{"id":18183,"date":"2026-10-16T14:18:21","date_gmt":"2026-10-16T14:18:21","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/drug-use-disorders-identification-test-dudit-2\/"},"modified":"2026-10-16T14:18:21","modified_gmt":"2026-10-16T14:18:21","slug":"drug-use-disorders-identification-test-dudit-2","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=drug-use-disorders-identification-test-dudit-2","title":{"rendered":"Test d&rsquo;identification des troubles li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;usage de drogues (DUDIT)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>Le <strong>Test d&rsquo;identification des troubles li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;usage de drogues<\/strong> (connu sous l&rsquo;acronyme anglophone <em>Drug Use Disorders Identification Test<\/em> ou <strong>DUDIT<\/strong>) est un instrument psychom\u00e9trique d&rsquo;auto-\u00e9valuation con\u00e7u pour d\u00e9pister, quantifier et caract\u00e9riser les profils de consommation probl\u00e9matique de drogues licites d\u00e9tourn\u00e9es ou illicites. Con\u00e7u au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000 par Anne H. Berman et son \u00e9quipe au prestigieux <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/ki.se\/en\">Karolinska Institutet<\/a> en Su\u00e8de, le DUDIT a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 comme le pendant direct de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/AUDIT_(addictologie)\">AUDIT<\/a> (<em>Alcohol Use Disorders Identification Test<\/em>) formul\u00e9 sous l&rsquo;\u00e9gide de l&rsquo;Organisation mondiale de la Sant\u00e9. Compos\u00e9 de 11 items structur\u00e9s, le DUDIT \u00e9value les habitudes de consommation de substances psychoactives au cours des douze derniers mois, excluant d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment l&rsquo;alcool et les m\u00e9dicaments pris conform\u00e9ment \u00e0 une prescription m\u00e9dicale stricte.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle explore trois composantes fondamentales : la consommation de drogues (fr\u00e9quence, polyconsommation et quantit\u00e9 journali\u00e8re, items 1 \u00e0 4), les sympt\u00f4mes de d\u00e9pendance psychologique et physique (craving, perte de contr\u00f4le et besoin matinal, items 5, 6 et 8) et les cons\u00e9quences d\u00e9l\u00e9t\u00e8res ou m\u00e9faits associ\u00e9s (n\u00e9gligence des obligations, culpabilit\u00e9, blessures inflig\u00e9es \u00e0 soi ou \u00e0 autrui, inqui\u00e9tudes exprim\u00e9es par l&rsquo;entourage, items 7, 9, 10 et 11). Les items 1 \u00e0 9 sont cot\u00e9s sur une \u00e9chelle ordinale de 0 \u00e0 4, tandis que les items 10 et 11 adoptent une cotation en trois points (0, 2, 4), g\u00e9n\u00e9rant un score total compris entre 0 et 44.<\/p>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s psychom\u00e9triques du DUDIT d\u00e9montrent une robustesse remarquable \u00e0 travers une multitude de populations cliniques, m\u00e9dico-l\u00e9gales et g\u00e9n\u00e9rales. La fid\u00e9lit\u00e9 interne est syst\u00e9matiquement \u00e9lev\u00e9e, avec un coefficient alpha de Cronbach oscillant entre 0,80 et 0,94 selon les contextes. Au seuil critique de 25 points, l&rsquo;outil met en \u00e9vidence une sensibilit\u00e9 de 90 % et une sp\u00e9cificit\u00e9 de 88 % pour l&rsquo;identification de la d\u00e9pendance aux substances selon les crit\u00e8res nosographiques du DSM-IV. Par ailleurs, des seuils diff\u00e9rentiels sensibles au genre (&ge; 6 points pour les hommes et &ge; 2 points pour les femmes) permettent d&rsquo;identifier pr\u00e9cocement les profils d&rsquo;usage nocif ou d&rsquo;abus, faisant du DUDIT une r\u00e9f\u00e9rence internationale incontournable tant pour le rep\u00e9rage clinique en soins primaires que pour la recherche \u00e9pid\u00e9miologique translationnelle.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>DUDIT, d\u00e9pistage des toxicomanies, abus de substances, d\u00e9pendance aux drogues, psychom\u00e9trie, AUDIT, usage nocif de drogues, validation transculturelle, \u00e9valuation clinique en addictologie, sensibilit\u00e9 et sp\u00e9cificit\u00e9.<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>Le <strong>Drug Use Disorders Identification Test (DUDIT)<\/strong> a \u00e9t\u00e9 conceptualis\u00e9, valid\u00e9 et document\u00e9 par une \u00e9quipe de chercheurs de l&rsquo;Unit\u00e9 de recherche sur la d\u00e9pendance \u00e0 l&rsquo;alcool et aux drogues du D\u00e9partement des neurosciences cliniques du <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/ki.se\/en\">Karolinska Institutet<\/a> \u00e0 Stockholm, Su\u00e8de :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Anne H. Berman, Ph.D.<\/strong> : Professeure agr\u00e9g\u00e9e de psychologie clinique, D\u00e9partement des neurosciences cliniques, Centre de recherche psychiatrique, Karolinska Institutet, Stockholm, Su\u00e8de. Sp\u00e9cialiste des interventions comportementales, de la sant\u00e9 num\u00e9rique et de la psychom\u00e9trie appliqu\u00e9e aux troubles addictifs.<\/li>\n<li><strong>Hans Bergman, Ph.D.<\/strong> : Professeur \u00e9m\u00e9rite en neuropsychologie et psychologie clinique, D\u00e9partement des neurosciences cliniques, Karolinska Institutet, Stockholm, Su\u00e8de. Concepteur de batteries d&rsquo;\u00e9valuation cognitive et d&rsquo;instruments d&rsquo;addictologie clinique.<\/li>\n<li><strong>Tom Palmstierna, M.D., Ph.D.<\/strong> : Professeur de psychiatrie m\u00e9dico-l\u00e9gale, D\u00e9partement des neurosciences cliniques, Karolinska Institutet, Stockholm, Su\u00e8de, et Universit\u00e9 norv\u00e9gienne de sciences et de technologie (NTNU), Trondheim, Norv\u00e8ge.<\/li>\n<li><strong>Frans Schlyter, B.A.<\/strong> : Expert en criminologie et traitement des addictions, Administration p\u00e9nitentiaire su\u00e9doise (<em>Kriminalv\u00e5rden<\/em>) et D\u00e9partement des neurosciences cliniques, Karolinska Institutet, Stockholm, Su\u00e8de.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<h3>N\u00e9cessit\u00e9 \u00e9pid\u00e9miologique et clinique<\/h3>\n<p>Jusqu&rsquo;au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, le domaine de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Addictologie\">addictologie<\/a> b\u00e9n\u00e9ficiait d&rsquo;outils de d\u00e9pistage de renomm\u00e9e mondiale pour l&rsquo;alcoolisme \u2014 notamment l&rsquo;AUDIT (Saunders et al., 1993) \u2014, mais souffrait d&rsquo;un d\u00e9ficit majeur d&rsquo;instruments brefs, standardis\u00e9s et psychom\u00e9triquement \u00e9quivalents pour le d\u00e9pistage syst\u00e9matique des consommations de drogues non alcooliques. Bien que des instruments comme le DAST (<em>Drug Abuse Screening Test<\/em> ; Skinner, 1982) existassent d\u00e9j\u00e0, ils pr\u00e9sentaient souvent une formulation binaire dichotomique (oui\/non), manquaient d&rsquo;alignement direct avec la taxonomie de l&rsquo;OMS et n&rsquo;offraient pas de parall\u00e9lisme structurel avec l&rsquo;AUDIT.<\/p>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental poursuivi par Berman et ses collaborateurs lors du d\u00e9veloppement du DUDIT \u00e9tait d&rsquo;\u00e9riger un outil de criblage rapide capable de combler ce vide fonctionnel. Le DUDIT a \u00e9t\u00e9 express\u00e9ment \u00e9labor\u00e9 pour fonctionner de concert avec l&rsquo;AUDIT, permettant ainsi aux praticiens hospitaliers, aux m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes, aux intervenants en milieu carc\u00e9ral et aux chercheurs d&rsquo;administrer une batterie conjointe (\u00ab AUDIT + DUDIT \u00bb) couvrant l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 du spectre des conduites addictives avec substances psychoactives.<\/p>\n<h3>Champs d&rsquo;application et utilit\u00e9 diagnostique<\/h3>\n<p>Le DUDIT r\u00e9pond \u00e0 des imp\u00e9ratifs multiples :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Rep\u00e9rage pr\u00e9coce et intervention br\u00e8ve (mod\u00e8le RPIB \/ SBIRT) :<\/strong> D\u00e9tecter les usagers non d\u00e9pendants mais engag\u00e9s dans une consommation nocive pour leur sant\u00e9 physique ou leur bien-\u00eatre psychologique avant la consolidation d&rsquo;un syndrome de d\u00e9pendance chronique.<\/li>\n<li><strong>Stratification de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 clinique :<\/strong> Discriminer sans ambigu\u00eft\u00e9 les usagers r\u00e9cr\u00e9atifs occasionnels, les usagers probl\u00e9matiques ou \u00e0 risque, et les individus pr\u00e9sentant une d\u00e9pendance caract\u00e9ris\u00e9e requ\u00e9rant une prise en charge m\u00e9dicale sp\u00e9cialis\u00e9e (sevrage supervis\u00e9, substitution pharmacologique, th\u00e9rapie cognitivo-comportementale).<\/li>\n<li><strong>Milieu m\u00e9dico-l\u00e9gal et correctionnel :<\/strong> \u00c9valuer de mani\u00e8re standardis\u00e9e le profil addictologique des populations incarc\u00e9r\u00e9es ou sous main de justice, afin d&rsquo;adapter les programmes de r\u00e9habilitation et de pr\u00e9vention de la r\u00e9cidive criminelle.<\/li>\n<li><strong>Recherche \u00e9pid\u00e9miologique et clinique :<\/strong> Mesurer avec pr\u00e9cision l&rsquo;efficacit\u00e9 longitudinale des interventions th\u00e9rapeutiques en utilisant le score DUDIT comme crit\u00e8re d&rsquo;\u00e9valuation quantitatif continu.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Le DUDIT conceptualise le trouble li\u00e9 \u00e0 l&rsquo;usage de substances non comme une cat\u00e9gorie dichotomique (pr\u00e9sence vs absence), mais comme un continuum dimensionalis\u00e9 articul\u00e9 autour de trois domaines comportementaux et cliniques majeurs :<\/p>\n<h3>1. Consommation et profil d&rsquo;exposition (Items 1 \u00e0 4)<\/h3>\n<p>Cette dimension mesure l&rsquo;intensit\u00e9 brute, la temporalit\u00e9 et le caract\u00e8re combinatoire de la consommation. Elle interroge la fr\u00e9quence globale d&rsquo;usage (Item 1), la tendance \u00e0 la polyconsommation au cours d&rsquo;une m\u00eame occasion (Item 2), la quantit\u00e9 ou le nombre de prises au cours d&rsquo;une journ\u00e9e typique de consommation (Item 3) et la fr\u00e9quence \u00e0 laquelle l&rsquo;individu se trouve lourdement sous l&rsquo;influence psychoactive de substances (Item 4). Sur le plan psychom\u00e9trique, cette dimension capture le niveau de tol\u00e9rance comportementale et l&rsquo;engagement chronophage de l&rsquo;individu dans la sph\u00e8re toxicologique.<\/p>\n<h3>2. Sympt\u00f4mes de d\u00e9pendance (Items 5, 6 et 8)<\/h3>\n<p>Inspir\u00e9e directement des crit\u00e8res nosographiques internationaux, cette sous-dimension op\u00e9rationnalise les manifestations neurobiologiques et psychologiques centrales de l&rsquo;addiction :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Le craving ou d\u00e9sir compulsif (Item 5) :<\/strong> \u00c9value l&rsquo;irr\u00e9sistibilit\u00e9 des pulsions \u00e0 consommer, \u00e9l\u00e9ment cardinal de la vuln\u00e9rabilit\u00e9 neuro-adaptative du syst\u00e8me de r\u00e9compense m\u00e9solimbique.<\/li>\n<li><strong>La perte de contr\u00f4le (Item 6) :<\/strong> Mesure l&rsquo;incapacit\u00e9 \u00e0 s&rsquo;arr\u00eater ou \u00e0 mod\u00e9rer l&rsquo;apport de drogue une fois la consommation inaugur\u00e9e, illustrant la d\u00e9faillance des m\u00e9canismes inhibiteurs corticaux pr\u00e9frontaux.<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;usage matinal de soulagement (Item 8) :<\/strong> \u00c9value la n\u00e9cessit\u00e9 de reprendre une substance au r\u00e9veil pour soulager les sympt\u00f4mes r\u00e9siduels de privation physique ou psychologique (\u00ab rem\u00e8de de la veille \u00bb), t\u00e9moin direct d&rsquo;un sevrage physiologique ou d&rsquo;une tol\u00e9rance install\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>3. Cons\u00e9quences n\u00e9fastes et m\u00e9faits psychosociaux (Items 7, 9, 10 et 11)<\/h3>\n<p>Ce volet se focalise sur l&rsquo;impact de la toxicomanie sur le fonctionnement adaptatif et relationnel de l&rsquo;individu :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>N\u00e9gligence des obligations (Item 7) :<\/strong> D\u00e9faillance dans l&rsquo;accomplissement des r\u00f4les familiaux, professionnels, acad\u00e9miques ou sociaux pr\u00e9vus.<\/li>\n<li><strong>D\u00e9tresse morale et culpabilit\u00e9 (Item 9) :<\/strong> \u00c9mergence de sentiments de regret, de honte ou de mauvaise conscience cons\u00e9cutifs aux \u00e9pisodes de consommation.<\/li>\n<li><strong>Dommages physiques ou psychologiques (Item 10) :<\/strong> L\u00e9sions corporelles, traumatismes, accidents, overdoses ou d\u00e9compensations psychiatriques inflig\u00e9s \u00e0 l&rsquo;usager lui-m\u00eame ou \u00e0 un tiers.<\/li>\n<li><strong>Inqui\u00e9tude et pression sociale de l&rsquo;entourage (Item 11) :<\/strong> Signalement explicite par des proches, des coll\u00e8gues, des conjoints ou des professionnels de sant\u00e9 d&rsquo;une pr\u00e9occupation majeure quant \u00e0 la trajectoire d&rsquo;usage.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<h3>Fondements nosologiques : DSM-IV, DSM-5 et CIM-10\/CIM-11<\/h3>\n<p>Le d\u00e9veloppement du DUDIT s&rsquo;enracine rigoureusement dans la psychiatrie nosologique contemporaine. Con\u00e7u initialement sous le r\u00e8gne du <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Manuel_diagnostique_et_statistique_des_troubles_mentaux\">DSM-IV<\/a> (American Psychiatric Association) et de la Classification internationale des maladies (CIM-10 de l&rsquo;OMS), le DUDIT r\u00e9concilie deux entit\u00e9s autrefois segment\u00e9es : \u00ab l&rsquo;abus de substance \u00bb (ou utilisation nocive pour la sant\u00e9) et \u00ab la d\u00e9pendance \u00e0 une substance \u00bb. Le DSM-5 ayant par la suite fusionn\u00e9 ces deux p\u00f4les au sein d&rsquo;une cat\u00e9gorie unifi\u00e9e d\u00e9nomm\u00e9e \u00ab Troubles li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;usage de substances \u00bb (TUS), \u00e9valu\u00e9e selon des crit\u00e8res de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 l\u00e9g\u00e8re (2-3 crit\u00e8res), mod\u00e9r\u00e9e (4-5 crit\u00e8res) ou s\u00e9v\u00e8re (&ge; 6 crit\u00e8res), le DUDIT s&rsquo;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 \u00eatre un instrument pr\u00e9curseur particuli\u00e8rement congruent avec cette vision spectrale dimensionnelle.<\/p>\n<h3>Le mod\u00e8le du syndrome de d\u00e9pendance d&rsquo;Edwards et Gross<\/h3>\n<p>Le socle conceptuel du DUDIT h\u00e9rite des travaux fondamentaux de Griffith Edwards et Milton M. Gross (1976) sur le syndrome de d\u00e9pendance. Ce mod\u00e8le postule que la d\u00e9pendance constitue un agr\u00e9gat bio-psycho-comportemental identifiable, distinct mais intriqu\u00e9 avec les cons\u00e9quences sociales ou m\u00e9dicales. Selon cette th\u00e9orie, des processus psychobiologiques transversaux unissent les comportements d&rsquo;addiction quelle que soit la classe pharmacologique consid\u00e9r\u00e9e (opiac\u00e9s, coca\u00efne, amph\u00e9tamines, cannabis, s\u00e9datifs de synth\u00e8se). Le DUDIT applique ce paradigme en posant les m\u00eames jalons diagnostiques (tol\u00e9rance, syndrome de sevrage, r\u00e9tr\u00e9cissement du r\u00e9pertoire comportemental au profit de la qu\u00eate de drogue, r\u00e9installation rapide apr\u00e8s abstinence) \u00e0 l&rsquo;ensemble des substances psychoactives illicites et d\u00e9tourn\u00e9es.<\/p>\n<h3>Le mod\u00e8le transth\u00e9orique du changement et l&rsquo;entretien motivationnel<\/h3>\n<p>Sur le plan psychologique interventionnel, le DUDIT s&rsquo;inscrit au sein du <em>Transtheoretical Model<\/em> (TTM) d\u00e9velopp\u00e9 par Prochaska et DiClemente, ainsi que dans la d\u00e9marche d&rsquo;entretien motivationnel conceptualis\u00e9e par William R. Miller et Stephen Rollnick. Le score obtenu au DUDIT n&rsquo;est pas con\u00e7u comme une \u00e9tiquette stigmatisante, mais comme un levier m\u00e9tacognitif de r\u00e9troaction objective (<em>personalized normative feedback<\/em>). Pr\u00e9senter \u00e0 un patient son positionnement sur le continuum de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 du DUDIT permet de briser la d\u00e9n\u00e9gation, de susciter une ambivalence f\u00e9conde et de catalyser la transition depuis le stade de pr\u00e9contemplation vers la contemplation ou la pr\u00e9paration \u00e0 l&rsquo;action.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<h3>Validit\u00e9 de crit\u00e8re et pr\u00e9cision diagnostique<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 de crit\u00e8re du DUDIT a \u00e9t\u00e9 rigoureusement d\u00e9montr\u00e9e d\u00e8s l&rsquo;\u00e9tude princeps men\u00e9e par Berman, Bergman, Palmstierna et Schlyter (2005). Dans un \u00e9chantillon clinique et p\u00e9nitentiaire diversifi\u00e9 confront\u00e9 au diagnostic standardis\u00e9 semi-structur\u00e9 du SCID (<em>Structured Clinical Interview for DSM-IV<\/em>), l&rsquo;analyse des courbes ROC (<em>Receiver Operating Characteristic<\/em>) a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 des performances pr\u00e9dictives de tout premier ordre :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>D\u00e9pendance aux drogues (DSM-IV) :<\/strong> L&rsquo;aire sous la courbe ROC (AUC) atteint une valeur exceptionnelle de 0,93 \u00e0 0,94. En retenant le <strong>seuil clinique de 25 points<\/strong>, le DUDIT d\u00e9montre une <strong>sensibilit\u00e9 de 90 %<\/strong> et une <strong>sp\u00e9cificit\u00e9 de 88 %<\/strong>. Ce seuil \u00e9lev\u00e9 isole avec une remarquable certitude les individus n\u00e9cessitant un traitement m\u00e9dicalis\u00e9 de la d\u00e9pendance.<\/li>\n<li><strong>Abus ou usage nocif (DSM-IV \/ CIM-10) :<\/strong> Pour identifier les individus engag\u00e9s dans un usage probl\u00e9matique non n\u00e9cessairement d\u00e9pendant au sein de la population g\u00e9n\u00e9rale, des seuils bas et diff\u00e9renci\u00e9s selon le sexe biologique s&rsquo;imposent : un score <strong>&ge; 6 chez l&rsquo;homme<\/strong> et <strong>&ge; 2 chez la femme<\/strong> maximise l&rsquo;\u00e9quilibre sensibilit\u00e9\/sp\u00e9cificit\u00e9. Les scores moyens dans un \u00e9chantillon toxicomane av\u00e9r\u00e9 s&rsquo;\u00e9levaient \u00e0 33,2 (\u00c9cart-type = 8,0), confirmant la nettet\u00e9 de la d\u00e9marcation avec la population g\u00e9n\u00e9rale (moyenne < 1,5).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Validit\u00e9 convergente et concurrente<\/h3>\n<p>De nombreuses recherches internationales ont examin\u00e9 les corr\u00e9lations du DUDIT avec d&rsquo;autres mesures de r\u00e9f\u00e9rence du secteur :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>DAST-10 et DAST-20 (<em>Drug Abuse Screening Test<\/em>) :<\/strong> Les coefficients de corr\u00e9lation de Pearson observ\u00e9s oscillent de fa\u00e7on constante entre <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,78\">$r = 0,78$<\/span> et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,89\">$r = 0,89$<\/span>, attestant d&rsquo;une tr\u00e8s forte convergence dans la d\u00e9tection des m\u00e9faits associ\u00e9s aux stup\u00e9fiants.<\/li>\n<li><strong>Indice de gravit\u00e9 de l&rsquo;addiction (<em>Addiction Severity Index<\/em> &#8211; ASI) :<\/strong> Le score composite du DUDIT montre des corr\u00e9lations mod\u00e9r\u00e9es \u00e0 fortes (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,62\">$r = 0,62$<\/span> \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,75\">$r = 0,75$<\/span>) avec la section sp\u00e9cifique \u00ab drogues \u00bb de l&rsquo;ASI, tout en corr\u00e9lant positivement avec les sections \u00ab l\u00e9gale \u00bb et \u00ab psychiatrique \u00bb dudit instrument.<\/li>\n<li><strong>Analyses toxicologiques urinaires :<\/strong> Les \u00e9tudes int\u00e9grant des analyses toxicologiques objectives mettent en \u00e9vidence une congruence substantielle (taux de concordance sup\u00e9rieur \u00e0 85 %) entre les d\u00e9clarations au DUDIT et les m\u00e9tabolites urinaires positifs pour le cannabis, les stimulants, les benzodiaz\u00e9pines et les opio\u00efdes.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Validit\u00e9 discriminante<\/h3>\n<p>Le DUDIT discrimine parfaitement la d\u00e9pendance \u00e0 l&rsquo;alcool de la d\u00e9pendance aux autres drogues. Lorsqu&rsquo;il est administr\u00e9 conjointement avec l&rsquo;AUDIT \u00e0 des populations souffrant exclusivement d&rsquo;alcoolod\u00e9pendance primaire sans co-usage de drogues, les scores au DUDIT demeurent nuls ou proches de z\u00e9ro, d\u00e9montrant que l&rsquo;outil n&rsquo;est pas contamin\u00e9 par la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 d&rsquo;un abus \u00e9thylique isol\u00e9.<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<h3>Consistance interne<\/h3>\n<p>La coh\u00e9rence interne du DUDIT est l&rsquo;une des plus remarquables parmi les \u00e9chelles de d\u00e9pistage addictologique d&rsquo;auto-\u00e9valuation. Dans l&rsquo;\u00e9chantillon d&rsquo;\u00e9talonnage su\u00e9dois original de Berman et al. (2005), le coefficient <strong>alpha de Cronbach<\/strong> s&rsquo;\u00e9levait \u00e0 <strong>0,94<\/strong> dans la cohorte clinique globale, et \u00e0 0,80 dans l&rsquo;\u00e9chantillon de population g\u00e9n\u00e9rale non s\u00e9lectionn\u00e9.<\/p>\n<p>Les investigations ult\u00e9rieures de validation transculturelle ont consolid\u00e9 ces donn\u00e9es :<\/p>\n<ul>\n<li>Dans une cohorte de patients psychiatriques suisses et fran\u00e7ais (validation francophone, Durbeej et al., 2010 ; Carreras et al., 2018), l&rsquo;alpha de Cronbach s&rsquo;\u00e9tablissait entre <strong>0,88 et 0,92<\/strong>.<\/li>\n<li>Dans les \u00e9tudes nord-am\u00e9ricaines en milieu correctionnel et chez les v\u00e9t\u00e9rans (Voluse et al., 2012), des coefficients d&rsquo;om\u00e9ga de McDonald (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\omega\">$\\omega$<\/span>) sup\u00e9rieurs \u00e0 <strong>0,91<\/strong> ont \u00e9t\u00e9 mesur\u00e9s, confirmant que l&rsquo;erreur de mesure attribuable \u00e0 l&rsquo;\u00e9chantillonnage des items est infime.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Stabilit\u00e9 temporelle (Fid\u00e9lit\u00e9 test-retest)<\/h3>\n<p>La reproductibilit\u00e9 des mesures dans le temps a \u00e9t\u00e9 test\u00e9e sur des intervalles de 1 \u00e0 3 semaines dans des conditions cliniques stabilis\u00e9es (sans intervention de sevrage imm\u00e9diat). Le coefficient de corr\u00e9lation intraclasse (CCI) d\u00e9passe r\u00e9guli\u00e8rement <strong>0,85<\/strong> (allant de 0,79 \u00e0 0,91 selon les \u00e9tudes), indiquant une excellente robustesse face aux fluctuations d&rsquo;humeur quotidiennes ou aux biais transitoires de rappel m\u00e9moriel.<\/p>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<h3>Structure unidimensionnelle versus bidimensionnelle<\/h3>\n<p>La structure dimensionnelle du DUDIT a fait l&rsquo;objet d&rsquo;analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) approfondies au sein de contextes culturels divers :<\/p>\n<h3>1. Mod\u00e8le unidimensionnel original<\/h3>\n<p>Dans les travaux initiaux de Berman et al. (2005), l&rsquo;analyse en composantes principales a extrait un facteur dominant unique expliquant plus de <strong>51 % de la variance totale<\/strong>. Dans ce mod\u00e8le unidimensionnel, l&rsquo;ensemble des 11 items pr\u00e9sentaient des saturations factorielles tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9es, variant de 0,55 (Item 10) \u00e0 0,84 (Item 5). Cette unidimensionnalit\u00e9 robuste justifie pleinement l&rsquo;utilisation clinique d&rsquo;un <strong>score total composite unique<\/strong> variant de 0 \u00e0 44 pour quantifier la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 globale du probl\u00e8me.<\/p>\n<h3>2. Mod\u00e8le bifactoriel ou \u00e0 deux facteurs corr\u00e9l\u00e9s<\/h3>\n<p>Des recherches m\u00e9thodologiques ult\u00e9rieures (Hildebrand, 2015 ; Sinadinovic et al., 2010 ; Voluse et al., 2012) ont sugg\u00e9r\u00e9 qu&rsquo;un mod\u00e8le \u00e0 deux facteurs corr\u00e9l\u00e9s offrait une ad\u00e9quation statistique sup\u00e9rieure aux donn\u00e9es empiriques en analyse factorielle confirmatoire :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Facteur 1 : Consommation de substances (Items 1 \u00e0 4).<\/strong> Ce facteur regroupe les indices comportementaux d&rsquo;apport quantitatif et de polym\u00e9dication. Ses saturations factorielles standardis\u00e9es d\u00e9passent typiquement 0,70.<\/li>\n<li><strong>Facteur 2 : D\u00e9pendance et cons\u00e9quences n\u00e9gatives (Items 5 \u00e0 11).<\/strong> Ce facteur r\u00e9unit le craving, la perte de contr\u00f4le, le besoin matinal et les pr\u00e9judices psychosociaux subis ou inflig\u00e9s. Les saturations s&rsquo;\u00e9chelonnent entre 0,64 et 0,88.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les indices d&rsquo;ajustement pour ce mod\u00e8le bidimensionnel sont exemplaires dans la majorit\u00e9 des publications : indice de comparabilit\u00e9 de Bentler (CFI) &gt; 0,96, indice de Tucker-Lewis (TLI) &gt; 0,95 et racine carr\u00e9e de l&rsquo;erreur quadratique moyenne d&rsquo;approximation (RMSEA) &lt; 0,06. La corr\u00e9lation inter-factorielle \u00e9lev\u00e9e (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r &gt; 0,70\">$r > 0,70$<\/span>) entre ces deux sous-dimensions confirme qu&rsquo;elles constituent les deux facettes compl\u00e9mentaires d&rsquo;un m\u00e9ta-construit sous-jacent homog\u00e8ne d&rsquo;addiction aux drogues.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<p>Le DUDIT se caract\u00e9rise par des modalit\u00e9s de passation particuli\u00e8rement ergonomiques et standardis\u00e9es :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Type d&rsquo;\u00e9valuation :<\/strong> Auto-questionnaire papier-crayon ou informatis\u00e9\/digitalis\u00e9 (compatible avec passation sur tablette ou smartphone). Peut \u00e9galement \u00eatre administr\u00e9 par un clinicien sous forme d&rsquo;entretien h\u00e9t\u00e9ro-\u00e9valu\u00e9 direct.<\/li>\n<li><strong>Dur\u00e9e de passation :<\/strong> Environ 3 \u00e0 5 minutes pour l&rsquo;usager ; moins d&rsquo;une minute pour la cotation manuelle par le soignant.<\/li>\n<li><strong>Nombre d&rsquo;items :<\/strong> 11 questions univoques.<\/li>\n<li><strong>P\u00e9riode de r\u00e9f\u00e9rence :<\/strong> Les douze derniers mois pr\u00e9c\u00e9dant l&rsquo;\u00e9valuation.<\/li>\n<li><strong>Substances cibles :<\/strong> Toutes les drogues autres que l&rsquo;alcool (cannabino\u00efdes, stimulants [coca\u00efne, amph\u00e9tamines, MDMA], opio\u00efdes [h\u00e9ro\u00efne, morphine, fentanyl], hallucinog\u00e8nes, solvants et protoxyde d&rsquo;azote) ainsi que les m\u00e9dicaments psychoactifs pris en dehors d&rsquo;une prescription m\u00e9dicale stricte (somnif\u00e8res, benzodiaz\u00e9pines, opio\u00efdes antalgiques).<\/li>\n<li><strong>\u00c9chelle et modalit\u00e9 de cotation :<\/strong>\n<ul>\n<li><strong>Items 1 \u00e0 9 :<\/strong> Cot\u00e9s de <strong>0 \u00e0 4 points<\/strong> sur une \u00e9chelle ordinale en 5 \u00e9chelons de fr\u00e9quence ou de quantit\u00e9 progressive (ex. : <em>Jamais = 0<\/em>, <em>Quotidiennement ou presque = 4<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Items 10 et 11 :<\/strong> Cot\u00e9s en trois points : <strong>0, 2 ou 4 points<\/strong> (0 = <em>Non<\/em> ; 2 = <em>Oui, mais pas au cours de la derni\u00e8re ann\u00e9e<\/em> ; 4 = <em>Oui, au cours de la derni\u00e8re ann\u00e9e<\/em>).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Calcul du score total :<\/strong> Somme arithm\u00e9tique directe des 11 items (\u00e9tendue th\u00e9orique : de 0 \u00e0 44 points).<\/li>\n<li><strong>Seuils d\u00e9cisionnels cliniques :<\/strong>\n<ul>\n<li><strong>Score de 0 :<\/strong> Absence d&rsquo;usage de drogues ou absence totale de probl\u00e8me document\u00e9.<\/li>\n<li><strong>Hommes &ge; 6 points :<\/strong> Usage probl\u00e9matique av\u00e9r\u00e9 (usage nocif ou abus selon la CIM\/DSM). Intervention br\u00e8ve recommand\u00e9e.<\/li>\n<li><strong>Femmes &ge; 2 points :<\/strong> Usage probl\u00e9matique av\u00e9r\u00e9 (le seuil plus bas refl\u00e8te une vuln\u00e9rabilit\u00e9 biologique accrue et des m\u00e9faits psychosociaux survenant pour des consommations moindres). Intervention br\u00e8ve recommand\u00e9e.<\/li>\n<li><strong>Score &ge; 25 points (hommes et femmes) :<\/strong> Forte probabilit\u00e9 de <strong>d\u00e9pendance s\u00e9v\u00e8re<\/strong> aux drogues. Orientation imp\u00e9rative vers un centre sp\u00e9cialis\u00e9 en addictologie (CSAPA en France, services hospitaliers d&rsquo;addictologie) pour bilan approfondi et mise en place d&rsquo;un protocole th\u00e9rapeutique sp\u00e9cialis\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &#038; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de conception originale :<\/strong> 2003 (publication du manuel clinique officiel au Karolinska Institutet) ; premi\u00e8re publication de validation empirique en revue \u00e0 comit\u00e9 de lecture en <strong>2005<\/strong>.<\/li>\n<li><strong>Droits d&rsquo;auteur :<\/strong> &copy; Anne H. Berman, Hans Bergman, Tom Palmstierna et Frans Schlyter.<\/li>\n<li><strong>Statut d&rsquo;utilisation et licence :<\/strong> Le DUDIT est un instrument du <strong>domaine public<\/strong> \u00e0 vis\u00e9e m\u00e9dicale et scientifique. Il est accessible <strong>gratuitement (sans frais ni redevances)<\/strong> pour les praticiens de sant\u00e9, les institutions hospitali\u00e8res, le milieu acad\u00e9mique et la recherche clinique. Les auteurs ont express\u00e9ment souhait\u00e9 favoriser la diffusion mondiale du d\u00e9pistage \u00e0 l&rsquo;instar de l&rsquo;AUDIT de l&rsquo;OMS.<\/li>\n<li><strong>Conditions d&rsquo;exploitation :<\/strong> Aucune modification des \u00e9nonc\u00e9s, du syst\u00e8me de cotation ou des seuils ne doit \u00eatre effectu\u00e9e sans accord pr\u00e9alable des auteurs. Toute utilisation dans le cadre d&rsquo;\u00e9tudes scientifiques doit obligatoirement citer le manuel de r\u00e9f\u00e9rence de 2003 ou l&rsquo;article princeps de 2005.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<ul>\n<li>Babor, T. F., Higgins-Biddle, J. C., Saunders, J. B., &amp; Monteiro, M. G. (2001). <em>AUDIT: The Alcohol Use Disorders Identification Test: Guidelines for use in primary care<\/em> (2nd ed.). World Health Organization. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/iris.who.int\/handle\/10665\/67253\">https:\/\/iris.who.int\/handle\/10665\/67253<\/a><\/li>\n<li>Berman, A. H., Bergman, H., Palmstierna, T., &amp; Schlyter, F. (2003). <em>The Drug Use Disorders Identification Test (DUDIT) Manual<\/em>. Karolinska Institutet, Department of Clinical Neuroscience, Section for Alcohol and Drug Dependence Research, Stockholm.<\/li>\n<li>Berman, A. H., Bergman, H., Palmstierna, T., &amp; Schlyter, F. (2005). Evaluation of the Drug Use Disorders Identification Test (DUDIT) in criminal justice and detoxification settings and in a Swedish population sample. <em>European Addiction Research<\/em>, 11(1), 22\u201331. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1159\/000081413\">https:\/\/doi.org\/10.1159\/000081413<\/a><\/li>\n<li>Carreras, M. V., Bertholet, N., Daeppen, J. B., &amp; Gaume, J. (2018). Validation of the French version of the Drug Use Disorders Identification Test (DUDIT) in young Swiss men. <em>Substance Use &amp; Misuse<\/em>, 53(9), 1541\u20131549. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1080\/10826084.2017.1416408\">https:\/\/doi.org\/10.1080\/10826084.2017.1416408<\/a><\/li>\n<li>Durbeej, N., Berman, A. H., Klinteberg, B., &amp; Palmstierna, T. (2010). Validation of the Swedish version of the Drug Use Disorders Identification Test for Consumption (DUDIT-C) in a criminal justice sample. <em>Nordic Journal of Psychiatry<\/em>, 64(4), 226\u2013233. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.3109\/08039480903487372\">https:\/\/doi.org\/10.3109\/08039480903487372<\/a><\/li>\n<li>Edwards, G., &amp; Gross, M. M. (1976). Alcohol dependence: Provisional description of a clinical syndrome. <em>British Medical Journal<\/em>, 1(6017), 1058\u20131061. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/bmj.1.6017.1058\">https:\/\/doi.org\/10.1136\/bmj.1.6017.1058<\/a><\/li>\n<li>Hildebrand, M. (2015). The psychometric properties of the Drug Use Disorders Identification Test (DUDIT): A review of recent research. <em>Journal of Substance Abuse Treatment<\/em>, 53, 52\u201359. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.jsat.2015.01.008\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.jsat.2015.01.008<\/a><\/li>\n<li>Saunders, J. B., Aasland, O. G., Babor, T. F., de la Fuente, J. R., &amp; Grant, M. (1993). Development of the Alcohol Use Disorders Identification Test (AUDIT): WHO collaborative project on early detection of persons with harmful alcohol consumption\u2014II. <em>Addiction<\/em>, 88(6), 791\u2013804. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1360-0443.1993.tb02093.x\">https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1360-0443.1993.tb02093.x<\/a><\/li>\n<li>Sinadinovic, K., Berman, A. H., Hasson, D., &amp; Wennberg, P. (2010). Internet-based assessment and self-monitoring of problematic alcohol and drug use. <em>Addictive Behaviors<\/em>, 35(5), 464\u2013470. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.addbeh.2009.12.021\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.addbeh.2009.12.021<\/a><\/li>\n<li>Skinner, H. A. (1982). The Drug Abuse Screening Test. <em>Addictive Behaviors<\/em>, 7(4), 363\u2013371. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0306-4603(82)90005-3\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/0306-4603(82)90005-3<\/a><\/li>\n<li>Voluse, A. C., Gioia, C. J., Sobell, L. C., Dum, M., Sobell, M. B., &amp; Simco, E. R. (2012). Psychometric properties of the Drug Use Disorders Identification Test (DUDIT) with substance abusers in outpatient and residential settings. <em>Addictive Behaviors<\/em>, 37(1), 36\u201341. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.addbeh.2011.08.006\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.addbeh.2011.08.006<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:12px; margin:28px 0; overflow:hidden; box-shadow:0 4px 12px rgba(0,0,0,0.03);\">\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n    Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n  <\/div>\n<div class=\"wpt-scale-english-box\" style=\"direction:ltr; text-align:left; padding:20px 24px; font-family:-apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Helvetica, Arial, sans-serif; font-size:14.5px; color:#1e293b; line-height:1.7;\">\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">1<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">4 times a month<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">2<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">4<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">3<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">6<\/div>\n<\/div><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Revue psychom\u00e9trique compl\u00e8te du Test d&rsquo;identification des troubles li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;usage de drogues (DUDIT) : fondements th\u00e9oriques, propri\u00e9t\u00e9s psychom\u00e9triques, seuils diagnostiques et questionnaire.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[786,388,2],"tags":[1193,12352,81,2115,2114,63,28560,2116],"class_list":["post-18183","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-addictologie","category-echelles-cliniques","category-psychometrie","tag-addictions","tag-dependance","tag-depistage","tag-drogues","tag-dudit","tag-evaluation-psychologique","tag-karolinska-institutet","tag-toxicomanie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/18183","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=18183"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/18183\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=18183"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=18183"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=18183"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}