{"id":18907,"date":"2026-10-18T08:07:26","date_gmt":"2026-10-18T08:07:26","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/echelle-condensee-evaluation-symptomes-memorial-cmsas\/"},"modified":"2026-10-18T08:07:26","modified_gmt":"2026-10-18T08:07:26","slug":"echelle-condensee-evaluation-symptomes-memorial-cmsas","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=echelle-condensee-evaluation-symptomes-memorial-cmsas","title":{"rendered":"\u00c9chelle condens\u00e9e d&rsquo;\u00e9valuation des sympt\u00f4mes du Memorial (CMSAS)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>\u00c9chelle condens\u00e9e d&rsquo;\u00e9valuation des sympt\u00f4mes du Memorial<\/strong> (<em>Condensed Memorial Symptom Assessment Scale<\/em>, ou <strong>CMSAS<\/strong>) constitue une d\u00e9clinaison ultra-br\u00e8ve de r\u00e9f\u00e9rence de la c\u00e9l\u00e8bre <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Memorial_Symptom_Assessment_Scale\">Memorial Symptom Assessment Scale<\/a> (MSAS), initialement d\u00e9velopp\u00e9e par Portenoy et ses collaborateurs en 1994, puis condens\u00e9e une premi\u00e8re fois sous la forme du MSAS-SF (<em>Short Form<\/em>). Con\u00e7ue sp\u00e9cifiquement par Vincent T. Chang, Shirley S. Hwang, B. Kasimis et H. T. Thaler (2004), la CMSAS a \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9e afin de r\u00e9pondre aux contraintes cliniques aigu\u00ebs de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Oncologie\">oncologie<\/a> et des <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Soins_palliatifs\">soins palliatifs<\/a>, contextes dans lesquels l&rsquo;\u00e9puisement physique, l&rsquo;asth\u00e9nie s\u00e9v\u00e8re et l&rsquo;alt\u00e9ration cognitive des patients rendent l&rsquo;administration de questionnaires multidimensionnels exhaustifs particuli\u00e8rement difficile, voire iatrog\u00e8ne en raison de la charge cognitive impos\u00e9e.<\/p>\n<p>Compos\u00e9e de <strong>14 items<\/strong> soigneusement s\u00e9lectionn\u00e9s parmi les 32 sympt\u00f4mes cardinaux du catalogue initial, la CMSAS \u00e9value de mani\u00e8re cibl\u00e9e la pr\u00e9valence, la d\u00e9tresse et la fr\u00e9quence des manifestations symptomatiques les plus invalidantes v\u00e9cues au cours des sept derniers jours. L&rsquo;architecture de l&rsquo;instrument repose sur une approche bidimensionnelle ing\u00e9nieuse optimis\u00e9e pour r\u00e9duire le fardeau du r\u00e9pondant : les sympt\u00f4mes physiques sont quantifi\u00e9s \u00e0 travers l&rsquo;intensit\u00e9 de la d\u00e9tresse psychologique et fonctionnelle qu&rsquo;ils engendrent (\u00e9chelle de Likert \u00e0 5 points \u00e9chelonn\u00e9e de 0,8 \u00e0 4,0 apr\u00e8s confirmation de la pr\u00e9sence du sympt\u00f4me), tandis que les sympt\u00f4mes psychologiques cardinaux (tristesse, inqui\u00e9tude, nervosit\u00e9) sont \u00e9valu\u00e9s \u00e0 travers leur fr\u00e9quence temporelle d&rsquo;apparition (cot\u00e9e de 1 \u00e0 4). L&rsquo;\u00e9chelle g\u00e9n\u00e8re deux sous-scores principaux : l&rsquo;indice physique (<em>CMSAS-PHYS<\/em>, moyenne des sympt\u00f4mes somatiques majeurs) et l&rsquo;indice psychologique (<em>CMSAS-PSYCH<\/em>, moyenne des 3 sympt\u00f4mes affectifs), tout en conservant une concordance m\u00e9trologique \u00e9troite avec l&rsquo;indice de d\u00e9tresse globale (<em>MSAS Global Distress Index<\/em> &#8211; GDI) et le score total de la version originale.<\/p>\n<p>Sur le plan psychom\u00e9trique, la CMSAS pr\u00e9sente des coefficients de coh\u00e9rence interne robustes (coefficients <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Alpha_de_Cronbach\">alpha de Cronbach<\/a> g\u00e9n\u00e9ralement compris entre 0,78 et 0,86 selon les sous-\u00e9chelles et les cohortes de validation), une excellente validit\u00e9 de construit d\u00e9montr\u00e9e par des corr\u00e9lations hautement significatives avec l&rsquo;indice de performance de Karnofsky (KPS), les \u00e9chelles de qualit\u00e9 de vie de l&rsquo;EORTC (QLQ-C30) et la <em>Functional Assessment of Cancer Therapy<\/em> (FACT), ainsi qu&rsquo;une sensibilit\u00e9 av\u00e9r\u00e9e aux changements de l&rsquo;\u00e9tat clinique au fil de l&rsquo;\u00e9volution de la maladie maligne.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>CMSAS, Memorial Symptom Assessment Scale, oncologie, soins palliatifs, fardeau symptomatique, psychom\u00e9trie, d\u00e9tresse symptomatique, \u00e9valuation de la qualit\u00e9 de vie, mod\u00e8le biopsychosocial, asth\u00e9nie tumorale, anxi\u00e9t\u00e9, d\u00e9pression, validit\u00e9 de construit, charge d&rsquo;\u00e9valuation.<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle CMSAS a \u00e9t\u00e9 formalis\u00e9e, calibr\u00e9e et valid\u00e9e par une \u00e9quipe multidisciplinaire de cliniciens-chercheurs et de biostatisticiens de premier plan \u0153uvrant dans le champ de l&rsquo;oncologie m\u00e9dicale, de la m\u00e9decine palliative et de la m\u00e9thodologie quantitative :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Vincent T. Chang, M.D.<\/strong> : M\u00e9decin oncologue et h\u00e9matologue, investigateur principal au VA New Jersey Health Care System (East Orange, NJ, \u00c9tats-Unis) et professeur agr\u00e9g\u00e9 au d\u00e9partement de m\u00e9decine de la Rutgers New Jersey Medical School. Pionnier des instruments abr\u00e9g\u00e9s de mesure du fardeau symptomatique chez les patients g\u00e9riatriques et oncologiques.<\/li>\n<li><strong>Shirley S. Hwang, M.S., R.N., AOCN<\/strong> : Sp\u00e9cialiste clinique en soins infirmiers oncologiques, Section d&rsquo;h\u00e9matologie\/oncologie du VA New Jersey Health Care System, sp\u00e9cialis\u00e9e dans la prise en charge de la douleur chronique et le soutien des patients sous chimioth\u00e9rapie palliative.<\/li>\n<li><strong>B. Kasimis, M.D., FACP<\/strong> : Chef du service d&rsquo;h\u00e9matologie\/oncologie au VA New Jersey Health Care System et professeur de m\u00e9decine \u00e0 la Rutgers New Jersey Medical School, Newark, NJ, \u00c9tats-Unis.<\/li>\n<li><strong>Helen T. Thaler, Ph.D.<\/strong> : Biostatisticienne \u00e9m\u00e9rite au Memorial Sloan Kettering Cancer Center (MSKCC), Department of Epidemiology and Biostatistics, New York, NY, \u00c9tats-Unis. Experte internationale de la m\u00e9thodologie psychom\u00e9trique appliqu\u00e9e aux \u00e9chelles d&rsquo;\u00e9valuation des sympt\u00f4mes canc\u00e9reux.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<h3>Justification clinique et r\u00e9duction du fardeau du patient<\/h3>\n<p>Le suivi rigoureux de l&rsquo;\u00e9tat fonctionnel et de la charge symptomatique des patients atteints de pathologies canc\u00e9reuses avanc\u00e9es ou de d\u00e9faillances visc\u00e9rales terminales repr\u00e9sente un imp\u00e9ratif \u00e9thique et clinique fondamental. Toutefois, la r\u00e9alit\u00e9 clinique des services d&rsquo;oncologie active et de soins palliatifs est caract\u00e9ris\u00e9e par une vuln\u00e9rabilit\u00e9 extr\u00eame des patients : fatigue \u00e9crasante (fatigue li\u00e9e au cancer), troubles de la concentration, ralentissement psychomoteur, douleurs aigu\u00ebs et crises de d\u00e9tresse morale. Dans un tel contexte, les outils psychom\u00e9triques traditionnels comprenant 30 \u00e0 60 questions \u2013 \u00e0 l&rsquo;instar de la version originale de la MSAS comptant 32 sympt\u00f4mes \u00e9valu\u00e9s simultan\u00e9ment sous l&rsquo;angle de la pr\u00e9sence, de la fr\u00e9quence, de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 et de la d\u00e9tresse (repr\u00e9sentant parfois plus de 90 d\u00e9cisions cognitives distinctes) \u2013 s&rsquo;av\u00e8rent inapplicables ou g\u00e9n\u00e8rent un biais majeur de s\u00e9lection par abandon des patients les plus s\u00e9v\u00e8rement atteints.<\/p>\n<p>L&rsquo;objectif cardinal de la CMSAS est de surmonter ce dilemme m\u00e9thodologique et \u00e9thique en proposant une mesure de d\u00e9pistage et de suivi longitudinal <strong>ultra-courte (14 items)<\/strong>, ne requ\u00e9rant que 2 \u00e0 4 minutes d&rsquo;auto-administration ou d&rsquo;h\u00e9t\u00e9ro-\u00e9valuation, tout en conservant une sensibilit\u00e9 clinique et une pr\u00e9cision psychom\u00e9trique \u00e9quivalentes \u00e0 celles des versions m\u00e8res (MSAS et MSAS-SF). L&rsquo;instrument a \u00e9t\u00e9 formul\u00e9 pour capter l&rsquo;essence m\u00eame du fardeau global en isolant les pr\u00e9dicteurs symptomatiques les plus pr\u00e9valents et les plus destructeurs de la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Qualit%C3%A9_de_vie\">qualit\u00e9 de vie<\/a>.<\/p>\n<h3>Applications en recherche et en pratique oncologique<\/h3>\n<p>Les finalit\u00e9s d&rsquo;application de la CMSAS se d\u00e9ploient sur plusieurs niveaux distincts :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>En pratique clinique courante :<\/strong> D\u00e9pistage rapide au fauteuil de chimioth\u00e9rapie, en h\u00f4pital de jour, en consultation d&rsquo;annonce ou au chevet du patient hospitalis\u00e9 en unit\u00e9 de soins de support. L&rsquo;outil sert de syst\u00e8me d&rsquo;alerte clinique (<em>Patient-Reported Outcomes<\/em> ou PRO) permettant d&rsquo;orienter imm\u00e9diatement les interventions pharmacologiques (adaptation des antalgiques, anti\u00e9m\u00e9tiques, laxatifs) et non pharmacologiques (soutien psychologique, ergoth\u00e9rapie, conseils di\u00e9t\u00e9tiques).<\/li>\n<li><strong>Dans les essais cliniques prospectifs :<\/strong> \u00c9valuation de la toxicit\u00e9 per\u00e7ue et de l&rsquo;efficacit\u00e9 palliative des nouveaux agents anticanc\u00e9reux, immunoth\u00e9rapies ou protocoles de radioth\u00e9rapie. La bri\u00e8vet\u00e9 de la CMSAS garantit un taux exceptionnellement bas de donn\u00e9es manquantes (<em>missing data<\/em>), probl\u00e8me end\u00e9mique qui invalide fr\u00e9quemment les essais cliniques de phase III chez les patients au pronostic r\u00e9serv\u00e9.<\/li>\n<li><strong>En t\u00e9l\u00e9m\u00e9decine et t\u00e9l\u00e9surveillance \u00e0 domicile :<\/strong> Int\u00e9gration id\u00e9ale dans les portails patients num\u00e9riques et les applications mobiles de sant\u00e9 connect\u00e9e. Gr\u00e2ce \u00e0 ses 14 items cibl\u00e9s, le patient ambulatoire peut renseigner son profil symptomatique de mani\u00e8re hebdomadaire sans surmenage, permettant une d\u00e9tection pr\u00e9coce des d\u00e9compensations physiques ou \u00e9motionnelles.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Le construit central mesur\u00e9 par la CMSAS est le <strong>fardeau symptomatique per\u00e7u multidimensionnel<\/strong> (<em>multidimensional symptom burden<\/em>). Dans l&rsquo;\u00e9pist\u00e9mologie de la psychom\u00e9trie m\u00e9dicale, le fardeau symptomatique ne se r\u00e9sume pas \u00e0 la simple \u00e9num\u00e9ration d&rsquo;anomalies physiologiques ; il int\u00e8gre l&rsquo;interaction complexe entre la sensation biologique, le traitement cognitif de la menace et la r\u00e9sonance \u00e9motionnelle qui en d\u00e9coule.<\/p>\n<h3>La bidimensionnalit\u00e9 pragmatique de la mesure<\/h3>\n<p>Conform\u00e9ment aux travaux th\u00e9oriques de Portenoy et aux raffinements statistiques de Chang et al. (2000, 2004), la CMSAS diss\u00e8que la r\u00e9alit\u00e9 clinique en deux macro-domaines distincts mais corr\u00e9l\u00e9s :<\/p>\n<h4>1. Le domaine physique et sa composante de d\u00e9tresse (CMSAS-PHYS)<\/h4>\n<p>Contrairement aux mod\u00e8les na\u00effs qui mesurent uniquement l&rsquo;intensit\u00e9 ou la fr\u00e9quence des sympt\u00f4mes somatiques, la CMSAS part du constat empirique que la caract\u00e9ristique la plus pr\u00e9dictive de la d\u00e9t\u00e9rioration de la qualit\u00e9 de vie est la <strong>d\u00e9tresse subjective (<em>bother or distress<\/em>)<\/strong> induite par le sympt\u00f4me. Deux patients peuvent \u00e9prouver une naus\u00e9e d&rsquo;intensit\u00e9 \u00e9quivalente sur une \u00e9chelle analogique, mais l&rsquo;un peut la trouver g\u00e9rable tandis que l&rsquo;autre la vit comme une torture existentielle. La CMSAS \u00e9value 11 items physiques et cognitifs majeurs sous le prisme direct du tourment ressenti :<\/p>\n<ul>\n<li><em>Manque d&rsquo;\u00e9nergie (Fatigue\/Asth\u00e9nie) :<\/em> \u00c9value l&rsquo;\u00e9puisement profond, central et r\u00e9fractaire au repos, sympt\u00f4me le plus pr\u00e9valent en oncologie.<\/li>\n<li><em>Perte d&rsquo;app\u00e9tit (Anorexie) :<\/em> Refl\u00e8te le syndrome d&rsquo;anorexie-cachexie canc\u00e9reuse et son retentissement psychologique imm\u00e9diat.<\/li>\n<li><em>Douleur :<\/em> Capter la d\u00e9tresse issue des stimuli nociceptifs ou neuropathiques.<\/li>\n<li><em>S\u00e9cheresse buccale (X\u00e9rostomie) :<\/em> Cons\u00e9quence iatrog\u00e8ne majeure des opiac\u00e9s, anticholinergiques et de la radioth\u00e9rapie cervico-faciale, alt\u00e9rant la d\u00e9glutition et la parole.<\/li>\n<li><em>Perte de poids :<\/em> Marqueur visible de d\u00e9p\u00e9rissement physique g\u00e9n\u00e9rant une anxi\u00e9t\u00e9 corporelle intense.<\/li>\n<li><em>Somnolence :<\/em> Mesure l&rsquo;obnubilation sensorielle et l&rsquo;hypersomnie induite par la maladie ou les analg\u00e9siques centraux.<\/li>\n<li><em>Essoufflement (Dyspn\u00e9e) :<\/em> Manifestation anxiog\u00e8ne par excellence, signant une menace vitale directe.<\/li>\n<li><em>Constipation :<\/em> Effet secondaire pr\u00e9dominant des th\u00e9rapeutiques morphiniques.<\/li>\n<li><em>Difficult\u00e9s de sommeil (Insomnie) :<\/em> Alt\u00e9ration des rythmes circadiens contribuant au cercle vicieux fatigue-d\u00e9pression.<\/li>\n<li><em>Difficult\u00e9s de concentration :<\/em> Atteinte cognitive l\u00e9g\u00e8re, souvent d\u00e9sign\u00e9e sous le terme de \u00ab <em>chemobrain<\/em> \u00bb.<\/li>\n<li><em>Naus\u00e9es :<\/em> Inconfort digestif haut alt\u00e9rant la prise alimentaire et le bien-\u00eatre g\u00e9n\u00e9ral.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Au sein de ces items, les 10 sympt\u00f4mes somatiques purs (\u00e0 l&rsquo;exclusion de la concentration) composent sp\u00e9cifiquement la sous-\u00e9chelle <strong>CMSAS-PHYS<\/strong>.<\/p>\n<h4>2. Le domaine psychologique et sa composante fr\u00e9quentielle (CMSAS-PSYCH)<\/h4>\n<p>Pour les manifestations affectives, les auteurs de la MSAS et de la CMSAS ont mis en \u00e9vidence que l&rsquo;\u00e9valuation de la \u00ab d\u00e9tresse \u00bb li\u00e9e \u00e0 une \u00e9motion n\u00e9gative cr\u00e9e une redondance conceptuelle (la tristesse \u00e9tant par nature une d\u00e9tresse). Par cons\u00e9quent, c&rsquo;est la <strong>fr\u00e9quence temporelle d&rsquo;occurrence<\/strong> (la persistance du sympt\u00f4me dans le temps au cours de la semaine \u00e9coul\u00e9e) qui discrimine avec la plus haute fid\u00e9lit\u00e9 le degr\u00e9 de d\u00e9sorganisation psychopathologique. La sous-\u00e9chelle CMSAS-PSYCH quantifie trois sympt\u00f4mes cardinaux du spectre anxio-d\u00e9pressif :<\/p>\n<ul>\n<li><em>Inqui\u00e9tudes (Worrying) :<\/em> Rumination anxieuse, anticipation n\u00e9gative li\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9volution de la maladie et \u00e0 la mort imminente.<\/li>\n<li><em>Sentiment de tristesse (Feeling sad) :<\/em> Affect d\u00e9pressif central, perte de l&rsquo;\u00e9lan vital et r\u00e9activit\u00e9 \u00e9motionnelle \u00e9mouss\u00e9e.<\/li>\n<li><em>Sentiment de nervosit\u00e9 (Feeling nervous) :<\/em> Tension psychomotrice interne, \u00e9tat d&rsquo;alerte neurov\u00e9g\u00e9tatif exacerb\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<h3>Le mod\u00e8le biopsychosocial de la maladie<\/h3>\n<p>La conception de la CMSAS s&rsquo;enracine profond\u00e9ment dans le <strong>mod\u00e8le biopsychosocial<\/strong> conceptualis\u00e9 par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Mod%C3%A8le_biopsychosocial\">George L. Engel<\/a> (1977). Ce paradigme postule que les manifestations de la maladie humaine ne peuvent \u00eatre r\u00e9duites \u00e0 des dysfonctionnements somatiques isol\u00e9s, mais \u00e9mergent d&rsquo;une dialectique dynamique et permanente entre facteurs biologiques, d\u00e9terminants psychologiques et environnement relationnel. Dans l&rsquo;exp\u00e9rience du cancer, un sympt\u00f4me corporel tel que la douleur chronique ne constitue pas un signal aff\u00e9rent pur : il est amplifi\u00e9 par l&rsquo;angoisse de r\u00e9cidive, le sentiment de perte d&rsquo;autonomie et l&rsquo;isolement social. La CMSAS op\u00e9rationnalise ce cadre en articulant sur une m\u00eame matrice des indicateurs physiques de d\u00e9gradation organique et des indicateurs de d\u00e9tresse existentielle et affective.<\/p>\n<h3>La th\u00e9orie cognitive du stress et du fardeau perceptif<\/h3>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle s&rsquo;inspire \u00e9galement de la th\u00e9orie transactionnelle du stress et du coping \u00e9labor\u00e9e par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Richard_Lazarus\">Richard Lazarus<\/a> et Susan Folkman (1984). Selon cette perspective, l&rsquo;impact d&rsquo;un stresseur interne (le sympt\u00f4me m\u00e9dical) d\u00e9pend de l&rsquo;<em>\u00e9valuation primaire<\/em> qu&rsquo;en fait l&rsquo;individu (l&rsquo;\u00e9valuation du pr\u00e9judice, de la menace et de la perte). En mesurant explicitement \u00ab \u00e0 quel point ce sympt\u00f4me vous a tourment\u00e9 ou d\u00e9rang\u00e9 \u00bb (<em>bother or distress<\/em>), la CMSAS ne mesure pas la l\u00e9sion tissulaire en soi, mais l&rsquo;\u00e9valuation cognitive et le co\u00fbt adaptatif per\u00e7u par le patient face \u00e0 la perturbation hom\u00e9ostatique.<\/p>\n<h3>La th\u00e9orie des grappes de sympt\u00f4mes (<em>Symptom Clusters<\/em>)<\/h3>\n<p>Enfin, la CMSAS s&rsquo;inscrit dans le courant contemporain des <em>symptom clusters<\/em> (grappes de sympt\u00f4mes) d\u00e9velopp\u00e9 par Dodd et ses collaborateurs (2001) et Miaskowski (2006). Cette th\u00e9orie postule que les sympt\u00f4mes chez les malades chroniques ne surviennent jamais de fa\u00e7on isol\u00e9e mais sous forme d&rsquo;agr\u00e9gats synergiques partageant des voies physiopathologiques communes (telles que l&rsquo;activation des cytokines pro-inflammatoires IL-1, IL-6 et TNF-alpha). Le trio embl\u00e9matique \u00ab Fatigue \u2013 Troubles du sommeil \u2013 Douleur \u00bb, \u00e9troitement li\u00e9 au p\u00f4le \u00ab D\u00e9pression \u2013 Anxi\u00e9t\u00e9 \u00bb, constitue le noyau dur de la CMSAS. En r\u00e9duisant l&rsquo;instrument \u00e0 ces n\u0153uds symptomatiques centraux, l&rsquo;\u00e9chelle capture la majeure partie de la variance du d\u00e9clin fonctionnel global.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s m\u00e9trologiques de la CMSAS ont fait l&rsquo;objet d&rsquo;\u00e9valuations rigoureuses publi\u00e9es notamment dans l&rsquo;\u00e9tude princeps de Chang, Hwang, Kasimis et Thaler (2004), portant sur d&rsquo;importantes cohortes de patients oncologiques ambulatoires et hospitalis\u00e9s.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de construit et validit\u00e9 convergente<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 convergente a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e par la confrontation de la CMSAS avec des mesures \u00e9talons reconnues de la qualit\u00e9 de vie et de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 clinique :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Corr\u00e9lation avec les versions m\u00e8res (MSAS et MSAS-SF) :<\/strong> Les scores obtenus \u00e0 la CMSAS pr\u00e9sentent une colin\u00e9arit\u00e9 quasi parfaite avec ceux de la MSAS originale. La corr\u00e9lation de Pearson entre la sous-\u00e9chelle CMSAS-PHYS et la sous-\u00e9chelle MSAS-SF PHYS d\u00e9passe <em>r<\/em> = 0,95, tandis que la corr\u00e9lation entre la CMSAS-PSYCH et la MSAS-SF PSYCH atteint des valeurs comprises entre <em>r<\/em> = 0,92 et 0,96. De plus, la reconstitution de l&rsquo;indice de d\u00e9tresse globale (GDI) \u00e0 partir des items de la CMSAS corr\u00e8le \u00e0 plus de <em>r<\/em> = 0,93 avec le GDI complet.<\/li>\n<li><strong>Corr\u00e9lation avec l&rsquo;\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral (KPS) :<\/strong> L&rsquo;indice de performance de Karnofsky (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Indice_de_Karnofsky\">KPS<\/a>) pr\u00e9sente une corr\u00e9lation inverse statistiquement significative avec la CMSAS-PHYS (g\u00e9n\u00e9ralement <em>r<\/em> = -0,48 \u00e0 -0,58, <em>p<\/em> &lt; 0,001), traduisant fid\u00e8lement le fait qu&rsquo;une baisse de l&rsquo;autonomie physique s&rsquo;accompagne d&rsquo;une exacerbation de la d\u00e9tresse symptomatique somatique.<\/li>\n<li><strong>Convergence avec les questionnaires de qualit\u00e9 de vie de l&rsquo;EORTC et de la FACT :<\/strong> Les sous-\u00e9chelles de la CMSAS montrent de fortes corr\u00e9lations n\u00e9gatives avec les dimensions de bien-\u00eatre physique et \u00e9motionnel du <em>Functional Assessment of Cancer Therapy-General<\/em> (FACT-G) (<em>r<\/em> variant de -0,60 \u00e0 -0,74), attestant que l&rsquo;outil \u00e9value bien les composantes alt\u00e9rant l&rsquo;existence quotidienne des patients.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Validit\u00e9 discriminante et sensibilit\u00e9 clinique<\/h3>\n<p>La CMSAS d\u00e9montre une remarquable validit\u00e9 par groupes connus (<em>known-groups validity<\/em>). Elle discrimine avec succ\u00e8s :<\/p>\n<ul>\n<li>Les patients hospitalis\u00e9s comparativement aux patients suivis en consultation externe (scores PHYS et totaux significativement plus \u00e9lev\u00e9s chez les hospitalis\u00e9s, <em>p<\/em> &lt; 0,001).<\/li>\n<li>Les patients recevant des soins \u00e0 vis\u00e9e purement palliative par rapport \u00e0 ceux recevant un traitement adjuvant curatif.<\/li>\n<li>Les patients pr\u00e9sentant une d\u00e9t\u00e9rioration de leur indice d&rsquo;\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral au cours d&rsquo;un intervalle de suivi d&rsquo;un mois, prouvant ainsi la <strong>sensibilit\u00e9 au changement (r\u00e9activit\u00e9 clinique)<\/strong> de l&rsquo;instrument.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<h3>Coh\u00e9rence interne<\/h3>\n<p>En d\u00e9pit d&rsquo;une r\u00e9duction drastique du nombre d&rsquo;items par rapport \u00e0 l&rsquo;instrument originel \u00e0 32 sympt\u00f4mes, la CMSAS conserve d&rsquo;excellentes qualit\u00e9s de coh\u00e9rence interne mesur\u00e9es par l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Alpha_de_Cronbach\">alpha de Cronbach<\/a> :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelle CMSAS-PHYS (10 items physiques) :<\/strong> Les analyses publi\u00e9es par Chang et al. (2004) rapportent un coefficient &alpha; compris entre <strong>0,78 et 0,83<\/strong> selon les \u00e9chantillons d&rsquo;analyse. Ces valeurs sont remarquablement stables pour une \u00e9chelle ultra-courte h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne regroupant des sympt\u00f4mes somatiques aussi vari\u00e9s que la douleur, la s\u00e9cheresse buccale ou la diarrh\u00e9e\/constipation.<\/li>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelle CMSAS-PSYCH (3 items psychologiques) :<\/strong> Malgr\u00e9 sa composition minimaliste (tristesse, nervosit\u00e9, inqui\u00e9tude), cette triade pr\u00e9sente une coh\u00e9rence interne \u00e9lev\u00e9e avec un coefficient &alpha; oscillant entre <strong>0,80 et 0,85<\/strong>, d\u00e9montrant la tr\u00e8s forte communaut\u00e9 factorielle des sympt\u00f4mes d&rsquo;affects n\u00e9gatifs.<\/li>\n<li><strong>Score Total CMSAS (14 items) :<\/strong> Le coefficient global de coh\u00e9rence interne d\u00e9passe g\u00e9n\u00e9ralement <strong>&alpha; = 0,86<\/strong>, ce qui d\u00e9montre la solidit\u00e9 de l&rsquo;outil pour des utilisations en recherche clinique et en monitorage individuel.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Fid\u00e9lit\u00e9 test-retest<\/h3>\n<p>Dans les sous-groupes de patients oncologiques stables (\u00e9valu\u00e9s \u00e0 24 ou 48 heures d&rsquo;intervalle sans modification th\u00e9rapeutique substantielle), la reproductibilit\u00e9 temporelle \u00e9valu\u00e9e par le coefficient de corr\u00e9lation intraclasse (CCI) s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 des niveaux rigoureux :<\/p>\n<ul>\n<li>CMSAS-PHYS : CCI = 0,84 \u00e0 0,88.<\/li>\n<li>CMSAS-PSYCH : CCI = 0,81 \u00e0 0,86.<\/li>\n<li>Score global : CCI = 0,87.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>Les investigations psychom\u00e9triques fond\u00e9es sur l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Analyse_factorielle\">analyse factorielle exploratoire (AFE)<\/a> et l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Analyse_factorielle_confirmatoire\">analyse factorielle confirmatoire (AFC)<\/a> ont syst\u00e9matiquement valid\u00e9 la structure bi-factorielle orthogonale ou oblique mod\u00e9r\u00e9e de la CMSAS.<\/p>\n<h3>Structure factorielle sous-jacente<\/h3>\n<p>Lors de l&rsquo;application de l&rsquo;AFE avec rotation oblique (Promax ou Oblimin direct) sur les items de la CMSAS :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Facteur 1 : Sympt\u00f4mes somatiques et d\u00e9tresse physique.<\/strong> Ce facteur extrait la plus grande part de variance (variant entre 32 % et 38 % de la variance totale). Les saturations factorielles les plus \u00e9lev\u00e9es sont observ\u00e9es pour : le manque d&rsquo;\u00e9nergie (&lambda; &gt; 0,72), le manque d&rsquo;app\u00e9tit (&lambda; &gt; 0,68), la douleur (&lambda; &gt; 0,64), la somnolence (&lambda; &gt; 0,61) et la perte de poids (&lambda; &gt; 0,55). L&rsquo;item de d\u00e9tresse respiratoire (essoufflement) sature \u00e9galement solidement sur ce facteur (&lambda; &gt; 0,52).<\/li>\n<li><strong>Facteur 2 : Affects n\u00e9gatifs et perturbation psychologique.<\/strong> Ce facteur explique environ 15 % \u00e0 20 % de variance suppl\u00e9mentaire. Les trois items psychologiques pr\u00e9sentent des saturations massives sur cet axe univoque : sentiment de tristesse (&lambda; = 0,84), sentiment de nervosit\u00e9 (&lambda; = 0,82), et inqui\u00e9tudes (&lambda; = 0,79). Les saturations crois\u00e9es sur le facteur somatique sont minimes (&lt; 0,20), confirmant la nettet\u00e9 de la fronti\u00e8re dimensionnelle.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Statut des items cognitifs et transversaux<\/h3>\n<p>L&rsquo;item \u00ab Difficult\u00e9s de concentration \u00bb pr\u00e9sente une saturation interm\u00e9diaire, oscillant selon les cohortes entre le p\u00f4le somatique (li\u00e9 \u00e0 la fatigue centrale) et le p\u00f4le psychologique (li\u00e9 \u00e0 l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 et aux ruminations), avec des charges factorielles de l&rsquo;ordre de 0,40 \u00e0 0,45 sur chacun des deux axes. Pour cette raison m\u00e9thodologique, Chang et al. ont conserv\u00e9 l&rsquo;item dans le calcul du score global et pour son utilit\u00e9 clinique propre, mais l&rsquo;ont exclu de la sous-\u00e9chelle purement physique CMSAS-PHYS.<\/p>\n<p>Les indices d&rsquo;ajustement en AFC corroborent l&rsquo;ad\u00e9quation du mod\u00e8le bi-factoriel corr\u00e9l\u00e9 (avec corr\u00e9lation inter-facteurs d&rsquo;environ <em>r<\/em> = 0,45 \u00e0 0,55) : le <em>Comparative Fit Index<\/em> (CFI) d\u00e9passe g\u00e9n\u00e9ralement 0,94, le <em>Tucker-Lewis Index<\/em> (TLI) est sup\u00e9rieur \u00e0 0,92, et le <em>Root Mean Square Error of Approximation<\/em> (RMSEA) se situe sous le seuil acceptable de 0,06 \u00e0 0,07.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Type d&rsquo;\u00e9valuation :<\/strong> Auto-questionnaire patient standardis\u00e9 (Patient-Reported Outcome &#8211; PRO), \u00e9galement administrable en h\u00e9t\u00e9ro-\u00e9valuation assist\u00e9e par un professionnel de sant\u00e9 en cas de d\u00e9faillance fonctionnelle majeure du patient.<\/li>\n<li><strong>Format :<\/strong> Formulaire papier-crayon ou interface num\u00e9rique \/ tablette \/ application mobile.<\/li>\n<li><strong>Nombre d&rsquo;items :<\/strong> 14 items distincts (11 items somatiques\/cognitifs \u00e9valu\u00e9s en d\u00e9tresse, 3 items psychologiques \u00e9valu\u00e9s en fr\u00e9quence).<\/li>\n<li><strong>Fen\u00eatre temporelle d&rsquo;\u00e9valuation :<\/strong> Les 7 derniers jours \u00e9coul\u00e9s (\u00ab au cours des 7 derniers jours \u00bb).<\/li>\n<li><strong>Format des r\u00e9ponses et cotation :<\/strong>\n<ul>\n<li><strong>Items physiques et cognitifs (11 items) :<\/strong>\n<ul>\n<li>Filtrage initial binaire : Pr\u00e9sent (\u00ab O \u00bb = Oui \/ \u00ab N \u00bb = Non). Si le sympt\u00f4me est absent (\u00ab N \u00bb), le score attribu\u00e9 est strictement <strong>0<\/strong>.<\/li>\n<li>Si le sympt\u00f4me est pr\u00e9sent (\u00ab O \u00bb), \u00e9valuation de la d\u00e9tresse caus\u00e9e sur une \u00e9chelle de type Likert \u00e0 5 paliers avec une m\u00e9trique en incr\u00e9ments de 0,8 point :\n<ul>\n<li>Pas du tout (<em>Not at all<\/em>) = <strong>0,8<\/strong><\/li>\n<li>Un petit peu (<em>A little bit<\/em>) = <strong>1,6<\/strong><\/li>\n<li>Moyennement (<em>Somewhat<\/em>) = <strong>2,4<\/strong><\/li>\n<li>Beaucoup (<em>Quite a bit<\/em>) = <strong>3,2<\/strong><\/li>\n<li>\u00c9norm\u00e9ment (<em>Very much<\/em>) = <strong>4,0<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Items psychologiques (3 items) :<\/strong>\n<ul>\n<li>Filtrage initial binaire : Pr\u00e9sent (\u00ab O \u00bb = Oui \/ \u00ab N \u00bb = Non). Si absent, le score est <strong>0<\/strong>.<\/li>\n<li>Si pr\u00e9sent, quantification de la fr\u00e9quence d&rsquo;apparition en incr\u00e9ments de 1 point :\n<ul>\n<li>Rarement (<em>Rarely<\/em>) = <strong>1<\/strong><\/li>\n<li>Occasionnellement (<em>Occasionally<\/em>) = <strong>2<\/strong><\/li>\n<li>Fr\u00e9quemment (<em>Frequently<\/em>) = <strong>3<\/strong><\/li>\n<li>Presque constamment (<em>Almost constantly<\/em>) = <strong>4<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Calcul des sous-\u00e9chelles :<\/strong>\n<ul>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelle physique (CMSAS-PHYS) :<\/strong> Moyenne arithm\u00e9tique des scores des 10 sympt\u00f4mes physiques cibles marqu\u00e9s d&rsquo;un ast\u00e9risque (manque d&rsquo;\u00e9nergie, manque d&rsquo;app\u00e9tit, douleur, s\u00e9cheresse buccale, perte de poids, somnolence, essoufflement, constipation, difficult\u00e9s de sommeil, naus\u00e9es). Score th\u00e9orique compris entre 0,0 et 4,0.<\/li>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelle psychologique (CMSAS-PSYCH) :<\/strong> Moyenne arithm\u00e9tique des scores des 3 sympt\u00f4mes affectifs (inqui\u00e9tudes, tristesse, nervosit\u00e9). Score th\u00e9orique compris entre 0,0 et 4,0.<\/li>\n<li><strong>Score total CMSAS :<\/strong> Moyenne arithm\u00e9tique des 14 items de l&rsquo;\u00e9chelle (score de 0,0 \u00e0 4,0), fournissant un reflet fid\u00e8le du fardeau global et corr\u00e9l\u00e9 \u00e9troitement \u00e0 l&rsquo;indice MSAS-GDI.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &#038; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de conception et publication princeps :<\/strong> 2004.<\/li>\n<li><strong>Auteurs d\u00e9positaires :<\/strong> Vincent T. Chang, Shirley S. Hwang, B. Kasimis, et Helen T. Thaler.<\/li>\n<li><strong>Droits d&rsquo;utilisation et licence :<\/strong> L&rsquo;\u00e9chelle CMSAS rel\u00e8ve du domaine des instruments acad\u00e9miques mis \u00e0 disposition de la communaut\u00e9 scientifique et hospitali\u00e8re. Elle est g\u00e9n\u00e9ralement accessible <strong>sans frais (gratuite)<\/strong> pour une utilisation clinique non commerciale, pour les soins directs aux patients et dans le cadre de projets de recherche acad\u00e9mique biom\u00e9dicale.<\/li>\n<li><strong>Conditions d&rsquo;utilisation :<\/strong> Toute reproduction, informatisation ou int\u00e9gration dans des bases de donn\u00e9es de recherche requiert la citation explicite et formelle de l&rsquo;article de validation princeps publi\u00e9 dans la revue <em>Cancer Investigation<\/em> (Chang et al., 2004). Pour les utilisations commerciales (ex. essais cliniques sponsoris\u00e9s par l&rsquo;industrie pharmaceutique ou int\u00e9gration dans des logiciels propri\u00e9taires payants), l&rsquo;autorisation formelle pr\u00e9alable doit \u00eatre sollicit\u00e9e aupr\u00e8s des auteurs ou des ayants droit du Memorial Sloan Kettering Cancer Center.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<ul>\n<li>Chang, V. T., Hwang, S. S., Kasimis, B., &amp; Thaler, H. T. (2004). Shorter Symptom Assessment Instruments: The Condensed Memorial Symptom Assessment Scale (CMSAS). <em>Cancer Investigation<\/em>, 22(4), 526\u2013536. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1081\/CNV-200026402\">https:\/\/doi.org\/10.1081\/CNV-200026402<\/a><\/li>\n<li>Chang, V. T., Hwang, S. S., Feuerman, M., Kasimis, B. S., &amp; Thaler, H. T. (2000). The Memorial Symptom Assessment Scale Short Form (MSAS-SF): Validity and reliability. <em>Cancer<\/em>, 89(5), 1162\u20131171. <a https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/11338755\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1002\/1097-0142(20000901)89:51162::AID-CNCR263.0.CO;2-G\u00a0\u00bb%20target=\u00a0\u00bb_blank\u00a0\u00bb%20rel=\u00a0\u00bbnoopener%20noreferrer\u00a0\u00bbhttps:\/\/doi.org\/10.1002\/1097-0142(20000901)89:5&lt;1162::AID-CNCR26&gt;3.0.CO;2-G\/a\/liliDodd,%20M.%20J.,%20Miaskowski,%20C.,%20&#038;%20Paul,%20S.%20M.%20(2001).%20Symptom%20clusters%20and%20their%20effect%20on%20the%20functional%20status%20of%20patients%20with%20cancer.%20emOncology%20Nursing%20Forum\/em,%2028(3),%20465\u2013470.%20a%20href=\">https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/11338755\/<\/a><\/li>\n<li>Engel, G. L. (1977). The need for a new medical model: A challenge for biomedicine. <em>Science<\/em>, 196(4286), 129\u2013136. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1126\/science.847460\">https:\/\/doi.org\/10.1126\/science.847460<\/a><\/li>\n<li>Lazarus, R. S., &amp; Folkman, S. (1984). <em>Stress, appraisal, and coping<\/em>. Springer Publishing Company.<\/li>\n<li>Miaskowski, C. (2006). Patient-controlled risk factors for cancer symptom clusters. <em>Seminars in Oncology Nursing<\/em>, 22(2), 73\u201379. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.soncn.2006.01.003\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.soncn.2006.01.003<\/a><\/li>\n<li>Portenoy, R. K., Thaler, H. T., Kornblith, A. B., Lepore, J. M., Friedlander-Klar, H., Coyle, N., Scher, H., Finch, N., Scher, H. I., &amp; Foley, K. M. (1994). The Memorial Symptom Assessment Scale: An instrument for the evaluation of symptom prevalence, characteristics and distress. <em>European Journal of Cancer<\/em>, 30A(9), 1326\u20131336. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0959-8049(94)90182-4\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/0959-8049(94)90182-4<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p><strong>Instructions to respondents:<\/strong> Please answer whether you had each symptom during the past 7 days. If you had the symptom, indicate how much it distressed or bothered you (for physical\/cognitive symptoms) or how frequently it occurred (for psychological symptoms).<\/p>\n<h3>Part 1: Physical and Cognitive Symptoms<\/h3>\n<p><em>How much did this symptom bother or distress you in the past 7 days?<\/em><\/p>\n<p>First indicate if the symptom was present (Yes \/ No). If No, score = 0.<br \/>\n  If Yes, rate the distress from 0 to 4 (scoring weights: Not at all = 0.8, A little bit = 1.6, Somewhat = 2.4, Quite a bit = 3.2, Very much = 4.0).<\/p>\n<div style=\"margin-left: 20px;\">\n<p><strong>1. Lack of energy*<\/strong><\/p>\n<ol style=\"list-style-type: none; padding-left: 15px;\">\n<li>[ ] Present: [ ] Yes &nbsp;&nbsp; [ ] No<\/li>\n<li>If Present, how much did it bother or distress you?<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[0] Not at all (score = 0.8)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[1] A little bit (score = 1.6)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[2] Somewhat (score = 2.4)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[3] Quite a bit (score = 3.2)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[4] Very much (score = 4.0)<\/li>\n<\/ol>\n<p><strong>2. Lack of appetite*<\/strong><\/p>\n<ol style=\"list-style-type: none; padding-left: 15px;\">\n<li>[ ] Present: [ ] Yes &nbsp;&nbsp; [ ] No<\/li>\n<li>If Present, how much did it bother or distress you?<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[0] Not at all (score = 0.8)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[1] A little bit (score = 1.6)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[2] Somewhat (score = 2.4)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[3] Quite a bit (score = 3.2)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[4] Very much (score = 4.0)<\/li>\n<\/ol>\n<p><strong>3. Pain*<\/strong><\/p>\n<ol style=\"list-style-type: none; padding-left: 15px;\">\n<li>[ ] Present: [ ] Yes &nbsp;&nbsp; [ ] No<\/li>\n<li>If Present, how much did it bother or distress you?<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[0] Not at all (score = 0.8)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[1] A little bit (score = 1.6)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[2] Somewhat (score = 2.4)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[3] Quite a bit (score = 3.2)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[4] Very much (score = 4.0)<\/li>\n<\/ol>\n<p><strong>4. Dry mouth*<\/strong><\/p>\n<ol style=\"list-style-type: none; padding-left: 15px;\">\n<li>[ ] Present: [ ] Yes &nbsp;&nbsp; [ ] No<\/li>\n<li>If Present, how much did it bother or distress you?<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[0] Not at all (score = 0.8)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[1] A little bit (score = 1.6)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[2] Somewhat (score = 2.4)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[3] Quite a bit (score = 3.2)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[4] Very much (score = 4.0)<\/li>\n<\/ol>\n<p><strong>5. Weight Loss*<\/strong><\/p>\n<ol style=\"list-style-type: none; padding-left: 15px;\">\n<li>[ ] Present: [ ] Yes &nbsp;&nbsp; [ ] No<\/li>\n<li>If Present, how much did it bother or distress you?<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[0] Not at all (score = 0.8)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[1] A little bit (score = 1.6)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[2] Somewhat (score = 2.4)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[3] Quite a bit (score = 3.2)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[4] Very much (score = 4.0)<\/li>\n<\/ol>\n<p><strong>6. Feeling drowsy*<\/strong><\/p>\n<ol style=\"list-style-type: none; padding-left: 15px;\">\n<li>[ ] Present: [ ] Yes &nbsp;&nbsp; [ ] No<\/li>\n<li>If Present, how much did it bother or distress you?<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[0] Not at all (score = 0.8)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[1] A little bit (score = 1.6)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[2] Somewhat (score = 2.4)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[3] Quite a bit (score = 3.2)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[4] Very much (score = 4.0)<\/li>\n<\/ol>\n<p><strong>7. Shortness of breath*<\/strong><\/p>\n<ol style=\"list-style-type: none; padding-left: 15px;\">\n<li>[ ] Present: [ ] Yes &nbsp;&nbsp; [ ] No<\/li>\n<li>If Present, how much did it bother or distress you?<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[0] Not at all (score = 0.8)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[1] A little bit (score = 1.6)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[2] Somewhat (score = 2.4)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[3] Quite a bit (score = 3.2)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[4] Very much (score = 4.0)<\/li>\n<\/ol>\n<p><strong>8. Constipation*<\/strong><\/p>\n<ol style=\"list-style-type: none; padding-left: 15px;\">\n<li>[ ] Present: [ ] Yes &nbsp;&nbsp; [ ] No<\/li>\n<li>If Present, how much did it bother or distress you?<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[0] Not at all (score = 0.8)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[1] A little bit (score = 1.6)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[2] Somewhat (score = 2.4)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[3] Quite a bit (score = 3.2)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[4] Very much (score = 4.0)<\/li>\n<\/ol>\n<p><strong>9. Difficulty sleeping*<\/strong><\/p>\n<ol style=\"list-style-type: none; padding-left: 15px;\">\n<li>[ ] Present: [ ] Yes &nbsp;&nbsp; [ ] No<\/li>\n<li>If Present, how much did it bother or distress you?<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[0] Not at all (score = 0.8)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[1] A little bit (score = 1.6)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[2] Somewhat (score = 2.4)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[3] Quite a bit (score = 3.2)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[4] Very much (score = 4.0)<\/li>\n<\/ol>\n<p><strong>10. Difficulty concentrating<\/strong><\/p>\n<ol style=\"list-style-type: none; padding-left: 15px;\">\n<li>[ ] Present: [ ] Yes &nbsp;&nbsp; [ ] No<\/li>\n<li>If Present, how much did it bother or distress you?<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[0] Not at all (score = 0.8)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[1] A little bit (score = 1.6)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[2] Somewhat (score = 2.4)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[3] Quite a bit (score = 3.2)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[4] Very much (score = 4.0)<\/li>\n<\/ol>\n<p><strong>11. Nausea*<\/strong><\/p>\n<ol style=\"list-style-type: none; padding-left: 15px;\">\n<li>[ ] Present: [ ] Yes &nbsp;&nbsp; [ ] No<\/li>\n<li>If Present, how much did it bother or distress you?<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[0] Not at all (score = 0.8)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[1] A little bit (score = 1.6)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[2] Somewhat (score = 2.4)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[3] Quite a bit (score = 3.2)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[4] Very much (score = 4.0)<\/li>\n<\/ol><\/div>\n<p><em>*Note: Symptoms marked with an asterisk (*) are averaged to compute the CMSAS-PHYS subscale.<\/em><\/p>\n<h3>Part 2: Psychological Symptoms<\/h3>\n<p><em>How frequently did these symptoms occur during the last week?<\/em><\/p>\n<p>First indicate if the symptom was present (Yes \/ No). If No, score = 0.<br \/>\n  If Yes, rate the frequency from 1 to 4 (Rarely = 1, Occasionally = 2, Frequently = 3, Almost constantly = 4).<\/p>\n<div style=\"margin-left: 20px;\">\n<p><strong>12. Worrying<\/strong><\/p>\n<ol style=\"list-style-type: none; padding-left: 15px;\">\n<li>[ ] Present: [ ] Yes &nbsp;&nbsp; [ ] No<\/li>\n<li>If Present, how frequently did it occur?<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[1] Rarely (score = 1.0)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[2] Occasionally (score = 2.0)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[3] Frequently (score = 3.0)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[4] Almost constantly (score = 4.0)<\/li>\n<\/ol>\n<p><strong>13. Feeling sad<\/strong><\/p>\n<ol style=\"list-style-type: none; padding-left: 15px;\">\n<li>[ ] Present: [ ] Yes &nbsp;&nbsp; [ ] No<\/li>\n<li>If Present, how frequently did it occur?<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[1] Rarely (score = 1.0)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[2] Occasionally (score = 2.0)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[3] Frequently (score = 3.0)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[4] Almost constantly (score = 4.0)<\/li>\n<\/ol>\n<p><strong>14. Feeling nervous<\/strong><\/p>\n<ol style=\"list-style-type: none; padding-left: 15px;\">\n<li>[ ] Present: [ ] Yes &nbsp;&nbsp; [ ] No<\/li>\n<li>If Present, how frequently did it occur?<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[1] Rarely (score = 1.0)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[2] Occasionally (score = 2.0)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[3] Frequently (score = 3.0)<\/li>\n<li>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[4] Almost constantly (score = 4.0)<\/li>\n<\/ol><\/div>\n<p><em>Note: The average of symptoms 12, 13, and 14 computes the CMSAS-PSYCH subscale.<\/em><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9couvrez l&rsquo;\u00c9chelle condens\u00e9e d&rsquo;\u00e9valuation des sympt\u00f4mes du Memorial (CMSAS), un instrument psychom\u00e9trique ultra-bref de 14 items d\u00e9velopp\u00e9 par Chang et collaborateurs (2004) pour \u00e9valuer la d\u00e9tresse symptomatique physique et psychologique en oncologie et soins palliatifs.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[31,19985,3140],"tags":[30197,11669,194,1736,30199,30198,1737,16,29,1734],"class_list":["post-18907","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-evaluations-psychologiques","category-oncologie-et-soins-palliatifs","category-psychometrie-et-echelles","tag-cmsas","tag-detresse","tag-evaluation-clinique","tag-fardeau-symptomatique","tag-fatigue-liee-au-cancer","tag-memorial-symptom-assessment-scale","tag-oncologie","tag-psychometrie","tag-qualite-de-vie","tag-soins-palliatifs"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/18907","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=18907"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/18907\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=18907"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=18907"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=18907"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}