo;une \u00e9chelle de type Likert en 11 points variant de 0 (<em>Extr\u00eamement agr\u00e9able \/ Extremely Pleasurable<\/em>) \u00e0 100 (<em>Extr\u00eamement inconfortable \/ Extremely Discomforting<\/em>), en passant par un point neutre \u00e0 50. La structure factorielle de l&rsquo;instrument s&rsquo;articule autour de trois dimensions robustes identifi\u00e9es par analyse factorielle exploratoire (N = 889) expliquant 49,5 % de la variance totale : <strong>Expression sexuelle solitaire et impersonnelle<\/strong> (<em>Solitary and Impersonal Sexual Expression<\/em>, 23 items), <strong>Exposition \u00e0 l&rsquo;information<\/strong> (<em>Exposure to Information<\/em>, 14 items) et <strong>Communication sexuelle<\/strong> (<em>Sexual Communication<\/em>, 16 items). Les propri\u00e9t\u00e9s psychom\u00e9triques d\u00e9montrent une consistance interne exceptionnelle (alpha de Cronbach de .96 chez des \u00e9tudiants de premier cycle et de .95 dans un \u00e9chantillon communautaire ; coefficients de sous-\u00e9chelles entre .87 et .95) ainsi qu&rsquo;une excellente stabilit\u00e9 temporelle test-retest (r = .87 \u00e0 intervalle temporel contr\u00f4l\u00e9). Les indices de validit\u00e9 convergente et discriminante confirment que la SAS \u00e9value une dimension affective et attitudinale sp\u00e9cifique li\u00e9e au fonctionnement sexuel, ind\u00e9pendamment des \u00e9tats d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e, de la d\u00e9pression ou des traits de personnalit\u00e9 g\u00e9n\u00e9raux comme le n\u00e9vrosisme.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>\u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sexuelle, Sexual Anxiety Scale, SAS, \u00e9rotophobie, \u00e9rotophilie, psychom\u00e9trie, communication sexuelle, fonctionnement sexuel, attitudes sexuelles, d\u00e9tresse sexuelle, \u00e9valuation clinique, sexologie cognitive.<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sexuelle a \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9e au sein du D\u00e9partement de psychologie de l&rsquo;<strong>Universit\u00e9 de Waterloo<\/strong> (Ontario, Canada) par :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Erin E. Fallis, Ph.D.<\/strong> : Chercheuse en psychologie clinique, sp\u00e9cialis\u00e9e dans les relations de couple, la communication conjugale et le bien-\u00eatre sexuel. Correspondance : D\u00e9partement de psychologie, Universit\u00e9 de Waterloo, 200 University Avenue West, Waterloo, Ontario N2L 3G1, Canada (Courriel institutionnel d&rsquo;origine : <code>efallis@uwaterloo.ca<\/code>).<\/li>\n<li><strong>Christina Gordon, M.A.<\/strong> : Chercheuse clinicienne affili\u00e9e aux travaux sur l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9, le perfectionnisme et l&rsquo;affectivit\u00e9 sexuelle \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Waterloo.<\/li>\n<li><strong>Christine Purdon, Ph.D., C.Psych.<\/strong> : Professeure titulaire en psychologie clinique \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Waterloo, directrice de recherche renomm\u00e9e dans le domaine des troubles obsessionnels compulsifs, de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 et des pens\u00e9es intrusives relatives \u00e0 la sexualit\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental de la <em>Sexual Anxiety Scale<\/em> est d&rsquo;op\u00e9rationnaliser et de quantifier avec pr\u00e9cision la r\u00e9ponse affective individuelle d\u00e9clench\u00e9e par une panoplie diversifi\u00e9e de stimuli sexuels. Historiquement, l&rsquo;\u00e9valuation de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sexuelle et de l&rsquo;\u00e9rotophobie reposait presque exclusivement sur le <em>Sexual Opinion Survey<\/em> (SOS) d\u00e9velopp\u00e9 par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/William_A._Fisher\">Fisher, Byrne, White et Kelley (1988)<\/a>. Bien que le SOS ait apport\u00e9 une contribution inestimable \u00e0 la recherche sexologique, les cliniciens et chercheurs ont soulign\u00e9 des limites importantes quant \u00e0 son contenu : une surrepr\u00e9sentation des questions relatives \u00e0 l&rsquo;homosexualit\u00e9 masculine, une focalisation marqu\u00e9e sur la consommation de m\u00e9dias pornographiques traditionnels, et une quasi-absence d&rsquo;\u00e9valuation des interactions dyadiques intimes et des communications verbales au sein du couple.<\/p>\n<p>La SAS a donc \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e pour pallier ces lacunes m\u00e9thodologiques en couvrant \u00e0 la fois la sph\u00e8re publique et la sph\u00e8re priv\u00e9e du v\u00e9cu sexuel. Elle vise \u00e0 comprendre pourquoi et comment certains individus \u00e9prouvent des r\u00e9actions \u00e9motionnelles n\u00e9gatives intenses allant de l&rsquo;aversion au d\u00e9go\u00fbt et \u00e0 la panique en pr\u00e9sence de stimuli sexuels, tandis que d&rsquo;autres y r\u00e9agissent avec curiosit\u00e9 et gratification. L&rsquo;enjeu d\u00e9passe le simple cadre de l&rsquo;attitude morale : l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sexuelle inhibe l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 la sant\u00e9 sexuelle, perturbe le traitement cognitif des stimuli \u00e9rotiques, et constitue l&rsquo;un des m\u00e9canismes \u00e9tiologiques centraux des dysfonctions sexuelles masculines et f\u00e9minines (telles que le trouble de l&rsquo;\u00e9rection, l&rsquo;\u00e9jaculation pr\u00e9matur\u00e9e, la dyspareunie, le vaginisme et le trouble de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat et de l&rsquo;excitation sexuelle).<\/p>\n<p>Sur le plan des applications cliniques et de la recherche :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>\u00c9valuation diagnostique et formulation de cas<\/strong> : La SAS permet au clinicien de cartographier finement les d\u00e9clencheurs anxiog\u00e8nes sp\u00e9cifiques d&rsquo;un patient. Une personne peut tol\u00e9rer des activit\u00e9s sexuelles solitaires sans la moindre anxi\u00e9t\u00e9 tout en pr\u00e9sentant un blocage s\u00e9v\u00e8re lors de la verbalisation de ses d\u00e9sirs ou lors de l&rsquo;exposition \u00e0 des informations \u00e9ducatives.<\/li>\n<li><strong>Planification th\u00e9rapeutique<\/strong> : Dans les approches cognitivo-comportementales et les th\u00e9rapies sexologiques (comme le protocole de <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Masters_and_Johnson\">Masters et Johnson<\/a>), les scores d\u00e9taill\u00e9s de la SAS guident l&rsquo;\u00e9laboration de hi\u00e9rarchies d&rsquo;exposition in vivo ou gradu\u00e9e, ciblant pr\u00e9cis\u00e9ment les situations les plus inconfortables.<\/li>\n<li><strong>Mesure de l&rsquo;efficacit\u00e9 th\u00e9rapeutique<\/strong> : Utilis\u00e9e en pr\u00e9-traitement et post-traitement, l&rsquo;\u00e9chelle objective la d\u00e9sensibilisation affective et la r\u00e9duction de l&rsquo;\u00e9vitement comportemental.<\/li>\n<li><strong>Recherche fondamentale et \u00e9pid\u00e9miologique<\/strong> : La SAS permet de documenter les corr\u00e9lats psychosociaux de l&rsquo;\u00e9rotophilie, tels que l&rsquo;adoption de comportements sexuels prot\u00e9g\u00e9s, l&rsquo;utilisation de m\u00e9thodes contraceptives, la r\u00e9ceptivit\u00e9 aux campagnes de sant\u00e9 publique sur les infections transmissibles sexuellement (ITSS) et la tol\u00e9rance envers les minorit\u00e9s sexuelles.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Le construit mesur\u00e9 par la <em>Sexual Anxiety Scale<\/em> est le continuum affectif <strong>\u00e9rotophobie \u2013 \u00e9rotophilie<\/strong> appliqu\u00e9 aux situations concr\u00e8tes de la vie quotidienne. Selon la psychologie de la sexualit\u00e9, ce concept ne renvoie pas \u00e0 une simple approbation id\u00e9ologique ou morale de la sexualit\u00e9, mais \u00e0 un patron d&rsquo;apprentissage affectif conditionn\u00e9 d\u00e9terminant la valence (plaisir versus d\u00e9plaisir) et l&rsquo;intensit\u00e9 de la r\u00e9action \u00e9motionnelle face \u00e0 des indices sexuels.<\/p>\n<p>L&rsquo;analyse psychom\u00e9trique et factorielle men\u00e9e par Fallis, Gordon et Purdon a isol\u00e9 trois dimensions fondamentales qui structurent le construit :<\/p>\n<h3>Facteur 1 : Expression sexuelle solitaire et impersonnelle (<em>Solitary and Impersonal Sexual Expression<\/em>)<\/h3>\n<p>Ce premier facteur, compos\u00e9 de 23 items, repr\u00e9sente le c\u0153ur de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 li\u00e9e \u00e0 la sexualit\u00e9 non relationnelle, m\u00e9diatique ou d\u00e9sincarn\u00e9e. Il \u00e9value le niveau de malaise g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par la masturbation individuelle, l&rsquo;utilisation d&rsquo;accessoires \u00e9rotiques en solitaire, le visionnement de photographies ou de films \u00e9rotiques\/pornographiques explicites (avec p\u00e9n\u00e9tration et gros plans g\u00e9nitaux), la navigation sur des sites Internet pour adultes, ainsi que les rapports sexuels anonymes ou sans lendemain (<em>one-night stands<\/em>). Les items explorent \u00e9galement l&rsquo;angoisse sociale associ\u00e9e \u00e0 la transgression du secret (par exemple, la crainte qu&rsquo;un tiers d\u00e9couvre la consommation de mat\u00e9riel pornographique) ou le fait d&rsquo;entendre des inconnus avoir des relations sexuelles. Un score \u00e9lev\u00e9 sur cette dimension refl\u00e8te une forte inhibition, une culpabilit\u00e9 morale int\u00e9rioris\u00e9e et une r\u00e9activit\u00e9 aversive face aux manifestations brutes de l&rsquo;\u00e9rotisme.<\/p>\n<h3>Facteur 2 : Exposition \u00e0 l&rsquo;information (<em>Exposure to Information<\/em>)<\/h3>\n<p>Cette dimension regroupe 14 items et quantifie le degr\u00e9 d&rsquo;inconfort suscit\u00e9 par le contact cognitif et discursif avec des faits biologiques, m\u00e9dicaux ou \u00e9ducatifs li\u00e9s \u00e0 la sexualit\u00e9. Elle englobe des situations telles que recevoir des renseignements sur les infections transmissibles sexuellement (ITSS), s&rsquo;informer sur les contraceptifs n\u00e9cessitant une manipulation g\u00e9nitale intime (diaphragme, \u00e9ponge, mousse spermicide), discuter de menstruations, de grossesse ou de fertilit\u00e9, r\u00e9pondre \u00e0 des questionnaires sur sa propre sexualit\u00e9, ou encore \u00eatre confront\u00e9 aux pathologies des organes reproducteurs (cancer du col, du testicule, de la prostate). De surcro\u00eet, ce facteur capture l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par la visibilit\u00e9 de la nudit\u00e9 non sexuelle ou de corps vuln\u00e9rables (changer de v\u00eatements dans un vestiaire public collectif, voir des personnes \u00e2g\u00e9es ou handicap\u00e9es avoir des d\u00e9sirs sexuels, observer un d\u00e9fil\u00e9 de la Fiert\u00e9 gaie). Les sujets pr\u00e9sentant une \u00e9rotophobie \u00e9lev\u00e9e sur ce facteur \u00e9vitent activement les canaux d&rsquo;apprentissage et de pr\u00e9vention sanitaire.<\/p>\n<h3>Facteur 3 : Communication sexuelle (<em>Sexual Communication<\/em>)<\/h3>\n<p>Compos\u00e9e de 16 items, cette dimension constitue l&rsquo;apport le plus novateur de la SAS par rapport aux outils plus anciens. Elle sonde l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 affective v\u00e9cue au sein d&rsquo;une relation intime consensuelle lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;\u00e9changer verbalement ou gestuellement autour du plaisir et du consentement. Elle examine l&rsquo;aisance \u00e0 exprimer vocalement son plaisir pendant l&rsquo;acte, \u00e0 formuler ses pr\u00e9f\u00e9rences ou ses r\u00e9ticences \u00e0 son partenaire, \u00e0 guider les caresses, \u00e0 explorer les zones \u00e9rog\u00e8nes respectives, \u00e0 partager ses fantasmes intimes, ou \u00e0 accepter de modifier des positions pour atteindre l&rsquo;orgasme. L&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sur cette sous-\u00e9chelle est hautement pr\u00e9dictive de d\u00e9tresse conjugale, d&rsquo;anorgasmie et de dysfonctions sexuelles relationnelles, car elle traduit une peur paralysante du jugement de l&rsquo;autre et une vuln\u00e9rabilit\u00e9 affective intol\u00e9rable.<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>Le fondement th\u00e9orique de la SAS repose principalement sur le <strong>mod\u00e8le d&rsquo;\u00e9rotophobie-\u00e9rotophilie<\/strong> formalis\u00e9 par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Donn_Byrne_(psychologist)\">Donn Byrne<\/a> et ses collaborateurs (Fisher et al., 1988). Selon ce cadre th\u00e9orique issu de la psychologie de la personnalit\u00e9 et de la th\u00e9orie de l&rsquo;apprentissage social, les individus d\u00e9veloppent tr\u00e8s t\u00f4t, \u00e0 travers la socialisation familiale, les doctrines religieuses, les messages culturels et les exp\u00e9riences v\u00e9cues, une disposition affective bipolaire stable face aux indices sexuels. L&rsquo;\u00e9rotophobie repr\u00e9sente le p\u00f4le n\u00e9gatif, caract\u00e9ris\u00e9 par l&rsquo;\u00e9vitement, la culpabilit\u00e9 et la d\u00e9tresse \u00e9motionnelle, tandis que l&rsquo;\u00e9rotophilie repr\u00e9sente le p\u00f4le positif, marqu\u00e9 par la recherche de sensations, l&rsquo;affect positif et l&rsquo;acceptation ouverte des stimuli sexuels.<\/p>\n<p>Ce mod\u00e8le postule que les r\u00e9actions \u00e9motionnelles automatiques conditionnent directement les r\u00e9ponses cognitives et comportementales ult\u00e9rieures :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Traitement de l&rsquo;information<\/strong> : Les \u00e9rotophobes d\u00e9veloppent un biais attentionnel aversif ; ils retiennent moins d&rsquo;informations d&rsquo;ordre sexuel ou anatomique, pr\u00e9sentent des d\u00e9ficits de connaissances relatives \u00e0 la procr\u00e9ation et \u00e9prouvent des difficult\u00e9s \u00e0 conceptualiser rationnellement les risques li\u00e9s aux comportements intimes.<\/li>\n<li><strong>Comportements de pr\u00e9vention<\/strong> : Paradoxalement, l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sexuelle accrue entrave la planification contraceptive. Pour se procurer ou utiliser un pr\u00e9servatif, un individu doit reconna\u00eetre sa participation imminente \u00e0 un acte \u00e9rotique ; or, l&rsquo;\u00e9vitement cognitif chez l&rsquo;\u00e9rotophobe emp\u00eache cette anticipation pragmatique, augmentant l&rsquo;exposition aux grossesses impr\u00e9vues et aux ITSS.<\/li>\n<li><strong>Dynamique relationnelle et \u00e9change social<\/strong> : En s&rsquo;appuyant sur le mod\u00e8le d&rsquo;\u00e9change interpersonnel de la satisfaction sexuelle (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Social_exchange_theory\">Lawrance &#038; Byers, 1995<\/a>), la SAS montre que la capacit\u00e9 d&rsquo;un partenaire \u00e0 n\u00e9gocier des gratifications sexuelles mutuelles et \u00e0 clarifier les co\u00fbts \u00e9motionnels d\u00e9pend directement de son niveau de confort affectif (faible \u00e9rotophobie communicationnelle).<\/li>\n<li><strong>Cognitivisme et pens\u00e9es intrusives<\/strong> : Sous l&rsquo;influence des travaux de Christine Purdon sur les obsessions et les ruminations, la SAS int\u00e8gre \u00e9galement le cadre cognitivo-comportemental de l&rsquo;interpr\u00e9tation des pens\u00e9es. Chez certains individus, la simple irruption d&rsquo;une pens\u00e9e \u00e9rotique spontan\u00e9e (sans lien avec le partenaire actuel) d\u00e9clenche une interpr\u00e9tation catastrophique et un sentiment d&rsquo;inconfort imm\u00e9diat, assimil\u00e9 \u00e0 une faute morale ou \u00e0 une perte de contr\u00f4le.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>La validit\u00e9 psychom\u00e9trique de la SAS a \u00e9t\u00e9 rigoureusement document\u00e9e par les auteurs \u00e0 travers des \u00e9tudes comparatives men\u00e9es sur un \u00e9chantillon \u00e9tudiant (n = 376) et un \u00e9chantillon communautaire d&rsquo;adultes (n = 188), compl\u00e9tant un \u00e9chantillon initial d&rsquo;analyse de 701 participants (N total combin\u00e9 pour les analyses factorielles = 889).<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de construit et convergente<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 convergente de la SAS a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie en examinant ses corr\u00e9lations avec le standard de r\u00e9f\u00e9rence historique, le <em>Sexual Opinion Survey<\/em> (SOS ; Fisher et al., 1988). Dans l&rsquo;\u00e9chantillon communautaire, les scores \u00e0 la SAS pr\u00e9sentaient une forte corr\u00e9lation positive avec le SOS (un score \u00e9lev\u00e9 \u00e0 la SAS et un score faible au SOS traduisant l&rsquo;\u00e9rotophobie). De plus, des scores plus faibles \u00e0 la SAS (indiquant une plus grande \u00e9rotophilie et un moindre inconfort) \u00e9taient significativement associ\u00e9s \u00e0 :<\/p>\n<ul>\n<li>Une plus grande satisfaction sexuelle globale, mesur\u00e9e par la <em>Global Measure of Sexual Satisfaction<\/em> (GMSS ; Lawrance &#038; Byers, 1995) ;<\/li>\n<li>Un meilleur fonctionnement sexuel g\u00e9n\u00e9ral, \u00e9valu\u00e9 par le <em>Sexual Functioning Questionnaire<\/em> (SFQ ; Lawrance &#038; Byers, 1992) dans la cohorte communautaire et par le <em>Golombok-Rust Inventory of Sexual Satisfaction<\/em> (GRISS ; Rust &#038; Golombok, 1998) dans la cohorte \u00e9tudiante ;<\/li>\n<li>Une baisse des attitudes n\u00e9gatives envers les personnes homosexuelles, \u00e9valu\u00e9e par la <em>Heterosexual Attitudes Toward Homosexuality Scale<\/em> (Larsen, 1998) dans l&rsquo;\u00e9chantillon communautaire (dans l&rsquo;\u00e9chantillon \u00e9tudiant, un effet plancher a limit\u00e9 la variance sur cette variable) ;<\/li>\n<li>Des attitudes plus positives face \u00e0 l&rsquo;\u00e9ducation sexuelle des enfants des deux sexes ;<\/li>\n<li>Un niveau significativement sup\u00e9rieur de connaissances objectives sur la sexualit\u00e9 (anatomie, reproduction, contraception, ITSS) et une fr\u00e9quence accrue de recours effectif \u00e0 la contraception et aux protections contre les infections transmissibles.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Des analyses de r\u00e9gression multiple ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que la SAS, et plus particuli\u00e8rement son facteur <em>Sexual Communication<\/em>, pr\u00e9disait le fonctionnement sexuel avec une pr\u00e9cision statistique sup\u00e9rieure \u00e0 celle du SOS historique, d\u00e9montrant la plus-value incr\u00e9mentielle de la mesure.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 discriminante<\/h3>\n<p>Pour d\u00e9montrer que la SAS n&rsquo;est pas un simple artefact mesurant la d\u00e9tresse psychologique g\u00e9n\u00e9rale ou une tendance g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 n\u00e9vrotique, les auteurs ont administr\u00e9 la <em>Depression Anxiety Stress Scale<\/em> (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Depression_Anxiety_Stress_Scales\">DASS ; Lovibond &#038; Lovibond, 1995<\/a>) ainsi que l&rsquo;<em>International Personality Item Pool<\/em> (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/International_Personality_Item_Pool\">IPIP ; Goldberg, 1999<\/a>). Les r\u00e9sultats indiquent que les scores totaux de la SAS ne sont que tr\u00e8s faiblement corr\u00e9l\u00e9s \u00e0 l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale de la DASS et ne corr\u00e8lent pas avec le n\u00e9vrosisme ou les autres traits fondamentaux du Big Five. L&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sexuelle mesur\u00e9e par la SAS constitue donc une entit\u00e9 clinique et attitudinale ind\u00e9pendante de la vuln\u00e9rabilit\u00e9 \u00e9motionnelle non sp\u00e9cifique.<\/p>\n<h3>Diff\u00e9rences de groupes<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 criterion\/groupe a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 des constats conformes \u00e0 la litt\u00e9rature sexologique :<\/p>\n<ul>\n<li>Dans les deux \u00e9chantillons, les hommes ont rapport\u00e9 des scores SAS significativement plus faibles (plus \u00e9rotophiles) que les femmes : <em>t<\/em>(370) = -5,16, <em>p<\/em> &lt; .01 (\u00e9tudiants) et <em>t<\/em>(185) = -3,19, <em>p<\/em> &lt; .01 (communaut\u00e9).<\/li>\n<li>Les participants sans pratique religieuse active pr\u00e9sentaient des scores de g\u00eane sexuelle significativement inf\u00e9rieurs \u00e0 ceux pratiquant activement une religion : <em>t<\/em>(164) = 2,23, <em>p<\/em> &lt; .05.<\/li>\n<li>En revanche, les scores \u00e0 la SAS ne pr\u00e9sentaient aucune diff\u00e9rence significative en fonction de l&rsquo;orientation sexuelle des r\u00e9pondants.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sexuelle d\u00e9montre des indices de consistance interne et de stabilit\u00e9 m\u00e9trologique remarquables au sein de populations diversifi\u00e9es :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Consistance interne (Alpha de Cronbach)<\/strong> : Le coefficient alpha global pour l&rsquo;ensemble de l&rsquo;\u00e9chelle de 56 items atteint <strong>.96<\/strong> dans la population \u00e9tudiante (n = 376) et <strong>.95<\/strong> dans l&rsquo;\u00e9chantillon communautaire (n = 188). Ces valeurs t\u00e9moignent d&rsquo;une homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 exemplaire sans redondance s\u00e9mantique excessive.<\/li>\n<li><strong>Homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des sous-\u00e9chelles<\/strong> : Les trois facteurs conservent une consistance interne robuste de mani\u00e8re ind\u00e9pendante, avec des coefficients alpha s&rsquo;\u00e9chelonnant de <strong>.87 \u00e0 .95<\/strong> selon les sous-\u00e9chelles et les groupes \u00e9tudi\u00e9s.<\/li>\n<li><strong>Fid\u00e9lit\u00e9 test-retest (Stabilit\u00e9 temporelle)<\/strong> : \u00c9valu\u00e9e aupr\u00e8s d&rsquo;un sous-groupe d&rsquo;\u00e9tudiants (n = 42) r\u00e9\u00e9valu\u00e9s \u00e0 plusieurs semaines d&rsquo;intervalle, la stabilit\u00e9 temporelle globale s&rsquo;av\u00e8re excellente avec un coefficient de corr\u00e9lation de Pearson de <strong>r = .87<\/strong> (<em>p<\/em> &lt; .01), confirmant que l&rsquo;\u00e9rotophobie mesur\u00e9e par l&rsquo;instrument constitue bien un trait affectif stable et non un simple \u00e9tat d&rsquo;humeur transitoire.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les donn\u00e9es normatives de dispersion (moyennes et \u00e9carts-types) obtenues lors des \u00e9tudes de validation sont r\u00e9sum\u00e9es ci-dessous :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>\u00c9chantillon \u00c9tudiant Global<\/strong> : Score Total SAS = 2563,3 (\u00c9-T = 842,4) ; Hommes = 2339,4 (\u00c9-T = 765,9) ; Femmes = 2775,3 (\u00c9-T = 858,4).\n<ul>\n<li>Facteur 1 (Solitaire\/Impersonnel) : Global = 1119,4 (\u00c9-T = 457,8) ; Hommes = 909,6 (336,4) ; Femmes = 1318,2 (447,6).<\/li>\n<li>Facteur 2 (Information) : Global = 776,9 (\u00c9-T = 201,1) ; Hommes = 793,3 (204,2) ; Femmes = 761,4 (197,5).<\/li>\n<li>Facteur 3 (Communication) : Global = 497,9 (\u00c9-T = 309,5) ; Hommes = 476,2 (274,5) ; Femmes = 518,4 (338,9).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>\u00c9chantillon Communautaire Global<\/strong> : Score Total SAS = 1946,5 (\u00c9-T = 674,0) ; Hommes = 1736,2 (\u00c9-T = 565,9) ; Femmes = 2058,3 (\u00c9-T = 704,6).\n<ul>\n<li>Facteur 1 (Solitaire\/Impersonnel) : Global = 815,6 (\u00c9-T = 406,9) ; Hommes = 596,1 (291,4) ; Femmes = 937,2 (412,6).<\/li>\n<li>Facteur 2 (Information) : Global = 679,1 (\u00c9-T = 170,8) ; Hommes = 731,7 (152,3) ; Femmes = 676,4 (177,1).<\/li>\n<li>Facteur 3 (Communication) : Global = 295,1 (\u00c9-T = 193,3) ; Hommes = 278,5 (161,2) ; Femmes = 301,8 (208,1).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>Le d\u00e9veloppement initial de l&rsquo;instrument a d\u00e9but\u00e9 par la formulation d&rsquo;un grand nombre d&rsquo;items couvrant l&rsquo;ensemble du spectre de l&rsquo;\u00e9rotisme par les membres de l&rsquo;\u00e9quipe de recherche de Christine Purdon \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Waterloo, revus et affin\u00e9s par deux experts ind\u00e9pendants en sexologie clinique. Cette d\u00e9marche a abouti \u00e0 la version exp\u00e9rimentale \u00e0 56 items.<\/p>\n<p>Une <strong>analyse factorielle exploratoire<\/strong> (AFE) a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e sur l&rsquo;ensemble combin\u00e9 des r\u00e9ponses des participants \u00e9tudiants et communautaires (N = 889). Les crit\u00e8res de factorisabilit\u00e9 de la matrice de donn\u00e9es \u00e9taient largement satisfaits. L&rsquo;extraction factorielle a mis en \u00e9vidence une solution \u00e0 trois facteurs distincts rendant compte de <strong>49,5 %<\/strong> de la variance totale des scores :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Facteur 1 (Expression sexuelle solitaire et impersonnelle)<\/strong> : Explique \u00e0 lui seul la majorit\u00e9 de la variance, soit <strong>35,8 %<\/strong>. Il int\u00e8gre 23 items avec de fortes saturations (&gt; .45) portant sur le visionnement de sc\u00e8nes pornographiques, la masturbation, l&rsquo;usage de sextoys en solitaire et les interactions sexuelles fortuites.<\/li>\n<li><strong>Facteur 2 (Exposition \u00e0 l&rsquo;information)<\/strong> : Explique <strong>8,1 %<\/strong> de la variance totale. Il comprend 14 items saturant principalement sur les situations de r\u00e9ception ou d&rsquo;\u00e9mission de donn\u00e9es sanitaires, anatomiques ou m\u00e9dicales entourant la sexualit\u00e9.<\/li>\n<li><strong>Facteur 3 (Communication sexuelle)<\/strong> : Explique <strong>5,6 %<\/strong> de la variance. Il rassemble 16 items ax\u00e9s sur la n\u00e9gociation, le partage verbal des fantasmes, l&rsquo;exploration intime conjointe et la d\u00e9monstration dyadique du d\u00e9sir.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Au cours des protocoles initiaux, les chercheurs avaient \u00e9galement demand\u00e9 aux sujets d&rsquo;\u00e9valuer dans quelle mesure ils approchaient ou \u00e9vitaient concr\u00e8tement chacun des stimuli afin de v\u00e9rifier l&rsquo;\u00e9cart entre attitudes affectives et comportements. Cependant, les analyses de corr\u00e9lation ont mis en lumi\u00e8re une redondance statistique quasi-parfaite entre l&rsquo;inconfort rapport\u00e9 et l&rsquo;\u00e9vitement comportemental (corr\u00e9lations <em>r<\/em> &gt; .92 dans tous les sous-groupes). En vertu du principe de parcimonie psychom\u00e9trique, cette seconde modalit\u00e9 de r\u00e9ponse a \u00e9t\u00e9 \u00e9cart\u00e9e, la cotation unique du malaise suffisant \u00e0 appr\u00e9hender la dimension comportementale associ\u00e9e.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Nom complet de l&rsquo;instrument<\/strong> : \u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sexuelle (<em>Sexual Anxiety Scale<\/em>, SAS)<\/li>\n<li><strong>Auteurs<\/strong> : Erin E. Fallis, Christina Gordon et Christine Purdon (Universit\u00e9 de Waterloo)<\/li>\n<li><strong>Format d&rsquo;administration<\/strong> : Questionnaire d&rsquo;auto-\u00e9valuation individuel papier-crayon ou informatis\u00e9<\/li>\n<li><strong>Dur\u00e9e moyenne de passation<\/strong> : Entre 5 et 15 minutes<\/li>\n<li><strong>Nombre total d&rsquo;items<\/strong> : 56 items<\/li>\n<li><strong>\u00c9chelle de r\u00e9ponse<\/strong> : \u00c9chelle de type Likert en 11 points (allant de 0 \u00e0 100 par pas de 10) :\n<ul>\n<li><strong>0<\/strong> = <em>Extr\u00eamement agr\u00e9able<\/em> (Extremely Pleasurable)<\/li>\n<li><strong>10, 20, 30, 40<\/strong> = Paliers de plaisir d\u00e9croissant \/ faible inconfort<\/li>\n<li><strong>50<\/strong> = <em>Neutre<\/em> (Neutral)<\/li>\n<li><strong>60, 70, 80, 90<\/strong> = Paliers d&rsquo;inconfort croissant<\/li>\n<li><strong>100<\/strong> = <em>Extr\u00eamement inconfortable<\/em> (Extremely Discomforting)<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Modalit\u00e9s de cotation<\/strong> :\n<ul>\n<li><strong>Score total SAS<\/strong> : Somme directe des valeurs attribu\u00e9es \u00e0 l&rsquo;ensemble des 56 items (\u00e9tendue th\u00e9orique de 0 \u00e0 5600). Un score plus \u00e9lev\u00e9 indique une \u00e9rotophobie \/ anxi\u00e9t\u00e9 sexuelle plus marqu\u00e9e, tandis qu&rsquo;un score faible d\u00e9note une forte \u00e9rotophilie.<\/li>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelle 1 (Expression sexuelle solitaire et impersonnelle)<\/strong> : Somme des 23 items index\u00e9s par la lettre \u00ab a \u00bb (items 2, 3, 5, 6, 7, 9, 11, 12, 13, 21, 24, 30, 31, 32, 33, 35, 36, 37, 42, 45, 47, 49, 53).<\/li>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelle 2 (Exposition \u00e0 l&rsquo;information)<\/strong> : Somme des 14 items index\u00e9s par la lettre \u00ab b \u00bb (items 14, 18, 27, 28, 29, 38, 40, 41, 44, 51, 52, 54, 55, 56).<\/li>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelle 3 (Communication sexuelle)<\/strong> : Somme des 16 items index\u00e9s par la lettre \u00ab c \u00bb (items 1, 8, 10, 16, 17, 19, 20, 22, 23, 25, 26, 34, 39, 46, 48, 50).<\/li>\n<li><em>Note<\/em> : Les items 4, 15 et 43 figurent dans l&rsquo;inventaire g\u00e9n\u00e9ral de 56 items mais ne saturent pas de mani\u00e8re exclusive dans la structure factorielle orthogonale finale \u00e0 trois facteurs.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &#038; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de d\u00e9veloppement et pr\u00e9sentation initiale<\/strong> : 2005 (pr\u00e9sent\u00e9e sous forme de communication scientifique au congr\u00e8s de l&rsquo;<em>Association for the Advancement of Behavior and Cognitive Therapies<\/em> \u00e0 Washington, DC, puis publi\u00e9e dans le r\u00e9pertoire sp\u00e9cialis\u00e9 des instruments de mesure de la sexualit\u00e9).<\/li>\n<li><strong>Droits d&rsquo;auteur et permissions<\/strong> : L&rsquo;\u00e9chelle est la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle de ses concepteurs (Erin E. Fallis, Christina Gordon et Christine Purdon, Universit\u00e9 de Waterloo).<\/li>\n<li><strong>Conditions d&rsquo;utilisation<\/strong> : La SAS est mise \u00e0 disposition \u00e0 des fins de <strong>recherche scientifique acad\u00e9mique et d&rsquo;\u00e9valuation clinique non commerciale<\/strong> sans frais d&rsquo;acquisition de licence logicielle. Les praticiens et chercheurs sont invit\u00e9s \u00e0 citer formellement les publications des auteurs lorsqu&rsquo;ils exploitent l&rsquo;instrument ou ses donn\u00e9es d\u00e9riv\u00e9es.<\/li>\n<li><strong>Contact institutionnel<\/strong> : Les demandes de r\u00e9utilisation ou d&rsquo;adaptation dans d&rsquo;autres langues peuvent \u00eatre adress\u00e9es au D\u00e9partement de psychologie de l&rsquo;Universit\u00e9 de Waterloo (Ontario, Canada).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<ul>\n<li>Fisher, W. A., Byrne, D., White, L. A., &amp; Kelley, K. (1988). Erotophobia-erotophilia as a dimension of personality. <em>The Journal of Sex Research<\/em>, 25(1), 123\u2013151. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1080\/00224498809551448\">https:\/\/doi.org\/10.1080\/00224498809551448<\/a><\/li>\n<li>Goldberg, L. R. (1999). A broad-bandwidth, public domain, personality inventory measuring the lower-level facets of several five-factor models. In I. Mervielde, I. Deary, F. De Fruyt, &amp; F. Ostendorf (Eds.), <em>Personality psychology in Europe<\/em> (Vol. 7, pp. 7\u201328). Tilburg University Press.<\/li>\n<li>Larsen, K. S. (1998). Heterosexual attitudes toward homosexuality scale. In C. M. Davis, W. L. Yarber, R. Bauserman, G. Schreer, &amp; S. L. Davis (Eds.), <em>Handbook of sexuality-related measures<\/em> (pp. 394\u2013395). Sage Publications.<\/li>\n<li>Lawrance, K., &amp; Byers, E. S. (1992). <em>Sexual satisfaction: A social exchange perspective<\/em>. Paper presented at the Annual Meeting of the Canadian Psychological Association, Quebec, Canada.<\/li>\n<li>Lawrance, K., &amp; Byers, E. S. (1995). Sexual satisfaction in long-term heterosexual relationships: The Interpersonal Exchange Model of Sexual Satisfaction. <em>Personal Relationships<\/em>, 2(4), 267\u2013285. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1475-6811.1995.tb00092.x\">https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1475-6811.1995.tb00092.x<\/a><\/li>\n<li>Lovibond, P. F., &amp; Lovibond, S. H. (1995). The structure of negative emotional states: Comparison of the Depression Anxiety Stress Scales (DASS) with the Beck Depression and Anxiety Inventories. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 33(3), 335\u2013343. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0005-7967(94)00075-U\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/0005-7967(94)00075-U<\/a><\/li>\n<li>Purdon, C., &amp; Gordon, C. (2005, November). <em>Development of the Sexual Anxiety Scale<\/em>. Poster presented at the Association for the Advancement of Behavior and Cognitive Therapies (AABCT) Annual Meeting, Washington, DC.<\/li>\n<li>Rust, J., &amp; Golombok, S. (1998). The GRISS: A psychometric scale and profile of sexual dysfunction. In C. M. Davis, W. L. Yarber, R. Bauserman, G. Schreer, &amp; S. L. Davis (Eds.), <em>Handbook of sexuality-related measures<\/em> (pp. 192\u2013194). Sage Publications.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p><strong>Instructions:<\/strong> For each item presented below, you are asked to rate how much discomfort you would experience using the following scale: How much discomfort would you feel in each situation? (Place this rating under column \u201cD\u201d)<\/p>\n<p style=\"margin-left: 20px; font-weight: bold;\">\n    0 &nbsp;&nbsp; 10 &nbsp;&nbsp; 20 &nbsp;&nbsp; 30 &nbsp;&nbsp; 40 &nbsp;&nbsp; 50 &nbsp;&nbsp; 60 &nbsp;&nbsp; 70 &nbsp;&nbsp; 80 &nbsp;&nbsp; 90 &nbsp;&nbsp; 100<br \/>\n    Extremely Pleasurable &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Neutral &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Extremely Discomforting\n  <\/p>\n<p style=\"font-size: 13px; color: #64748b; margin-bottom: 20px;\">\n    <em>Subscale Key:<\/em><br \/>\n    a = Solitary and Impersonal Sexual Expression (Factor 1)<br \/>\n    b = Exposure to Information (Factor 2)<br \/>\n    c = Sexual Communication (Factor 3)\n  <\/p>\n<ol style=\"padding-left: 24px; line-height: 1.8;\">\n<li>Wearing clothes that show off my sexually attractive features <sup>c<\/sup><\/li>\n<li>Seeing two people kissing or fondling each other <sup>a<\/sup><\/li>\n<li>Watching a movie scene from a major box office movie in which people were naked <sup>a<\/sup><\/li>\n<li>Talking with my friends about my sex life<\/li>\n<li>Masturbating <sup>a<\/sup><\/li>\n<li>Looking at hardcore or pornographic photos in a magazine (explicit scenes of the genitals and penetration) <sup>a<\/sup><\/li>\n<li>Using sex toys, such as a vibrator, during sex with my partner <sup>a<\/sup><\/li>\n<li>Exploring the erogenous, or sexually exciting, parts of my partner\u2019s body <sup>c<\/sup><\/li>\n<li>Hearing about someone engaging in a consensual sexual act that I personally would never want to engage in <sup>a<\/sup><\/li>\n<li>Discussing my sexual fantasies with my partner <sup>c<\/sup><\/li>\n<li>Having arousing sexual thoughts that are unrelated to my current sexual partner <sup>a<\/sup><\/li>\n<li>Hearing about a woman who enjoyed sex and was sexually adventurous <sup>a<\/sup><\/li>\n<li>Watching a \u201chardcore\u201d or \u201cpornographic\u201d film <sup>a<\/sup><\/li>\n<li>Being exposed to information about sexually transmitted infections <sup>b<\/sup><\/li>\n<li>Kissing or fondling my partner in a public place<\/li>\n<li>Vocalizing my pleasure during sex with my partner <sup>c<\/sup><\/li>\n<li>Watching a movie scene from a major box office movie in which people were kissing or fondling each other <sup>c<\/sup><\/li>\n<li>Hearing about someone who has a biological sexual abnormality, such as undescended testicles, or a fertility problem <sup>b<\/sup><\/li>\n<li>Reading books with sexually explicit passages <sup>c<\/sup><\/li>\n<li>Agreeing to try sexual activities or positions that I find unusual but my partner suggests <sup>c<\/sup><\/li>\n<li>Using sex toys, such as a vibrator, when I am alone <sup>a<\/sup><\/li>\n<li>Engaging in foreplay with my partner <sup>c<\/sup><\/li>\n<li>Finding myself becoming sexually aroused in response to something I never would have expected myself to be aroused by <sup>c<\/sup><\/li>\n<li>Visiting Internet sites that feature erotic or softcore photos or video clips <sup>a<\/sup><\/li>\n<li>Having arousing sexual thoughts that are related to my current sexual partner <sup>c<\/sup><\/li>\n<li>Talking with my partner about his\/her sexual fantasies <sup>c<\/sup><\/li>\n<li>Talking with my friends about general matters of a sexual nature, such as menstruation, pregnancy, childbirth <sup>b<\/sup><\/li>\n<li>Changing my clothes in a public change room that does not have privacy cubicles <sup>b<\/sup><\/li>\n<li>Being exposed to information about contraceptive devices that require intimate genital contact (e.g., diaphragm, sponge, foam) <sup>b<\/sup><\/li>\n<li>Overhearing other people (not parents) having sex <sup>a<\/sup><\/li>\n<li>Watching a scene from a major box office movie in which people were engaging in sex <sup>a<\/sup><\/li>\n<li>Exploring erogenous, or sexually exciting, parts of my body when I am alone <sup>a<\/sup><\/li>\n<li>Someone knowing that I look at\/watch erotic photos\/films <sup>a<\/sup><\/li>\n<li>Suggesting new sexual activities or positions to my partner <sup>c<\/sup><\/li>\n<li>Visiting Internet sites that features hardcore or pornographic photos or video clips <sup>a<\/sup><\/li>\n<li>Engaging in a casual sexual encounter (e.g., a one-night stand) <sup>a<\/sup><\/li>\n<li>Being invited by an acquaintance\/friend\/partner to engage in an unusual sexual act <sup>a<\/sup><\/li>\n<li>Hearing about sexual issues or matters from the newspaper or TV <sup>b<\/sup><\/li>\n<li>Fantasizing about arousing sexual acts during sex with my partner in order to enhance my sexual excitement <sup>c<\/sup><\/li>\n<li>Disclosing to my friends that I have a sexual problem <sup>b<\/sup><\/li>\n<li>Answering questions about sexual matters such as conception <sup>b<\/sup><\/li>\n<li>Someone overhearing me and my partner having sex <sup>a<\/sup><\/li>\n<li>Being around others who are changing their clothes<\/li>\n<li>Being exposed to information about diseases of the sex organs, such as cervical cancer, testicular cancer, prostate cancer, breast cancer <sup>b<\/sup><\/li>\n<li>Watching an \u201cerotic\u201d or \u201csoftporn\u201d film (no explicit scenes of the genitals or penetration) <sup>a<\/sup><\/li>\n<li>Allowing my partner to explore my erogenous, or sexually exciting, parts of my body <sup>c<\/sup><\/li>\n<li>Someone knowing that I look at\/watch pornographic photos\/films <sup>a<\/sup><\/li>\n<li>Changing activities or positions during sex with a partner to help ensure that I have an orgasm <sup>c<\/sup><\/li>\n<li>Looking at erotic or softcore photos in a magazine <sup>a<\/sup><\/li>\n<li>Telling my partner what pleases me and does not please me sexually <sup>c<\/sup><\/li>\n<li>Hearing about people I don\u2019t consider to be sexual engaging in sex, such as the elderly, my parents, disabled people <sup>b<\/sup><\/li>\n<li>Having a conversation with my friends about their sex lives <sup>b<\/sup><\/li>\n<li>Fantasizing about arousing sexual thoughts during masturbation in order to enhance my sexual excitement <sup>a<\/sup><\/li>\n<li>Watching coverage of the Gay Pride Day parade <sup>b<\/sup><\/li>\n<li>Being exposed to information about contraceptives and contraceptive use <sup>b<\/sup><\/li>\n<li>Completing questionnaires about my sexuality <sup>b<\/sup><\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sexuelle (Sexual Anxiety Scale &#8211; SAS), con\u00e7ue par Fallis, Gordon et Purdon, \u00e9value l&rsquo;\u00e9rotophobie et l&rsquo;\u00e9rotophilie \u00e0 travers 56 items et 3 dimensions factorielles 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