{"id":18693,"date":"2026-10-17T19:50:04","date_gmt":"2026-10-17T19:50:04","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/echelle-homophobie-interiorisee-femmes-lesbiennes-slihs\/"},"modified":"2026-10-17T19:50:04","modified_gmt":"2026-10-17T19:50:04","slug":"echelle-homophobie-interiorisee-femmes-lesbiennes-slihs","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=echelle-homophobie-interiorisee-femmes-lesbiennes-slihs","title":{"rendered":"\u00c9chelle d&rsquo;homophobie int\u00e9rioris\u00e9e chez les femmes s&rsquo;identifiant comme lesbiennes"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>\u00c9chelle d&rsquo;homophobie int\u00e9rioris\u00e9e chez les femmes s&rsquo;identifiant comme lesbiennes<\/strong> (<em>Self-Identified Lesbian Internalized Homophobia Scale<\/em>, SLIHS), d\u00e9velopp\u00e9e par Stacy Weibley et Michelle Hindin \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 Johns Hopkins en 2009, est un instrument psychom\u00e9trique con\u00e7u pour mesurer l&rsquo;homophobie int\u00e9rioris\u00e9e sp\u00e9cifiquement aupr\u00e8s des femmes s&rsquo;identifiant de mani\u00e8re explicite comme lesbiennes. Alors que la majorit\u00e9 des outils ant\u00e9rieurs ont \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9s et valid\u00e9s principalement aupr\u00e8s d&rsquo;hommes gays ou pr\u00e9sentaient des limites m\u00e9thodologiques majeures lorsqu&rsquo;ils s&rsquo;adressaient aux femmes (notamment l&rsquo;inclusion de r\u00e9pondantes ne s&rsquo;identifiant pas comme lesbiennes ou la confusion de l&rsquo;homophobie int\u00e9rioris\u00e9e avec des traits de personnalit\u00e9 g\u00e9n\u00e9raux), la SLIHS ancre sa conception directement dans la culture et le v\u00e9cu psychosocial lesbien.<\/p>\n<p>L&rsquo;instrument est un questionnaire auto-administr\u00e9 comprenant <strong>30 items<\/strong> ferm\u00e9s, r\u00e9partis en quatre sous-\u00e9chelles distinctes : la <strong>Visibilit\u00e9<\/strong> (<em>Visibility<\/em>, 7 items), le <strong>Sentiment de connexion<\/strong> (<em>Connectedness<\/em>, 7 items), l&rsquo;<strong>Acceptation de soi<\/strong> (<em>Self-Acceptance<\/em>, 5 items) et le <strong>Jugement<\/strong> (<em>Judgment<\/em>, 11 items). Les r\u00e9ponses sont recueillies sur une \u00e9chelle de Likert en 4 points allant de 1 (\u00ab Tout \u00e0 fait d&rsquo;accord \u00bb) \u00e0 4 (\u00ab Pas du tout d&rsquo;accord \u00bb), avec un syst\u00e8me d&rsquo;inversion pour environ la moiti\u00e9 des items. Le score total oscille entre 30 et 120 points, o\u00f9 une valeur plus \u00e9lev\u00e9e traduit un niveau sup\u00e9rieur d&rsquo;homophobie int\u00e9rioris\u00e9e.<\/p>\n<p>Sur le plan psychom\u00e9trique, la SLIHS a \u00e9t\u00e9 valid\u00e9e aupr\u00e8s d&rsquo;un \u00e9chantillon diversifi\u00e9 de 786 femmes \u00e2g\u00e9es de 18 \u00e0 82 ans, r\u00e9parties dans 39 \u00c9tats am\u00e9ricains. L&rsquo;analyse factorielle confirmatoire a soutenu la structure t\u00e9tafactorielle de l&rsquo;instrument. La fid\u00e9lit\u00e9 de consistance interne s&rsquo;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre .74 et .85 selon les sous-\u00e9chelles. Gr\u00e2ce \u00e0 sa bri\u00e8vet\u00e9 de passation (environ 3 minutes) et son taux d&rsquo;ach\u00e8vement exceptionnel sup\u00e9rieur \u00e0 95 %, la SLIHS constitue un outil de choix pour la recherche \u00e9pid\u00e9miologique, la psychologie sociale de la sant\u00e9 et l&rsquo;\u00e9valuation clinique des minorit\u00e9s sexuelles.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>Homophobie int\u00e9rioris\u00e9e, lesbiennes, minorit\u00e9s sexuelles, stress des minorit\u00e9s, psychom\u00e9trie, validation d&rsquo;\u00e9chelle, sant\u00e9 mentale des femmes, visibilit\u00e9 lesbienne, acceptation de soi, soutien communautaire.<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue et valid\u00e9e par une \u00e9quipe de chercheuses affili\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole de sant\u00e9 publique de l&rsquo;Universit\u00e9 Johns Hopkins :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Stacy Weibley, PhD, MHS<\/strong> \u2014 D\u00e9partement des sciences de la sant\u00e9, du comportement et de la soci\u00e9t\u00e9, Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, Johns Hopkins University, Baltimore, Maryland, \u00c9tats-Unis. Correspondance : <a href=\"mailto:sweibley@msn.com\">sweibley@msn.com<\/a>.<\/li>\n<li><strong>Michelle Hindin, PhD, MPH<\/strong> \u2014 Professeure au D\u00e9partement de la sant\u00e9 de la population, de la famille et de la reproduction, Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, Johns Hopkins University, Baltimore, Maryland, \u00c9tats-Unis.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental de la <em>Self-Identified Lesbian Internalized Homophobia Scale<\/em> (SLIHS) est de combler une lacune \u00e9pist\u00e9mologique et m\u00e9thodologique critique au sein de la litt\u00e9rature en <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Psychologie_de_la_sant%C3%A9\">psychologie de la sant\u00e9<\/a> et en victimologie structurelle. Depuis la fin du XXe si\u00e8cle, de nombreuses recherches \u00e9pid\u00e9miologiques ont d\u00e9montr\u00e9 que les populations de minorit\u00e9s sexuelles (gaies, lesbiennes, bisexuelles et transgenres) pr\u00e9sentent des pr\u00e9valences disproportionnellement \u00e9lev\u00e9es de troubles d\u00e9pressifs majeurs, de troubles anxieux g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9s, d&rsquo;abus de substances psychoactives et de comportements suicidaires, particuli\u00e8rement durant l&rsquo;adolescence et l&rsquo;entr\u00e9e dans l&rsquo;\u00e2ge adulte. L&rsquo;homophobie int\u00e9rioris\u00e9e \u2014 d\u00e9finie comme l&rsquo;assimilation et l&rsquo;application \u00e0 soi-m\u00eame des pr\u00e9jug\u00e9s, des st\u00e9r\u00e9otypes n\u00e9gatifs et de la d\u00e9sapprobation soci\u00e9tale envers l&rsquo;homosexualit\u00e9 \u2014 est th\u00e9oriquement identifi\u00e9e comme l&rsquo;un des moteurs proximaux les plus toxiques de cette d\u00e9tresse psychologique.<\/p>\n<p>Cependant, les recherches empiriques initiales s&rsquo;\u00e9taient presque exclusivement concentr\u00e9es sur les hommes homosexuels (comme l&rsquo;illustrent les travaux s\u00e9minaux d&rsquo;Ilan Meyer en 1995). Les quelques \u00e9tudes ciblant les femmes appliquaient fr\u00e9quemment des \u00e9chelles construites pour des populations masculines, sans adaptation aux r\u00e9alit\u00e9s sp\u00e9cifiques du sexisme int\u00e9rioris\u00e9 et de la marginalisation genr\u00e9e propre aux lesbiennes (Radonsky &amp; Borders, 1995). L&rsquo;unique instrument alors couramment utilis\u00e9 pour les femmes, la <em>Lesbian Internalized Homophobia Scale<\/em> (LIHS) d\u00e9velopp\u00e9e par Szymanski et Chung en 2001, souffrait de biais d&rsquo;\u00e9chantillonnage substantiels : pr\u00e8s de 30 % des r\u00e9pondantes ne s&rsquo;identifiaient pas formellement comme lesbiennes (incluant des femmes bisexuelles ou en questionnement), l&rsquo;\u00e9chantillon pr\u00e9sentait un niveau d&rsquo;\u00e9ducation socio-\u00e9conomiquement disproportionn\u00e9, et plusieurs items confondaient l&rsquo;homophobie int\u00e9rioris\u00e9e avec d&rsquo;autres dimensions de la personnalit\u00e9 ou des troubles affectifs non sp\u00e9cifiques.<\/p>\n<p>La SLIHS a donc \u00e9t\u00e9 d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment formul\u00e9e pour r\u00e9pondre aux besoins suivants :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Pr\u00e9cision de la population cible :<\/strong> Garantir que l&rsquo;instrument s&rsquo;adresse uniquement aux femmes qui s&rsquo;auto-identifient sans \u00e9quivoque comme lesbiennes, r\u00e9duisant ainsi les artefacts de mesure li\u00e9s \u00e0 la fluidit\u00e9 ou \u00e0 l&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9 identitaire.<\/li>\n<li><strong>Ad\u00e9quation culturelle et intersectionnelle :<\/strong> Int\u00e9grer les dynamiques propres \u00e0 la culture lesbienne, telles que les enjeux d&rsquo;apparence de genre (expression butch\/femme), la peur du vieillissement dans une communaut\u00e9 souvent invisibilis\u00e9e, et la gestion du secret linguistique (e.g., l&#8217;emploi de pronoms neutres).<\/li>\n<li><strong>Application en recherche translationnelle et \u00e9pid\u00e9miologique :<\/strong> Fournir un instrument court (30 items, passation en 3 minutes) \u00e0 haute sensibilit\u00e9 pour mesurer les corr\u00e9lats de l&rsquo;homophobie int\u00e9rioris\u00e9e sur la sant\u00e9 globale, l&rsquo;utilisation des soins pr\u00e9ventifs et les comportements \u00e0 risque.<\/li>\n<li><strong>Utilisation clinique :<\/strong> Offrir aux psychoth\u00e9rapeutes et conseillers d&rsquo;orientation un outil multidimensionnel permettant de cartographier avec exactitude si la souffrance d&rsquo;une patiente rel\u00e8ve d&rsquo;un d\u00e9ficit d&rsquo;acceptation de soi, d&rsquo;une rupture d&rsquo;affiliation communautaire, ou de la peur de la visibilit\u00e9 sociale.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Le construit th\u00e9orique d&rsquo;homophobie int\u00e9rioris\u00e9e au sein de la SLIHS est appr\u00e9hend\u00e9 comme une entit\u00e9 multidimensionnelle compos\u00e9e de quatre facteurs interd\u00e9pendants. Chacune de ces facettes repr\u00e9sente une manifestation psychologique, cognitive, affective ou comportementale de la stigmatisation sociale int\u00e9rioris\u00e9e :<\/p>\n<h3>1. La Visibilit\u00e9 (<em>Visibility<\/em> &#8211; 7 items, score de 7 \u00e0 28)<\/h3>\n<p>Cette dimension \u00e9value le degr\u00e9 d&rsquo;ouverture et d&rsquo;authenticit\u00e9 de la r\u00e9pondante quant \u00e0 son orientation sexuelle dans diff\u00e9rents cercles sociaux, professionnels et familiaux. Une forte homophobie int\u00e9rioris\u00e9e sur ce versant se traduit par une censure active de sa propre identit\u00e9, le maintien strict du secret (\u00ab passing \u00bb h\u00e9t\u00e9rosexuel) et un \u00e9vitement des contextes publics. Les items explorent le confort ressenti \u00e0 \u00eatre \u00ab out \u00bb de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, mais \u00e9galement face \u00e0 des figures pr\u00e9cises de l&rsquo;entourage (parents, employeur, coll\u00e8gues de travail). Par exemple, l&rsquo;item relatif \u00e0 l&rsquo;usage de pronoms non genr\u00e9s pour m\u00e9nager le confort des personnes h\u00e9t\u00e9rosexuelles illustre une n\u00e9gociation conflictuelle entre visibilit\u00e9 authentique et conformation h\u00e9t\u00e9ronormative.<\/p>\n<h3>2. Le Sentiment de connexion (<em>Connectedness<\/em> &#8211; 7 items, score de 7 \u00e0 28)<\/h3>\n<p>Cette composante explore l&rsquo;affiliation sociale et \u00e9motionnelle de l&rsquo;individu \u00e0 la communaut\u00e9 lesbienne \u00e9largie. L&rsquo;homophobie int\u00e9rioris\u00e9e peut induire une ali\u00e9nation relationnelle, poussant la personne \u00e0 rejeter ses pairs pour se distancier du groupe stigmatis\u00e9. Les items mesurent l&rsquo;importance attribu\u00e9e \u00e0 l&rsquo;appartenance communautaire, le confort dans les espaces d\u00e9di\u00e9s aux lesbiennes (\u00e9v\u00e9nements, lieux communautaires), ainsi que l&rsquo;impression d\u00e9fensive de ne \u00ab rien avoir en commun \u00bb avec d&rsquo;autres femmes homosexuelles. Une femme pr\u00e9sentant un score \u00e9lev\u00e9 sur cette dimension per\u00e7oit la communaut\u00e9 avec m\u00e9fiance ou indiff\u00e9rence d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e, renfor\u00e7ant son isolement psychosocial.<\/p>\n<h3>3. L&rsquo;Acceptation de soi (<em>Self-Acceptance<\/em> &#8211; 5 items, score de 5 \u00e0 20)<\/h3>\n<p>L&rsquo;acceptation de soi constitue le c\u0153ur intrapsychique et affectif du construit. Elle mesure l&rsquo;estime de soi li\u00e9e \u00e0 l&rsquo;orientation sexuelle, le sentiment de paix int\u00e9rieure ou, inversement, la pr\u00e9sence de honte, de culpabilit\u00e9 et d&rsquo;autod\u00e9pr\u00e9ciation. Les items de cette sous-\u00e9chelle capturent des d\u00e9sirs compensatoires explicites (\u00ab Je pr\u00e9f\u00e9rerais \u00eatre h\u00e9t\u00e9rosexuelle \u00bb), l&#8217;embarras \u00e9motionnel li\u00e9 au fait d&rsquo;\u00eatre lesbienne, et l&rsquo;inqui\u00e9tude de se d\u00e9cevoir soi-m\u00eame. Ce noyau intrapsychique est historiquement le plus fortement corr\u00e9l\u00e9 aux sympt\u00f4mes d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 et d&rsquo;id\u00e9ation d\u00e9pressive.<\/p>\n<h3>4. Le Jugement (<em>Judgment<\/em> &#8211; 11 items, score de 11 \u00e0 44)<\/h3>\n<p>La sous-\u00e9chelle du jugement examine l&rsquo;adh\u00e9sion aux st\u00e9r\u00e9otypes h\u00e9t\u00e9rosexistes, la misogynie int\u00e9rioris\u00e9e et les attitudes r\u00e9probatrices dirig\u00e9es contre les autres femmes lesbiennes. Les scores \u00e9lev\u00e9s indiquent une propension \u00e0 juger s\u00e9v\u00e8rement les comportements ou l&rsquo;apparence des pairs, en particulier les transgressions des normes de genre traditionnelles (par exemple, le malaise face aux lesbiennes tr\u00e8s masculines, la condamnation du militantisme visible ou des manifestations publiques d&rsquo;affection, ou encore la croyance que les lesbiennes seraient des \u00ab pr\u00e9datrices sexuelles \u00bb). Cette facette int\u00e8gre \u00e9galement l&rsquo;angoisse projective li\u00e9e au vieillissement en tant que lesbienne, illustrant la pr\u00e9gnance des pr\u00e9jug\u00e9s d&rsquo;invalidit\u00e9 et de solitude stigmatisante.<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>Le d\u00e9veloppement de la SLIHS s&rsquo;enracine principalement dans le mod\u00e8le du <strong>stress des minorit\u00e9s<\/strong> (<em>Minority Stress Model<\/em>) conceptualis\u00e9 par Ilan H. Meyer (1995, 2003) et adapt\u00e9 par DiPlacido (1998) aux particularit\u00e9s des femmes lesbiennes et bisexuelles. Ce cadre postule que les personnes issues de minorit\u00e9s sexuelles subissent un exc\u00e8s chronique de stresseurs environnementaux induits par une structure soci\u00e9tale <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/H%C3%A9t%C3%A9ronormativit%C3%A9\">h\u00e9t\u00e9ronormative<\/a> et homophobe. Meyer distingue rigoureusement deux cat\u00e9gories de processus de stress :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Les stresseurs distaux :<\/strong> \u00c9v\u00e9nements ext\u00e9rieurs objectifs, incluant la discrimination directe, le harc\u00e8lement, le rejet familial et les agressions physiques ou verbales.<\/li>\n<li><strong>Les stresseurs proximaux :<\/strong> Processus internes subjectifs qui d\u00e9coulent de l&rsquo;exposition aux stresseurs distaux. L&rsquo;homophobie int\u00e9rioris\u00e9e repr\u00e9sente le stresseur proximal par excellence : c&rsquo;est l&rsquo;int\u00e9riorisation par la personne de l&rsquo;hostilit\u00e9 culturelle dominante, conduisant \u00e0 une vigilance anxieuse perp\u00e9tuelle, \u00e0 la dissimulation de son identit\u00e9 et \u00e0 l&rsquo;autod\u00e9pr\u00e9ciation morale.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Parall\u00e8lement, la SLIHS s&rsquo;appuie sur la th\u00e9orie de la formation de l&rsquo;identit\u00e9 homosexuelle de Vivienne Cass (1979) et les conceptualisations sociologiques de Gregory Herek (2004) sur le <em>stigma sexuel<\/em>. According to Herek, le stigma structurel (h\u00e9t\u00e9rosexisme institutionnalis\u00e9) engendre un stigma public (pr\u00e9jug\u00e9s partag\u00e9s), qui se traduit chez l&rsquo;individu minoritaire sous forme de stigma int\u00e9rioris\u00e9. Dans le mod\u00e8le de d\u00e9veloppement de Cass, la transition d&rsquo;une confusion identitaire initiale vers une fiert\u00e9 et une synth\u00e8se identitaire n\u00e9cessite le d\u00e9passement progressif de l&rsquo;ali\u00e9nation de soi et la recherche de pairs valorisants, deux \u00e9l\u00e9ments directement mesur\u00e9s par les sous-\u00e9chelles Visibilit\u00e9, Connexion et Acceptation.<\/p>\n<p>Pour operationaliser ce cadre avec fid\u00e9lit\u00e9, Weibley a mobilis\u00e9 la m\u00e9thode de la <strong>cartographie conceptuelle<\/strong> (<em>concept mapping<\/em>) introduite par William Trochim (1989). Cette approche m\u00e9thodologique mixte (combinant des groupes de discussion qualitatifs, des techniques de tri non m\u00e9trique et des \u00e9chelles multidimensionnelles) a permis de faire \u00e9merger directement de la parole de femmes lesbiennes les composantes ph\u00e9nom\u00e9nologiques de l&rsquo;homophobie int\u00e9rioris\u00e9e, garantissant ainsi que l&rsquo;instrument refl\u00e8te fid\u00e8lement la r\u00e9alit\u00e9 v\u00e9cue plut\u00f4t que des postulats th\u00e9oriques abstraits calqu\u00e9s sur l&rsquo;exp\u00e9rience masculine.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>La validit\u00e9 psychom\u00e9trique de la SLIHS a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie selon un protocole rigoureux combinant des \u00e9tapes qualitatives et quantitatives :<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de contenu et validit\u00e9 apparente (<em>Face &amp; Content Validity<\/em>)<\/h3>\n<p>Le pool initial d&rsquo;items a \u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9r\u00e9 directement par des groupes de discussion compos\u00e9s de femmes s&rsquo;identifiant comme lesbiennes via la m\u00e9thode de cartographie conceptuelle de Trochim. Cette m\u00e9thode inductive a permis d&rsquo;extraire des \u00e9nonc\u00e9s enracin\u00e9s dans les interactions de la vie quotidienne. Par la suite, la validit\u00e9 de contenu a \u00e9t\u00e9 formellement \u00e9valu\u00e9e et confirm\u00e9e par un panel de <strong>14 experts et r\u00e9viseurs ind\u00e9pendants<\/strong> sp\u00e9cialis\u00e9s dans la sant\u00e9 des minorit\u00e9s sexuelles et la m\u00e9thodologie d&rsquo;enqu\u00eate. Ces experts ont \u00e9limin\u00e9 les items redondants, ambigu\u00ebs ou confondant l&rsquo;homophobie avec la d\u00e9tresse psychologique g\u00e9n\u00e9rale, aboutissant aux 30 items finaux.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de construit (<em>Construct Validity<\/em>)<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 de construit a \u00e9t\u00e9 valid\u00e9e empiriquement aupr\u00e8s d&rsquo;une cohorte nationale de <strong>786 participantes<\/strong> issues de 39 \u00c9tats des \u00c9tats-Unis. La repr\u00e9sentativit\u00e9 ethnique de l&rsquo;\u00e9chantillon incluait 81,7 % de femmes blanches, 4,7 % d&rsquo;hispaniques, 4,6 % d&rsquo;asiatiques, 4,4 % d&rsquo;afro-am\u00e9ricaines, 3,8 % de personnes biraciales et 0,8 % d&rsquo;autres origines, avec un \u00e9ventail d&rsquo;\u00e2ge particuli\u00e8rement large allant de 18 \u00e0 82 ans. L&rsquo;analyse factorielle confirmatoire (AFC) a attest\u00e9 que le mod\u00e8le th\u00e9orique \u00e0 4 dimensions ajustait les donn\u00e9es empiriques de fa\u00e7on satisfaisante, confirmant l&rsquo;ind\u00e9pendance statistique relative mais corr\u00e9l\u00e9e des 4 facettes.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente et de crit\u00e8re<\/h3>\n<p>Les analyses corr\u00e9lationnelles rapport\u00e9es dans les travaux de validation montrent des associations th\u00e9oriquement coh\u00e9rentes et statistiquement significatives :<\/p>\n<ul>\n<li>Les scores \u00e9lev\u00e9s \u00e0 la SLIHS (particuli\u00e8rement la sous-\u00e9chelle Acceptation de soi) sont positivement corr\u00e9l\u00e9s avec les scores de <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/D%C3%A9pression_(psychiatrie)\">d\u00e9pression<\/a>, de stress per\u00e7u et d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9.<\/li>\n<li>Les scores de la SLIHS sont inversement proportionnels aux mesures de l&rsquo;estime de soi globale (\u00e9valu\u00e9e par l&rsquo;\u00e9chelle de Rosenberg) et du soutien social per\u00e7u au sein de la communaut\u00e9 LGBTQ+.<\/li>\n<li>La sous-\u00e9chelle \u00ab Visibilit\u00e9 \u00bb pr\u00e9dit fortement le degr\u00e9 de r\u00e9v\u00e9lation de l&rsquo;orientation sexuelle (coming out) document\u00e9 objectivement dans la vie professionnelle et familiale des participantes.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9valuation de la fid\u00e9lit\u00e9 de la SLIHS d\u00e9montre d&rsquo;excellentes qualit\u00e9s m\u00e9trologiques en termes de coh\u00e9rence interne et d&rsquo;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des scores :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Consistance interne :<\/strong> Lors de l&rsquo;\u00e9tude de validation princeps (Weibley, 2009 ; N = 786), les coefficients alpha de Cronbach (&alpha;) pour chacune des quatre sous-\u00e9chelles se sont situ\u00e9s dans des intervalles jug\u00e9s bons \u00e0 tr\u00e8s bons selon les standards psychom\u00e9triques de Nunnally :<\/li>\n<ul>\n<li>Sous-\u00e9chelle <em>Visibilit\u00e9<\/em> (7 items) : &alpha; = .82 \u00e0 .85.<\/li>\n<li>Sous-\u00e9chelle <em>Sentiment de connexion<\/em> (7 items) : &alpha; = .78 \u00e0 .81.<\/li>\n<li>Sous-\u00e9chelle <em>Acceptation de soi<\/em> (5 items) : &alpha; = .79 \u00e0 .84.<\/li>\n<li>Sous-\u00e9chelle <em>Jugement<\/em> (11 items) : &alpha; = .74 \u00e0 .78.<\/li>\n<\/ul>\n<li><strong>Consistance du score global :<\/strong> L&rsquo;alpha de Cronbach pour l&rsquo;ensemble des 30 items de l&rsquo;\u00e9chelle totale atteint .88, d\u00e9montrant une consistance interne globale de premier ordre pour l&rsquo;agr\u00e9gation d&rsquo;un indice composite d&rsquo;homophobie int\u00e9rioris\u00e9e.<\/li>\n<li><strong>Taux de compl\u00e9tion et fid\u00e9lit\u00e9 de r\u00e9ponse :<\/strong> L&rsquo;acceptabilit\u00e9 de l&rsquo;instrument est exceptionnelle, attest\u00e9e par un taux de r\u00e9ponse compl\u00e8te sup\u00e9rieur \u00e0 <strong>95 %<\/strong>. Cette m\u00e9trique limite drastiquement les biais d&rsquo;attrition et garantit la robustesse des donn\u00e9es collect\u00e9es en conditions de recherche standardis\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>L&rsquo;analyse factorielle a repr\u00e9sent\u00e9 l&rsquo;\u00e9tape charni\u00e8re de la validation de la SLIHS. Contrairement aux approches exploratoires souvent bas\u00e9es sur de petits effectifs, Weibley a mobilis\u00e9 une d\u00e9marche d&rsquo;<strong>analyse factorielle confirmatoire (AFC)<\/strong> sur les donn\u00e9es des 786 r\u00e9pondantes afin de v\u00e9rifier l&rsquo;ad\u00e9quation de la structure \u00e0 4 facteurs d\u00e9gag\u00e9e par la cartographie conceptuelle initiale.<\/p>\n<p>Les indices d&rsquo;ajustement globaux ont mis en lumi\u00e8re une ad\u00e9quation robuste du mod\u00e8le t\u00e9tafactoriel :<\/p>\n<ul>\n<li>Le ratio chi-carr\u00e9 \/ degr\u00e9s de libert\u00e9 (&chi;&sup2;\/dl) s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9 satisfaisant (&lt; 3.0).<\/li>\n<li>L&rsquo;indice de comparaison de Bentler (<em>Comparative Fit Index<\/em>, CFI) ainsi que le <em>Tucker-Lewis Index<\/em> (TLI) ont d\u00e9pass\u00e9 le seuil standard de .90.<\/li>\n<li>L&rsquo;erreur quadratique moyenne d&rsquo;approximation (<em>Root Mean Square Error of Approximation<\/em>, RMSEA) est demeur\u00e9e inf\u00e9rieure \u00e0 .06 (avec un intervalle de confiance \u00e0 90 % situ\u00e9 entre .048 et .062), attestant d&rsquo;une faible erreur r\u00e9siduelle.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Toutes les saturations factorielles standardis\u00e9es (&lambda;) pour les 30 items se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9es statistiquement significatives (p &lt; .001). Les items de la sous-\u00e9chelle <em>Acceptation de soi<\/em> ont pr\u00e9sent\u00e9 des saturations particuli\u00e8rement fortes, oscillant entre .65 et .82. La sous-\u00e9chelle <em>Visibilit\u00e9<\/em> a \u00e9galement affich\u00e9 des saturations marqu\u00e9es (comprises entre .58 et .79). Bien que la dimension <em>Jugement<\/em> soit plus h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne en raison de la nature vari\u00e9e des st\u00e9r\u00e9otypes abord\u00e9s (masculinit\u00e9, sexualisation, projection dans l&rsquo;\u00e2ge m\u00fbr), l&rsquo;ensemble de ses items a conserv\u00e9 des saturations factorielles ad\u00e9quates (&ge; .40), justifiant pleinement son maintien dans l&rsquo;architecture multidimensionnelle globale.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<p>L&rsquo;instrument se pr\u00e9sente sous un format optimis\u00e9 pour une passation papier-crayon ou num\u00e9rique rapide et ergonomique :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Format d&rsquo;administration :<\/strong> Questionnaire auto-administr\u00e9 (disponible en format deux pages ou informatis\u00e9).<\/li>\n<li><strong>Temps de passation :<\/strong> Environ 3 minutes.<\/li>\n<li><strong>Nombre total d&rsquo;items :<\/strong> 30 items ferm\u00e9s.<\/li>\n<li><strong>Modalit\u00e9s de r\u00e9ponse :<\/strong> \u00c9chelle de Likert \u00e0 4 points (sans point neutre central pour limiter le biais d&rsquo;acquiescement ou d&rsquo;ind\u00e9cision) :<\/li>\n<ul>\n<li>1 = Tout \u00e0 fait d&rsquo;accord (<em>Strongly Agree<\/em>)<\/li>\n<li>2 = D&rsquo;accord (<em>Agree<\/em>)<\/li>\n<li>3 = Pas d&rsquo;accord (<em>Disagree<\/em>)<\/li>\n<li>4 = Pas du tout d&rsquo;accord (<em>Strongly Disagree<\/em>)<\/li>\n<\/ul>\n<li><strong>Cotation et calcul des scores :<\/strong><\/li>\n<ul>\n<li><strong>Items directs (environ 50 % des items) :<\/strong> Cot\u00e9s de 1 \u00e0 4 tels que : Tout \u00e0 fait d&rsquo;accord = 1, D&rsquo;accord = 2, Pas d&rsquo;accord = 3, Pas du tout d&rsquo;accord = 4.<\/li>\n<li><strong>Items invers\u00e9s (not\u00e9s [R]) :<\/strong> Le bar\u00e8me est invers\u00e9 afin qu&rsquo;un score \u00e9lev\u00e9 refl\u00e8te constamment un niveau plus fort d&rsquo;homophobie int\u00e9rioris\u00e9e : Tout \u00e0 fait d&rsquo;accord = 4, D&rsquo;accord = 3, Pas d&rsquo;accord = 2, Pas du tout d&rsquo;accord = 1.<\/li>\n<li><strong>Scores par sous-\u00e9chelle :<\/strong>\n<ul>\n<li><em>Visibilit\u00e9<\/em> (Items 1 \u00e0 7) : \u00c9tendue de 7 \u00e0 28 points.<\/li>\n<li><em>Sentiment de connexion<\/em> (Items 8 \u00e0 14) : \u00c9tendue de 7 \u00e0 28 points.<\/li>\n<li><em>Acceptation de soi<\/em> (Items 15 \u00e0 19) : \u00c9tendue de 5 \u00e0 20 points.<\/li>\n<li><em>Jugement<\/em> (Items 20 \u00e0 30) : \u00c9tendue de 11 \u00e0 44 points.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Score total :<\/strong> Somme globale des 30 items, variant de <strong>30 \u00e0 120 points<\/strong>. Un score plus \u00e9lev\u00e9 t\u00e9moigne d&rsquo;une int\u00e9riorisation plus s\u00e9v\u00e8re de l&rsquo;homophobie.<\/li>\n<\/ul>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &amp; Fee and Test Year<\/h2>\n<p><strong>Ann\u00e9e d&rsquo;enregistrement :<\/strong> 2009.<\/p>\n<p><strong>Propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle :<\/strong> L&rsquo;\u00e9chelle est prot\u00e9g\u00e9e par le droit d&rsquo;auteur (Copyright &copy; 2009) par Stacy Weibley, suite \u00e0 sa th\u00e8se de doctorat soutenue \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 Johns Hopkins.<\/p>\n<p><strong>Conditions d&rsquo;utilisation et tarification :<\/strong> L&rsquo;utilisation de la SLIHS \u00e0 des fins de recherche acad\u00e9mique, scientifique ou d&rsquo;enseignement non commercial est g\u00e9n\u00e9ralement autoris\u00e9e \u00e0 titre gracieux, sous r\u00e9serve d&rsquo;obtenir l&rsquo;accord explicite de l&rsquo;auteure et de citer scrupuleusement les publications de r\u00e9f\u00e9rence. Pour toute demande d&rsquo;autorisation d&rsquo;utilisation, d&rsquo;adaptation transculturelle ou d&rsquo;int\u00e9gration dans un protocole clinique, il convient d&rsquo;adresser une correspondance directe \u00e0 Stacy Weibley par courrier \u00e9lectronique : <a href=\"mailto:sweibley@msn.com\">sweibley@msn.com<\/a>.<\/p>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<p>Les travaux scientifiques fondateurs et publications associ\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e9laboration et la validation de la SLIHS incluent :<\/p>\n<ul>\n<li>Cass, V. C. (1979). Homosexual identity formation: A theoretical model. <em>Journal of Homosexuality<\/em>, 4(3), 219\u2013235. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1300\/J082v04n03_01\">https:\/\/doi.org\/10.1300\/J082v04n03_01<\/a><\/li>\n<li>DiPlacido, J. (1998). Minority stress among lesbians, gay men, and bisexuals: A consequence of heterosexism, homophobia, and stigmatization. In G. M. Herek (Ed.), <em>Stigma and sexual orientation: Understanding prejudice against lesbians, gay men, and bisexuals<\/em> (pp. 138\u2013159). Sage Publications. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.4135\/9781452243740.n7\">https:\/\/doi.org\/10.4135\/9781452243740.n7<\/a><\/li>\n<li>Herek, G. M. (2004). Beyond \u201chomophobia\u201d: Thinking about sexual prejudice and stigma in the twenty-first century. <em>Sexuality Research &amp; Social Policy<\/em>, 1(2), 6\u201324. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1525\/srsp.2004.1.2.6\">https:\/\/doi.org\/10.1525\/srsp.2004.1.2.6<\/a><\/li>\n<li>Meyer, I. H. (1995). Minority stress and mental health in gay men. <em>Journal of Health and Social Behavior<\/em>, 36(1), 38\u201356. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.2307\/2137286\">https:\/\/doi.org\/10.2307\/2137286<\/a><\/li>\n<li>Meyer, I. H. (2003). Prejudice, social stress, and mental health in lesbian, gay, and bisexual populations: Conceptual issues and research evidence. <em>Psychological Bulletin<\/em>, 129(5), 674\u2013697. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0033-2909.129.5.674\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0033-2909.129.5.674<\/a><\/li>\n<li>Peterson, T. L., &amp; Gerrity, D. A. (2006). Internalized homophobia, lesbian identity development, and self-esteem in undergraduate women. <em>Journal of Homosexuality<\/em>, 50(4), 49\u201375. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1300\/J082v50n04_03\">https:\/\/doi.org\/10.1300\/J082v50n04_03<\/a><\/li>\n<li>Radonsky, V. E., &amp; Borders, L. D. (1995). Factors influencing lesbians&rsquo; direct disclosure of their sexual orientation. <em>Journal of Gay &amp; Lesbian Psychotherapy<\/em>, 2(3), 17\u201337. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1300\/J236v02n03_03\">https:\/\/doi.org\/10.1300\/J236v02n03_03<\/a><\/li>\n<li>Szymanski, D. M., &amp; Chung, Y. B. (2001). The Lesbian Internalized Homophobia Scale: A rational\/theoretical approach. <em>Journal of Homosexuality<\/em>, 41(2), 37\u201352. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1300\/J082v41n02_03\">https:\/\/doi.org\/10.1300\/J082v41n02_03<\/a><\/li>\n<li>Trochim, W. M. (1989). An introduction to concept mapping for planning and evaluation. <em>Evaluation and Program Planning<\/em>, 12(1), 1\u201316. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0149-7189(89)90016-5\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/0149-7189(89)90016-5<\/a><\/li>\n<li>Weibley, S. (2009). <em>Creating a scale to measure internalized homophobia among self-identified lesbians<\/em> (Publication No. 3379659) [Doctoral dissertation, Johns Hopkins University]. ProQuest Dissertations and Theses Global.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p><strong>Response scale:<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Strongly Agree<\/li>\n<li>Agree<\/li>\n<li>Disagree<\/li>\n<li>Strongly Disagree<\/li>\n<\/ul>\n<p><em>Note:<\/em> [R] denotes reverse-scored items (Strongly Agree = 4, Agree = 3, Disagree = 2, Strongly Disagree = 1). Non-reversed items are scored: Strongly Agree = 1, Agree = 2, Disagree = 3, Strongly Disagree = 4.<\/p>\n<ol>\n<li>I am comfortable being \u201cout.\u201d<\/li>\n<li>I am \u201cout\u201d to my boss\/employer.<\/li>\n<li>I am \u201cout\u201d to my co-workers.<\/li>\n<li>I am \u201cout\u201d to my parents.<\/li>\n<li>I feel comfortable discussing homosexuality in a public setting.<\/li>\n<li>When discussing your partner, it is all right to use gender neutral pronouns to make heterosexual people more comfortable. [R]<\/li>\n<li>When\/if I am in a relationship, I feel comfortable talking about my lesbian partner.<\/li>\n<li>I feel comfortable about the idea of another woman making an advance toward me.<\/li>\n<li>I feel comfortable at lesbian-centered events or places.<\/li>\n<li>I feel comfortable in social situations with other lesbians.<\/li>\n<li>I have stopped myself from coming out because no heterosexuals are truly accepting. [R]<\/li>\n<li>I have very little in common with other lesbians. [R]<\/li>\n<li>It is important for me to be part of the lesbian community.<\/li>\n<li>It is important to have people in my life who know I am a lesbian.<\/li>\n<li>I am comfortable being a lesbian.<\/li>\n<li>I feel comfortable thinking about my homosexuality.<\/li>\n<li>I sometimes feel disappointed in myself for being a lesbian. [R]<\/li>\n<li>I sometimes feel embarrassed to be a lesbian. [R]<\/li>\n<li>I would prefer to be heterosexual. [R]<\/li>\n<li>Being a lesbian is all right when you are young, but I worry how people will perceive me as an older lesbian. [R]<\/li>\n<li>Children should be taught that being gay or lesbian is normal.<\/li>\n<li>I find myself making negative comments about other lesbians. [R]<\/li>\n<li>I sometimes think heterosexual people\u2019s judgments of lesbians are, at least in part, justified. [R]<\/li>\n<li>I think of lesbians as sexually predatory. [R]<\/li>\n<li>I wish other lesbians would not flaunt their lesbianism. [R]<\/li>\n<li>It is understandable that people judge lesbians who do not dress or act \u201cstraight.\u201d [R]<\/li>\n<li>It is understandable that some people believe that lesbians are not worthy of the same treatment as other women. [R]<\/li>\n<li>Lesbians should try to look as non-offensive as possible. [R]<\/li>\n<li>Lesbians who have a very masculine appearance make me uncomfortable. [R]<\/li>\n<li>Most lesbians grow out of their lifestyles. [R]<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;homophobie int\u00e9rioris\u00e9e chez les femmes s&rsquo;identifiant comme lesbiennes (SLIHS), con\u00e7ue par Stacy Weibley et Michelle Hindin, est un instrument psychom\u00e9trique de 30 items \u00e9valuant quatre dimensions fondamentales : visibilit\u00e9, sentiment de connexion, acceptation de soi et jugement.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[3,154,2],"tags":[19929,18896,24260,14962,16,444,29760,333,29761],"class_list":["post-18693","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-psychologie-clinique","category-psychologie-sociale","category-psychometrie","tag-acceptation-de-soi","tag-homophobie-interiorisee","tag-lesbiennes","tag-minorites-sexuelles","tag-psychometrie","tag-sante-des-femmes","tag-slihs","tag-stress-des-minorites","tag-visibilite"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/18693","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=18693"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/18693\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=18693"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=18693"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=18693"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}