{"id":18211,"date":"2026-10-16T15:28:06","date_gmt":"2026-10-16T15:28:06","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/inventaire-de-lanxiete-liee-a-lapparence-aai\/"},"modified":"2026-10-16T15:28:06","modified_gmt":"2026-10-16T15:28:06","slug":"inventaire-de-lanxiete-liee-a-lapparence-aai","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=inventaire-de-lanxiete-liee-a-lapparence-aai","title":{"rendered":"Inventaire de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 li\u00e9e \u00e0 l&rsquo;apparence (AAI)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>Inventaire de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 li\u00e9e \u00e0 l&rsquo;apparence<\/strong> (<em>Appearance Anxiety Inventory<\/em> [AAI]), d\u00e9velopp\u00e9 et valid\u00e9 scientifiquement par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/kclpure.kcl.ac.uk\/portal\/en\/persons\/david-veale\">David Veale<\/a> et ses collaborateurs en 2014, constitue un instrument psychom\u00e9trique auto-rapport\u00e9 con\u00e7u pour quantifier les processus cognitifs et comportementaux dysfonctionnels qui sous-tendent et perp\u00e9tuent la dysmorphophobie (ou trouble dysmorphique corporel, <em>Body Dysmorphic Disorder<\/em> [TDC\/BDD]). Compos\u00e9 de 10 items \u00e9valu\u00e9s sur une \u00e9chelle de Likert en 5 points allant de 0 (\u00ab Pas du tout \u00bb) \u00e0 4 (\u00ab Tout le temps \u00bb), l&rsquo;AAI g\u00e9n\u00e8re un score total continu (compris entre 0 et 40) ainsi que deux sous-\u00e9chelles factoriellement distinctes : l&rsquo;<strong>\u00c9vitement<\/strong> (<em>Avoidance<\/em>) et la <strong>Surveillance de la menace<\/strong> (<em>Threat Monitoring<\/em>).<\/p>\n<p>Sur le plan m\u00e9trologique, l&rsquo;outil se distingue par une consistance interne \u00e9lev\u00e9e (coefficient alpha de Cronbach global de 0,86 dans la cohorte clinique princeps) et une excellente validit\u00e9 convergente, attest\u00e9e par de fortes corr\u00e9lations positives avec des instruments de r\u00e9f\u00e9rence tels que la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Yale%E2%80%93Brown_Obsessive_Compulsive_Scale\">Yale-Brown Obsessive Compulsive Scale modifi\u00e9e pour le TDC<\/a> (YBOCS-BDD, <em>r<\/em> = 0,55) et le <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/PHQ-9\">Patient Health Questionnaire-9<\/a> (PHQ-9, <em>r<\/em> = 0,58). L&rsquo;analyse factorielle confirmatoire d\u00e9montre une structure bidimensionnelle robuste expliquant une proportion substantielle de la variance totale. Une caract\u00e9ristique centrale de l&rsquo;AAI r\u00e9side dans sa sensibilit\u00e9 th\u00e9rapeutique remarquable : chez les patients b\u00e9n\u00e9ficiant d&rsquo;une <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Cognitive_behavioral_therapy\">th\u00e9rapie cognitivo-comportementale<\/a> (TCC), la m\u00e9diane des scores s&rsquo;effondre de 26 \u00e0 l&rsquo;inclusion diagnostique \u00e0 10,50 \u00e0 l&rsquo;issue de l&rsquo;intervention. L&rsquo;AAI s&rsquo;impose ainsi comme une mesure de processus indispensable en recherche translationnelle, en psychopathologie exp\u00e9rimentale et dans le monitorage clinique r\u00e9gulier des interventions empiriquement fond\u00e9es ciblant l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 corporelle.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>Inventaire de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 li\u00e9e \u00e0 l&rsquo;apparence, AAI, dysmorphophobie, trouble dysmorphique corporel, comportements de s\u00e9curit\u00e9, \u00e9vitement exp\u00e9rientiel, surveillance de la menace, image corporelle, th\u00e9rapie cognitivo-comportementale, psychom\u00e9trie, attention focalis\u00e9e sur soi, David Veale.<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue et standardis\u00e9e par une \u00e9quipe de chercheurs et de cliniciens britanniques sp\u00e9cialistes des troubles obsessionnels compulsifs et du spectre dysmorphophobique :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>David Veale<\/strong>, MD, FRCPsych \u2014 Professeur honoraire de psychiatrie comportementale et cognitive au King&rsquo;s College London (<em>Institute of Psychiatry, Psychology &amp; Neuroscience<\/em>), psychiatre consultant au <em>South London and Maudsley NHS Foundation Trust<\/em> et au <em>Nightingale Hospital<\/em>, Londres, Royaume-Uni. Courriel institutionnel : <a href=\"mailto:david.veale@kcl.ac.uk\">david.veale@kcl.ac.uk<\/a>.<\/li>\n<li><strong>Ephrahem Eshkevari<\/strong>, DClinPsy \u2014 Chercheur en psychologie clinique, <em>Institute of Psychiatry, Psychology and Neuroscience<\/em>, King&rsquo;s College London, Londres, Royaume-Uni.<\/li>\n<li><strong>Nandini Kanakam<\/strong>, PhD \u2014 Biostatisticienne et \u00e9pid\u00e9miologiste, <em>Department of Biostatistics and Health Informatics<\/em>, King&rsquo;s College London, Londres, Royaume-Uni.<\/li>\n<li><strong>Naomi Ellison<\/strong>, MSc \u2014 Psychologue clinicienne et chercheuse associ\u00e9e, <em>Cadogan Clinic<\/em> et <em>South London and Maudsley NHS Foundation Trust<\/em>, Londres, Royaume-Uni.<\/li>\n<li><strong>Ana Costa<\/strong>, MSc \u2014 Assistante de recherche clinique en psychopathologie, <em>South London and Maudsley NHS Foundation Trust<\/em>, Londres, Royaume-Uni.<\/li>\n<li><strong>Tanya Werner<\/strong>, DClinPsy \u2014 Psychologue clinicienne sp\u00e9cialis\u00e9e dans les troubles de l&rsquo;image corporelle et les troubles anxieux, Londres, Royaume-Uni.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental de l&rsquo;<em>Appearance Anxiety Inventory<\/em> (AAI) est de fournir une mesure standardis\u00e9e, br\u00e8ve et th\u00e9oriquement ancr\u00e9e des <strong>processus de maintien cognitifs et comportementaux<\/strong> \u00e0 l&rsquo;\u0153uvre dans l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 li\u00e9e \u00e0 l&rsquo;apparence physique, et plus sp\u00e9cifiquement dans le <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Body_dysmorphic_disorder\">trouble dysmorphique corporel<\/a> (TDC). Contrairement aux \u00e9chelles psychom\u00e9triques traditionnelles d&rsquo;image corporelle qui ciblent prioritairement la satisfaction esth\u00e9tique globale, le degr\u00e9 per\u00e7u de difformit\u00e9 ou les croyances socioculturelles relatives \u00e0 la beaut\u00e9 (telles que le <em>Multidimensional Body-Self Relations Questionnaire<\/em> [MBSRQ] ou le <em>Body Image Disturbance Questionnaire<\/em> [BIDQ]), l&rsquo;AAI a \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifiquement op\u00e9rationnalis\u00e9 comme une <strong>mesure de processus<\/strong> (<em>process measure<\/em>).<\/p>\n<p>Cette distinction conceptuelle est capitale tant pour la recherche fondamentale que pour la pratique clinique :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>\u00c9valuation des m\u00e9canismes proximaux de maintien :<\/strong> Selon les mod\u00e8les comportementaux et cognitifs contemporains, la souffrance psychologique dans le TDC n&rsquo;est pas simplement fonction de l&rsquo;\u00e9valuation n\u00e9gative de l&rsquo;apparence, mais r\u00e9sulte de l&rsquo;activation syst\u00e9matique de boucles de r\u00e9troaction n\u00e9fastes comprenant l&rsquo;hyperfocalisation attentionnelle sur les imperfections per\u00e7ues, la rumination d&rsquo;arri\u00e8re-plan, la v\u00e9rification compulsive et les strat\u00e9gies d&rsquo;\u00e9vitement situationnel ou sensoriel. L&rsquo;AAI isole pr\u00e9cis\u00e9ment ces conduites.<\/li>\n<li><strong>Sensibilit\u00e9 longitudinale et monitorage session par session :<\/strong> Du fait de sa concision (10 items) et d&rsquo;un cadre temporel d&rsquo;\u00e9valuation circonscrit (\u00ab au cours de la semaine \u00e9coul\u00e9e, y compris aujourd&rsquo;hui \u00bb), l&rsquo;AAI est optimal pour le suivi hebdomadaire de l&rsquo;efficacit\u00e9 th\u00e9rapeutique en <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Cognitive_behavioral_therapy\">TCC<\/a>. Il permet d&rsquo;objectiver en temps r\u00e9el l&rsquo;abandon progressif des comportements de s\u00e9curit\u00e9 (<em>safety-seeking behaviours<\/em>) et des \u00e9vitements exp\u00e9rientiels lors des protocoles d&rsquo;exposition avec pr\u00e9vention de la r\u00e9ponse (EPR).<\/li>\n<li><strong>D\u00e9pistage et stratification du risque clinique :<\/strong> Bien que con\u00e7u initialement comme outil d&rsquo;\u00e9valuation dimensionnelle des processus, l&rsquo;AAI pr\u00e9sente une excellente capacit\u00e9 discriminante entre les populations cliniques souffrant de TDC av\u00e9r\u00e9 et les cohortes non cliniques issues de la communaut\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale. Des travaux compl\u00e9mentaires (notamment Mastro et al., 2016) ont mis en \u00e9vidence l&rsquo;int\u00e9r\u00eat diagnostique d&rsquo;un seuil seuil pour orienter les patients vers des explorations sp\u00e9cialis\u00e9es.<\/li>\n<li><strong>Recherche translationnelle et exp\u00e9rimentale :<\/strong> L&rsquo;AAI permet d&rsquo;\u00e9valuer l&rsquo;impact imm\u00e9diat de manipulations exp\u00e9rimentales en laboratoire (telles que l&rsquo;exposition prolong\u00e9e au miroir, l&rsquo;induction de biais attentionnels ou la comparaison sociale forc\u00e9e sur les r\u00e9seaux sociaux) sur l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 et le d\u00e9clenchement des man\u0153uvres de neutralisation corporelle.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Le construit mesur\u00e9 par l&rsquo;AAI est l&rsquo;<strong>anxi\u00e9t\u00e9 li\u00e9e \u00e0 l&rsquo;apparence physique sous l&rsquo;angle de ses processus d&rsquo;autor\u00e9gulation dysfonctionnels<\/strong>. Dans le cadre de la psychopathologie cognitive, ce construit ne refl\u00e8te pas une caract\u00e9ristique esth\u00e9tique objective, mais un r\u00e9seau syndromique interactif o\u00f9 se combinent une menace per\u00e7ue envers le soi social et des r\u00e9ponses d&rsquo;adaptation inadapt\u00e9es visant \u00e0 att\u00e9nuer ladite menace. L&rsquo;AAI capture ce ph\u00e9nom\u00e8ne \u00e0 travers deux composantes factorielles principales :<\/p>\n<h3>1. L&rsquo;\u00c9vitement (Avoidance)<\/h3>\n<p>Cette dimension regroupe les items 3, 5, 6, 8 et 9. Elle refl\u00e8te les strat\u00e9gies comportementales et cognitives explicites d\u00e9ploy\u00e9es par l&rsquo;individu pour \u00e9chapper aux stimuli d\u00e9clencheurs de d\u00e9tresse, minimiser la probabilit\u00e9 d&rsquo;\u00e9valuation n\u00e9gative par autrui ou masquer les pr\u00e9tendus d\u00e9fauts corporels :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>\u00c9vitement social et situationnel (Item 3) :<\/strong> Refus ou r\u00e9ticence \u00e0 fr\u00e9quenter des environnements sociaux, des rassemblements festifs, des r\u00e9unions professionnelles ou des espaces publics par crainte que son apparence ne soit scrut\u00e9e, ridiculis\u00e9e ou rejet\u00e9e.<\/li>\n<li><strong>Planification cognitive du camouflage (Item 5) :<\/strong> \u00c9laboration mentale compulsive de strat\u00e9gies de dissimulation (penser \u00e0 la disposition de ses v\u00eatements, calculer la coupe de cheveux permettant de masquer une asym\u00e9trie faciale ou anticiper les techniques d&rsquo;application de maquillage).<\/li>\n<li><strong>Comportements actifs de camouflage et de modification (Item 6) :<\/strong> Mise en \u0153uvre effective de ruses de dissimulation physique, incluant l&rsquo;usage r\u00e9p\u00e9t\u00e9 de cosm\u00e9tiques correcteurs, le port d&rsquo;habits amples ou inadapt\u00e9s \u00e0 la m\u00e9t\u00e9o, la manipulation de la posture corporelle pour dissimuler certaines zones anatomiques, ou encore le fait de cacher son visage avec ses mains.<\/li>\n<li><strong>Inhibition interpersonnelle et d\u00e9viation du regard d&rsquo;autrui (Item 8) :<\/strong> Conduites visant \u00e0 emp\u00eacher activement les autres de regarder l&rsquo;individu, par exemple en fuyant le contact visuel direct, en baissant la t\u00eate ou en tournant le corps lors des \u00e9changes conversationnels.<\/li>\n<li><strong>\u00c9vitement optique et photographique (Item 9) :<\/strong> R\u00e9pugnance phobique \u00e0 se laisser prendre en photo, \u00e0 visionner des clich\u00e9s ou vid\u00e9os de soi-m\u00eame, ou \u00e0 croiser son propre reflet dans les miroirs, ce dernier comportement alternant fr\u00e9quemment chez les patients avec des \u00e9pisodes de v\u00e9rification compulsive.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>2. La Surveillance de la menace (Threat Monitoring)<\/h3>\n<p>Cette dimension comprend les items 1, 2, 4, 7 et 10. Elle formalise les processus de vigilance attentionnelle, d&rsquo;auto-observation corporelle et de rumination cognitive ax\u00e9s sur la vuln\u00e9rabilit\u00e9 esth\u00e9tique per\u00e7ue :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Comparaison sociale ascendante descendante (Item 1) :<\/strong> Tendance compulsive \u00e0 \u00e9valuer m\u00e9ticuleusement des caract\u00e9ristiques sp\u00e9cifiques de son apparence par rapport \u00e0 celles des individus rencontr\u00e9s dans l&rsquo;environnement imm\u00e9diat ou visualis\u00e9s sur des plateformes num\u00e9riques.<\/li>\n<li><strong>Comportements de v\u00e9rification et d&rsquo;inspection (Item 2) :<\/strong> Rituels d&rsquo;examen r\u00e9p\u00e9t\u00e9s de son anatomie au moyen de miroirs, de palpations tactiles digitales insistantes ou de prises multiples d&rsquo;autoportraits photographiques (<em>selfies<\/em>) destin\u00e9s \u00e0 inspecter sous tous les angles le pr\u00e9tendu d\u00e9faut.<\/li>\n<li><strong>Rumination \u00e9tiologique et r\u00e9trospective (Item 4) :<\/strong> Rumination mentale obsessionnelle centr\u00e9e sur les \u00e9v\u00e9nements pass\u00e9s, les causes g\u00e9n\u00e9tiques, les traumatismes relationnels ou les choix ant\u00e9rieurs susceptibles d&rsquo;expliquer pourquoi l&rsquo;individu poss\u00e8de cette apparence particuli\u00e8re (<em>\u00ab brooding \u00bb<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Attention focalis\u00e9e sur les sensations int\u00e9rieures (Item 7) :<\/strong> D\u00e9placement massif du focus attentionnel des indices environnementaux externes vers la repr\u00e9sentation somatosensorielle interne et le ressenti subjectif de \u00ab laideur \u00bb ou de difformit\u00e9.<\/li>\n<li><strong>Hypervigilance aux r\u00e9flecteurs ambiants (Item 10) :<\/strong> Conscience aigu\u00eb et permanente de la pr\u00e9sence de miroirs, vitrines commerciales, \u00e9crans de smartphone ou surfaces m\u00e9talliques r\u00e9fl\u00e9chissantes dans l&rsquo;environnement spatial imm\u00e9diat, facilitant le basculement r\u00e9flexe vers les rituels de v\u00e9rification.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>L&rsquo;architecture conceptuelle de l&rsquo;AAI s&rsquo;ancre directement dans le <strong>mod\u00e8le cognitivo-comportemental de la dysmorphophobie<\/strong> formalis\u00e9 par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/kclpure.kcl.ac.uk\/portal\/en\/persons\/david-veale\">David Veale<\/a> (2004), lui-m\u00eame tributaire des mod\u00e8les cognitifs de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale d\u00e9velopp\u00e9s par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/David_M._Clark\">David M. Clark<\/a> et Adrian Wells (1995), ainsi que des formulations de Thomas Cash sur l&rsquo;image corporelle.<\/p>\n<p>Dans cette perspective th\u00e9orique, l&rsquo;\u00e9tiologie et la p\u00e9rennisation du trouble reposent sur plusieurs anomalies cognitives interd\u00e9pendantes :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Repr\u00e9sentation mentale du soi en tant qu&rsquo;objet observable :<\/strong> Lorsqu&rsquo;un stimulus d\u00e9clencheur (externe, comme la vision d&rsquo;un miroir, ou interne, comme une \u00e9motion n\u00e9gative) survient, le patient g\u00e9n\u00e8re instantan\u00e9ment une image mentale d\u00e9form\u00e9e de son apparence, adoptant une perspective \u00e0 la troisi\u00e8me personne (<em>observer perspective<\/em>). L&rsquo;individu \u00ab voit \u00bb son visage ou son corps \u00e0 travers le prisme d&rsquo;une caricature mentale n\u00e9gative, construite \u00e0 partir de souvenirs d&rsquo;humiliation ou de distorsions perceptives.<\/li>\n<li><strong>Biais d&rsquo;attention s\u00e9lective et focalisation \u00e9gocentr\u00e9e :<\/strong> Au lieu d&rsquo;allouer ses ressources cognitives au traitement objectif de l&rsquo;environnement social ou \u00e0 la t\u00e2che en cours, le sujet op\u00e8re un repli massif sur le soi (<em>self-focused attention<\/em>). Ce traitement s\u00e9lectif amplifie la conscience des sensations corporelles locales et renforce paradoxalement la conviction que le pr\u00e9tendu d\u00e9faut est b\u00e9ant et expos\u00e9 aux yeux de tous.<\/li>\n<li><strong>Raisonnement \u00e9motionnel (<em>Emotional Reasoning<\/em>) :<\/strong> Le sujet utilise son propre \u00e9tat affectif interne comme preuve de sa laideur objective : <em>\u00ab Si je me sens hideux et honteux, c&rsquo;est obligatoirement parce que mon apparence est r\u00e9pugnante et insupportable pour les autres. \u00bb<\/em><\/li>\n<li><strong>Comportements de s\u00e9curit\u00e9 (<em>Safety-Seeking Behaviours<\/em>) :<\/strong> Pour neutraliser l&rsquo;angoisse d&rsquo;un rejet imminent, l&rsquo;individu met en \u0153uvre des comportements d&rsquo;\u00e9vitement, de camouflage et de r\u00e9assurance. Bien que procurant un soulagement anxiolytique transitoire, ces comportements exercent un effet d\u00e9l\u00e9t\u00e8re \u00e0 moyen et long terme : ils emp\u00eachent la d\u00e9sconfirmation empirique des croyances catastrophistes (ex. : \u00ab Si je ne portais pas ce maquillage lourd, tout le monde me d\u00e9visagerait avec d\u00e9go\u00fbt \u00bb) et intensifient la focalisation obsessionnelle sur les zones corporelles cibl\u00e9es.<\/li>\n<\/ul>\n<p>L&rsquo;AAI traduit pr\u00e9cis\u00e9ment ces composantes th\u00e9oriques en indicateurs mesurables. Les items ne questionnent pas des crit\u00e8res de jugement esth\u00e9tique statiques, mais ciblent directement l&rsquo;activation des comportements de s\u00e9curit\u00e9 (items 3, 5, 6, 8, 9) et des processus de surveillance attentionnelle vigilante (items 1, 2, 4, 7, 10).<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>La validit\u00e9 psychom\u00e9trique de l&rsquo;AAI a fait l&rsquo;objet d&rsquo;investigations rigoureuses tant au sein de cohortes cliniques sp\u00e9cialis\u00e9es qu&rsquo;aupr\u00e8s d&rsquo;\u00e9chantillons communautaires tout-venant.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9tude princeps men\u00e9e par Veale et ses collaborateurs (2014) aupr\u00e8s de 139 patients r\u00e9pondant aux crit\u00e8res diagnostiques du DSM-IV\/DSM-5 pour le trouble dysmorphique corporel, l&rsquo;AAI a d\u00e9montr\u00e9 une convergence statistiquement significative et cliniquement coh\u00e9rente avec plusieurs construits associ\u00e9s :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Symptomatologie dysmorphophobique \u00e9valu\u00e9e par le clinicien :<\/strong> L&rsquo;AAI corr\u00e8le positivement \u00e0 <em>r<\/em> = 0,55 (<em>p<\/em> &lt; 0,001) avec l&rsquo;\u00e9chelle h\u00e9t\u00e9ro-\u00e9valu\u00e9e de r\u00e9f\u00e9rence YBOCS-BDD (<em>Yale-Brown Obsessive Compulsive Scale modified for Body Dysmorphic Disorder<\/em>). Cette corr\u00e9lation mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 forte confirme que l&rsquo;inventaire capture bien le c\u0153ur psychopathologique du trouble sans \u00eatre redondant avec l&rsquo;h\u00e9t\u00e9ro-\u00e9valuation.<\/li>\n<li><strong>D\u00e9pression comorbide :<\/strong> Une corr\u00e9lation positive de <em>r<\/em> = 0,58 (<em>p<\/em> &lt; 0,001) a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie avec le PHQ-9 (<em>Patient Health Questionnaire-9<\/em>), refl\u00e9tant la charge d\u00e9pressive majeure fr\u00e9quemment intriqu\u00e9e \u00e0 l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 corporelle s\u00e9v\u00e8re.<\/li>\n<li><strong>Incapacit\u00e9 fonctionnelle :<\/strong> Des associations \u00e9troites sont rapport\u00e9es avec les indices d&rsquo;alt\u00e9ration de la qualit\u00e9 de vie et de handicap socio-professionnel.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Validit\u00e9 discriminante et diff\u00e9rentielle<\/h3>\n<p>L&rsquo;instrument discrimine avec une grande pr\u00e9cision les cohortes cliniques des populations non cliniques :<\/p>\n<ul>\n<li>Dans l&rsquo;\u00e9chantillon TDC de Veale et al. (2014) (<em>n<\/em> = 139 ; \u00e2ge m\u00e9dian = 28 ans ; 51,8 % de femmes), le score moyen se situait \u00e0 des niveaux tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9s avant traitement (m\u00e9diane = 26).<\/li>\n<li>Dans l&rsquo;\u00e9chantillon communautaire non clinique (<em>n<\/em> = 108 ; \u00e2ge m\u00e9dian = 28,5 ans ; 75,9 % de femmes), le score moyen mesur\u00e9 s&rsquo;\u00e9levait \u00e0 15,45 (<em>SD<\/em> = 8,68). La diff\u00e9rence intergroupe s&rsquo;av\u00e8re hautement significative (<em>p<\/em> &lt; 0,001, taille d&rsquo;effet de Cohen <em>d<\/em> sup\u00e9rieure \u00e0 1,30).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Concernant les seuils d&rsquo;alerte clinique, bien que Veale et al. (2014) n&rsquo;aient pas formalis\u00e9 de seuil couperet dichotomique strict pour poser un diagnostic formel, l&rsquo;\u00e9tude ult\u00e9rieure de <strong>Mastro et al. (2016)<\/strong> a sugg\u00e9r\u00e9 qu&rsquo;un <strong>score seuil de 20<\/strong> pr\u00e9sentait une sensibilit\u00e9 et une sp\u00e9cificit\u00e9 optimales pour identifier les individus \u00e0 haut risque de dysmorphophobie clinique n\u00e9cessitant une \u00e9valuation sp\u00e9cialis\u00e9e approfondie.<\/p>\n<h3>Sensibilit\u00e9 au changement th\u00e9rapeutique (Validit\u00e9 pr\u00e9dictive et de processus)<\/h3>\n<p>L&rsquo;un des atouts psychom\u00e9triques les plus remarquables de l&rsquo;AAI est sa sensibilit\u00e9 au changement induit par la psychoth\u00e9rapie. Au sein d&rsquo;un sous-groupe clinique de 12 participants suivis longitudinalement durant un protocole complet de TCC sp\u00e9cifique du TDC, le score m\u00e9dian \u00e0 l&rsquo;AAI est pass\u00e9 de <strong>26,00 au pr\u00e9-traitement \u00e0 10,50 au post-traitement<\/strong> (<em>p<\/em> &lt; 0,01). Cette diminution spectaculaire refl\u00e8te directement l&rsquo;extinction des conduites de v\u00e9rification\/camouflage et l&rsquo;abandon des strat\u00e9gies d&rsquo;\u00e9vitement au fil de la restructuration cognitive et des exercices d&rsquo;exposition.<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;inventaire a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie selon les standards m\u00e9thodologiques les plus stricts de la psychom\u00e9trie contemporaine :<\/p>\n<h3>Consistance interne<\/h3>\n<ul>\n<li><strong>\u00c9chelle globale :<\/strong> L&rsquo;analyse de coh\u00e9rence interne men\u00e9e sur l&rsquo;\u00e9chantillon clinique de r\u00e9f\u00e9rence (Veale et al., 2014) r\u00e9v\u00e8le un coefficient <strong>alpha de Cronbach de 0,86<\/strong>, t\u00e9moignant d&rsquo;une excellente homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 de l&rsquo;ensemble des 10 items sans redondance excessive. Dans l&rsquo;\u00e9chantillon communautaire, les coefficients demeurent robustes (&gt; 0,80).<\/li>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelles :<\/strong> Les analyses factorielles rapportent une consistance interne satisfaisante pour la sous-\u00e9chelle <em>\u00c9vitement<\/em> (alpha de Cronbach oscillant g\u00e9n\u00e9ralement entre 0,78 et 0,84 selon les \u00e9tudes) et pour la sous-\u00e9chelle <em>Surveillance de la menace<\/em> (alpha de Cronbach variant entre 0,76 et 0,82).<\/li>\n<li><strong>Corr\u00e9lations item-total :<\/strong> L&rsquo;ensemble des coefficients de corr\u00e9lation item-total corrig\u00e9s exc\u00e8de largement le seuil standard de 0,40, attestant que chaque item contribue significativement \u00e0 la mesure du construit d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de l&rsquo;apparence.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Stabilit\u00e9 temporelle (Test-Retest)<\/h3>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 test-retest a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9e aupr\u00e8s d&rsquo;\u00e9chantillons stables (sans intervention th\u00e9rapeutique concomitante) sur des intervalles temporels de 1 \u00e0 2 semaines, r\u00e9v\u00e9lant des coefficients de corr\u00e9lation intraclasse (CCI) sup\u00e9rieurs \u00e0 0,80. Cette stabilit\u00e9 d\u00e9montre que l&rsquo;AAI capture un trait dysfonctionnel stable dans le temps en l&rsquo;absence de th\u00e9rapie active, tout en demeurant perm\u00e9able aux modifications cliniques d\u00e8s lors qu&rsquo;un traitement actif est engag\u00e9.<\/p>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>La structure factorielle sous-jacente \u00e0 l&rsquo;AAI a \u00e9t\u00e9 explor\u00e9e et valid\u00e9e par des proc\u00e9dures d&rsquo;analyse factorielle exploratoire (AFE) compl\u00e9t\u00e9es par des analyses factorielles confirmatoires (AFC) :<\/p>\n<h3>Mod\u00e8le bidimensionnel princeps (Veale et al., 2014)<\/h3>\n<p>L&rsquo;analyse en composantes principales avec rotation oblique (oblimin directe) men\u00e9e lors de la phase de d\u00e9veloppement a permis d&rsquo;isoler une solution \u00e0 <strong>deux facteurs principaux<\/strong> r\u00e9pondant au crit\u00e8re de Kaiser (valeurs propres sup\u00e9rieures \u00e0 1,0) et \u00e0 l&rsquo;examen du diagramme d&rsquo;\u00e9boulis de Cattell (<em>scree plot<\/em>) :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Facteur 1 : \u00c9vitement (Avoidance)<\/strong> \u2014 Ce facteur rend compte de la part la plus importante de la variance expliqu\u00e9e. Il est compos\u00e9 des items 3, 5, 6, 8 et 9. Les saturations factorielles (<em>factor loadings<\/em>) pour ces items sont particuli\u00e8rement nettes, variant entre 0,55 et 0,82, sans saturation crois\u00e9e probl\u00e9matique sur le second facteur.<\/li>\n<li><strong>Facteur 2 : Surveillance de la menace (Threat Monitoring)<\/strong> \u2014 Ce facteur regroupe les items 1, 2, 4, 7 et 10. Les saturations factorielles s&rsquo;\u00e9tendent de 0,51 \u00e0 0,79.<\/li>\n<\/ul>\n<p>La corr\u00e9lation inter-factorielle entre l&rsquo;\u00c9vitement et la Surveillance de la menace est mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 \u00e9lev\u00e9e (g\u00e9n\u00e9ralement aux alentours de <em>r<\/em> = 0,50 \u00e0 0,60), ce qui justifie th\u00e9oriquement et statistiquement le calcul d&rsquo;un <strong>score global total<\/strong> par sommation de l&rsquo;ensemble des 10 items, parall\u00e8lement \u00e0 l&rsquo;utilisation analytique distincte des deux sous-\u00e9chelles.<\/p>\n<h3>Ajustement du mod\u00e8le confirmatoire<\/h3>\n<p>Les mod\u00e9lisations par \u00e9quations structurelles (AFC) conduites dans les travaux de r\u00e9plication confirment la sup\u00e9riorit\u00e9 statistique du mod\u00e8le \u00e0 deux facteurs corr\u00e9l\u00e9s par rapport \u00e0 un mod\u00e8le unifactoriel strict. Les indices d&rsquo;ajustement respectent les seuils conventionnels d&rsquo;ad\u00e9quation (<em>Comparative Fit Index<\/em> [CFI] &gt; 0,93 ; <em>Tucker-Lewis Index<\/em> [TLI] &gt; 0,91 ; <em>Root Mean Square Error of Approximation<\/em> [RMSEA] &lt; 0,07 ; <em>Standardized Root Mean Square Residual<\/em> [SRMR] &lt; 0,06).<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<p>L&rsquo;inventaire de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 li\u00e9e \u00e0 l&rsquo;apparence se caract\u00e9rise par une administration simple et standardis\u00e9e :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Type d&rsquo;\u00e9valuation :<\/strong> Auto-questionnaire psychom\u00e9trique standardis\u00e9 (<em>self-report measure<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Public cible :<\/strong> Adolescents et adultes (d\u00e8s 16 ans) suspects ou diagnostiqu\u00e9s de dysmorphophobie, d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale ou de d\u00e9tresse s\u00e9v\u00e8re de l&rsquo;image corporelle.<\/li>\n<li><strong>Cadre temporel de r\u00e9f\u00e9rence :<\/strong> La semaine \u00e9coul\u00e9e, y compris la journ\u00e9e en cours (\u00ab <em>over the past week, including today<\/em> \u00bb).<\/li>\n<li><strong>Nombre d&rsquo;items :<\/strong> 10 \u00e9nonc\u00e9s formul\u00e9s \u00e0 la premi\u00e8re personne du singulier.<\/li>\n<li><strong>Format des r\u00e9ponses :<\/strong> \u00c9chelle de Likert \u00e0 5 \u00e9chelons :<br \/>\n    0 = <em>Not at all<\/em> (Pas du tout)<br \/>\n    1 = <em>A little<\/em> (Un peu)<br \/>\n    2 = <em>Often<\/em> (Souvent)<br \/>\n    3 = <em>A lot<\/em> (Beaucoup)<br \/>\n    4 = <em>All the time<\/em> (Tout le temps)<\/li>\n<li><strong>R\u00e8gles de cotation et calcul des scores :<\/strong>\n<ul>\n<li><strong>Inversion d&rsquo;items :<\/strong> Aucun item n&rsquo;est invers\u00e9. Chaque \u00e9nonc\u00e9 est cot\u00e9 directement de 0 \u00e0 4.<\/li>\n<li><strong>Score total :<\/strong> Somme arithm\u00e9tique simple des 10 items (\u00c9tendue : de 0 \u00e0 40). Un score plus \u00e9lev\u00e9 indique une anxi\u00e9t\u00e9 de l&rsquo;apparence plus s\u00e9v\u00e8re et un recours plus massif aux comportements de maintien dysfonctionnels.<\/li>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelle \u00c9vitement (Avoidance) :<\/strong> Somme des items 3, 5, 6, 8 et 9 (\u00c9tendue : de 0 \u00e0 20).<\/li>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelle Surveillance de la menace (Threat Monitoring) :<\/strong> Somme des items 1, 2, 4, 7 et 10 (\u00c9tendue : de 0 \u00e0 20).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Interpr\u00e9tation clinique et rep\u00e8res normatifs :<\/strong>\n<ul>\n<li><em>Moyenne de l&rsquo;\u00e9chantillon communautaire non clinique :<\/em> 15,45 (<em>SD<\/em> = 8,68).<\/li>\n<li><em>M\u00e9diane de l&rsquo;\u00e9chantillon clinique TDC pr\u00e9-traitement :<\/em> 26,00 (un rang percentile de 50 par rapport \u00e0 ce groupe d\u00e9note une s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 typique d&rsquo;un TDC avant prise en charge).<\/li>\n<li><em>M\u00e9diane TDC post-traitement TCC r\u00e9ussie :<\/em> 10,50.<\/li>\n<li><em>Seuil de risque clinique sugg\u00e9r\u00e9 (Mastro et al., 2016) :<\/em> Score total \u2265 20, justifiant une exploration clinique approfondie du TDC.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &amp; Fee and Test Year<\/h2>\n<p>L&rsquo;<em>Appearance Anxiety Inventory<\/em> (AAI) a \u00e9t\u00e9 formalis\u00e9 et publi\u00e9 dans sa version d\u00e9finitive en <strong>2014<\/strong> dans la revue internationale \u00e0 comit\u00e9 de lecture <em>Behavioural and Cognitive Psychotherapy<\/em>.<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle :<\/strong> Le copyright scientifique initial appartient aux auteurs (David Veale et al.) et \u00e0 la British Association for Behavioural and Cognitive Psychotherapies (publi\u00e9 par Cambridge University Press).<\/li>\n<li><strong>Conditions d&rsquo;utilisation clinique et de recherche :<\/strong> L&rsquo;inventaire est consid\u00e9r\u00e9 comme un outil en <strong>acc\u00e8s ouvert pour la recherche acad\u00e9mique, l&rsquo;enseignement universitaire et la pratique clinique non commerciale<\/strong>. Les cliniciens et chercheurs ind\u00e9pendants sont autoris\u00e9s \u00e0 reproduire et utiliser l&rsquo;outil sans redevance financi\u00e8re, sous r\u00e9serve de citer scrupuleusement l&rsquo;article princeps de Veale et al. (2014).<\/li>\n<li><strong>Tarification :<\/strong> Gratuit pour l&rsquo;usage clinique et universitaire. Toute int\u00e9gration dans une application logicielle commerciale propri\u00e9taire, un syst\u00e8me de t\u00e9l\u00e9m\u00e9decine payant ou une \u00e9tude commandit\u00e9e par l&rsquo;industrie pharmaceutique n\u00e9cessite l&rsquo;accord explicite pr\u00e9alable des auteurs et\/ou de l&rsquo;\u00e9diteur.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<p>Les publications fondatrices et validations psychom\u00e9triques de l&rsquo;inventaire sont r\u00e9pertori\u00e9es ci-dessous selon les normes APA (7<sup>e<\/sup> \u00e9dition) :<\/p>\n<ul>\n<li>American Psychiatric Association. (2013). <em>Diagnostic and statistical manual of mental disorders<\/em> (5th ed.). American Psychiatric Publishing. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1176\/appi.books.9780890425596\">https:\/\/doi.org\/10.1176\/appi.books.9780890425596<\/a><\/li>\n<li>Clark, D. M., &amp; Wells, A. (1995). A cognitive model of social phobia. In R. G. Heimberg, M. R. Liebowitz, D. A. Hope, &amp; F. R. Schneier (Eds.), <em>Social phobia: Diagnosis, assessment, and treatment<\/em> (pp. 69\u201393). Guilford Press.<\/li>\n<li>Mastro, S., Zimmer-Gembeck, M. J., Webb, H. J., Farrell, L., &amp; Waters, A. (2016). A young adolescent version of the Appearance Anxiety Inventory: Factor structure, validity, and cut-off score for high-risk appearance anxiety. <em>Journal of Psychopathology and Behavioral Assessment<\/em>, 38(4), 609\u2013620. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1007\/s10862-016-9549-3\">https:\/\/doi.org\/10.1007\/s10862-016-9549-3<\/a><\/li>\n<li>Phillips, K. A., Hollander, E., Rasmussen, S. A., Aronowitz, B. R., DeCaria, C., &amp; Goodman, W. K. (1997). The Yale-Brown Obsessive Compulsive Scale modified for Body Dysmorphic Disorder (BDD-YBOCS). <em>Development and Psychometric Properties<\/em>.<\/li>\n<li>Veale, D. (2004). Advances in a cognitive behavioural model of body dysmorphic disorder. <em>Body Image<\/em>, 1(1), 113\u2013125. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S1740-1445(03)00009-3\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S1740-1445(03)00009-3<\/a><\/li>\n<li>Veale, D., Eshkevari, E., Kanakam, N., Ellison, N., Costa, A., &amp; Werner, T. (2014). The Appearance Anxiety Inventory: Validation of a process measure in the treatment of body dysmorphic disorder. <em>Behavioural and Cognitive Psychotherapy<\/em>, 42(5), 605\u2013616. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1017\/S135246581300055X\">https:\/\/doi.org\/10.1017\/S135246581300055X<\/a><\/li>\n<li>Veale, D., &amp; Neziroglu, F. (2010). <em>Body dysmorphic disorder: A treatment manual<\/em>. John Wiley &amp; Sons. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1002\/9780470683415\">https:\/\/doi.org\/10.1002\/9780470683415<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p style=\"margin-top:16px; font-weight:600; color:#1e293b;\">\n    <strong>Instructions:<\/strong> Please check the box that best describes the way you have felt about your appearance or a specific feature OVER THE PAST WEEK, INCLUDING TODAY.\n  <\/p>\n<p style=\"margin-bottom:12px; color:#334155;\">\n    <strong>Response scale:<\/strong> 5-point Likert scale: 0 = Not at all, 1 = A little, 2 = Often, 3 = A lot, 4 = All the time\n  <\/p>\n<ol style=\"padding-left:24px; line-height:1.8; color:#0f172a;\">\n<li style=\"margin-bottom:8px;\">I compare aspects of my appearance to others<\/li>\n<li style=\"margin-bottom:8px;\">I check my appearance (e.g. in mirrors, by touching with my fingers, or by taking photos of myself)<\/li>\n<li style=\"margin-bottom:8px;\">I avoid situations or people because of my appearance<\/li>\n<li style=\"margin-bottom:8px;\">I brood about past events or reasons to explain why I look the way I do<\/li>\n<li style=\"margin-bottom:8px;\">I THINK about how to camouflage or alter my appearance<\/li>\n<li style=\"margin-bottom:8px;\">I TRY to camouflage or alter my appearance (e.g. with make-up, clothing, hands, or by posture)<\/li>\n<li style=\"margin-bottom:8px;\">I focus on how I feel rather than on my surroundings or what I am doing<\/li>\n<li style=\"margin-bottom:8px;\">I try to prevent people from looking at me (e.g. by avoiding eye contact, looking down or away)<\/li>\n<li style=\"margin-bottom:8px;\">I avoid having my photograph taken, seeing photographs of myself, or looking at mirrors<\/li>\n<li style=\"margin-bottom:8px;\">I am aware of the presence of mirrors or reflective surfaces<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;Inventaire de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 li\u00e9e \u00e0 l&rsquo;apparence (AAI ; Veale et al., 2014) est un instrument psychom\u00e9trique de 10 items mesurant les processus d&rsquo;\u00e9vitement et de surveillance de la menace dans le trouble dysmorphique corporel.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[388,2,28605],"tags":[6100,28606,20754,9487,1880,303,16,28607,289,20753],"class_list":["post-18211","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-echelles-cliniques","category-psychometrie","category-troubles-anxieux-et-obsessionnels","tag-aai","tag-appearance-anxiety-inventory","tag-david-veale","tag-dysmorphophobie","tag-evitement","tag-image-corporelle","tag-psychometrie","tag-surveillance-de-la-menace","tag-tcc","tag-trouble-dysmorphique-corporel"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/18211","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=18211"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/18211\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=18211"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=18211"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=18211"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}