{"id":18642,"date":"2026-10-17T16:29:54","date_gmt":"2026-10-17T16:29:54","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/echelle-d-autostimulation-clitoridienne\/"},"modified":"2026-10-17T16:29:54","modified_gmt":"2026-10-17T16:29:54","slug":"echelle-d-autostimulation-clitoridienne","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=echelle-d-autostimulation-clitoridienne","title":{"rendered":"\u00c9chelle d&rsquo;autostimulation clitoridienne"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>\u00c9chelle d&rsquo;autostimulation clitoridienne<\/strong> (en anglais, <em>Clitoral Self-Stimulation Scale<\/em> [CSSS]), \u00e9labor\u00e9e par Alexandra McIntyre-Smith et <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/William_A._Fisher\">William A. Fisher<\/a> \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Western Ontario, est un instrument psychom\u00e9trique bref de six items con\u00e7u pour \u00e9valuer la propension des femmes \u00e0 pratiquer l&rsquo;autostimulation g\u00e9nitale ou clitoridienne en pr\u00e9sence d&rsquo;un partenaire lors des rapports sexuels. L&rsquo;outil investigue \u00e0 la fois les composantes attitudinales, affectives et comportementales associ\u00e9es \u00e0 ce geste au sein d&rsquo;interactions dyadiques h\u00e9t\u00e9rosexuelles. Sur le plan structural, l&rsquo;\u00e9chelle comporte deux sous-\u00e9chelles attitudinales et affectives \u00e9valuant cinq items sur une \u00e9chelle de type <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Likert_scale\">Likert<\/a> en 7 points, compl\u00e9t\u00e9es par un sixi\u00e8me item \u00e9valuant la fr\u00e9quence comportementale de l&rsquo;autostimulation jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;orgasme sur une \u00e9chelle de pourcentages ordonn\u00e9e en 5 \u00e9chelons. Les \u00e9tudes de d\u00e9veloppement psychom\u00e9trique, men\u00e9es sur trois cohortes d&rsquo;\u00e9tudiantes universitaires actives sexuellement, attestent d&rsquo;une coh\u00e9rence interne robuste pour l&rsquo;\u00e9chelle globale (coefficients alpha de Cronbach oscillant entre .82 et .86) ainsi que d&rsquo;une remarquable stabilit\u00e9 temporelle test-retest \u00e0 quatre semaines (<em>r<\/em> = .84). Les analyses factorielles exploratoires confirment une structure factorielle stable sous-tendant les dimensions de r\u00e9actions affectives et d&rsquo;attitudes cognitives. La validit\u00e9 convergente est d\u00e9montr\u00e9e par des associations positives substantielles avec l&rsquo;\u00e9rotophilie mesur\u00e9e par le <em>Sexual Opinion Survey<\/em> (<em>r<\/em> = .39 \u00e0 .48), l&rsquo;orientation sociosexuelle (<em>Sociosexual Orientation Inventory<\/em>), ainsi que la fr\u00e9quence des rapports et de la masturbation solitaire. La validit\u00e9 discriminante est appuy\u00e9e par l&rsquo;absence d&rsquo;association avec la d\u00e9sirabilit\u00e9 sociale (\u00e9chelle de Marlowe-Crowne) et les indices de d\u00e9pression ou d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9. La CSSS constitue un apport m\u00e9thodologique d\u00e9terminant pour la recherche en sexologie clinique, la sant\u00e9 reproductive f\u00e9minine et l&rsquo;analyse de l&rsquo;agentivit\u00e9 sexuelle.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>Autostimulation clitoridienne, sexualit\u00e9 f\u00e9minine, orgasme f\u00e9minin, attitudes sexuelles, r\u00e9actions affectives, comportement sexuel dyadique, scripts sexuels, \u00e9rotophilie, psychom\u00e9trie, \u00e9chelle d&rsquo;\u00e9valuation<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e et valid\u00e9e par les chercheurs suivants du D\u00e9partement de psychologie et du D\u00e9partement d&rsquo;obst\u00e9trique et gyn\u00e9cologie de l&rsquo;Universit\u00e9 de Western Ontario (London, Ontario, Canada) :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Alexandra McIntyre-Smith, Ph.D.<\/strong> : Chercheuse en psychologie clinique et sexologie, Universit\u00e9 de Western Ontario, London, Ontario, Canada.<\/li>\n<li><strong>William A. Fisher, Ph.D.<\/strong> : Professeur \u00e9m\u00e9rite distingu\u00e9 aux D\u00e9partements de psychologie et d&rsquo;obst\u00e9trique et gyn\u00e9cologie, Universit\u00e9 de Western Ontario, London, Ontario, Canada. Connu internationalement pour ses travaux fondamentaux sur l&rsquo;\u00e9rotophilie-\u00e9rotophobie, les mod\u00e8les de sant\u00e9 sexuelle (notamment le mod\u00e8le Information-Motivation-Behavioral Skills [IMB]) et les dynamiques de la fonction sexuelle dyadique. Courriel institutionnel : <a href=\"mailto:fisher@uwo.ca\">fisher@uwo.ca<\/a>.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental de la <em>Clitoral Self-Stimulation Scale<\/em> (CSSS) est de quantifier de mani\u00e8re standardis\u00e9e et rigoureuse les dispositions individuelles des femmes relatives \u00e0 l&rsquo;autostimulation clitoridienne au cours de l&rsquo;acte sexuel partag\u00e9 avec un partenaire. Bien que la masturbation solitaire soit largement document\u00e9e dans la litt\u00e9rature sexologique contemporaine, l&rsquo;acte consistant \u00e0 toucher ou stimuler activement son propre clitoris en pr\u00e9sence physique d&rsquo;un partenaire lors d&rsquo;un rapport intime repr\u00e9sente une r\u00e9alit\u00e9 psychologique et interactionnelle distincte. Dans de nombreuses cultures occidentales, la dynamique co\u00eftale reste historiquement domin\u00e9e par des normes androcentr\u00e9es et des scripts privil\u00e9giant le co\u00eft p\u00e9novaginal exclusif comme vecteur principal ou exclusif de la satisfaction partag\u00e9e. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne contribue \u00e0 ce que les sociologues et sexologues nomment le foss\u00e9 orgasmique (<em>orgasm gap<\/em>), c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;\u00e9cart significatif de fr\u00e9quence d&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;orgasme entre les hommes et les femmes au sein des relations h\u00e9t\u00e9rosexuelles.<\/p>\n<p>Sur le plan de la justification th\u00e9orique et de la recherche fondamentale, la CSSS a \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifiquement con\u00e7ue pour combler un vide m\u00e9thodologique : les instruments pr\u00e9existants mesuraient soit les attitudes g\u00e9n\u00e9rales face \u00e0 la masturbation solitaire, soit le fonctionnement sexuel global (comme le <em>Female Sexual Function Index<\/em> [FSFI]), sans isoler l&rsquo;agentivit\u00e9 clitoridienne explicite en contexte dyadique. L&rsquo;\u00e9chelle op\u00e9rationnalise l&rsquo;autostimulation non seulement comme un comportement moteur mesurable en termes de fr\u00e9quence relative, mais \u00e9galement comme une constellation cognitive et \u00e9motionnelle incluant l&rsquo;\u00e9valuation morale\/h\u00e9donique, l&rsquo;importance per\u00e7ue pour l&rsquo;atteinte de l&rsquo;orgasme, l&rsquo;excitation subjective, le sentiment d&#8217;embarras potentiel et la facilit\u00e9 d&rsquo;ex\u00e9cution per\u00e7ue.<\/p>\n<p>Sur le versant des applications cliniques et appliqu\u00e9es, la CSSS offre aux sexologues, psychologues cliniciens et th\u00e9rapeutes de couple un outil diagnostique et psycho\u00e9ducatif pr\u00e9cieux. Elle permet d&rsquo;identifier pr\u00e9cis\u00e9ment les freins inhibiteurs int\u00e9rioris\u00e9s \u2014 tels que la honte corporelle, la crainte du jugement du partenaire, ou l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de performance \u2014 qui emp\u00eachent certaines patientes d&rsquo;adopter des comportements n\u00e9cessaires \u00e0 leur plaisir orgasmique. Dans le cadre de th\u00e9rapies sexuelles cibl\u00e9es sur l&rsquo;anorgasmie co\u00eftale secondaire ou les troubles de l&rsquo;excitation g\u00e9nitale f\u00e9minine, le clinicien peut utiliser la CSSS pour \u00e9valuer l&rsquo;\u00e9volution des attitudes et la d\u00e9sensibilisation affective avant et apr\u00e8s une intervention psychoth\u00e9rapeutique cognitive-comportementale ou un entra\u00eenement \u00e0 la communication sexuelle.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Le construit psychologique appr\u00e9hend\u00e9 par la <em>Clitoral Self-Stimulation Scale<\/em> est multidimensionnel et refl\u00e8te la disposition globale d&rsquo;une femme \u00e0 s&rsquo;engager activement dans la stimulation directe de son propre appareil g\u00e9nital au cours d&rsquo;une relation intime dyadique. Ce construit ne se limite pas \u00e0 un simple d\u00e9nombrement comportemental, mais int\u00e8gre une matrice tridimensionnelle articulant cognitions, affects et comportements manifestes.<\/p>\n<h3>Attitudes envers l&rsquo;autostimulation clitoridienne (Sous-\u00e9chelle 1)<\/h3>\n<p>Cette dimension cognitive et \u00e9valuative regroupe les items 1, 2 et 5 de l&rsquo;instrument. Elle quantifie l&rsquo;\u00e9valuation r\u00e9flexive, la l\u00e9gitimit\u00e9 per\u00e7ue et le sentiment de comp\u00e9tence technique ou de contr\u00f4le comportemental per\u00e7u quant \u00e0 l&rsquo;acte de s&rsquo;autostimuler pour faciliter l&rsquo;orgasme en pr\u00e9sence d&rsquo;un partenaire :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>\u00c9valuation h\u00e9donique et axiologique (Item 1 &#8211; Bon\/Mauvais) :<\/strong> Cet indicateur capte le positionnement moral et h\u00e9doniste de la r\u00e9pondante. Juger cet acte comme intrins\u00e8quement \u00ab bon \u00bb d\u00e9montre une \u00e9mancipation face aux interdits culturels traditionnels stigmatisant l&rsquo;autonomie sexuelle f\u00e9minine, tandis qu&rsquo;une \u00e9valuation \u00ab mauvaise \u00bb refl\u00e8te une int\u00e9riorisation de scripts n\u00e9gatifs associant l&rsquo;autostimulation \u00e0 un comportement inappropri\u00e9 ou d\u00e9viant en pr\u00e9sence de l&rsquo;autre.<\/li>\n<li><strong>Valeur instrumentale per\u00e7ue (Item 2 &#8211; Importance) :<\/strong> Ce p\u00f4le mesure \u00e0 quel point la femme consid\u00e8re la stimulation directe du clitoris comme un composant crucial et non n\u00e9gociable de son \u00e9panouissement orgasmique au cours du co\u00eft. L&rsquo;attribution d&rsquo;une haute importance correspond \u00e0 une claire reconnaissance physiologique de la centralit\u00e9 du clitoris dans la r\u00e9ponse sexuelle humaine.<\/li>\n<li><strong>Auto-efficacit\u00e9 et facilit\u00e9 per\u00e7ue (Item 5 &#8211; Facilit\u00e9\/Difficult\u00e9) :<\/strong> Inspir\u00e9e des concepts d&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Self-efficacy\">auto-efficacit\u00e9<\/a> et de contr\u00f4le comportemental per\u00e7u, cette facette mesure la fluidit\u00e9 physique, spatiale et psychologique avec laquelle la femme parvient \u00e0 int\u00e9grer cette manipulation pendant l&rsquo;interaction sexuelle, sans se heurter \u00e0 une g\u00eane corporelle ou \u00e0 une entrave positionnelle.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>R\u00e9actions affectives \u00e0 l&rsquo;autostimulation clitoridienne (Sous-\u00e9chelle 2)<\/h3>\n<p>Cette sous-\u00e9chelle, compos\u00e9e des items 3 et 4, sonde la tonalit\u00e9 \u00e9motionnelle visc\u00e9rale \u00e9prouv\u00e9e \u00e0 la perspective ou lors de l&rsquo;ex\u00e9cution du geste en contexte relationnel :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Affect positif et excitation \u00e9rotique (Item 3 &#8211; Excitant) :<\/strong> Mesure la capacit\u00e9 du geste \u00e0 g\u00e9n\u00e9rer un surcro\u00eet de d\u00e9sir et d&rsquo;excitation sexuelle subjective. L&rsquo;autostimulation dyadique est ici per\u00e7ue comme un catalyseur direct de plaisir partag\u00e9 et d&rsquo;enrichissement de l&rsquo;excitation mutuelle.<\/li>\n<li><strong>Affect n\u00e9gatif et anxi\u00e9t\u00e9 sociale\/interpersonnelle (Item 4 &#8211; Embarrassant) :<\/strong> Mesure l&rsquo;inhibition li\u00e9e \u00e0 l&rsquo;exposition de son intimit\u00e9 masturbatoire sous le regard de l&rsquo;autre. Le sentiment de g\u00eane ou de honte d\u00e9coule de la crainte d&rsquo;invalider la performance du partenaire masculin ou d&rsquo;enfreindre les attentes normatives de passivit\u00e9 f\u00e9minine. Cet item fait l&rsquo;objet d&rsquo;un codage invers\u00e9 dans le calcul psychom\u00e9trique afin qu&rsquo;un score \u00e9lev\u00e9 traduise une absence d&#8217;embarras.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Composante comportementale objective (Fr\u00e9quence)<\/h3>\n<p>L&rsquo;item 6 op\u00e9rationnalise la dimension comportementale effective. Il \u00e9value le pourcentage relatif du temps (allant de 0 % \u00e0 100 %) au cours duquel la participante s&rsquo;autostimule concr\u00e8tement jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;orgasme lors des rapports sexuels avec un partenaire. Cette composante permet de v\u00e9rifier l&rsquo;ad\u00e9quation entre l&rsquo;adh\u00e9sion attitudinale\/affective positive et le passage \u00e0 l&rsquo;acte concret dans le r\u00e9pertoire intime quotidien.<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>L&rsquo;architecture conceptuelle de l&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;autostimulation clitoridienne s&rsquo;ancre \u00e0 la crois\u00e9e de plusieurs courants majeurs de la psychologie sociale, de la sexologie contemporaine et des th\u00e9ories du genre.<\/p>\n<h3>La th\u00e9orie des scripts sexuels (Gagnon &#038; Simon)<\/h3>\n<p>Le soubassement sociologique et psychologique premier de l&rsquo;instrument s&rsquo;inspire directement de la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Sexual_script\">th\u00e9orie des scripts sexuels<\/a> formalis\u00e9e par John Gagnon et William Simon (1973 ; Gagnon, 1977). Selon ce paradigme, les conduites sexuelles humaines ne sont pas de simples r\u00e9flexes biologiques, mais sont guid\u00e9es par des sc\u00e9narios cognitifs appris aux niveaux culturel, interpersonnel et intrapsychique. Dans le script h\u00e9t\u00e9rosexuel traditionnel occidental, la s\u00e9quence intime prototypique valorise la p\u00e9n\u00e9tration vaginale comme l&rsquo;aboutissement naturel et exclusif de l&rsquo;union, assignant souvent la femme \u00e0 un r\u00f4le r\u00e9ceptif o\u00f9 son plaisir est cens\u00e9 d\u00e9couler de la seule action m\u00e9canique du partenaire masculin. S&rsquo;autostimuler en pr\u00e9sence du partenaire constitue une rupture d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e avec ce script conventionnel. Cela exige de la femme qu&rsquo;elle ren\u00e9gocie son script intrapsychique, qu&rsquo;elle d\u00e9passe le tabou de la \u00ab masturbation partag\u00e9e \u00bb et qu&rsquo;elle s&rsquo;affirme comme un agent sexuel actif capable de moduler directement ses propres aff\u00e9rences sensorielles.<\/p>\n<h3>Le mod\u00e8le de l&rsquo;\u00e9rotophilie-\u00e9rotophobie (Fisher, Byrne, White, &#038; Kelley)<\/h3>\n<p>Le cadre th\u00e9orique s&rsquo;articule \u00e9galement avec les travaux de <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Donn_Byrne_(psychologist)\">Donn Byrne<\/a> et William A. Fisher (1988) sur la dimension de personnalit\u00e9 de l&rsquo;<strong>\u00e9rotophilie-\u00e9rotophobie<\/strong>. D\u00e9finie comme une disposition stable \u00e0 r\u00e9pondre aux stimuli sexuels le long d&rsquo;un continuum allant d&rsquo;affects n\u00e9gatifs et de conduites d&rsquo;\u00e9vitement (\u00e9rotophobie) \u00e0 des affects positifs et des conduites d&rsquo;approche (\u00e9rotophilie), cette th\u00e9orie postule que les individus \u00e9rotophiles poss\u00e8dent un r\u00e9pertoire comportemental plus \u00e9tendu, manifestent moins de culpabilit\u00e9 corporelle et sont beaucoup plus enclins \u00e0 communiquer leurs besoins sexuels. L&rsquo;autostimulation clitoridienne en pr\u00e9sence d&rsquo;autrui repr\u00e9sente l&rsquo;incarnation par excellence d&rsquo;une attitude \u00e9rotophile hautement affirm\u00e9e, n\u00e9cessitant une tol\u00e9rance \u00e9motionnelle au regard de l&rsquo;autre et une d\u00e9sensibilisation \u00e0 l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 morale.<\/p>\n<h3>Th\u00e9ories de l&rsquo;agentivit\u00e9 corporelle et de la corpor\u00e9it\u00e9 sexuelle f\u00e9ministe<\/h3>\n<p>Sur le plan f\u00e9ministe et biopsychosocial, l&rsquo;instrument s&rsquo;aligne sur les d\u00e9couvertes anatomiques et sexologiques (notamment celles de Helen O&rsquo;Connell et Masters &#038; Johnson) d\u00e9montrant que le clitoris est le principal organe anatomique d\u00e9di\u00e9 exclusivement au plaisir sexuel chez la femme, et que la p\u00e9n\u00e9tration seule s&rsquo;av\u00e8re souvent physiologiquement insuffisante pour atteindre le seuil d\u00e9clencheur de l&rsquo;orgasme. L&rsquo;adoption de l&rsquo;autostimulation co\u00eftale s&rsquo;interpr\u00e8te d\u00e8s lors sous l&rsquo;angle de l&rsquo;<em>agentivit\u00e9 sexuelle<\/em> (<em>sexual agency<\/em>) : la capacit\u00e9 pour une femme d&rsquo;assumer la responsabilit\u00e9 active de son propre plaisir, de subvertir le \u00ab devoir de passivit\u00e9 \u00bb et d&rsquo;instaurer une \u00e9galit\u00e9 h\u00e9donique au sein du couple.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s psychom\u00e9triques de la CSSS ont fait l&rsquo;objet d&rsquo;\u00e9valuations rigoureuses reposant sur une m\u00e9thodologie multi-\u00e9tudes standardis\u00e9e conforme aux recommandations de Netemeyer, Bearden et Sharma (2003) ainsi que de Streiner et Norman (2008).<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 convergente de l&rsquo;\u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 solidement \u00e9tablie en d\u00e9montrant des corr\u00e9lations statistiquement significatives avec des instruments mesurant des construits th\u00e9oriquement apparent\u00e9s :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>\u00c9rotophilie :<\/strong> Les scores totaux et factoriels de la CSSS corr\u00e8lent de fa\u00e7on mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 forte avec le <em>Sexual Opinion Survey<\/em> (SOS ; Fisher et al., 1988), affichant des coefficients de corr\u00e9lation de Pearson compris entre <em>r<\/em> = .39 et <em>r<\/em> = .48. Il convient de souligner que, pour \u00e9viter tout artefact de redondance de contenu ou de gonflement artificiel de la variance commune, les auteurs ont recalcul\u00e9 les scores du SOS en extrayant pr\u00e9alablement les deux seuls items faisant explicitement r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&rsquo;autostimulation g\u00e9nitale. Ces associations confirment que la pr\u00e9disposition \u00e0 l&rsquo;autostimulation clitoridienne partag\u00e9e participe d&rsquo;une orientation \u00e9rotophile globale caract\u00e9ris\u00e9e par l&rsquo;ouverture aux stimulations sexuelles.<\/li>\n<li><strong>Orientation sociosexuelle :<\/strong> Une association positive modeste mais statistiquement significative a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e avec le <em>Sociosexual Orientation Inventory<\/em> (SOI ; Simpson &#038; Gangestad, 1991), avec des coefficients variant de <em>r<\/em> = .15 \u00e0 <em>r<\/em> = .22, traduisant le fait que les femmes plus ouvertes aux exp\u00e9riences sexuelles non engag\u00e9es manifestent \u00e9galement une plus grande libert\u00e9 comportementale dans leur gestion h\u00e9donique.<\/li>\n<li><strong>Indicateurs comportementaux r\u00e9els :<\/strong> L&rsquo;\u00e9chelle montre des corr\u00e9lations positives avec la fr\u00e9quence des rapports sexuels au sein de relations amoureuses stables (<em>r<\/em> = .20 \u00e0 .27) et de relations occasionnelles (<em>r<\/em> = .53 \u00e0 .66), ainsi qu&rsquo;avec la fr\u00e9quence d\u00e9clar\u00e9e de la masturbation solitaire (<em>r<\/em> = .33 \u00e0 .49), d\u00e9montrant une excellente concordance avec les conduites effectives sur le terrain.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Validit\u00e9 discriminante<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 discriminante a \u00e9t\u00e9 examin\u00e9e pour s&rsquo;assurer que la mesure ne refl\u00e8te pas de biais de d\u00e9sirabilit\u00e9 sociale ou de d\u00e9tresse psychologique g\u00e9n\u00e9rale :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Absence de biais de d\u00e9sirabilit\u00e9 sociale :<\/strong> Aucune corr\u00e9lation significative n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cel\u00e9e entre les scores de la CSSS (\u00e9chelle totale et sous-\u00e9chelles) et l&rsquo;\u00e9chelle de d\u00e9sirabilit\u00e9 sociale de Marlowe-Crowne (Crowne &#038; Marlowe, 1964). Les participantes ne r\u00e9pondent donc pas pour se conformer \u00e0 une image id\u00e9alis\u00e9e ou socialement approuv\u00e9e.<\/li>\n<li><strong>Ind\u00e9pendance vis-\u00e0-vis des troubles de l&rsquo;humeur :<\/strong> L&rsquo;absence d&rsquo;association statistiquement significative avec les sous-\u00e9chelles de d\u00e9pression et d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 du DASS-21 (Henry &#038; Crawford, 2005) confirme que la propension \u00e0 s&rsquo;autostimuler ne constitue pas un m\u00e9canisme d&rsquo;\u00e9chappement n\u00e9vrotique ou un marqueur de d\u00e9tresse affective g\u00e9n\u00e9rale, mais bien une dimension autonome de la disposition sexuelle saine.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 de la <em>Clitoral Self-Stimulation Scale<\/em> a \u00e9t\u00e9 v\u00e9rifi\u00e9e \u00e0 travers ses indices d&rsquo;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 interne et sa reproductibilit\u00e9 temporelle au sein de trois \u00e9chantillons distincts d&rsquo;\u00e9tudiantes universitaires actives sexuellement (\u00e2g\u00e9es de 17 \u00e0 49 ans, avec des moyennes d&rsquo;\u00e2ge de 18.83 \u00e0 19.24 ans, <em>ET<\/em> = 2.67 \u00e0 3.38).<\/p>\n<h3>Coh\u00e9rence interne (Alpha de Cronbach)<\/h3>\n<ul>\n<li><strong>\u00c9chelle totale :<\/strong> \u00c0 travers les trois vagues successives d&rsquo;\u00e9tudes de d\u00e9veloppement empirique, le coefficient alpha de Cronbach pour les six items s&rsquo;est maintenu \u00e0 un niveau \u00e9lev\u00e9 et stable, oscillant rigoureusement entre .82 et .86. Cela d\u00e9montre une excellente homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 du construit global.<\/li>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelle Attitudes envers l&rsquo;autostimulation clitoridienne (3 items) :<\/strong> Pr\u00e9sente une coh\u00e9rence interne remarquable pour une mesure aussi concise, avec des alphas s&rsquo;\u00e9levant entre .81 et .86 dans deux des trois \u00e9tudes, et s&rsquo;\u00e9tablissant \u00e0 .72 dans la troisi\u00e8me cohorte.<\/li>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelle R\u00e9actions affectives \u00e0 l&rsquo;autostimulation clitoridienne (2 items) :<\/strong> Pour une \u00e9chelle extr\u00eamement br\u00e8ve de deux items, la coh\u00e9rence interne s&rsquo;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e tout \u00e0 fait ad\u00e9quate dans deux \u00e9tudes (\u03b1 = .70 \u00e0 .71), bien qu&rsquo;elle ait accus\u00e9 une l\u00e9g\u00e8re diminution \u00e0 .59 dans l&rsquo;un des \u00e9chantillons, ce qui reste psychom\u00e9triquement acceptable pour une paire d&rsquo;items selon les crit\u00e8res de Streiner et Norman.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Stabilit\u00e9 test-retest<\/h3>\n<p>La stabilit\u00e9 temporelle a \u00e9t\u00e9 mesur\u00e9e aupr\u00e8s d&rsquo;un sous-\u00e9chantillon r\u00e9\u00e9valu\u00e9 \u00e0 un intervalle de quatre semaines (28 jours) :<\/p>\n<ul>\n<li>Pour le <strong>score total<\/strong> de la CSSS, le coefficient de corr\u00e9lation intraclasse \/ fid\u00e9lit\u00e9 test-retest s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 <em>r<\/em> = .84, attestant d&rsquo;une excellente stabilit\u00e9 temporelle de la disposition psychologique.<\/li>\n<li>Pour les <strong>deux sous-\u00e9chelles<\/strong>, les coefficients de stabilit\u00e9 test-retest s&rsquo;\u00e9tablissent respectivement entre <em>r<\/em> = .74 et <em>r<\/em> = .77, confirmant que les r\u00e9actions affectives et les \u00e9valuations cognitives capt\u00e9es par l&rsquo;outil repr\u00e9sentent des traits dispositionnels durables plut\u00f4t que de simples fluctuations d&rsquo;humeur transitoires.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>Le d\u00e9veloppement de l&rsquo;\u00e9chelle a suivi un processus d&rsquo;\u00e9puration it\u00e9ratif en trois \u00e9tapes distinctes \u00e0 partir d&rsquo;un ensemble initial de 18 items con\u00e7us par les auteurs, soumis \u00e0 des analyses d&rsquo;items individuels et \u00e0 des analyses factorielles exploratoires (AFE).<\/p>\n<h3>Processus d&rsquo;\u00e9puration it\u00e9rative des items<\/h3>\n<p>Dans la premi\u00e8re phase (<em>N<\/em> = 198 participantes), les donn\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 soumises \u00e0 une extraction factorielle. Dix items ont \u00e9t\u00e9 imm\u00e9diatement supprim\u00e9s en raison d&rsquo;une mauvaise performance empirique ou d&rsquo;un chevauchement conceptuel insuffisant avec le construit cible. L&rsquo;ensemble r\u00e9siduel de huit items a \u00e9t\u00e9 enrichi de quatre nouvelles formulations soumises au jugement d&rsquo;experts (16 \u00e9tudiants dipl\u00f4m\u00e9s \u00e9valuant la clart\u00e9 s\u00e9mantique et la pertinence notionnelle, selon les protocoles de Hinkin, 1998). Des modifications de formulation ont \u00e9t\u00e9 apport\u00e9es aux items lorsque deux juges ou plus le pr\u00e9conisaient.<\/p>\n<p>Dans la deuxi\u00e8me phase (<em>N<\/em> = 242 participantes), les 12 items r\u00e9vis\u00e9s ont fait l&rsquo;objet d&rsquo;une nouvelle AFE. Cinq items ont \u00e9t\u00e9 \u00e9limin\u00e9s en application de crit\u00e8res d\u00e9cisionnels rigoureux :<\/p>\n<ul>\n<li>Restriction d&rsquo;\u00e9tendue ou effet de plafond\/plancher (plus de 50 % de l&rsquo;\u00e9chantillon choisissant une seule modalit\u00e9 de r\u00e9ponse, \u00e9carts-types excessivement faibles) ;<\/li>\n<li>Corr\u00e9lations inter-items faibles avec au moins deux autres variables de l&rsquo;\u00e9chelle (<em>r<\/em> &lt; .30) ;<\/li>\n<li>Corr\u00e9lations item-total corrig\u00e9es insuffisantes (<em>r<\/em> &lt; .30) ;<\/li>\n<li>Saturations crois\u00e9es \u00e9lev\u00e9es sur des facteurs non pertinents (&gt; .35) ;<\/li>\n<li>Faible part de variance expliqu\u00e9e au niveau individuel (communaut\u00e9s initiales et extraites &lt; .30).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Structure factorielle finale<\/h3>\n<p>Dans la troisi\u00e8me phase (<em>N<\/em> = 211 participantes), une version \u00e0 7 items a \u00e9t\u00e9 analys\u00e9e. Apr\u00e8s examen des saturations et de la fid\u00e9lit\u00e9 test-retest, six items finaux ont \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9s. Les analyses factorielles en composantes principales avec rotation oblique (promax\/oblimin) ont confirm\u00e9 l&rsquo;existence de deux dimensions corr\u00e9l\u00e9es claires, expliquant une part majeure de la variance totale :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Facteur 1 : Attitudes envers l&rsquo;autostimulation clitoridienne<\/strong>, regroupant les items 1 (Bon\/Mauvais), 2 (Important\/Pas important) et 5 (Facile\/Difficile), avec des saturations factorielles primaires substantielles (&gt; .60) et des communaut\u00e9s \u00e9lev\u00e9es.<\/li>\n<li><strong>Facteur 2 : R\u00e9actions affectives \u00e0 l&rsquo;autostimulation clitoridienne<\/strong>, regroupant les items 3 (Excitant) et 4 (Embarrassant, cod\u00e9 \u00e0 l&rsquo;envers), pr\u00e9sentant des saturations dominantes et univoques sur ce second axe.<\/li>\n<li>L&rsquo;item 6 (fr\u00e9quence comportementale) charge de mani\u00e8re satisfaisante sur le facteur g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;engagement comportemental, justifiant son int\u00e9gration dans le calcul du score global pond\u00e9r\u00e9 de l&rsquo;\u00e9chelle.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<p>L&rsquo;instrument se pr\u00e9sente sous la forme d&rsquo;un auto-questionnaire standardis\u00e9 court, disponible en format papier-crayon ou administrable par voie \u00e9lectronique s\u00e9curis\u00e9e :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Type d&rsquo;\u00e9valuation :<\/strong> Auto-\u00e9valuation psychom\u00e9trique individuelle (<em>self-report<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Population cible :<\/strong> Con\u00e7u et valid\u00e9 aupr\u00e8s de femmes universitaires h\u00e9t\u00e9rosexuellement actives (d\u00e9clarant au minimum deux rapports sexuels avec p\u00e9n\u00e9tration par mois). Toute g\u00e9n\u00e9ralisation \u00e0 d&rsquo;autres cohortes cliniques, minorit\u00e9s sexuelles ou tranches d&rsquo;\u00e2ge requiert des pr\u00e9cautions d&rsquo;usage.<\/li>\n<li><strong>Format et dur\u00e9e :<\/strong> 6 items au total. Temps de passation estim\u00e9 entre 2 et 5 minutes. Une passation dans un environnement garantissant une totale confidentialit\u00e9 est imp\u00e9rative.<\/li>\n<li><strong>Format des r\u00e9ponses :<\/strong>\n<ul>\n<li>Items 1 \u00e0 5 : \u00c9chelle de type Likert en 7 points avec libell\u00e9s bipolaires sp\u00e9cifiques \u00e0 la formulation de la question.<\/li>\n<li>Item 6 : \u00c9chelle de fr\u00e9quence ordonn\u00e9e en 6 cat\u00e9gories exprim\u00e9es en pourcentages de temps : 0 %, 1\u201325 %, 26\u201350 %, 51\u201375 %, 76\u201399 %, 100 %.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Proc\u00e9dure de cotation et de pond\u00e9ration :<\/strong>\n<ul>\n<li><em>Items 2, 3 et 5 :<\/em> Cot\u00e9s directement de 1 \u00e0 7 (1 = Tr\u00e8s peu important \/ Fortement en d\u00e9saccord \/ Tr\u00e8s difficile ; 4 = Ni l&rsquo;un ni l&rsquo;autre ; 7 = Tr\u00e8s important \/ Tout \u00e0 fait d&rsquo;accord \/ Tr\u00e8s facile).<\/li>\n<li><em>Items 1 et 4 :<\/em> Cod\u00e9s de fa\u00e7on invers\u00e9e ou orient\u00e9e vers l&rsquo;acceptation : pour l&rsquo;item 1, 1 = Tr\u00e8s mauvais jusqu&rsquo;\u00e0 7 = Tr\u00e8s bon. Pour l&rsquo;item 4 (\u00ab Embarrassant \u00bb), 1 = Tout \u00e0 fait d&rsquo;accord (embarras maximal) jusqu&rsquo;\u00e0 7 = Fortement en d\u00e9saccord (absence totale d&#8217;embarras).<\/li>\n<li><em>Item 6 :<\/em> Cot\u00e9 de 0 \u00e0 5 (0 = 0 % du temps ; 1 = 1\u201325 % ; 2 = 26\u201350 % ; 3 = 51\u201375 % ; 4 = 76\u201399 % ; 5 = 100 % du temps).<\/li>\n<li><em>Pond\u00e9ration diff\u00e9rentielle pour le score total :<\/em> Comme l&rsquo;item 6 est calibr\u00e9 sur une m\u00e9trique \u00e0 5 \u00e9chelons actifs (le point 0 n&rsquo;ayant pas d&rsquo;\u00e9quivalent neutre sur une \u00e9chelle en 7 points), une standardisation arithm\u00e9tique est requise lors du calcul du score global : multiplier la somme des items 1 \u00e0 5 par le coefficient 5, et multiplier le score de l&rsquo;item 6 par le coefficient 7. Le score total (ou moyen pond\u00e9r\u00e9) est alors calcul\u00e9. Un score \u00e9lev\u00e9 d\u00e9note une plus forte propension cognitive, affective et comportementale \u00e0 s&rsquo;autostimuler le clitoris durant le rapport sexuel avec partenaire.<\/li>\n<li><em>Scores de sous-\u00e9chelles :<\/em> Sous-\u00e9chelle 1 (Attitudes) = Items 1 + 2 + 5 (somme brute de 3 \u00e0 21). Sous-\u00e9chelle 2 (R\u00e9actions affectives) = Items 3 + 4 (somme brute de 2 \u00e0 14). Aucun coefficient de pond\u00e9ration n&rsquo;est n\u00e9cessaire au sein des sous-\u00e9chelles car tous les items partagent la m\u00eame m\u00e9trique en 7 points.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &#038; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e d&rsquo;introduction :<\/strong> L&rsquo;\u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 finalis\u00e9e et publi\u00e9e dans les travaux acad\u00e9miques de r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la fin des ann\u00e9es 2000 \/ d\u00e9but des ann\u00e9es 2010 par Alexandra McIntyre-Smith et William A. Fisher \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Western Ontario.<\/li>\n<li><strong>Droits d&rsquo;utilisation et permissions :<\/strong> L&rsquo;\u00e9chelle est un instrument acad\u00e9mique ouvert destin\u00e9 \u00e0 la recherche scientifique et \u00e0 l&rsquo;exercice clinique sans but lucratif. L&rsquo;utilisation dans le cadre d&rsquo;\u00e9tudes universitaires ou de prises en charge th\u00e9rapeutiques est autoris\u00e9e sous r\u00e9serve de citation bibliographique formelle des auteurs originaux.<\/li>\n<li><strong>Tarification :<\/strong> L&rsquo;acc\u00e8s au questionnaire et \u00e0 ses modalit\u00e9s de cotation est enti\u00e8rement gratuit (aucun droit de redevance commerciale n&rsquo;est exig\u00e9 pour un usage de recherche).<\/li>\n<li><strong>Adaptation et reproduction commerciale :<\/strong> Toute inclusion de la CSSS au sein d&rsquo;une plateforme logicielle commerciale, d&rsquo;un essai clinique sponsoris\u00e9 par l&rsquo;industrie pharmaceutique ou d&rsquo;une publication lucrative n\u00e9cessite l&rsquo;accord explicite pr\u00e9alable des d\u00e9tenteurs des droits intellectuels ou de l&rsquo;\u00e9diteur acad\u00e9mique original.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<ul>\n<li>Crowne, D. P., &amp; Marlowe, D. (1964). <em>The approval motive: Studies in evaluative dependence<\/em>. John Wiley &amp; Sons.<\/li>\n<li>Fisher, W. A., Byrne, D., White, L. A., &amp; Kelley, K. (1988). Erotophobia-erotophilia as a dimension of personality. <em>The Journal of Sex Research<\/em>, 25(1), 123\u2013151. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1080\/00224498809551448\">https:\/\/doi.org\/10.1080\/00224498809551448<\/a><\/li>\n<li>Gagnon, J. H. (1977). <em>Human sexualities<\/em>. Scott, Foresman and Company.<\/li>\n<li>Henry, J. D., &amp; Crawford, J. R. (2005). The short-form version of the Depression Anxiety Stress Scales (DASS-21): Construct validity and normative data in a large non-clinical sample. <em>British Journal of Clinical Psychology<\/em>, 44(2), 227\u2013239. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1348\/014466505X29657\">https:\/\/doi.org\/10.1348\/014466505X29657<\/a><\/li>\n<li>Hinkin, T. R. (1998). A brief tutorial on the development of measures for use in survey questionnaires. <em>Organizational Research Methods<\/em>, 1(1), 104\u2013121. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1177\/109442819800100106\">https:\/\/doi.org\/10.1177\/109442819800100106<\/a><\/li>\n<li>Netemeyer, R. G., Bearden, W. O., &amp; Sharma, S. (2003). <em>Scaling procedures: Issues and applications<\/em>. SAGE Publications. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.4135\/9781412985772\">https:\/\/doi.org\/10.4135\/9781412985772<\/a><\/li>\n<li>Simpson, J. A., &amp; Gangestad, S. W. (1991). Individual differences in sociosexuality: Evidence for convergent and discriminant validity. <em>Journal of Personality and Social Psychology<\/em>, 60(6), 870\u2013883. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0022-3514.60.6.870\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0022-3514.60.6.870<\/a><\/li>\n<li>Streiner, D. L., &amp; Norman, G. R. (2008). <em>Health measurement scales: A practical guide to their development and use<\/em> (4th ed.). Oxford University Press. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1093\/acprof:oso\/9780199231881.001.0001\">https:\/\/doi.org\/10.1093\/acprof:oso\/9780199231881.001.0001<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:12px; margin:28px 0; overflow:hidden; box-shadow:0 4px 12px rgba(0,0,0,0.03);\">\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n    Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n  <\/div>\n<div class=\"wpt-scale-english-box\" style=\"direction:ltr; text-align:left; padding:20px 24px; font-family:-apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Helvetica, Arial, sans-serif; font-size:14.5px; color:#1e293b; line-height:1.7;\">\n<div class=\"wpt-scale-instructions\" style=\"background:#f1f5f9; border-left:4px solid #64748b; border-radius:0 8px 8px 0; padding:12px 16px; margin-bottom:16px; font-size:13.5px; color:#334155;\">\n      <strong style=\"color:#0f172a;\">Instructions \/ Directions:<\/strong> The following questions ask about your thoughts and feelings concerning your sexual experiences and sexual activities with a partner. You are asked to rate each item on the scale provided. Please check off one box per item to indicate your response.\n    <\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">1<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">Good<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">2<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">Important<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">3<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">Exciting<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">4<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">Embarrassing<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">5<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">Easy<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">6<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">When having sex with a partner, how often do you stimulate your clitoris to orgasm?<\/div>\n<\/div><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;autostimulation clitoridienne (CSSS), con\u00e7ue par Alexandra McIntyre-Smith et William A. Fisher, \u00e9value les attitudes, r\u00e9actions affectives et la fr\u00e9quence de l&rsquo;autostimulation clitoridienne des femmes lors des rapports sexuels avec un partenaire.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[31,2,32],"tags":[29646,24151,24372,16,55,294,22778],"class_list":["post-18642","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-evaluations-psychologiques","category-psychometrie","category-sexologie","tag-autostimulation-clitoridienne","tag-erotophilie","tag-orgasme","tag-psychometrie","tag-sante-sexuelle","tag-scripts-sexuels","tag-sexualite-feminine"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/18642","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=18642"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/18642\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=18642"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=18642"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=18642"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}