{"id":18131,"date":"2026-10-16T12:07:52","date_gmt":"2026-10-16T12:07:52","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/echelle-de-phobie-sociale-sps-2\/"},"modified":"2026-10-16T12:07:52","modified_gmt":"2026-10-16T12:07:52","slug":"echelle-de-phobie-sociale-sps-2","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=echelle-de-phobie-sociale-sps-2","title":{"rendered":"\u00c9chelle de Phobie Sociale (SPS)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>\u00c9chelle de Phobie Sociale<\/strong> (en anglais, <em>Social Phobia Scale<\/em> ou <strong>SPS<\/strong>) est un instrument psychom\u00e9trique d&rsquo;auto-\u00e9valuation con\u00e7u \u00e0 l&rsquo;origine par les chercheurs australiens Richard P. Mattick et J. Christopher Clarke \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1980 et valid\u00e9 formellement dans leur article s\u00e9minal publi\u00e9 en 1998. \u00c9labor\u00e9e conjointement avec l&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;Anxi\u00e9t\u00e9 en Interaction Sociale (<em>Social Interaction Anxiety Scale<\/em>, SIAS), la SPS a \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifiquement con\u00e7ue pour isoler et mesurer l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 li\u00e9e \u00e0 l&rsquo;observation ou \u00e0 l&rsquo;examen par autrui (<em>scrutiny fear<\/em>). Cet instrument \u00e9value la d\u00e9tresse \u00e9prouv\u00e9e par un individu lors de l&rsquo;ex\u00e9cution de t\u00e2ches motrices ou d&rsquo;activit\u00e9s quotidiennes de routine sous le regard r\u00e9el ou potentiel d&rsquo;autres personnes, telles que manger, boire, \u00e9crire, parler en public ou manipuler des objets dans un environnement social.<\/p>\n<p>Le questionnaire est compos\u00e9 de <strong>20 items<\/strong> cot\u00e9s sur une \u00e9chelle de Likert en 5 points allant de 0 (\u00ab Pas du tout caract\u00e9ristique ou vrai pour moi \u00bb) \u00e0 4 (\u00ab Extr\u00eamement caract\u00e9ristique ou vrai pour moi \u00bb), g\u00e9n\u00e9rant un score total brut variant de 0 \u00e0 80. Des scores plus \u00e9lev\u00e9s refl\u00e8tent des niveaux d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 d&rsquo;observation plus prononc\u00e9s et une propension accrue \u00e0 l&rsquo;\u00e9vitement comportemental et \u00e0 l&rsquo;hyperfocalisation attentionnelle sur les manifestations somatiques visibles du stress (tremblements, rougissement, sudation, maladresse motrice).<\/p>\n<p>Sur le plan psychom\u00e9trique, la SPS pr\u00e9sente d&rsquo;excellentes qualit\u00e9s de fid\u00e9lit\u00e9 et de validit\u00e9 d\u00e9montr\u00e9es au travers de multiples populations cliniques et non cliniques internationales. Les analyses de coh\u00e9rence interne rapportent syst\u00e9matiquement un coefficient alpha de Cronbach sup\u00e9rieur \u00e0 0,89, atteignant fr\u00e9quemment 0,94 dans les cohortes diagnostiqu\u00e9es avec un <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Trouble_anxi%C3%A9t%C3%A9_sociale\">trouble anxi\u00e9t\u00e9 sociale<\/a> (TAS). La stabilit\u00e9 temporelle test-retest est robuste, oscillant entre 0,91 \u00e0 quatre semaines et 0,93 \u00e0 douze semaines. Sa validit\u00e9 convergente est \u00e9tay\u00e9e par des corr\u00e9lations fortes avec d&rsquo;autres \u00e9chelles d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 d&rsquo;\u00e9valuation telles que la <em>Fear of Negative Evaluation Scale<\/em> (FNES), tandis que sa validit\u00e9 discriminante permet de la diff\u00e9rencier nettement de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Agoraphobie\">agoraphobie<\/a>, de la d\u00e9pression majeure et des phobies sp\u00e9cifiques. Largement reconnue en recherche translationnelle et en pratique clinique cognitive et comportementale, la SPS demeure un \u00e9talon-or pour quantifier la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des peurs d&rsquo;observation et \u00e9valuer la r\u00e9ponse th\u00e9rapeutique aux interventions pharmacologiques et psychoth\u00e9rapeutiques.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>\u00c9chelle de Phobie Sociale, Social Phobia Scale, SPS, anxi\u00e9t\u00e9 d&rsquo;observation, anxi\u00e9t\u00e9 de performance, trouble anxi\u00e9t\u00e9 sociale, psychom\u00e9trie, \u00e9valuation cognitive et comportementale, Richard P. Mattick, validit\u00e9 transculturelle, coh\u00e9rence interne, peur du regard d&rsquo;autrui.<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00c9chelle de Phobie Sociale a \u00e9t\u00e9 conceptualis\u00e9e, op\u00e9rationnalis\u00e9e et valid\u00e9e par deux psychologues cliniciens et chercheurs de premier plan rattach\u00e9s \u00e0 la Facult\u00e9 de M\u00e9decine et \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole de Psychologie de l&rsquo;Universit\u00e9 de Nouvelle-Galles du Sud (<em>University of New South Wales<\/em> &#8211; UNSW) \u00e0 Sydney, Australie :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Richard P. Mattick, Ph.D.<\/strong> : Professeur \u00e9m\u00e9rite en psychologie clinique et recherche en sant\u00e9 publique \u00e0 la Facult\u00e9 de M\u00e9decine de l&rsquo;Universit\u00e9 de Nouvelle-Galles du Sud (UNSW Sydney, Australie), et ancien directeur ex\u00e9cutif du <em>National Drug and Alcohol Research Centre<\/em> (NDARC). Ses travaux pionniers portent sur la nosologie des troubles anxieux, la m\u00e9thodologie psychom\u00e9trique et les d\u00e9pendances. Courriel acad\u00e9mique institutionnel : <a href=\"mailto:r.mattick@unsw.edu.au\">r.mattick@unsw.edu.au<\/a>.<\/li>\n<li><strong>J. Christopher Clarke, Ph.D.<\/strong> : Psychologue clinicien et chercheur en psychologie comportementale, ancien membre du corps professoral du D\u00e9partement de Psychologie de l&rsquo;Universit\u00e9 de Nouvelle-Galles du Sud et consultant aupr\u00e8s de l&rsquo;Unit\u00e9 des Troubles Anxieux de l&rsquo;H\u00f4pital St Vincent \u00e0 Sydney. Il est reconnu pour ses travaux th\u00e9oriques sur le conditionnement, l&rsquo;apprentissage de la peur et les th\u00e9rapies d&rsquo;exposition.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Leur collaboration a permis de combler un vide m\u00e9thodologique majeur dans la nosographie psychiatrique des ann\u00e9es 1980 et 1990, en cr\u00e9ant conjointement la SPS et la SIAS afin de fournir aux cliniciens et aux chercheurs un diptyque \u00e9valuatif capable de dissocier les diff\u00e9rentes facettes de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale telles que d\u00e9finies dans le <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.psychiatry.org\/psychiatrists\/practice\/dsm\">Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux<\/a> (DSM-III-R, DSM-IV, et DSM-5).<\/p>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif principal de l&rsquo;\u00c9chelle de Phobie Sociale (SPS) est d&rsquo;offrir une mesure quantitative, standardis\u00e9e et sensible aux changements de la peur sp\u00e9cifique d&rsquo;\u00eatre observ\u00e9, examin\u00e9 ou scrut\u00e9 par autrui (<em>scrutiny fear<\/em>) pendant la r\u00e9alisation d&rsquo;activit\u00e9s quotidiennes courantes. Au moment de sa cr\u00e9ation par Mattick et Clarke, les instruments existants \u2014 tels que la <em>Social Avoidance and Distress Scale<\/em> (SADS) et la <em>Fear of Negative Evaluation Scale<\/em> (FNES) de Watson et Friend (1969) \u2014 mesuraient l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale comme un construit global et monolithique, sans distinguer la d\u00e9tresse \u00e9prouv\u00e9e lors des interactions interpersonnelles dynamiques de celle \u00e9prouv\u00e9e lors de situations d&rsquo;observation passive ou de performance motrice publique.<\/p>\n<p>Sur le plan clinique, la SPS remplit plusieurs fonctions diagnostiques et th\u00e9rapeutiques indispensables :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>D\u00e9pistage et \u00e9valuation diagnostique diff\u00e9rentielle :<\/strong> L&rsquo;\u00e9chelle permet de d\u00e9tecter la pr\u00e9sence et l&rsquo;intensit\u00e9 des peurs d&rsquo;observation caract\u00e9ristiques du trouble anxi\u00e9t\u00e9 sociale, en particulier chez les patients souffrant de la forme dite \u00ab de performance uniquement \u00bb (sp\u00e9cificateur retenu dans le DSM-5). Elle aide \u00e0 discriminer la phobie sociale d&rsquo;autres entit\u00e9s nosologiques telles que l&rsquo;agoraphobie (o\u00f9 la peur dans les transports ou les foules est li\u00e9e \u00e0 l&rsquo;impossibilit\u00e9 de s&rsquo;\u00e9chapper ou d&rsquo;obtenir du secours plut\u00f4t qu&rsquo;\u00e0 la honte du regard d&rsquo;autrui) ou le trouble panique.<\/li>\n<li><strong>Caract\u00e9risation ph\u00e9notypique fine :<\/strong> Utilis\u00e9e en compl\u00e9ment de la SIAS, la SPS permet d&rsquo;\u00e9tablir un profil individualis\u00e9 des craintes du patient. Un individu peut pr\u00e9senter une anxi\u00e9t\u00e9 minimale lors d&rsquo;une conversation en t\u00eate-\u00e0-t\u00eate (score SIAS faible) tout en \u00e9prouvant une angoisse paralysante \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;\u00e9crire sous le regard d&rsquo;un coll\u00e8gue, de manger au restaurant ou de payer en esp\u00e8ces \u00e0 la caisse (score SPS tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9).<\/li>\n<li><strong>Suivi de la progression th\u00e9rapeutique (mesure de l&rsquo;efficacit\u00e9) :<\/strong> En raison de son format d&rsquo;auto-\u00e9valuation court et sensible, la SPS est fr\u00e9quemment administr\u00e9e avant, pendant et apr\u00e8s des cycles de th\u00e9rapie cognitive et comportementale (TCC), d&rsquo;exposition gradu\u00e9e <em>in vivo<\/em>, ou d&rsquo;essais cliniques pharmacologiques (e.g., inhibiteurs s\u00e9lectifs de la recapture de la s\u00e9rotonine). Une diminution statistiquement et cliniquement significative du score total refl\u00e8te directement la r\u00e9duction de l&rsquo;\u00e9vitement comportemental et de l&rsquo;hyperr\u00e9activit\u00e9 somatosensorielle.<\/li>\n<li><strong>Recherche translationnelle et exp\u00e9rimentale :<\/strong> En neurosciences affectives et en psychopathologie exp\u00e9rimentale, la SPS sert de variable continue robuste pour stratifier des groupes de participants selon leur niveau de vuln\u00e9rabilit\u00e9 au jugement social lors de paradigmes d&rsquo;imagerie par r\u00e9sonance magn\u00e9tique fonctionnelle (IRMf), d&rsquo;\u00e9lectroenc\u00e9phalographie (EEG) ou de tests de stress social standardis\u00e9s comme le <em>Trier Social Stress Test<\/em> (TSST).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Le construit mesur\u00e9 par la SPS est l&rsquo;<strong>anxi\u00e9t\u00e9 d&rsquo;examen ou d&rsquo;observation sociale<\/strong> (<em>scrutiny anxiety<\/em>). Ce construit se distingue conceptuellement de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 d&rsquo;interaction sociale en ce qu&rsquo;il ne requiert pas un \u00e9change verbal r\u00e9ciproque ou un engagement relationnel bidirectionnel. Il implique la conviction anxiog\u00e8ne que des observateurs ext\u00e9rieurs scrutent attentivement le sujet et sont susceptibles de rep\u00e9rer des signes visibles de faiblesse, de maladresse ou de perte de contr\u00f4le, conduisant \u00e0 une \u00e9valuation n\u00e9gative, au ridicule ou au rejet social.<\/p>\n<p>Ce construit central se d\u00e9ploie \u00e0 travers plusieurs dimensions comportementales et cognitives \u00e9troitement intriqu\u00e9es :<\/p>\n<h3>1. La peur de la visibilit\u00e9 des sympt\u00f4mes somatiques<\/h3>\n<p>Une composante majeure de la SPS concerne l&rsquo;angoisse que des manifestations physiques incontr\u00f4lables du syst\u00e8me nerveux autonome ne soient remarqu\u00e9es par autrui. Les individus phobiques sociaux d\u00e9veloppent une attention auto-focalis\u00e9e intense sur leurs r\u00e9ponses physiologiques. Les items de la SPS ciblent particuli\u00e8rement :<\/p>\n<ul>\n<li><em>Les tremblements moteurs :<\/em> Peur que les mains ou la t\u00eate ne tremblent lors de l&rsquo;ex\u00e9cution d&rsquo;une action sous le regard d&rsquo;autrui (ex. : items 7, 12 et 16). La crainte sous-jacente est que ces secousses motrices trahissent une anxi\u00e9t\u00e9 honteuse ou une incapacit\u00e9 physique.<\/li>\n<li><em>Le rougissement (\u00e9rythrophobie) :<\/em> Crainte pathologique de rougir en pr\u00e9sence d&rsquo;autres personnes (item 5), per\u00e7ue comme un aveu involontaire et imm\u00e9diatement visible de vuln\u00e9rabilit\u00e9 ou de culpabilit\u00e9.<\/li>\n<li><em>La d\u00e9faillance corporelle visible :<\/em> Peur panique de para\u00eetre faible, malade ou de s&rsquo;\u00e9vanouir devant des t\u00e9moins (item 9), ou de perdre le contr\u00f4le de soi en public (item 14 de la liste source).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>2. L&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 li\u00e9e aux gestes moteurs du quotidien et \u00e0 la manipulation d&rsquo;objets<\/h3>\n<p>La SPS op\u00e9rationnalise l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 qui perturbe l&rsquo;ex\u00e9cution de gestes moteurs ordinaires lorsque ceux-ci deviennent le centre pr\u00e9sum\u00e9 de l&rsquo;attention d&rsquo;autrui. En situation de solitude, ces gestes sont totalement automatis\u00e9s ; sous observation, ils subissent une d\u00e9-automatisation cognitive d\u00e9l\u00e9t\u00e8re :<\/p>\n<ul>\n<li><em>\u00c9crire en public :<\/em> L&rsquo;incapacit\u00e9 ou l&rsquo;angoisse de signer un ch\u00e8que, de remplir un formulaire ou de prendre des notes devant des t\u00e9moins (item 1).<\/li>\n<li><em>Manger et boire (d\u00e9l\u00e9tion motrice orofaciale) :<\/em> L&rsquo;angoisse de porter une fourchette ou un verre \u00e0 sa bouche sans renverser le contenu (items 10, 11, 14 et 17 de la liste source\/valid\u00e9e). Cette crainte peut mener \u00e0 un \u00e9vitement complet des d\u00e9jeuners professionnels, des restaurants ou des r\u00e9ceptions.<\/li>\n<li><em>Manipuler des outils ou de l&rsquo;argent :<\/em> Le sentiment de maladresse en donnant de l&rsquo;argent de la main \u00e0 la main \u00e0 un guichetier ou un caissier (item 10) ou en utilisant des outils manuels tels qu&rsquo;un marteau ou un tournevis devant des tiers (item 15).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>3. La conscience de soi en milieu public et la claustrophobie du regard<\/h3>\n<p>Le construit int\u00e8gre \u00e9galement le sentiment d&rsquo;\u00eatre \u00ab en vitrine \u00bb, expos\u00e9 de mani\u00e8re inconfortable dans des environnements publics non interactifs :<\/p>\n<ul>\n<li><em>L&rsquo;exposition dans les espaces confin\u00e9s ou partag\u00e9s :<\/em> \u00catre assis face \u00e0 d&rsquo;autres voyageurs dans le bus ou le train (item 8), emprunter un ascenseur, ou entrer dans une pi\u00e8ce o\u00f9 l&rsquo;assistance est d\u00e9j\u00e0 assise (item 6).<\/li>\n<li><em>Le sentiment de conspicuit\u00e9 (\u00eatre remarqu\u00e9) :<\/em> Avoir l&rsquo;impression que les passants vous d\u00e9visagent dans la rue (item 4) ou se sentir anormalement visible en faisant la queue (item 13\/source).<\/li>\n<li><em>L&rsquo;inhibition dans les toilettes publiques (parur\u00e9sie) :<\/em> La difficult\u00e9 ou l&rsquo;impossibilit\u00e9 d&rsquo;uriner dans des toilettes publiques en raison de la pr\u00e9sence r\u00e9elle ou suppos\u00e9e d&rsquo;autrui (item 2), un tableau sp\u00e9cifique classique du trouble anxi\u00e9t\u00e9 sociale.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>Le d\u00e9veloppement de la Social Phobia Scale s&rsquo;inscrit au carrefour des mod\u00e8les cognitifs contemporains de la phobie sociale et des th\u00e9ories comportementales de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 d&rsquo;\u00e9valuation. L&rsquo;ancrage paradigmatique repose principalement sur les th\u00e9ories cognitives de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale formul\u00e9es par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/David_M._Clark\">David M. Clark<\/a> et Adrian Wells (1995), ainsi que par Ronald M. Rapee et Richard G. Heimberg (1997).<\/p>\n<h3>1. Le mod\u00e8le cognitif de Clark et Wells (1995)<\/h3>\n<p>Selon Clark et Wells, lorsqu&rsquo;un individu socialement phobique entre dans une situation sociale o\u00f9 il craint d&rsquo;\u00eatre observ\u00e9, une s\u00e9rie de croyances dysfonctionnelles sous-jacentes s&rsquo;activent (e.g., \u00ab Je dois absolument para\u00eetre calme et comp\u00e9tent \u00bb, \u00ab Si les gens voient mes mains trembler, ils vont penser que je suis incomp\u00e9tent ou fou \u00bb). L&rsquo;activation de ces croyances d\u00e9clenche une cascade de r\u00e9ponses anxiog\u00e8nes :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>D\u00e9calage vers une attention auto-focalis\u00e9e (<em>self-focused attention<\/em>) :<\/strong> Le sujet cesse de traiter les signaux environnementaux objectifs et oriente la quasi-totalit\u00e9 de ses ressources attentionnelles sur l&rsquo;observation de son propre corps et de ses performances motrices.<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;observateur interne et l&rsquo;inf\u00e9rence par le ressenti :<\/strong> L&rsquo;individu construit une repr\u00e9sentation mentale visuelle de lui-m\u00eame du point de vue d&rsquo;un observateur externe (la \u00ab perspective observateur \u00bb par opposition \u00e0 la \u00ab perspective champ \u00bb). D\u00e8s qu&rsquo;il ressent une acc\u00e9l\u00e9ration cardiaque ou une l\u00e9g\u00e8re tension musculaire, il d\u00e9duit erron\u00e9ment que son anxi\u00e9t\u00e9 est \u00e9clatante et visible aux yeux de tous (\u00ab Je me sens maladroit, donc je parais affreusement raide et ridicule \u00bb). Les items 3, 11 et 18 de la SPS capturent directement ce biais cognitif fondamental.<\/li>\n<li><strong>Comportements de s\u00e9curit\u00e9 (<em>safety behaviors<\/em>) :<\/strong> Pour pr\u00e9venir la catastrophe sociale anticip\u00e9e, le sujet adopte des strat\u00e9gies compensatoires qui, paradoxalement, aggravent le probl\u00e8me (serrer fermement sa tasse pour ne pas trembler, ce qui intensifie la contraction musculaire et les secousses ; porter des v\u00eatements amples ou sombres pour cacher la sueur).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>2. Le mod\u00e8le de Rapee et Heimberg (1997)<\/h3>\n<p>Le mod\u00e8le int\u00e9gratif de Rapee et Heimberg postule que l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de performance sociale r\u00e9sulte d&rsquo;une comparaison continue entre la <em>norme per\u00e7ue exig\u00e9e par le public<\/em> et l&rsquo;<em>\u00e9valuation que le sujet fait de sa propre performance<\/em>. Le phobique social estime que les exigences de l&rsquo;auditoire sont excessivement \u00e9lev\u00e9es et rigides, tout en sous-estimant dramatiquement ses propres capacit\u00e9s de ma\u00eetrise motrice ou sociale. Dans la SPS, cette dynamique est illustr\u00e9e par l&rsquo;anticipation permanente d&rsquo;un \u00e9chec fonctionnel \u00e9l\u00e9mentaire (renverser un verre, item 17 ; b\u00e9gayer ou ne plus pouvoir articuler, item 20).<\/p>\n<h3>3. La distinction conceptuelle entre anxi\u00e9t\u00e9 de performance et d&rsquo;interaction<\/h3>\n<p>Sur le plan nosologique, Mattick et Clarke ont formalis\u00e9 l&rsquo;hypoth\u00e8se th\u00e9orique selon laquelle le trouble anxi\u00e9t\u00e9 sociale est bidimensionnel. Alors que l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 d&rsquo;interaction (mesur\u00e9e par la SIAS) rel\u00e8ve des dynamiques d&rsquo;affiliation, de r\u00e9ciprocit\u00e9 verbale et de statut social lors de rencontres conversationnelles, l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 d&rsquo;observation (mesur\u00e9e par la SPS) rel\u00e8ve de la vuln\u00e9rabilit\u00e9 li\u00e9e \u00e0 l&rsquo;exposition physique et motrice passive. Cette distinction a depuis \u00e9t\u00e9 valid\u00e9e par la recherche neurobiologique, montrant que les t\u00e2ches de type observation publique activent de mani\u00e8re pr\u00e9dominante l&rsquo;axe hypothalamo-hypophyso-surr\u00e9nalien et une r\u00e9activit\u00e9 sympathique autonome intense chez les individus pr\u00e9sentant une symptomatologie SPS \u00e9lev\u00e9e.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00c9chelle de Phobie Sociale a fait l&rsquo;objet d&rsquo;\u00e9valuations psychom\u00e9triques exhaustives \u00e0 travers le monde, confirmant sa remarquable validit\u00e9 de construit, convergente, discriminante et pr\u00e9dictive.<\/p>\n<h3>1. Validit\u00e9 convergente<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 convergente de la SPS a \u00e9t\u00e9 initialement d\u00e9montr\u00e9e par Mattick et Clarke (1998) au moyen de corr\u00e9lations statistiques fortes et significatives avec les instruments classiques \u00e9valuant l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale :<\/p>\n<ul>\n<li>Une corr\u00e9lation de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,66\">$r = 0,66$<\/span> \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,72\">$r = 0,72$<\/span> avec la <em>Fear of Negative Evaluation Scale<\/em> (FNES ; Watson &amp; Friend, 1969).<\/li>\n<li>Une corr\u00e9lation de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,55\">$r = 0,55$<\/span> \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,69\">$r = 0,69$<\/span> avec la <em>Social Avoidance and Distress Scale<\/em> (SADS ; Watson &amp; Friend, 1969).<\/li>\n<li>Une corr\u00e9lation substantielle mais mod\u00e9r\u00e9e (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,53\">$r = 0,53$<\/span> \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,72\">$r = 0,72$<\/span>) avec l&rsquo;\u00e9chelle s\u0153ur SIAS, d\u00e9montrant qu&rsquo;elles mesurent deux construits apparent\u00e9s mais distincts de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale globale.<\/li>\n<li>Des corr\u00e9lations mod\u00e9r\u00e9es avec l&rsquo;Inventaire d&rsquo;Anxi\u00e9t\u00e9 Trait de Spielberger (STAI-T, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r \\approx 0,45\">$r \\approx 0,45$<\/span> \u00e0 $0,55$), attestant que la SPS ne se r\u00e9duit pas \u00e0 une mesure d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale non diff\u00e9renci\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>2. Validit\u00e9 discriminante<\/h3>\n<p>La SPS d\u00e9montre une capacit\u00e9 exceptionnelle \u00e0 discriminer les patients souffrant de phobie sociale des sujets sains et des patients pr\u00e9sentant d&rsquo;autres troubles psychiatriques :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Diff\u00e9renciation clinique \/ non clinique :<\/strong> Dans l&rsquo;\u00e9tude princeps de Mattick et Clarke (1998), le groupe de patients diagnostiqu\u00e9s avec une phobie sociale (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n = 243\">$n = 243$<\/span>) pr\u00e9sentait un score moyen de $40,0$ (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"ET = 16,0\">$ET = 16,0$<\/span>), contrastant nettement avec le score moyen de la population communautaire adulte (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n = 315\">$n = 315$<\/span>) qui s&rsquo;\u00e9levait \u00e0 seulement $13,6$ (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"ET = 10,0\">$ET = 10,0$<\/span>) et celui des \u00e9tudiants universitaires (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n = 345\">$n = 345$<\/span>) \u00e0 $14,4$ (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"ET = 11,2\">$ET = 11,2$<\/span>). La taille d&rsquo;effet mesur\u00e9e par le <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"d\">$d$<\/span> de Cohen d\u00e9passe largement $1,50$.<\/li>\n<li><strong>Discrimination nosologique :<\/strong> La SPS s\u00e9pare avec succ\u00e8s les patients atteints de phobie sociale de ceux souffrant d&rsquo;agoraphobie (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n = 46\">$n = 46$<\/span>, score moyen de $24,1$, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"ET = 15,2\">$ET = 15,2$<\/span>) et de phobies sp\u00e9cifiques simples (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n = 21\">$n = 21$<\/span>, score moyen de $14,9$, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"ET = 13,8\">$ET = 13,8$<\/span>). Les patients agoraphobes peuvent redouter les situations de foule mais n&rsquo;obtiennent pas les scores \u00e9lev\u00e9s typiques de la phobie sociale sur les items sp\u00e9cifiques \u00e0 l&rsquo;observation corporelle et motrice (manger, boire, \u00e9crire).<\/li>\n<li>Des corr\u00e9lations faibles \u00e0 mod\u00e9r\u00e9es avec le <em>Beck Depression Inventory<\/em> (BDI, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r \\approx 0,30\">$r \\approx 0,30$<\/span> \u00e0 $0,40$) confirment que l&rsquo;instrument est largement pr\u00e9serv\u00e9 du biais d&rsquo;affect n\u00e9gatif g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 propre aux \u00e9tats d\u00e9pressifs.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>3. Validit\u00e9 pr\u00e9dictive et sensibilit\u00e9 au changement<\/h3>\n<p>La SPS pr\u00e9sente une sensibilit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e aux effets des th\u00e9rapeutiques valid\u00e9es. Dans de nombreux essais cliniques randomis\u00e9s contr\u00f4l\u00e9s \u00e9valuant l&rsquo;efficacit\u00e9 de la TCC et des inhibiteurs de recapture de la s\u00e9rotonine (ISRS), les scores \u00e0 la SPS diminuent de fa\u00e7on spectaculaire et pr\u00e9disent la r\u00e9mission clinique d\u00e9finie par l&rsquo;\u00e9chelle d&rsquo;impression clinique globale (CGI). De plus, les \u00e9tudes de validit\u00e9 \u00e9cologique montrent que les scores \u00e0 la SPS pr\u00e9disent le comportement r\u00e9el d&rsquo;\u00e9vitement et l&rsquo;\u00e9l\u00e9vation du rythme cardiaque lors d&rsquo;un test de simulation de prise de parole ou de repas sous cam\u00e9ra.<\/p>\n<h3>4. Validit\u00e9 transculturelle<\/h3>\n<p>La SPS a \u00e9t\u00e9 traduite et valid\u00e9e dans de nombreuses langues, notamment en fran\u00e7ais (Pelissolo et al., 2000), en espagnol, en japonais, en turc et en portugais. La version fran\u00e7aise valid\u00e9e par Pelissolo et ses collaborateurs a confirm\u00e9 les qualit\u00e9s m\u00e9trologiques originales aupr\u00e8s de cohortes francophones, reproduisant fid\u00e8lement la structure des scores et les niveaux de discrimination entre patients et t\u00e9moins.<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;\u00c9chelle de Phobie Sociale a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie \u00e0 l&rsquo;aide des indices de coh\u00e9rence interne et des analyses de reproductibilit\u00e9 temporelle test-retest les plus rigoureux.<\/p>\n<h3>1. Coh\u00e9rence interne<\/h3>\n<p>Les estimations de la consistance interne de la SPS r\u00e9v\u00e8lent une homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 remarquable des 20 items constitutifs :<\/p>\n<ul>\n<li>Dans l&rsquo;\u00e9chantillon clinique original de Mattick et Clarke (1998), le coefficient <strong>alpha de Cronbach<\/strong> (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\u0007lpha\">$\u0007lpha$<\/span>) s&rsquo;\u00e9levait \u00e0 <strong>0,89<\/strong> pour les patients phobiques sociaux.<\/li>\n<li>Dans les \u00e9chantillons non cliniques (\u00e9tudiants et grand public), l&rsquo;alpha atteignait des valeurs comprises entre <strong>0,91<\/strong> et <strong>0,94<\/strong>.<\/li>\n<li>Des \u00e9tudes ind\u00e9pendantes ult\u00e9rieures (e.g., Heimberg et al., 1992 ; Carleton et al., 2009) ont syst\u00e9matiquement rapport\u00e9 des coefficients om\u00e9ga de McDonald (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\omega\">$\\omega$<\/span>) et des alphas de Cronbach oscillant entre <strong>0,90<\/strong> et <strong>0,95<\/strong>, garantissant l&rsquo;absence d&rsquo;items redondants parasites ou divergents.<\/li>\n<li>Les corr\u00e9lations item-total corrig\u00e9es s&rsquo;\u00e9chelonnent majoritairement entre $0,45$ et $0,75$, confirmant que chaque item contribue significativement et de mani\u00e8re congruente \u00e0 la mesure du construit global.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>2. Fid\u00e9lit\u00e9 test-retest (stabilit\u00e9 temporelle)<\/h3>\n<p>La stabilit\u00e9 des scores dans le temps en l&rsquo;absence d&rsquo;intervention th\u00e9rapeutique atteste que la SPS \u00e9value une caract\u00e9ristique relativement stable (un trait phobique social) plut\u00f4t qu&rsquo;un \u00e9tat \u00e9motionnel transitoire :<\/p>\n<ul>\n<li>\u00c0 un intervalle de <strong>4 semaines<\/strong>, Mattick et Clarke ont document\u00e9 un coefficient de corr\u00e9lation test-retest de <strong><span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,91\">$r = 0,91$<\/span><\/strong> (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p &lt; 0,001\">$p &lt; 0,001$<\/span>) aupr\u00e8s d&rsquo;un \u00e9chantillon d&rsquo;\u00e9tudiants.<\/li>\n<li>\u00c0 un intervalle de <strong>12 semaines<\/strong>, la fid\u00e9lit\u00e9 test-retest s&rsquo;est maintenue \u00e0 un niveau exceptionnel de <strong><span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,93\">$r = 0,93$<\/span><\/strong> (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p &lt; 0,001\">$p &lt; 0,001$<\/span>).<\/li>\n<li>Sur des listes d&rsquo;attente cliniques de 8 \u00e0 12 semaines sans traitement, les coefficients de corr\u00e9lation intraclasse (ICC) demeurent sup\u00e9rieurs \u00e0 0,85, d\u00e9montrant une tr\u00e8s faible variance d&rsquo;erreur de mesure al\u00e9atoire dans le temps.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>3. Erreur standard de mesure (SEM) et diff\u00e9rence minimale importante<\/h3>\n<p>L&rsquo;erreur standard de mesure (SEM) de la SPS est estim\u00e9e \u00e0 environ 3,5 \u00e0 4,2 points sur l&rsquo;\u00e9chelle globale de 80 points. Par cons\u00e9quent, une variation de score sup\u00e9rieure \u00e0 8 points lors d&rsquo;une r\u00e9\u00e9valuation clinique post-th\u00e9rapeutique d\u00e9passe l&rsquo;intervalle de confiance \u00e0 95 % de l&rsquo;erreur de mesure pure et peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un changement fiable et cliniquement significatif (<em>Reliable Change Index<\/em>, RCI).<\/p>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>La structure dimensionnelle de la Social Phobia Scale a fait l&rsquo;objet d&rsquo;intenses d\u00e9bats psychom\u00e9triques dans la litt\u00e9rature, opposant le mod\u00e8le unidimensionnel originel \u00e0 des mod\u00e8les multidimensionnels hi\u00e9rarchiques ou trifactoriels.<\/p>\n<h3>1. Mod\u00e8le unidimensionnel original (Mattick &amp; Clarke, 1998)<\/h3>\n<p>Lors de la phase initiale de conception de l&rsquo;\u00e9chelle, les auteurs ont conduit des analyses factorielles exploratoires (AFE) en composantes principales suivies de rotations orthogonales et obliques. Mattick et Clarke ont conclu \u00e0 l&rsquo;existence d&rsquo;un <strong>facteur dominant unique<\/strong> rendant compte d&rsquo;une part substantielle de la variance totale expliqu\u00e9e (souvent plus de 40 \u00e0 45 %). Les saturations factorielles de l&rsquo;ensemble des 20 items sur ce facteur g\u00e9n\u00e9ral de \u00ab peur d&rsquo;examen\/observation \u00bb \u00e9taient particuli\u00e8rement \u00e9lev\u00e9es, s&rsquo;\u00e9chelonnant pour la plupart entre $0,50$ et $0,82$. Sur cette base, l&rsquo;utilisation d&rsquo;un score composite global unique a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9conis\u00e9e et adopt\u00e9e en clinique.<\/p>\n<h3>2. Mod\u00e8les multifactoriels (Safren et al., 1998 ; Habke et al., 1997)<\/h3>\n<p>Des analyses factorielles confirmatoires (AFC) ult\u00e9rieures men\u00e9es sur des cohortes cliniques de plus grande envergure ont toutefois d\u00e9montr\u00e9 qu&rsquo;une structure \u00e0 <strong>trois facteurs corr\u00e9l\u00e9s<\/strong> offrait des indices d&rsquo;ad\u00e9quation sup\u00e9rieurs au mod\u00e8le unidimensionnel strict (RMSEA &lt; 0,06, CFI &gt; 0,93, TLI &gt; 0,92) :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Facteur 1 : Peur d&rsquo;\u00eatre observ\u00e9 en train de manger ou de boire (<em>Eating and Drinking<\/em>) :<\/strong> Regroupe les items portant sur l&rsquo;ingestion d&rsquo;aliments et de boissons en public (items 10, 11, 14, 17 de la source).<\/li>\n<li><strong>Facteur 2 : Peur de manifester des sympt\u00f4mes somatiques visibles (<em>Noticeable Physical Symptoms<\/em>) :<\/strong> Comprend les items relatifs aux tremblements des mains ou de la t\u00eate, au rougissement, au risque d&rsquo;\u00e9vanouissement ou \u00e0 la perte de contr\u00f4le (items 5, 7, 9, 12, 16).<\/li>\n<li><strong>Facteur 3 : Peur d&rsquo;\u00eatre scrut\u00e9 dans les lieux publics \/ sentiment de visibilit\u00e9 (<em>Public Scrutiny \/ Conspicuousness<\/em>) :<\/strong> Compos\u00e9 des items \u00e9valuant le malaise dans les transports en commun, dans une file d&rsquo;attente, en marchant dans la rue ou en entrant dans une pi\u00e8ce bond\u00e9e (items 4, 6, 8, 13).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>3. Mod\u00e9lisation bifactorielle et th\u00e9orie de r\u00e9ponse aux items (TRI)<\/h3>\n<p>Les \u00e9tudes m\u00e9thodologiques contemporaines utilisant des analyses bifactorielles ont largement r\u00e9concili\u00e9 ces deux approches. Elles d\u00e9montrent l&rsquo;existence d&rsquo;un <strong>facteur g\u00e9n\u00e9ral puissant (G-factor)<\/strong> d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 d&rsquo;observation qui capte plus de 80 % de la variance commune (om\u00e9gas hi\u00e9rarchiques <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\omega_h &gt; 0,80\">$\\omega_h &gt; 0,80$<\/span>), tandis que les trois sous-facteurs sp\u00e9cifiques ne captent qu&rsquo;une variance r\u00e9siduelle mineure. Ces r\u00e9sultats confirment empiriquement que le score total de 0 \u00e0 80 demeure la m\u00e9trique la plus valide et robuste pour la pratique clinique et la recherche, m\u00eame si l&rsquo;examen qualitatif des trois sous-domaines conserve un int\u00e9r\u00eat ind\u00e9niable pour le ciblage individualis\u00e9 des s\u00e9ances d&rsquo;exposition en TCC.<\/p>\n<p>Les analyses selon la th\u00e9orie de r\u00e9ponse aux items (TRI, mod\u00e8les de Graded Response Model) ont par ailleurs confirm\u00e9 que les items ciblant les tremblements visibles (items 7, 12, 16) et la peur d&rsquo;\u00e9crire en public (item 1) offrent les param\u00e8tres de discrimination (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"a\">$a$<\/span>) les plus \u00e9lev\u00e9s et fournissent une quantit\u00e9 d&rsquo;information maximale pour les niveaux moyens \u00e0 \u00e9lev\u00e9s de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 du trait latent ($\theta$).<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Nom complet de l&rsquo;instrument :<\/strong> \u00c9chelle de Phobie Sociale (<em>Social Phobia Scale<\/em> &#8211; SPS).<\/li>\n<li><strong>Auteurs concepteurs :<\/strong> Richard P. Mattick et J. Christopher Clarke (1998).<\/li>\n<li><strong>Format d&rsquo;administration :<\/strong> Auto-questionnaire papier-crayon ou informatis\u00e9\/en ligne.<\/li>\n<li><strong>Dur\u00e9e moyenne de passation :<\/strong> Environ 5 \u00e0 8 minutes.<\/li>\n<li><strong>Nombre d&rsquo;items :<\/strong> 20 items standardis\u00e9s formul\u00e9s \u00e0 la premi\u00e8re personne du singulier.<\/li>\n<li><strong>Format de r\u00e9ponse (\u00e9chelle de Likert en 5 points) :<\/strong>\n<ul>\n<li><strong>0<\/strong> = <em>Not at all characteristic or true of me<\/em> (Pas du tout caract\u00e9ristique ou vrai pour moi)<\/li>\n<li><strong>1<\/strong> = <em>Slightly characteristic or true of me<\/em> (L\u00e9g\u00e8rement caract\u00e9ristique ou vrai pour moi)<\/li>\n<li><strong>2<\/strong> = <em>Moderately characteristic or true of me<\/em> (Mod\u00e9r\u00e9ment caract\u00e9ristique ou vrai pour moi)<\/li>\n<li><strong>3<\/strong> = <em>Very characteristic or true of me<\/em> (Tr\u00e8s caract\u00e9ristique ou vrai pour moi)<\/li>\n<li><strong>4<\/strong> = <em>Extremely characteristic or true of me<\/em> (Extr\u00eamement caract\u00e9ristique ou vrai pour moi)<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>R\u00e8gles de cotation et inversion :<\/strong>\n<ul>\n<li>Tous les items sont cot\u00e9s positivement dans le sens direct de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 (de 0 \u00e0 4).<\/li>\n<li>Il n&rsquo;y a <strong>aucun item invers\u00e9<\/strong>.<\/li>\n<li>Le score total brut est obtenu par la somme arithm\u00e9tique directe des 20 items.<\/li>\n<li>L&rsquo;\u00e9tendue du score total brut est de <strong>0 \u00e0 80<\/strong>.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Seuils diagnostiques et interpr\u00e9tation des scores :<\/strong>\n<ul>\n<li><strong>Score de 0 \u00e0 18 :<\/strong> Niveau normal ou minime d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 d&rsquo;observation (repr\u00e9sentatif de la population communautaire g\u00e9n\u00e9rale sans psychopathologie).<\/li>\n<li><strong>Score de 19 \u00e0 25 :<\/strong> Anxi\u00e9t\u00e9 d&rsquo;observation l\u00e9g\u00e8re \u00e0 mod\u00e9r\u00e9e ; vigilance clinique recommand\u00e9e lors de situations de performance cibl\u00e9es.<\/li>\n<li><strong>Score de 26 et plus (Seuil clinique usuel) :<\/strong> Niveau d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 d&rsquo;observation s\u00e9v\u00e8re, hautement pr\u00e9dictif d&rsquo;un diagnostic formel de trouble anxi\u00e9t\u00e9 sociale (phobie sociale) selon les crit\u00e8res du DSM-5. Un score <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"ge 24-26\">$ge 24-26$<\/span> optimise la sensibilit\u00e9 (environ 80-85 %) et la sp\u00e9cificit\u00e9 (environ 85-90 %) pour identifier les cas cliniques.<\/li>\n<li><strong>Score sup\u00e9rieur \u00e0 40 :<\/strong> Anxi\u00e9t\u00e9 d&rsquo;examen majeure et invalidante (correspondant \u00e0 la moyenne observ\u00e9e chez les patients phobiques sociaux admis en clinique sp\u00e9cialis\u00e9e), associ\u00e9e \u00e0 des conduites d&rsquo;\u00e9vitement massives et un handicap psychosocial marqu\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Normes percentiles de Mattick et Clarke (1998) :<\/strong>\n<ul>\n<li>\u00c9chantillon communautaire adulte (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n = 315\">$n = 315$<\/span>) : Moyenne = $13,6$ (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"ET = 10,0\">$ET = 10,0$<\/span>). Un score de 14 correspond au 50e percentile de la population g\u00e9n\u00e9rale.<\/li>\n<li>\u00c9chantillon clinique avec phobie sociale (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"n = 243\">$n = 243$<\/span>) : Moyenne = $40,0$ (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"ET = 16,0\">$ET = 16,0$<\/span>). Un score de 40 correspond au 50e percentile du groupe clinique de r\u00e9f\u00e9rence.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &amp; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de d\u00e9veloppement et de publication de r\u00e9f\u00e9rence :<\/strong> D\u00e9velopp\u00e9 et exp\u00e9riment\u00e9 \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1980 ; publication d\u00e9finitive des normes et validations en <strong>1998<\/strong>.<\/li>\n<li><strong>Statut des droits d&rsquo;auteur et accessibilit\u00e9 :<\/strong> La Social Phobia Scale est une \u00e9chelle du <strong>domaine public acad\u00e9mique<\/strong> pour la recherche clinique et l&rsquo;usage diagnostique non commercial. L&rsquo;article original a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 dans la revue scientifique <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.sciencedirect.com\/journal\/behaviour-research-and-therapy\">Behaviour Research and Therapy<\/a>, \u00e9dit\u00e9e par Elsevier Science Ltd.<\/li>\n<li><strong>Frais d&rsquo;utilisation (Tarifs) :<\/strong> L&rsquo;utilisation de l&rsquo;instrument est <strong>enti\u00e8rement gratuite<\/strong> pour les psychologues, psychiatres, chercheurs et \u00e9tudiants dans le cadre de leurs travaux universitaires, de leurs protocoles de recherche institutionnels ou de leurs consultations cliniques de routine. Aucune redevance ni co\u00fbt par passation n&rsquo;est exig\u00e9.<\/li>\n<li><strong>Directives de reproduction :<\/strong> La reproduction des items \u00e0 des fins de recherche ou d&rsquo;\u00e9valuation clinique est autoris\u00e9e sous r\u00e9serve de citer scrupuleusement l&rsquo;article princeps de Mattick et Clarke (1998). Toute exploitation commerciale logicielle ou inclusion dans une batterie payante propri\u00e9taire requiert l&rsquo;autorisation explicite pr\u00e9alable des d\u00e9tenteurs l\u00e9gaux des droits \u00e9ditoriaux.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<ul>\n<li>Baker, S. L., Heinrichs, N., Kim, H. J., &amp; Hofmann, S. G. (2002). The Social Phobia Scale and the Social Interaction Anxiety Scale: An evaluation of the central postures and psychometric properties. <em>Journal of Anxiety Disorders<\/em>, 16(5), 483-498. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0887-6185(02)00171-8\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0887-6185(02)00171-8<\/a><\/li>\n<li>Carleton, R. N., Collimore, K. C., Asmundson, G. J., McCabe, R. E., Rowa, K., &amp; Antony, M. M. (2009). Refining and validating the Social Phobia Scale and the Social Interaction Anxiety Scale. <em>Depression and Anxiety<\/em>, 26(2), E71-E81. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1002\/da.20480\">https:\/\/doi.org\/10.1002\/da.20480<\/a><\/li>\n<li>Clark, D. M., &amp; Wells, A. (1995). A cognitive model of social phobia. In R. G. Heimberg, M. R. Liebowitz, D. A. Hope, &amp; F. R. Schneier (Eds.), <em>Social phobia: Diagnosis, assessment, and treatment<\/em> (pp. 69-93). The Guilford Press.<\/li>\n<li>Habke, A. M., Hewitt, P. L., Norton, G. R., &amp; Asmundson, G. J. (1997). The Social Phobia and Social Interaction Anxiety Scales: An exploration of the dimensions of social anxiety and sex differences in psychopathology and personality characteristics. <em>Personality and Individual Differences<\/em>, 23(1), 61-73. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0191-8869(97)00025-6\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0191-8869(97)00025-6<\/a><\/li>\n<li>Heimberg, R. G., Mueller, G. P., Holt, C. S., Hope, D. A., &amp; Liebowitz, M. R. (1992). Assessment of anxiety in social situations and social interaction: The Social Phobia Scale and the Social Interaction Anxiety Scale. <em>Journal of Psychopathology and Behavioral Assessment<\/em>, 14(1), 63-73. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1007\/BF00965174\">https:\/\/doi.org\/10.1007\/BF00965174<\/a><\/li>\n<li>Mattick, R. P., &amp; Clarke, J. C. (1998). Development and validation of measures of social phobia scrutiny fear and social interaction anxiety. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 36(4), 455-470. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(97)10031-6\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(97)10031-6<\/a><\/li>\n<li>Pelissolo, A., Andr\u00e9, C., Pujol, H., Yao, S. N., Servant, D., Braconnier, A., L\u00e9pine, J. P., &amp; Loo, H. (2000). Validation de la version fran\u00e7aise de deux \u00e9chelles d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale : l&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;Anxi\u00e9t\u00e9 en Interaction Sociale (SIAS) et l&rsquo;\u00c9chelle de Phobie Sociale (SPS). <em>L&rsquo;Enc\u00e9phale<\/em>, 26(5), 45-52.<\/li>\n<li>Peters, L. (2000). Discriminant validity of the Social Phobia and Anxiety Inventory (SPAI), the Social Phobia Scale (SPS) and the Social Interaction Anxiety Scale (SIAS). <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 38(9), 943-950. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(99)00131-X\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(99)00131-X<\/a><\/li>\n<li>Rapee, R. M., &amp; Heimberg, R. G. (1997). A cognitive-behavioral model of anxiety in social phobia. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 35(8), 741-756. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(97)00022-3\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(97)00022-3<\/a><\/li>\n<li>Safren, S. A., Turk, C. L., &amp; Heimberg, R. G. (1998). Factor structure of the Social Phobia Scale and the Social Interaction Anxiety Scale. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 36(4), 443-453. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(98)00032-1\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(98)00032-1<\/a><\/li>\n<li>Watson, D., &amp; Friend, R. (1969). Measurement of social-evaluative anxiety. <em>Journal of Consulting and Clinical Psychology<\/em>, 33(4), 448-457. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/h0027806\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/h0027806<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p><strong>Instructions:<\/strong> For each item, please indicate the degree to which you feel the statement is characteristic or true for you.<\/p>\n<p><strong>Response Scale:<\/strong> 5-point Likert scale: 0 = Not at all characteristic or true of me, 1 = Slightly characteristic or true of me, 2 = Moderately characteristic or true of me, 3 = Very characteristic or true of me, 4 = Extremely characteristic or true of me<\/p>\n<ol style=\"padding-left: 20px; line-height: 1.8;\">\n<li>I become anxious if I have to write in front of other people.<\/li>\n<li>I become self-conscious when using public toilets.<\/li>\n<li>I can suddenly become aware of my own voice and of others listening to me.<\/li>\n<li>I get nervous that people are staring at me as I walk down the street.<\/li>\n<li>I fear I may blush when I am with others.<\/li>\n<li>I feel self-conscious if I have to enter a room where others are already seated.<\/li>\n<li>I worry about shaking or trembling when I&rsquo;m watched by other people.<\/li>\n<li>I would get nervous if I had to sit facing other people on a bus or a train.<\/li>\n<li>I get panicky that others might see me to be faint, or sick or ill.<\/li>\n<li>I would feel awkward and tense if I had to put the money into a teller&rsquo;s hand in a bank.<\/li>\n<li>I feel nervous that other people will think that I appear clumsy, or awkward or stiff.<\/li>\n<li>I worry that I would not be able to use a spoon and fork, or knife, without shaking, in front of other people.<\/li>\n<li>I would feel self-conscious if I had to pass people in a cinema, in a theatre, or in a queue.<\/li>\n<li>I feel self-conscious if I eat or drink in front of people in a restaurant.<\/li>\n<li>I get self-conscious when I have to use hand tools in front of people, e.g. hammers or screwdrivers.<\/li>\n<li>I worry that my head or my hands might shake when I am with others.<\/li>\n<li>I would feel worried or panicky if I was to spill a drink in front of others.<\/li>\n<li>I worry that other people may think I look nervous.<\/li>\n<li>I would feel awkward and tense if I had to show people round my home.<\/li>\n<li>I find it difficult to speak in front of people, or in a meeting.<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u00c9chelle de Phobie Sociale (SPS) de Mattick et Clarke est un instrument psychom\u00e9trique de r\u00e9f\u00e9rence \u00e9valuant l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 d&rsquo;observation et la peur d&rsquo;\u00eatre scrut\u00e9 par autrui lors d&rsquo;activit\u00e9s quotidiennes.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[3,2,1089],"tags":[28493,63,1658,1257,1743,289],"class_list":["post-18131","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-psychologie-clinique","category-psychometrie","category-troubles-anxieux","tag-anxiete-dobservation","tag-evaluation-psychologique","tag-mattick-et-clarke","tag-phobie-sociale","tag-sps","tag-tcc"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/18131","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=18131"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/18131\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=18131"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=18131"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=18131"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}