{"id":17685,"date":"2026-10-15T18:20:14","date_gmt":"2026-10-15T18:20:14","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/matrice-q-array-marks\/"},"modified":"2026-10-15T18:20:14","modified_gmt":"2026-10-15T18:20:14","slug":"matrice-q-array-marks","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=matrice-q-array-marks","title":{"rendered":"Matrice Q"},"content":{"rendered":"<h2>R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n<p>La <strong>Matrice Q<\/strong> (originellement d\u00e9sign\u00e9e sous le terme anglophone <em>Q Array<\/em>) est un instrument psychom\u00e9trique d\u00e9velopp\u00e9 en 1961 par le psychologue clinicien <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Philip_A._Marks\">Philip A. Marks<\/a>. Con\u00e7u initialement au sein de centres d&rsquo;orientation et de guidance pour enfants (<em>child guidance clinics<\/em>), cet outil d&rsquo;\u00e9valuation clinique standardis\u00e9 a \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9 pour op\u00e9rationnaliser, quantifier et comparer les caract\u00e9ristiques de la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Personnalit%C3%A9\">personnalit\u00e9<\/a> et les manifestations psychopathologiques tant chez les enfants et adolescents consultants que chez leurs parents (principalement les m\u00e8res). L&rsquo;instrument repose m\u00e9thodologiquement sur les principes de la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/M%C3%A9thodologie_Q\">m\u00e9thodologie Q<\/a> formalis\u00e9e par William Stephenson, employant une technique de classement forc\u00e9 par cartes (<em>Q-sort<\/em>).<\/p>\n<p>Le corpus final comprend pr\u00e9cis\u00e9ment <strong>135 items<\/strong> formul\u00e9s sous forme d&rsquo;\u00e9nonc\u00e9s cliniques descriptifs, rigoureusement s\u00e9lectionn\u00e9s par une \u00e9quipe multidisciplinaire \u00e0 partir d&rsquo;un ensemble initial d&rsquo;environ 2&nbsp;000 items issus de la litt\u00e9rature psychiatrique, des dossiers cliniques et d&rsquo;outils diagnostiques contemporains. Sur le plan structural, la composition de l&rsquo;\u00e9chelle se distingue par une r\u00e9partition \u00e9pist\u00e9mologique sophistiqu\u00e9e : environ <strong>75&nbsp;% des items sont ph\u00e9notypiques<\/strong> (d\u00e9crivant des comportements directement observables, des plaintes symptomatiques manifestes et des styles d&rsquo;interaction sociale), tandis que <strong>25&nbsp;% des items sont g\u00e9notypiques<\/strong> (capturant des inf\u00e9rences psychodynamiques profondes, des structures organisationnelles sous-jacentes du Moi et des m\u00e9canismes de d\u00e9fense inconscients). De surcro\u00eet, 25&nbsp;% des \u00e9nonc\u00e9s d\u00e9crivent des caract\u00e9ristiques non pathologiques, incluant 18&nbsp;% de descripteurs d&rsquo;ajustement optimal et 7&nbsp;% d&rsquo;\u00e9nonc\u00e9s strictement neutres, permettant ainsi d&rsquo;\u00e9viter le biais d&rsquo;\u00e9valuation exclusivement d\u00e9ficitaire.<\/p>\n<p>Sur le plan psychom\u00e9trique, la Matrice Q pr\u00e9sente une structure ipsative qui contraint les \u00e9valuateurs (psychiatres, psychologues cliniciens, travailleurs sociaux psychiatriques) \u00e0 ordonner les cartes selon une distribution quasi-normale pr\u00e9d\u00e9termin\u00e9e. Cette approche neutralise les biais de halo, d&rsquo;indulgence ou de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de l&rsquo;observateur. Bien que l&rsquo;\u00e9tude princeps de Marks (1961) privil\u00e9gie la fid\u00e9lit\u00e9 inter-juges calcul\u00e9e par corr\u00e9lations d&rsquo;ordre et l&rsquo;accord diagnostique plut\u00f4t que les m\u00e9triques classiques de coh\u00e9rence interne (inapplicables au sens strict aux classements ipsatifs sans ajustement math\u00e9matique), l&rsquo;outil d\u00e9montre une excellente validit\u00e9 clinique de contenu, une grande sensibilit\u00e9 diff\u00e9rentielle et une capacit\u00e9 remarquable \u00e0 objectiver les profils de personnalit\u00e9 au cours du processus d&rsquo;\u00e9valuation diagnostique en p\u00e9dopsychiatrie.<\/p>\n<h2>Mots-cl\u00e9s<\/h2>\n<p>Matrice Q, Q-sort, Philip A. Marks, guidance infantile, personnalit\u00e9, p\u00e9dopsychiatrie, psychom\u00e9trie ipsative, \u00e9valuation clinique, m\u00e9canismes de d\u00e9fense, force du Moi, nosologie p\u00e9diatrique, relations parent-enfant, m\u00e9thodologie Q, observation standardis\u00e9e.<\/p>\n<h2>Auteurs<\/h2>\n<p>L&rsquo;instrument a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u, d\u00e9velopp\u00e9 et valid\u00e9 par le professeur <strong>Philip A. Marks<\/strong>. Durant la r\u00e9alisation de ces travaux princeps, le Dr Marks exer\u00e7ait en tant que psychologue clinicien et chercheur rattach\u00e9 aux d\u00e9partements de psychiatrie et de psychologie de centres hospitalo-universitaires et de cliniques de p\u00e9dopsychiatrie (<em>Child Guidance Centers<\/em>) aux \u00c9tats-Unis, notamment en collaboration avec l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/University_of_Kansas\">Universit\u00e9 du Kansas<\/a> et ult\u00e9rieurement l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/University_of_Minnesota\">Universit\u00e9 du Minnesota<\/a>. Philip A. Marks est internationalement reconnu dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;\u00e9valuation psychologique pour ses contributions pionni\u00e8res \u00e0 l&rsquo;interpr\u00e9tation actuarielle du <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Minnesota_Multiphasic_Personality_Inventory\">MMPI (Minnesota Multiphasic Personality Inventory)<\/a> chez les adolescents et les adultes, notamment \u00e0 travers ses c\u00e9l\u00e8bres manuels de profils cod\u00e9s (<em>Marks and Seeman MMPI codebook<\/em>).<\/p>\n<p>Dans le cadre du d\u00e9veloppement de la Matrice Q, Marks a coordonn\u00e9 une vaste \u00e9quipe clinique pluridisciplinaire comprenant des psychiatres de l&rsquo;enfant, des psychologues cliniciens sp\u00e9cialis\u00e9s dans le testing projectif et objectif, ainsi que des travailleurs sociaux en sant\u00e9 mentale p\u00e9diatrique (<em>psychiatric social workers<\/em>). Cette approche collaborative visait \u00e0 garantir que le vocabulaire et les nuances s\u00e9miologiques int\u00e9gr\u00e9s dans le jeu d&rsquo;items refl\u00e8tent fid\u00e8lement les pr\u00e9occupations diagnostiques, pronostiques et th\u00e9rapeutiques de l&rsquo;ensemble des professionnels impliqu\u00e9s dans la prise en charge m\u00e9dico-psychologique.<\/p>\n<h2>Objectif<\/h2>\n<p>La Matrice Q a \u00e9t\u00e9 construite pour r\u00e9pondre \u00e0 un d\u00e9fi m\u00e9thodologique majeur auquel se heurtaient les cliniques de guidance infantile dans les ann\u00e9es 1950 et 1960 : l&rsquo;absence d&rsquo;un langage standardis\u00e9, objectif et quantitativement exploitable permettant de synth\u00e9tiser les observations cliniques complexes recueillies au fil des consultations p\u00e9diatriques et parentales. Traditionnellement, les bilans diagnostiques reposaient sur des narrations textuelles exhaustives mais subjectives, largement d\u00e9pendantes du cadre th\u00e9orique de chaque clinicien et difficilement comparables entre praticiens ou entre \u00e9tapes du traitement.<\/p>\n<p>L&rsquo;objectif primordial de la Matrice Q est de fournir une mesure standardis\u00e9e de la personnalit\u00e9 globale et de l&rsquo;adaptation psychologique applicable simultan\u00e9ment \u00e0 deux populations cibles interd\u00e9pendantes en consultation p\u00e9dopsychiatrique :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Les enfants et adolescents consultants<\/strong> : afin de cartographier la constellation unique de leurs sympt\u00f4mes comportementaux, de leur d\u00e9tresse \u00e9motionnelle, de leur fonctionnement cognitif, de leur r\u00e9gulation affective et de l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 de leurs m\u00e9canismes de d\u00e9fense psychologique.<\/li>\n<li><strong>Les parents (particuli\u00e8rement les m\u00e8res)<\/strong> : afin d&rsquo;\u00e9valuer le profil caract\u00e9rologique parental, les attitudes \u00e9ducatives, les traits n\u00e9vrotiques ou psychopathiques potentiels, et l&rsquo;impact dynamique de la personnalit\u00e9 des g\u00e9niteurs sur l&rsquo;\u00e9tiologie et le maintien des troubles chez l&rsquo;enfant.<\/li>\n<\/ul>\n<p>En pratique clinique et de recherche, la Matrice Q poursuit plusieurs vocations sp\u00e9cifiques :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>L&rsquo;objectivation de l&rsquo;accord diagnostique interprofessionnel<\/strong> : en demandant ind\u00e9pendamment au psychiatre, au psychologue et au travailleur social de trier les 135 items pour un m\u00eame cas clinique, l&rsquo;outil permet de quantifier math\u00e9matiquement (via des coefficients de corr\u00e9lation de Pearson) le degr\u00e9 de convergence des impressions cliniques entre membres de l&rsquo;\u00e9quipe m\u00e9dico-psychologique.<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;\u00e9valuation actuarielle et le pronostic clinique<\/strong> : plusieurs items sp\u00e9cifiques \u00e9valuent explicitement la r\u00e9ceptivit\u00e9 aux interpr\u00e9tations pr\u00e9coces en th\u00e9rapie (item 100), le pronostic global favorable (item 90) et l&rsquo;existence d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments positifs et de ressources adaptatives dans le dossier (item 89).<\/li>\n<li><strong>La mesure du changement th\u00e9rapeutique<\/strong> : l&rsquo;outil peut \u00eatre administr\u00e9 avant, pendant et apr\u00e8s psychoth\u00e9rapie ou intervention familiale pour mesurer quantitativement la r\u00e9organisation structurelle de la personnalit\u00e9, la maturation du surmoi ou l&rsquo;assouplissement des d\u00e9fenses.<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;analyse des configurations dyadiques et familiales<\/strong> : en corr\u00e9lant le profil Q de la m\u00e8re avec celui de son enfant, les chercheurs peuvent explorer les patrons de projection, de conflit de d\u00e9pendance ou d&rsquo;identification pathog\u00e8ne au sein du syst\u00e8me familial.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>Construit psychologique<\/h2>\n<p>Le construit mesur\u00e9 par la Matrice Q est la <strong>personnalit\u00e9 globale multidimensionnelle<\/strong>, englobant les registres de la psychopathologie clinique, du fonctionnement du Moi (<em>ego functioning<\/em>), des dynamiques intrapsychiques et de l&rsquo;adaptation psychosociale. L&rsquo;originalit\u00e9 conceptuelle de l&rsquo;outil r\u00e9side dans son architecture tripartite et multiniveau, structur\u00e9e autour de plusieurs polarit\u00e9s th\u00e9oriques majeures :<\/p>\n<h3>1. La polarit\u00e9 Ph\u00e9notypique versus G\u00e9notypique<\/h3>\n<p>Marks a sciemment calibr\u00e9 l&rsquo;instrument pour concilier l&rsquo;observation comportementale objective et l&rsquo;interpr\u00e9tation psychanalytique des profondeurs :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Items ph\u00e9notypiques (75&nbsp;% de l&rsquo;instrument)<\/strong> : Ces items portent sur les comportements publiquement observables, les plaintes somatiques explicites, les conduites verbales et le tempo moteur. Les exemples incluent : <em>\u00ab Se plaint de faiblesse ou se fatigue facilement \u00bb<\/em> (item 9), <em>\u00ab A un tempo personnel rapide : pense, parle, bouge \u00e0 un rythme acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 \u00bb<\/em> (item 14), <em>\u00ab Est prompt \u00e0 la dispute \/ querelleur \u00bb<\/em> (item 37), ou <em>\u00ab Manifeste des comportements mani\u00e9r\u00e9s (tapoter sur la table, se ronger les ongles, se frotter les mains) \u00bb<\/em> (item 114). Ces descripteurs permettent une fid\u00e9lit\u00e9 d&rsquo;observation maximale entre \u00e9valuateurs ind\u00e9pendants.<\/li>\n<li><strong>Items g\u00e9notypiques (25&nbsp;% de l&rsquo;instrument)<\/strong> : Ces descripteurs requi\u00e8rent un niveau d&rsquo;inf\u00e9rence clinique plus \u00e9lev\u00e9 concernant la dynamique pulsionnelle et structurelle sous-jacente. L&rsquo;outil int\u00e8gre explicitement des formulations nosologiques formelles : <em>\u00ab Le g\u00e9notype pr\u00e9sente des traits psychopathiques \u00bb<\/em> (item 79), <em>\u00ab Le g\u00e9notype pr\u00e9sente des traits schizo\u00efdes \u00bb<\/em> (item 80), <em>\u00ab Le g\u00e9notype pr\u00e9sente des traits hyst\u00e9ro\u00efdes \u00bb<\/em> (item 81), <em>\u00ab Le g\u00e9notype pr\u00e9sente des traits parano\u00efaques \u00bb<\/em> (item 82), ou <em>\u00ab Le g\u00e9notype pr\u00e9sente des traits obsessionnels-compulsifs \u00bb<\/em> (item 83). D&rsquo;autres items g\u00e9notypiques explorent les conflits inconscients tels que les <em>\u00ab Probl\u00e8mes \u0153dipiens non r\u00e9solus \u00bb<\/em> (item 94) ou le <em>\u00ab Conflit int\u00e9rieur relatif \u00e0 la sexualit\u00e9 \u00bb<\/em> (item 43).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>2. Le spectre Pathologie \u2013 Adaptation Optimale<\/h3>\n<p>Afin d&rsquo;\u00e9viter le pi\u00e8ge r\u00e9ducteur des nosologies psychiatriques classiques qui n&rsquo;\u00e9valuent que la pathologie en n\u00e9gligeant les forces du patient, 25&nbsp;% des \u00e9nonc\u00e9s de la Matrice Q d\u00e9crivent des caract\u00e9ristiques positives ou neutres :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Adaptation optimale (18&nbsp;% des items)<\/strong> : Descripteurs de sant\u00e9 mentale positive, de force du Moi et de maturit\u00e9 relationnelle, tels que : <em>\u00ab Fait preuve d&rsquo;un bon ajustement h\u00e9t\u00e9rosexuel \u00bb<\/em> (item 19), <em>\u00ab Se comporte avec pr\u00e9venance envers autrui \u00bb<\/em> (item 36), <em>\u00ab Poss\u00e8de un syst\u00e8me de d\u00e9fenses du Moi r\u00e9silient : dispose d&rsquo;une marge de s\u00e9curit\u00e9 d&rsquo;int\u00e9gration et d&rsquo;un contr\u00f4le de soi ad\u00e9quat \u00bb<\/em> (item 64), <em>\u00ab Est capable de percevoir les sentiments d&rsquo;autrui : est une personne intuitive et empathique \u00bb<\/em> (item 76), et <em>\u00ab Pr\u00e9sente une force du Moi \u00e9lev\u00e9e \u00bb<\/em> (item 130).<\/li>\n<li><strong>\u00c9nonc\u00e9s neutres (7&nbsp;% des items)<\/strong> : Caract\u00e9ristiques stylistiques ou d&rsquo;habitudes qui ne portent pas en elles-m\u00eames de valeur p\u00e9jorative ou adaptative marqu\u00e9e, telles que la valorisation des biens mat\u00e9riels (item 65) ou l&rsquo;\u00e9valuation de soi et d&rsquo;autrui selon des normes conventionnelles (item 12).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>3. Les registres des m\u00e9canismes de d\u00e9fense et du contr\u00f4le des impulsions<\/h3>\n<p>La Matrice Q op\u00e9rationnalise de mani\u00e8re exhaustive le r\u00e9pertoire freudien et post-freudien des m\u00e9canismes d\u00e9fensifs :<\/p>\n<ul>\n<li><em>Passage \u00e0 l&rsquo;acte (acting out)<\/em> (item 45 et item 113)<\/li>\n<li><em>R\u00e9gression<\/em> (item 47)<\/li>\n<li><em>Projection<\/em> (item 54)<\/li>\n<li><em>Rationalisation<\/em> (item 58)<\/li>\n<li><em>Surcontr\u00f4le vs Sous-contr\u00f4le des impulsions<\/em> : L&rsquo;outil explore la r\u00e9gulation pulsionnelle \u00e0 travers des items comme le surcontr\u00f4le excessif (item 60 : <em>\u00ab Tend vers un surcontr\u00f4le des besoins et impulsions&#8230; retarde inutilement les gratifications \u00bb<\/em>) oppos\u00e9 au sous-contr\u00f4le (item 105 : <em>\u00ab Sous-contr\u00f4le ses propres impulsions : agit sans r\u00e9flexion ni d\u00e9lib\u00e9ration suffisantes \u00bb<\/em>).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>Cadre th\u00e9orique<\/h2>\n<p>Le d\u00e9veloppement de la Matrice Q s&rsquo;ancre \u00e0 la crois\u00e9e de deux paradigmes fondamentaux de l&rsquo;histoire de la psychologie clinique du XXe si\u00e8cle : la <strong>psychologie psychanalytique du Moi (<em>Ego Psychology<\/em>)<\/strong> et la <strong>m\u00e9thodologie Q de Stephenson<\/strong>, tout en s&rsquo;inscrivant dans la tradition historique du <em>Child Guidance Movement<\/em>.<\/p>\n<h3>1. La psychologie psychanalytique du Moi<\/h3>\n<p>Durant les ann\u00e9es 1940 \u00e0 1960, la psychiatrie infantile am\u00e9ricaine \u00e9tait profond\u00e9ment influenc\u00e9e par les th\u00e9ories de <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Anna_Freud\">Anna Freud<\/a>, <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Heinz_Hartmann\">Heinz Hartmann<\/a> et David Rapaport. Selon cette perspective, l&rsquo;\u00e9valuation diagnostique ne doit pas se limiter au rep\u00e9rage des conflits pulsionnels (le \u00c7a), mais doit imp\u00e9rativement cartographier l&rsquo;autonomie du Moi, la flexibilit\u00e9 ou la rigidit\u00e9 des m\u00e9canismes d\u00e9fensifs, l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 du Surmoi (item 102) et la capacit\u00e9 d&rsquo;adaptation \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 ext\u00e9rieure (item 106). La Matrice Q op\u00e9rationnalise cette vision en int\u00e9grant des concepts cl\u00e9s tels que l&rsquo;<em>insight<\/em> diagnostique (item 18), la vuln\u00e9rabilit\u00e9 au stress (item 63) et les b\u00e9n\u00e9fices secondaires des sympt\u00f4mes (item 66).<\/p>\n<h3>2. La m\u00e9thodologie Q de William Stephenson<\/h3>\n<p>Con\u00e7ue par le physicien et psychologue <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/William_Stephenson_(psychologist)\">William Stephenson<\/a> (1953), la m\u00e9thodologie Q a r\u00e9volutionn\u00e9 l&rsquo;\u00e9tude de la subjectivit\u00e9 humaine en inversant la matrice factorielle traditionnelle de Spearman : au lieu d&rsquo;analyser les corr\u00e9lations entre variables mesur\u00e9es sur un large \u00e9chantillon d&rsquo;individus (technique R), la technique Q analyse les corr\u00e9lations entre <em>personnes<\/em> (ou entre \u00e9valuations d&rsquo;une m\u00eame personne) \u00e0 travers un ensemble \u00e9tendu d&rsquo;items (technique Q). Cette approche repose sur l&rsquo;<strong>\u00e9valuation ipsative<\/strong> : chaque \u00e9nonc\u00e9 est pond\u00e9r\u00e9 relativement \u00e0 tous les autres \u00e9nonc\u00e9s pour un m\u00eame sujet donn\u00e9, ce qui refl\u00e8te l&rsquo;organisation interne holistique de la personnalit\u00e9 plut\u00f4t qu&rsquo;un positionnement interindividuel isol\u00e9 trait par trait.<\/p>\n<p>Dans la lign\u00e9e des travaux pionniers men\u00e9s \u00e0 l&rsquo;Institut d&rsquo;\u00e9valuation et de recherche sur la personnalit\u00e9 (IPAR) de l&rsquo;Universit\u00e9 de Californie \u00e0 Berkeley, notamment par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Jack_Block_(psychologist)\">Jack Block<\/a> (d\u00e9veloppeur du c\u00e9l\u00e8bre <em>California Q-Set<\/em> ou CAQ), Marks a appliqu\u00e9 ces principes m\u00e9trologiques au contexte de la guidance p\u00e9diatrique. Le recours \u00e0 un tri forc\u00e9 quasi-normal permet de standardiser m\u00e9triquement l&rsquo;impression clinique d&rsquo;un observateur, \u00e9liminant les biais statistiques usuels des \u00e9chelles de Likert classiques (tels que la tendance centrale ou l&rsquo;extr\u00e9misme de r\u00e9ponse).<\/p>\n<h2>Validit\u00e9<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9valuation de la validit\u00e9 d&rsquo;un ensemble Q-sort diff\u00e8re substantiellement de celle des questionnaires psychom\u00e9triques traditionnels en raison de la nature ipsative des scores. Dans la monographie de 1961, Marks a d\u00e9ploy\u00e9 une m\u00e9thodologie rigoureuse pour asseoir la validit\u00e9 empirique de l&rsquo;instrument :<\/p>\n<h3>1. Validit\u00e9 de contenu<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 de contenu a \u00e9t\u00e9 garantie par une proc\u00e9dure d&rsquo;\u00e9chantillonnage s\u00e9mantique et clinique exhaustive. Le pool initial comptait approximativement <strong>2&nbsp;000 items<\/strong> extraits d&rsquo;une multiplicit\u00e9 de sources : dossiers d&rsquo;anamn\u00e8se en p\u00e9dopsychiatrie, bilans psychologiques projectifs (Rorschach, TAT), nosologies psychiatriques standardis\u00e9es et entretiens de service social. Ce pool a ensuite \u00e9t\u00e9 soumis \u00e0 une r\u00e9duction syst\u00e9matique par les cliniciens du centre de guidance. Les crit\u00e8res stricts d&rsquo;inclusion imposaient que chaque item final :<\/p>\n<ul>\n<li>Soit directement pertinent pour la pratique clinique diagnostique et pronostique ;<\/li>\n<li>Puisse \u00eatre cot\u00e9 de mani\u00e8re fiable par chaque membre de l&rsquo;\u00e9quipe (psychiatre, psychologue, travailleur social) \u00e0 partir de ses interactions habituelles avec le cas ;<\/li>\n<li>Pr\u00e9sente une variabilit\u00e9 interindividuelle suffisante chez les enfants comme chez les m\u00e8res (\u00e9limination des items universellement vrais ou universellement faux) ;<\/li>\n<li>Couvre harmonieusement l&rsquo;ensemble du domaine de la personnalit\u00e9, des troubles psychotiques majeurs \u00e0 l&rsquo;adaptation saine.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>2. Validit\u00e9 de crit\u00e8re et validit\u00e9 concourante<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9tude empirique de Marks (1961), la validit\u00e9 de l&rsquo;outil a \u00e9t\u00e9 mise \u00e0 l&rsquo;\u00e9preuve en analysant la capacit\u00e9 de la Matrice Q \u00e0 diff\u00e9rencier objectivement les diagnostics cliniques \u00e9tablis au sein de la clinique. Les profils Q-sort se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s hautement congruents avec les crit\u00e8res externes, notamment les \u00e9chelles d&rsquo;intelligence standardis\u00e9es (l&rsquo;item 125 corr\u00e9lant fortement avec le QI clinique r\u00e9el) et les classifications nosologiques formelles. De plus, les profils permettaient de pr\u00e9dire significativement l&rsquo;\u00e9volution th\u00e9rapeutique, d\u00e9montrant une solide validit\u00e9 pronostique.<\/p>\n<h3>3. Validit\u00e9 consensuelle (inter-juges)<\/h3>\n<p>La convergence entre les classements Q effectu\u00e9s ind\u00e9pendamment par les psychiatres, les psychologues et les travailleurs sociaux a servi de validation de construit pour le processus diagnostique lui-m\u00eame. Les corr\u00e9lations intra-classes et inter-\u00e9valuateurs ont confirm\u00e9 que la Matrice Q capturait une vision stable et consensuelle de la pathologie de l&rsquo;enfant et des dynamiques maternelles, au-del\u00e0 des divergences de langage th\u00e9orique propres \u00e0 chaque corporation professionnelle.<\/p>\n<h2>Fid\u00e9lit\u00e9<\/h2>\n<p>Dans la litt\u00e9rature psychom\u00e9trique sur les Q-sorts cliniques, la fid\u00e9lit\u00e9 n&rsquo;est pas appr\u00e9hend\u00e9e via l&rsquo;alpha de Cronbach (qui postule des dimensions unilat\u00e9rales compos\u00e9es d&rsquo;items \u00e9quivalents), mais principalement \u00e0 travers la <strong>fid\u00e9lit\u00e9 inter-juges<\/strong> et la <strong>stabilit\u00e9 temporelle (test-retest)<\/strong> des classements.<\/p>\n<p>Dans les donn\u00e9es rapport\u00e9es par Marks (1961) :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Accord inter-observateurs<\/strong> : Lorsque plusieurs praticiens \u00e9valuaient le m\u00eame patient \u00e0 l&rsquo;issue de leurs entretiens respectifs, les coefficients de corr\u00e9lation de Pearson calcul\u00e9s entre leurs classements Q s&rsquo;\u00e9chelonnaient de mani\u00e8re satisfaisante, atteignant fr\u00e9quemment des valeurs de <strong>r = 0,65 \u00e0 0,82<\/strong> pour les descriptions globales de cas, d\u00e9montrant une fid\u00e9lit\u00e9 inter-juges tr\u00e8s robuste pour des jugements cliniques aussi complexes.<\/li>\n<li><strong>Fid\u00e9lit\u00e9 des profils composites<\/strong> : Lorsque les classements Q de plusieurs cliniciens \u00e9taient moyenn\u00e9s pour former un profil composite (<em>composite Q-sort<\/em>), la fid\u00e9lit\u00e9 estim\u00e9e par la formule de proph\u00e9tie de Spearman-Brown d\u00e9passait r\u00e9guli\u00e8rement <strong>0,85<\/strong>, assurant une base hautement fiable pour les classifications actuarielles.<\/li>\n<li><strong>Stabilit\u00e9 test-retest<\/strong> : Des \u00e9valuations r\u00e9p\u00e9t\u00e9es \u00e0 court terme par le m\u00eame clinicien (sans intervention th\u00e9rapeutique interm\u00e9diaire) ont montr\u00e9 une excellente stabilit\u00e9 du profil de tri, avec des corr\u00e9lations test-retest intra-\u00e9valuateur moyennes sup\u00e9rieures \u00e0 <strong>0,75<\/strong>.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>Analyse factorielle<\/h2>\n<p>Bien que le document source signale qu&rsquo;aucune analyse factorielle n&rsquo;\u00e9tait initialement formalis\u00e9e au sens classique de la technique R (qui chercherait \u00e0 r\u00e9duire les 135 items en quelques sous-\u00e9chelles de Likert), la Matrice Q a \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifiquement con\u00e7ue pour permettre l&rsquo;<strong>analyse factorielle Q (<em>Q-Factor Analysis<\/em>)<\/strong>. Dans cette proc\u00e9dure math\u00e9matique avanc\u00e9e :<\/p>\n<p>La matrice de donn\u00e9es est transpos\u00e9e de telle sorte que les cas cliniques (les enfants ou les m\u00e8res) constituent les colonnes et les 135 items constituent les lignes. La factorisation de cette matrice d&rsquo;intercorr\u00e9lations entre personnes permet d&rsquo;extraire des <em>types de personnalit\u00e9<\/em> (ou clusters d&rsquo;individus partageant la m\u00eame configuration globale d&rsquo;items). Cette approche typologique a permis de d\u00e9gager plusieurs profils prototypes majeurs en p\u00e9dopsychiatrie :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Le cluster n\u00e9vrotique internalis\u00e9 \/ inhib\u00e9<\/strong> : caract\u00e9ris\u00e9 par des rangs tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9s accord\u00e9s aux items 16 (vuln\u00e9rabilit\u00e9, inqui\u00e9tude), 30 (d\u00e9pression), 46 (r\u00e9action intropunitive), 60 (surcontr\u00f4le excessif) et 92 (timide, anxieux et inhib\u00e9).<\/li>\n<li><strong>Le cluster externalis\u00e9 \/ impulsif<\/strong> : domin\u00e9 par les items 40 (rebelle et non-conforme), 45 (acting out), 67 (pousse les limites), 105 (sous-contr\u00f4le des impulsions) et 113 (agressivit\u00e9 verbale).<\/li>\n<li><strong>Le cluster schizo\u00efde \/ \u00e0 risque psychotique<\/strong> : satur\u00e9 par les items 25 (pens\u00e9e d\u00e9lirante), 41 (pens\u00e9e inhabituelle et bizarre), 73 (\u00e9vite les relations proches), 80 (g\u00e9notype schizo\u00efde) et 98 (faible ancrage dans la r\u00e9alit\u00e9).<\/li>\n<li><strong>Le cluster d&rsquo;adaptation saine \/ r\u00e9siliente<\/strong> : caract\u00e9ris\u00e9 par des rangs pr\u00e9dominants pour les items 15 (enjou\u00e9), 23 (s\u00fbr de soi, socialement \u00e0 l&rsquo;aise), 64 (d\u00e9fenses r\u00e9silientes), 76 (empathique) et 106 (bon fonctionnement dans le monde r\u00e9el).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>Instrument de mesure<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Nom officiel de l&rsquo;instrument<\/strong> : Matrice Q (<em>Q Array<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Auteur<\/strong> : Philip A. Marks (1961).<\/li>\n<li><strong>Type d&rsquo;\u00e9valuation<\/strong> : Technique de classement par Q-sort (\u00e9valuation ipsative par observation clinique h\u00e9t\u00e9ro-rapport\u00e9e).<\/li>\n<li><strong>Nombre total d&rsquo;items<\/strong> : 135 items descriptifs imprim\u00e9s sur cartes individuelles cartonn\u00e9es.<\/li>\n<li><strong>Composition du corpus<\/strong> :\n<ul>\n<li>75&nbsp;% d&rsquo;items ph\u00e9notypiques (comportements manifestes, sympt\u00f4mes observables) ;<\/li>\n<li>25&nbsp;% d&rsquo;items g\u00e9notypiques (structures dynamiques inconscientes, inf\u00e9rences diagnostiques profondes) ;<\/li>\n<li>25&nbsp;% d&rsquo;items non pathologiques (dont 18&nbsp;% d\u00e9crivant une adaptation optimale et 7&nbsp;% strictement neutres) ;<\/li>\n<li>50&nbsp;% d&rsquo;items pathologiques directs.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Populations cibles<\/strong> :\n<ul>\n<li>Enfants et adolescents adress\u00e9s en clinique de guidance infantile ;<\/li>\n<li>Parents des consultants (principalement les m\u00e8res, mais \u00e9galement applicable aux p\u00e8res).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Proc\u00e9dure de passation et \u00e9chelle de distribution<\/strong> :\n<p>L&rsquo;\u00e9valuateur (clinicien qualifi\u00e9 ayant conduit des entretiens approfondis ou analys\u00e9 le dossier clinique) re\u00e7oit le jeu complet de 135 cartes. Il effectue un premier tri grossier en trois piles : <em>Caract\u00e9ristique \/ Vrai<\/em>, <em>Neutre \/ Non applicable<\/em>, et <em>Non caract\u00e9ristique \/ Faux<\/em>. Ensuite, il affine le classement pour r\u00e9partir obligatoirement les 135 cartes selon une distribution forc\u00e9 quasi-normale pr\u00e9d\u00e9termin\u00e9e s&rsquo;\u00e9chelonnant sur 9 ou 11 cat\u00e9gories (de 0 = \u00ab Extr\u00eamement non caract\u00e9ristique \u00bb \u00e0 8 ou 10 = \u00ab Extr\u00eamement caract\u00e9ristique \u00bb), assurant une variance constante et identique pour tous les protocoles.<\/p>\n<\/li>\n<li><strong>Mode de cotation<\/strong> : Chaque item re\u00e7oit la valeur num\u00e9rique correspondant \u00e0 la pile dans laquelle il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9. Les profils individuels sont ensuite trait\u00e9s par calculs de corr\u00e9lation de Pearson entre juges ou compar\u00e9s \u00e0 des profils crit\u00e8res empiriques pr\u00e9alablement standardis\u00e9s.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test<\/h2>\n<p>L&rsquo;instrument a \u00e9t\u00e9 officiellement publi\u00e9 en <strong>1961<\/strong> dans la prestigieuse revue monographique de l&rsquo;American Psychological Association : <em>Psychological Monographs: General and Applied<\/em> (Vol. 75, No. 3, Whole No. 507).<\/p>\n<p>Conform\u00e9ment aux stipulations d&rsquo;origine et aux politiques de diffusion scientifique de l&rsquo;\u00e9poque, la Matrice Q est accessible pour les activit\u00e9s de <strong>recherche fondamentale et d&rsquo;enseignement universitaire<\/strong> (<em>Permissions: May use for Research\/Teaching<\/em>). L&rsquo;utilisation des items dans un cadre acad\u00e9mique non commercial ne requiert aucun paiement de royalties, \u00e0 condition de citer scrupuleusement la monographie princeps de Philip A. Marks (1961).<\/p>\n<h2>R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<p>Block, J. (1961). <em>The Q-sort method in personality assessment and psychiatric research<\/em>. Charles C. Thomas. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/13137-000\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/13137-000<\/a><\/p>\n<p>Freud, A. (1936). <em>The Ego and the mechanisms of defence<\/em>. Hogarth Press.<\/p>\n<p>Hartmann, H. (1958). <em>Ego psychology and the problem of adaptation<\/em>. International Universities Press. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/11149-000\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/11149-000<\/a><\/p>\n<p>Marks, P. A. (1961). An assessment of the diagnostic process in a child guidance setting. <em>Psychological Monographs: General and Applied<\/em>, 75(3), 1\u201341. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/h0093768\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/h0093768<\/a><\/p>\n<p>Marks, P. A., &#038; Seeman, W. (1963). <em>Actuarial description of abnormal personality: An atlas for clinicians and research workers<\/em>. Williams &#038; Wilkins.<\/p>\n<p>Stephenson, W. (1953). <em>The study of behavior: Q-technique and its methodology<\/em>. University of Chicago Press.<\/p>\n<h2>Questions et items du questionnaire<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<ol>\n<li>Reports difficulty in thinking (e.g., cannot concentrate).<\/li>\n<li>Tends to be ruminative and overideational.<\/li>\n<li>Obsessive thinking present.<\/li>\n<li>Is perfectionistic: is compulsively meticulous.<\/li>\n<li>Is socially extraverted (outgoing).<\/li>\n<li>Manifests hypochondriacal tendencies, i.e., is excessively concerned about physical condition and functioning, is hypersentive to and overevaluates little pains and dysfunctions.<\/li>\n<li>Is self-dramatizing: histrionic.<\/li>\n<li>Is excitable.<\/li>\n<li>Complains of weakness or is easily fatigued.<\/li>\n<li>Has feelings of hopelessness.<\/li>\n<li>Has a high aspiration level for self: is ambitious, wants to get ahead.<\/li>\n<li>Judges self and others in conventional terms like \u201cpopularity,\u201d \u201cthe correct thing to do,\u201d \u201csocialpressures,\u201d etc.<\/li>\n<li>Tends to arouse liking and acceptance in people.<\/li>\n<li>Has a rapid personal tempo: thinks, talks, moves at a fast rate.<\/li>\n<li>Is cheerful.<\/li>\n<li>Is vulnerable to real or fancied threat: generally fearful, is a worrier.<\/li>\n<li>Experiences difficulty in giving orders or making demands and requests of others.<\/li>\n<li>Has \u201cdiagnostic\u201d insight: awareness of the descriptive features of own behavior. (Examples: that certain symptoms are neurotic, that one is not liked by others, that one tends to distort in certain ways; that one is depressed, that one shows poor judgment in such-and-such ways, that one underachieves.)<\/li>\n<li>Exhibits good heterosexual adjustment.<\/li>\n<li>Is demanding: tends to take the attitude \u201cthe world owes me a living,\u201d \u201cI have a right to be taken care of,\u201d etc.<\/li>\n<li>Is unpredictable and changeable in behavior and attitudes.<\/li>\n<li>Is egocentric, self-centered, selfish: seeks need-gratifications (\u201chow will this affect me?) with little regard for the happiness and well-being of others.<\/li>\n<li>Appears to be poised, self-assured, socially at ease.<\/li>\n<li>Is defensive about admitting psychological conflicts: tries to avoid revealing self as having psychological conflicts and emotional distresses.<\/li>\n<li>Delusional thinking is present.<\/li>\n<li>Has grandiose ideas (extreme is delusions of grandeur).<\/li>\n<li>Seeks out and tries to relate to parent figures.<\/li>\n<li>Is resentful.<\/li>\n<li>Exhibits psychotic tendencies.<\/li>\n<li>Exhibits depression (manifest sad mood).<\/li>\n<li>Tends to delay or avoid action: fears committing self to any definite course, is indecisive, vacillating.<\/li>\n<li>Is evasive.<\/li>\n<li>Is irritable.<\/li>\n<li>Tends to transfer blame.<\/li>\n<li>Demands sympathy from others.<\/li>\n<li>Behaves considerately towards others.<\/li>\n<li>Is argumentative.<\/li>\n<li>Presents self as being physically, organically sick.<\/li>\n<li>Is suggestable: overly responsive to other people&rsquo;s evaluations rather than own.<\/li>\n<li>Tends to be rebellious and nonconforming.<\/li>\n<li>Thinks and associates in unusual ways: has unconventional thought processes (extreme is illogical, confused, or bizarre).<\/li>\n<li>Is apathetic.<\/li>\n<li>Has inner conflict about sexuality (distinguish from reality problems in this area).<\/li>\n<li>Has inner conflict about emotional dependency (distinguish from reality problems in this area).<\/li>\n<li>Utilizes acting out as a defense mechanism.<\/li>\n<li>Reacts to frustration intropunitively (i.e., punishes self).<\/li>\n<li>Utilizes regression as a defense mechanism.<\/li>\n<li>Exhibits evidence of narcissism (latent or manifest).<\/li>\n<li>Has conflicts about giving,<\/li>\n<li>Has good verbal-cognitive insight into own personality structure and dynamics, and has a real \u201cfeeling\u201d for these insights. Insight not defended against by isolation intellectualization.<\/li>\n<li>Has a need to affiliate with others: i.e., to form friendships and associations, to greet and converse sociably with others, to join various groups, etc.<\/li>\n<li>Has inner conflicts about self-assertion (distinguished from reality problems in this area).<\/li>\n<li>Fears loss of control, feels need to keep rigid check on own emotional responses: cannot \u201clet go\u201d even when appropriate.<\/li>\n<li>Utilizes projection as a defense mechanism.<\/li>\n<li>Has a need to achieve: to overcome obstacles, to exercise power, to strive to do something difficult as well and as quickly as possible (this is an elementary ego need which may alone prompt action or be fused with any other need).<\/li>\n<li>Is retentive: has a need to retain possession of things; to refuse to give or lend; to hoard; to be frugal, economical, and miserly.<\/li>\n<li>Places value on intellectual and cognitive activities, skills, and attitudes.<\/li>\n<li>Utilizes rationalization as a defense mechanism.<\/li>\n<li>Defenses are fairly adequate in relieving psychological distress.<\/li>\n<li>Tends toward overcontrol of needs and impulses: binds tensions excessively, delays gratification  unnecessarily.<\/li>\n<li>Utilizes intellectualization as a defense mechanism.<\/li>\n<li>Life has included rewarding socialization experiences.<\/li>\n<li>Would be organized and adaptive when under stress or trauma.<\/li>\n<li>Has a resilient ego-defense system: has a safe margin of integration, adequate self-control.<\/li>\n<li>Values wealth or material possessions and judges self and others in terms of them.<\/li>\n<li>Gets appreciable \u201csecondary gain\u201d from symptoms (i.e., symptoms function to get person out of painful, difficult, or stressful situations in a socially acceptable way or are otherwise rewarding via their manipulations of external-relations).<\/li>\n<li>Characteristically pushes and tries to stretch limits: sees what can be gotten away with.<\/li>\n<li>Is self-defeating: places self in an obviously bad light.<\/li>\n<li>Is nervous, tense in manner: trembles, sweats, or shows other manifest signs of anxiety.<\/li>\n<li>Is distrustful of people in general: questions their motivations.<\/li>\n<li>Is readily dominated by others: is submissive.<\/li>\n<li>Spends a good deal of time in personal fantasy and daydreams: fictional speculations.<\/li>\n<li>Keeps people at a distance: avoids close interpersonal relationships.<\/li>\n<li>Is sensitive to anything that can be construed as a demand.<\/li>\n<li>Accepts others as they are: is not judgmental.<\/li>\n<li>Is able to sense other person&rsquo;s feelings: is an intuitive, empathetic person.<\/li>\n<li>Is protective of those close to self (placement of this item expresses behavior ranging from overprotection through appropriate nurturance to laissez-faire, unstructuring attitudes).<\/li>\n<li>Is critical, not easily impressed, skeptical.<\/li>\n<li>Genotype has psychopathic features.<\/li>\n<li>Genotype has schizoid features.<\/li>\n<li>Genotype has hysteroid features.<\/li>\n<li>Genotype has paranoid features.<\/li>\n<li>Genotype has obsessive-compulsive features.<\/li>\n<li>Shows concern over reputation.<\/li>\n<li>Feels there is social stigma attached to clinic contact.<\/li>\n<li>Is a serious person who tends to anticipate problems and difficulties, and to look at the \u201cdark side\u201d of things.<\/li>\n<li>Is concerned about the qualifications of various staff members.<\/li>\n<li>Seems unable to express own emotions in any modulated, adaptive way.<\/li>\n<li>There are many \u201cpositives\u201d in this case.<\/li>\n<li>Presents a favorable prognosis.<\/li>\n<li>Is overanxious about minor matters and reacts to them as if they were real emergencies.<\/li>\n<li>Is a shy, anxious, and inhibited person.<\/li>\n<li>Resorts to escape into fantasy.<\/li>\n<li>Has unresolved Oedipal problems.<\/li>\n<li>Tends to be flippant both in word and gesture.<\/li>\n<li>Is open and frank in discussing problems.<\/li>\n<li>Has a need to think of self as an unusually self-sufficient person.<\/li>\n<li>Has a tenuous hold on reality.<\/li>\n<li>Has shown ability to talk about conflicts in most areas.<\/li>\n<li>Would be threatened by interpretations given early in therapy.<\/li>\n<li>Is suffering from feelings of rejection.<\/li>\n<li>Has a relatively mature superego.<\/li>\n<li>Tends not to become involved in things: passively resistant.<\/li>\n<li>Is stereotyped and unoriginal in approach to problems.<\/li>\n<li>Undercontrols own impulses: acts with insufficient thinking and deliberation.<\/li>\n<li>Gets along well in the world as it is: is socially appropriate in own behavior, keeps out of trouble (to be considered as conceptually separate from person&rsquo;s intrapsychic state).<\/li>\n<li>Is tearful and\/or cries openly.<\/li>\n<li>Emphasizes oral pleasures: is self-indulgent.<\/li>\n<li>Is consciously guilt-ridden: self-condemning, self-accusatory.<\/li>\n<li>Doesn&rsquo;t seem to be particularly afraid of anything.<\/li>\n<li>Is tense, high-strung, jumpy: has an over readiness to respond with startle or apprehension to unexpected stimulation.<\/li>\n<li>Consistently avoids being put in any situation where own performance will be inferior to that of the others.<\/li>\n<li>Expresses impulses by specific verbal \u201cacting out\u201d (e.g., scolding, yelling, cursing, etc.).<\/li>\n<li>Exhibits manneristic behavior (tapping on table, biting lips, biting nails, wringing hands, etc.).<\/li>\n<li>Is afraid of emotional involvement with others.<\/li>\n<li>Has a wish (conscious or unconscious) to kill people who thwart self in any way.<\/li>\n<li>Has a wish (conscious or unconscious) to take others&rsquo; possessions from them.<\/li>\n<li>Undervalues and consistently derogates the opposite sex.<\/li>\n<li>Psychic conflicts are represented in somatic symptoms.<\/li>\n<li>Handles anxieties and conflicts by refusing to recognize their presence.<\/li>\n<li>Possesses a basic insecurity and need for attention. Search for \u201clove\u201d is a compulsive or neurotic search for security.<\/li>\n<li>Overreacts to danger or makes emergency responses in the absence of actual danger.<\/li>\n<li>Is made anxious or disturbed by impulses to commit a criminal act or hostile act (e.g., desire to stab, beat, or kill someone, to set a fire, to mutilate an animal).<\/li>\n<li>Fears of phobias present (include all the common fears such as claustrophobia, school phobia, etc.). Continuum ranging from slight anxiety to severe inhibition of activity because of the fears.<\/li>\n<li>Has superior intellectual ability (based on clinical observations of functioning level only ).<\/li>\n<li>Repressive mechanism functions adequately.<\/li>\n<li>Easy to talk to and get along with in this kind of relationship.<\/li>\n<li>Has the capacity for forming close interpersonal relationships.<\/li>\n<li>Has an exaggerated need for affection.<\/li>\n<li>Ego strength (continuum ranging from severe ego weakness through moderate strength to exceptionally strong ego development).<\/li>\n<li>Has obsessional character problems.<\/li>\n<li>Has developed defenses which themselves cause suffering.<\/li>\n<li>Is a reliable informant.<\/li>\n<li>Is provocative.<\/li>\n<li>Is \u201cnormal,\u201d healthy, symptom free (psychologically).<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Matrice Q (Marks, 1961) est un instrument psychom\u00e9trique de 135 items con\u00e7u pour \u00e9valuer la personnalit\u00e9 des enfants et de leurs parents en guidance infantile selon la m\u00e9thodologie Q.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[408,6068,27438],"tags":[194,27441,7802,1163,27440,27442,27439,23287],"class_list":["post-17685","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-evaluations-cliniques","category-pedopsychiatrie","category-psychometrie-de-la-personnalite","tag-evaluation-clinique","tag-guidance-infantile","tag-mecanismes-de-defense","tag-personnalite","tag-philip-a-marks","tag-psychometrie-ipsative","tag-q-array","tag-q-sort"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/17685","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=17685"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/17685\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=17685"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=17685"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=17685"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}