{"id":18171,"date":"2026-10-16T13:47:21","date_gmt":"2026-10-16T13:47:21","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/echelle-impact-evenement-revisee-ies-r-2\/"},"modified":"2026-10-16T13:47:21","modified_gmt":"2026-10-16T13:47:21","slug":"echelle-impact-evenement-revisee-ies-r-2","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=echelle-impact-evenement-revisee-ies-r-2","title":{"rendered":"\u00c9chelle d&rsquo;impact de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement &#8211; R\u00e9vis\u00e9e (IES-R)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>\u00c9chelle d&rsquo;impact de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement &#8211; R\u00e9vis\u00e9e<\/strong> (<em>Impact of Event Scale &#8211; Revised<\/em>, ou <strong>IES-R<\/strong>) constitue l&rsquo;un des auto-questionnaires psychom\u00e9triques les plus rigoureusement valid\u00e9s et largement employ\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle internationale pour \u00e9valuer la d\u00e9tresse psychologique subjective cons\u00e9cutive \u00e0 l&rsquo;exposition \u00e0 un \u00e9v\u00e9nement potentiellement traumatisant. D\u00e9velopp\u00e9e initialement par Daniel S. Weiss et Charles R. Marmar en 1997, l&rsquo;IES-R repr\u00e9sente une \u00e9volution majeure de l&rsquo;instrument pionnier con\u00e7u par Mardi J. Horowitz et ses collaborateurs en 1979. Alors que l&rsquo;\u00e9chelle princeps d&rsquo;Horowitz ne mesurait que deux composantes de la r\u00e9action au stress (l&rsquo;intrusion et l&rsquo;\u00e9vitement), l&rsquo;IES-R a \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifiquement r\u00e9vis\u00e9e pour s&rsquo;aligner sur les crit\u00e8res diagnostiques du <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Trouble_de_stress_post-traumatique\">trouble de stress post-traumatique<\/a> (TSPT) formalis\u00e9s dans la quatri\u00e8me \u00e9dition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Manuel_diagnostique_et_statistique_des_troubles_mentaux\">DSM-IV<\/a>).<\/p>\n<p>L&rsquo;instrument se compose de 22 items auto-administr\u00e9s, cot\u00e9s sur une \u00e9chelle de Likert en 5 points allant de 0 (\u00ab Not at all \u00bb) \u00e0 4 (\u00ab Extremely \u00bb). Il \u00e9value la fr\u00e9quence et l&rsquo;intensit\u00e9 des sympt\u00f4mes ressentis au cours des sept derniers jours en relation directe avec un \u00e9v\u00e9nement traumatique index sp\u00e9cifi\u00e9. La structure factorielle de l&rsquo;IES-R capture fid\u00e8lement trois dimensions symptomatiques centrales : l&rsquo;<strong>intrusion<\/strong> (8 items explorant les reviviscences, cauchemars et pens\u00e9es intrusives), l&rsquo;<strong>\u00e9vitement<\/strong> (8 items \u00e9valuant les efforts actifs d&rsquo;\u00e9vitement comportemental et l&rsquo;\u00e9moussement affectif) et l&rsquo;<strong>hyper\u00e9veil<\/strong> ou hyperactivit\u00e9 neurov\u00e9g\u00e9tative (6 items mesurant l&rsquo;irritabilit\u00e9, la col\u00e8re, l&rsquo;hypervigilance et les r\u00e9actions de sursaut exag\u00e9r\u00e9es).<\/p>\n<p>D&rsquo;un point de vue psychom\u00e9trique, l&rsquo;IES-R pr\u00e9sente d&rsquo;excellentes qualit\u00e9s de mesure. Sa consistance interne est syst\u00e9matiquement \u00e9lev\u00e9e dans la litt\u00e9rature, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant g\u00e9n\u00e9ralement entre 0,87 et 0,94 pour l&rsquo;\u00e9chelle globale, et de 0,79 \u00e0 0,91 pour les trois sous-\u00e9chelles. La fid\u00e9lit\u00e9 test-retest s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9e robuste sur des intervalles allant de quelques jours \u00e0 plusieurs mois. Bien que l&rsquo;IES-R ne soit pas un outil diagnostique formel se substituant \u00e0 un entretien clinique structur\u00e9 tel que la CAPS (<em>Clinician-Administered PTSD Scale<\/em>), elle dispose d&rsquo;une remarquable validit\u00e9 discriminante, convergente et pr\u00e9dictive, ce qui en fait un instrument de choix pour le d\u00e9pistage clinique, le suivi longitudinal des trajectoires th\u00e9rapeutiques et la recherche \u00e9pid\u00e9miologique en traumatologie psychologique.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s<\/h2>\n<p>\u00c9chelle d&rsquo;impact de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement r\u00e9vis\u00e9e, IES-R, trouble de stress post-traumatique, TSPT, psychom\u00e9trie, intrusion psychique, \u00e9vitement cognitif, hyper\u00e9veil neurov\u00e9g\u00e9tatif, \u00e9valuation clinique, traumatisme psychologique, validit\u00e9 factorielle, fid\u00e9lit\u00e9 test-retest, d\u00e9tresse p\u00e9ri-traumatique.<\/p>\n<h2>3. Auteurs<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;impact de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement &#8211; R\u00e9vis\u00e9e a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue par deux figures de proue de la psychiatrie et de la traumatologie psychologique am\u00e9ricaine :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Daniel S. Weiss, Ph.D.<\/strong> : Professeur \u00e9m\u00e9rite de psychologie m\u00e9dicale au D\u00e9partement de psychiatrie de l&rsquo;Universit\u00e9 de Californie \u00e0 San Francisco (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.ucsf.edu\/\">UCSF<\/a>), affili\u00e9 au <em>San Francisco Veterans Affairs Medical Center<\/em>. Sp\u00e9cialiste reconnu des m\u00e9thodes d&rsquo;\u00e9valuation psychom\u00e9trique des s\u00e9quelles traumatiques et des interventions d&rsquo;urgence aupr\u00e8s des premiers intervenants. Courriel institutionnel : <em>daniel.weiss@ucsf.edu<\/em>.<\/li>\n<li><strong>Charles R. Marmar, M.D.<\/strong> : Professeur de psychiatrie et directeur du D\u00e9partement de psychiatrie (Lucius N. Littauer Chair) \u00e0 la <em>New York University Grossman School of Medicine<\/em> (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/med.nyu.edu\/\">NYU Langone Health<\/a>). Ancien vice-pr\u00e9sident du D\u00e9partement de psychiatrie de l&rsquo;UCSF, le Dr Marmar est un chercheur \u00e9minent sur les bases neurobiologiques, physiologiques et cliniques du stress post-traumatique et de la dissociation p\u00e9ri-traumatique. Courriel institutionnel : <em>charles.marmar@nyulangone.org<\/em>.<\/li>\n<\/ul>\n<p>L&rsquo;instrument repose \u00e9galement sur les travaux fondamentaux de <strong>Mardi J. Horowitz, M.D.<\/strong>, professeur \u00e0 l&rsquo;UCSF, qui a d\u00e9velopp\u00e9 la version originale de l&rsquo;<em>Impact of Event Scale<\/em> (IES) en 1979, posant les jalons conceptuels de l&rsquo;\u00e9valuation standardis\u00e9e des r\u00e9actions de stress post-\u00e9v\u00e9nementiel.<\/p>\n<h2>4. Objectif<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental de l&rsquo;IES-R est de quantifier avec pr\u00e9cision la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la d\u00e9tresse subjective ressentie par un individu \u00e0 la suite d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement traumatique ou particuli\u00e8rement stressant pr\u00e9cis\u00e9ment circonscrit dans le temps et l&rsquo;espace. Contrairement aux inventaires g\u00e9n\u00e9raux de psychopathologie tels que le SCL-90-R ou les \u00e9chelles de d\u00e9pression globale, l&rsquo;IES-R ancre d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment son \u00e9valuation autour d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement index concret (par exemple, un accident de la circulation, une agression interpersonnelle, une catastrophe naturelle, une exp\u00e9rience de combat militaire ou une annonce diagnostique m\u00e9dicale grave).<\/p>\n<h3>Applications cliniques<\/h3>\n<p>Dans la pratique clinique quotidienne, l&rsquo;IES-R remplit plusieurs fonctions majeures :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>D\u00e9pistage rapide et syst\u00e9matique :<\/strong> L&rsquo;IES-R permet d&rsquo;identifier pr\u00e9cocement les sujets pr\u00e9sentant des niveaux de d\u00e9tresse psychologique cliniquement significatifs, n\u00e9cessitant une \u00e9valuation diagnostique approfondie ou une orientation vers une prise en charge sp\u00e9cialis\u00e9e en psychotraumatologie.<\/li>\n<li><strong>\u00c9valuation du profil dimensionnel :<\/strong> L&rsquo;examen des scores aux trois sous-\u00e9chelles (intrusion, \u00e9vitement, hyper\u00e9veil) fournit au clinicien une cartographie d\u00e9taill\u00e9e du tableau symptomatique du patient, permettant de guider les priorit\u00e9s d&rsquo;intervention (par exemple, cibler l&rsquo;hyperactivation neurov\u00e9g\u00e9tative par des techniques de r\u00e9gulation somatosensorielle avant d&rsquo;aborder le travail de confrontation cognitive ou d&rsquo;exposition).<\/li>\n<li><strong>Suivi th\u00e9rapeutique longitudinal :<\/strong> En raison de sa sensibilit\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e au changement, de sa bri\u00e8vet\u00e9 (passation en moins de 10 minutes) et de sa fen\u00eatre temporelle standardis\u00e9e (les 7 derniers jours), l&rsquo;IES-R est particuli\u00e8rement indiqu\u00e9e pour mesurer l&rsquo;efficacit\u00e9 des protocoles th\u00e9rapeutiques fond\u00e9s sur des preuves, tels que la th\u00e9rapie cognitivo-comportementale ax\u00e9e sur le trauma (TCC-T) ou l&rsquo;int\u00e9gration neuro-\u00e9motionnelle par les mouvements oculaires (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/EMDR\">EMDR<\/a>).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Applications en recherche<\/h3>\n<p>Dans le domaine de la recherche empirique, l&rsquo;IES-R constitue un standard m\u00e9thodologique. Elle est fr\u00e9quemment d\u00e9ploy\u00e9e dans les essais cliniques randomis\u00e9s comme crit\u00e8re de jugement principal ou secondaire de la r\u00e9duction symptomatique. Elle est \u00e9galement tr\u00e8s utilis\u00e9e dans les \u00e9tudes de cohorte \u00e9pid\u00e9miologiques post-catastrophe pour estimer la pr\u00e9valence des r\u00e9actions de stress aigu\u00ebs et chroniques, analyser les facteurs de vuln\u00e9rabilit\u00e9 ou de r\u00e9silience psychologique, et caract\u00e9riser l&rsquo;impact des expositions professionnelles r\u00e9p\u00e9t\u00e9es chez les secouristes, le personnel soignant d&rsquo;urgence ou les militaires.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique<\/h2>\n<p>L&rsquo;IES-R op\u00e9rationnalise la r\u00e9ponse psychologique post-traumatique \u00e0 travers trois dimensions syndromiques distinctes mais corr\u00e9l\u00e9es, refl\u00e9tant fid\u00e8lement l&rsquo;organisation nosographique du TSPT \u00e9tablie par l&rsquo;Association am\u00e9ricaine de psychiatrie (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.psychiatry.org\/\">APA<\/a>) dans le DSM-IV.<\/p>\n<h3>1. L&rsquo;Intrusion (8 items)<\/h3>\n<p>La dimension d&rsquo;intrusion correspond \u00e0 l&rsquo;irruption involontaire, r\u00e9currente et incontr\u00f4lable d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments mn\u00e9siques, sensoriels ou \u00e9motionnels li\u00e9s au traumatisme dans le champ de la conscience vigile ou pendant le sommeil. Ce construit mesure l&rsquo;\u00e9chec des m\u00e9canismes normaux d&rsquo;int\u00e9gration cognitive de l&rsquo;exp\u00e9rience v\u00e9cue.<\/p>\n<p>Au sein de l&rsquo;IES-R, cette dimension est explor\u00e9e \u00e0 travers :<\/p>\n<ul>\n<li>Des images visuelles spontan\u00e9es ou flashs mentaux de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement (Item 9 : <em>\u00ab Pictures about it popped into my mind \u00bb<\/em>).<\/li>\n<li>Des pens\u00e9es intrusives non sollicit\u00e9es surgissant en dehors de tout stimulus \u00e9vident (Item 6 : <em>\u00ab I thought about it when I didn&rsquo;t mean to \u00bb<\/em>) ou d\u00e9clench\u00e9es par des stimuli environnementaux contextuels (Item 3 : <em>\u00ab Other things kept making me think about it \u00bb<\/em>).<\/li>\n<li>Des cauchemars et r\u00eaves angoissants th\u00e9matiquement li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement (Item 20 : <em>\u00ab I had dreams about it \u00bb<\/em>).<\/li>\n<li>Des \u00e9tats dissociatifs de reviviscence o\u00f9 le sujet a le sentiment subjectif ou se comporte comme si l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement traumatique se d\u00e9roulait \u00e0 nouveau dans l&rsquo;ici et maintenant (Item 14 : <em>\u00ab I found myself acting or feeling like I was back at that time \u00bb<\/em>).<\/li>\n<li>Des vagues \u00e9motionnelles intenses et soudaines \u00e0 l&rsquo;\u00e9vocation de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement (Item 16 : <em>\u00ab I had waves of strong feelings about it \u00bb<\/em>) et la r\u00e9activation affective imm\u00e9diate par les rappels indiciels (Item 1 : <em>\u00ab Any reminder brought back feelings about it \u00bb<\/em>).<\/li>\n<li>Les perturbations sp\u00e9cifiques du maintien du sommeil li\u00e9es aux angoisses nocturnes (Item 2 : <em>\u00ab I had trouble staying asleep \u00bb<\/em>).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>2. L&rsquo;\u00c9vitement (8 items)<\/h3>\n<p>La dimension d&rsquo;\u00e9vitement conceptualise l&rsquo;ensemble des strat\u00e9gies d\u00e9fensives, tant comportementales que cognitives et affectives, d\u00e9ploy\u00e9es par l&rsquo;individu pour \u00e9chapper aux stimuli (internes ou externes) susceptibles de raviver la m\u00e9moire traumatique et la d\u00e9tresse associ\u00e9e. Elle comprend \u00e9galement les manifestations d&rsquo;\u00e9moussement affectif (<em>emotional numbing<\/em>).<\/p>\n<p>Cette dimension englobe dans l&rsquo;IES-R :<\/p>\n<ul>\n<li>L&rsquo;\u00e9vitement comportemental actif des rappels physiques, des lieux, des personnes ou des situations associ\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement (Item 8 : <em>\u00ab I stayed away from reminders of it \u00bb<\/em>).<\/li>\n<li>L&rsquo;inhibition verbale volontaire et le refus d&rsquo;\u00e9changer au sujet de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement (Item 22 : <em>\u00ab I tried not to talk about it \u00bb<\/em>).<\/li>\n<li>Les efforts cognitifs d\u00e9lib\u00e9r\u00e9s pour supprimer les pens\u00e9es traumatiques de l&rsquo;esprit (Item 11 : <em>\u00ab I tried not to think about it \u00bb<\/em>) ou pour effacer litt\u00e9ralement l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement de la m\u00e9moire autobiographique (Item 17 : <em>\u00ab I tried to remove it from my memory \u00bb<\/em>).<\/li>\n<li>L&rsquo;\u00e9vitement de l&rsquo;affectivit\u00e9 n\u00e9gative et la tentative de neutraliser toute r\u00e9action \u00e9motionnelle face aux indices de rappel (Item 5 : <em>\u00ab I avoided letting myself get upset when I thought about it or was reminded of it \u00bb<\/em>).<\/li>\n<li>L&rsquo;anesth\u00e9sie \u00e9motionnelle, le d\u00e9tachement affectif et le sentiment d&rsquo;engourdissement psychologique (Item 13 : <em>\u00ab My feelings about it were kind of numb \u00bb<\/em>).<\/li>\n<li>Le d\u00e9ni psychologique ou le sentiment d&rsquo;irr\u00e9alit\u00e9 protectrice (Item 7 : <em>\u00ab I felt as if it hadn&rsquo;t happened or wasn&rsquo;t real \u00bb<\/em>).<\/li>\n<li>L&rsquo;\u00e9vitement du traitement \u00e9motionnel approfondi, o\u00f9 le sujet reconna\u00eet la pr\u00e9sence de charges affectives intenses mais refuse activement de s&rsquo;y confronter (Item 12 : <em>\u00ab I was aware that I still had a lot of feelings about it, but I didn&rsquo;t deal with them \u00bb<\/em>).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>3. L&rsquo;Hyper\u00e9veil (6 items)<\/h3>\n<p>L&rsquo;introduction de la sous-\u00e9chelle d&rsquo;hyper\u00e9veil constitue l&rsquo;innovation majeure de Weiss et Marmar (1997). Cette dimension op\u00e9rationnalise l&rsquo;\u00e9tat permanent d&rsquo;activation neurov\u00e9g\u00e9tative et d&rsquo;alerte physiologique d\u00e9clench\u00e9 par une d\u00e9r\u00e9gulation de l&rsquo;axe hypothalamo-hypophyso-surr\u00e9nalien et du syst\u00e8me nerveux autonome sympathique.<\/p>\n<p>Les manifestations \u00e9valu\u00e9es comprennent :<\/p>\n<ul>\n<li>L&rsquo;irritabilit\u00e9 chronique, les acc\u00e8s de col\u00e8re inexpliqu\u00e9s et la labilit\u00e9 \u00e9motionnelle (Item 4 : <em>\u00ab I felt irritable and angry \u00bb<\/em>).<\/li>\n<li>L&rsquo;hypervigilance pathologique, le sentiment constant d&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 et la surveillance active de l&rsquo;environnement per\u00e7u comme hostile (Item 21 : <em>\u00ab I felt watchful and on-guard \u00bb<\/em>).<\/li>\n<li>La suractivit\u00e9 du r\u00e9flexe d&rsquo;orientation et les r\u00e9actions de sursaut disproportionn\u00e9es face \u00e0 des bruits ou stimuli anodins (Item 10 : <em>\u00ab I was jumpy and easily startled \u00bb<\/em>).<\/li>\n<li>Les troubles de l&rsquo;endormissement r\u00e9sultant de l&rsquo;hyperactivit\u00e9 psychomotrice et neurov\u00e9g\u00e9tative (Item 15 : <em>\u00ab I had trouble falling asleep \u00bb<\/em>).<\/li>\n<li>L&rsquo;alt\u00e9ration des capacit\u00e9s attentionnelles et les difficult\u00e9s de concentration mentale (Item 18 : <em>\u00ab I had trouble concentrating \u00bb<\/em>).<\/li>\n<li>La r\u00e9activit\u00e9 somatique directe et la d\u00e9charge neurov\u00e9g\u00e9tative autonome face aux rappels de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement, incluant sueurs, dyspn\u00e9e, naus\u00e9es ou tachycardie (Item 19 : <em>\u00ab Reminders of it caused me to have physical reactions, such as sweating, trouble breathing, nausea, or a pounding heart \u00bb<\/em>).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique<\/h2>\n<p>Le fondement th\u00e9orique sous-jacent \u00e0 l&rsquo;IES-R s&rsquo;enracine au confluent de la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Psychologie_cognitive\">psychologie cognitive<\/a> du traitement de l&rsquo;information, de la th\u00e9orie psychodynamique r\u00e9vis\u00e9e du stress et de la neurobiologie du traumatisme psychologique.<\/p>\n<h3>Le mod\u00e8le du traitement de l&rsquo;information de Mardi Horowitz<\/h3>\n<p>La gen\u00e8se conceptuelle de l&rsquo;outil repose primordialement sur le mod\u00e8le biphasique d&rsquo;assimilation des traumatismes d\u00e9velopp\u00e9 par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Mardi_Jon_Horowitz\">Mardi Horowitz<\/a> \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1970. Selon Horowitz, l&rsquo;exposition \u00e0 un choc traumatique surcharge brutalement les capacit\u00e9s d&rsquo;int\u00e9gration du syst\u00e8me psychique en raison de l&rsquo;incompatibilit\u00e9 radicale entre les informations perceptives et \u00e9motionnelles brutes de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement et les sch\u00e9mas cognitifs pr\u00e9existants de l&rsquo;individu (croyances fondamentales en un monde bienveillant, pr\u00e9visible et signifiant, telles que th\u00e9oris\u00e9es par Ronnie Janoff-Bulman).<\/p>\n<p>Pour expliquer la dynamique temporelle des sympt\u00f4mes, Horowitz postule l&rsquo;existence d&rsquo;une <strong>tendance \u00e0 l&rsquo;ach\u00e8vement<\/strong> (<em>completion tendency<\/em>) : le psychisme humain poss\u00e8de une pulsion fondamentale intrins\u00e8que visant \u00e0 int\u00e9grer les donn\u00e9es mn\u00e9siques nouvelles non r\u00e9solues jusqu&rsquo;\u00e0 ce que les sch\u00e9mas internes soient modifi\u00e9s ou que la m\u00e9moire de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement soit assimil\u00e9e. Cette m\u00e9moire non int\u00e9gr\u00e9e est stock\u00e9e dans un tampon actif sous forme de repr\u00e9sentations vives, g\u00e9n\u00e9rant des pouss\u00e9es r\u00e9currentes d&rsquo;<strong>intrusions<\/strong>.<\/p>\n<p>Face \u00e0 la d\u00e9tresse intol\u00e9rable provoqu\u00e9e par ces intrusions, le syst\u00e8me psychique met en place des op\u00e9rations de d\u00e9fense et des contr\u00f4les inhibiteurs, se traduisant par des phases d&rsquo;<strong>\u00e9vitement<\/strong>, de d\u00e9ni et d&rsquo;engourdissement affectif. La trajectoire d&rsquo;adaptation normale implique une alternance progressive entre vagues d&rsquo;intrusion et p\u00e9riodes d&rsquo;\u00e9vitement, permettant une assimilation par doses hom\u00e9opathiques de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement jusqu&rsquo;\u00e0 sa r\u00e9solution. Le traumatisme chronique ou pathologique survient lorsque cette alternance se fige : le sujet oscille alors ind\u00e9finiment entre une submersion intrusive chaotique et un \u00e9vitement d\u00e9fensif rigide et invalidant.<\/p>\n<h3>L&rsquo;int\u00e9gration de l&rsquo;hyperactivation neurobiologique<\/h3>\n<p>Bien que le mod\u00e8le d&rsquo;Horowitz ait brillamment th\u00e9oris\u00e9 la dialectique intrusion-\u00e9vitement, l&rsquo;accumulation des donn\u00e9es neuroscientifiques dans les ann\u00e9es 1980 et 1990 (notamment les travaux de Bessel van der Kolk, Dennis Charney et John Krystal) a mis en \u00e9vidence le r\u00f4le cardinal d&rsquo;une d\u00e9r\u00e9gulation neurophysiologique durable chez les personnes traumatis\u00e9es. Cette alt\u00e9ration implique une hyper-r\u00e9activit\u00e9 de l&rsquo;amygdale, une d\u00e9sinhibition du syst\u00e8me noradr\u00e9nergique central (via le locus coeruleus) et un dysfonctionnement de la r\u00e9gulation pr\u00e9frontale ventrom\u00e9diane.<\/p>\n<p>Constatant que le mod\u00e8le \u00e0 deux facteurs d&rsquo;Horowitz omettait cette composante somatique et physiologique essentielle d\u00e9sormais codifi\u00e9e dans le crit\u00e8re D du DSM-IV, Daniel Weiss et Charles Marmar ont d\u00e9velopp\u00e9 l&rsquo;IES-R. Leur cadre th\u00e9orique postule que l&rsquo;hyper\u00e9veil n&rsquo;est pas un simple \u00e9piph\u00e9nom\u00e8ne secondaire de l&rsquo;intrusion, mais une dimension constitutive et autonome du syndrome post-traumatique, qui entretient une relation bidirectionnelle continue avec les intrusions et les comportements d&rsquo;\u00e9vitement.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9<\/h2>\n<p>La validit\u00e9 psychom\u00e9trique de l&rsquo;IES-R a \u00e9t\u00e9 rigoureusement d\u00e9montr\u00e9e au sein d&rsquo;une multitude d&rsquo;\u00e9chantillons cliniques et non cliniques \u00e0 travers le monde, englobant des survivants de catastrophes, des v\u00e9t\u00e9rans de guerre, des victimes d&rsquo;agressions, des soignants confront\u00e9s \u00e0 des crises sanitaires et des patients atteints de maladies potentiellement mortelles.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de construit et validit\u00e9 factorielle<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 de construit de l&rsquo;IES-R a \u00e9t\u00e9 corrobor\u00e9e par des analyses factorielles confirmatoires men\u00e9es dans de nombreuses cultures. Les \u00e9tudes indiquent que l&rsquo;instrument discrimine parfaitement les populations ayant v\u00e9cu un \u00e9v\u00e9nement traumatique majeur de celles issues de la population g\u00e9n\u00e9rale n&rsquo;ayant pas \u00e9t\u00e9 expos\u00e9es \u00e0 des stresseurs s\u00e9v\u00e8res. Les coefficients de corr\u00e9lation inter-\u00e9chelles confirment que, bien que les trois dimensions soient mod\u00e9r\u00e9ment \u00e0 fortement corr\u00e9l\u00e9es entre elles (les coefficients <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r\">$r$<\/span> oscillant typiquement entre 0,55 et 0,75), elles mesurent des facettes distinctes et cliniquement dissociables de la r\u00e9action de stress.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente<\/h3>\n<p>L&rsquo;IES-R affiche une validit\u00e9 convergente de premier ordre avec les autres instruments d&rsquo;\u00e9valuation de la symptomatologie traumatique et de la psychopathologie g\u00e9n\u00e9rale :<\/p>\n<ul>\n<li>Des corr\u00e9lations tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9es (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,70\">$r = 0,70$<\/span> \u00e0 $0,86$) sont syst\u00e9matiquement rapport\u00e9es entre le score total de l&rsquo;IES-R et les scores obtenus \u00e0 la <em>Posttraumatic Stress Diagnostic Scale<\/em> (PDS), \u00e0 la <em>PTSD Checklist<\/em> (PCL-C, PCL-M, PCL-5) et \u00e0 l&rsquo;entretien diagnostique standardis\u00e9 <em>Clinician-Administered PTSD Scale<\/em> (CAPS).<\/li>\n<li>Les sous-\u00e9chelles respectives de l&rsquo;IES-R pr\u00e9sentent de fortes corr\u00e9lations directes avec les crit\u00e8res homologues de la CAPS (Intrusion avec Crit\u00e8re B, \u00c9vitement avec Crit\u00e8re C, Hyper\u00e9veil avec Crit\u00e8re D).<\/li>\n<li>L&rsquo;IES-R pr\u00e9sente des corr\u00e9lations mod\u00e9r\u00e9es \u00e0 \u00e9lev\u00e9es avec des mesures d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale (comme le <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/State-Trait_Anxiety_Inventory\">STAI<\/a>, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,50\">$r = 0,50$<\/span> \u00e0 $0,65$) et des mesures de d\u00e9tresse d\u00e9pressive (comme l&rsquo;inventaire de d\u00e9pression de Beck, BDI-II, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,45\">$r = 0,45$<\/span> \u00e0 $0,60$), ce qui refl\u00e8te la comorbidit\u00e9 affective inh\u00e9rente aux \u00e9tats post-traumatiques.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Validit\u00e9 discriminante<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 discriminante de l&rsquo;IES-R est confirm\u00e9e par sa capacit\u00e9 \u00e0 diff\u00e9rencier la d\u00e9tresse post-traumatique sp\u00e9cifique li\u00e9e \u00e0 un \u00e9v\u00e9nement pr\u00e9cis des \u00e9tats d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 ou d&rsquo;angoisse diffuse non rattach\u00e9s \u00e0 un \u00e9v\u00e9nement index. Des recherches comparatives ont montr\u00e9 que l&rsquo;IES-R pr\u00e9sente des corr\u00e9lations nettement plus modestes avec des traits de personnalit\u00e9 g\u00e9n\u00e9raux (tels que le n\u00e9vrosisme de l&rsquo;inventaire NEO-PI-R) qu&rsquo;avec des mesures d&rsquo;impact d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements concrets.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 pr\u00e9dictive et seuils diagnostiques<\/h3>\n<p>L&rsquo;IES-R poss\u00e8de une excellente validit\u00e9 pr\u00e9dictive. Dans une \u00e9tude devenue classique de Creamer, Bell et Failla (2003) men\u00e9e aupr\u00e8s de v\u00e9t\u00e9rans de guerre et d&rsquo;\u00e9chantillons civils, un score total seuil de <strong>33<\/strong> sur 88 a \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9 comme offrant le meilleur \u00e9quilibre entre sensibilit\u00e9 (0,91) et sp\u00e9cificit\u00e9 (0,82) pour pr\u00e9dire un diagnostic formel de TSPT selon les crit\u00e8res du DSM-IV. D&rsquo;autres auteurs (Briere, 1997 ; Beck et al., 2008) ont soulign\u00e9 que des scores compris entre 24 et 32 signalent des sympt\u00f4mes de stress post-traumatique cliniquement significatifs m\u00e9ritant une surveillance accrue, tandis qu&rsquo;un score de 37 ou plus indique un retentissement s\u00e9v\u00e8re susceptible d&rsquo;entra\u00eener une d\u00e9faillance notable du fonctionnement psychosocial et immunitaire.<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9<\/h2>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s de fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;IES-R ont \u00e9t\u00e9 document\u00e9es de fa\u00e7on exhaustive dans la litt\u00e9rature psychom\u00e9trique, d\u00e9montrant une stabilit\u00e9 de mesure et une pr\u00e9cision remarquables.<\/p>\n<h3>Consistance interne<\/h3>\n<p>La consistance interne de l&rsquo;IES-R, \u00e9valu\u00e9e principalement par le coefficient <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Alpha_de_Cronbach\">alpha de Cronbach<\/a> (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\u0007lpha\">$\u0007lpha$<\/span>), est uniform\u00e9ment excellente \u00e0 travers la litt\u00e9rature acad\u00e9mique internationale :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Score total IES-R :<\/strong> Les valeurs d&rsquo;alpha varient g\u00e9n\u00e9ralement entre <strong>0,92<\/strong> et <strong>0,96<\/strong>, attestant d&rsquo;une tr\u00e8s forte homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des 22 items pour quantifier la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 globale de la d\u00e9tresse post-traumatique.<\/li>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelle Intrusion :<\/strong> Les coefficients <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\u0007lpha\">$\u0007lpha$<\/span> se situent de fa\u00e7on constante entre <strong>0,87<\/strong> et <strong>0,94<\/strong> dans les travaux originaux de Weiss et Marmar (1997) ainsi que dans les r\u00e9plications ult\u00e9rieures.<\/li>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelle \u00c9vitement :<\/strong> Les coefficients <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\u0007lpha\">$\u0007lpha$<\/span> oscillent entre <strong>0,84<\/strong> et <strong>0,87<\/strong>.<\/li>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelle Hyper\u00e9veil :<\/strong> Cette sous-\u00e9chelle ajout\u00e9e pr\u00e9sente des coefficients <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\u0007lpha\">$\u0007lpha$<\/span> compris entre <strong>0,79<\/strong> et <strong>0,91<\/strong>, d\u00e9montrant sa coh\u00e9rence statistique malgr\u00e9 un nombre d&rsquo;items l\u00e9g\u00e8rement plus r\u00e9duit (6 items).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Fid\u00e9lit\u00e9 test-retest<\/h3>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 test-retest de l&rsquo;IES-R a \u00e9t\u00e9 examin\u00e9e sur divers intervalles temporels. Dans l&rsquo;\u00e9tude princeps de Weiss et Marmar (1997) men\u00e9e aupr\u00e8s de deux cohortes d&rsquo;intervenants d&rsquo;urgence (secouristes autoroutiers expos\u00e9s \u00e0 un s\u00e9isme d\u00e9vastateur), les coefficients de corr\u00e9lation test-retest variaient de <strong>0,51<\/strong> \u00e0 <strong>0,94<\/strong> selon les sous-\u00e9chelles et l&rsquo;intervalle temporel consid\u00e9r\u00e9. Une corr\u00e9lation test-retest satisfaisante \u00e0 court terme (par exemple sur 7 \u00e0 14 jours, o\u00f9 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r &gt; 0,80\">$r > 0,80$<\/span>) d\u00e9montre que l&rsquo;instrument mesure un ph\u00e9nom\u00e8ne stable dans le temps, tandis que sa sensibilit\u00e9 aux variations cliniques \u00e0 moyen et long terme permet de capturer fid\u00e8lement la r\u00e9solution naturelle ou th\u00e9rapeutique des sympt\u00f4mes de stress.<\/p>\n<h2>9. Analyse factorielle<\/h2>\n<p>La structure dimensionnelle de l&rsquo;IES-R a fait l&rsquo;objet d&rsquo;intenses investigations par analyse factorielle exploratoire (AFE) et analyse factorielle confirmatoire (AFC).<\/p>\n<h3>Le mod\u00e8le original \u00e0 trois facteurs de Weiss et Marmar<\/h3>\n<p>Initialement, Weiss et Marmar (1997) ont postul\u00e9 un mod\u00e8le tridimensionnel r\u00e9pliquant les trois groupes diagnostiques du DSM-IV : Intrusion, \u00c9vitement et Hyper\u00e9veil. Dans de nombreuses \u00e9tudes d&rsquo;AFC, ce mod\u00e8le \u00e0 trois facteurs interd\u00e9pendants a pr\u00e9sent\u00e9 des indices d&rsquo;ad\u00e9quation tr\u00e8s satisfaisants :<\/p>\n<ul>\n<li>Indice de comparabilit\u00e9 de Bentler (CFI) <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"&gt; 0,90\">$> 0,90$<\/span> (atteignant souvent <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"&gt; 0,93\">$> 0,93$<\/span> dans les \u00e9chantillons homog\u00e8nes).<\/li>\n<li>Indice de Tucker-Lewis (TLI) <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"&gt; 0,90\">$> 0,90$<\/span>.<\/li>\n<li>Erreur quadratique moyenne d&rsquo;approximation (RMSEA) g\u00e9n\u00e9ralement comprise entre $0,05$ et $0,08$.<\/li>\n<li>R\u00e9sidu standardis\u00e9 quadratique moyen (SRMR) $< 0,06$.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les saturations factorielles (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"lambda\">$lambda$<\/span>) des items sur leurs facteurs respectifs sont substantiellement \u00e9lev\u00e9es, exc\u00e9dant presque toutes le seuil conventionnel de $0,50$, la plupart se situant entre $0,65$ et $0,85$.<\/p>\n<h3>Mod\u00e8les alternatifs et d\u00e9bats taxonomiques<\/h3>\n<p>Bien que le mod\u00e8le \u00e0 3 facteurs soit le plus couramment utilis\u00e9 en clinique, la mod\u00e9lisation statistique avanc\u00e9e (notamment les travaux de Creamer et al., 2003, et de Sundin &amp; Horowitz, 2002) a mis en \u00e9vidence des discussions psychom\u00e9triques notables :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Forte inter-corr\u00e9lation factorielle :<\/strong> Les facteurs d&rsquo;intrusion et d&rsquo;hyper\u00e9veil pr\u00e9sentent souvent une corr\u00e9lation latente tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r &gt; 0,80\">$r > 0,80$<\/span>), incitant certains chercheurs \u00e0 tester des mod\u00e8les bifactoriels ou hi\u00e9rarchiques int\u00e9grant un facteur g\u00e9n\u00e9ral de d\u00e9tresse traumatique sous-jacent.<\/li>\n<li><strong>Le mod\u00e8le \u00e0 quatre facteurs de King et al. (1998) :<\/strong> Appliqu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;IES-R, ce mod\u00e8le divise le spectre post-traumatique en : Intrusion, \u00c9vitement, Hyper\u00e9veil neurov\u00e9g\u00e9tatif pur (sursaut, hypervigilance) et Dysphorie g\u00e9n\u00e9rale (troubles du sommeil, concentration alt\u00e9r\u00e9e, irritabilit\u00e9, anesth\u00e9sie affective). Plusieurs analyses factorielles confirmatoires ont montr\u00e9 que ce mod\u00e8le \u00e0 4 facteurs offre parfois une ad\u00e9quation statistique sup\u00e9rieure au mod\u00e8le \u00e0 3 facteurs.<\/li>\n<li><strong>Le mod\u00e8le de dysphorie de Simms et al. (2002) :<\/strong> Ce mod\u00e8le propose de regrouper les sympt\u00f4mes non sp\u00e9cifiques de d\u00e9pression et d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 dans un facteur commun de dysphorie.<\/li>\n<\/ul>\n<p>N\u00e9anmoins, les cliniciens et la grande majorit\u00e9 des chercheurs continuent de privil\u00e9gier la structure \u00e0 trois facteurs d&rsquo;origine de Weiss et Marmar en raison de sa parfaite parsimonie conceptuelle, de son interpr\u00e9tabilit\u00e9 clinique imm\u00e9diate et de son utilit\u00e9 \u00e9prouv\u00e9e sur le terrain.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;impact de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement &#8211; R\u00e9vis\u00e9e est un instrument psychom\u00e9trique auto-administr\u00e9 con\u00e7u pour une \u00e9valuation standardis\u00e9e, reproductible et rapide. Les caract\u00e9ristiques structurelles et les consignes de cotation sont r\u00e9sum\u00e9es ci-dessous :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Type d&rsquo;instrument :<\/strong> Questionnaire d&rsquo;auto-\u00e9valuation standardis\u00e9 (<em>self-report inventory<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Nombre total d&rsquo;items :<\/strong> 22 items r\u00e9dig\u00e9s sous la forme d&rsquo;\u00e9nonc\u00e9s \u00e0 la premi\u00e8re personne d\u00e9crivant des difficult\u00e9s psychologiques, affectives et physiologiques sp\u00e9cifiques.<\/li>\n<li><strong>Cadre temporel de r\u00e9f\u00e9rence :<\/strong> Les sept derniers jours pr\u00e9c\u00e9dant l&rsquo;\u00e9valuation (\u00ab DURING THE PAST SEVEN DAYS \u00bb), en relation directe avec un \u00e9v\u00e9nement traumatique index pr\u00e9alablement explicit\u00e9.<\/li>\n<li><strong>Format et \u00e9chelle de r\u00e9ponse :<\/strong> \u00c9chelle de type Likert en 5 points cot\u00e9e de 0 \u00e0 4 :\n<ul>\n<li><code>0<\/code> = Not at all (Pas du tout)<\/li>\n<li><code>1<\/code> = A little bit (Un petit peu)<\/li>\n<li><code>2<\/code> = Moderately (Mod\u00e9r\u00e9ment)<\/li>\n<li><code>3<\/code> = Quite a bit (Beaucoup \/ Nettement)<\/li>\n<li><code>4<\/code> = Extremely (Extr\u00eamement)<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>R\u00e8gles d&rsquo;inversion des items (Reverse Scoring) :<\/strong> Aucun item n&rsquo;est invers\u00e9. Tous les \u00e9nonc\u00e9s sont formul\u00e9s dans le sens de la pathologie ; un score \u00e9lev\u00e9 refl\u00e8te directement une d\u00e9tresse plus s\u00e9v\u00e8re.<\/li>\n<li><strong>Structure des sous-\u00e9chelles :<\/strong>\n<ul>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelle Intrusion (8 items) :<\/strong> Items 1, 2, 3, 6, 9, 14, 16 et 20 (Score brut : 0 \u00e0 32).<\/li>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelle \u00c9vitement (8 items) :<\/strong> Items 5, 7, 8, 11, 12, 13, 17 et 22 (Score brut : 0 \u00e0 32).<\/li>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelle Hyper\u00e9veil (6 items) :<\/strong> Items 4, 10, 15, 18, 19 et 21 (Score brut : 0 \u00e0 24).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Calcul des scores et cotation :<\/strong>\n<ul>\n<li><em>Score total brut :<\/em> Somme arithm\u00e9tique de l&rsquo;ensemble des 22 items, s&rsquo;\u00e9chelonnant de <strong>0 \u00e0 88<\/strong>.<\/li>\n<li><em>Scores moyens (recommand\u00e9s pour comparer les sous-\u00e9chelles) :<\/em> Calcul\u00e9s en divisant la somme brute de la sous-\u00e9chelle (ou du test complet) par le nombre d&rsquo;items correspondants. Les scores moyens s&rsquo;\u00e9chelonnent ainsi de 0 \u00e0 4 :\n<ul>\n<li>0,0 \u00e0 0,9 : Symptomatologie absente \u00e0 minimale (<em>No\/few symptoms<\/em>).<\/li>\n<li>1,0 \u00e0 1,9 : Symptomatologie l\u00e9g\u00e8re \u00e0 mod\u00e9r\u00e9e (<em>Moderate symptoms<\/em>).<\/li>\n<li>2,0 \u00e0 2,9 : Niveau \u00e9lev\u00e9 de sympt\u00f4mes (<em>High level of symptoms<\/em>).<\/li>\n<li>3,0 \u00e0 4,0 : Niveau extr\u00eamement s\u00e9v\u00e8re de sympt\u00f4mes (<em>Extremely high level of symptoms<\/em>).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Rep\u00e8res de coupure clinique (Cut-off scores) :<\/strong>\n<ul>\n<li><code>Score total &lt; 24 :<\/code> D\u00e9tresse post-traumatique subclinique ou faible.<\/li>\n<li><code>Score total entre 24 et 32 :<\/code> Pr\u00e9sence de sympt\u00f4mes cliniquement significatifs ; vigilance requise.<\/li>\n<li><code>Score total \u2265 33 :<\/code> Seuil standard optimisant la sensibilit\u00e9 et la sp\u00e9cificit\u00e9 pour la d\u00e9tection d&rsquo;un TSPT probable.<\/li>\n<li><code>Score total \u2265 37 :<\/code> Niveau de d\u00e9tresse hautement s\u00e9v\u00e8re associ\u00e9 \u00e0 des alt\u00e9rations majeures du fonctionnement psychosocial.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de publication :<\/strong> 1997 (publication princeps du chapitre de Daniel S. Weiss et Charles R. Marmar dans l&rsquo;ouvrage \u00e9dit\u00e9 par J.P. Wilson et T.M. Keane).<\/li>\n<li><strong>Droits d&rsquo;auteur et permissions :<\/strong> L&rsquo;IES-R est consid\u00e9r\u00e9e dans la communaut\u00e9 scientifique et m\u00e9dicale internationale comme un instrument relevant du <em>domaine public acad\u00e9mique<\/em> (\u00ab open access \u00bb pour la recherche scientifique et la pratique clinique non commerciale). Les auteurs n&rsquo;ont pas d\u00e9pos\u00e9 de marque commerciale restrictive ni impos\u00e9 de redevance pour l&rsquo;utilisation papier standard de l&rsquo;\u00e9chelle.<\/li>\n<li><strong>Conditions d&rsquo;utilisation :<\/strong> Les cliniciens et chercheurs sont pleinement autoris\u00e9s \u00e0 reproduire et administrer l&rsquo;IES-R sous r\u00e9serve de citer scrupuleusement la publication de r\u00e9f\u00e9rence originale (Weiss &amp; Marmar, 1997). Toute adaptation commerciale, int\u00e9gration dans des logiciels payants ou r\u00e9\u00e9dition au sein d&rsquo;anthologies prot\u00e9g\u00e9es n\u00e9cessite l&rsquo;accord explicite pr\u00e9alable des \u00e9diteurs (The Guilford Press) et des ayants droit.<\/li>\n<li><strong>Tarifs :<\/strong> Aucun co\u00fbt d&rsquo;utilisation ou redevance de passation (gratuit pour les praticiens et les \u00e9quipes de recherche acad\u00e9mique).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<ul>\n<li>Beck, J. G., Grant, D. M., Read, J. P., Clapp, J. D., Coffey, S. F., Miller, L. M., &amp; Palyo, S. A. (2008). The Cleaners vs. The Contaminators: The Impact of Event Scale-Revised: Psychometric properties in a sample of motor vehicle accident survivors. <em>Journal of Anxiety Disorders<\/em>, 22(2), 187\u2013198. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.janxdis.2007.02.007\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.janxdis.2007.02.007<\/a><\/li>\n<li>Briere, J. (1997). <em>Psychological assessment of adult posttraumatic states: Phenomenology, diagnosis, and measurement<\/em>. American Psychological Association. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/10252-000\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/10252-000<\/a><\/li>\n<li>Creamer, M., Bell, R., &amp; Failla, S. (2003). Psychometric properties of the Impact of Event Scale &#8211; Revised. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 41(12), 1489\u20131496. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.brat.2003.07.010\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.brat.2003.07.010<\/a><\/li>\n<li>Horowitz, M. J., Wilner, N., &amp; Alvarez, W. (1979). Impact of Event Scale: A measure of subjective stress. <em>Psychosomatic Medicine<\/em>, 41(3), 209\u2013218. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1097\/00006842-197905000-00004\">https:\/\/doi.org\/10.1097\/00006842-197905000-00004<\/a><\/li>\n<li>King, D. W., Leskin, G. A., King, L. A., &amp; Weathers, F. W. (1998). Confirmatory factor analysis of the Clinician-Administered PTSD Scale: Evidence for the dimensionality of posttraumatic stress disorder. <em>Psychological Assessment<\/em>, 10(2), 90\u201396. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/1040-3590.10.2.90\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/1040-3590.10.2.90<\/a><\/li>\n<li>Simms, L. J., Watson, D., &amp; Doebbeling, B. N. (2002). Confirmatory factor analyses of posttraumatic stress symptoms in deployed and nondeployed veterans of the Gulf War. <em>Journal of Abnormal Psychology<\/em>, 111(4), 637\u2013647. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0021-843X.111.4.637\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0021-843X.111.4.637<\/a><\/li>\n<li>Sundin, E. C., &amp; Horowitz, M. J. (2002). Impact of Event Scale: Psychometric properties. <em>The British Journal of Psychiatry<\/em>, 180(3), 205\u2013209. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1192\/bjp.180.3.205\">https:\/\/doi.org\/10.1192\/bjp.180.3.205<\/a><\/li>\n<li>Weiss, D. S., &amp; Marmar, C. R. (1997). The Impact of Event Scale &#8211; Revised. In J. P. Wilson &amp; T. M. Keane (Eds.), <em>Assessing Psychological Trauma and PTSD: A Practitioner&rsquo;s Handbook<\/em> (pp. 399\u2013411). Guilford Press.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p><strong>Instructions:<\/strong> Below is a list of difficulties people sometimes have after stressful life events. Please read each item, and then indicate how distressing each difficulty has been for you DURING THE PAST SEVEN DAYS with respect to (the event). How much were you distressed or bothered by these difficulties?<\/p>\n<p><strong>Response Scale:<\/strong> 5-point Likert scale:<br \/>\n    <br \/><code>0<\/code> = Not at all<br \/>\n    <br \/><code>1<\/code> = A little bit<br \/>\n    <br \/><code>2<\/code> = Moderately<br \/>\n    <br \/><code>3<\/code> = Quite a bit<br \/>\n    <br \/><code>4<\/code> = Extremely\n  <\/p>\n<ol style=\"margin-left: 20px; padding-left: 10px; line-height: 1.8;\">\n<li>Any reminder brought back feelings about it<\/li>\n<li>I had trouble staying asleep<\/li>\n<li>Other things kept making me think about it<\/li>\n<li>I felt irritable and angry<\/li>\n<li>I avoided letting myself get upset when I thought about it or was reminded of it<\/li>\n<li>I thought about it when I didn&rsquo;t mean to<\/li>\n<li>I felt as if it hadn&rsquo;t happened or wasn&rsquo;t real<\/li>\n<li>I stayed away from reminders of it<\/li>\n<li>Pictures about it popped into my mind<\/li>\n<li>I was jumpy and easily startled<\/li>\n<li>I tried not to think about it<\/li>\n<li>I was aware that I still had a lot of feelings about it, but I didn&rsquo;t deal with them<\/li>\n<li>My feelings about it were kind of numb<\/li>\n<li>I found myself acting or feeling like I was back at that time<\/li>\n<li>I had trouble falling asleep<\/li>\n<li>I had waves of strong feelings about it<\/li>\n<li>I tried to remove it from my memory<\/li>\n<li>I had trouble concentrating<\/li>\n<li>Reminders of it caused me to have physical reactions, such as sweating, trouble breathing, nausea, or a pounding heart<\/li>\n<li>I had dreams about it<\/li>\n<li>I felt watchful and on-guard<\/li>\n<li>I tried not to talk about it<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;impact de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement &#8211; R\u00e9vis\u00e9e (IES-R) est un questionnaire psychom\u00e9trique de 22 items \u00e9valuant la d\u00e9tresse subjective li\u00e9e \u00e0 un \u00e9v\u00e9nement traumatique selon trois dimensions : intrusion, \u00e9vitement et hyper\u00e9veil.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[3,2,19],"tags":[63,1880,14894,2276,2277,16,103,24],"class_list":["post-18171","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-psychologie-clinique","category-psychometrie","category-traumatologie","tag-evaluation-psychologique","tag-evitement","tag-hypereveil","tag-ies-r","tag-intrusion","tag-psychometrie","tag-stress-post-traumatique","tag-traumatisme"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/18171","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=18171"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/18171\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=18171"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=18171"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=18171"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}