{"id":18142,"date":"2026-10-16T12:35:12","date_gmt":"2026-10-16T12:35:12","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/echelle-evitement-detresse-sociale-sads\/"},"modified":"2026-10-16T12:35:12","modified_gmt":"2026-10-16T12:35:12","slug":"echelle-evitement-detresse-sociale-sads","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=echelle-evitement-detresse-sociale-sads","title":{"rendered":"\u00c9chelle d&rsquo;\u00e9vitement et de d\u00e9tresse sociale (SADS)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>\u00c9chelle d&rsquo;\u00e9vitement et de d\u00e9tresse sociale<\/strong> (<em>Social Avoidance and Distress Scale<\/em>, SADS) est un instrument psychom\u00e9trique d&rsquo;auto-\u00e9valuation con\u00e7u \u00e0 l&rsquo;origine par David Watson et Ronald Friend en 1969 pour mesurer deux aspects interd\u00e9pendants mais conceptuellement distincts de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Phobie_sociale\">anxi\u00e9t\u00e9 sociale<\/a> : la d\u00e9tresse subjective ressentie lors de situations interpersonnelles et l&rsquo;\u00e9vitement comportemental actif de ces contextes. Compos\u00e9e de 28 items \u00e0 r\u00e9ponse dichotomique (Vrai\/Faux), l&rsquo;\u00e9chelle \u00e9value l&rsquo;inconfort \u00e9motionnel, la tension subjective, la peur du contact avec autrui ainsi que les conduites de retrait d\u00e9lib\u00e9r\u00e9es ou les d\u00e9sirs de fuite sociale. Initialement d\u00e9velopp\u00e9e et valid\u00e9e aupr\u00e8s d&rsquo;un \u00e9chantillon d&rsquo;\u00e9tudiants universitaires nord-am\u00e9ricains, la SADS s&rsquo;est impos\u00e9e pendant plusieurs d\u00e9cennies comme l&rsquo;un des instruments de r\u00e9f\u00e9rence dans l&rsquo;\u00e9valuation clinique et la recherche sur le <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Trouble_anxieux\">trouble d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale<\/a>.<\/p>\n<p>Sur le plan psychom\u00e9trique, l&rsquo;instrument pr\u00e9sente d&rsquo;excellentes qualit\u00e9s m\u00e9trologiques, caract\u00e9ris\u00e9es par une consistance interne robuste (coefficients de fid\u00e9lit\u00e9 de Kuder-Richardson et alphas de Cronbach g\u00e9n\u00e9ralement situ\u00e9s entre .85 et .94), ainsi qu&rsquo;une fid\u00e9lit\u00e9 test-retest satisfaisante \u00e0 travers diff\u00e9rents intervalles temporels (typiquement comprise entre .68 et .79). La validit\u00e9 convergente et la validit\u00e9 discriminante sont solidement \u00e9tay\u00e9es par des corr\u00e9lations statistiquement significatives avec des mesures de l&rsquo;estime de soi, du besoin d&rsquo;affiliation, de la dominance interpersonnelle, de la timidit\u00e9 et de la peur de l&rsquo;\u00e9valuation n\u00e9gative (\u00e9valu\u00e9e conjointement par l&rsquo;\u00e9chelle <em>Fear of Negative Evaluation<\/em>, FNE). La distribution des scores pr\u00e9sente habituellement une asym\u00e9trie positive au sein des populations non cliniques, refl\u00e9tant la raret\u00e9 relative des conduites phobiques s\u00e9v\u00e8res dans la population g\u00e9n\u00e9rale. Bien que con\u00e7ue initialement comme un instrument unidimensionnel mesurant l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 socio-\u00e9valuative globale, plusieurs analyses factorielles contemporaines soutiennent une structure bidimensionnelle dissociant la d\u00e9tresse \u00e9motionnelle de l&rsquo;\u00e9vitement comportemental.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>anxi\u00e9t\u00e9 sociale, \u00e9vitement social, d\u00e9tresse interpersonnelle, phobie sociale, psychom\u00e9trie, \u00e9valuation clinique, timidit\u00e9, Watson et Friend, \u00e9chelle SADS, retrait comportemental, fid\u00e9lit\u00e9 test-retest, validit\u00e9 de construit<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;\u00e9vitement et de d\u00e9tresse sociale a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e conjointement par le psychologue am\u00e9ricain <strong>David Watson<\/strong> et son coll\u00e8gue <strong>Ronald Friend<\/strong> en 1969, dans le cadre de leurs travaux fondateurs men\u00e9s au sein du D\u00e9partement de psychologie de l&rsquo;Universit\u00e9 de Toronto (Canada) et de l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;\u00c9tat de New York \u00e0 Stony Brook (\u00c9tats-Unis).<\/p>\n<ul>\n<li><strong>David Watson, Ph.D.<\/strong> : Professeur \u00e9m\u00e9rite de psychologie \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Notre Dame (Indiana, \u00c9tats-Unis) et ant\u00e9rieurement \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de l&rsquo;Iowa. Il est mondialement reconnu pour ses contributions majeures dans le domaine de la structure de la personnalit\u00e9, de la psychopathologie dimensionnelle et de la mesure des affects (notamment co-cr\u00e9ateur du mod\u00e8le PANAS et du syst\u00e8me HiTOP).<\/li>\n<li><strong>Ronald Friend, Ph.D.<\/strong> : Chercheur et professeur honoraire de psychologie \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;\u00c9tat de New York \u00e0 Stony Brook (Stony Brook University, NY, \u00c9tats-Unis), sp\u00e9cialis\u00e9 en <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Psychologie_sociale\">psychologie sociale<\/a>, en dynamique interpersonnelle et en psychologie de la sant\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental de la SADS est d&rsquo;op\u00e9rationnaliser et de quantifier l&rsquo;intensit\u00e9 de la d\u00e9tresse affective et la propension \u00e0 l&rsquo;\u00e9vitement comportemental \u00e9prouv\u00e9es par un individu lors d&rsquo;interactions sociales vari\u00e9es. Lors de sa publication en 1969, la litt\u00e9rature psychiatrique et psychologique manquait cruellement d&rsquo;instruments standardis\u00e9s permettant de diff\u00e9rencier l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;inconfort sp\u00e9cifiquement ancr\u00e9 dans les interactions interpersonnelles. Watson et Friend ont cherch\u00e9 \u00e0 concevoir une mesure objective permettant de capturer non seulement les manifestations \u00e9motionnelles internes (telles que le malaise, la f\u00e9brilit\u00e9 ou l&rsquo;inhibition), mais \u00e9galement l&rsquo;impact fonctionnel concret de ces \u00e9motions sur les choix comportementaux de l&rsquo;individu (l&rsquo;\u00e9vitement des r\u00e9unions, la r\u00e9ticence \u00e0 engager la conversation, le d\u00e9sistement d&rsquo;engagements formels).<\/p>\n<p>Dans les applications de recherche fondamentale, la SADS sert de mesure de r\u00e9f\u00e9rence pour \u00e9tudier les m\u00e9canismes cognitivo-comportementaux sous-jacents aux troubles anxieux, la r\u00e9gulation affective et les corr\u00e9lats de la personnalit\u00e9 comme l&rsquo;introversion sociale, la soumission et la baisse d&rsquo;affirmation de soi. En recherche exp\u00e9rimentale, elle permet de constituer des groupes contrast\u00e9s (individus hautement anxieux sur le plan social versus t\u00e9moins sereins) afin d&rsquo;examiner les biais attentionnels, les r\u00e9ponses physiologiques autonomes face au regard d&rsquo;autrui ou les d\u00e9ficits de communication verbale et non verbale.<\/p>\n<p>Dans la pratique clinique, la SADS constitue un outil de d\u00e9pistage et de diagnostic pr\u00e9cieux pour \u00e9valuer la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 du trouble d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale (au sens du DSM-5), suivre l&rsquo;\u00e9volution th\u00e9rapeutique au fil des s\u00e9ances de <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Th%C3%A9rapie_cognitivo-comportementale\">th\u00e9rapie cognitivo-comportementale<\/a> (TCC) ou d&rsquo;exposition gradu\u00e9e <em>in vivo<\/em>, et mesurer l&rsquo;efficacit\u00e9 des entra\u00eenements aux habilet\u00e9s sociales. Elle permet au clinicien de cartographier avec pr\u00e9cision la constellation symptomatique du patient en identifiant si l&rsquo;inhibition pr\u00e9domine sur le plan de la d\u00e9tresse interne ressentie ou sur le plan des strat\u00e9gies d&rsquo;\u00e9vitement actif.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Le construit psychologique mesur\u00e9 par la SADS repose sur l&rsquo;articulation de deux dimensions \u00e9troitement li\u00e9es, identifi\u00e9es par Watson et Friend comme constitutives du spectre anxieux social :<\/p>\n<h3>1. La d\u00e9tresse sociale (Social Distress)<\/h3>\n<p>Cette dimension renvoie \u00e0 l&rsquo;exp\u00e9rience subjective n\u00e9gative, au malaise affectif, \u00e0 la tension psychologique et aux sensations physiques d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 survenant lors d&rsquo;interactions r\u00e9elles ou anticip\u00e9es avec autrui. Les individus pr\u00e9sentant des scores \u00e9lev\u00e9s sur cette composante rapportent une incapacit\u00e9 \u00e0 se d\u00e9tendre en pr\u00e9sence d&rsquo;inconnus, une nervosit\u00e9 accrue dans les groupes, un sentiment d&rsquo;oppression lors de conversations formelles ou informelles et une appr\u00e9hension marqu\u00e9e lors des pr\u00e9sentations interpersonnelles. Par exemple, l&rsquo;item 5 (<em>\u00ab I often find social occasions upsetting \u00bb<\/em>) et l&rsquo;item 20 (<em>\u00ab I often feel on edge when I am with a group of people \u00bb<\/em>) illustrent ce v\u00e9cu interne de tension et d&rsquo;inconfort permanent dans les sph\u00e8res collectives.<\/p>\n<h3>2. L&rsquo;\u00e9vitement social (Social Avoidance)<\/h3>\n<p>D\u00e9termin\u00e9 par Watson et Friend (1969) comme l&rsquo;action d&rsquo;\u00ab \u00eatre avec d&rsquo;autres personnes, leur parler, ou s&rsquo;\u00e9chapper d&rsquo;elles pour n&rsquo;importe quelle raison \u00bb, ce construit englobe \u00e0 la fois l&rsquo;\u00e9vitement comportemental manifeste et le d\u00e9sir conscient de fuir ou de refuser le contact social. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un simple manque d&rsquo;int\u00e9r\u00eat pour les autres (comme on pourrait l&rsquo;observer dans certains profils schizo\u00efdes), mais d&rsquo;un comportement d&rsquo;\u00e9chappement motiv\u00e9 par l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9. Cette dimension est illustr\u00e9e par des conduites actives de contournement, l&rsquo;invention de pr\u00e9textes pour d\u00e9cliner des invitations ou l&rsquo;abstention d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e de participer \u00e0 de grands rassemblements. Les items 2 (<em>\u00ab I try to avoid situations which force me to be very sociable \u00bb<\/em>) et 24 (<em>\u00ab I often think up excuses for avoiding social engagements \u00bb<\/em>) incarnent cette strat\u00e9gie d&rsquo;esquive d\u00e9fensive.<\/p>\n<h3>Relations avec la personnalit\u00e9 et le fonctionnement psychosocial<\/h3>\n<p>Des travaux empiriques ult\u00e9rieurs, notamment ceux de Geist et Borecki (1982), ont clarifi\u00e9 le r\u00e9seau nomologique de la SADS. Un score \u00e9lev\u00e9 est corr\u00e9l\u00e9 de mani\u00e8re statistiquement significative \u00e0 une faible <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Estime_de_soi\">estime de soi<\/a>, un faible besoin d&rsquo;affiliation, un faible besoin de dominance et un niveau \u00e9lev\u00e9 de d\u00e9f\u00e9rence et de soumission sociale. \u00c0 l&rsquo;inverse, des scores extr\u00eamement bas ne traduisent pas uniquement une sociabilit\u00e9 sereine : ils peuvent \u00eatre associ\u00e9s \u00e0 un besoin prononc\u00e9 de contr\u00f4le interpersonnel et de domination, sugg\u00e9rant parfois un profil r\u00e9fractaire aux compromis prosociaux.<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9laboration de la SADS s&rsquo;inscrit au carrefour des mod\u00e8les cognitifs de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 socio-\u00e9valuative et du paradigme n\u00e9o-b\u00e9havioriste de l&rsquo;apprentissage des ann\u00e9es 1960. \u00c0 cette \u00e9poque, des auteurs comme Joseph Wolpe et Hans Eysenck conceptualisaient les phobies et l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 comme des r\u00e9ponses conditionn\u00e9es acquises, maintenues et renforc\u00e9es par l&rsquo;\u00e9vitement comportemental (loi du renforcement n\u00e9gatif).<\/p>\n<p>Watson et Friend (1969) ont formul\u00e9 un mod\u00e8le th\u00e9orique novateur postulant que l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 socio-\u00e9valuative se structure autour de deux axes compl\u00e9mentaires :<\/p>\n<ul>\n<li>D&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, le processus cognitivo-\u00e9valuatif centralis\u00e9 autour de la crainte du jugement d&rsquo;autrui, mesur\u00e9 par l&rsquo;\u00e9chelle jumelle <em>Fear of Negative Evaluation<\/em> (FNE).<\/li>\n<li>De l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9, l&rsquo;exp\u00e9rience ph\u00e9nom\u00e9nologique et comportementale directe de cette anxi\u00e9t\u00e9, mesur\u00e9e par la SADS \u00e0 travers la tension \u00e9prouv\u00e9e (d\u00e9tresse) et les strat\u00e9gies d&rsquo;\u00e9chappement mises en \u0153uvre (\u00e9vitement).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ce cadre th\u00e9orique a pos\u00e9 les jalons des mod\u00e8les cognitivo-comportementaux modernes de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale, d\u00e9velopp\u00e9s ult\u00e9rieurement par Clark et Wells (1995) ainsi que Rapee et Heimberg (1997). Selon ces mod\u00e8les contemporains, l&rsquo;individu anxieux social per\u00e7oit les contextes interpersonnels comme intrins\u00e8quement dangereux et susceptibles de r\u00e9v\u00e9ler ses insuffisances per\u00e7ues. Cette anticipation d\u00e9clenche un traitement attentionnel auto-focalis\u00e9 (sentiment de vuln\u00e9rabilit\u00e9), une hyperactivation autonome (la d\u00e9tresse de la SADS) et l&rsquo;adoption de \u00ab comportements de s\u00e9curit\u00e9 \u00bb et d&rsquo;\u00e9vitements massifs (l&rsquo;\u00e9vitement de la SADS). La SADS capture pr\u00e9cis\u00e9ment le co\u00fbt comportemental et affectif de ce cycle vicieux de maintien psychopathologique.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s de validit\u00e9 de la SADS ont fait l&rsquo;objet d&rsquo;investigations empiriques approfondies d\u00e8s sa publication princeps, puis tout au long des d\u00e9cennies suivantes dans des contextes cliniques et non cliniques.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9chantillon de validation d&rsquo;origine (Watson &amp; Friend, 1969 ; n = 205 \u00e9tudiants), la SADS a d\u00e9montr\u00e9 une corr\u00e9lation positive substantielle de <em>r<\/em> = .51 avec l&rsquo;\u00e9chelle FNE (<em>Fear of Negative Evaluation<\/em>), confirmant que l&rsquo;\u00e9vitement et la d\u00e9tresse sociale partagent une variance commune significative avec la crainte de l&rsquo;\u00e9valuation n\u00e9gative, tout en mesurant des facettes distinctes. Des corr\u00e9lations positives \u00e9lev\u00e9es ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 \u00e9tablies avec des inventaires d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de prise de parole en public (comme le <em>Personal Report of Communication Apprehension<\/em>, PRCA, et la <em>Personal Report of Confidence as a Speaker<\/em>, PRCS ; <em>r<\/em> oscillant entre .55 et .68) ainsi qu&rsquo;avec des mesures d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9-trait (STAI-Trait, <em>r<\/em> \u2248 .45 \u00e0 .60).<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 discriminante<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 discriminante a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e par l&rsquo;absence de corr\u00e9lations excessives avec l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale non sociale ou avec des mesures de d\u00e9pression majeure, indiquant que la SADS ne se r\u00e9sume pas \u00e0 un facteur d&rsquo;affectivit\u00e9 n\u00e9gative non sp\u00e9cifique. Les recherches de Geist et Borecki (1982) ont en outre montr\u00e9 que les scores \u00e0 la SADS sont corr\u00e9l\u00e9s n\u00e9gativement avec les besoins d&rsquo;affiliation (<em>r<\/em> = -.48), de dominance (<em>r<\/em> = -.38) et d&rsquo;estime de soi globale mesur\u00e9e par l&rsquo;\u00e9chelle de Rosenberg (<em>r<\/em> = -.42), tout en restant ind\u00e9pendants de traits tels que l&rsquo;intelligence verbale ou la d\u00e9sirabilit\u00e9 sociale (corr\u00e9lations g\u00e9n\u00e9ralement inf\u00e9rieures \u00e0 .20).<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de crit\u00e8re et clinique<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 de crit\u00e8re a \u00e9t\u00e9 corrobor\u00e9e en comparant des populations cliniques diagnostiqu\u00e9es avec une phobie sociale ou un trouble de la personnalit\u00e9 \u00e9vitante \u00e0 des t\u00e9moins sains : les patients cliniques pr\u00e9sentent syst\u00e9matiquement des scores moyens significativement plus \u00e9lev\u00e9s (souvent compris entre 18 et 25) par rapport aux moyennes en population g\u00e9n\u00e9rale (situ\u00e9es entre 8 et 11). De plus, l&rsquo;\u00e9chelle a d\u00e9montr\u00e9 une sensibilit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e aux changements th\u00e9rapeutiques post-TCC dans de multiples essais contr\u00f4l\u00e9s randomis\u00e9s (Heimberg et al., 1988).<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 m\u00e9trologique de la SADS a \u00e9t\u00e9 rigoureusement d\u00e9montr\u00e9e \u00e0 travers divers indicateurs de coh\u00e9rence interne et de stabilit\u00e9 temporelle :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Consistance interne :<\/strong> Dans l&rsquo;\u00e9tude originale de Watson et Friend (1969), le coefficient de fid\u00e9lit\u00e9 par la formule 20 de Kuder-Richardson (KR-20, \u00e9quivalent de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Alpha_de_Cronbach\">alpha de Cronbach<\/a> pour variables dichotomiques) a atteint .94 dans un groupe de 205 \u00e9tudiants, r\u00e9v\u00e9lant une tr\u00e8s forte homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des items. Les r\u00e9plications ult\u00e9rieures men\u00e9es par Geist et Borecki (1982) ainsi que par Leary (1983) ont rapport\u00e9 des coefficients alpha de Cronbach variant entre .88 et .93 selon les \u00e9chantillons \u00e9tudi\u00e9s, ce qui d\u00e9passe largement les crit\u00e8res psychom\u00e9triques recommand\u00e9s pour l&rsquo;\u00e9valuation individuelle en clinique.<\/li>\n<li><strong>Stabilit\u00e9 temporelle (test-retest) :<\/strong> Lors de l&rsquo;\u00e9valuation initiale sur un sous-\u00e9chantillon d&rsquo;\u00e9tudiants retest\u00e9s apr\u00e8s un intervalle d&rsquo;un mois, Watson et Friend ont observ\u00e9 un coefficient de corr\u00e9lation test-retest de <em>r<\/em> = .68 (<em>p<\/em> &lt; .001). Dans des conditions exp\u00e9rimentales plus contr\u00f4l\u00e9es et sur des p\u00e9riodes plus courtes (deux semaines), d&rsquo;autres \u00e9tudes ont rapport\u00e9 des corr\u00e9lations de fid\u00e9lit\u00e9 test-retest atteignant .79 \u00e0 .82, attestant d&rsquo;une grande stabilit\u00e9 temporelle du trait mesur\u00e9 en l&rsquo;absence d&rsquo;intervention psychoth\u00e9rapeutique.<\/li>\n<li><strong>Erreur standard de mesure (SEM) :<\/strong> Le SEM calcul\u00e9 pour l&rsquo;instrument est faible, ce qui garantit une marge d&rsquo;erreur restreinte lors de l&rsquo;estimation du score vrai d&rsquo;un patient et renforce son applicabilit\u00e9 diagnostique.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>Lors de sa conceptualisation par Watson et Friend (1969), la SADS a \u00e9t\u00e9 formul\u00e9e comme un instrument \u00e0 structure globale unidimensionnelle refl\u00e9tant un facteur commun d&rsquo;inhibition sociale. Les corr\u00e9lations item-total rapport\u00e9es par les auteurs d&rsquo;origine variaient de .35 \u00e0 .71, avec une valeur m\u00e9diane de .54, ce qui justifiait empiriquement l&rsquo;agr\u00e9gation de tous les items en une note composite unique.<\/p>\n<p>N\u00e9anmoins, les analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) conduites dans les d\u00e9cennies suivantes ont clarifi\u00e9 la dynamique multidimensionnelle sous-jacente :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Mod\u00e8le \u00e0 deux facteurs corr\u00e9l\u00e9s :<\/strong> Plusieurs chercheurs (notamment Leary, 1983 ; Heimberg et al., 1988) ont mis en \u00e9vidence l&rsquo;\u00e9mergence de deux facteurs distincts correspondant pr\u00e9cis\u00e9ment aux deux axes th\u00e9oriques de Watson et Friend : le facteur \u00ab D\u00e9tresse sociale \u00bb (satur\u00e9 majoritairement par les items mesurant l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 subjective et la nervosit\u00e9) et le facteur \u00ab \u00c9vitement social \u00bb (satur\u00e9 par les \u00e9nonc\u00e9s d\u00e9crivant la fuite active et les refus d&rsquo;engagements sociaux). Les corr\u00e9lations entre ces deux facteurs sont g\u00e9n\u00e9ralement fortes (<em>r<\/em> variant entre .60 et .75), ce qui explique la robustesse du facteur g\u00e9n\u00e9ral de second ordre.<\/li>\n<li><strong>Mod\u00e9lisation bifactorielle :<\/strong> Des \u00e9tudes contemporaines utilisant des mod\u00e8les bifactoriels indiquent qu&rsquo;un facteur g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 interpersonnelle absorbe la majorit\u00e9 de la variance commune expliqu\u00e9e (environ 65 % \u00e0 75 %), tandis que les facteurs sp\u00e9cifiques de d\u00e9tresse et d&rsquo;\u00e9vitement apportent une variance unique suppl\u00e9mentaire. Par cons\u00e9quent, bien que l&rsquo;analyse factorielle soutienne la dissociation conceptuelle en deux sous-dimensions, l&rsquo;usage clinique pr\u00e9conise le calcul du score total sommatif afin d&rsquo;obtenir un indice global de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;\u00e9vitement et de d\u00e9tresse sociale est un questionnaire auto-administr\u00e9 \u00e0 passation rapide. Ses caract\u00e9ristiques formelles de passation et de cotation sont r\u00e9sum\u00e9es ci-dessous :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Type de test :<\/strong> Questionnaire psychom\u00e9trique d&rsquo;auto-\u00e9valuation (auto-rapport).<\/li>\n<li><strong>Format :<\/strong> Papier-crayon ou administration informatis\u00e9e.<\/li>\n<li><strong>Nombre total d&rsquo;items :<\/strong> 28 items.<\/li>\n<li><strong>Format de r\u00e9ponse :<\/strong> Choix dichotomique (True \/ False).<\/li>\n<li><strong>Temps moyen de passation :<\/strong> Environ 5 \u00e0 10 minutes.<\/li>\n<li><strong>Proc\u00e9dure de cotation :<\/strong>\n<ul>\n<li>Chaque r\u00e9ponse indiquant une d\u00e9tresse sociale ou un comportement d&rsquo;\u00e9vitement se voit attribuer 1 point.<\/li>\n<li>Les r\u00e9ponses contraires re\u00e7oivent 0 point.<\/li>\n<li>Le score total brut s&rsquo;\u00e9tend de <strong>0 \u00e0 28 points<\/strong>.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Items cot\u00e9s dans le sens VRAI (1 point si True) :<\/strong> Items 2, 5, 8, 10, 11, 13, 14, 16, 18, 20, 21, 23, 24 et 26.<\/li>\n<li><strong>Items cot\u00e9s dans le sens FAUX (1 point si False, codage invers\u00e9) :<\/strong> Items 1, 3, 4, 6, 7, 9, 12, 15, 17, 19, 22, 25, 27 et 28.<\/li>\n<li><strong>Interpr\u00e9tation des scores (normes originales de Watson &amp; Friend) :<\/strong>\n<ul>\n<li><strong>Score de 0 \u00e0 1 (Faible) :<\/strong> Tr\u00e8s faible \u00e9vitement et quasi-absence de d\u00e9tresse sociale. Ces individus font preuve d&rsquo;une grande aisance relationnelle, mais des scores nuls peuvent parfois s&rsquo;accompagner d&rsquo;un fort besoin de dominance ou de contr\u00f4le social (Geist &amp; Borecki, 1982).<\/li>\n<li><strong>Score de 2 \u00e0 11 (Moyen) :<\/strong> Niveau moyen d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 et de r\u00e9serve sociale, repr\u00e9sentatif des populations normatives non cliniques.<\/li>\n<li><strong>Score de 12 \u00e0 28 (\u00c9lev\u00e9) :<\/strong> Anxi\u00e9t\u00e9 sociale et conduites d&rsquo;\u00e9vitement cliniquement significatives, associ\u00e9es \u00e0 une faible estime de soi, une inhibition relationnelle majeure et une indication potentielle pour une consultation sp\u00e9cialis\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Diff\u00e9rences li\u00e9es au sexe :<\/strong> Dans l&rsquo;\u00e9chantillon normatif initial de Watson et Friend (1969), les hommes pr\u00e9sentaient une moyenne significativement plus \u00e9lev\u00e9e (<em>M<\/em> = 11.20) que les femmes (<em>M<\/em> = 8.24), avec une moyenne globale de l&rsquo;\u00e9chantillon \u00e9tablie \u00e0 9.11 (<em>\u00c9cart-type<\/em> = 8.01).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &#038; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de publication initiale :<\/strong> 1969.<\/li>\n<li><strong>Statut des droits d&rsquo;auteur et accessibilit\u00e9 :<\/strong> La SADS a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e dans le domaine universitaire via le <em>Journal of Consulting and Clinical Psychology<\/em>, revue \u00e9dit\u00e9e par l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.apa.org\">American Psychological Association<\/a> (APA).<\/li>\n<li><strong>Frais d&rsquo;utilisation :<\/strong> L&rsquo;utilisation de l&rsquo;instrument dans le cadre de la recherche acad\u00e9mique, de l&rsquo;enseignement ou de la pratique clinique non commerciale est g\u00e9n\u00e9ralement libre et gratuite (libre de droits d&rsquo;usage acad\u00e9mique sous r\u00e9serve de citation appropri\u00e9e des auteurs sources).<\/li>\n<li><strong>Permissions commerciales :<\/strong> Toute int\u00e9gration de l&rsquo;\u00e9chelle au sein d&rsquo;un logiciel commercial propri\u00e9taire ou d&rsquo;une plateforme d&rsquo;\u00e9valuation payante n\u00e9cessite l&rsquo;accord explicite pr\u00e9alable des d\u00e9tenteurs des droits ou des \u00e9diteurs de la publication d&rsquo;origine.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<p>Les sources bibliographiques de r\u00e9f\u00e9rence ci-dessous soutiennent la validit\u00e9, la construction et l&rsquo;\u00e9valuation psychom\u00e9trique de la SADS :<\/p>\n<ul>\n<li>Clark, D. M., &amp; Wells, A. (1995). A cognitive model of social phobia. In R. G. Heimberg, M. R. Liebowitz, D. A. Hope, &amp; F. R. Schneier (Eds.), <em>Social phobia: Diagnosis, assessment, and treatment<\/em> (pp. 69\u201393). The Guilford Press.<\/li>\n<li>Geist, C. R., &amp; Borecki, S. (1982). Social avoidance and distress as a predictor of personal constructs. <em>Journal of Clinical Psychology<\/em>, 38(3), 611\u2013613. <a https:\/\/doi.org\/10.1002\/1097-4679(198309)39:5<706::AID-JCLP2270390515 rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1002\/1097-4679(198207)38:3611::AID-JCLP22703803273.0.CO;2-U\u00a0\u00bb%20target=\u00a0\u00bb_blank\u00a0\u00bb%20rel=\u00a0\u00bbnoopener%20noreferrer\u00a0\u00bbhttps:\/\/doi.org\/10.1002\/1097-4679(198207)38:3&lt;611::AID-JCLP2270380327&gt;3.0.CO;2-U\/a\/liliGeist,%20C.%20R.,%20&#038;%20Hamrick,%20N.%20D.%20(1983).%20Social%20avoidance%20and%20distress:%20Validation%20with%20personality%20variables.%20emJournal%20of%20Clinical%20Psychology\/em,%2039(5),%20706\u2013709.%20a%20href=\">3.0.CO;2-E\u00a0\u00bb target=\u00a0\u00bb_blank\u00a0\u00bb rel=\u00a0\u00bbnoopener noreferrer\u00a0\u00bb>https:\/\/doi.org\/10.1002\/1097-4679(198309)39:5&lt;706::AID-JCLP2270390515&gt;3.0.CO;2-E<\/a><\/li>\n<li>Heimberg, R. G., Hope, D. A., Rapee, R. M., &amp; Bruch, M. A. (1988). The validity of the Social Avoidance and Distress Scale and the Fear of Negative Evaluation Scale in a clinical population. <em>Journal of Consulting and Clinical Psychology<\/em>, 56(3), 407\u2013410. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0022-006X.56.3.407\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0022-006X.56.3.407<\/a><\/li>\n<li>Leary, M. R. (1983). A brief version of the Fear of Negative Evaluation Scale. <em>Personality and Social Psychology Bulletin<\/em>, 9(3), 371\u2013375. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1177\/0146167283093007\">https:\/\/doi.org\/10.1177\/0146167283093007<\/a><\/li>\n<li>Mattick, R. P., &amp; Clarke, J. C. (1998). Development and validation of measures of social phobia scrutiny fear and social interaction anxiety. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 36(4), 455\u2013470. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(97)10031-6\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(97)10031-6<\/a><\/li>\n<li>Rapee, R. M., &amp; Heimberg, R. G. (1997). A cognitive-behavioral model of anxiety in social phobia. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 35(8), 741\u2013756. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(97)00022-3\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(97)00022-3<\/a><\/li>\n<li>Watson, D., &amp; Friend, R. (1969). Measurement of social-evaluative anxiety. <em>Journal of Consulting and Clinical Psychology<\/em>, 33(4), 448\u2013457. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/h0027806\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/h0027806<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p><strong>Response Scale:<\/strong> True \/ False (Dichotomous)<\/p>\n<ol style=\"padding-left: 20px; line-height: 1.8;\">\n<li>I feel relaxed even in unfamiliar social situations.<\/li>\n<li>I try to avoid situations which force me to be very sociable.<\/li>\n<li>It is easy for me to relax when I am with strangers.<\/li>\n<li>I have no particular desire to avoid people.<\/li>\n<li>I often find social occasions upsetting.<\/li>\n<li>I usually feel calm and comfortable at social occasions.<\/li>\n<li>I am usually at ease when talking to someone of the opposite sex.<\/li>\n<li>I try to avoid talking to people unless I know them well.<\/li>\n<li>If the chance comes to meet new people, I often take it.<\/li>\n<li>I often feel nervous or tense in casual get-togethers in which both sexes are present.<\/li>\n<li>I am usually nervous with people unless I know them well.<\/li>\n<li>I usually feel relaxed when I am with a group of people.<\/li>\n<li>I often want to get away from people.<\/li>\n<li>I usually feel uncomfortable when I am in a group of people I don&rsquo;t know.<\/li>\n<li>I usually feel relaxed when I meet someone for the first time.<\/li>\n<li>Being introduced to people makes me tense and nervous.<\/li>\n<li>Even though a room is full of strangers, I may enter it anyway.<\/li>\n<li>I would avoid walking up and joining a large group of people.<\/li>\n<li>When my superiors want to talk to me, I talk to them willingly.<\/li>\n<li>I often feel on edge when I am with a group of people.<\/li>\n<li>I tend to withdraw from people.<\/li>\n<li>I don&rsquo;t mind talking to people at parties or social gatherings.<\/li>\n<li>I am seldom at ease in a large group of people.<\/li>\n<li>I often think up excuses for avoiding social engagements.<\/li>\n<li>I try to avoid formal social occasions.<\/li>\n<li>I usually go to any social function that I have a reason for attending.<\/li>\n<li>I usually feel comfortable when I&rsquo;m in a group of people and one of the persons in the group is my superior.<\/li>\n<li>I often try to avoid group situations.<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;\u00e9vitement et de d\u00e9tresse sociale (SADS), con\u00e7ue par Watson et Friend en 1969, \u00e9value l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 subjective et l&rsquo;\u00e9vitement comportemental en situation sociale \u00e0 travers 28 items.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[1656,408,2],"tags":[730,28507,28506,1257,16,28505,289,24567],"class_list":["post-18142","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-echelles-danxiete","category-evaluations-cliniques","category-psychometrie","tag-anxiete-sociale","tag-detresse-sociale","tag-evitement-social","tag-phobie-sociale","tag-psychometrie","tag-sads","tag-tcc","tag-watson-et-friend"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/18142","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=18142"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/18142\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=18142"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=18142"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=18142"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}