{"id":18712,"date":"2026-10-17T21:02:35","date_gmt":"2026-10-17T21:02:35","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/echelle-attitude-envers-herpes\/"},"modified":"2026-10-17T21:02:35","modified_gmt":"2026-10-17T21:02:35","slug":"echelle-attitude-envers-herpes","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=echelle-attitude-envers-herpes","title":{"rendered":"\u00c9chelle d&rsquo;attitude envers l&rsquo;herp\u00e8s"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>\u00c9chelle d&rsquo;attitude envers l&rsquo;herp\u00e8s<\/strong> (souvent d\u00e9sign\u00e9e et op\u00e9rationnalis\u00e9e dans la litt\u00e9rature sous l&rsquo;appellation d&rsquo;<em>\u00c9chelle de connaissances sur l&rsquo;herp\u00e8s<\/em> ou <em>Herpes Knowledge Scale<\/em>, HKS) est un instrument psychom\u00e9trique d&rsquo;\u00e9valuation cognitive d\u00e9velopp\u00e9 au milieu des ann\u00e9es 1980 par les chercheuses am\u00e9ricaines <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/uncw.edu\/profiles\/bruce-katherine\">Katherine E. M. Bruce<\/a> et Judith McLaughlin. Con\u00e7ue initialement pour combler un d\u00e9ficit m\u00e9thodologique majeur dans la recherche sur la sant\u00e9 sexuelle et comportementale, cette \u00e9chelle mesure avec rigueur et pr\u00e9cision le niveau d&rsquo;information, les fausses croyances \u00e9tiologiques, les repr\u00e9sentations erron\u00e9es et les connaissances biom\u00e9dicales relatives au <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Herp%C3%A8s_g%C3%A9nital\">virus de l&rsquo;herp\u00e8s simplex<\/a> g\u00e9nital et buccal.<\/p>\n<p>L&rsquo;instrument comprend un ensemble standardis\u00e9 de <strong>54 items<\/strong> pr\u00e9sent\u00e9s sous la forme d&rsquo;affirmations cat\u00e9gorielles ferm\u00e9es. Les participants doivent indiquer leur jugement \u00e9pist\u00e9mique au moyen d&rsquo;un format de r\u00e9ponse \u00e0 choix forc\u00e9 \u00e0 trois modalit\u00e9s : \u00ab Vrai \u00bb (<em>True<\/em>), \u00ab Faux \u00bb (<em>False<\/em>), et \u00ab Ne sait pas \u00bb (<em>Don&rsquo;t Know<\/em>). Cette troisi\u00e8me option permet de neutraliser efficacement le biais de devinette al\u00e9atoire, tout en \u00e9tant m\u00e9thodologiquement comptabilis\u00e9e comme une r\u00e9ponse incorrecte lors de la cotation sommative finale. Le score global est ensuite transform\u00e9 en un pourcentage standardis\u00e9 allant de 0 % \u00e0 100 %, fournissant un gradient continu de comp\u00e9tence cognitive.<\/p>\n<p>Sur le plan des propri\u00e9t\u00e9s psychom\u00e9triques, l&rsquo;instrument fait preuve d&rsquo;une robustesse m\u00e9thodologique remarquable. Lors des \u00e9tudes de validation princeps, l&rsquo;\u00e9chelle a d\u00e9montr\u00e9 une coh\u00e9rence interne \u00e9lev\u00e9e, avec un coefficient <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Alpha_de_Cronbach\">alpha de Cronbach<\/a> de 0,88 et une fid\u00e9lit\u00e9 par la m\u00e9thode de bissection (split-half) corrobor\u00e9e dans des cohortes ind\u00e9pendantes (Bruce &amp; McLaughlin, 1986 ; Bruce &amp; Bullins, 1989). La s\u00e9lection d\u00e9finitive des items a repos\u00e9 sur une analyse d&rsquo;items rigoureuse, ne retenant que les assertions pr\u00e9sentant des corr\u00e9lations item-total statistiquement significatives (p &lt; 0,0007). La validit\u00e9 de contenu a \u00e9t\u00e9 formellement \u00e9tablie par un coll\u00e8ge d&rsquo;experts interdisciplinaires comprenant des m\u00e9decins, du personnel infirmier, des \u00e9ducateurs sp\u00e9cialis\u00e9s en sant\u00e9 publique et des personnes directement concern\u00e9es par la pathologie herp\u00e9tique.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s<\/h2>\n<p>Herp\u00e8s g\u00e9nital, Herpes Knowledge Scale, \u00e9valuation psychom\u00e9trique, \u00e9ducation \u00e0 la sant\u00e9 sexuelle, virus de l&rsquo;herp\u00e8s simplex, croyances de sant\u00e9, \u00e9pid\u00e9miologie comportementale, stigmatisation sexuelle, fid\u00e9lit\u00e9 du test, validit\u00e9 de contenu.<\/p>\n<h2>3. Auteurs<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue, formalis\u00e9e et valid\u00e9e conjointement par deux chercheuses universitaires sp\u00e9cialis\u00e9es en psychologie exp\u00e9rimentale, en \u00e9ducation \u00e0 la sant\u00e9 et en comportement sexuel :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Katherine E. M. Bruce, Ph.D.<\/strong> : Professeure \u00e9m\u00e9rite au D\u00e9partement de Psychologie de l&rsquo;Universit\u00e9 de Caroline du Nord \u00e0 Wilmington (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/uncw.edu\/\">University of North Carolina at Wilmington<\/a>, UNCW), \u00c9tats-Unis. Ses axes de recherche portent principalement sur la psychom\u00e9trie appliqu\u00e9e \u00e0 la sexologie, les attitudes face aux infections transmissibles sexuellement et les d\u00e9terminants comportementaux de la sant\u00e9. Correspondance acad\u00e9mique : <code>bruce@uncw.edu<\/code>.<\/li>\n<li><strong>Judith McLaughlin, Ph.D.<\/strong> : Chercheuse et professeure affili\u00e9e au D\u00e9partement de Promotion de la Sant\u00e9 et d&rsquo;\u00c9ducation Comportementale de l&rsquo;Universit\u00e9 de G\u00e9orgie (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.uga.edu\/\">University of Georgia<\/a>), \u00c9tats-Unis. Ses travaux sont centr\u00e9s sur l&rsquo;\u00e9pid\u00e9miologie psychosociale et la conception d&rsquo;outils d&rsquo;\u00e9valuation des comp\u00e9tences en sant\u00e9 sexuelle et reproductive.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental de l&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;attitude envers l&rsquo;herp\u00e8s (HKS) est de fournir un instrument standardis\u00e9, valide et fid\u00e8le capable d&rsquo;\u00e9valuer la comp\u00e9tence cognitive globale et les distorsions informationnelles entourant l&rsquo;infection par le virus de l&rsquo;herp\u00e8s simplex (HSV-1 et HSV-2). Durant les d\u00e9cennies 1970 et 1980, l&rsquo;augmentation fulgurante de la pr\u00e9valence de l&rsquo;herp\u00e8s g\u00e9nital dans le monde occidental a engendr\u00e9 une vague disproportionn\u00e9e d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 collective, de panique morale et de stigmatisation sociale. Face \u00e0 ce ph\u00e9nom\u00e8ne sociosanitaire, les cliniciens et chercheurs ont rapidement constat\u00e9 que le rejet interpersonnel, le d\u00e9sarroi psychologique et les conduites d&rsquo;\u00e9vitement n&rsquo;\u00e9taient pas corr\u00e9l\u00e9s uniquement \u00e0 la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 biologique des ulc\u00e9rations, mais d\u00e9rivaient d&rsquo;un manque criant de connaissances scientifiques v\u00e9rifi\u00e9es et d&rsquo;une prolif\u00e9ration de mythes m\u00e9dicaux invalidants.<\/p>\n<p>Sur le plan des <strong>applications de recherche<\/strong>, l&rsquo;\u00e9chelle permet de cartographier avec pr\u00e9cision les lacunes \u00e9pist\u00e9miques au sein de groupes d\u00e9mographiques sp\u00e9cifiques, au premier rang desquels figurent les \u00e9tudiants de premier cycle universitaire, r\u00e9put\u00e9s particuli\u00e8rement actifs sexuellement et expos\u00e9s aux primo-infections. L&rsquo;instrument est fr\u00e9quemment employ\u00e9 comme variable d\u00e9pendante dans des protocoles quasi-exp\u00e9rimentaux ou longitudinaux mesurant l&rsquo;efficacit\u00e9 d&rsquo;interventions psycho\u00e9ducatives, de campagnes universitaires de pr\u00e9vention et de programmes d&rsquo;information sexologique. En comparant les scores pr\u00e9-test et post-test, les \u00e9valuateurs peuvent d\u00e9terminer objectivement si les modules p\u00e9dagogiques parviennent \u00e0 d\u00e9construire les mythes persistants (par exemple, la fausse croyance d&rsquo;une transmission par les si\u00e8ges de toilettes ou l&rsquo;infertilit\u00e9 syst\u00e9matique induite).<\/p>\n<p>Dans le <strong>contexte clinique et counseling psychologique<\/strong>, l&rsquo;outil s&rsquo;av\u00e8re pr\u00e9cieux lors des prises en charge diagnostiques initiales. Un score d\u00e9ficitaire met en \u00e9vidence les croyances catastrophistes qui alimentent la d\u00e9pression, le sentiment de honte, le repli sur soi et l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de performance sexuelle. L&rsquo;administration de l&rsquo;\u00e9chelle permet au th\u00e9rapeute d&rsquo;identifier sp\u00e9cifiquement les zones de confusion biom\u00e9dicale (prodromes, asymptomatologie, risques de transmission n\u00e9onatale, r\u00f4le des traitements antiviraux) et d&rsquo;ajuster son travail de restructuration cognitive et d&rsquo;\u00e9ducation th\u00e9rapeutique du patient. Enfin, l&rsquo;\u00e9chelle sert de thermom\u00e8tre normatif pour discriminer fiablement les individus disposant d&rsquo;un haut niveau d&rsquo;autonomie en sant\u00e9 de ceux dont l&rsquo;ignorance majore le risque d&rsquo;exposition ou de transmission virale.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique<\/h2>\n<p>Le construit psychologique mesur\u00e9 par l&rsquo;\u00e9chelle rel\u00e8ve de la <em>litt\u00e9ratie en sant\u00e9 sp\u00e9cifique<\/em> et du <em>syst\u00e8me de croyances biom\u00e9dicales<\/em>. Bien que le titre original associe les termes d&rsquo;attitude et de connaissance, l&rsquo;architecture empirique de l&rsquo;instrument op\u00e9rationnalise l&rsquo;attitude \u00e0 travers le prisme de la v\u00e9racit\u00e9 des faits ma\u00eetris\u00e9s par l&rsquo;individu. La structure conceptuelle s&rsquo;articule autour de plusieurs domaines cardinaux :<\/p>\n<h3>\u00c9tiologie virale et physiopathologie de la latence<\/h3>\n<p>Ce domaine \u00e9value la compr\u00e9hension du fait que l&rsquo;herp\u00e8s est strictement caus\u00e9 par un virus et non par une bact\u00e9rie ou un d\u00e9r\u00e8glement humoral. Il explore la conscience de la latence virale dans les ganglions nerveux sensitifs et rachidiens entre les pouss\u00e9es (items 2, 7, 31). Les repr\u00e9sentations fausses sur la nouveaut\u00e9 du virus ou son origine spontan\u00e9e y sont diss\u00e9qu\u00e9es.<\/p>\n<h3>S\u00e9miologie clinique, variabilit\u00e9 et manifestations prodromiques<\/h3>\n<p>Les items \u00e9valuent l&rsquo;aptitude \u00e0 reconna\u00eetre les signes avant-coureurs ou prodromes \u2014 tels que les picotements, les br\u00fblures et les prurit locaux \u2014 ainsi que la nature v\u00e9siculaire typique des l\u00e9sions cutan\u00e9o-muqueuses (items 9, 14, 15, 26). Ce domaine mesure \u00e9galement la reconnaissance de l&rsquo;h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 interindividuelle : la dur\u00e9e, la fr\u00e9quence et la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des crises ne sont pas uniformes et ont tendance \u00e0 diminuer au fil des ann\u00e9es (items 1, 10, 23, 29).<\/p>\n<h3>M\u00e9canismes de transmission et contagion asymptomatique<\/h3>\n<p>Ce volet scrute la ma\u00eetrise des voies de transmission virale directe versus les modes de contagion imaginaires. Il explore la conscience de l&rsquo;excr\u00e9tion virale durant les prodromes et la cicatrisation (items 28, 52), la possibilit\u00e9 d&rsquo;une transmission oro-g\u00e9nitale via le HSV-1 (items 8, 54), tout en r\u00e9futant les mythes de fomites inertes comme la transmission par les cuvettes de toilettes (item 17) ou la protection m\u00e9canique absolue conf\u00e9r\u00e9e par le pr\u00e9servatif (item 37).<\/p>\n<h3>Options th\u00e9rapeutiques et limites biom\u00e9dicales<\/h3>\n<p>Les items examinent la lucidit\u00e9 du sujet face aux promesses de gu\u00e9rison illusoire. Il s&rsquo;agit de v\u00e9rifier si le r\u00e9pondant distingue la gestion symptomatique par des antiviraux comme l&rsquo;aciclovir de l&rsquo;\u00e9radication d\u00e9finitive du virus, tout en r\u00e9futant les traitements alternatifs non \u00e9prouv\u00e9s comme la suppl\u00e9mentation en L-lysine ou l&rsquo;usage inad\u00e9quat de mousses contraceptives (items 22, 45, 47, 51).<\/p>\n<h3>Complications obst\u00e9tricales, gyn\u00e9cologiques et sant\u00e9 reproductive<\/h3>\n<p>Ce domaine s&rsquo;attaque aux craintes de st\u00e9rilit\u00e9 masculine et f\u00e9minine (items 6, 18, 43), clarifie les risques r\u00e9els d&rsquo;enc\u00e9phalite ou de mort n\u00e9onatale en cas de primo-infection p\u00e9rinatale (items 33, 41) et \u00e9value les croyances entourant la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;une c\u00e9sarienne syst\u00e9matique versus un accouchement par voie basse en l&rsquo;absence de l\u00e9sions actives (items 39, 41), sans omettre les liens postul\u00e9s avec le d\u00e9pistage cervical (items 27, 34, 46).<\/p>\n<h3>Facteurs d\u00e9clencheurs et retentissement psychosocial<\/h3>\n<p>Enfin, l&rsquo;\u00e9chelle sonde la perception du r\u00f4le du stress \u00e9motionnel, de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9, de la fatigue et des menstruations dans le d\u00e9clenchement des r\u00e9currences (items 4, 32, 36). Elle int\u00e8gre l&rsquo;observation clinique selon laquelle l&rsquo;infection g\u00e9n\u00e8re fr\u00e9quemment un fardeau psychologique et relationnel plus d\u00e9vastateur que ses cons\u00e9quences purement physiologiques (item 24).<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique<\/h2>\n<p>Le d\u00e9veloppement de l&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;attitude envers l&rsquo;herp\u00e8s s&rsquo;ancre profond\u00e9ment dans le paradigme de la <strong>psychologie de la sant\u00e9 cognitive<\/strong> et s&rsquo;inspire directement de trois cadres th\u00e9oriques majeurs :<\/p>\n<h3>Le Mod\u00e8le des Croyances de Sant\u00e9 (Health Belief Model &#8211; HBM)<\/h3>\n<p>Formul\u00e9 initialement par Rosenstock (1974) et enrichi par Becker (1974), le <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Health_belief_model\">Health Belief Model<\/a> postule que l&rsquo;adoption d&rsquo;un comportement pr\u00e9ventif ou de protection (tel que l&rsquo;abstinence lors des pouss\u00e9es, l&rsquo;usage r\u00e9gulier du pr\u00e9servatif ou la communication intime avec le partenaire) d\u00e9pend de plusieurs perceptions cognitives fondamentales : la vuln\u00e9rabilit\u00e9 per\u00e7ue, la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 per\u00e7ue de la menace, ainsi que les b\u00e9n\u00e9fices et barri\u00e8res per\u00e7us \u00e0 l&rsquo;action. L&rsquo;\u00e9chelle de Bruce et McLaughlin mesure la base informationnelle qui structure directement ces perceptions. Un individu qui sous-estime la contagiosit\u00e9 durant la phase prodromique pr\u00e9sentera une vuln\u00e9rabilit\u00e9 per\u00e7ue erron\u00e9e, augmentant les comportements \u00e0 risque d&rsquo;inoculation.<\/p>\n<h3>La Th\u00e9orie de l&rsquo;Action Raisonn\u00e9e (TAR)<\/h3>\n<p>D\u00e9velopp\u00e9e par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Martin_Fishbein\">Martin Fishbein<\/a> et Icek Ajzen (1975), la Th\u00e9orie de l&rsquo;action raisonn\u00e9e stipule que l&rsquo;intention comportementale est d\u00e9termin\u00e9e conjointement par l&rsquo;attitude envers le comportement et les normes subjectives per\u00e7ues. Dans le cadre des relations sexuelles, l&rsquo;attitude est le r\u00e9sultat des croyances comportementales quant aux cons\u00e9quences probables d&rsquo;un acte. L&rsquo;ignorance de l&rsquo;\u00e9tiologie virale et des modalit\u00e9s d&rsquo;excr\u00e9tion asymptomatique forge des attitudes distordues, conduisant soit \u00e0 une prise de risque d\u00e9raisonnable, soit \u00e0 une phobie paralysante d\u00e9t\u00e9riorant l&rsquo;intimit\u00e9 amoureuse.<\/p>\n<h3>La th\u00e9orie de la stigmatisation sociale d&rsquo;Erving Goffman<\/h3>\n<p>Dans son ouvrage classique sur le stigmate (Goffman, 1963), l&rsquo;auteur met en lumi\u00e8re la mani\u00e8re dont une caract\u00e9ristique physique ou m\u00e9dicale discr\u00e9dite un individu, le rel\u00e9guant d&rsquo;une personne normale et compl\u00e8te \u00e0 un statut souill\u00e9 et diminu\u00e9. Les auteurs de l&rsquo;\u00e9chelle ont conceptualis\u00e9 le manque de connaissances comme le terreau de la stigmatisation collective. La construction de cet outil visait \u00e0 prouver que le stigmate entourant l&rsquo;herp\u00e8s g\u00e9nital \u2014 souvent amplifi\u00e9 par les m\u00e9dias sensationnalistes des ann\u00e9es 1980 qui le qualifiaient de \u00ab l\u00e8pre moderne \u00bb \u2014 pouvait \u00eatre d\u00e9construit par une alphab\u00e9tisation scientifique rigoureuse, dissociant les dangers r\u00e9els des mythes anxiog\u00e8nes.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9<\/h2>\n<p>La validation empirique de l&rsquo;instrument s&rsquo;est appuy\u00e9e sur une s\u00e9rie d&rsquo;investigations m\u00e9thodologiques rigoureuses document\u00e9es par Bruce et McLaughlin (1986), puis r\u00e9examin\u00e9es par Bruce et Bullins (1989) :<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de contenu et d&rsquo;apparence (Face &amp; Content Validity)<\/h3>\n<p>La gen\u00e8se de l&rsquo;\u00e9chelle a d\u00e9but\u00e9 par l&rsquo;extraction d&rsquo;un r\u00e9servoir initial de <strong>64 assertions<\/strong> formul\u00e9es \u00e0 partir de la litt\u00e9rature biom\u00e9dicale, de manuels de sant\u00e9 publique et de questions \u00e9manant du terrain clinique. La lisibilit\u00e9 et l&rsquo;accessibilit\u00e9 syntaxique ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9es dans un premier temps par un groupe d&rsquo;\u00e9tudiants de premier cycle. Par la suite, la validit\u00e9 de contenu a \u00e9t\u00e9 formellement soumise \u00e0 un <strong>comit\u00e9 d&rsquo;experts multidisciplinaire<\/strong> compos\u00e9 de cinq juges ind\u00e9pendants :<\/p>\n<ul>\n<li>Un m\u00e9decin sp\u00e9cialis\u00e9 en maladies infectieuses,<\/li>\n<li>Une infirmi\u00e8re dipl\u00f4m\u00e9e d&rsquo;\u00c9tat exer\u00e7ant en sant\u00e9 sexuelle,<\/li>\n<li>Deux \u00e9ducateurs sp\u00e9cialis\u00e9s en sant\u00e9 publique et \u00e9pid\u00e9miologie comportementale,<\/li>\n<li>Un \u00e9tudiant de cycle sup\u00e9rieur vivant avec un diagnostic confirm\u00e9 d&rsquo;herp\u00e8s g\u00e9nital.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ce panel a analys\u00e9 chaque item sous l&rsquo;angle de sa pertinence clinique, de son exactitude m\u00e9dicale stricte, de son potentiel de discrimination et de sa repr\u00e9sentativit\u00e9 globale du spectre pathologique. Ce consensus d&rsquo;experts a valid\u00e9 57 items sur les 64 propos\u00e9s, rejetant les affirmations ambigu\u00ebs ou obsol\u00e8tes.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de construit et pouvoir discriminant des items<\/h3>\n<p>Les 57 \u00e9nonc\u00e9s restants ont \u00e9t\u00e9 administr\u00e9s \u00e0 un \u00e9chantillon normatif de 150 \u00e9tudiants inscrits en cours d&rsquo;introduction \u00e0 la psychologie \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de G\u00e9orgie. Une analyse fine de la corr\u00e9lation item-total a \u00e9t\u00e9 conduite afin de s&rsquo;assurer de la coh\u00e9rence interne du construit. Seuls les items affichant une corr\u00e9lation item-total hautement significative sur le plan statistique (<strong>p &lt; 0,0007<\/strong>) ont \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9s pour composer la forme finale du questionnaire, r\u00e9duisant l&rsquo;instrument \u00e0 <strong>54 items<\/strong> d\u00e9finitifs. Cette s\u00e9lection garantit que chaque assertion discrimine avec une sensibilit\u00e9 aigu\u00eb les sujets disposant d&rsquo;un haut niveau d&rsquo;expertise m\u00e9dicale des sujets impr\u00e9gn\u00e9s de conceptions erron\u00e9es.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 pr\u00e9dictive et sensibilit\u00e9 au changement<\/h3>\n<p>Dans les \u00e9tudes ult\u00e9rieures conduites par Bruce et Bullins (1989), l&rsquo;\u00e9chelle a prouv\u00e9 sa capacit\u00e9 \u00e0 pr\u00e9dire les scores d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 et les attitudes n\u00e9gatives envers les personnes infect\u00e9es : un score de connaissances \u00e9lev\u00e9 sur l&rsquo;HKS \u00e9tait significativement corr\u00e9l\u00e9 \u00e0 des attitudes moins stigmatisantes et \u00e0 une propension accrue \u00e0 adopter des comportements d&rsquo;auto-protection rationnels, attestant d&rsquo;une excellente validit\u00e9 concourante et \u00e9cologique.<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9<\/h2>\n<p>La consistance psychom\u00e9trique de l&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;attitude envers l&rsquo;herp\u00e8s a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e par des indices de fid\u00e9lit\u00e9 particuli\u00e8rement robustes, compte tenu de la diversit\u00e9 th\u00e9matique abord\u00e9e \u00e0 travers les 54 \u00e9nonc\u00e9s :<\/p>\n<h3>Coh\u00e9rence interne<\/h3>\n<p>Lors des phases d&rsquo;\u00e9valuation initiale men\u00e9es aupr\u00e8s de 148 \u00e9tudiants inscrits dans des cursus universitaires de psychologie et de promotion de la sant\u00e9, le calcul du coefficient de consistance interne a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 un <strong>alpha de Cronbach de 0,88<\/strong> (Bruce &amp; McLaughlin, 1986). Ce r\u00e9sultat d\u00e9note une excellente homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 psychom\u00e9trique pour une \u00e9chelle cognitive h\u00e9t\u00e9ro-factorielle en format vrai\/faux. Des administrations ult\u00e9rieures aupr\u00e8s d&rsquo;\u00e9chantillons \u00e9largis ont constamment r\u00e9pliqu\u00e9 des valeurs de fid\u00e9lit\u00e9 comprises entre 0,85 et 0,89 (Bruce &amp; Bullins, 1989).<\/p>\n<h3>Fid\u00e9lit\u00e9 par bissection (Split-Half Reliability)<\/h3>\n<p>Afin de tester la stabilit\u00e9 interne de l&rsquo;instrument sans biaiser la mesure par l&rsquo;apprentissage m\u00e9moriel, une proc\u00e9dure de bissection d&rsquo;items (split-half) avec correction de Spearman-Brown a \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9chantillon princeps de 148 r\u00e9pondants. Les indices de corr\u00e9lation corrig\u00e9s ont d\u00e9pass\u00e9 le seuil conventionnel d&rsquo;admissibilit\u00e9 de 0,80, corroborant le fait que les deux moiti\u00e9s du test mesurent le m\u00eame construit latent avec une pr\u00e9cision \u00e9quivalente.<\/p>\n<h3>Sensibilit\u00e9 m\u00e9trologique<\/h3>\n<p>L&rsquo;erreur standard de mesure (SEM) calcul\u00e9e pour l&rsquo;\u00e9chelle globale demeure faible, ce qui autorise les chercheurs et cliniciens \u00e0 interpr\u00e9ter des variations de scores interindividuelles ou intrapersonnelles (avant et apr\u00e8s une session d&rsquo;\u00e9ducation \u00e0 la sant\u00e9) comme le reflet de changements r\u00e9els de l&rsquo;architecture cognitive et non comme des art\u00e9facts d&rsquo;instabilit\u00e9 m\u00e9trologique.<\/p>\n<h2>9. Analyse factorielle<\/h2>\n<p>Bien que l&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;attitude envers l&rsquo;herp\u00e8s ait \u00e9t\u00e9 initialement calibr\u00e9e par Bruce et McLaughlin selon une approche indicielle unitaire \u2014 c&rsquo;est-\u00e0-dire en g\u00e9n\u00e9rant un score total sommatif refl\u00e9tant une comp\u00e9tence globale en sant\u00e9 \u2014, des r\u00e9analyses exploratoires et conceptuelles ult\u00e9rieures ont mis en lumi\u00e8re une organisation multidimensionnelle sous-jacente.<\/p>\n<h3>Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)<\/h3>\n<p>Les mod\u00e9lisations en composantes principales assorties d&rsquo;une rotation orthogonale (Varimax) ont traditionnellement r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que l&rsquo;instrument s&rsquo;articule autour de quatre \u00e0 cinq facteurs latents pr\u00e9dominants expliquant une variance cumul\u00e9e substantielle de la r\u00e9ponse cognitive :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Facteur 1 : Mythes de transmission et contagion quotidienne.<\/strong> Ce facteur regroupe les assertions relatives aux vecteurs fantastiques d&rsquo;infection (ex. les si\u00e8ges de toilettes, l&rsquo;eau des piscines) et \u00e0 l&rsquo;absence de risque hors des contacts intimes directs (saturations factorielles oscillant entre 0,45 et 0,68 pour les items 16, 17, 44).<\/li>\n<li><strong>Facteur 2 : Histoire naturelle, prodromes et physiopathologie virale.<\/strong> Ce facteur agr\u00e8ge les items li\u00e9s \u00e0 la latence m\u00e9dullaire, aux sensations pr\u00e9monitoires et \u00e0 l&rsquo;\u00e9volution naturelle des pouss\u00e9es (items 7, 9, 15, 31, avec des saturations sup\u00e9rieures \u00e0 0,50).<\/li>\n<li><strong>Facteur 3 : Th\u00e9rapeutique, pharmacologie et pronostic de gu\u00e9rison.<\/strong> Ce p\u00f4le regroupe les croyances concernant l&rsquo;action antivirale de l&rsquo;aciclovir, l&rsquo;illusion d&rsquo;une gu\u00e9rison d\u00e9finitive et les rem\u00e8des charlatanesques (items 22, 45, 47, 51).<\/li>\n<li><strong>Facteur 4 : Reproduction, grossesse et n\u00e9onatologie.<\/strong> Il isole les questions relatives aux modalit\u00e9s d&rsquo;accouchement, \u00e0 la c\u00e9sarienne, au frottis de d\u00e9pistage et \u00e0 la transmission verticale m\u00e8re-enfant (items 33, 39, 41, 42).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Consid\u00e9rations m\u00e9thodologiques sur les saturations d&rsquo;items<\/h3>\n<p>Il convient de noter que l&rsquo;analyse factorielle appliqu\u00e9e \u00e0 des items dichotomiques (vrai\/faux) pose des d\u00e9fis particuliers d&rsquo;estimation en raison de matrices de corr\u00e9lation t\u00e9trachoriques souvent asym\u00e9triques lorsque certains items pr\u00e9sentent des indices de difficult\u00e9 extr\u00eames (items tr\u00e8s faciles ou tr\u00e8s difficiles). N\u00e9anmoins, l&rsquo;analyse des saturations confirme que l&rsquo;ensemble des 54 items contribue positivement et de mani\u00e8re convergente au facteur g\u00e9n\u00e9ral de second ordre, justifiant pleinement l&rsquo;usage privil\u00e9gi\u00e9 dans la pratique de recherche d&rsquo;un score unique composite transform\u00e9 en pourcentage.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure<\/h2>\n<p>L&rsquo;instrument se pr\u00e9sente sous un format papier-crayon ou num\u00e9rique hautement standardis\u00e9, con\u00e7u pour une passation rapide et une cotation objective :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Type d&rsquo;\u00e9valuation :<\/strong> Questionnaire d&rsquo;auto-\u00e9valuation cognitive et de connaissances normatives.<\/li>\n<li><strong>Format du questionnaire :<\/strong> Auto-administr\u00e9, passation individuelle ou collective.<\/li>\n<li><strong>Nombre d&rsquo;items :<\/strong> 54 \u00e9nonc\u00e9s indicatifs r\u00e9dig\u00e9s sous forme d\u00e9clarative.<\/li>\n<li><strong>Modalit\u00e9s de r\u00e9ponse :<\/strong> \u00c9chelle \u00e0 choix forc\u00e9 \u00e0 3 points : Vrai (<em>True<\/em> &#8211; T), Faux (<em>False<\/em> &#8211; F), ou Ne sait pas (<em>Don&rsquo;t Know<\/em> &#8211; DK).<\/li>\n<li><strong>Temps de passation :<\/strong> Environ 10 \u00e0 15 minutes pour la quasi-totalit\u00e9 des participants.<\/li>\n<li><strong>R\u00e8gles de cotation :<\/strong>\n<ul>\n<li>Chaque item re\u00e7oit la valeur 1 s&rsquo;il est r\u00e9solu correctement et 0 en cas d&rsquo;erreur ou d&rsquo;omission.<\/li>\n<li>La modalit\u00e9 \u00ab Ne sait pas \u00bb (DK) est strictement comptabilis\u00e9e comme une r\u00e9ponse incorrecte (score de 0) afin de p\u00e9naliser l&rsquo;absence de ma\u00eetrise conceptuelle tout en limitant les biais d&rsquo;inf\u00e9rence au hasard.<\/li>\n<li><strong>Items dont la r\u00e9ponse exacte est VRAI (T) :<\/strong> 1, 2, 4, 7, 9, 10, 14, 15, 19, 20, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 40, 41, 46, 48 et 49 (Total = 27 items).<\/li>\n<li><strong>Items dont la r\u00e9ponse exacte est FAUX (F) :<\/strong> 3, 5, 6, 8, 11, 12, 13, 16, 17, 18, 21, 22, 23, 30, 37, 38, 39, 42, 43, 44, 45, 47, 50, 51, 52, 53 et 54 (Total = 27 items).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Calcul du score final :<\/strong> Somme arithm\u00e9tique des r\u00e9ponses correctes (sur un maximum brut de 54), divis\u00e9e par 54, puis multipli\u00e9e par 100 afin d&rsquo;exprimer la performance finale en pourcentage de r\u00e9ponses correctes (0 % \u00e0 100 %).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de conception et publication princeps :<\/strong> 1986.<\/li>\n<li><strong>Propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle et droits :<\/strong> L&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;attitude envers l&rsquo;herp\u00e8s (HKS) a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e sous l&rsquo;\u00e9gide de la <em>Society for the Scientific Study of Sexuality<\/em> dans la revue acad\u00e9mique internationale <em>The Journal of Sex Research<\/em>.<\/li>\n<li><strong>Conditions d&rsquo;acc\u00e8s et d&rsquo;utilisation :<\/strong> L&rsquo;\u00e9chelle rel\u00e8ve du domaine de l&rsquo;usage acad\u00e9mique et de la recherche sans but lucratif. Conform\u00e9ment aux directives publi\u00e9es par les auteurs, les chercheurs universitaires, \u00e9tudiants et professionnels de sant\u00e9 sont autoris\u00e9s \u00e0 reproduire et employer l&rsquo;instrument dans le cadre de leurs travaux de recherche scientifique ou d&rsquo;\u00e9valuation clinique, sous r\u00e9serve de citer scrupuleusement la publication originale princeps (Bruce &amp; McLaughlin, 1986).<\/li>\n<li><strong>Tarification :<\/strong> L&rsquo;acc\u00e8s et l&rsquo;exploitation de l&rsquo;instrument sont enti\u00e8rement gratuits pour les applications non commerciales. Aucune redevance n&rsquo;est exig\u00e9e.<\/li>\n<li><strong>Contact institutionnel pour permissions :<\/strong> Dr. Katherine E. M. Bruce, Department of Psychology, University of North Carolina at Wilmington, Wilmington, NC 28403, USA. Courriel acad\u00e9mique : <code>bruce@uncw.edu<\/code>.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<p>Les sources acad\u00e9miques et ouvrages fondateurs relatifs \u00e0 l&rsquo;\u00e9laboration, \u00e0 la validation psychom\u00e9trique et au cadre th\u00e9orique de l&rsquo;\u00e9chelle sont r\u00e9pertori\u00e9s ci-dessous :<\/p>\n<ul>\n<li>Ajzen, I., &amp; Fishbein, M. (1975). <em>Belief, attitude, intention and behavior: An introduction to theory and research<\/em>. Addison-Wesley.<\/li>\n<li>Becker, M. H. (1974). The health belief model and personal health behavior. <em>Health Education Monographs<\/em>, 2(4), 324\u2013473. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1177\/109019817400200401\">https:\/\/doi.org\/10.1177\/109019817400200401<\/a><\/li>\n<li>Bruce, K. E. M., &amp; Bullins, C. G. (1989). Students\u2019 attitudes and knowledge about genital herpes. <em>Journal of Sex Education and Therapy<\/em>, 15(4), 257\u2013270. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1080\/01614576.1989.11074967\">https:\/\/doi.org\/10.1080\/01614576.1989.11074967<\/a><\/li>\n<li>Bruce, K. E. M., &amp; McLaughlin, J. (1986). The development of scales to assess knowledge and attitudes about genital herpes. <em>The Journal of Sex Research<\/em>, 22(1), 73\u201384. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1080\/00224498609551290\">https:\/\/doi.org\/10.1080\/00224498609551290<\/a><\/li>\n<li>Goffman, E. (1963). <em>Stigma: Notes on the management of spoiled identity<\/em>. Prentice-Hall.<\/li>\n<li>Rosenstock, I. M. (1974). Historical origins of the health belief model. <em>Health Education Monographs<\/em>, 2(4), 328\u2013335. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1177\/109019817400200403\">https:\/\/doi.org\/10.1177\/109019817400200403<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif; padding:20px; background:#ffffff;\">\n<p style=\"font-style:italic; margin-bottom:18px;\"><strong>Instructions:<\/strong> For each of the following 54 statements, please note on the answer sheet whether you think the statement is true or false. If you do not have any idea whether or not the statement is true or false, please note that you don\u2019t know. Use the following code for your responses:<br \/>\n  <strong>T:<\/strong> The statement is true<br \/>\n  <strong>F:<\/strong> The statement is false<br \/>\n  <strong>DK:<\/strong> I don\u2019t know whether the statement is true or false<\/p>\n<ol style=\"line-height:1.7; margin-left:24px;\">\n<li>The length and severity of genital herpes outbreaks vary from person to person.<\/li>\n<li>Genital herpes is caused by a virus.<\/li>\n<li>Genital herpes was discovered five years ago.<\/li>\n<li>Genital herpes recurrences can be triggered by menstruation (in females) or sexual intercourse.<\/li>\n<li>Every person who has a primary (first) outbreak of genital herpes will have recurrence within the next year.<\/li>\n<li>Genital herpes makes males infertile (sterile).<\/li>\n<li>Between recurrences, the genital herpes virus lies dormant (inactive) in the nerve cells.<\/li>\n<li>Herpes Type 1 cannot occur on the genitals.<\/li>\n<li>A person having recurrences of genital herpes often experiences prodromal (early warning) sensations.<\/li>\n<li>Years may pass between genital herpes recurrences.<\/li>\n<li>Every sore on the genitals is herpes.<\/li>\n<li>Once a genital herpes sore has healed, the person will never develop another herpes sore.<\/li>\n<li>A person who gets cold sores on the mouth is immune to genital herpes.<\/li>\n<li>Genital herpes usually looks like blisters on the genitals.<\/li>\n<li>Prodromal (early warning) sensations of genital herpes recurrences include tingling or itching in the area where the genital herpes sores usually appear.<\/li>\n<li>If a person has sexual intercourse with someone who has genital herpes, s\/he will definitely get genital herpes too.<\/li>\n<li>Several hundred people are expected to catch genital herpes from toilet seats this year.<\/li>\n<li>A woman who has genital herpes will become sterile because of the herpes infection.<\/li>\n<li>People who wear contact lenses and have oral (mouth) herpes should avoid putting the lenses in their mouths because the herpes infection could spread to their eyes.<\/li>\n<li>A person with genital herpes is instructed to keep the sore area clean and dry.<\/li>\n<li>Genital herpes leads to death.<\/li>\n<li>There is a cure for genital herpes at present.<\/li>\n<li>Genital herpes recurrences do not typically become less frequent over time.<\/li>\n<li>A person who has genital herpes often has more psychological complications than physical complications.<\/li>\n<li>When a person has an active outbreak of genital herpes, it is advisable not to have sexual intercourse.<\/li>\n<li>People who have genital herpes can sometimes predict when they will have a recurrence.<\/li>\n<li>A woman who has genital herpes should have a Pap smear at least once a year.<\/li>\n<li>Genital herpes can be contagious even if the herpes sore has a scab on it.<\/li>\n<li>First episodes of genital herpes infection are usually more severe than the recurrences.<\/li>\n<li>A person who has genital herpes is immune to oral (mouth) herpes.<\/li>\n<li>Between recurrences, the genital herpes virus lies dormant (inactive) near the spinal cord.<\/li>\n<li>Stress can often trigger a genital herpes recurrence.<\/li>\n<li>Herpes can be fatal to a newborn if s\/he contracts the infection.<\/li>\n<li>Genital herpes can often be detected by the use of a Pap smear.<\/li>\n<li>After a person is exposed to genital herpes, s\/he will often show symptoms in 2\u201320 days.<\/li>\n<li>Anxiety can trigger a genital herpes recurrence.<\/li>\n<li>Condoms offer 100% protection from catching genital herpes.<\/li>\n<li>A genital herpes infection usually leads to syphilis.<\/li>\n<li>A woman who had genital herpes must have a Caesarean section if she has a baby.<\/li>\n<li>Most people have been exposed to oral herpes at one time or another.<\/li>\n<li>A woman with genital herpes can deliver a baby through her vagina if she doesn\u2019t have an active herpes infection at the time of delivery.<\/li>\n<li>If both parents have genital herpes, their children will be born with herpes.<\/li>\n<li>A woman who has genital herpes can never have a baby.<\/li>\n<li>Genital herpes is not contagious.<\/li>\n<li>L-lysine is a cure for genital herpes.<\/li>\n<li>Genital herpes may be associated with cancer of the cervix.<\/li>\n<li>Contraceptive foam has been proven to kill genital herpes in humans.<\/li>\n<li>In a primary (first) case of genital herpes, the person may feel like s\/he has the flu.<\/li>\n<li>Oral herpes is contagious.<\/li>\n<li>The best way to treat genital herpes sores is to keep them moist.<\/li>\n<li>Acyclovir (also called Zovirax or Valtrex), an anti-viral drug, can cure genital herpes.<\/li>\n<li>A person with genital herpes is not contagious during the prodromal (early warning) stage.<\/li>\n<li>Genital herpes is not prevalent (common) on college campuses.<\/li>\n<li>Oral herpes cannot be transferred to the genitals during oral-genital sex.<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Analyse psychom\u00e9trique d\u00e9taill\u00e9e de l&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;attitude envers l&rsquo;herp\u00e8s (Herpes Knowledge Scale, HKS) d\u00e9velopp\u00e9e par Katherine Bruce et Judith McLaughlin : validit\u00e9, fid\u00e9lit\u00e9 et administration.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[31,2,56],"tags":[29806,29805,1095,16,62],"class_list":["post-18712","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-evaluations-psychologiques","category-psychometrie","category-sante-sexuelle","tag-echelle-de-connaissances-sur-lherpes","tag-herpes","tag-psychologie-de-la-sante","tag-psychometrie","tag-sante-publique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/18712","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=18712"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/18712\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=18712"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=18712"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=18712"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}