{"id":15624,"date":"2026-10-09T09:21:53","date_gmt":"2026-10-09T09:21:53","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/echelle-danxiete-pour-enfants-de-spence-version-parents\/"},"modified":"2026-10-09T09:21:53","modified_gmt":"2026-10-09T09:21:53","slug":"echelle-danxiete-pour-enfants-de-spence-version-parents","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=echelle-danxiete-pour-enfants-de-spence-version-parents","title":{"rendered":"\u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 pour enfants de Spence &#8211; Version parents"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>\u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 pour enfants de Spence &#8211; Version parents<\/strong> (<em>Spence Children\u2019s Anxiety Scale &#8211; Parent Version<\/em>, SCAS-Parent) est un instrument h\u00e9t\u00e9ro-\u00e9valuatif psychom\u00e9trique standardis\u00e9 con\u00e7u pour \u00e9valuer la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 et la typologie des sympt\u00f4mes anxieux chez les enfants et adolescents \u00e2g\u00e9s de 6 \u00e0 18 ans, d&rsquo;apr\u00e8s les observations de leurs figures parentales ou tuteurs l\u00e9gaux. D\u00e9velopp\u00e9e principalement par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Susan_Spence\">Susan H. Spence<\/a> et valid\u00e9e sous sa forme h\u00e9t\u00e9ro-rapport\u00e9e par Sanne H. Nauta et ses collaborateurs en 2004, cette \u00e9chelle fait \u00e9cho direct \u00e0 la version auto-rapport\u00e9e pour enfants (SCAS-Child ; Spence, 1997, 1998). Elle a \u00e9t\u00e9 rigoureusement \u00e9labor\u00e9e pour s&rsquo;aligner sur la nosographie diagnostique du <em>Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux<\/em> (notamment le <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/DSM-IV\">DSM-IV<\/a> et ses actualisations DSM-5 pour les cat\u00e9gories communes).<\/p>\n<p>L&rsquo;instrument se compose de 38 items symptomatiques obligatoires, cot\u00e9s sur une \u00e9chelle de fr\u00e9quence de type Likert \u00e0 4 points allant de 0 (\u00ab Jamais \u00bb \/ <em>Never<\/em>) \u00e0 3 (\u00ab Toujours \u00bb \/ <em>Always<\/em>), fournissant un score global d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 ainsi que six scores factoriels distincts correspondant aux principales sous-\u00e9chelles : l&rsquo;attaque de panique et agoraphobie (9 items), l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de s\u00e9paration (6 items), les peurs des blessures physiques (5 items), la phobie sociale (6 items), les troubles obsessionnels-compulsifs (6 items) et l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e \/ trouble anxieux excessif (6 items). En compl\u00e9ment, un item ouvert facultatif (item 39, suivi des items 40 \u00e0 42) permet aux parents de signaler et de coter des peurs idiosyncrasiques non r\u00e9pertori\u00e9es.<\/p>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s psychom\u00e9triques de la SCAS-Parent d\u00e9montrent une excellente coh\u00e9rence interne, avec un coefficient alpha de Cronbach global atteignant g\u00e9n\u00e9ralement 0,89 \u00e0 0,92, et des coefficients oscillant entre 0,70 et 0,85 pour les sous-\u00e9chelles individuelles. La stabilit\u00e9 temporelle test-retest s&rsquo;av\u00e8re hautement satisfaisante. Les analyses factorielles confirmatoires appuient de mani\u00e8re robuste un mod\u00e8le hi\u00e9rarchique compos\u00e9 de six facteurs primaires corr\u00e9l\u00e9s subordonn\u00e9s \u00e0 un facteur d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de second ordre. L&rsquo;\u00e9chelle d\u00e9montre une validit\u00e9 convergente substantielle avec d&rsquo;autres mesures telles que la <em>Child Behavior Checklist<\/em> (CBCL) et la <em>Multidimensional Anxiety Scale for Children<\/em> (MASC), ainsi qu&rsquo;une excellente validit\u00e9 discriminante s\u00e9parant les enfants issus de populations cliniques des t\u00e9moins tout-venant.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>\u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 pour enfants de Spence, SCAS-Parent, \u00e9valuation h\u00e9t\u00e9ro-rapport\u00e9e, anxi\u00e9t\u00e9 p\u00e9diatrique, psychom\u00e9trie, analyse factorielle confirmatoire, phobie sociale, anxi\u00e9t\u00e9 de s\u00e9paration, attaque de panique, trouble obsessionnel-compulsif, anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e, p\u00e9dopsychiatrie.<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>L&rsquo;instrument originel auto-rapport\u00e9 ainsi que l&rsquo;adaptation formelle pour parents sont le fruit de collaborations approfondies entre plusieurs chercheurs de premier plan dans le domaine de la psychopathologie d\u00e9veloppementale :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Susan H. Spence, Ph.D.<\/strong> : Professeure \u00e9m\u00e9rite \u00e0 la School of Applied Psychology et \u00e0 l&rsquo;Australian Institute for Suicide Research and Prevention (AISRAP), Universit\u00e9 Griffith, Brisbane, Queensland, Australie. Sp\u00e9cialiste internationale de la pr\u00e9vention et du traitement des troubles anxieux et d\u00e9pressifs chez l&rsquo;enfant et l&rsquo;adolescent. Courriel : <a href=\"mailto:s.spence@griffith.edu.au\">s.spence@griffith.edu.au<\/a>.<\/li>\n<li><strong>Sanne H. Nauta, Ph.D.<\/strong> : D\u00e9partement de Psychologie Clinique, Universit\u00e9 de Groningue et Centre de Soins Ambulatoires GGZ Drenthe, Pays-Bas. Premi\u00e8re autrice de l&rsquo;\u00e9tude princeps \u00e9tablissant la validation de la version parents (Nauta et al., 2004).<\/li>\n<li><strong>Agnes Scholing, Ph.D.<\/strong> : D\u00e9partement de Psychologie Clinique, Universit\u00e9 d&rsquo;Amsterdam, Pays-Bas. Experte des th\u00e9rapies comportementales et cognitives de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 phobique.<\/li>\n<li><strong>Ronald M. Rapee, Ph.D.<\/strong> : Professeur \u00e9m\u00e9rite au Centre for Emotional Health, D\u00e9partement de Psychologie, Universit\u00e9 Macquarie, Sydney, Australie. Auteur de renomm\u00e9e mondiale sur l&rsquo;\u00e9tiologie et la th\u00e9rapie familiale de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 juv\u00e9nile.<\/li>\n<li><strong>Matthew J. Abbott, Ph.D.<\/strong> : Centre for Emotional Health, Universit\u00e9 Macquarie, Sydney, Australie.<\/li>\n<li><strong>Allison M. Waters, Ph.D.<\/strong> : School of Applied Psychology, Universit\u00e9 Griffith, Brisbane, Australie.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif clinique et empirique premier de l&rsquo;<strong>\u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 pour enfants de Spence &#8211; Version parents<\/strong> est d&rsquo;obtenir une \u00e9valuation h\u00e9t\u00e9ro-\u00e9valu\u00e9e multidimensionnelle, standardis\u00e9e et sensible des sympt\u00f4mes anxieux manifest\u00e9s par l&rsquo;enfant dans ses diff\u00e9rents contextes de vie. En p\u00e9dopsychologie clinique, l&rsquo;\u00e9valuation des troubles anxieux se heurte fr\u00e9quemment aux limites cognitives ou m\u00e9tacognitives des jeunes sujets, qui peinent parfois \u00e0 conceptualiser, verbaliser ou quantifier des manifestations internalis\u00e9es complexes telles que l&rsquo;appr\u00e9hension diffuse, les distorsions cognitives catastrophistes ou les attaques de panique. Les parents, par leur proximit\u00e9 quotidienne, constituent des observateurs privil\u00e9gi\u00e9s des comportements manifestes d&rsquo;\u00e9vitement, des r\u00e9actions physiologiques v\u00e9g\u00e9tatives somatiques (naus\u00e9es, tachycardie, tremblements), des plaintes verbales et de l&rsquo;impact fonctionnel sur les activit\u00e9s scolaires et familiales.<\/p>\n<p>Dans les contextes d&rsquo;investigation \u00e9pid\u00e9miologique et de recherche translationnelle, la SCAS-Parent remplit trois missions fondamentales :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Le d\u00e9pistage syst\u00e9matique et la cat\u00e9gorisation symptomatique :<\/strong> Elle offre une classification diff\u00e9rentielle imm\u00e9diate qui cartographie les sympt\u00f4mes de l&rsquo;enfant au regard des sous-cat\u00e9gories du DSM, distinguant par exemple les frayeurs d\u00e9veloppementales transitoires d&rsquo;un trouble panique naissant ou d&rsquo;un trouble obsessionnel-compulsif invalidant.<\/li>\n<li><strong>La comparaison multi-informateurs :<\/strong> L&rsquo;administration conjointe de la SCAS-Parent et de la SCAS auto-rapport\u00e9e par l&rsquo;enfant permet de calculer les discordances et concordances inter-juges. Cette d\u00e9marche est essentielle pour identifier les profils d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 hautement int\u00e9rioris\u00e9e (souvent sous-estim\u00e9e par les figures parentales) ou, inversement, les comportements de manipulation et de d\u00e9tresse intrafamiliale per\u00e7us plus vivement par les parents.<\/li>\n<li><strong>Le suivi de la trajectoire clinique et l&rsquo;\u00e9valuation de l&rsquo;efficacit\u00e9 th\u00e9rapeutique :<\/strong> Con\u00e7ue pour \u00eatre sensible au changement, l&rsquo;\u00e9chelle est largement utilis\u00e9e en pr\u00e9-traitement, post-traitement et lors des relances de suivi (follow-up) pour objectiver les b\u00e9n\u00e9fices des interventions pharmacologiques ou des th\u00e9rapies cognitivo-comportementales (TCC).<\/li>\n<\/ul>\n<p>La justification th\u00e9orique repose sur le principe de sp\u00e9cificit\u00e9 syndromique : l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 p\u00e9diatrique n&rsquo;est pas un bloc monolithique d&rsquo;affect n\u00e9gatif indiff\u00e9renci\u00e9, mais un r\u00e9seau syndromique intriqu\u00e9 comportant des facettes cognitives, motrices et physiologiques distinctes qui n\u00e9cessitent des strat\u00e9gies th\u00e9rapeutiques cibl\u00e9es.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Le construit mesur\u00e9 par la SCAS-Parent est la propension symptomatique de l&rsquo;enfant \u00e0 manifester des perturbations anxieuses cliniquement significatives, subdivis\u00e9e en six constellations factorielles interconnect\u00e9es :<\/p>\n<h3>Attaque de panique et agoraphobie (Items 12, 19, 25, 27, 28, 30, 32, 33, 34)<\/h3>\n<p>Cette dimension \u00e9value l&rsquo;\u00e9mergence soudaine d&rsquo;une peur paroxystique non motiv\u00e9e par un danger objectif r\u00e9el, accompagn\u00e9e de son cort\u00e8ge de manifestations neurov\u00e9g\u00e9tatives p\u00e9riph\u00e9riques brutales : dyspn\u00e9e ou impression d&rsquo;\u00e9touffement (item 12), tremblements inopin\u00e9s (item 19), tachycardie soudaine (item 32), sensations vertigineuses et lipothymiques (item 30), associ\u00e9es \u00e0 l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 anticipatoire de la panique (\u00ab peur d&rsquo;avoir peur \u00bb, item 33). Elle englobe \u00e9galement les composantes agoraphobiques secondaires caract\u00e9ris\u00e9es par l&rsquo;\u00e9vitement actif ou la peur panique des espaces clos exigus (item 34), des transports motoris\u00e9s ou en commun (item 25) et des lieux publics bond\u00e9s (item 27).<\/p>\n<h3>Anxi\u00e9t\u00e9 de s\u00e9paration (Items 5, 8, 11, 14, 15, 38)<\/h3>\n<p>Cette sous-\u00e9chelle quantifie la d\u00e9tresse \u00e9motionnelle excessive v\u00e9cue ou anticip\u00e9e lorsque l&rsquo;enfant doit se s\u00e9parer de ses figures d&rsquo;attachement primaires ou du domicile familial. Elle capture la frayeur d&rsquo;\u00eatre laiss\u00e9 seul \u00e0 la maison (item 5), l&rsquo;inqui\u00e9tude persistante quant \u00e0 l&rsquo;\u00e9loignement physique des parents (item 8), la crainte catastrophiste qu&rsquo;un accident ou un malheur grave ne frappe un membre de la famille (item 11), le refus d&rsquo;aller se coucher sans proximit\u00e9 parentale (item 14), les difficult\u00e9s matinales d&rsquo;aller \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole par d\u00e9tresse de s\u00e9paration (item 15) et la terreur d&rsquo;avoir \u00e0 dormir hors du foyer (item 38).<\/p>\n<h3>Peurs des blessures physiques (Items 2, 16, 21, 23, 29)<\/h3>\n<p>Correspondant \u00e0 la cat\u00e9gorie des phobies sp\u00e9cifiques du DSM centr\u00e9es sur l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 corporelle, cette sous-\u00e9chelle examine les r\u00e9actions d&rsquo;effroi disproportionn\u00e9 face \u00e0 des stimuli environnementaux cibl\u00e9s : la peur du noir (item 2), les phobies zoologiques telles que la peur des chiens (item 16) ou des insectes et araign\u00e9es (item 29), la peur des soins m\u00e9dicaux invasifs et des dentistes (item 21), ainsi que l&rsquo;acrophobie ou peur des hauteurs vertigineuses (item 23).<\/p>\n<h3>Phobie sociale (Items 6, 7, 9, 10, 26, 31)<\/h3>\n<p>Cette dimension mesure l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de performance et la crainte du jugement n\u00e9gatif d&rsquo;autrui lors de situations d&rsquo;\u00e9valuation ou d&rsquo;interaction sociale. Elle sonde la panique lors des examens scolaires (item 6), l&rsquo;appr\u00e9hension d&rsquo;utiliser les sanitaires publics en pr\u00e9sence de pairs (item 7), la terreur du ridicule ou de l&#8217;embarras public (item 9), la rumination anxieuse relative \u00e0 l&rsquo;\u00e9chec scolaire (item 10), la sensibilit\u00e9 au regard critique des autres (item 26) et la peur paroxystique de prendre la parole devant la classe (item 31).<\/p>\n<h3>Troubles obsessionnels-compulsifs (Items 13, 17, 24, 35, 36, 37)<\/h3>\n<p>Bien que reclass\u00e9s dans un chapitre distinct dans le DSM-5, les sympt\u00f4mes obsessionnels-compulsifs font partie int\u00e9grante de la structure originale de la SCAS. Cette \u00e9chelle cible les intrusions cognitives r\u00e9p\u00e9titives non d\u00e9sir\u00e9es (pens\u00e9es idiotes ou intrusives, items 17 et 36), associ\u00e9es \u00e0 des rituels et compulsions comportementales de v\u00e9rification (interrupteurs, serrures, item 13), de lavage et rangement ordonn\u00e9 (item 35), de pens\u00e9e magique compensatoire neutralisante (mots ou chiffres conjuratoires, item 24) et de rigidit\u00e9 rituelle visant \u00e0 conjurer le mauvais sort (item 37).<\/p>\n<h3>Anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e \/ Trouble anxieux excessif (Items 1, 3, 4, 18, 20, 22)<\/h3>\n<p>Cette composante conceptualise l&rsquo;appr\u00e9hension floue, incontr\u00f4lable et chronique qui impr\u00e8gne le fonctionnement de l&rsquo;enfant : tendance g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 se faire du souci pour tout (item 1), plaintes r\u00e9currentes de malaise somatique abdominal ou naus\u00e9es en cas de tracas (item 3), plaintes explicites de ressentir de la peur (item 4), acc\u00e9l\u00e9ration cardiaque en r\u00e9ponse au stress (item 18), attentes catastrophistes d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements n\u00e9fastes personnels (item 20) et \u00e9tat de f\u00e9brilit\u00e9 ou d&rsquo;instabilit\u00e9 motrice (item 22).<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>Le d\u00e9veloppement de l&rsquo;\u00e9chelle s&rsquo;inscrit au carrefour de la th\u00e9orie cognitive de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 d&rsquo;Aaron T. Beck, des mod\u00e8les d&rsquo;apprentissage comportemental et des conceptualisations nosographiques empiriques port\u00e9es par l&rsquo;\u00e9cole de pens\u00e9e de l&rsquo;\u00e9valuation standardis\u00e9e bas\u00e9e sur les crit\u00e8res diagnostiques explicites (Spence, 1997 ; Rapee, 2001). Dans la perspective cognitive de <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Aaron_Beck\">Beck<\/a> et David A. Clark, les troubles anxieux se caract\u00e9risent par un biais d&rsquo;hypervigilance envers les menaces potentielles, une surestimation syst\u00e9matique de la probabilit\u00e9 et de la gravit\u00e9 des dangers, combin\u00e9e \u00e0 une sous-estimation des capacit\u00e9s d&rsquo;adaptation et des ressources personnelles du sujet.<\/p>\n<p>Dans la sph\u00e8re d\u00e9veloppementale, Susan Spence s&rsquo;est appuy\u00e9e sur les formulations th\u00e9oriques montrant que les peurs de l&rsquo;enfant suivent une trajectoire ontog\u00e9n\u00e9tique pr\u00e9visible : peurs de s\u00e9paration et du noir dans la petite enfance, phobies animales et des blessures physiques durant l&rsquo;\u00e2ge scolaire primaire, puis anxi\u00e9t\u00e9 sociale et ruminations existentielles g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es \u00e0 l&rsquo;adolescence. Le cadre th\u00e9orique de la SCAS postule que l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 pathologique juv\u00e9nile d\u00e9coule d&rsquo;une exacerbation quantitative et qualitative de ces m\u00e9canismes normatifs sous l&rsquo;effet de pr\u00e9dispositions g\u00e9n\u00e9tiques (telles que le temp\u00e9rament d&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Behavioral_inhibition\">inhibition comportementale<\/a> d\u00e9crit par Jerome Kagan), d&rsquo;un conditionnement op\u00e9rant direct ou par observation vicariante, et de pratiques parentales surprotectrices ou anxiog\u00e8nes.<\/p>\n<p>Par ailleurs, la mod\u00e9lisation sous-jacente s&rsquo;aligne sur l&rsquo;approche hi\u00e9rarchique tripartie de Clark et Watson (affect n\u00e9gatif commun versus hyperactivit\u00e9 physiologique sp\u00e9cifique \u00e0 l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 et anh\u00e9donie sp\u00e9cifique \u00e0 la d\u00e9pression), tout en int\u00e9grant la structure factorielle postul\u00e9e par le DSM-IV. Cette architecture th\u00e9orique d\u00e9fend l&rsquo;id\u00e9e qu&rsquo;un facteur latent global de \u00ab n\u00e9vrosisme \u00bb ou de d\u00e9tresse anxieuse g\u00e9n\u00e9rale chapeaute des sous-construits ph\u00e9notypiques d&rsquo;expression clinique sp\u00e9cialis\u00e9e, validant la pertinence d&rsquo;une mesure \u00e0 la fois globale et sous-cat\u00e9gorielle.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>La validit\u00e9 psychom\u00e9trique de la SCAS-Parent a fait l&rsquo;objet d&rsquo;investigations pouss\u00e9es dans des \u00e9chantillons cliniques et communautaires multinationaux (Australie, Pays-Bas, Allemagne, Royaume-Uni, Iran, Japon) :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Validit\u00e9 de construit et factorielle :<\/strong> Les \u00e9tudes pionni\u00e8res de Nauta et al. (2004), suivies par de multiples r\u00e9plications internationales, ont d\u00e9montr\u00e9 par analyse factorielle confirmatoire que le mod\u00e8le th\u00e9orique \u00e0 six facteurs corr\u00e9l\u00e9s de premier ordre s&rsquo;ajuste parfaitement aux donn\u00e9es empiriques des rapports parentaux, pr\u00e9sentant des indices de bon ajustement hautement acceptables (CFI &gt; 0,90, TLI &gt; 0,90, RMSEA &lt; 0,05). Ce mod\u00e8le reproduit fid\u00e8lement la structure identifi\u00e9e chez les enfants auto-r\u00e9pondants (Spence, 1997).<\/li>\n<li><strong>Validit\u00e9 convergente :<\/strong> La SCAS-Parent montre des corr\u00e9lations positives fortes avec les \u00e9chelles \u00e9tablies d&rsquo;internalisation. Nauta et al. (2004) rapportent des corr\u00e9lations oscillant entre r = 0,58 et r = 0,71 entre le score total de la SCAS-Parent et l&rsquo;\u00e9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9\/d\u00e9pression de la <em>Child Behavior Checklist<\/em> (CBCL d&rsquo;Achenbach). Des corr\u00e9lations significatives ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 objectiv\u00e9es avec la <em>Multidimensional Anxiety Scale for Children &#8211; Parent<\/em> (MASC-P) et le <em>Screen for Child Anxiety Related Disorders<\/em> (SCARED-Parent). Les sous-\u00e9chelles individuelles corr\u00e8lent de fa\u00e7on s\u00e9lective et robuste avec les diagnostics sp\u00e9cifiques correspondants pos\u00e9s par entretiens cliniques semi-structur\u00e9s (tels que l&rsquo;ADIS-C\/P).<\/li>\n<li><strong>Validit\u00e9 discriminante :<\/strong> L&rsquo;outil poss\u00e8de un pouvoir discriminant \u00e9lev\u00e9 entre les enfants consultants pour des troubles anxieux et les t\u00e9moins issus de la population g\u00e9n\u00e9rale. Les scores moyens globaux et par sous-\u00e9chelles sont significativement plus \u00e9lev\u00e9s chez les patients cliniques (p &lt; 0,001). De surcro\u00eet, l&rsquo;\u00e9chelle discrimine nettement les troubles anxieux des troubles externalis\u00e9s (tels que le TDAH ou les troubles des conduites), le score global corr\u00e9lant tr\u00e8s faiblement avec les \u00e9chelles de comportement agressif ou d\u00e9linquant de la CBCL (r &lt; 0,25).<\/li>\n<li><strong>Validit\u00e9 pr\u00e9dictive :<\/strong> Les scores initiaux pr\u00e9disent de fa\u00e7on significative la r\u00e9ponse aux protocoles de th\u00e9rapie cognitivo-comportementale et le niveau de r\u00e9mission symptomatique post-th\u00e9rapie.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>Les \u00e9tudes psychom\u00e9triques convergent pour attribuer \u00e0 la SCAS-Parent d&rsquo;excellentes qualit\u00e9s de fid\u00e9lit\u00e9 et de pr\u00e9cision m\u00e9trique :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Coh\u00e9rence interne (Alpha de Cronbach) :<\/strong> Dans l&rsquo;\u00e9tude de validation initiale de Nauta et al. (2004), portant sur un \u00e9chantillon combin\u00e9 de 1 407 enfants non cliniques et cliniques, le coefficient alpha de Cronbach pour le score total de la version parents s&rsquo;\u00e9levait \u00e0 0,89 dans la cohorte tout-venant et \u00e0 0,90 dans la cohorte clinique. Les coefficients alpha des sous-\u00e9chelles se distribuent comme suit :\n<ul>\n<li>Attaque de panique et agoraphobie : \u03b1 = 0,81 \u00e0 0,84<\/li>\n<li>Anxi\u00e9t\u00e9 de s\u00e9paration : \u03b1 = 0,78 \u00e0 0,81<\/li>\n<li>Peurs des blessures physiques : \u03b1 = 0,61 \u00e0 0,68 (valeurs plus modestes explicables par l&rsquo;h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des phobies sp\u00e9cifiques)<\/li>\n<li>Phobie sociale : \u03b1 = 0,81 \u00e0 0,83<\/li>\n<li>Troubles obsessionnels-compulsifs : \u03b1 = 0,76 \u00e0 0,83<\/li>\n<li>Anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e : \u03b1 = 0,79 \u00e0 0,82<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Stabilit\u00e9 temporelle test-retest :<\/strong> Les coefficients de corr\u00e9lation intraclasse (ICC) et les corr\u00e9lations de Pearson \u00e9valu\u00e9es \u00e0 des intervalles de 3 \u00e0 12 semaines attestent d&rsquo;une bonne stabilit\u00e9 temporelle (r = 0,75 \u00e0 0,84 pour le score total), ce qui confirme que l&rsquo;\u00e9chelle mesure des traits et manifestations symptomatiques stables tout en demeurant perm\u00e9able aux effets d&rsquo;une r\u00e9mission th\u00e9rapeutique.<\/li>\n<li><strong>Accord inter-juges :<\/strong> Les corr\u00e9lations entre les \u00e9valuations de la m\u00e8re et du p\u00e8re s&rsquo;\u00e9chelonnent typiquement entre r = 0,60 et r = 0,75, traduisant un consensus inter-parental \u00e9lev\u00e9 sur l&rsquo;observation des sympt\u00f4mes.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>L&rsquo;architecture factorielle de la SCAS-Parent a fait l&rsquo;objet d&rsquo;analyses statistiques rigoureuses par mod\u00e9lisation d&rsquo;\u00e9quations structurelles (SEM). D\u00e8s l&rsquo;\u00e9laboration de la version parents, Nauta et al. (2004) ont test\u00e9 plusieurs mod\u00e8les concurrents au moyen d&rsquo;analyses factorielles confirmatoires (AFC) appliqu\u00e9es \u00e0 des matrices de covariance :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Mod\u00e8le unidimensionnel :<\/strong> Un mod\u00e8le attribuant la totalit\u00e9 des 38 items \u00e0 un facteur g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 unique a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9 en raison d&rsquo;indices d&rsquo;ajustement tr\u00e8s insatisfaisants (RMSEA &gt; 0,08, CFI &lt; 0,75).<\/li>\n<li><strong>Mod\u00e8le \u00e0 six facteurs de premier ordre :<\/strong> Les items se regroupent sur six facteurs corr\u00e9l\u00e9s correspondant aux sous-\u00e9chelles th\u00e9oriques. Ce mod\u00e8le fournit un ajustement nettement sup\u00e9rieur (\u03c7\u00b2\/df acceptable, CFI &gt; 0,90, SRMR &lt; 0,06). Les saturations factorielles standardis\u00e9es (factor loadings) de chaque item sur son facteur respectif sont substantielles, oscillant majoritairement entre 0,45 et 0,80.<\/li>\n<li><strong>Mod\u00e8le hi\u00e9rarchique de second ordre :<\/strong> L&rsquo;inclusion d&rsquo;un facteur d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 globale de second ordre, sur lequel saturent les six facteurs primaires, pr\u00e9sente un ajustement empirique statistiquement \u00e9quivalent ou sup\u00e9rieur au mod\u00e8le \u00e0 facteurs corr\u00e9l\u00e9s libres. Les saturations des facteurs primaires sur le facteur g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sont particuli\u00e8rement \u00e9lev\u00e9es pour l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e (souvent &gt; 0,85) et l&rsquo;attaque de panique, d\u00e9montrant leur r\u00f4le central dans l&rsquo;expression n\u00e9vrotique g\u00e9n\u00e9rale.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces r\u00e9sultats r\u00e9pliquent parfaitement les donn\u00e9es de l&rsquo;analyse factorielle confirmatoire originale men\u00e9e par Spence (1997) sur la version auto-rapport\u00e9e chez l&rsquo;enfant, prouvant l&rsquo;invariance structurelle de la conceptualisation syndromique de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 \u00e0 travers les diff\u00e9rentes sources d&rsquo;information (enfants et parents).<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Type d&rsquo;instrument :<\/strong> Questionnaire h\u00e9t\u00e9ro-\u00e9valu\u00e9 standardis\u00e9 (parental-report questionnaire).<\/li>\n<li><strong>Population cible :<\/strong> Parents, tuteurs ou r\u00e9f\u00e9rents familiaux d&rsquo;enfants et adolescents \u00e2g\u00e9s de 6 \u00e0 18 ans (enfants du primaire et du secondaire).<\/li>\n<li><strong>Nombre d&rsquo;items :<\/strong> 38 items cot\u00e9s syst\u00e9matiquement, compl\u00e9t\u00e9s par un item optionnel semi-ouvert de phobie sp\u00e9cifique (item 39 avec lignes 40, 41, 42).<\/li>\n<li><strong>Format des r\u00e9ponses :<\/strong> \u00c9chelle de Likert \u00e0 4 points :\n<ul>\n<li><strong>0<\/strong> = Jamais (<em>Never<\/em>)<\/li>\n<li><strong>1<\/strong> = Parfois (<em>Sometimes<\/em>)<\/li>\n<li><strong>2<\/strong> = Souvent (<em>Often<\/em>)<\/li>\n<li><strong>3<\/strong> = Toujours (<em>Always<\/em>)<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Calcul des scores des sous-\u00e9chelles :<\/strong>\n<ul>\n<li><strong>Attaque de panique et agoraphobie (9 items) :<\/strong> Somme des items 12, 19, 25, 27, 28, 30, 32, 33, 34 (\u00c9tendue : 0 \u00e0 27).<\/li>\n<li><strong>Anxi\u00e9t\u00e9 de s\u00e9paration (6 items) :<\/strong> Somme des items 5, 8, 11, 14, 15, 38 (\u00c9tendue : 0 \u00e0 18).<\/li>\n<li><strong>Peurs des blessures physiques (5 items) :<\/strong> Somme des items 2, 16, 21, 23, 29 (\u00c9tendue : 0 \u00e0 15).<\/li>\n<li><strong>Phobie sociale (6 items) :<\/strong> Somme des items 6, 7, 9, 10, 26, 31 (\u00c9tendue : 0 \u00e0 18).<\/li>\n<li><strong>Trouble obsessionnel-compulsif (6 items) :<\/strong> Somme des items 13, 17, 24, 35, 36, 37 (\u00c9tendue : 0 \u00e0 18).<\/li>\n<li><strong>Anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e \/ Trouble anxieux excessif (6 items) :<\/strong> Somme des items 1, 3, 4, 18, 20, 22 (\u00c9tendue : 0 \u00e0 18).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Score total d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 :<\/strong> Somme des 38 items (\u00c9tendue : 0 \u00e0 114). Les items ouverts 39 \u00e0 42 ne sont pas inclus dans le total standardis\u00e9 mais fournissent des indications cliniques qualitatives.<\/li>\n<li><strong>Interpr\u00e9tation :<\/strong> Les scores bruts sont transform\u00e9s en notes T (T-scores) \u00e9talonn\u00e9es selon le sexe et l&rsquo;\u00e2ge de l&rsquo;enfant. Un T-score sup\u00e9rieur ou \u00e9gal \u00e0 60 signale une anxi\u00e9t\u00e9 subclinique mod\u00e9r\u00e9e ; un T-score sup\u00e9rieur ou \u00e9gal \u00e0 65 (1,5 \u00e9cart-type au-dessus de la moyenne normative) sugg\u00e8re un niveau d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 cliniquement significatif n\u00e9cessitant une investigation diagnostique approfondie.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &amp; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de d\u00e9veloppement :<\/strong> 2004 pour la validation princeps de la version parents (Nauta et al., 2004) ; d\u00e9riv\u00e9e de la version enfant originale de 1997 (Spence, 1997).<\/li>\n<li><strong>Droits d&rsquo;auteur et permissions :<\/strong> L&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 pour enfants de Spence (SCAS) et sa version pour parents sont prot\u00e9g\u00e9es par le droit d&rsquo;auteur d\u00e9tenu par Susan H. Spence.<\/li>\n<li><strong>Conditions d&rsquo;acc\u00e8s et tarif :<\/strong> L&rsquo;instrument est mis \u00e0 disposition gratuitement pour la recherche acad\u00e9mique non commerciale ainsi que pour la pratique clinique diagnostique individuelle. Les formulaires de test, les cl\u00e9s de correction, les normes statistiques par pays et les profils automatis\u00e9s de cotation sont t\u00e9l\u00e9chargeables librement via le site officiel de l&rsquo;auteure (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"http:\/\/www.scaswebsite.com\">www.scaswebsite.com<\/a>).<\/li>\n<li><strong>Conditions d&rsquo;utilisation commerciale :<\/strong> Toute reproduction commerciale, inclusion dans un logiciel payant, essai clinique sponsoris\u00e9 par l&rsquo;industrie pharmaceutique ou diffusion \u00e9ditoriale lucrative requiert une autorisation contractuelle \u00e9crite pr\u00e9alable de Susan H. Spence.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<p>Les publications fondatrices et \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence relatives \u00e0 la SCAS et \u00e0 sa version pour parents comprennent :<\/p>\n<ul>\n<li>Mousavi, R., Moradi, A. R., Farzad, V., Mahdavi, E., &amp; Spence, S. H. (2007). Psychometric properties of the Spence Children&rsquo;s Anxiety Scale with an Iranian sample. <em>International Journal of Psychology<\/em>, 1(1), 1\u201316.<\/li>\n<li>Nauta, M. H., Scholing, A., Rapee, R. M., Abbott, M. J., Spence, S. H., &amp; Waters, A. M. (2004). A parent-report measure of children\u2019s anxiety: Psychometric properties and comparison with child-report in a clinic and normal sample. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 42(7), 813\u2013839. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(03)00200-6\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(03)00200-6<\/a><\/li>\n<li>Spence, S. H. (1997). Structure of anxiety symptoms in children: A confirmatory factor-analytic study. <em>Journal of Abnormal Psychology<\/em>, 106(2), 280\u2013297. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0021-843X.106.2.280\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0021-843X.106.2.280<\/a><\/li>\n<li>Spence, S. H. (1998). A measure of anxiety symptoms among children. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 36(5), 545\u2013566. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(98)00034-5\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(98)00034-5<\/a><\/li>\n<li>Spence, S. H., Barrett, P. M., &amp; Turner, C. M. (2003). Psychometric properties of the Spence Children&rsquo;s Anxiety Scale with young adolescents. <em>Journal of Anxiety Disorders<\/em>, 17(6), 605\u2013625. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0887-6185(02)00236-0\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0887-6185(02)00236-0<\/a><\/li>\n<li>Spence, S. H., Rapee, R., McDonald, C., &amp; Ingram, M. (2001). The structure of anxiety symptoms among preschoolers. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 39(11), 1293\u20131316. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(00)00098-X\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(00)00098-X<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p><strong>Response format:<\/strong> 0 = Never, 1 = Sometimes, 2 = Often, 3 = Always<\/p>\n<ol style=\"margin-left: 20px; padding-left: 10px;\">\n<li>My child worries about things<\/li>\n<li>My child is scared of the dark<\/li>\n<li>When my child has a problem\u201a s(he) complains of having a funny feeling in his \/ her stomach<\/li>\n<li>My child complains of feeling afraid<\/li>\n<li>My child would feel afraid of being on his\/her own at home<\/li>\n<li>My child is scared when s(he) has to take a test<\/li>\n<li>My child is afraid when (s)he has to use public toilets or bathrooms<\/li>\n<li>My child worries about being away from us \/ me<\/li>\n<li>My child feels afraid that (s)he will make a fool of him\/herself in front of people<\/li>\n<li>My child worries that (s)he will do badly at school<\/li>\n<li>My child worries that something awful will happen to someone in our family<\/li>\n<li>My child complains of suddenly feeling as if (s)he can&rsquo;t breathe when there is no reason for this<\/li>\n<li>My child has to keep checking that (s)he has done things right (like the switch is off\u201a or the door is locked)<\/li>\n<li>My child is scared if (s)he has to sleep on his\/her own<\/li>\n<li>My child has trouble going to school in the mornings because (s)he feels nervous or afraid<\/li>\n<li>My child is scared of dogs<\/li>\n<li>My child can&rsquo;t seem to get bad or silly thoughts out of his \/ her head<\/li>\n<li>When my child has a problem\u201a s(he) complains of his\/her heart beating really fast<\/li>\n<li>My child suddenly starts to tremble or shake when there is no reason for this<\/li>\n<li>My child worries that something bad will happen to him\/her<\/li>\n<li>My child is scared of going to the doctor or dentist<\/li>\n<li>When my child has a problem\u201a (s)he feels shaky<\/li>\n<li>My child is scared of heights (eg. being at the top of a cliff)<\/li>\n<li>My child has to think special thoughts (like numbers or words) to stop bad things from happening<\/li>\n<li>My child feels scared if (s)he has to travel in the car\u201a or on a bus or train<\/li>\n<li>My child worries what other people think of him\/her<\/li>\n<li>My child is afraid of being in crowded places (like shopping centres\u201a the movies\u201a buses\u201a busy playgrounds)<\/li>\n<li>All of a sudden my child feels really scared for no reason at all<\/li>\n<li>My child is scared of insects or spiders<\/li>\n<li>My child complains of suddenly becoming dizzy or faint when there is no reason for this<\/li>\n<li>My child feels afraid when (s)he has to talk in front of the class<\/li>\n<li>My child\u2019s complains of his \/ her heart suddenly starting to beat too quickly for no reason<\/li>\n<li>My child worries that (s)he will suddenly get a scared feeling when there is nothing to be afraid of<\/li>\n<li>My child is afraid of being in small closed places\u201a like tunnels or small rooms<\/li>\n<li>My child has to do some things over and over again (like washing his \/ her hands\u201a cleaning or putting things in a certain order)<\/li>\n<li>My child gets bothered by bad or silly thoughts or pictures in his\/her head<\/li>\n<li>My child has to do certain things in just the right way to stop bad things from happening<\/li>\n<li>My child would feel scared if (s)he had to stay away from home overnight<\/li>\n<li>Is there anything else that your child is really afraid of? &#8230;..\u2026\u2026\u2026\u2026..\u2026. YES\u201a NO<br \/>\n        Please write down what it is\u201a and fill out how often (s)he is afraid of this thing:<\/li>\n<li>\u2026.<\/li>\n<li>\u2026..<\/li>\n<li>\u2026..<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 pour enfants de Spence &#8211; Version parents (SCAS-Parent) est un instrument psychom\u00e9trique de r\u00e9f\u00e9rence \u00e9valuant l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 juv\u00e9nile selon 6 dimensions diagnostiques du DSM.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[14,2,9838],"tags":[45,553,7429,162,15260,552,1257,16,14281],"class_list":["post-15624","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-evaluation-clinique","category-psychometrie","category-psychopathologie-infantile","tag-adolescents","tag-anxiete","tag-dsm","tag-enfants","tag-panique","tag-parents","tag-phobie-sociale","tag-psychometrie","tag-scas"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/15624","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=15624"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/15624\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=15624"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=15624"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=15624"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}