{"id":18760,"date":"2026-10-17T23:40:03","date_gmt":"2026-10-17T23:40:03","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/questionnaire-de-sante-de-la-smu-smuhq\/"},"modified":"2026-10-17T23:40:03","modified_gmt":"2026-10-17T23:40:03","slug":"questionnaire-de-sante-de-la-smu-smuhq","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=questionnaire-de-sante-de-la-smu-smuhq","title":{"rendered":"Questionnaire de sant\u00e9 de la SMU (SMUHQ)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>Le <strong>Questionnaire de sant\u00e9 de la SMU<\/strong> (<em>SMU Health Questionnaire<\/em> ou <strong>SMUHQ<\/strong>), con\u00e7u initialement \u00e0 la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Universit\u00e9_Methodiste_du_Sud\">Southern Methodist University<\/a> par les \u00e9minents psychologues David Watson et James W. Pennebaker \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1980, constitue un outil auto-rapport\u00e9 d&rsquo;\u00e9valuation globale des plaintes somatiques, des affections b\u00e9nignes et des troubles de sant\u00e9 chroniques. D\u00e9velopp\u00e9 pour pallier les limitations structurelles des inventaires ant\u00e9rieurs comme l&rsquo;indice des sympt\u00f4mes physiques de Pennebaker (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Pennebaker_Inventory_of_Limbic_Languidness\">PILL<\/a>), le SMUHQ explore un spectre nosologique consid\u00e9rablement \u00e9largi \u00e0 travers une liste exhaustive de 63 probl\u00e8mes de sant\u00e9, compl\u00e9t\u00e9e par un recueil des jours d&rsquo;hospitalisation survenus au cours de l&rsquo;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente.<\/p>\n<p>Les participants \u00e9valuent r\u00e9trospectivement la survenue de chaque condition sur un intervalle temporel de douze mois, en incluant tant les affections actuelles que celles r\u00e9gul\u00e9es par un traitement pharmacologique. L&rsquo;analyse factorielle princeps men\u00e9e aupr\u00e8s de 437 \u00e9tudiants universitaires a mis en \u00e9vidence un facteur de premier ordre pr\u00e9dominant, expliquant 23,2 % de la variance commune. Ce r\u00e9sultat a permis d&rsquo;isoler une \u00e9chelle de sympt\u00f4mes physiques (<em>Symptom scale<\/em>) compos\u00e9e de 13 items cardinaux hautement satur\u00e9s (tels que les c\u00e9phal\u00e9es, les naus\u00e9es, les palpitations et les troubles gastriques), apr\u00e8s exclusion de l&rsquo;item \u00ab d\u00e9pression \u00bb afin de pr\u00e9server l&rsquo;ind\u00e9pendance conceptuelle vis-\u00e0-vis des affects n\u00e9gatifs et positifs. Le score global correspond \u00e0 la somme arithm\u00e9tique des affections coch\u00e9es.<\/p>\n<p>Sur le plan psychom\u00e9trique, le SMUHQ pr\u00e9sente une coh\u00e9rence interne satisfaisante (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Alpha_de_Cronbach\">alpha de Cronbach<\/a> compris entre 0,78 et 0,86 selon les cohortes) et une remarquable fid\u00e9lit\u00e9 test-retest. Sur le plan th\u00e9orique, cet instrument a jou\u00e9 un r\u00f4le fondateur dans la d\u00e9monstration empirique de la propension des individus \u00e0 forte affectivit\u00e9 n\u00e9gative (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/N\u00e9vrosisme\">n\u00e9vrosisme<\/a>) \u00e0 exprimer une morbidit\u00e9 per\u00e7ue \u00e9lev\u00e9e en l&rsquo;absence de pathologie organique objective. Le SMUHQ s&rsquo;est ainsi impos\u00e9 comme une r\u00e9f\u00e9rence en psychologie de la sant\u00e9, en \u00e9pid\u00e9miologie comportementale et en m\u00e9decine psychosomatique.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>Questionnaire de sant\u00e9 de la SMU, SMUHQ, David Watson, James W. Pennebaker, affectivit\u00e9 n\u00e9gative, plaintes somatiques, somatisation, sympt\u00f4mes physiques, psychom\u00e9trie, \u00e9valuation de la sant\u00e9, stress per\u00e7u, n\u00e9vrosisme, morbidit\u00e9 auto-rapport\u00e9e, psychologie de la sant\u00e9.<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>Le <strong>SMU Health Questionnaire<\/strong> a \u00e9t\u00e9 co-d\u00e9velopp\u00e9 par deux figures majeures de la psychologie de la personnalit\u00e9 et de la psychologie sociale :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>David Watson, Ph.D.<\/strong> : Professeur \u00e9m\u00e9rite au d\u00e9partement de psychologie de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Universit\u00e9_Notre-Dame-du-Lac\">Universit\u00e9 de Notre Dame<\/a> (Indiana, \u00c9tats-Unis) et ant\u00e9rieurement chercheur \u00e0 la Southern Methodist University (SMU) et \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de l&rsquo;Iowa. Reconnu mondialement pour ses travaux fondateurs sur la structure des affects (co-cr\u00e9ateur du PANAS), le n\u00e9vrosisme et les mod\u00e8les hi\u00e9rarchiques de la personnalit\u00e9 et de la psychopathologie.<\/li>\n<li><strong>James W. Pennebaker, Ph.D.<\/strong> : Professeur \u00e9m\u00e9rite de psychologie \u00e0 l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Universit\u00e9_du_Texas_\u00e0_Austin\">Universit\u00e9 du Texas \u00e0 Austin<\/a>, ancien enseignant-chercheur \u00e0 la Southern Methodist University. Pionnier mondial de la recherche sur l&rsquo;expression \u00e9motionnelle par l&rsquo;\u00e9criture expressive, les processus de somatisation, la r\u00e9troaction physiologique et l&rsquo;analyse linguistique computationnelle (d\u00e9veloppeur de LIWC).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les \u00e9changes et correspondances scientifiques concernant les recherches originelles associ\u00e9es \u00e0 cet outil sont document\u00e9s dans les publications conjointes issues de la Facult\u00e9 de psychologie de la Southern Methodist University, Dallas, Texas 75275, \u00c9tats-Unis.<\/p>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental du SMU Health Questionnaire (SMUHQ) est de fournir une quantification standardis\u00e9e, rigoureuse et multifacette de l&rsquo;exp\u00e9rience de la maladie et de la perception de l&rsquo;\u00e9tat de sant\u00e9 physique. Alors que les \u00e9chelles ant\u00e9rieures, telles que le <em>Pennebaker Inventory of Limbic Languidness<\/em> (PILL), se focalisaient essentiellement sur la fr\u00e9quence de manifestations autonomes et de sensations physiques transitoires (sensations d&rsquo;\u00e9tourdissement, mains moites, s\u00e9cheresse buccale), les auteurs ont con\u00e7u le SMUHQ pour appr\u00e9hender un spectre clinique global. Celui-ci s&rsquo;\u00e9tend des micro-sympt\u00f4mes banals du quotidien jusqu&rsquo;aux pathologies organiques majeures et chroniques.<\/p>\n<h3>Applications en recherche fondamentale et diff\u00e9rentielle<\/h3>\n<p>Dans le domaine de la recherche sur le stress et la personnalit\u00e9, le SMUHQ r\u00e9pond au d\u00e9fi m\u00e9thodologique consistant \u00e0 dissocier la r\u00e9alit\u00e9 objective de la d\u00e9tresse somatique de sa coloration subjective. Watson et Pennebaker (1989) ont utilis\u00e9 le SMUHQ pour v\u00e9rifier si les individus pr\u00e9sentant des niveaux \u00e9lev\u00e9s de d\u00e9tresse psychologique \u00e9taient v\u00e9ritablement plus malades sur le plan biologique ou s&rsquo;ils pr\u00e9sentaient un biais de perception, de vigilance et de signalement somatique. L&rsquo;instrument permet d&rsquo;\u00e9tudier les corr\u00e9lations diff\u00e9rentielles entre les traits de personnalit\u00e9 stables (notamment l&rsquo;affectivit\u00e9 n\u00e9gative et l&rsquo;affectivit\u00e9 positive) et des registres h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes de dysfonctionnement physique :<\/p>\n<ul>\n<li>Les sympt\u00f4mes diffus et fonctionnels (ex. c\u00e9phal\u00e9es de tension, douleurs abdominales asp\u00e9cifiques, fatigue).<\/li>\n<li>Les infections courantes aigu\u00ebs (ex. grippe, pharyngite, mononucl\u00e9ose).<\/li>\n<li>Les maladies chroniques diagnostiqu\u00e9es m\u00e9dicalement (ex. diab\u00e8te, hypertension art\u00e9rielle, asthme).<\/li>\n<li>L&rsquo;utilisation effective des soins de sant\u00e9, mesur\u00e9e par la fr\u00e9quence des hospitalisations pour motifs m\u00e9dicaux, chirurgicaux ou psychiatriques.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Applications cliniques et \u00e9pid\u00e9miologiques<\/h3>\n<p>En contexte clinique, le SMUHQ s&rsquo;av\u00e8re particuli\u00e8rement utile lors du bilan d&rsquo;accueil en psychologie m\u00e9dicale, en m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale et dans les unit\u00e9s d&rsquo;\u00e9valuation de la douleur chronique. Il offre une cartographie r\u00e9trospective de l&rsquo;anamn\u00e8se somatique du patient sur les douze derniers mois. L&rsquo;inventaire permet de rep\u00e9rer les profils de surconsommation m\u00e9dicale ou d&rsquo;hypervigilance corporelle souvent associ\u00e9s aux troubles de d\u00e9tresse somatique (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Trouble_sympt\u00f4me_somatique\">trouble \u00e0 symptomatologie somatique<\/a> selon le DSM-5). Il aide \u00e9galement les cliniciens \u00e0 diff\u00e9rencier les plaintes somatiques polymorphes non adoss\u00e9es \u00e0 une \u00e9tiologie organique des affections chroniques n\u00e9cessitant un suivi th\u00e9rapeutique continu.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Le construit psychologique op\u00e9rationnalis\u00e9 par le SMUHQ repose sur la distinction entre la morbidit\u00e9 m\u00e9dicale r\u00e9elle et la <strong>propension au signalement somatique<\/strong> (<em>somatic symptom reporting<\/em>). Les 63 items couvrent trois strates principales du spectre de la sant\u00e9 physique, articul\u00e9es autour d&rsquo;une sous-\u00e9chelle psychom\u00e9trique centrale.<\/p>\n<h3>1. L&rsquo;\u00e9chelle des sympt\u00f4mes physiques (Symptom scale)<\/h3>\n<p>Identifi\u00e9e par analyse factorielle, cette dimension unifactorielle regroupe 13 items centraux refl\u00e9tant des plaintes physiques asp\u00e9cifiques, diffuses et hautement r\u00e9actives \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat \u00e9motionnel :<\/p>\n<ul>\n<li><em>Troubles gastro-intestinaux :<\/em> Indigestion, naus\u00e9es et vomissements, douleurs d&rsquo;estomac ou abdominales, diarrh\u00e9e, constipation.<\/li>\n<li><em>Manifestations c\u00e9phaliques et sensorimotrices :<\/em> Maux de t\u00eate (hors migraine), \u00e9tourdissements ou \u00e9vanouissements, maux de gorge, maux d&rsquo;oreille.<\/li>\n<li><em>Manifestations cardiorespiratoires et musculo-squelettiques :<\/em> Irr\u00e9gularit\u00e9s du rythme cardiaque (palpitations), probl\u00e8mes de dos chroniques, \u00e9ruptions cutan\u00e9es (rash).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Cette sous-\u00e9chelle mesure directement la r\u00e9activit\u00e9 somatosensorielle. Les personnes obtenant un score \u00e9lev\u00e9 sur cette dimension pr\u00e9sentent une hypervigilance vis-\u00e0-vis des sensations int\u00e9roceptives normales ou b\u00e9nignes, qu&rsquo;elles interpr\u00e8tent fr\u00e9quemment comme des signes d&rsquo;anomalie somatique.<\/p>\n<h3>2. Les affections m\u00e9dicales b\u00e9nignes et aigu\u00ebs<\/h3>\n<p>Cette cat\u00e9gorie comprend des \u00e9pisodes infectieux ou inflammatoires d&rsquo;apparition ponctuelle, g\u00e9n\u00e9ralement auto-limitants ou r\u00e9solutifs apr\u00e8s intervention m\u00e9dicale courante : le rhume ou la grippe, l&rsquo;appendicite, la mononucl\u00e9ose infectieuse, ou encore les fractures osseuses. Ces items constituent des indicateurs critiques permettant de tester si le stress psychologique alt\u00e8re l&rsquo;immunit\u00e9 \u00e0 court terme ou si le signalement de ces \u00e9pisodes est \u00e9galement sujet aux distorsions mn\u00e9siques r\u00e9trospectives.<\/p>\n<h3>3. Les pathologies chroniques et s\u00e9v\u00e8res<\/h3>\n<p>Cette strate inclut des affections m\u00e9dicales majeures, formellement diagnostiqu\u00e9es et document\u00e9es par des marqueurs biophysiques objectifs : diab\u00e8te, hypertension art\u00e9rielle, cancer de la peau ou du sein, scl\u00e9rose en plaques, emphys\u00e8me pulmonaire, maladies h\u00e9patobiliaires ou r\u00e9nales. La dissociation th\u00e9orique entre cette classe de conditions et la sous-\u00e9chelle des sympt\u00f4mes constitue la cl\u00e9 de vo\u00fbte de la validit\u00e9 de construit du SMUHQ : l&rsquo;affectivit\u00e9 n\u00e9gative corr\u00e8le massivement avec la sous-\u00e9chelle des sympt\u00f4mes, mais montre des corr\u00e9lations faibles, voire nulles, avec les diagnostics organiques objectifs.<\/p>\n<h3>4. Recueil de l&rsquo;utilisation des soins hospitaliers<\/h3>\n<p>Le questionnaire est compl\u00e9t\u00e9 par six items mesurant le nombre exact de jours d&rsquo;hospitalisation subis au cours de l&rsquo;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente pour chirurgie, accouchement, troubles psychologiques, traumatismes\/blessures, maladie g\u00e9n\u00e9rale, et abus d&rsquo;alcool ou de substances psychoactives. Cette mesure comportementale fournit un point d&rsquo;ancrage objectif face aux \u00e9chelles d&rsquo;auto-\u00e9valuation.<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>Le SMUHQ s&rsquo;inscrit au c\u0153ur du mod\u00e8le de l&rsquo;<strong>Affectivit\u00e9 N\u00e9gative (AN)<\/strong> d\u00e9velopp\u00e9 par David Watson et Lee Anna Clark, combin\u00e9 aux travaux de James W. Pennebaker sur la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Perception\">th\u00e9orie de la comp\u00e9tition des indices<\/a> (<em>competition of cues hypothesis<\/em>).<\/p>\n<h3>Le concept d&rsquo;Affectivit\u00e9 N\u00e9gative et le \u00ab Facteur d&rsquo;Anxi\u00e9t\u00e9\/N\u00e9vrosisme \u00bb<\/h3>\n<p>L&rsquo;affectivit\u00e9 n\u00e9gative est un trait dispositionnel stable et dominant qui refl\u00e8te des diff\u00e9rences individuelles p\u00e9rennes dans l&rsquo;exp\u00e9rience de la d\u00e9tresse \u00e9motionnelle, de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9, de l&rsquo;hostilit\u00e9 et de la d\u00e9valorisation de soi. Selon la th\u00e9orie formul\u00e9e par Watson et Pennebaker (1989), les sujets pr\u00e9sentant une forte AN partagent une tendance g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 la rumination mentale, une disposition pessimiste et un filtre cognitif n\u00e9gatif orient\u00e9 vers l&rsquo;auto-observation critique.<\/p>\n<p>Dans le domaine somatique, cette th\u00e9orie postule que les individus \u00e0 forte AN ne sont pas biologiquement plus vuln\u00e9rables aux affections m\u00e9dicales objectives \u00e0 court terme, mais pr\u00e9sentent un <strong>seuil d&rsquo;attention int\u00e9roceptive abaiss\u00e9<\/strong>. Le syst\u00e8me d&rsquo;alerte somatosensoriel de ces sujets amplifie les bruits physiologiques de fond habituels (tensions musculaires, fluctuations du p\u00e9ristaltisme, variations du rythme cardiaque), les convertissant en plaintes physiques conscientes et verbalis\u00e9es.<\/p>\n<h3>La th\u00e9orie de la comp\u00e9tition des indices (Pennebaker)<\/h3>\n<p>Le cadre de Pennebaker soutient que l&rsquo;attention humaine dispose d&rsquo;une capacit\u00e9 de traitement limit\u00e9e. La perception des \u00e9tats internes d\u00e9pend en permanence de la comp\u00e9tition entre les indices environnementaux externes et les indices corporels internes. Dans des situations de stress, d&rsquo;isolement social ou d&rsquo;ennui, les stimuli externes diminuent en saillance, favorisant l&rsquo;introspection somatique. Le SMUHQ a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u pr\u00e9cis\u00e9ment pour op\u00e9rationnaliser la mesure de ces fluctuations et d\u00e9montrer que les inventaires de sant\u00e9 traditionnels mesurent souvent, \u00e0 leur insu, un construit de n\u00e9vrosisme sous-jacent plut\u00f4t qu&rsquo;une pathologie somatique r\u00e9elle.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9valuation psychom\u00e9trique du SMUHQ document\u00e9e dans les travaux de Watson et Pennebaker (1989) ainsi que dans les recherches ult\u00e9rieures d\u00e9montre d&rsquo;excellentes qualit\u00e9s m\u00e9trologiques.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente<\/h3>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle des sympt\u00f4mes du SMUHQ (13 items) pr\u00e9sente une corr\u00e9lation convergente remarquable avec le PILL (<em>Pennebaker Inventory of Limbic Languidness<\/em>), avec des coefficients oscillant entre <em>r<\/em> = 0,65 et <em>r<\/em> = 0,74 (<em>p<\/em> &lt; 0,001). Elle pr\u00e9sente \u00e9galement de fortes corr\u00e9lations positives avec les sous-\u00e9chelles de somatisation d&rsquo;inventaires cliniques reconnus tels que la SCL-90-R (<em>Symptom Checklist-90-Revised<\/em>) (<em>r<\/em> &gt; 0,55) et l&rsquo;\u00e9chelle d&rsquo;hypocondrie du MMPI (<em>r<\/em> = 0,50 \u00e0 0,62).<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 discriminante et conceptuelle<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 discriminante du SMUHQ repr\u00e9sente l&rsquo;apport majeur de l&rsquo;article princeps de 1989. Watson et Pennebaker ont d\u00e9montr\u00e9 que l&rsquo;\u00e9chelle des sympt\u00f4mes est fortement corr\u00e9l\u00e9e aux mesures de disposition affective n\u00e9gative (notamment avec l&rsquo;\u00e9chelle NA du <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/PANAS\">PANAS<\/a>, avec des corr\u00e9lations de <em>r<\/em> = 0,38 \u00e0 0,47, ainsi qu&rsquo;avec le n\u00e9vrosisme d&rsquo;Eysenck, <em>r<\/em> = 0,42 \u00e0 0,51). En revanche, elle ne corr\u00e8le pratiquement pas avec l&rsquo;\u00e9chelle d&rsquo;affectivit\u00e9 positive (PA du PANAS, <em>r<\/em> variant de -0,08 \u00e0 0,04, non significatif).<\/p>\n<p>Plus fondamentalement, lorsque les auteurs ont crois\u00e9 les r\u00e9sultats du SMUHQ avec des bilans de sant\u00e9 objectifs (param\u00e8tres h\u00e9modynamiques, visites m\u00e9dicales r\u00e9elles, marqueurs biochimiques sanguins), l&rsquo;\u00e9chelle des sympt\u00f4mes n&rsquo;a montr\u00e9 aucune association significative avec ces crit\u00e8res physiques r\u00e9els. Cette dissociation empirique prouve que le SMUHQ capture avec pr\u00e9cision la composante de signalement subjectif de d\u00e9tresse sans se confondre avec une l\u00e9sion organique caract\u00e9ris\u00e9e.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 pr\u00e9dictive<\/h3>\n<p>Le SMUHQ pr\u00e9dit fid\u00e8lement les comportements de recours aux consultations m\u00e9dicales en soins primaires (<em>health care utilization<\/em>), l&rsquo;absent\u00e9isme universitaire ou professionnel pour motif de sant\u00e9 subjectif, ainsi que la d\u00e9tresse per\u00e7ue face aux agents stresseurs de la vie quotidienne.<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 du SMU Health Questionnaire a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9e sous l&rsquo;angle de la consistance interne et de la stabilit\u00e9 temporelle.<\/p>\n<h3>Coh\u00e9rence interne<\/h3>\n<p>Pour la <strong>Symptom scale<\/strong> (13 items), le coefficient alpha de Cronbach varie de <strong>0,78 \u00e0 0,84<\/strong> selon les \u00e9chantillons d&rsquo;adultes et d&rsquo;\u00e9tudiants \u00e9valu\u00e9s, ce qui d\u00e9montre une homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 satisfaisante pour une \u00e9chelle br\u00e8ve de sympt\u00f4mes h\u00e9t\u00e9roclites. Pour l&rsquo;ensemble de l&rsquo;inventaire des 63 items, l&rsquo;estimation de la coh\u00e9rence interne globale par la formule de Kuder-Richardson (KR-20, adapt\u00e9e aux items dichotomiques) se situe entre <strong>0,82 et 0,88<\/strong>, refl\u00e9tant une agr\u00e9gation coh\u00e9rente des manifestations somatiques ressenties au cours d&rsquo;une ann\u00e9e.<\/p>\n<h3>Stabilit\u00e9 temporelle (Test-Retest)<\/h3>\n<p>Bien que le SMUHQ demande aux sujets d&rsquo;\u00e9valuer une fen\u00eatre r\u00e9trospective d&rsquo;un an, la fid\u00e9lit\u00e9 test-retest demeure robuste. Sur un intervalle de 6 \u00e0 8 semaines, les coefficients de corr\u00e9lation test-retest (<em>r<\/em> de Pearson) pour l&rsquo;\u00e9chelle des sympt\u00f4mes s&rsquo;\u00e9chelonnent entre <strong>0,70 et 0,79<\/strong>. Sur un intervalle plus \u00e9tendu de six mois \u00e0 un an, la fid\u00e9lit\u00e9 test-retest de l&rsquo;inventaire global oscille autour de <strong>0,62 \u00e0 0,68<\/strong>, ce qui atteste \u00e0 la fois d&rsquo;une stabilit\u00e9 du style de signalement somatique individuel et d&rsquo;une sensibilit\u00e9 mod\u00e9r\u00e9e aux variations r\u00e9elles de l&rsquo;\u00e9tat de sant\u00e9 survenues au fil du temps.<\/p>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9tude originale de Watson et Pennebaker (1989), la structure factorielle des 63 items du SMUHQ a \u00e9t\u00e9 analys\u00e9e \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;une <strong>analyse factorielle en axes principaux<\/strong> (<em>Principal Factor Analysis<\/em>) men\u00e9e aupr\u00e8s d&rsquo;une cohorte de 437 \u00e9tudiants de premier cycle universitaire de la Southern Methodist University.<\/p>\n<h3>Le facteur de premier ordre pr\u00e9dominant<\/h3>\n<p>L&rsquo;analyse a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 la pr\u00e9sence d&rsquo;un premier facteur g\u00e9n\u00e9ral extr\u00eamement large, expliquant \u00e0 lui seul <strong>23,2 % de la variance commune<\/strong> des donn\u00e9es. Ce premier facteur refl\u00e9tait sans ambigu\u00eft\u00e9 une dimension diffuse d&rsquo;inconfort physique, de malaises somatiques g\u00e9n\u00e9raux et de r\u00e9activit\u00e9 corporelle. Les 14 items pr\u00e9sentant les saturations factorielles les plus \u00e9lev\u00e9es sur ce facteur premier (saturations comprises entre 0,40 et 0,68) comprenaient :<\/p>\n<ul>\n<li>Douleurs abdominales ou d&rsquo;estomac (<em>loading<\/em> le plus \u00e9lev\u00e9)<\/li>\n<li>Indigestion<\/li>\n<li>C\u00e9phal\u00e9es communes<\/li>\n<li>Naus\u00e9es et vomissements<\/li>\n<li>Maux de gorge<\/li>\n<li>Irr\u00e9gularit\u00e9s du rythme cardiaque<\/li>\n<li>\u00c9vanouissements ou \u00e9tourdissements<\/li>\n<li>Diarrh\u00e9e<\/li>\n<li>Constipation<\/li>\n<li>Probl\u00e8mes de dos chroniques<\/li>\n<li>Maux d&rsquo;oreille<\/li>\n<li>\u00c9ruptions cutan\u00e9es<\/li>\n<li>D\u00e9pression<\/li>\n<li>Faiblesse g\u00e9n\u00e9rale \/ fatigue<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Purification de l&rsquo;\u00e9chelle des sympt\u00f4mes<\/h3>\n<p>Les auteurs ont proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 une d\u00e9cision m\u00e9thodologique cruciale lors de la s\u00e9lection finale : l&rsquo;item \u00ab <em>d\u00e9pression<\/em> \u00bb, bien qu&rsquo;affichant une saturation factorielle substantielle sur ce premier facteur, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment extrait de l&rsquo;\u00e9chelle des sympt\u00f4mes somatiques. En effet, la d\u00e9pression pr\u00e9sente un chevauchement conceptuel direct avec les mesures psychologiques d&rsquo;affectivit\u00e9 n\u00e9gative et de d\u00e9tresse \u00e9motionnelle. Conserver cet item au sein du score somatique aurait introduit un biais d&rsquo;endog\u00e9n\u00e9it\u00e9 et une fausse inflation de la corr\u00e9lation entre plaintes somatiques et affects n\u00e9gatifs. L&rsquo;\u00e9chelle finale des sympt\u00f4mes comprend donc les <strong>13 items somatiques purs<\/strong>.<\/p>\n<h3>Facteurs secondaires<\/h3>\n<p>Les facteurs r\u00e9siduels ult\u00e9rieurs expliquaient chacun une part marginale de variance (inf\u00e9rieure \u00e0 4,5 %) et regroupaient de mani\u00e8re \u00e9parse des entit\u00e9s pathologiques sp\u00e9cifiques (ex. facteur pulmonaire isolant asthme et emphys\u00e8me ; facteur cardiovasculaire regroupant hypertension et cholest\u00e9rol). En raison de la faible pr\u00e9valence de ces maladies au sein de populations jeunes ou non cliniques, ces facteurs secondaires n&rsquo;ont pas donn\u00e9 lieu \u00e0 des sous-\u00e9chelles psychom\u00e9triques distinctes dans la version standard.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<p>Le SMU Health Questionnaire est un inventaire auto-administr\u00e9 papier-crayon ou num\u00e9rique, caract\u00e9ris\u00e9 par une mise en \u0153uvre simple et rapide :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Type de test :<\/strong> Inventaire auto-rapport\u00e9 d&rsquo;\u00e9valuation de la sant\u00e9 physique, des sympt\u00f4mes somatiques et de l&rsquo;utilisation des soins hospitaliers.<\/li>\n<li><strong>Format d&rsquo;administration :<\/strong> Questionnaire individuel ou collectif, administrable au format papier-crayon ou sur plateforme informatique (temps de passation moyen : 5 \u00e0 10 minutes).<\/li>\n<li><strong>Nombre total d&rsquo;items :<\/strong>\n<ul>\n<li><em>Donn\u00e9es sociod\u00e9mographiques :<\/em> 4 items initiaux (\u00c2ge, Sexe, \u00c9tat civil, \u00c9ducation) et confession religieuse.<\/li>\n<li><em>Inventaire des probl\u00e8mes de sant\u00e9 :<\/em> 63 items couvrant affections aigu\u00ebs, plaintes fonctionnelles et maladies chroniques.<\/li>\n<li><em>Item ouvert :<\/em> 1 item de sp\u00e9cification pour les autres affections non mentionn\u00e9es.<\/li>\n<li><em>Indicateurs d&rsquo;hospitalisation :<\/em> 6 cat\u00e9gories d&rsquo;\u00e9valuation du nombre de journ\u00e9es d&rsquo;hospitalisation au cours de l&rsquo;ann\u00e9e \u00e9coul\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>\u00c9chelle de r\u00e9ponse :<\/strong> Syst\u00e8me dichotomique par case \u00e0 cocher (0 = Absence du probl\u00e8me au cours de l&rsquo;ann\u00e9e \u00e9coul\u00e9e ; 1 = Pr\u00e9sence du probl\u00e8me, y compris si actuellement contr\u00f4l\u00e9 par un traitement). Les jours d&rsquo;hospitalisation sont saisis en continu (nombre entier de jours).<\/li>\n<li><strong>Modalit\u00e9s de cotation (Scoring) :<\/strong>\n<ul>\n<li><em>Score total du SMUHQ (SMU-HQ Total) :<\/em> Somme arithm\u00e9tique de l&rsquo;ensemble des 63 cases coch\u00e9es (plage th\u00e9orique de 0 \u00e0 63). Un score \u00e9lev\u00e9 traduit une morbidit\u00e9 somatique ressentie ou d\u00e9clar\u00e9e \u00e9tendue.<\/li>\n<li><em>Score de l&rsquo;\u00e9chelle des sympt\u00f4mes (Symptom scale) :<\/em> Somme arithm\u00e9tique des 13 items cardinaux isol\u00e9s par analyse factorielle (plage th\u00e9orique de 0 \u00e0 13). Ce score constitue l&rsquo;indice privil\u00e9gi\u00e9 de la d\u00e9tresse somatosensorielle et de somatisation.<\/li>\n<li><em>Indice d&rsquo;hospitalisation globale :<\/em> Somme totale des journ\u00e9es d&rsquo;hospitalisation d\u00e9clar\u00e9es sur les six motifs r\u00e9pertori\u00e9s.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &#038; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de d\u00e9veloppement :<\/strong> 1988 &#8211; 1989.<\/li>\n<li><strong>Statut du droit d&rsquo;auteur :<\/strong> Le SMU Health Questionnaire a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 dans le cadre de recherches acad\u00e9miques conjointes soutenues par la Southern Methodist University. L&rsquo;instrument original rel\u00e8ve du domaine de la recherche scientifique fondamentale.<\/li>\n<li><strong>Conditions d&rsquo;utilisation et tarifs :<\/strong> L&rsquo;outil est libre de droits d&rsquo;acc\u00e8s (<em>open access for academic research<\/em>) pour les travaux de recherche scientifique non commerciale et l&rsquo;enseignement universitaire. Les praticiens ou chercheurs peuvent l&rsquo;administrer librement sans paiement de redevance, sous r\u00e9serve de citer scrupuleusement la publication de r\u00e9f\u00e9rence princeps de Watson et Pennebaker (1989).<\/li>\n<li><strong>Utilisations commerciales :<\/strong> Toute int\u00e9gration au sein d&rsquo;une batterie logicielle propri\u00e9taire commerciale ou d&rsquo;un dispositif m\u00e9dical commercialis\u00e9 n\u00e9cessite l&rsquo;autorisation formelle expresse des auteurs ou de leurs institutions mandataires respectives.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<ul>\n<li>Pennebaker, J. W. (1982). <em>The psychology of physical symptoms<\/em>. Springer-Verlag. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1007\/978-1-4613-8196-9\">https:\/\/doi.org\/10.1007\/978-1-4613-8196-9<\/a><\/li>\n<li>Watson, D. (1988). Intraindividual and interindividual analyses of Positive and Negative Affect: Their relation to health complaints, perceived stress, and daily activities. <em>Journal of Personality and Social Psychology<\/em>, 54(6), 1020\u20131030. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0022-3514.54.6.1020\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0022-3514.54.6.1020<\/a><\/li>\n<li>Watson, D., Clark, L. A., &amp; Carey, G. (1988). Positive and negative affectivity and their relation to anxiety and depressive disorders. <em>Journal of Abnormal Psychology<\/em>, 97(3), 346\u2013353. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0021-843X.97.3.346\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0021-843X.97.3.346<\/a><\/li>\n<li>Watson, D., Clark, L. A., &amp; Tellegen, A. (1988). Development and validation of brief measures of positive and negative affect: The PANAS scales. <em>Journal of Personality and Social Psychology<\/em>, 54(6), 1063\u20131070. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0022-3514.54.6.1063\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0022-3514.54.6.1063<\/a><\/li>\n<li>Watson, D., &amp; Pennebaker, J. W. (1989). Health complaints, stress, and distress: Exploring the central role of Negative Affectivity. <em>Psychological Review<\/em>, 96(2), 234\u2013254. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0033-295X.96.2.234\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0033-295X.96.2.234<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<div style=\"background-color:#f9f9f9; padding:15px; border-radius:6px; margin-bottom:20px; border:1px solid #e2e8f0;\">\n<h3 style=\"margin-top:0; color:#1a365d;\">The SMU Health Questionnaire (SMUHQ)<\/h3>\n<p style=\"margin-bottom:10px;\"><strong>Demographic Information:<\/strong><\/p>\n<p>Age: _____ &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Sex: _____ &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Marital Status: _____<\/p>\n<p>Religious Upbringing: Catholic _____ &nbsp; Protestant _____ &nbsp; Jewish _____ &nbsp; Islam _____ &nbsp; Other _____<\/p>\n<p>Highest level of education that you have completed: ______________________________<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div style=\"background-color:#ffffff; padding:15px; border-radius:6px; margin-bottom:20px; border:1px solid #cbd5e1;\">\n<p style=\"font-weight:600; color:#0f172a;\">Instructions:<\/p>\n<p style=\"font-style:italic;\">Place a check in front of every health problem you have had during the last year. Be sure to check every health problem you used to have but now control with medication or treatment:<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div style=\"display:grid; grid-template-columns: repeat(auto-fit, minmax(280px, 1fr)); gap:10px; margin-bottom:25px;\">\n<div>[ &nbsp; ] 1. Cold or flu<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 2. Significant weight gain<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 3. Diabetes<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 4. Significant weight loss<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 5. Anemia<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 6. Headache (not migraine)<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 7. Fainting<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 8. Low blood pressure<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 9. Hernia<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 10. High blood pressure (hypertension)<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 11. Diarrhea<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 12. Arthritis or rheumatism<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 13. Hemorrhoids<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 14. Abdominal or stomach pain<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 15. Rash<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 16. Gall bladder problems<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 17. Appendicitis<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 18. Lung or respiratory problems<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 19. Paralysis<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 20. Heartbeat irregularity<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 21. Ulcer<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 22. High cholesterol<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 23. Skin cancer<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 24. Chronic back problem<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 25. Sore throat<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 26. Kidney or urinary tract problems<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 27. Constipation<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 28. Eye problem (sty, cataract)<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 29. Ear ache<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 30. Thrombosis (blood clots)<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 31. Vomiting<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 32. Water retention (bloating)<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 33. Asthma<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 34. Serious dental problems (incl. gums)<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 35. Emphysema<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 36. Angina or chest pain<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 37. Colitis<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 38. Migraine headache<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 39. Seizures<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 40. Thyroid problem<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 41. Bulimia<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 42. Anorexia nervosa<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 43. Allergies<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 44. Grinding of teeth or TMJ<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 45. Blackouts<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 46. Multiple sclerosis<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 47. Depression<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 48. Breast cancer<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 49. Indigestion<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 50. Other cancer<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 51. Severe acne<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 52. Benign tumor<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 53. Mononucleosis<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 54. Liver problem<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 55. Broken bones<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 56. Sexual problems (impotency, frigidity)<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 57. Pregnancy<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 58. Venereal disease (incl. herpes)<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 59. Endometriosis (cramps)<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 60. Pre-menstrual syndrome<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 61. Obesity<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 62. Other reproductive (cysts, prostate)<\/div>\n<div>[ &nbsp; ] 63. Other health problems (Specify: ________________________)<\/div>\n<\/p><\/div>\n<div style=\"background-color:#f1f5f9; padding:15px; border-radius:6px; border:1px solid #cbd5e1;\">\n<p style=\"font-weight:600; margin-top:0; color:#0f172a;\">Hospitalization Record:<\/p>\n<p style=\"font-style:italic;\">How many days during the last year were you hospitalized for each of the following:<\/p>\n<ul style=\"list-style-type:none; padding-left:5px;\">\n<li style=\"margin-bottom:8px;\">Surgery: _____ days<\/li>\n<li style=\"margin-bottom:8px;\">Childbirth: _____ days<\/li>\n<li style=\"margin-bottom:8px;\">Psychological problems: _____ days<\/li>\n<li style=\"margin-bottom:8px;\">Injury: _____ days<\/li>\n<li style=\"margin-bottom:8px;\">Illness: _____ days<\/li>\n<li style=\"margin-bottom:8px;\">Drug\/alcohol problems: _____ days<\/li>\n<\/ul><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Questionnaire de sant\u00e9 de la SMU (SMUHQ), d\u00e9velopp\u00e9 par David Watson et James W. Pennebaker, est un inventaire psychom\u00e9trique de 63 items mesurant les sympt\u00f4mes physiques, les affections aigu\u00ebs et chroniques et les journ\u00e9es d&rsquo;hospitalisation.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[165,65,2],"tags":[2328,9891,29916,14775,83,2320,29915,180],"class_list":["post-18760","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-echelles-devaluation","category-psychologie-de-la-sante","category-psychometrie","tag-affectivite-negative","tag-david-watson","tag-james-w-pennebaker","tag-plaintes-somatiques","tag-psychologie-clinique","tag-sante-percue","tag-smuhq","tag-somatisation"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/18760","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=18760"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/18760\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=18760"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=18760"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=18760"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}