{"id":15645,"date":"2026-10-09T10:17:10","date_gmt":"2026-10-09T10:17:10","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/questionnaire-inquietude-penn-state-pswq-2\/"},"modified":"2026-10-09T10:17:10","modified_gmt":"2026-10-09T10:17:10","slug":"questionnaire-inquietude-penn-state-pswq-2","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=questionnaire-inquietude-penn-state-pswq-2","title":{"rendered":"Questionnaire d&rsquo;inqui\u00e9tude de Penn State (PSWQ)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>Le <strong>Questionnaire d&rsquo;inqui\u00e9tude de Penn State<\/strong> (<em>Penn State Worry Questionnaire<\/em>, ou <strong>PSWQ<\/strong>) constitue l&rsquo;\u00e9talon-or international pour l&rsquo;\u00e9valuation psychom\u00e9trique de l&rsquo;inqui\u00e9tude excessive, incontr\u00f4lable et envahissante (<em>pathological worry<\/em>). D\u00e9velopp\u00e9 initialement \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;\u00c9tat de Pennsylvanie par Thomas D. Borkovec et ses collaborateurs (Meyer, Miller, Metzger, &amp; Borkovec, 1990), cet auto-questionnaire comprend <strong>16 items<\/strong> cot\u00e9s sur une \u00e9chelle de Likert en 5 points allant de 1 (\u00ab Pas du tout typique de moi \u00bb) \u00e0 5 (\u00ab Tr\u00e8s typique de moi \u00bb). Le PSWQ a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u pour appr\u00e9hender le construit de l&rsquo;inqui\u00e9tude de mani\u00e8re ind\u00e9pendante du contenu th\u00e9matique sp\u00e9cifique (famille, finances, travail, sant\u00e9), en se focalisant sur les param\u00e8tres structuraux de fr\u00e9quence, d&rsquo;intensit\u00e9, de chronicit\u00e9 et d&rsquo;incontr\u00f4labilit\u00e9 cognitive.<\/p>\n<p>Sur le plan structural, bien que l&rsquo;instrument ait \u00e9t\u00e9 originellement th\u00e9oris\u00e9 comme unidimensionnel, les investigations psychom\u00e9triques modernes r\u00e9v\u00e8lent fr\u00e9quemment une structure bifactorielle ou un mod\u00e8le \u00e0 un facteur g\u00e9n\u00e9ral associ\u00e9 \u00e0 un facteur de m\u00e9thode li\u00e9 aux cinq items invers\u00e9s (items 1, 3, 8, 10 et 11). Le score total oscille entre 16 et 80 points, les scores plus \u00e9lev\u00e9s refl\u00e9tant des niveaux d&rsquo;inqui\u00e9tude accrus. Les analyses psychom\u00e9triques d\u00e9montrent une consistance interne exceptionnelle, avec des coefficients alpha de Cronbach se situant g\u00e9n\u00e9ralement entre 0,88 et 0,95 au sein des populations cliniques et non cliniques. La fid\u00e9lit\u00e9 test-retest \u00e0 moyen terme pr\u00e9sente des coefficients de corr\u00e9lation variant de 0,74 \u00e0 0,93. Le PSWQ d\u00e9montre une validit\u00e9 convergente robuste avec d&rsquo;autres mesures de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Anxi%C3%A9t%C3%A9\">anxi\u00e9t\u00e9<\/a> et du <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Trouble_anxieux_g%C3%A9n%C3%A9ralis%C3%A9\">trouble anxieux g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9<\/a> (TAG), tout en maintenant une excellente validit\u00e9 discriminante par rapport \u00e0 la d\u00e9pression majeure, l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale et les attaques de panique. Cet instrument est largement mobilis\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9valuation clinique diagnostique, le suivi th\u00e9rapeutique sous psychoth\u00e9rapie cognitivo-comportementale et la recherche fondamentale en psychopathologie cognitive.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>Penn State Worry Questionnaire, PSWQ, inqui\u00e9tude pathologique, trouble anxieux g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9, psychom\u00e9trie, \u00e9valuation cognitive, Thomas Borkovec, th\u00e9rapie cognitivo-comportementale, ruminations, incontr\u00f4labilit\u00e9 cognitive, anxi\u00e9t\u00e9-trait, fid\u00e9lit\u00e9 test-retest.<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>Le questionnaire a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u et valid\u00e9 par une \u00e9quipe de chercheurs du D\u00e9partement de Psychologie de la <em>Pennsylvania State University<\/em> (\u00c9tats-Unis) :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Thomas D. Borkovec, Ph.D.<\/strong> : Professeur \u00e9m\u00e9rite de psychologie \u00e0 la Pennsylvania State University, pionnier international de la recherche exp\u00e9rimentale et clinique sur l&rsquo;inqui\u00e9tude et le trouble anxieux g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9. Ses travaux fondamentaux ont \u00e9tabli les premiers mod\u00e8les cognitivo-comportementaux de l&rsquo;inqui\u00e9tude comme m\u00e9canisme d&rsquo;\u00e9vitement affectif.<\/li>\n<li><strong>Timothy J. Meyer, Ph.D.<\/strong> : Chercheur en psychologie clinique \u00e0 la Pennsylvania State University au moment de l&rsquo;\u00e9laboration de l&rsquo;\u00e9chelle, premier auteur de l&rsquo;article princeps de validation (Meyer et al., 1990).<\/li>\n<li><strong>Marni L. Miller, M.S.<\/strong> : Chercheuse et clinicienne affili\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9quipe de recherche sur l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de la Pennsylvania State University.<\/li>\n<li><strong>Richard L. Metzger, Ph.D.<\/strong> : Professeur de psychologie, sp\u00e9cialiste des processus cognitifs et attentionnels appliqu\u00e9s \u00e0 la psychopathologie.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental du <strong>Penn State Worry Questionnaire (PSWQ)<\/strong> est de fournir une mesure standardis\u00e9e, quantitative, fiable et valide de la tendance g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 s&rsquo;inqui\u00e9ter de mani\u00e8re excessive et incontr\u00f4lable. Lors de son \u00e9laboration \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1980, le diagnostic de trouble anxieux g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 venait d&rsquo;\u00eatre r\u00e9vis\u00e9 dans le DSM-III-R, \u00e9rigeant l&rsquo;inqui\u00e9tude pathologique (<em>unrealistic or excessive worry<\/em>) en sympt\u00f4me cardinal de ce trouble. Toutefois, la majorit\u00e9 des instruments d&rsquo;\u00e9valuation de l&rsquo;\u00e9poque, tels que l&rsquo;inventaire d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 trait-\u00e9tat de Spielberger (STAI) ou l&rsquo;inventaire d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de Beck (BAI), confondaient l&rsquo;inqui\u00e9tude avec les manifestations somatiques de l&rsquo;activation neurov\u00e9g\u00e9tative (tachycardie, tremblements, sueurs) ou avec la d\u00e9tresse affective g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n<p>Le PSWQ a \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifiquement conceptualis\u00e9 pour combler ce vide m\u00e9thodologique en mesurant le construit d&rsquo;inqui\u00e9tude en tant que ph\u00e9nom\u00e8ne cognitif pur. L&rsquo;instrument vise \u00e0 \u00e9valuer les composantes formelles de l&rsquo;inqui\u00e9tude :<\/p>\n<ul>\n<li>La <strong>g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9<\/strong> : la propension \u00e0 s&rsquo;inqui\u00e9ter \u00e0 propos d&rsquo;une multitude d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements de la vie quotidienne plut\u00f4t que face \u00e0 un domaine circonscrit (comme dans les phobies sp\u00e9cifiques ou l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale).<\/li>\n<li>L&rsquo;<strong>excessivit\u00e9<\/strong> : l&rsquo;intensit\u00e9 disproportionn\u00e9e de l&rsquo;activit\u00e9 cognitive par rapport \u00e0 la probabilit\u00e9 ou \u00e0 la gravit\u00e9 r\u00e9elle de la menace potentielle.<\/li>\n<li>L&rsquo;<strong>incontr\u00f4labilit\u00e9<\/strong> : la difficult\u00e9 subjective, voire l&rsquo;incapacit\u00e9 per\u00e7ue, \u00e0 interrompre ou \u00e0 d\u00e9sengager l&rsquo;attention de la cha\u00eene de pens\u00e9es anxiog\u00e8nes une fois celle-ci enclench\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Dans la pratique clinique, le PSWQ sert d&rsquo;outil de d\u00e9pistage pour identifier les individus souffrant d&rsquo;un trouble anxieux g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9, aide \u00e0 d\u00e9terminer l&rsquo;indication d&rsquo;une <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Th%C3%A9rapie_cognitivo-comportementale\">th\u00e9rapie cognitivo-comportementale (TCC)<\/a> cibl\u00e9e et constitue une mesure de sensibilit\u00e9 au changement th\u00e9rapeutique hautement r\u00e9active au fil des s\u00e9ances. Dans le champ de la recherche empirique, le PSWQ permet de s\u00e9lectionner des cohortes homog\u00e8nes d&rsquo;individus \u00e0 haut niveau d&rsquo;inqui\u00e9tude (<em>high worriers<\/em>) comparativement \u00e0 des t\u00e9moins (<em>low worriers<\/em>) afin d&rsquo;\u00e9tudier les biais cognitifs, la flexibilit\u00e9 autonomique (notamment la variabilit\u00e9 de la fr\u00e9quence cardiaque) et les corr\u00e9lats neurobiologiques de l&rsquo;anticipation n\u00e9gative.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Le construit psychologique mesur\u00e9 par le PSWQ est l&rsquo;<strong>inqui\u00e9tude pathologique<\/strong> (<em>trait worry<\/em>). Selon la d\u00e9finition de consensus \u00e9tablie par Borkovec, Robinson, Pruzinsky et DePree (1983), l&rsquo;inqui\u00e9tude est d\u00e9finie comme \u00ab une cha\u00eene de pens\u00e9es et d&rsquo;images, charg\u00e9e d&rsquo;affects n\u00e9gatifs et relativement incontr\u00f4lable, repr\u00e9sentant une tentative de s&rsquo;engager dans une r\u00e9solution mentale de probl\u00e8mes face \u00e0 un enjeu dont l&rsquo;issue est incertaine mais contient la possibilit\u00e9 d&rsquo;un ou plusieurs r\u00e9sultats n\u00e9gatifs \u00bb.<\/p>\n<p>Bien que l&rsquo;\u00e9chelle fournisse un score global unidimensionnel dans la pratique standard, le construit sous-jacent articul\u00e9 par les 16 \u00e9nonc\u00e9s int\u00e8gre plusieurs dimensions ph\u00e9nom\u00e9nologiques intriqu\u00e9es :<\/p>\n<h3>1. L&rsquo;incontr\u00f4labilit\u00e9 et le sentiment d&rsquo;envahissement (Incontrollability &amp; Overwhelm)<\/h3>\n<p>Cette dimension capture l&rsquo;incapacit\u00e9 du sujet \u00e0 freiner l&#8217;emballement des pens\u00e9es intrusives n\u00e9gatives. Des \u00e9nonc\u00e9s tels que l&rsquo;item 2 (\u00ab <em>My worries overwhelm me<\/em> \u00bb), l&rsquo;item 5 (\u00ab <em>I know I should not worry about things, but I just cannot help it<\/em> \u00bb) et l&rsquo;item 14 (\u00ab <em>Once I start worrying, I cannot stop<\/em> \u00bb) illustrent cette perte d&rsquo;autor\u00e9gulation cognitive. Le sujet fait l&rsquo;exp\u00e9rience d&rsquo;une dynamique mentale autonome o\u00f9 l&rsquo;inqui\u00e9tude s&rsquo;impose \u00e0 sa conscience sans qu&rsquo;il puisse y mettre fin par un effort volitionnel.<\/p>\n<h3>2. La chronicit\u00e9 et la pr\u00e9valence temporelle (Chronicity &amp; Pervasiveness)<\/h3>\n<p>L&rsquo;inqui\u00e9tude pathologique ne se limite pas \u00e0 des \u00e9pisodes transitoires r\u00e9actifs \u00e0 un stresseur aigu ; elle s&rsquo;enracine dans la structure de personnalit\u00e9 de l&rsquo;individu. L&rsquo;item 7 (\u00ab <em>I am always worrying about something<\/em> \u00bb), l&rsquo;item 12 (\u00ab <em>I have been a worrier all my life<\/em> \u00bb) et l&rsquo;item 15 (\u00ab <em>I worry all the time<\/em> \u00bb) refl\u00e8tent cette omnipr\u00e9sence temporelle. L&rsquo;individu s&rsquo;identifie lui-m\u00eame comme un \u00ab inquiet chronique \u00bb depuis toujours.<\/p>\n<h3>3. L&rsquo;encha\u00eenement et la r\u00e9activit\u00e9 aux stresseurs (Chaining &amp; Stress Reactivity)<\/h3>\n<p>L&rsquo;inqui\u00e9tude pathologique se caract\u00e9rise par un glissement perp\u00e9tuel d&rsquo;un th\u00e8me \u00e0 un autre d\u00e8s qu&rsquo;une t\u00e2che est accomplie ou qu&rsquo;un probl\u00e8me est r\u00e9solu. L&rsquo;item 6 (\u00ab <em>When I am under pressure I worry a lot<\/em> \u00bb) et l&rsquo;item 9 (\u00ab <em>As soon as I finish one task, I start to worry about everything else I have to do<\/em> \u00bb) mettent en lumi\u00e8re ce ph\u00e9nom\u00e8ne de \u00ab contagion cognitive \u00bb, o\u00f9 l&rsquo;esprit anticipe imm\u00e9diatement le prochain foyer de danger potentiel.<\/p>\n<h3>4. L&rsquo;absence de r\u00e9gulation adaptative (Absence of Adaptive Coping \/ Inflexibilit\u00e9)<\/h3>\n<p>Les items invers\u00e9s (1, 3, 8, 10, 11) capturent le versant adaptatif de la flexibilit\u00e9 cognitive face \u00e0 l&rsquo;incertitude. Par exemple, l&rsquo;item 8 (\u00ab <em>I find it easy to dismiss worrisome thoughts<\/em> \u00bb) et l&rsquo;item 11 (\u00ab <em>When there is nothing more I can do about a concern, I do not worry about it any more<\/em> \u00bb) \u00e9valuent la capacit\u00e9 d&rsquo;un individu sain \u00e0 abandonner les pens\u00e9es st\u00e9riles lorsque la situation \u00e9chappe \u00e0 son contr\u00f4le direct. Chez l&rsquo;individu anxieux g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9, cette r\u00e9gulation est d\u00e9faillante : m\u00eame en sachant qu&rsquo;aucune action n&rsquo;est possible, l&rsquo;activit\u00e9 mentale d&rsquo;anticipation n\u00e9gative persiste.<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>Le PSWQ s&rsquo;enracine au confluent des th\u00e9ories cognitives de l&rsquo;\u00e9motion et des mod\u00e8les psychopathologiques exp\u00e9rimentaux d\u00e9velopp\u00e9s \u00e0 la fin du XXe si\u00e8cle, sous l&rsquo;impulsion majeure de l&rsquo;\u00e9cole de pens\u00e9e comportementale et cognitive de Thomas Borkovec.<\/p>\n<h3>Le mod\u00e8le d&rsquo;\u00e9vitement cognitif de l&rsquo;inqui\u00e9tude (Borkovec)<\/h3>\n<p>Le cadre th\u00e9orique cardinal sous-tendant le PSWQ est le <strong>mod\u00e8le d&rsquo;\u00e9vitement cognitif<\/strong> (<em>Cognitive Avoidance Model of Worry<\/em>) \u00e9labor\u00e9 par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Thomas_D._Borkovec\">Thomas D. Borkovec<\/a>. Selon ce mod\u00e8le :<\/p>\n<ul>\n<li>L&rsquo;inqui\u00e9tude est principalement une activit\u00e9 linguistique et verbale (une pens\u00e9e sous forme de discours int\u00e9rieur) plut\u00f4t qu&rsquo;une imagerie visuelle.<\/li>\n<li>Le traitement verbal abstrait inhibe les r\u00e9actions physiologiques somatiques et les images mentales charg\u00e9es d&rsquo;une forte d\u00e9tresse \u00e9motionnelle qui seraient autrement d\u00e9clench\u00e9es par la confrontation aux peurs sous-jacentes fondamentales (la mort, la maladie, l&rsquo;abandon).<\/li>\n<li>Par cons\u00e9quent, l&rsquo;inqui\u00e9tude agit comme un m\u00e9canisme de renforcement n\u00e9gatif : en emp\u00eachant l&rsquo;activation \u00e9motionnelle compl\u00e8te, elle bloque l&rsquo;habituation et le traitement \u00e9motionnel correct de la peur. L&rsquo;individu s&rsquo;inqui\u00e8te pour \u00e9viter de ressentir la d\u00e9tresse somatique brute, ce qui maintient chroniquement le trouble.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Le mod\u00e8le d&rsquo;intol\u00e9rance \u00e0 l&rsquo;incertitude (Dugas, Freeston, Ladouceur)<\/h3>\n<p>D\u00e9velopp\u00e9 par l&rsquo;\u00e9cole qu\u00e9b\u00e9coise (Dugas et al., 1998), ce cadre th\u00e9orique compl\u00e9mentaire postule que les individus pr\u00e9sentant des scores \u00e9lev\u00e9s au PSWQ traitent l&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9 et l&rsquo;incertitude comme des stimuli intrins\u00e8quement aversifs et mena\u00e7ants. L&rsquo;inqui\u00e9tude est alors mise en \u0153uvre comme une tentative vaine de \u00ab pr\u00e9voir l&rsquo;impr\u00e9visible \u00bb et d&rsquo;annuler cognitivement le doute, fonctionnant comme un substitut inop\u00e9rant \u00e0 la r\u00e9solution effective de probl\u00e8mes.<\/p>\n<h3>Le mod\u00e8le m\u00e9tacognitif (Wells)<\/h3>\n<p>Adrian Wells a enrichi la compr\u00e9hension de l&rsquo;inqui\u00e9tude en distinguant l&rsquo;inqui\u00e9tude de type 1 (portant sur des \u00e9v\u00e9nements externes) de l&rsquo;inqui\u00e9tude de type 2 ou <em>m\u00e9ta-inqui\u00e9tude<\/em> (l&rsquo;inqui\u00e9tude \u00e0 propos de l&rsquo;inqui\u00e9tude elle-m\u00eame). Plusieurs items du PSWQ (notamment les items 5 et 14) \u00e9valuent directement ces croyances n\u00e9gatives m\u00e9tacognitives concernant l&rsquo;incontr\u00f4labilit\u00e9 et le caract\u00e8re dangereux de l&rsquo;inqui\u00e9tude, qui constituent le moteur proximal de la chronicisation du trouble anxieux g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>Le PSWQ a fait l&rsquo;objet d&rsquo;un vaste corpus d&rsquo;\u00e9tudes de validation psychom\u00e9trique \u00e0 travers le monde, confirmant la robustesse de ses qualit\u00e9s m\u00e9trologiques dans des populations vari\u00e9es.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de construit et validit\u00e9 convergente<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9tude originale de Meyer et al. (1990), le PSWQ a pr\u00e9sent\u00e9 des corr\u00e9lations positives \u00e9lev\u00e9es et significatives avec les mesures \u00e9tablies de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9-trait, notamment le <em>State-Trait Anxiety Inventory &#8211; Trait subscale<\/em> (STAI-T, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0{,}64\">$r = 0{,}64$<\/span> \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"0{,}79\">$0{,}79$<\/span>), ainsi qu&rsquo;avec d&rsquo;autres indices d&rsquo;\u00e9valuation de l&rsquo;inqui\u00e9tude comme le <em>Worry Domains Questionnaire<\/em> (WDQ, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0{,}65\">$r = 0{,}65$<\/span> \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"0{,}70\">$0{,}70$<\/span>). De plus, les corr\u00e9lations avec les \u00e9chelles de d\u00e9pression, telles que le <em>Beck Depression Inventory<\/em> (BDI), se situent typiquement dans une fourchette mod\u00e9r\u00e9e (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0{,}40\">$r = 0{,}40$<\/span> \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"0{,}56\">$0{,}56$<\/span>), d\u00e9montrant que si l&rsquo;inqui\u00e9tude est corr\u00e9l\u00e9e \u00e0 la d\u00e9tresse affective g\u00e9n\u00e9rale, elle s&rsquo;en distingue nettement.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 discriminante<\/h3>\n<p>Le PSWQ poss\u00e8de une capacit\u00e9 discriminante reconnue entre le trouble anxieux g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 (TAG) et les autres troubles psychiatriques ou anxieux. Brown, Antony et Barlow (1992) ont administr\u00e9 le PSWQ \u00e0 de larges \u00e9chantillons cliniques r\u00e9pondant aux crit\u00e8res du DSM-III-R pour diff\u00e9rents troubles :<\/p>\n<ul>\n<li>Les patients atteints de TAG ont obtenu des scores moyens significativement plus \u00e9lev\u00e9s (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"M = 67{,}8\">$M = 67{,}8$<\/span>, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"ET = 9{,}2\">$ET = 9{,}2$<\/span>) que les patients souffrant de trouble panique avec agoraphobie (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"M = 53{,}1\">$M = 53{,}1$<\/span>), de phobie sociale (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"M = 54{,}8\">$M = 54{,}8$<\/span>) ou de trouble obsessionnel-compulsif (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"M = 57{,}2\">$M = 57{,}2$<\/span>).<\/li>\n<li>Au sein d&rsquo;\u00e9chantillons non cliniques ou d&rsquo;\u00e9tudiants, le score moyen se situe g\u00e9n\u00e9ralement autour de $46$ \u00e0 $48$ points (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"ET \\approx 12{,}5\">$ET \\approx 12{,}5$<\/span>).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Sensibilit\u00e9 au changement th\u00e9rapeutique et validit\u00e9 diagnostique<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 pr\u00e9dictive et diagnostique de l&rsquo;\u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 examin\u00e9e au moyen de courbes ROC (<em>Receiver Operating Characteristic<\/em>). Les travaux de Behar et al. (2003) indiquent qu&rsquo;un score seuil compris entre <strong>45 et 62<\/strong> (la valeur seuil optimale de <strong>60<\/strong> \u00e9tant souvent retenue en contexte clinique hautement sp\u00e9cialis\u00e9) offre une sensibilit\u00e9 de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"0{,}85\">$0{,}85$<\/span> \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"0{,}90\">$0{,}90$<\/span> et une sp\u00e9cificit\u00e9 sup\u00e9rieure \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"0{,}80\">$0{,}80$<\/span> pour discriminer les personnes r\u00e9pondant aux crit\u00e8res du TAG selon le DSM-IV des t\u00e9moins sans pathologie. En outre, lors des essais cliniques randomis\u00e9s \u00e9valuant la TCC du TAG, les r\u00e9ductions du score au PSWQ corr\u00e8lent fortement avec l&rsquo;am\u00e9lioration globale \u00e9valu\u00e9e par des cliniciens ind\u00e9pendants (taux de changement de grande taille d&rsquo;effet, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"d\">$d$<\/span> de Cohen &gt; <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"1{,}2\">$1{,}2$<\/span>).<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s de fid\u00e9lit\u00e9 du PSWQ figurent parmi les plus \u00e9lev\u00e9es document\u00e9es dans la litt\u00e9rature psychom\u00e9trique des troubles \u00e9motionnels.<\/p>\n<h3>Consistance interne<\/h3>\n<p>La coh\u00e9rence interne du PSWQ a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e dans une multitude de cultures et d&rsquo;adaptations linguistiques (notamment la version fran\u00e7aise valid\u00e9e par Gosselin et al., 2001) :<\/p>\n<ul>\n<li>Dans l&rsquo;\u00e9tude princeps (Meyer et al., 1990), le coefficient <strong>alpha de Cronbach<\/strong> variait de <strong>0,91 \u00e0 0,95<\/strong> au sein de multiples \u00e9chantillons coll\u00e9giaux et cliniques.<\/li>\n<li>Dans l&rsquo;\u00e9chantillon de patients souffrant de TAG de Brown et al. (1992), l&rsquo;alpha \u00e9tait de <strong>0,86<\/strong>.<\/li>\n<li>La version fran\u00e7aise valid\u00e9e par Gosselin et al. (2001) a rapport\u00e9 un coefficient alpha de Cronbach de <strong>0,91<\/strong> chez des participants non cliniques et de <strong>0,93<\/strong> chez des participants cliniques.<\/li>\n<li>Les corr\u00e9lations item-total corrig\u00e9es oscillent pour la quasi-totalit\u00e9 des items entre <strong>0,48 et 0,81<\/strong>, attestant d&rsquo;une excellente homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 du corpus d&rsquo;items.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Fid\u00e9lit\u00e9 test-retest (Stabilit\u00e9 temporelle)<\/h3>\n<p>Le PSWQ mesure un construit de type \u00ab trait \u00bb, ce qui implique une relative stabilit\u00e9 dans le temps en l&rsquo;absence d&rsquo;intervention th\u00e9rapeutique :<\/p>\n<ul>\n<li>Sur un intervalle de <strong>2 semaines<\/strong>, Meyer et al. (1990) ont mis en \u00e9vidence un coefficient de corr\u00e9lation test-retest de <strong><span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0{,}93\">$r = 0{,}93$<\/span><\/strong> (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p &lt; 0{,}001\">$p &lt; 0{,}001$<\/span>).<\/li>\n<li>Sur un intervalle de <strong>4 semaines<\/strong>, la fid\u00e9lit\u00e9 test-retest demeure \u00e0 <strong><span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0{,}92\">$r = 0{,}92$<\/span><\/strong>.<\/li>\n<li>M\u00eame sur un intervalle prolong\u00e9 de <strong>8 \u00e0 10 semaines<\/strong> chez des t\u00e9moins n&rsquo;ayant re\u00e7u aucun traitement, le coefficient de fid\u00e9lit\u00e9 se maintient entre <strong><span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0{,}74\">$r = 0{,}74$<\/span> et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0{,}83\">$r = 0{,}83$<\/span><\/strong>.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>La structure factorielle du PSWQ a g\u00e9n\u00e9r\u00e9 d&rsquo;importants d\u00e9bats m\u00e9thodologiques au cours des trois derni\u00e8res d\u00e9cennies.<\/p>\n<h3>Analyses Factorielles Exploratoires (AFE) initiales<\/h3>\n<p>Initialement, Meyer et al. (1990) ont extrait un <strong>facteur unique<\/strong> expliquant la majorit\u00e9 de la variance (environ 40 % \u00e0 48 % de la variance totale), concluant \u00e0 l&rsquo;unidimensionnalit\u00e9 du construit. Cependant, des analyses exploratoires subs\u00e9quentes ont fr\u00e9quemment isol\u00e9 deux facteurs distincts :<\/p>\n<ul>\n<li>Un premier facteur majeur compos\u00e9 des <strong>11 items formul\u00e9s positivement<\/strong> (items 2, 4, 5, 6, 7, 9, 12, 13, 14, 15, 16), souvent \u00e9tiquet\u00e9 \u00ab Engagement dans l&rsquo;inqui\u00e9tude \u00bb ou \u00ab Inqui\u00e9tude pathologique \u00bb.<\/li>\n<li>Un second facteur compos\u00e9 des <strong>5 items invers\u00e9s<\/strong> (items 1, 3, 8, 10, 11), \u00e9tiquet\u00e9 \u00ab Absence d&rsquo;inqui\u00e9tude \u00bb.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC) et effets de m\u00e9thode<\/h3>\n<p>Pour d\u00e9terminer si cette dualit\u00e9 factorielle refl\u00e9tait deux construits th\u00e9oriques r\u00e9els ou un simple artefact m\u00e9thodologique, de nombreux chercheurs (e.g., Brown, 2003 ; Hazlett-Stevens, Ullman, &amp; Borkovec, 2004) ont compar\u00e9 plusieurs mod\u00e8les comp\u00e9titifs en AFC :<\/p>\n<ol>\n<li><strong>Mod\u00e8le unidimensionnel strict<\/strong> : ad\u00e9quation statistique m\u00e9diocre (RMSEA &gt; 0,10, CFI &lt; 0,88) en raison de la variance r\u00e9siduelle partag\u00e9e entre les items invers\u00e9s.<\/li>\n<li><strong>Mod\u00e8le \u00e0 deux facteurs corr\u00e9l\u00e9s<\/strong> : bonne ad\u00e9quation aux donn\u00e9es (RMSEA \u2248 0,05, CFI &gt; 0,95), mais corr\u00e9lation latente tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e entre les deux facteurs (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r &gt; 0{,}70\">$r &gt; 0{,}70$<\/span>).<\/li>\n<li><strong>Mod\u00e8le bifactoriel ou mod\u00e8le \u00e0 un facteur substantiel avec r\u00e9sidus corr\u00e9l\u00e9s \/ facteur de m\u00e9thode<\/strong> : ce mod\u00e8le d\u00e9montre la sup\u00e9riorit\u00e9 statistique la plus nette. Il postule l&rsquo;existence d&rsquo;un <em>facteur g\u00e9n\u00e9ral unique d&rsquo;inqui\u00e9tude<\/em> qui sature sur l&rsquo;ensemble des 16 items, combin\u00e9 \u00e0 un <em>facteur de m\u00e9thode<\/em> (art\u00e9fact de formulation n\u00e9gative) expliquant la variance sp\u00e9cifique partag\u00e9e par les items 1, 3, 8, 10 et 11.<\/li>\n<\/ol>\n<p>En cons\u00e9quence, les sp\u00e9cialistes de la psychom\u00e9trie s&rsquo;accordent aujourd&rsquo;hui sur le fait que la bidimensionnalit\u00e9 observ\u00e9e est un art\u00e9fact statistique de m\u00e9thode plut\u00f4t qu&rsquo;une dissociation psychologique r\u00e9elle. Le calcul d&rsquo;un <strong>score total unique<\/strong> sommant l&rsquo;ensemble des 16 items demeure donc pleinement justifi\u00e9 et recommand\u00e9 sur le plan empirique.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Nom complet de l&rsquo;instrument<\/strong> : Penn State Worry Questionnaire (PSWQ).<\/li>\n<li><strong>Type d&rsquo;\u00e9valuation<\/strong> : Auto-questionnaire psychom\u00e9trique (<em>Self-report inventory<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Format d&rsquo;administration<\/strong> : Papier-crayon, passation informatis\u00e9e en ligne ou \u00e9valuation assist\u00e9e par ordinateur.<\/li>\n<li><strong>Nombre total d&rsquo;items<\/strong> : 16 items formul\u00e9s sous la forme d&rsquo;affirmations portant sur les habitudes de pens\u00e9e.<\/li>\n<li><strong>\u00c9chelle de r\u00e9ponse<\/strong> : \u00c9chelle ordinale de type Likert en 5 points :\n<ul>\n<li><code>1<\/code> = Not at all typical of me (Pas du tout typique de moi)<\/li>\n<li><code>2<\/code> = Rarely typical of me (Rarement typique de moi)<\/li>\n<li><code>3<\/code> = Somewhat typical of me (Assez typique de moi)<\/li>\n<li><code>4<\/code> = Often typical of me (Souvent typique de moi)<\/li>\n<li><code>5<\/code> = Very typical of me (Tr\u00e8s typique de moi)<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Items invers\u00e9s (Reverse-scored items)<\/strong> : Les items <strong>1, 3, 8, 10 et 11<\/strong> doivent \u00eatre recod\u00e9s avant sommation :\n<ul>\n<li>Une valeur brute de 1 devient 5<\/li>\n<li>Une valeur brute de 2 devient 4<\/li>\n<li>Une valeur brute de 3 reste 3<\/li>\n<li>Une valeur brute de 4 devient 2<\/li>\n<li>Une valeur brute de 5 devient 1<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Calcul du score global<\/strong> : Somme des 16 items apr\u00e8s recodage des items invers\u00e9s. L&rsquo;\u00e9tendue th\u00e9orique des scores s&rsquo;\u00e9chelonne de <strong>16 \u00e0 80<\/strong> points.<\/li>\n<li><strong>Normes interpr\u00e9tatives g\u00e9n\u00e9rales<\/strong> :\n<ul>\n<li><strong>16 \u00e0 39 points<\/strong> : Inqui\u00e9tude faible (<em>Low Worry<\/em>) \u2014 Niveau non clinique d&rsquo;inqui\u00e9tude.<\/li>\n<li><strong>40 \u00e0 59 points<\/strong> : Inqui\u00e9tude mod\u00e9r\u00e9e (<em>Moderate Worry<\/em>) \u2014 Tendance moyenne \u00e0 l&rsquo;inqui\u00e9tude, commune dans la population g\u00e9n\u00e9rale lors de p\u00e9riodes de stress.<\/li>\n<li><strong>60 \u00e0 80 points<\/strong> : Inqui\u00e9tude \u00e9lev\u00e9e (<em>High Worry<\/em>) \u2014 Pr\u00e9sence probable d&rsquo;une inqui\u00e9tude pathologique cliniquement significative ; les moyennes des patients r\u00e9pondant aux crit\u00e8res d&rsquo;un trouble anxieux g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 se situent typiquement entre 60 et 68 points.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Dur\u00e9e approximative de passation<\/strong> : 3 \u00e0 5 minutes.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &amp; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de publication initiale<\/strong> : 1990 (Meyer, Miller, Metzger, &amp; Borkovec).<\/li>\n<li><strong>Statut des droits d&rsquo;auteur et accessibilit\u00e9<\/strong> : Le Penn State Worry Questionnaire a \u00e9t\u00e9 plac\u00e9 dans le domaine public \u00e0 des fins acad\u00e9miques, de recherche clinique et d&rsquo;\u00e9valuation non commerciale par ses cr\u00e9ateurs originaux. Il ne n\u00e9cessite pas l&rsquo;achat d&rsquo;un kit commercial propri\u00e9taire aupr\u00e8s d&rsquo;un \u00e9diteur psychom\u00e9trique de tests.<\/li>\n<li><strong>Tarifs d&rsquo;utilisation<\/strong> : Gratuit (0 $) pour la recherche scientifique et la pratique clinique individuelle. L&rsquo;utilisation dans le cadre d&rsquo;essais cliniques financ\u00e9s par l&rsquo;industrie pharmaceutique ou d&rsquo;applications commerciales propri\u00e9taires peut faire l&rsquo;objet de formalit\u00e9s sp\u00e9cifiques de licence ou de consultation aupr\u00e8s des d\u00e9tenteurs l\u00e9gaux des droits d&rsquo;auteurs institutionnels (Pennsylvania State University).<\/li>\n<li><strong>Conditions d&rsquo;utilisation<\/strong> : Les praticiens et chercheurs sont tenus de citer rigoureusement l&rsquo;article princeps de Meyer et al. (1990) et de ne pas modifier le texte ou l&rsquo;ordonnancement des \u00e9nonc\u00e9s afin de maintenir l&rsquo;invariance de mesure.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<p>Les publications fondatrices et \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence relatives au PSWQ incluent :<\/p>\n<ul>\n<li>Behar, E., Alcaine, O., Zuellig, A. R., &amp; Borkovec, T. D. (2003). Screening for generalized anxiety disorder using the Penn State Worry Questionnaire: A receiver operating characteristic analysis. <em>Journal of Behavior Therapy and Experimental Psychiatry<\/em>, 34(1), 25\u201343. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7916(03)00004-1\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7916(03)00004-1<\/a><\/li>\n<li>Borkovec, T. D., Robinson, E., Pruzinsky, T., &amp; DePree, J. A. (1983). Preliminary exploration of worry: Some characteristics and processes. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 21(1), 9\u201316. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0005-7967(83)90121-3\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/0005-7967(83)90121-3<\/a><\/li>\n<li>Brown, T. A. (2003). Method effects and the assessment of trait anxiety and worry: A study of the Penn State Worry Questionnaire and the State-Trait Anxiety Inventory. <em>Journal of Psychopathology and Behavioral Assessment<\/em>, 25(2), 127\u2013133. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1023\/A:1023447920948\">https:\/\/doi.org\/10.1023\/A:1023447920948<\/a><\/li>\n<li>Brown, T. A., Antony, M. M., &amp; Barlow, D. H. (1992). Psychometric properties of the Penn State Worry Questionnaire in a clinical anxiety disorders sample. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 30(1), 33\u201337. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0005-7967(92)90093-V\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/0005-7967(92)90093-V<\/a><\/li>\n<li>Dugas, M. J., Gagnon, F., Ladouceur, R., &amp; Freeston, M. H. (1998). Generalized anxiety disorder: A preliminary test of a conceptual model. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 36(2), 215\u2013226. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(97)00070-3\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(97)00070-3<\/a><\/li>\n<li>Gosselin, P., Dugas, M. J., Ladouceur, R., &amp; Freeston, M. H. (2001). \u00c9valuation des inqui\u00e9tudes : validation d&rsquo;une traduction fran\u00e7aise du Penn State Worry Questionnaire. <em>L&rsquo;Enc\u00e9phale<\/em>, 27(3), 227\u2013234.<\/li>\n<li>Hazlett-Stevens, H., Ullman, J. B., &amp; Borkovec, T. D. (2004). Confirming the factor structure of the Penn State Worry Questionnaire: An investigation of large clinical and nonclinical samples. <em>Journal of Anxiety Disorders<\/em>, 18(2), 157\u2013167. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0887-6185(02)00241-1\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0887-6185(02)00241-1<\/a><\/li>\n<li>Meyer, T. J., Miller, M. L., Metzger, R. L., &amp; Borkovec, T. D. (1990). Development and validation of the Penn State Worry Questionnaire. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 28(6), 487\u2013495. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0005-7967(90)90135-6\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/0005-7967(90)90135-6<\/a><\/li>\n<li>Wells, A. (1995). Meta-cognition and worry: A cognitive model of generalized anxiety disorder. <em>Behavioural and Cognitive Psychotherapy<\/em>, 23(3), 301\u2013320. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1017\/S1352465800015897\">https:\/\/doi.org\/10.1017\/S1352465800015897<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p style=\"margin-top: 15px; font-style: italic; color: #334155;\"><strong>Instructions:<\/strong> Rate each of the following statements on a scale of 1 (&lsquo;Not at all typical of me&rsquo;) to 5 (&lsquo;Very typical of me&rsquo;).<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 20px;\"><strong>Response Scale:<\/strong><br \/>\n    1 = Not at all typical of me<br \/>\n    2 = Rarely typical of me<br \/>\n    3 = Somewhat typical of me<br \/>\n    4 = Often typical of me<br \/>\n    5 = Very typical of me\n  <\/p>\n<ol style=\"line-height: 1.8; color: #1e293b; padding-left: 25px;\">\n<li>If I do not have enough time to do everything, I do not worry about it.<\/li>\n<li>My worries overwhelm me.<\/li>\n<li>I do not tend to worry about things.<\/li>\n<li>Many situations make me worry.<\/li>\n<li>I know I should not worry about things, but I just cannot help it.<\/li>\n<li>When I am under pressure I worry a lot.<\/li>\n<li>I am always worrying about something.<\/li>\n<li>I find it easy to dismiss worrisome thoughts.<\/li>\n<li>As soon as I finish one task, I start to worry about everything else I have to do.<\/li>\n<li>I never worry about anything.<\/li>\n<li>When there is nothing more I can do about a concern, I do not worry about it any more.<\/li>\n<li>I have been a worrier all my life.<\/li>\n<li>I notice that I have been worrying about things.<\/li>\n<li>Once I start worrying, I cannot stop.<\/li>\n<li>I worry all the time.<\/li>\n<li>I worry about projects until they are all done.<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Questionnaire d&rsquo;inqui\u00e9tude de Penn State (PSWQ) est l&rsquo;\u00e9talon-or psychom\u00e9trique de r\u00e9f\u00e9rence pour l&rsquo;\u00e9valuation de l&rsquo;inqui\u00e9tude pathologique et incontr\u00f4lable associ\u00e9e au trouble anxieux g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[388,2,1089],"tags":[553,1251,63,1249,24763,1248,289,1250],"class_list":["post-15645","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-echelles-cliniques","category-psychometrie","category-troubles-anxieux","tag-anxiete","tag-borkovec","tag-evaluation-psychologique","tag-inquietude","tag-penn-state-worry-questionnaire","tag-pswq","tag-tcc","tag-trouble-anxieux-generalise"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/15645","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=15645"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/15645\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=15645"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=15645"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=15645"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}