{"id":18137,"date":"2026-10-16T12:23:33","date_gmt":"2026-10-16T12:23:33","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/echelle-anxiete-enfants-spence-scas-child\/"},"modified":"2026-10-16T12:23:33","modified_gmt":"2026-10-16T12:23:33","slug":"echelle-anxiete-enfants-spence-scas-child","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=echelle-anxiete-enfants-spence-scas-child","title":{"rendered":"\u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 pour enfants de Spence &#8211; Version enfant (SCAS-Child)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>\u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 pour enfants de Spence \u2013 Version enfant<\/strong> (<em>Spence Children&rsquo;s Anxiety Scale \u2013 Child Version<\/em>, <strong>SCAS-Child<\/strong>) est un instrument psychom\u00e9trique auto-rapport\u00e9 de r\u00e9f\u00e9rence internationale con\u00e7u pour \u00e9valuer la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 et la typologie des sympt\u00f4mes anxieux chez les enfants et les adolescents \u00e2g\u00e9s de 8 \u00e0 15 ans. D\u00e9velopp\u00e9e \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990 par la professeure Susan H. Spence, cette \u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifiquement op\u00e9rationnalis\u00e9e pour s&rsquo;aligner sur la taxonomie diagnostique du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Manuel_diagnostique_et_statistique_des_troubles_mentaux\">DSM-IV<\/a> puis DSM-5). Le questionnaire se compose de 44 items (auxquels s&rsquo;ajoute une question ouverte optionnelle), cot\u00e9s sur une \u00e9chelle de fr\u00e9quence de type Likert \u00e0 4 points allant de 0 (\u00ab Jamais \u00bb) \u00e0 3 (\u00ab Toujours \u00bb).<\/p>\n<p>Sur le plan structural, l&rsquo;instrument quantifie l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 \u00e0 travers 38 items symptomatiques r\u00e9partis en six sous-\u00e9chelles cliniques distinctes mais corr\u00e9l\u00e9es : l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de s\u00e9paration, la phobie sociale, le trouble obsessionnel-compulsif, le trouble panique et l&rsquo;agoraphobie, les peurs des blessures physiques (phobies sp\u00e9cifiques) et l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e. Afin de r\u00e9duire le biais de d\u00e9sirabilit\u00e9 sociale, de briser les st\u00e9r\u00e9otypes de r\u00e9ponse n\u00e9gative et de limiter l&rsquo;effet de fatigue ou d&rsquo;inf\u00e9rence anxieuse continue, six items intercalaires \u00e0 valence positive (items tampons ou <em>filler items<\/em>) sont ins\u00e9r\u00e9s et exclus du calcul des scores totaux et factoriels. Le score total d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 varie ainsi de 0 \u00e0 114, les scores bruts \u00e9tant convertis en centiles et en scores T normalis\u00e9s selon l&rsquo;\u00e2ge et le sexe biologique de l&rsquo;enfant.<\/p>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s psychom\u00e9triques de la SCAS-Child ont \u00e9t\u00e9 rigoureusement \u00e9tablies au sein de vastes cohortes communautaires et cliniques \u00e0 travers le monde. L&rsquo;instrument d\u00e9montre une coh\u00e9rence interne exceptionnelle, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant g\u00e9n\u00e9ralement entre 0,89 et 0,93 pour l&rsquo;\u00e9chelle globale, et entre 0,60 et 0,85 pour les sous-\u00e9chelles. La fid\u00e9lit\u00e9 test-retest confirme la stabilit\u00e9 temporelle des construits sur des intervalles de 6 \u00e0 12 mois. La validit\u00e9 factorielle a \u00e9t\u00e9 corrobor\u00e9e par de multiples analyses factorielles confirmatoires de premier et de second ordre, validant l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;un mod\u00e8le hi\u00e9rarchique o\u00f9 un facteur g\u00e9n\u00e9ral de vuln\u00e9rabilit\u00e9 anxieuse sous-tend les six dimensions s\u00e9miologiques. En outre, la SCAS-Child poss\u00e8de une excellente validit\u00e9 convergente avec d&rsquo;autres mesures de d\u00e9tresse internalis\u00e9e (comme la RCMAS et le MASC), une validit\u00e9 discriminante vis-\u00e0-vis des troubles externalis\u00e9s et de la d\u00e9pression, ainsi qu&rsquo;une sensibilit\u00e9 clinique remarquable pour identifier les jeunes r\u00e9pondant aux crit\u00e8res diagnostiques de troubles anxieux av\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>\u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 pour enfants de Spence, SCAS-Child, \u00e9valuation psychom\u00e9trique, anxi\u00e9t\u00e9 de s\u00e9paration, phobie sociale, trouble panique, trouble obsessionnel-compulsif, anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e, phobies sp\u00e9cifiques, p\u00e9dopsychiatrie, psychologie clinique de l&rsquo;enfant, d\u00e9pistage p\u00e9diatrique, validation transculturelle.<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue et standardis\u00e9e par la professeure <strong>Susan H. Spence<\/strong>, Ph.D., figure \u00e9minente de la psychologie clinique et du d\u00e9veloppement de l&rsquo;enfant et de l&rsquo;adolescent. Au moment du d\u00e9veloppement initial de l&rsquo;instrument, la Pre Spence exer\u00e7ait au sein du D\u00e9partement de psychologie de l&rsquo;Universit\u00e9 du Queensland (<em>University of Queensland<\/em>, Brisbane, Australie). Elle a par la suite poursuivi ses travaux acad\u00e9miques et de recherche translationnelle en tant que professeure \u00e9m\u00e9rite \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole de psychologie appliqu\u00e9e et \u00e0 l&rsquo;Institut de recherche sur la sant\u00e9 de Griffith (<em>Griffith Health Institute<\/em>), Universit\u00e9 Griffith, Queensland, Australie.<\/p>\n<p>Ses recherches pionni\u00e8res portent principalement sur l&rsquo;\u00e9tiologie, l&rsquo;\u00e9valuation dimensionnelle, la pr\u00e9vention primaire et le traitement cognitivo-comportemental de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 et de la d\u00e9pression chez l&rsquo;enfant et l&rsquo;adolescent. Les initiatives collaboratives de normalisation transculturelle et de validation chez les jeunes adolescents ont \u00e9galement impliqu\u00e9 des cochercheurs majeurs en psychopathologie d\u00e9veloppementale, notamment le Dr Paula M. Barrett et le Dr Cynthia M. Turner (Spence, Barrett, &#038; Turner, 2003). La plateforme scientifique et les ressources normatives relatives \u00e0 la SCAS sont centralis\u00e9es et actualis\u00e9es sous la direction scientifique de Susan H. Spence (contact universitaire institutionnel : Universit\u00e9 Griffith, Gold Coast Campus, Australie ; site ressource officiel : <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.scaswebsite.com\/\">www.scaswebsite.com<\/a>).<\/p>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>Les troubles anxieux repr\u00e9sentent l&rsquo;entit\u00e9 psychopathologique la plus pr\u00e9valente durant l&rsquo;enfance et l&rsquo;adolescence, avec des taux de pr\u00e9valence sur la vie oscillant entre 15 % et 30 % dans les populations p\u00e9diatriques mondiales. Historiquement, l&rsquo;\u00e9valuation de ces troubles souffrait d&rsquo;un d\u00e9calage structurel : la majorit\u00e9 des \u00e9chelles disponibles avant la fin des ann\u00e9es 1990 \u2014 \u00e0 l&rsquo;instar de la <em>Revised Children&rsquo;s Manifest Anxiety Scale<\/em> (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Revised_Children%27s_Manifest_Anxiety_Scale\">RCMAS<\/a>) ou de l&rsquo;inventaire d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 \u00e9tat-trait pour enfants (STAIC) \u2014 op\u00e9rationnalisaient l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sous la forme d&rsquo;un construit unidimensionnel diffus, fond\u00e9 principalement sur des manifestations somatiques et de l&rsquo;inqui\u00e9tude non sp\u00e9cifique. Ces outils \u00e9chouaient \u00e0 cartographier la complexit\u00e9 taxonomique introduite par les classifications nosographiques modernes, notamment le DSM-IV de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.psychiatry.org\/\">American Psychiatric Association<\/a> (APA).<\/p>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental de Susan H. Spence lors du d\u00e9veloppement de la SCAS-Child \u00e9tait de cr\u00e9er une mesure dimensionnelle br\u00e8ve, rigoureusement valid\u00e9e, auto-administrable par l&rsquo;enfant d\u00e8s l&rsquo;\u00e2ge de 8 ans, et align\u00e9e de mani\u00e8re isomorphique sur les cat\u00e9gories syndromiques des troubles anxieux du DSM-IV. L&rsquo;instrument vise simultan\u00e9ment des applications de d\u00e9pistage \u00e9pid\u00e9miologique, d&rsquo;aide \u00e0 la formulation diagnostique clinique, et de mesure d&rsquo;efficacit\u00e9 th\u00e9rapeutique longitudinale.<\/p>\n<h3>Applications cliniques et en sant\u00e9 mentale p\u00e9diatrique<\/h3>\n<p>En contexte clinique ambulatoire ou hospitalier, la SCAS-Child permet au praticien d&rsquo;obtenir le profil d&rsquo;auto-\u00e9valuation interne de l&rsquo;enfant. Les manifestations anxieuses infantiles, en particulier les ruminations cognitives, les pens\u00e9es obs\u00e9dantes et les distorsions phobiques, constituent des \u00e9tats subjectifs internes qui \u00e9chappent fr\u00e9quemment \u00e0 l&rsquo;observation directe des parents et des enseignants. Les \u00e9tudes de concordance inter-informateurs d\u00e9montrent de mani\u00e8re r\u00e9currente une corr\u00e9lation mod\u00e9r\u00e9e (r \u2248 0,30 \u00e0 0,50) entre les auto-questionnaires des enfants et les h\u00e9t\u00e9ro-questionnaires parentaux, soulignant que l&rsquo;enfant est souvent l&rsquo;observateur le plus sensible de sa propre d\u00e9tresse anxieuse interne.<\/p>\n<p>La SCAS-Child n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue pour poser un diagnostic psychiatrique cat\u00e9goriel de mani\u00e8re isol\u00e9e sans entretien clinique structur\u00e9. En revanche, elle sert d&rsquo;outil de criblage de premi\u00e8re ligne d&rsquo;une remarquable puissance. En mettant en \u00e9vidence des scores \u00e9lev\u00e9s sur des sous-\u00e9chelles sp\u00e9cifiques, elle oriente le bilan clinique cibl\u00e9, facilite l&rsquo;exploration des comorbidit\u00e9s internes multiples (par exemple, la coexistence fr\u00e9quente d&rsquo;une phobie sociale et d&rsquo;un trouble panique), et structure l&rsquo;analyse fonctionnelle cognitivo-comportementale n\u00e9cessaire \u00e0 l&rsquo;\u00e9laboration du plan d&rsquo;intervention.<\/p>\n<h3>Applications en recherche et \u00e9valuation des interventions<\/h3>\n<p>Sur le plan de la recherche, la SCAS-Child constitue un standard international pour monitorer l&rsquo;efficacit\u00e9 des interventions psychologiques bas\u00e9es sur les preuves, au premier rang desquelles figurent les programmes de psychoth\u00e9rapie cognitivo-comportementale (TCC) manuels tels que <em>Cool Kids<\/em> ou <em>Coping Cat<\/em>. Sa structure multidimensionnelle permet d&rsquo;analyser les m\u00e9canismes de changement th\u00e9rapeutique de mani\u00e8re fine : il devient possible d&rsquo;\u00e9valuer si un protocole cibl\u00e9 r\u00e9duit de fa\u00e7on diff\u00e9rentielle l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de s\u00e9paration sans modifier les sympt\u00f4mes d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale, ou si des gains th\u00e9rapeutiques se g\u00e9n\u00e9ralisent au niveau du facteur global d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>De surcro\u00eet, sa sensibilit\u00e9 au changement th\u00e9rapeutique et sa stabilit\u00e9 m\u00e9trologique en font un instrument de pr\u00e9dilection pour les essais contr\u00f4l\u00e9s randomis\u00e9s (ECR), les \u00e9tudes \u00e9pid\u00e9miologiques longitudinales sur les trajectoires de d\u00e9veloppement de la n\u00e9vrose et de l&rsquo;inhibition comportementale, ainsi que les \u00e9tudes de g\u00e9n\u00e9tique comportementale portant sur les endoph\u00e9notypes de la d\u00e9tresse affective.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>La SCAS-Child repose sur une architecture multidimensionnelle hi\u00e9rarchis\u00e9e. Le construit global de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 p\u00e9diatrique est appr\u00e9hend\u00e9 comme une tendance g\u00e9n\u00e9rale d&rsquo;hypor\u00e9activit\u00e9 et d&rsquo;hypersensibilit\u00e9 \u00e0 la menace per\u00e7ue, qui s&rsquo;exprime s\u00e9miologiquement \u00e0 travers six dimensions cliniques primaires. Chaque sous-\u00e9chelle cible des patterns comportementaux, cognitifs et v\u00e9g\u00e9tatifs caract\u00e9ristiques.<\/p>\n<h3>1. Anxi\u00e9t\u00e9 de s\u00e9paration (Separation Anxiety)<\/h3>\n<p>Cette dimension (compos\u00e9e de 6 items : 5, 8, 12, 15, 16, 44) op\u00e9rationnalise une d\u00e9tresse excessive et d\u00e9veloppementalement inappropri\u00e9e lors de la s\u00e9paration r\u00e9elle ou anticip\u00e9e d&rsquo;avec les figures d&rsquo;attachement primaires (les parents ou tuteurs). Les cognitions refl\u00e8tent des craintes catastrophiques de disparition ou d&rsquo;accident atteignant les proches (item 12 : <em>\u00ab I worry that something awful will happen to someone in my family \u00bb<\/em>). Au plan comportemental, l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 se traduit par un refus d&rsquo;aller \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole le matin en raison de plaintes somatiques ou de malaise (item 16), une incapacit\u00e9 \u00e0 rester seul \u00e0 la maison (item 5), la peur d&rsquo;aller dormir de mani\u00e8re autonome (item 15) et la d\u00e9tresse majeure \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e de d\u00e9coucher lors de voyages scolaires ou chez des pairs (item 44).<\/p>\n<h3>2. Phobie sociale (Social Phobia \/ Social Anxiety)<\/h3>\n<p>La sous-\u00e9chelle de phobie sociale (6 items : 6, 7, 9, 10, 29, 35) \u00e9value la peur persistante et invalidante des situations sociales ou de performance publique dans lesquelles l&rsquo;enfant est expos\u00e9 au regard, au jugement ou \u00e0 la critique potentielle d&rsquo;autrui. Les items ciblent sp\u00e9cifiquement la crainte de l&rsquo;\u00e9valuation n\u00e9gative et du ridicule (item 9 : <em>\u00ab I feel afraid that I will make a fool of myself in front of people \u00bb<\/em> ; item 29 : <em>\u00ab I worry what other people think of me \u00bb<\/em>), la glossophobie ou anxi\u00e9t\u00e9 de prise de parole en classe (item 35), l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 d&rsquo;\u00e9valuation scolaire (item 6 et 10), ainsi que l&rsquo;inhibition li\u00e9e \u00e0 l&rsquo;utilisation des espaces sanitaires collectifs (item 7).<\/p>\n<h3>3. Trouble panique et agoraphobie (Panic Attack and Agoraphobia)<\/h3>\n<p>Cette composante, la plus longue de l&rsquo;instrument (9 items : 13, 21, 28, 30, 32, 34, 36, 37, 39), capte la survenue r\u00e9currente, impr\u00e9visible et soudaine de d\u00e9charges neurov\u00e9g\u00e9tatives intenses accompagn\u00e9es d&rsquo;une appr\u00e9hension catastrophique. Elle mesure les sympt\u00f4mes somatiques de l&rsquo;activation sympathique aigu\u00eb : dyspn\u00e9e subjective ou sensation d&rsquo;\u00e9touffement sans cause m\u00e9dicale (item 13), palpitations et tachycardie spontan\u00e9e (item 36), tremblements g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9s (item 21) et vertiges ou lipothymies (item 34). Elle int\u00e8gre parall\u00e8lement la peur de la peur ou anxi\u00e9t\u00e9 anticipatoire de nouvelles attaques (item 37), l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 panique paroxystique non conditionn\u00e9e (item 32), ainsi que les conduites d&rsquo;\u00e9vitement agoraphobique face aux foules, cin\u00e9mas, centres commerciaux ou transports collectifs (items 28 et 30).<\/p>\n<h3>4. Peur des blessures physiques \/ Phobies sp\u00e9cifiques (Physical Injury Fears)<\/h3>\n<p>Compos\u00e9e de 5 items (items 2, 18, 23, 25, 33), cette \u00e9chelle capture les peurs focales prototypiques de la petite enfance et de la p\u00e9riode de latence qui rel\u00e8vent de la pr\u00e9paration biologique \u00e0 la survie (th\u00e9orie de la pr\u00e9paration de Seligman). Elle mesure l&rsquo;achluophobie ou peur du noir (item 2), la cynophobie ou peur des chiens (item 18), les angoisses m\u00e9dicales associ\u00e9es aux soins dentaires ou aux m\u00e9decins (item 23), l&rsquo;acrophobie et la claustrophobie li\u00e9e aux ascenseurs (item 25), et la phobie des invert\u00e9br\u00e9s ou insectes et araign\u00e9es (item 33).<\/p>\n<h3>5. Trouble obsessionnel-compulsif (Obsessive-Compulsive Problems)<\/h3>\n<p>Bien que le trouble obsessionnel-compulsif (TOC) ait \u00e9t\u00e9 recat\u00e9goris\u00e9 dans le DSM-5 au sein d&rsquo;un chapitre distinct des \u00ab Troubles obsessionnels-compulsifs et apparent\u00e9s \u00bb, il faisait partie int\u00e9grante des troubles anxieux dans le DSM-IV et partage une forte parent\u00e9 fonctionnelle avec la d\u00e9tresse anxieuse. La sous-\u00e9chelle de la SCAS (6 items : 14, 19, 27, 40, 41, 42) \u00e9value \u00e0 la fois les obsessions (intrusions mentales persistantes, pens\u00e9es intrusives incongrues ou images mentales p\u00e9nibles ; items 19 et 41) et les compulsions motrices ou cognitives. Ces derni\u00e8res se manifestent par des v\u00e9rifications r\u00e9p\u00e9t\u00e9es (item 14), des rituels de lavage ou de rangement rigide (item 40), et des neutralisations magico-cognitives destin\u00e9es \u00e0 conjurer un malheur imminent (items 27 et 42).<\/p>\n<h3>6. Anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e (Generalized Anxiety)<\/h3>\n<p>Cette dimension (6 items : 1, 3, 4, 20, 22, 24) op\u00e9rationnalise les soucis excessifs, incontr\u00f4lables et chroniques concernant des \u00e9v\u00e9nements de la vie quotidienne. Elle explore la tendance g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 l&rsquo;inqui\u00e9tude diffuse (item 1 : <em>\u00ab I worry about things \u00bb<\/em> ; item 22 : <em>\u00ab I worry that something bad will happen to me \u00bb<\/em>) et ses corollaires d&rsquo;hyperactivation physiologique somatique : sensations de serrement ou \u00ab boule \u00e0 l&rsquo;estomac \u00bb face aux tracas (item 3), tachycardie r\u00e9actionnelle au stress (item 20), tremblements et instabilit\u00e9 motrice (item 24) et ressenti global de peur permanente sans objet d\u00e9fini (item 4).<\/p>\n<h3>Items tampons \u00e0 valence positive (Filler Items)<\/h3>\n<p>La SCAS-Child int\u00e8gre 6 items intercalaires (items 11, 17, 26, 31, 38, 43) formul\u00e9s de mani\u00e8re positive et ax\u00e9s sur des comp\u00e9tences sociales, athl\u00e9tiques ou l&rsquo;estime de soi g\u00e9n\u00e9rale (ex. : item 11 : popularit\u00e9 per\u00e7ue aupr\u00e8s des pairs ; item 17 : comp\u00e9tence sportive ; item 26 : auto-\u00e9valuation morale positive ; item 31 : bonheur ressenti ; item 38 : acceptation de soi ; item 43 : fiert\u00e9 du travail scolaire). Ces items neutralisent le biais d&rsquo;acquiescement syst\u00e9matique et pr\u00e9viennent l&rsquo;induction d&rsquo;affects n\u00e9gatifs massifs chez l&rsquo;enfant durant la passation. Sur le plan psychom\u00e9trique strict, ils ne contribuent \u00e0 aucun score factoriel ni au score total d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>L&rsquo;assise conceptuelle de la SCAS-Child s&rsquo;ancre dans les th\u00e9ories contemporaines de la psychopathologie d\u00e9veloppementale, le mod\u00e8le cognitivo-comportemental de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 et les mod\u00e8les int\u00e9gr\u00e9s de vuln\u00e9rabilit\u00e9 \u00e9motionnelle, en particulier le <strong>mod\u00e8le de la triple vuln\u00e9rabilit\u00e9<\/strong> de David H. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/David_H._Barlow\">Barlow<\/a>.<\/p>\n<h3>Le mod\u00e8le de la triple vuln\u00e9rabilit\u00e9 de Barlow<\/h3>\n<p>Selon Barlow (2000, 2002), l&rsquo;\u00e9mergence des troubles anxieux et de l&rsquo;humeur r\u00e9sulte de la convergence dialectique de trois vecteurs \u00e9tiopathog\u00e9niques :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>La vuln\u00e9rabilit\u00e9 biologique g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e :<\/strong> Un terrain g\u00e9n\u00e9tique et neurobiologique caract\u00e9ris\u00e9 par une hyperr\u00e9activit\u00e9 de l&rsquo;amygdale, un d\u00e9ficit d&rsquo;inhibition pr\u00e9frontale et une labilit\u00e9 du syst\u00e8me nerveux autonome. Sur le plan temp\u00e9ramental, cette vuln\u00e9rabilit\u00e9 se traduit par l&rsquo;inhibition comportementale face \u00e0 la nouveaut\u00e9 (Kagan, 1989) et un niveau \u00e9lev\u00e9 d&rsquo;affectivit\u00e9 n\u00e9gative ou de n\u00e9vrosisme (Clark &#038; Watson, 1991).<\/li>\n<li><strong>La vuln\u00e9rabilit\u00e9 psychologique g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e :<\/strong> Une vision du monde acquise pr\u00e9cocement \u00e0 travers des exp\u00e9riences d&rsquo;attachement ins\u00e9cure ou un contr\u00f4le parental excessif, induisant chez l&rsquo;enfant un sentiment d&rsquo;impuissance fondamentale face aux stresseurs environnementaux (faible sentiment d&rsquo;auto-efficacit\u00e9, Seligman &#038; Bandura).<\/li>\n<li><strong>La vuln\u00e9rabilit\u00e9 psychologique sp\u00e9cifique :<\/strong> Un ensemble d&rsquo;apprentissages conditionn\u00e9s, vicariants et instructionnels qui focalisent la d\u00e9tresse sur des cibles environnementales pr\u00e9cises. C&rsquo;est ce troisi\u00e8me vecteur qui dicte la diff\u00e9renciation s\u00e9miologique de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 : si la vuln\u00e9rabilit\u00e9 se canalise sur les sensations somatiques internes, un trouble panique \u00e9merge ; si elle se focalise sur l&rsquo;\u00e9valuation par autrui, une phobie sociale s&rsquo;installe ; si elle cible l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 des figures parentales, l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de s\u00e9paration pr\u00e9domine.<\/li>\n<\/ul>\n<p>La structure factorielle hi\u00e9rarchique de la SCAS-Child traduit fid\u00e8lement cette architecture th\u00e9orique : le facteur de second ordre refl\u00e8te la vuln\u00e9rabilit\u00e9 \u00e9motionnelle partag\u00e9e (n\u00e9vrosisme \/ affectivit\u00e9 n\u00e9gative), tandis que les six facteurs de premier ordre op\u00e9rationnalisent les expressions ph\u00e9notypiques fa\u00e7onn\u00e9es par les vuln\u00e9rabilit\u00e9s sp\u00e9cifiques.<\/p>\n<h3>La perspective cognitive de Beck et Clark<\/h3>\n<p>Sur le plan cognitif, l&rsquo;instrument s&rsquo;adosse au mod\u00e8le de traitement de l&rsquo;information \u00e9labor\u00e9 par Aaron T. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Aaron_Beck\">Beck<\/a> et David A. Clark. Ce mod\u00e8le stipule que l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 d\u00e9coule de sch\u00e9mas cognitifs latents de menace qui biaisent le traitement des stimuli environnementaux. Les enfants anxieux pr\u00e9sentent des distorsions cognitives syst\u00e9matiques caract\u00e9ris\u00e9es par une surestimation de la probabilit\u00e9 et de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 du danger (hypervigilance \u00e0 la menace) coupl\u00e9e \u00e0 une sous-estimation syst\u00e9matique de leurs propres capacit\u00e9s d&rsquo;adaptation (faible sentiment d&rsquo;auto-efficacit\u00e9 adaptative). Les items de la SCAS mesurent directement ces pens\u00e9es automatiques catastrophiques, qu&rsquo;elles concernent la mort imminente d&rsquo;un parent, la peur du jugement d&rsquo;autrui ou l&rsquo;anticipation d&rsquo;une perte de contr\u00f4le physiologique.<\/p>\n<h3>Th\u00e9orie de l&rsquo;acquisition des peurs de Rachman<\/h3>\n<p>L&rsquo;ancrage des items de peurs physiques et de phobies sp\u00e9cifiques s&rsquo;explique \u00e9galement par la th\u00e9orie des trois voies d&rsquo;acquisition des peurs de Stanley Rachman (1977) : le conditionnement pavlovien direct, l&rsquo;apprentissage par observation (modelage) et la transmission d&rsquo;informations n\u00e9gatives. L&rsquo;\u00e9chelle prend acte du fait que l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 chez l&rsquo;enfant ne se manifeste pas uniquement par des cognitions propositionnelles complexes, mais proc\u00e8de d&rsquo;associations conditionn\u00e9es archa\u00efques face \u00e0 des stimuli phylog\u00e9n\u00e9tiquement pr\u00e9par\u00e9s (t\u00e9n\u00e8bres, pr\u00e9dateurs, hauteurs, blessures corporelles).<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9valuation psychom\u00e9trique de la SCAS-Child a fait l&rsquo;objet de multiples investigations empiriques internationales confirmant sa robustesse m\u00e9trologique sur l&rsquo;ensemble des dimensions de la validit\u00e9 de mesure.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de construit et validit\u00e9 structurelle<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 de construit a \u00e9t\u00e9 initialement d\u00e9montr\u00e9e par Susan H. Spence (1997, 1998) aupr\u00e8s d&rsquo;\u00e9chantillons communautaires regroupant plus de 2 000 enfants australiens, puis r\u00e9pliqu\u00e9e dans des cohortes cliniques et internationales. L&rsquo;analyse factorielle confirmatoire a valid\u00e9 la structure th\u00e9orique \u00e0 six facteurs intercorr\u00e9l\u00e9s, confirmant que chaque item poss\u00e8de une charge factorielle saillante sur son construit cible tout en convergeant vers un construit global d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de second ordre. Des indices d&rsquo;ajustement robustes soutiennent ce mod\u00e8le (indices comparatifs CFI et TLI g\u00e9n\u00e9ralement sup\u00e9rieurs \u00e0 0,90 ; RMSEA compris entre 0,04 et 0,06).<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 convergente de la SCAS-Child a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie par des corr\u00e9lations fortes et statistiquement significatives avec d&rsquo;autres \u00e9chelles standardis\u00e9es reconnues mesurant l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 chez les jeunes :<\/p>\n<ul>\n<li>Une corr\u00e9lation de <em>r<\/em> = 0,71 \u00e0 0,75 avec la <em>Revised Children&rsquo;s Manifest Anxiety Scale<\/em> (RCMAS ; Reynolds &#038; Richmond, 1978).<\/li>\n<li>Des corr\u00e9lations mod\u00e9r\u00e9es \u00e0 fortes (<em>r<\/em> = 0,65 \u00e0 0,78) avec les sous-\u00e9chelles homologues de la <em>Multidimensional Anxiety Scale for Children<\/em> (MASC ; March et al., 1997).<\/li>\n<li>Une forte concordance avec les scores composites d&rsquo;internalisation du <em>Child Behavior Checklist<\/em> (CBCL ; Achenbach, 1991), avec des coefficients oscillant entre 0,55 et 0,68.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Validit\u00e9 discriminante<\/h3>\n<p>L&rsquo;instrument d\u00e9montre une excellente capacit\u00e9 \u00e0 discriminer l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 d&rsquo;autres formes de d\u00e9tresse psychologique. Bien que les troubles anxieux et la d\u00e9pression partagent une composante d&rsquo;affectivit\u00e9 n\u00e9gative commune (menant \u00e0 des corr\u00e9lations mod\u00e9r\u00e9es de l&rsquo;ordre de <em>r<\/em> = 0,45 \u00e0 0,60 avec le <em>Children&rsquo;s Depression Inventory<\/em>, CDI), des analyses de r\u00e9gression multiple et des mod\u00e8les d&rsquo;\u00e9quations structurelles indiquent que la SCAS conserve une variance sp\u00e9cifique majeure non expliqu\u00e9e par la symptomatologie d\u00e9pressive. Plus nettement encore, les corr\u00e9lations avec les mesures de troubles externalis\u00e9s et de conduites perturbatrices (telles que les \u00e9chelles d&rsquo;inattention, d&rsquo;hyperactivit\u00e9 et de trouble oppositionnel avec provocation de la CBCL) sont faibles \u00e0 n\u00e9gligeables (<em>r<\/em> &lt; 0,25), d\u00e9montrant une sp\u00e9cificit\u00e9 divergente impeccable vis-\u00e0-vis des troubles du comportement.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de crit\u00e8re et diff\u00e9rentiation clinique<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 concourante et de crit\u00e8re s&rsquo;av\u00e8re particuli\u00e8rement discriminante en milieu psychiatrique. Dans les \u00e9tudes pivots de Spence (1998) ainsi que dans des r\u00e9plications europ\u00e9ennes (notamment les validations men\u00e9es en Grande-Bretagne, en Allemagne par Essau et al., 2000, et aux Pays-Bas par Muris et al., 2000), les enfants recevant un diagnostic clinique de trouble anxieux selon les crit\u00e8res du DSM obtiennent des scores significativement plus \u00e9lev\u00e9s (p &lt; 0,001) sur le score total de la SCAS et sur leurs sous-\u00e9chelles sp\u00e9cifiques respectives que des t\u00e9moins non cliniques appari\u00e9s pour l&rsquo;\u00e2ge et le sexe. Les analyses de courbes ROC (<em>Receiver Operating Characteristic<\/em>) mettent en \u00e9vidence des aires sous la courbe (AUC) oscillant entre 0,82 et 0,91, attestant d&rsquo;une excellente sensibilit\u00e9 et sp\u00e9cificit\u00e9 diagnostique lorsqu&rsquo;un seuil clinique standardis\u00e9 (habituellement fix\u00e9 au 84e centile ou T \u2265 60) est utilis\u00e9.<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 m\u00e9trologique de la SCAS-Child a \u00e9t\u00e9 document\u00e9e sur le plan de la consistance interne et de la stabilit\u00e9 temporelle \u00e0 travers de nombreux \u00e9chantillons \u00e9pid\u00e9miologiques et cliniques.<\/p>\n<h3>Coh\u00e9rence interne (Alpha de Cronbach et Omega de McDonald)<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9chantillon normatif princeps (N = 2 052 enfants \u00e2g\u00e9s de 8 \u00e0 12 ans ; Spence, 1998), le coefficient alpha de Cronbach pour le score total d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 (38 items) atteignait <strong>0,92<\/strong>, t\u00e9moignant d&rsquo;une excellente consistance interne sans redondance excessive. Les coefficients de coh\u00e9rence interne des six sous-\u00e9chelles se distribuent de mani\u00e8re homog\u00e8ne :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Trouble panique et agoraphobie :<\/strong> \u03b1 = 0,82 \u00e0 0,85<\/li>\n<li><strong>Phobie sociale :<\/strong> \u03b1 = 0,70 \u00e0 0,78<\/li>\n<li><strong>Anxi\u00e9t\u00e9 de s\u00e9paration :<\/strong> \u03b1 = 0,70 \u00e0 0,76<\/li>\n<li><strong>Anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e :<\/strong> \u03b1 = 0,73 \u00e0 0,77<\/li>\n<li><strong>Trouble obsessionnel-compulsif :<\/strong> \u03b1 = 0,73 \u00e0 0,76<\/li>\n<li><strong>Peur des blessures physiques :<\/strong> \u03b1 = 0,60 \u00e0 0,65 (coefficient l\u00e9g\u00e8rement plus bas en raison de la nature h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne des objets phobiques explor\u00e9s et du nombre restreint de 5 items).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les estimations plus r\u00e9centes s&rsquo;appuyant sur l&rsquo;om\u00e9ga de McDonald (\u03c9) corroborent ces valeurs, confirmant que le facteur g\u00e9n\u00e9ral capte la quasi-totalit\u00e9 de la variance vraie de l&rsquo;\u00e9chelle totale (\u03c9 &gt; 0,90).<\/p>\n<h3>Stabilit\u00e9 temporelle (Fid\u00e9lit\u00e9 Test-Retest)<\/h3>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 test-retest a \u00e9t\u00e9 investigu\u00e9e sur divers intervalles temporels chez des enfants d&rsquo;\u00e2ge scolaire sans intervention psychologique active. L&rsquo;\u00e9tude de Spence (1998) a objectiv\u00e9 un coefficient de corr\u00e9lation intraclasse ou de Pearson de <strong>r = 0,60<\/strong> sur un intervalle temporel de 6 mois, et de <strong>r = 0,63<\/strong> sur un intervalle de 12 semaines pour le score total (Spence et al., 2003). Ces valeurs, hautement significatives (p &lt; 0,001), refl\u00e8tent une stabilit\u00e9 temporelle satisfaisante pour un construit affectif durant une p\u00e9riode de d\u00e9veloppement neurobiologique et cognitif marqu\u00e9e par des remaniements majeurs. Les sous-\u00e9chelles individuelles pr\u00e9sentent des coefficients test-retest \u00e0 6 mois variant entre 0,51 (phobie sociale) et 0,63 (trouble panique).<\/p>\n<h3>Erreur standard de mesure (ESM)<\/h3>\n<p>L&rsquo;erreur standard de mesure (SEM), d\u00e9riv\u00e9e des coefficients de fid\u00e9lit\u00e9 et de l&rsquo;\u00e9cart-type des \u00e9chantillons normatifs, s&rsquo;\u00e9tablit approximativement \u00e0 4,2 points sur le score total brut. Cet indice permet aux cliniciens de construire des intervalles de confiance pr\u00e9cis (typiquement \u00e0 95 %) autour du score observ\u00e9 de l&rsquo;enfant et de d\u00e9terminer l&rsquo;indice de changement fiable (<em>Reliable Change Index<\/em>, RCI) lors de r\u00e9\u00e9valuations post-th\u00e9rapeutiques.<\/p>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>La validation empirique de la structure sous-jacente de la SCAS-Child repr\u00e9sente une contribution m\u00e9thodologique majeure \u00e0 la psychopathologie quantitative de l&rsquo;enfance, Susan H. Spence ayant mobilis\u00e9 les techniques avanc\u00e9es d&rsquo;analyse factorielle exploratoire (AFE) puis confirmatoire (AFC).<\/p>\n<h3>Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)<\/h3>\n<p>Lors des phases initiales de d\u00e9veloppement (Spence, 1997), un pool initial de 45 items symptomatiques a \u00e9t\u00e9 soumis \u00e0 des analyses en composantes principales suivies de rotations obliques (Oblimin), en coh\u00e9rence avec l&rsquo;hypoth\u00e8se de dimensions anxieuses corr\u00e9l\u00e9es entre elles. Les donn\u00e9es ont fait \u00e9merger 6 facteurs distincts poss\u00e9dant des valeurs propres sup\u00e9rieures \u00e0 1,0 (crit\u00e8re de Kaiser) et correspondant aux cat\u00e9gories du DSM-IV. Les items pr\u00e9sentant des saturations crois\u00e9es \u00e9lev\u00e9es (&gt; 0,35 sur plusieurs facteurs) ou des saturations primaires insuffisantes (&lt; 0,30) ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9vis\u00e9s ou \u00e9limin\u00e9s, aboutissant \u00e0 la version d\u00e9finitive de 38 items cliniques.<\/p>\n<h3>Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)<\/h3>\n<p>Pour trancher entre plusieurs mod\u00e8les rivaux th\u00e9oriques de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 chez l&rsquo;enfant, Spence (1997) a test\u00e9 plusieurs structures par mod\u00e9lisation d&rsquo;\u00e9quations structurelles (SEM) :<\/p>\n<ul>\n<li><em>Mod\u00e8le 1 :<\/em> Mod\u00e8le unidimensionnel strict (l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 comme construit monolithique indiff\u00e9renci\u00e9).<\/li>\n<li><em>Mod\u00e8le 2 :<\/em> Mod\u00e8le \u00e0 6 facteurs totalement ind\u00e9pendants (non corr\u00e9l\u00e9s).<\/li>\n<li><em>Mod\u00e8le 3 :<\/em> Mod\u00e8le \u00e0 6 facteurs de premier ordre corr\u00e9l\u00e9s entre eux.<\/li>\n<li><em>Mod\u00e8le 4 :<\/em> Mod\u00e8le hi\u00e9rarchique avec 6 facteurs de premier ordre subsum\u00e9s sous un facteur g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de second ordre.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les r\u00e9sultats ont d\u00e9montr\u00e9 de fa\u00e7on non \u00e9quivoque la sup\u00e9riorit\u00e9 statistique des mod\u00e8les 3 et 4 sur les mod\u00e8les 1 et 2. Le mod\u00e8le hi\u00e9rarchique de second ordre (Mod\u00e8le 4) pr\u00e9sentait une excellente ad\u00e9quation aux donn\u00e9es empiriques : ratio \u03c7\u00b2\/dl acceptable, GFI (<em>Goodness-of-Fit Index<\/em>) = 0,92, AGFI = 0,91, et RMSEA = 0,042 (Spence, 1997 ; Spence et al., 2003). Toutes les saturations factorielles des items sur leurs facteurs primaires respectifs \u00e9taient hautement significatives (p &lt; 0,001), avec des coefficients standardis\u00e9s (\u03bb) compris principalement entre 0,45 et 0,75.<\/p>\n<h3>Invariance de mesure transculturelle, d&rsquo;\u00e2ge et de sexe<\/h3>\n<p>Des travaux d&rsquo;envergure internationale ont examin\u00e9 l&rsquo;invariance factorielle de la SCAS \u00e0 travers les cultures et les caract\u00e9ristiques d\u00e9mographiques. Des \u00e9tudes multigroupes (MGCFA) conduites par Spence et ses coll\u00e8gues internationaux (notamment en Australie, en Allemagne, au Japon, aux Pays-Bas, en Chine, au Mexique et dans les pays francophones) ont \u00e9tay\u00e9 l&rsquo;invariance m\u00e9trique et scalaire de la structure \u00e0 6 facteurs. Les poids factoriels et les seuils de r\u00e9ponse se sont av\u00e9r\u00e9s remarquablement stables entre gar\u00e7ons et filles, ainsi qu&rsquo;entre enfants de l&rsquo;\u00e9cole primaire (8-11 ans) et adolescents du premier cycle secondaire (12-15 ans). Ces r\u00e9sultats garantissent que les diff\u00e9rences de scores observ\u00e9es entre sexes (les filles pr\u00e9sentant structurellement des scores moyens plus \u00e9lev\u00e9s que les gar\u00e7ons sur la majorit\u00e9 des sous-\u00e9chelles) refl\u00e8tent de v\u00e9ritables disparit\u00e9s ph\u00e9notypiques d&rsquo;intensit\u00e9 anxieuse plut\u00f4t qu&rsquo;un fonctionnement diff\u00e9rentiel d&rsquo;items (DIF) biais\u00e9 par l&rsquo;instrument.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<p>Le protocole de la SCAS-Child est standardis\u00e9 sous forme d&rsquo;un auto-questionnaire papier-crayon ou num\u00e9rique administrable individuellement ou en groupe.<\/p>\n<h3>Caract\u00e9ristiques techniques<\/h3>\n<ul>\n<li><strong>Type de test :<\/strong> Auto-questionnaire psychom\u00e9trique dimensionnel standardis\u00e9.<\/li>\n<li><strong>Population cible :<\/strong> Enfants et adolescents \u00e2g\u00e9s de 8 \u00e0 15 ans r\u00e9volus.<\/li>\n<li><strong>Nombre total d&rsquo;items :<\/strong> 45 \u00e9l\u00e9ments (44 items quantitatifs ferm\u00e9s + 1 question qualitative ouverte avec filtre dichotomique Oui\/Non).<\/li>\n<li><strong>Format de r\u00e9ponse :<\/strong> \u00c9chelle de fr\u00e9quence ordinale de type Likert \u00e0 4 points :<br \/>\n    \u2022 0 = <em>Jamais<\/em> (Never)<br \/>\n    \u2022 1 = <em>Parfois<\/em> (Sometimes)<br \/>\n    \u2022 2 = <em>Souvent<\/em> (Often)<br \/>\n    \u2022 3 = <em>Toujours<\/em> (Always)<\/li>\n<li><strong>Dur\u00e9e d&rsquo;administration :<\/strong> Environ 10 \u00e0 15 minutes.<\/li>\n<li><strong>Condition d&rsquo;administration :<\/strong> L&rsquo;enfant lit de mani\u00e8re autonome les consignes et les affirmations. Pour les jeunes enfants de 8-9 ans ou pr\u00e9sentant des difficult\u00e9s mineures d&rsquo;apprentissage de la lecture, les items peuvent \u00eatre lus \u00e0 voix haute par le psychologue ou le clinicien de fa\u00e7on neutre.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>R\u00e8gles de cotation et calcul des scores<\/h3>\n<p>La cotation de l&rsquo;instrument est directe : chaque item quantitatif est cod\u00e9 de 0 \u00e0 3 selon l&rsquo;ancrage choisi. Il n&rsquo;y a <strong>aucun item invers\u00e9<\/strong> sur le plan directionnel de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Score total d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 :<\/strong> Somme des 38 items symptomatiques (Score minimal = 0 ; Score maximal = 114). Un score brut \u00e9lev\u00e9 traduit une charge globale et une s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 accrue des sympt\u00f4mes anxieux.<\/li>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelle Anxi\u00e9t\u00e9 de s\u00e9paration (6 items) :<\/strong> Somme des items 5, 8, 12, 15, 16 et 44 (\u00c9tendue : 0 \u00e0 18).<\/li>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelle Phobie sociale (6 items) :<\/strong> Somme des items 6, 7, 9, 10, 29 et 35 (\u00c9tendue : 0 \u00e0 18).<\/li>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelle Trouble obsessionnel-compulsif (6 items) :<\/strong> Somme des items 14, 19, 27, 40, 41 et 42 (\u00c9tendue : 0 \u00e0 18).<\/li>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelle Trouble panique et agoraphobie (9 items) :<\/strong> Somme des items 13, 21, 28, 30, 32, 34, 36, 37 et 39 (\u00c9tendue : 0 \u00e0 27).<\/li>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelle Peur des blessures physiques (5 items) :<\/strong> Somme des items 2, 18, 23, 25 et 33 (\u00c9tendue : 0 \u00e0 15).<\/li>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelle Anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e (6 items) :<\/strong> Somme des items 1, 3, 4, 20, 22 et 24 (\u00c9tendue : 0 \u00e0 18).<\/li>\n<li><strong>Items non cot\u00e9s (Items tampons \/ Fillers) :<\/strong> Les items 11, 17, 26, 31, 38 et 43 ont pour unique fonction de r\u00e9guler la charge \u00e9motionnelle de la passation. Ils <strong>ne sont inclus dans aucun calcul de sous-\u00e9chelle ni dans le score total<\/strong>.<\/li>\n<li><strong>Item ouvert optionnel (Item 45) :<\/strong> Permet \u00e0 l&rsquo;enfant d&rsquo;identifier une phobie idiosyncrasique sp\u00e9cifique non couverte par l&rsquo;\u00e9chelle ferm\u00e9e. Cette donn\u00e9e est qualitative et n&rsquo;impacte pas le score brut quantitatif standardis\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Interpr\u00e9tation clinique et normes<\/h3>\n<p>Les scores bruts (total et sous-\u00e9chelles) doivent \u00eatre convertis en <strong>scores T<\/strong> (moyenne = 50, \u00e9cart-type = 10) et en <strong>rangs centiles<\/strong> \u00e0 l&rsquo;aide des tables de r\u00e9f\u00e9rence normatives ventil\u00e9es selon la tranche d&rsquo;\u00e2ge et le genre biologique (accessibles publiquement sur le site officiel de l&rsquo;auteure) :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Zone sous-clinique \/ Normale :<\/strong> Score T &lt; 60 (inf\u00e9rieur au 84e centile, correspondant \u00e0 moins d&rsquo;un \u00e9cart-type au-dessus de la moyenne normative).<\/li>\n<li><strong>Zone clinique limite \/ \u00c9lev\u00e9e :<\/strong> Score T compris entre 60 et 65 (entre le 84e et le 93e centile, soit 1 \u00e0 1,5 \u00e9cart-type au-dessus de la moyenne). Indique un niveau de d\u00e9tresse m\u00e9ritant une surveillance clinique attentive.<\/li>\n<li><strong>Zone cliniquement significative \/ S\u00e9v\u00e8re :<\/strong> Score T \u2265 65 (sup\u00e9rieur au 93e-95e centile, soit au moins 1,5 \u00e0 2 \u00e9carts-types au-dessus de la moyenne). Sugg\u00e8re fortement la pr\u00e9sence d&rsquo;un trouble anxieux patent au sens du DSM, justifiant un examen p\u00e9dopsychiatrique approfondi.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &#038; Fee and Test Year<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 pour enfants de Spence a \u00e9t\u00e9 formellement introduite dans la litt\u00e9rature scientifique en <strong>1997<\/strong> (\u00e9tude factorielle princeps) et <strong>1998<\/strong> (publication de l&rsquo;instrument valid\u00e9 complet) :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de publication initiale :<\/strong> 1997 \/ 1998.<\/li>\n<li><strong>Droits d&rsquo;auteur et Copyright :<\/strong> \u00a9 Susan H. Spence. Tous droits r\u00e9serv\u00e9s.<\/li>\n<li><strong>Politique d&rsquo;acc\u00e8s et Tarification :<\/strong> Dans le cadre d&rsquo;un engagement philanthropique et acad\u00e9mique exceptionnel en faveur de la sant\u00e9 publique p\u00e9diatrique, Susan H. Spence a plac\u00e9 la SCAS-Child en <strong>acc\u00e8s ouvert (Open Access)<\/strong> pour l&rsquo;usage clinique et la recherche scientifique non commerciale.<\/li>\n<li><strong>Tarifs :<\/strong> Aucun co\u00fbt d&rsquo;utilisation ni redevance de licence (acc\u00e8s gratuit \/ sans frais).<\/li>\n<li><strong>Modalit\u00e9s d&rsquo;obtention :<\/strong> Les formulaires d&rsquo;\u00e9valuation (disponibles en plus de 30 langues, y compris le fran\u00e7ais), les tables de cotation normatives, les guides d&rsquo;interpr\u00e9tation et les versions informatis\u00e9es peuvent \u00eatre t\u00e9l\u00e9charg\u00e9s directement et librement depuis le portail officiel cr\u00e9\u00e9 et administr\u00e9 par l&rsquo;auteure : <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.scaswebsite.com\/\">www.scaswebsite.com<\/a>.<\/li>\n<li><strong>Conditions d&rsquo;utilisation :<\/strong> Toute modification du libell\u00e9 des items, alt\u00e9ration de l&rsquo;ordre ou suppression d&rsquo;items sans autorisation \u00e9crite pr\u00e9alable de la d\u00e9tentrice du copyright est formellement interdite afin de garantir l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 m\u00e9trologique du test. L&rsquo;utilisation dans le cadre d&rsquo;\u00e9tudes commerciales ou d&rsquo;essais cliniques sponsoris\u00e9s par l&rsquo;industrie pharmaceutique n\u00e9cessite une demande d&rsquo;autorisation sp\u00e9cifique via le site institutionnel.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<p>Les publications de r\u00e9f\u00e9rence fondatrices et les \u00e9tudes d&rsquo;\u00e9valuation psychom\u00e9trique de la SCAS sont r\u00e9pertori\u00e9es ci-dessous selon les normes bibliographiques de l&rsquo;APA (7e \u00e9dition) :<\/p>\n<ul>\n<li>Achenbach, T. M. (1991). <em>Manual for the Youth Self-Report and 1991 profile<\/em>. Department of Psychiatry, University of Vermont.<\/li>\n<li>Barlow, D. H. (2000). Unraveling the mysteries of anxiety and its disorders from the perspective of emotion theory. <em>American Psychologist<\/em>, 55(11), 1247\u20131263. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0003-066X.55.11.1247\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0003-066X.55.11.1247<\/a><\/li>\n<li>Barlow, D. H. (2002). <em>Anxiety and its disorders: The nature and treatment of anxiety and panic<\/em> (2nd ed.). Guilford Press.<\/li>\n<li>Clark, L. A., &#038; Watson, D. (1991). Tripartite model of anxiety and depression: Psychometric evidence and taxonomic implications. <em>Journal of Abnormal Psychology<\/em>, 100(3), 316\u2013336. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0021-843X.100.3.316\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0021-843X.100.3.316<\/a><\/li>\n<li>Essau, C. A., Sakano, Y., Ishikawa, S., &#038; Sasagawa, S. (2004). DSM-IV cross-cultural child anxiety: A comparison between German and Japanese children. <em>Journal of Cross-Cultural Psychology<\/em>, 35(6), 639\u2013653. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1177\/0022022104270114\">https:\/\/doi.org\/10.1177\/0022022104270114<\/a><\/li>\n<li>Kagan, J. (1989). Temperamental contributions to social behavior. <em>American Psychologist<\/em>, 44(4), 668\u2013674. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0003-066X.44.4.668\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0003-066X.44.4.668<\/a><\/li>\n<li>March, J. S., Parker, J. D., Sullivan, K., Stallings, P., &#038; Conners, C. K. (1997). The Multidimensional Anxiety Scale for Children (MASC): Factor structure, reliability, and validity. <em>Journal of the American Academy of Child &#038; Adolescent Psychiatry<\/em>, 36(4), 554\u2013565. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1097\/00004583-199704000-00019\">https:\/\/doi.org\/10.1097\/00004583-199704000-00019<\/a><\/li>\n<li>Muris, P., Schmidt, H., &#038; Merckelbach, H. (2000). Correlations among two self-report questionnaires for measuring DSM-defined anxiety disorder symptoms in children: The Spence Children&rsquo;s Anxiety Scale and the Screen for Child Anxiety Related Emotional Disorders. <em>Personality and Individual Differences<\/em>, 28(2), 333\u2013346. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0191-8869(99)00102-6\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0191-8869(99)00102-6<\/a><\/li>\n<li>Nauta, M. H., Scholing, A., Rapee, R. M., Abbott, M., Spence, S. H., &#038; Waters, A. (2004). A parent-report measure of children&rsquo;s anxiety: Psychometric properties of the Spence Children&rsquo;s Anxiety Scale-Parent Version. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 42(7), 813\u2013839. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(03)00200-6\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(03)00200-6<\/a><\/li>\n<li>Rachman, S. (1977). The conditioning theory of fear acquisition: A critical examination. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 15(5), 375\u2013387. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0005-7967(77)90041-9\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/0005-7967(77)90041-9<\/a><\/li>\n<li>Reynolds, C. R., &#038; Richmond, B. O. (1978). What I think and feel: A revised measure of children&rsquo;s manifest anxiety. <em>Journal of Abnormal Child Psychology<\/em>, 6(2), 271\u2013280. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1007\/BF00919131\">https:\/\/doi.org\/10.1007\/BF00919131<\/a><\/li>\n<li>Spence, S. H. (1997). Structure of anxiety symptoms among children: A confirmatory factor-analytic study. <em>Journal of Abnormal Psychology<\/em>, 106(2), 280\u2013297. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0021-843X.106.2.280\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0021-843X.106.2.280<\/a><\/li>\n<li>Spence, S. H. (1998). A measure of anxiety symptoms among children. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 36(5), 545\u2013566. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(98)00034-5\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(98)00034-5<\/a><\/li>\n<li>Spence, S. H., Barrett, P. M., &#038; Turner, C. M. (2003). Psychometric properties of the Spence Children&rsquo;s Anxiety Scale with young adolescents. <em>Journal of Anxiety Disorders<\/em>, 17(6), 605\u2013625. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0887-6185(02)00236-0\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0887-6185(02)00236-0<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<div style=\"padding:16px 20px; background:#ffffff; border-bottom:1px solid #f1f5f9;\">\n<p style=\"margin-top:0; margin-bottom:8px; font-size:14.5px; color:#334155; line-height:1.5;\"><strong>Instructions:<\/strong> Please tap to button to show how often each of these things happen to you. There are no right or wrong answers.<\/p>\n<p style=\"margin:0; font-size:13.5px; color:#64748b;\"><strong>Response Format:<\/strong> 4-point rating scale: 0 = Never, 1 = Sometimes, 2 = Often, 3 = Always<\/p>\n<\/p><\/div>\n<ol style=\"list-style-type:decimal; margin:0; padding:20px 20px 20px 40px; background:#ffffff; line-height:1.8; color:#1e293b; font-size:14px;\">\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I worry about things<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I am scared of the dark<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">When I have a problem, I get a funny feeling in my stomach<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I feel afraid<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I would feel afraid of being on my own at home<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I feel scared when I have to take a test<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I feel afraid if I have to use public toilets or bathrooms<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I worry about being away from my parents<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I feel afraid that I will make a fool of myself in front of people<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I worry that I will do poorly at my school work<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I am popular amongst other kids my own age<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I worry that something awful will happen to someone in my family<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I suddenly feel as if I can&rsquo;t breathe when there is no reason for this<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I have to keep checking that I have done things right (like the switch is off, or the door is locked)<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I feel scared if I have to sleep on my own<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I have trouble going to school in the mornings because I feel sick or nervous<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I am good at sports<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I am scared of dogs<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I can&rsquo;t get bad or silly thoughts out of my head<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">When I have a problem, my heart beats really fast<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I suddenly start to tremble or shake when there is no reason for this<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I worry that something bad will happen to me<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I am scared of going to the doctors or dentists<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">When I have a problem, I feel shaky<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I am scared of being in high places or lifts (elevators)<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I am a good person<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I have to think of special thoughts (like numbers or words) to stop bad things from happening<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I feel scared if I have to travel in the car, or on a bus or a train<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I worry what other people think of me<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I am afraid of being in crowded places (like shopping centres, the movies, buses, busy playgrounds)<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I feel happy<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">All of a sudden I feel really scared for no reason at all<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I am scared of insects or spiders<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I suddenly become dizzy or faint when there is no reason for this<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I feel afraid if I have to talk in front of my class<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">My heart suddenly starts to beat too quickly for no reason<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I worry that I will suddenly get a scared feeling when there is nothing to be afraid of<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I like myself<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I am afraid that I will make a fool of myself in front of people<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I have to do some things over and over again (like washing my hands, cleaning or putting things in a certain order)<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I get bothered by bad or silly thoughts or pictures in my head<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I have to do some things in just the right way to stop bad things happening<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I am proud of my school work<\/li>\n<li style=\"padding-bottom:10px;\">I would feel scared if I had to stay away from home overnight<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 pour enfants de Spence &#8211; 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