{"id":15664,"date":"2026-10-09T10:59:19","date_gmt":"2026-10-09T10:59:19","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/inventaire-anxiete-geriatrique-gai\/"},"modified":"2026-10-09T10:59:19","modified_gmt":"2026-10-09T10:59:19","slug":"inventaire-anxiete-geriatrique-gai","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=inventaire-anxiete-geriatrique-gai","title":{"rendered":"Inventaire d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9riatrique (GAI)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>Inventaire d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9riatrique<\/strong> (<em>Geriatric Anxiety Inventory<\/em>, <strong>GAI<\/strong>) est un instrument psychom\u00e9trique d&rsquo;auto-\u00e9valuation con\u00e7u sp\u00e9cifiquement pour mesurer l&rsquo;intensit\u00e9 des sympt\u00f4mes d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 chez les personnes \u00e2g\u00e9es de 65 ans et plus. D\u00e9velopp\u00e9 par le professeur <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/researchers.uq.edu.au\/researcher\/1344\">Nancy A. Pachana<\/a> et ses collaborateurs en 2007 au sein de l&rsquo;Universit\u00e9 du Queensland (Australie), le GAI a \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9 pour pallier une lacune majeure des \u00e9chelles d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 traditionnelles, telles que l&rsquo;inventaire d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de Beck (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Beck_Anxiety_Inventory\">BAI<\/a>) ou le <em>State-Trait Anxiety Inventory<\/em> (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/State-Trait_Anxiety_Inventory\">STAI<\/a>). Ces outils classiques int\u00e8grent une forte proportion d&rsquo;items somatiques (palpitations, vertiges, dyspn\u00e9e, tremblements) qui se confondent fr\u00e9quemment avec les manifestations physiologiques du vieillissement normal, les comorbidit\u00e9s m\u00e9dicales chroniques ou les effets ind\u00e9sirables pharmacologiques.<\/p>\n<p>Le GAI est compos\u00e9 de <strong>20 items<\/strong> univoques pr\u00e9sent\u00e9s sous un format de r\u00e9ponse dichotomique simple (\u00ab D&rsquo;accord \u00bb \/ \u00ab Pas d&rsquo;accord \u00bb ; en anglais : \u00ab <em>Agree<\/em> \u00bb \/ \u00ab <em>Disagree<\/em> \u00bb). Ce format a \u00e9t\u00e9 express\u00e9ment s\u00e9lectionn\u00e9 afin de minimiser la charge cognitive, d&rsquo;\u00e9viter la confusion inh\u00e9rente aux \u00e9chelles de Likert \u00e0 multiples paliers chez les sujets \u00e2g\u00e9s ou pr\u00e9sentant un d\u00e9clin cognitif l\u00e9ger, et d&rsquo;optimiser l&rsquo;adh\u00e9sion du r\u00e9pondant. L&rsquo;\u00e9chelle \u00e9value principalement les composantes cognitives, affectives et d&rsquo;inqui\u00e9tude de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9, tout en r\u00e9duisant au strict minimum les items somatiques ambigus.<\/p>\n<p>Sur le plan psychom\u00e9trique, le GAI d\u00e9montre des propri\u00e9t\u00e9s exceptionnelles \u00e0 travers de multiples contextes cliniques et communautaires. La coh\u00e9rence interne est syst\u00e9matiquement tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e, avec un coefficient <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Cronbach%27s_alpha\">alpha de Cronbach<\/a> compris entre 0,91 et 0,93. La fid\u00e9lit\u00e9 test-retest \u00e0 court terme atteste d&rsquo;une grande stabilit\u00e9 temporelle (r = 0,91). L&rsquo;analyse de la validit\u00e9 crit\u00e9ri\u00e9e met en \u00e9vidence une aire sous la courbe ROC (AUC) sup\u00e9rieure \u00e0 0,90 pour la d\u00e9tection du <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Generalized_anxiety_disorder\">trouble anxieux g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9<\/a> (TAG) selon les crit\u00e8res du DSM-IV et du DSM-5. Avec un seuil optimal fix\u00e9 \u00e0 10\/11 dans les populations psychog\u00e9riatriques ou \u00e0 8\/9 dans les contextes de soins primaires, le GAI offre une sensibilit\u00e9 et une sp\u00e9cificit\u00e9 remarquables, faisant de cet outil la r\u00e9f\u00e9rence internationale en psychog\u00e9riatrie.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>Inventaire d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9riatrique, GAI, anxi\u00e9t\u00e9 du sujet \u00e2g\u00e9, psychog\u00e9riatrie, vieillissement, d\u00e9pistage clinique, trouble anxieux g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9, psychom\u00e9trie, inqui\u00e9tude excessive, validit\u00e9 diagnostique, \u00e9chelle dichotomique, sant\u00e9 mentale des a\u00een\u00e9s.<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue et valid\u00e9e par une \u00e9quipe de chercheurs et cliniciens experts en neuropsychologie et en psychiatrie de la personne \u00e2g\u00e9e rattach\u00e9s \u00e0 <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.uq.edu.au\/\">The University of Queensland<\/a> (Brisbane, Australie) :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Nancy A. Pachana, Ph.D.<\/strong> : Professeure de neuropsychologie et de psychologie clinique au sein de la <em>School of Psychology<\/em>, Universit\u00e9 du Queensland. Sp\u00e9cialiste mondialement reconnue du vieillissement et de la sant\u00e9 mentale g\u00e9riatrique, codirectrice de l&rsquo;<em>Ageing Mind Initiative<\/em>. Courriel de contact institutionnel : <a href=\"mailto:n.pachana@psy.uq.edu.au\">n.pachana@psy.uq.edu.au<\/a>.<\/li>\n<li><strong>Gerard J. Byrne, MBBS, Ph.D., FRANZCP<\/strong> : Professeur de psychiatrie et directeur de la chaire de psychiatrie g\u00e9riatrique au sein de la <em>School of Medicine<\/em>, Universit\u00e9 du Queensland, et consultant en psychiatrie au Royal Brisbane and Women&rsquo;s Hospital.<\/li>\n<li><strong>H. Siddle, B.Psy.Sc.<\/strong> : Chercheuse associ\u00e9e, <em>School of Psychology<\/em>, Universit\u00e9 du Queensland.<\/li>\n<li><strong>N. Koloski, Ph.D.<\/strong> : \u00c9pid\u00e9miologiste et chercheuse clinicienne, Facult\u00e9 de m\u00e9decine, Universit\u00e9 du Queensland.<\/li>\n<li><strong>E. Harley, B.Psy.Sc.<\/strong> : Collaboratrice de recherche, <em>School of Psychology<\/em>, Universit\u00e9 du Queensland.<\/li>\n<li><strong>E. Arnold, Ph.D.<\/strong> : Psychologue clinicienne et chercheuse, Universit\u00e9 du Queensland.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<h3>4.1 Contexte et justification clinique<\/h3>\n<p>L&rsquo;\u00e9valuation des troubles anxieux chez la personne \u00e2g\u00e9e repr\u00e9sente un d\u00e9fi clinique et diagnostique complexe. Bien que l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 soit plus fr\u00e9quente que la d\u00e9pression majeure dans cette population \u2014 affectant entre 15 % et 25 % des personnes \u00e2g\u00e9es en milieu communautaire ou institutionnel \u2014, elle demeure sous-diagnostiqu\u00e9e et sous-trait\u00e9e. Cette sous-\u00e9valuation d\u00e9coule en grande partie de la pr\u00e9sentation clinique sp\u00e9cifique de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 tardive, marqu\u00e9e par une r\u00e9ticence des patients \u00e0 verbaliser leurs \u00e9tats affectifs, une tendance \u00e0 attribuer leurs troubles \u00e0 des maux physiques et un chevauchement substantiel entre sympt\u00f4mes anxieux et affections somatiques (hypertension art\u00e9rielle, bronchopneumopathie chronique obstructive, coronaropathies, troubles gastro-intestinaux, polyarthrite).<\/p>\n<p>Avant la publication du GAI en 2007, les praticiens recouraient \u00e0 des instruments con\u00e7us et valid\u00e9s chez des adultes jeunes ou d&rsquo;\u00e2ge moyen, notamment le <em>Beck Anxiety Inventory<\/em> (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Beck_Anxiety_Inventory\">BAI<\/a>), la <em>Hamilton Anxiety Rating Scale<\/em> (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Hamilton_Anxiety_Rating_Scale\">HAM-A<\/a>) ou le <em>State-Trait Anxiety Inventory<\/em> (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/State-Trait_Anxiety_Inventory\">STAI<\/a>). Ces outils pr\u00e9sentent un biais syst\u00e9matique majeur lorsqu&rsquo;ils sont appliqu\u00e9s \u00e0 des patients \u00e2g\u00e9s : ils accordent une pond\u00e9ration disproportionn\u00e9e aux signes d&rsquo;activation neurov\u00e9g\u00e9tative (sueurs, vertiges, palpitations, sensation d&rsquo;\u00e9touffement). Par cons\u00e9quent, un sujet \u00e2g\u00e9 souffrant d&rsquo;insuffisance cardiaque ou d&rsquo;effets ind\u00e9sirables li\u00e9s \u00e0 des b\u00eatabloquants ou des diur\u00e9tiques obtient fr\u00e9quemment un score faussement positif, sans pr\u00e9senter de pathologie anxieuse sous-jacente.<\/p>\n<h3>4.2 Applications cliniques et en recherche<\/h3>\n<p>Le GAI a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 dans l&rsquo;objectif pr\u00e9cis de fournir aux psychog\u00e9riatres, neuropsychologues, m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes et chercheurs un outil de d\u00e9pistage rapide, robuste et sp\u00e9cifique \u00e0 l&rsquo;avanc\u00e9e en \u00e2ge. Ses applications principales recouvrent :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Le d\u00e9pistage syst\u00e9matique en soins primaires et g\u00e9riatriques :<\/strong> Identification rapide des patients pr\u00e9sentant des niveaux cliniquement significatifs d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 dans les cabinets de m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale, les services de g\u00e9riatrie aigu\u00eb, de r\u00e9adaptation et les \u00e9tablissements d&rsquo;h\u00e9bergement pour personnes \u00e2g\u00e9es d\u00e9pendantes (EHPAD).<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;\u00e9valuation des troubles anxieux formels :<\/strong> D\u00e9tection pr\u00e9coce du trouble anxieux g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 (TAG), de la phobie sociale, de l&rsquo;agoraphobie et du trouble panique, conform\u00e9ment aux crit\u00e8res diagnostiques standardis\u00e9s de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.psychiatry.org\/psychiatrists\/practice\/dsm\">American Psychiatric Association<\/a>.<\/li>\n<li><strong>La mesure de l&rsquo;efficacit\u00e9 th\u00e9rapeutique :<\/strong> Suivi longitudinal de l&rsquo;\u00e9volution des sympt\u00f4mes au cours d&rsquo;interventions psychoth\u00e9rapeutiques (th\u00e9rapies cognitivo-comportementales adapt\u00e9es aux seniors, th\u00e9rapies d&rsquo;acceptation et d&rsquo;engagement) ou pharmacologiques (antid\u00e9presseurs s\u00e9rotoninergiques).<\/li>\n<li><strong>La recherche clinique et \u00e9pid\u00e9miologique :<\/strong> Utilisation comme mesure standardis\u00e9e dans les cohortes g\u00e9rontologiques pour \u00e9tudier les interactions entre anxi\u00e9t\u00e9 tardive, alt\u00e9rations cognitives, fragilit\u00e9 physique et risque de transition vers un trouble neurocognitif majeur (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Alzheimer%27s_disease\">maladie d&rsquo;Alzheimer<\/a>).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Le GAI op\u00e9rationnalise l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9riatrique comme un construit multidimensionnel domin\u00e9 par la composante cognitive de l&rsquo;inqui\u00e9tude (<em>worry<\/em>) et de la d\u00e9tresse affective subjective, tout en int\u00e9grant s\u00e9lectivement les manifestations de tension corporelle non attribuables \u00e0 des pathologies organiques pr\u00e9cises. L&rsquo;\u00e9chelle ne pr\u00e9tend pas isoler des syndromes somatiques discrets, mais cible les r\u00e9percussions directes de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sur le fonctionnement quotidien de l&rsquo;individu \u00e2g\u00e9.<\/p>\n<h3>5.1 Inqui\u00e9tude pathologique et appr\u00e9hension incontr\u00f4lable<\/h3>\n<p>Au c\u0153ur du mod\u00e8le psychologique du GAI se trouve l&rsquo;inqui\u00e9tude excessive, envahissante et difficilement contr\u00f4lable, consid\u00e9r\u00e9e comme la caract\u00e9ristique princeps du trouble anxieux g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 chez le sujet \u00e2g\u00e9. Cette dimension est captur\u00e9e par des items tels que :<\/p>\n<ul>\n<li>L&rsquo;omnipr\u00e9sence temporelle de l&rsquo;inqui\u00e9tude (Item 1 : <em>\u00ab I worry a lot of the time \u00bb<\/em>) ;<\/li>\n<li>L&rsquo;incapacit\u00e9 \u00e0 freiner l&#8217;emballement mental face \u00e0 des \u00e9v\u00e9nements mineurs (Item 6 : <em>\u00ab Little things bother me a lot \u00bb<\/em> ; Item 9 : <em>\u00ab I can\u2019t help worrying about even trivial things \u00bb<\/em>) ;<\/li>\n<li>L&rsquo;anticipation catastrophique syst\u00e9matique (Item 14 : <em>\u00ab I always anticipate the worst will happen \u00bb<\/em>) ;<\/li>\n<li>L&rsquo;auto-identification \u00e0 une figure anxieuse permanente (Item 8 : <em>\u00ab I think of myself as a worrier \u00bb<\/em>).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Chez la personne \u00e2g\u00e9e, ces inqui\u00e9tudes portent typiquement sur la d\u00e9gradation de la sant\u00e9 personnelle ou de celle des proches, la perte d&rsquo;autonomie, les contraintes financi\u00e8res ou la crainte de devenir une charge pour la famille.<\/p>\n<h3>5.2 Tension nerveuse, agitation et inhibition de la relaxation<\/h3>\n<p>Le construit englobe l&rsquo;incapacit\u00e9 subjective \u00e0 atteindre un \u00e9tat de repos physiologique et psychique, ainsi qu&rsquo;une r\u00e9activit\u00e9 accrue aux stimuli environnementaux :<\/p>\n<ul>\n<li>Le sursaut \u00e9motionnel et l&rsquo;agitation motrice per\u00e7ue (Item 3 : <em>\u00ab I often feel jumpy \u00bb<\/em> ; Item 10 : <em>\u00ab I often feel nervous \u00bb<\/em>) ;<\/li>\n<li>L&rsquo;impossibilit\u00e9 d&rsquo;acc\u00e9der au rel\u00e2chement (Item 4 : <em>\u00ab I find it hard to relax \u00bb<\/em>) ;<\/li>\n<li>L&rsquo;auto-perception d&rsquo;un temp\u00e9rament structurellement instable (Item 13 : <em>\u00ab I think of myself as a nervous person \u00bb<\/em>).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>5.3 Manifestations visc\u00e9rales et tension interne non confondues<\/h3>\n<p>Plut\u00f4t que d&rsquo;interroger des marqueurs cardiovasculaires ou respiratoires polys\u00e9miques, le GAI retient uniquement des sensations visc\u00e9rales directement associ\u00e9es \u00e0 l&rsquo;exp\u00e9rience \u00e9motionnelle de la peur et du stress aigu :<\/p>\n<ul>\n<li>Sensations gastro-intestinales li\u00e9es \u00e0 l&rsquo;inqui\u00e9tude (Item 7 : <em>\u00ab I often feel like I have butterflies in my stomach \u00bb<\/em> ; Item 12 : <em>\u00ab I get an upset stomach due to my worrying \u00bb<\/em> ; Item 18 : <em>\u00ab I sometimes feel a great knot in my stomach \u00bb<\/em>) ;<\/li>\n<li>Tremblements et f\u00e9brilit\u00e9 interne (Item 15 : <em>\u00ab I often feel shaky inside \u00bb<\/em>).<\/li>\n<\/ul>\n<p>L&rsquo;utilisation de formulations explicites liant directement l&rsquo;atteinte digestive \u00e0 l&rsquo;activit\u00e9 cognitive (<em>\u00ab due to my worrying \u00bb<\/em>) garantit que les sympt\u00f4mes rapport\u00e9s ne refl\u00e8tent pas une gastrite ou un effet secondaire d&rsquo;anti-inflammatoires non st\u00e9ro\u00efdiens.<\/p>\n<h3>5.4 Retentissement fonctionnel et d\u00e9tresse subjective<\/h3>\n<p>Le mod\u00e8le int\u00e8gre l&rsquo;impact handicapant de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sur l&rsquo;engagement dans les activit\u00e9s de la vie quotidienne et le bien-\u00eatre h\u00e9donique :<\/p>\n<ul>\n<li>L&rsquo;inhibition des capacit\u00e9s de prise de d\u00e9cision (Item 2 : <em>\u00ab I find it difficult to make a decision \u00bb<\/em>) ;<\/li>\n<li>L&rsquo;anh\u00e9donie r\u00e9actionnelle aux ruminations (Item 5 : <em>\u00ab I often cannot enjoy things because of my worries \u00bb<\/em>) ;<\/li>\n<li>L&rsquo;interf\u00e9rence globale avec le cours de la vie et le renoncement comportemental (Item 16 : <em>\u00ab I think that my worries interfere with my life \u00bb<\/em> ; Item 19 : <em>\u00ab I miss out on things because I worry too much \u00bb<\/em>) ;<\/li>\n<li>Le sentiment de submersion psychique (Item 17 : <em>\u00ab My worries often overwhelm me \u00bb<\/em> ; Item 20 : <em>\u00ab I often feel upset \u00bb<\/em>).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>Le d\u00e9veloppement du GAI s&rsquo;ancre \u00e0 la crois\u00e9e de la <strong>th\u00e9orie cognitive de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9<\/strong> d&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Aaron_Beck\">Aaron T. Beck<\/a>, du <strong>mod\u00e8le d&rsquo;\u00e9vitement cognitif de l&rsquo;inqui\u00e9tude<\/strong> de Borkovec, et de la <strong>psychog\u00e9rontologie diff\u00e9rentielle<\/strong>.<\/p>\n<h3>6.1 Le mod\u00e8le cognitif de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 et de l&rsquo;inqui\u00e9tude<\/h3>\n<p>Selon le paradigme cognitif d\u00e9velopp\u00e9 par Beck et Clark (1997), l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 r\u00e9sulte de l&rsquo;activation de sch\u00e9mas cognitifs latents de vuln\u00e9rabilit\u00e9 et de menace. L&rsquo;individu anxieux \u00e9value de mani\u00e8re biais\u00e9e la probabilit\u00e9 et la gravit\u00e9 des \u00e9v\u00e9nements n\u00e9gatifs futurs, tout en sous-estimant consid\u00e9rablement ses propres ressources d&rsquo;adaptation (<em>coping<\/em>). Dans le mod\u00e8le de Thomas Borkovec (1994), l&rsquo;inqui\u00e9tude (<em>worry<\/em>) est conceptualis\u00e9e comme une activit\u00e9 cognitive verbale pr\u00e9dominante visant \u00e0 anticiper les menaces pour tenter de les r\u00e9soudre mentalement, mais fonctionnant en r\u00e9alit\u00e9 comme un m\u00e9canisme d&rsquo;\u00e9vitement \u00e9motionnel et physiologique. En restant focalis\u00e9 sur une rumination verbale abstraite, l&rsquo;individu \u00e9vite l&rsquo;exposition compl\u00e8te \u00e0 des images mentales traumatiques plus aversives et inhibe le traitement \u00e9motionnel complet.<\/p>\n<p>Chez la personne \u00e2g\u00e9e, le mod\u00e8le th\u00e9orique de Dugas et collaborateurs (1998) relatif \u00e0 l&rsquo;<em>intol\u00e9rance \u00e0 l&rsquo;incertitude<\/em> trouve \u00e9galement une r\u00e9sonance accrue. Face aux transitions de vie majeures du grand \u00e2ge \u2014 deuils r\u00e9currents, perte de statut social, modifications du sch\u00e9ma corporel, fragilit\u00e9 somatique \u00e9mergente \u2014, l&rsquo;incertitude devient omnipr\u00e9sente. Les individus pr\u00e9dispos\u00e9s interpr\u00e8tent cette ambigu\u00eft\u00e9 comme intol\u00e9rable et d\u00e9veloppent des cha\u00eenes d&rsquo;inqui\u00e9tudes incontr\u00f4lables que le GAI mesure avec une grande acuit\u00e9.<\/p>\n<h3>6.2 Sp\u00e9cificit\u00e9s g\u00e9rontologiques et \u00e9limination des biais somatiques<\/h3>\n<p>Le postulat th\u00e9orique fondamental formul\u00e9 par Nancy Pachana et Gerard Byrne (2007) repose sur la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;une \u00e9puration somatosensorielle des instruments d&rsquo;\u00e9valuation de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 chez le sujet vieillissant. En psychom\u00e9trie g\u00e9riatrique, la th\u00e9orie de la mesure impose de dissocier la variance attribuable au construit cible (la d\u00e9tresse anxieuse) de la variance non pertinente issue de variables confondantes (le vieillissement biologique et les maladies physiques chroniques). Les \u00e9chelles classiques violent ce principe fondamental en int\u00e9grant des items \u00e0 forte charge somatique. En centrant l&rsquo;outil sur les processus d&rsquo;inqui\u00e9tude, d&rsquo;intrusion cognitive et de r\u00e9activit\u00e9 \u00e9motionnelle, les concepteurs du GAI ont garanti une fid\u00e9lit\u00e9 de construit maximale, en parfaite harmonie avec la structure ph\u00e9nom\u00e9nologique de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 tardive.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>La validit\u00e9 psychom\u00e9trique du GAI a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie lors de l&rsquo;\u00e9tude princeps men\u00e9e par Pachana et al. (2007) et confirm\u00e9e ult\u00e9rieurement par de multiples \u00e9tudes internationales ind\u00e9pendantes conduites en Australie, en Europe, en Am\u00e9rique du Nord et en Asie.<\/p>\n<h3>7.1 Validit\u00e9 de contenu et validit\u00e9 d&rsquo;apparence<\/h3>\n<p>La s\u00e9lection initiale des items a \u00e9t\u00e9 op\u00e9r\u00e9e \u00e0 partir d&rsquo;une banque d&rsquo;\u00e9nonc\u00e9s cliniques r\u00e9dig\u00e9s par un panel multidisciplinaire d&rsquo;experts en psychog\u00e9riatrie (psychiatres, neuropsychologues, infirmiers sp\u00e9cialis\u00e9s). Les items ont \u00e9t\u00e9 formul\u00e9s dans un langage limpide, direct, au temps pr\u00e9sent, excluant toute ambigu\u00eft\u00e9 syntaxique ou double n\u00e9gation. Une phase pilote d&rsquo;entretiens qualitatifs avec des personnes \u00e2g\u00e9es a permis de s&rsquo;assurer de la parfaite lisibilit\u00e9 des \u00e9nonc\u00e9s et de leur acceptabilit\u00e9, limitant les taux d&rsquo;omission \u00e0 des niveaux quasi nuls (&lt; 1 %).<\/p>\n<h3>7.2 Validit\u00e9 convergente et discriminante<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 convergente du GAI a \u00e9t\u00e9 explor\u00e9e en corr\u00e9lant ses scores avec ceux d&rsquo;autres instruments psychom\u00e9triques standardis\u00e9s :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Corr\u00e9lation avec les \u00e9chelles d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 existantes :<\/strong> Dans l&rsquo;\u00e9chantillon de validation originale, le GAI pr\u00e9sentait une corr\u00e9lation positive tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e avec le <em>State-Trait Anxiety Inventory<\/em> \u2013 Forme Trait (STAI-T, r = 0,81, p &lt; 0,001) et avec le <em>Beck Anxiety Inventory<\/em> (BAI, r = 0,68, p &lt; 0,001). Des corr\u00e9lations similaires ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9pliqu\u00e9es dans des cohortes ind\u00e9pendantes (r oscillant entre 0,70 et 0,83).<\/li>\n<li><strong>Relation avec les \u00e9chelles de d\u00e9pression :<\/strong> Le GAI corr\u00e8le mod\u00e9r\u00e9ment avec la <em>Geriatric Depression Scale<\/em> (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Geriatric_Depression_Scale\">GDS<\/a>, r = 0,55 \u00e0 0,64), ce qui illustre le chevauchement affectif bien connu entre anxi\u00e9t\u00e9 et d\u00e9pression (d\u00e9tresse psychologique g\u00e9n\u00e9rale), tout en d\u00e9montrant que le GAI capte une variance clinique distincte non r\u00e9ductible \u00e0 l&rsquo;humeur d\u00e9pressive.<\/li>\n<li><strong>Validit\u00e9 discriminante :<\/strong> Le GAI discrimine nettement les personnes \u00e2g\u00e9es sans trouble psychiatrique des patients consultant en psychog\u00e9riatrie. Les scores moyens diff\u00e8rent de mani\u00e8re hautement significative entre les volontaires sains issus de la communaut\u00e9 (moyenne = 2,8 ; \u00c9cart-type = 3,6) et les patients admis en clinique de jour ou en consultation sp\u00e9cialis\u00e9e d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 (moyenne = 11,8 ; \u00c9cart-type = 5,6 ; t = 11,4, p &lt; 0,0001). De surcro\u00eet, le score au GAI ne montre aucune corr\u00e9lation significative avec le niveau d&rsquo;\u00e9ducation, l&rsquo;\u00e2ge chronologique ou la pr\u00e9sence de maladies physiques stables sans retentissement anxieux.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>7.3 Validit\u00e9 crit\u00e9ri\u00e9e et pr\u00e9cision diagnostique (Courbe ROC)<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 pr\u00e9dictive et crit\u00e9ri\u00e9e du GAI a \u00e9t\u00e9 d\u00e9termin\u00e9e par confrontation avec des diagnostics cliniques formels de <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Generalized_anxiety_disorder\">trouble anxieux g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9<\/a> (TAG) \u00e9tablis selon les crit\u00e8res du DSM-IV \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;entretiens psychiatriques structur\u00e9s (comme le CIDI ou le MINI) :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Aire sous la courbe (AUC) :<\/strong> L&rsquo;analyse de la courbe <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Receiver_operating_characteristic\">ROC<\/a> a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une aire sous la courbe exceptionnelle de <strong>0,95<\/strong> (IC \u00e0 95 % : 0,90 &#8211; 0,99) dans l&rsquo;\u00e9chantillon clinique original, t\u00e9moignant d&rsquo;un pouvoir de discrimination diagnostique exceptionnel.<\/li>\n<li><strong>Seuil de coupure en milieu psychog\u00e9riatrique :<\/strong> Un score seuil de <strong>10\/11<\/strong> (c&rsquo;est-\u00e0-dire un score &ge; 11 sur 20) fournit un compromis optimal en milieu clinique sp\u00e9cialis\u00e9, affichant une <strong>sensibilit\u00e9 de 73 %<\/strong> et une <strong>sp\u00e9cificit\u00e9 de 84 %<\/strong> pour le diagnostic formel de TAG.<\/li>\n<li><strong>Seuil de d\u00e9pistage en soins primaires \/ population g\u00e9n\u00e9rale :<\/strong> Un score seuil plus sensible de <strong>8\/9<\/strong> (score &ge; 9) a \u00e9t\u00e9 recommand\u00e9 pour le d\u00e9pistage large, offrant une <strong>sensibilit\u00e9 de 100 %<\/strong> et une <strong>sp\u00e9cificit\u00e9 de 84 %<\/strong> dans l&rsquo;\u00e9tude princeps, garantissant la quasi-absence de faux n\u00e9gatifs lors des bilans de sant\u00e9 initiaux.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 m\u00e9trologique du GAI a \u00e9t\u00e9 examin\u00e9e sous l&rsquo;angle de la coh\u00e9rence interne, de la stabilit\u00e9 temporelle test-retest et de la pr\u00e9cision de mesure.<\/p>\n<h3>8.1 Coh\u00e9rence interne<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9tude originale de Pachana et al. (2007), le coefficient <strong>alpha de Cronbach<\/strong> global \u00e9tait de <strong>0,91<\/strong> pour l&rsquo;ensemble de l&rsquo;\u00e9chantillon (N = 330). Dans le sous-groupe de patients issus de consultations psychog\u00e9riatriques sp\u00e9cialis\u00e9es (n = 106), l&rsquo;alpha atteignait <strong>0,93<\/strong>, tandis qu&rsquo;il s&rsquo;\u00e9levait \u00e0 <strong>0,91<\/strong> chez les participants \u00e2g\u00e9s sains de la communaut\u00e9 (n = 224).<\/p>\n<p>Ces donn\u00e9es de coh\u00e9rence interne ont \u00e9t\u00e9 largement reproduites \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle mondiale :<\/p>\n<ul>\n<li>Validation italienne (Albi et al., 2011) : &alpha; = 0,92 ;<\/li>\n<li>Validation br\u00e9silienne\/portugaise (Martiny et al., 2011) : &alpha; = 0,91 ;<\/li>\n<li>Validation chinoise (Cheung et al., 2012) : &alpha; = 0,94 ;<\/li>\n<li>Validation fran\u00e7aise (Cl\u00e9ment et al., 2014) : &alpha; = 0,92.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Aucun item n&rsquo;abaisse la coh\u00e9rence globale lorsqu&rsquo;il est supprim\u00e9, et les corr\u00e9lations item-total corrig\u00e9es oscillent pour la majorit\u00e9 entre 0,50 et 0,78, confirmant une homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 remarquable du pool d&rsquo;items.<\/p>\n<h3>8.2 Fid\u00e9lit\u00e9 test-retest<\/h3>\n<p>La stabilit\u00e9 temporelle a \u00e9t\u00e9 mesur\u00e9e aupr\u00e8s d&rsquo;un sous-\u00e9chantillon de participants ayant compl\u00e9t\u00e9 le questionnaire \u00e0 deux reprises \u00e0 un intervalle de une \u00e0 deux semaines sans intervention th\u00e9rapeutique interm\u00e9diaire. Le coefficient de corr\u00e9lation intraclasse (CCI) et la corr\u00e9lation produit-moment de Pearson \u00e9taient de <strong>r = 0,91<\/strong> (p &lt; 0,001), t\u00e9moignant d&rsquo;une tr\u00e8s haute reproductibilit\u00e9 des scores dans le temps en l&rsquo;absence de changement clinique.<\/p>\n<h3>8.3 Erreur standard de mesure (SEM) et changement minimal d\u00e9tectable<\/h3>\n<p>L&rsquo;erreur standard de mesure (<em>Standard Error of Measurement<\/em>, SEM) du GAI se situe aux alentours de 1,1 point. En cons\u00e9quence, le <em>changement minimal d\u00e9tectable<\/em> (MDC) avec un intervalle de confiance de 95 % est d&rsquo;environ 3 points. Sur le plan pratique, cela signifie qu&rsquo;une variation d&rsquo;au moins 3 points entre deux administrations chez un m\u00eame individu \u00e2g\u00e9 refl\u00e8te une modification clinique r\u00e9elle du niveau d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 et ne peut \u00eatre attribu\u00e9e aux seules fluctuations de l&rsquo;erreur de mesure al\u00e9atoire.<\/p>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>La structure dimensionnelle du GAI a \u00e9t\u00e9 explor\u00e9e au moyen d&rsquo;analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) au sein de diverses populations g\u00e9riatriques.<\/p>\n<h3>9.1 Structure unidimensionnelle dominante<\/h3>\n<p>L&rsquo;analyse factorielle exploratoire (extraction en composantes principales avec rotation oblique) r\u00e9alis\u00e9e par Pachana et ses collaborateurs lors de la cr\u00e9ation de l&rsquo;outil a mis en \u00e9vidence une solution pr\u00e9dominante <strong>unidimensionnelle<\/strong>. Le premier facteur explique \u00e0 lui seul plus de <strong>41,5 % de la variance totale<\/strong> dans l&rsquo;\u00e9chantillon global, avec une valeur propre (<em>eigenvalue<\/em>) tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e de 8,30, surpassant largement le second facteur (valeur propre de 1,32, expliquant 6,6 % de la variance). Le ratio de la premi\u00e8re \u00e0 la seconde valeur propre (&gt; 6:1) fournit un argument statistique puissant en faveur de la quasi-unidimensionnalit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9chelle, justifiant le calcul d&rsquo;un score composite global unique par simple sommation des items coch\u00e9s.<\/p>\n<h3>9.2 Mod\u00e8les factoriels multidimensionnels alternatifs<\/h3>\n<p>Bien que l&rsquo;usage d&rsquo;un score unidimensionnel soit universellement pr\u00e9conis\u00e9 en pratique clinique, certaines analyses factorielles approfondies et confirmatoires ont identifi\u00e9 des regroupements sous-jacents plus subtils, souvent d\u00e9compos\u00e9s en trois ou quatre dimensions corr\u00e9l\u00e9es :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Facteur 1 : Inqui\u00e9tude cognitive et anticipation (<em>Cognitive Worry \/ Anticipation<\/em>)<\/strong> \u2014 Regroupe les items 1, 6, 8, 9, 11, 14, 16 et 17. Ce facteur repr\u00e9sente le c\u0153ur th\u00e9orique du trouble anxieux g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 et pr\u00e9sente les saturations les plus massives sur le facteur g\u00e9n\u00e9ral (saturations &gt; 0,70).<\/li>\n<li><strong>Facteur 2 : Tension physique et agitation motrice (<em>Nervousness and Physical Arousal<\/em>)<\/strong> \u2014 Regroupe les items 3, 4, 10, 13 et 15. Il refl\u00e8te l&rsquo;\u00e9tat de nervosit\u00e9 subjective, la difficult\u00e9 \u00e0 se d\u00e9tendre et l&rsquo;hyper-r\u00e9activit\u00e9 neurov\u00e9g\u00e9tative non confondue.<\/li>\n<li><strong>Facteur 3 : Manifestations visc\u00e9rales sp\u00e9cifiques (<em>Gastrointestinal \/ Visceral Sensations<\/em>)<\/strong> \u2014 Regroupe les items 7, 12 et 18, ciblant les sensations gastriques (\u00ab n\u0153ud dans l&rsquo;estomac \u00bb, \u00ab papillons \u00bb, estomac barbouill\u00e9) associ\u00e9es aux ruminations.<\/li>\n<li><strong>Facteur 4 : Retentissement fonctionnel et affectif (<em>Impairment and Distress<\/em>)<\/strong> \u2014 Regroupe les items 2, 5, 19 et 20, captant la perte d&rsquo;opportunit\u00e9s, l&rsquo;inhibition d\u00e9cisionnelle et l&rsquo;interf\u00e9rence avec la jouissance de l&rsquo;existence.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les analyses factorielles confirmatoires (AFC) publi\u00e9es ult\u00e9rieurement, notamment par Byrne et al. (2010) et d&rsquo;autres \u00e9quipes internationales, indiquent qu&rsquo;un mod\u00e8le hi\u00e9rarchique de second ordre (un facteur d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale chapeautant trois \u00e0 quatre sous-facteurs de premier ordre) ou un mod\u00e8le unidimensionnel avec erreurs corr\u00e9l\u00e9es affiche d&rsquo;excellents indices d&rsquo;ajustement : <em>Comparative Fit Index<\/em> (CFI) &gt; 0,95, <em>Tucker-Lewis Index<\/em> (TLI) &gt; 0,94 et <em>Root Mean Square Error of Approximation<\/em> (RMSEA) &lt; 0,05.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<p>Le Geriatric Anxiety Inventory se caract\u00e9rise par une ergonomie optimis\u00e9e pour la clinique g\u00e9rontologique :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Type de test :<\/strong> \u00c9chelle d&rsquo;auto-\u00e9valuation psychologique (auto-questionnaire), administrable \u00e9galement en passation assist\u00e9e par un clinicien (h\u00e9t\u00e9ro-\u00e9valuation dirig\u00e9e) en cas de troubles visuels ou de motricit\u00e9 fine.<\/li>\n<li><strong>Format d&rsquo;administration :<\/strong> Papier-crayon ou passation informatis\u00e9e sur tablette tactile.<\/li>\n<li><strong>Nombre d&rsquo;items :<\/strong> 20 \u00e9nonc\u00e9s courts, affirmatifs et r\u00e9dig\u00e9s \u00e0 la premi\u00e8re personne du singulier.<\/li>\n<li><strong>Format de r\u00e9ponse :<\/strong> \u00c9chelle dichotomique forc\u00e9e \u00e0 2 modalit\u00e9s : <strong>\u00ab Agree \u00bb<\/strong> (D&rsquo;accord) vs <strong>\u00ab Disagree \u00bb<\/strong> (Pas d&rsquo;accord). Ce format simplifie consid\u00e9rablement la t\u00e2che des sujets \u00e2g\u00e9s en supprimant l&rsquo;h\u00e9sitation entre nuances interm\u00e9diaires (p. ex. \u00ab un peu \u00bb, \u00ab mod\u00e9r\u00e9ment \u00bb, \u00ab beaucoup \u00bb) qui g\u00e9n\u00e8re souvent des biais de r\u00e9ponse ou une fatigue attentionnelle chez les personnes tr\u00e8s \u00e2g\u00e9es.<\/li>\n<li><strong>Dur\u00e9e de passation :<\/strong> Environ 3 \u00e0 5 minutes chez les sujets autonomes ; 5 \u00e0 10 minutes en cas d&rsquo;assistance verbale.<\/li>\n<li><strong>Modalit\u00e9s de cotation (Scoring) :<\/strong>\n<ul>\n<li>Chaque r\u00e9ponse <em>\u00ab Agree \u00bb<\/em> (indiquant la pr\u00e9sence du sympt\u00f4me anxieux) est cot\u00e9e <strong>1 point<\/strong>.<\/li>\n<li>Chaque r\u00e9ponse <em>\u00ab Disagree \u00bb<\/em> est cot\u00e9e <strong>0 point<\/strong>.<\/li>\n<li>Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;items invers\u00e9s ; la cotation s&rsquo;effectue par simple addition des points.<\/li>\n<li><strong>Score total :<\/strong> Varie de 0 \u00e0 20 points. Un score plus \u00e9lev\u00e9 refl\u00e8te une s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 accrue de la symptomatologie anxieuse.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Seuils cliniques d&rsquo;interpr\u00e9tation :<\/strong>\n<ul>\n<li><strong>Score de 0 \u00e0 8 :<\/strong> Niveau d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 dans les limites de la normale \/ Absence d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 cliniquement significative.<\/li>\n<li><strong>Score de 9 \u00e0 10 :<\/strong> Anxi\u00e9t\u00e9 l\u00e9g\u00e8re \u00e0 mod\u00e9r\u00e9e ; seuil de vigilance en soins primaires (d\u00e9pistage positif n\u00e9cessitant un entretien clinique approfondi).<\/li>\n<li><strong>Score &ge; 11 :<\/strong> Forte probabilit\u00e9 de trouble anxieux caract\u00e9ris\u00e9 (notamment Trouble Anxieux G\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 selon le DSM) justifiant une \u00e9valuation psychiatrique formelle et une prise en charge th\u00e9rapeutique.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &#038; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de publication princeps :<\/strong> 2007 (d\u00e9veloppement initial et publication des normes de r\u00e9f\u00e9rence).<\/li>\n<li><strong>Droits d&rsquo;auteur et propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle :<\/strong> D\u00e9tenus par Nancy A. Pachana, Gerard J. Byrne et The University of Queensland.<\/li>\n<li><strong>Conditions d&rsquo;acc\u00e8s et tarif :<\/strong> Le GAI est un instrument du <strong>domaine public acad\u00e9mique<\/strong>, mis gratuitement \u00e0 la disposition des professionnels de sant\u00e9, des cliniciens et des chercheurs pour toute utilisation non commerciale et clinique. Aucune redevance n&rsquo;est exig\u00e9e pour son utilisation standard en pratique m\u00e9dicale ou universitaire.<\/li>\n<li><strong>Utilisation commerciale :<\/strong> Les \u00e9diteurs commerciaux ou les entreprises priv\u00e9es (ex. essais cliniques financ\u00e9s par l&rsquo;industrie pharmaceutique) souhaitant incorporer le GAI dans des plateformes payantes doivent obtenir une autorisation \u00e9crite formelle aupr\u00e8s de l&rsquo;Universit\u00e9 du Queensland (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"http:\/\/gai.net.au\/\">site officiel du GAI<\/a> ou <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/researchers.uq.edu.au\/researcher\/1344\">bureau des transferts technologiques de l&rsquo;UQ<\/a>).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<p>Les publications fondatrices et \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence relatives au GAI comprennent notamment :<\/p>\n<ul>\n<li>Beck, A. T., &amp; Clark, D. A. (1997). An information processing model of anxiety: Automatic and strategic processes. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 35(1), 49\u201358. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(96)00069-1\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(96)00069-1<\/a><\/li>\n<li>Borkovec, T. D. (1994). The nature, functions, and origins of worry. In G. C. L. Davey &amp; F. Tallis (Eds.), <em>Worrying: Perspectives on theory, assessment and treatment<\/em> (pp. 5\u201333). John Wiley &amp; Sons.<\/li>\n<li>Byrne, G. J., Pachana, N. A., Woodward, M., Dennerstein, L., Ames, D., &amp; Pfaff, J. J. (2010). Operationalizing anxiety in older adults: An empirical investigation of the Geriatric Anxiety Inventory. <em>International Psychogeriatrics<\/em>, 22(7), 1144\u20131150. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1017\/S1041610210000407\">https:\/\/doi.org\/10.1017\/S1041610210000407<\/a><\/li>\n<li>Cheung, G., Pachana, N. A., &amp; Byrne, G. J. (2012). Validation of the Chinese version of the Geriatric Anxiety Inventory. <em>Psychogeriatrics<\/em>, 12(4), 232\u2013239. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1479-8301.2012.00414.x\">https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1479-8301.2012.00414.x<\/a><\/li>\n<li>Cl\u00e9ment, J. P., Pachana, N. A., Byrne, G. J., &amp; Calvet, B. (2014). Validation de la version fran\u00e7aise du Geriatric Anxiety Inventory (GAI-F) chez des sujets \u00e2g\u00e9s francophones. <em>L&rsquo;Enc\u00e9phale<\/em>, 40(6), 444\u2013452. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.encep.2013.11.002\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.encep.2013.11.002<\/a><\/li>\n<li>Dugas, M. J., Gagnon, F., Ladouceur, R., &amp; Freeston, M. H. (1998). Generalized anxiety disorder: A preliminary test of a conceptual model. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 36(2), 215\u2013226. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(97)00070-3\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(97)00070-3<\/a><\/li>\n<li>Martiny, C., Silva, A. C., Pachana, N. A., Byrne, G. J., &amp; Nardi, A. E. (2011). Validation of the Brazilian Portuguese version of the Geriatric Anxiety Inventory. <em>International Psychogeriatrics<\/em>, 23(7), 1113\u20131119. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1017\/S1041610211000372\">https:\/\/doi.org\/10.1017\/S1041610211000372<\/a><\/li>\n<li>Pachana, N. A., Byrne, G. J., Siddle, H., Koloski, N., Harley, E., &amp; Arnold, E. (2007). Development and validation of the Geriatric Anxiety Inventory. <em>International Psychogeriatrics<\/em>, 19(1), 103\u2013114. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1017\/S1041610206004168\">https:\/\/doi.org\/10.1017\/S1041610206004168<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p style=\"margin: 15px 0 10px 0; font-weight: 600;\">Response format: Agree \/ Disagree<\/p>\n<ol style=\"line-height: 1.8; margin-left: 20px;\">\n<li>I worry a lot of the time.<\/li>\n<li>I find it difficult to make a decision.<\/li>\n<li>I often feel jumpy.<\/li>\n<li>I find it hard to relax.<\/li>\n<li>I often cannot enjoy things because of my worries.<\/li>\n<li>Little things bother me a lot.<\/li>\n<li>I often feel like I have butterflies in my stomach.<\/li>\n<li>I think of myself as a worrier.<\/li>\n<li>I can\u2019t help worrying about even trivial things.<\/li>\n<li>I often feel nervous.<\/li>\n<li>My own thoughts often make me anxious.<\/li>\n<li>I get an upset stomach due to my worrying.<\/li>\n<li>I think of myself as a nervous person.<\/li>\n<li>I always anticipate the worst will happen.<\/li>\n<li>I often feel shaky inside.<\/li>\n<li>I think that my worries interfere with my life.<\/li>\n<li>My worries often overwhelm me.<\/li>\n<li>I sometimes feel a great knot in my stomach.<\/li>\n<li>I miss out on things because I worry too much.<\/li>\n<li>I often feel upset.<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Analyse psychom\u00e9trique d\u00e9taill\u00e9e de l&rsquo;Inventaire d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9riatrique (GAI), instrument de d\u00e9pistage valid\u00e9 pour mesurer l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 chez les a\u00een\u00e9s.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[1656,31,18855],"tags":[24790,11128,24359,24794,16,1250,89],"class_list":["post-15664","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-echelles-danxiete","category-evaluations-psychologiques","category-psychogeriatrie","tag-anxiete-geriatrique","tag-depistage-clinique","tag-gai","tag-pachana","tag-psychometrie","tag-trouble-anxieux-generalise","tag-vieillissement"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/15664","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=15664"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/15664\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=15664"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=15664"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=15664"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}