{"id":15617,"date":"2026-10-09T09:03:45","date_gmt":"2026-10-09T09:03:45","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/sport-competition-anxiety-test-scat\/"},"modified":"2026-10-09T09:03:45","modified_gmt":"2026-10-09T09:03:45","slug":"sport-competition-anxiety-test-scat","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=sport-competition-anxiety-test-scat","title":{"rendered":"Test d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 en comp\u00e9tition sportive (SCAT)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n<p>Le <strong>Test d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 en comp\u00e9tition sportive<\/strong> (en anglais, <em>Sport Competition Anxiety Test<\/em> ou <strong>SCAT<\/strong>) est un instrument psychom\u00e9trique d&rsquo;auto-\u00e9valuation con\u00e7u \u00e0 l&rsquo;origine par le psychologue du sport am\u00e9ricain <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Rainer_Martens\">Rainer Martens<\/a> en 1977. Ce questionnaire a \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifiquement \u00e9labor\u00e9 pour mesurer l&rsquo;<strong>anxi\u00e9t\u00e9-trait comp\u00e9titive<\/strong> (<em>competitive trait anxiety<\/em>), d\u00e9finie comme une pr\u00e9disposition comportementale individuelle \u00e0 percevoir les situations de comp\u00e9tition sportive comme mena\u00e7antes et \u00e0 y r\u00e9agir par des manifestations d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9-\u00e9tat disproportionn\u00e9es, qu&rsquo;elles soient de nature somatique ou cognitive. Le SCAT est compos\u00e9 de <strong>15 items<\/strong> r\u00e9dig\u00e9s sous la forme d&rsquo;affirmations concises relatives aux r\u00e9actions \u00e9motionnelles, physiques et attentionnelles \u00e9prouv\u00e9es avant ou pendant une comp\u00e9tition sportive. Parmi ces 15 items, 10 items sont cot\u00e9s et ciblent directement les sympt\u00f4mes d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 comp\u00e9titive, tandis que 5 items servent de leurres (<em>filler items<\/em>) afin de r\u00e9duire le biais de d\u00e9sirabilit\u00e9 sociale et de masquer l&rsquo;objectif pr\u00e9cis de l&rsquo;\u00e9valuation.<\/p>\n<p>Les participants r\u00e9pondent \u00e0 chaque \u00e9nonc\u00e9 \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;une \u00e9chelle ordinale \u00e0 3 points : <em>1 = Rarely<\/em> (Rarement), <em>2 = Sometimes<\/em> (Parfois), et <em>3 = Often<\/em> (Souvent). Deux items parmi les dix items cot\u00e9s sont invers\u00e9s afin de contr\u00f4ler les biais d&rsquo;acquiescement. Le score total oscille entre 10 et 30 points, permettant une classification clinique et sportive des athl\u00e8tes selon trois niveaux d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9-trait : faible (moins de 17), mod\u00e9r\u00e9 (17 \u00e0 24) et \u00e9lev\u00e9 (plus de 24). Sur le plan psychom\u00e9trique, le SCAT pr\u00e9sente une coh\u00e9rence interne satisfaisante avec des coefficients <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Cronbach%27s_alpha\">alpha de Cronbach<\/a> oscillant g\u00e9n\u00e9ralement entre 0,80 et 0,88 selon les populations \u00e9tudi\u00e9es, ainsi qu&rsquo;une excellente stabilit\u00e9 temporelle test-retest (r compris entre 0,70 et 0,90 sur des intervalles variant de quelques semaines \u00e0 plusieurs mois). Largement utilis\u00e9 dans la recherche fondamentale et la pr\u00e9paration psychologique des athl\u00e8tes de tous niveaux, le SCAT demeure une r\u00e9f\u00e9rence historique et m\u00e9thodologique incontournable en psychologie du sport.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s<\/h2>\n<p>Anxi\u00e9t\u00e9 comp\u00e9titive, anxi\u00e9t\u00e9-trait, psychologie du sport, SCAT, Rainer Martens, \u00e9valuation psychom\u00e9trique, performance sportive, anxi\u00e9t\u00e9 somatique, pr\u00e9paration mentale, stress pr\u00e9comp\u00e9titif.<\/p>\n<h2>3. Auteurs<\/h2>\n<p>Le <em>Sport Competition Anxiety Test<\/em> a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 par :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Rainer Martens, Ph.D.<\/strong> : Professeur \u00e9m\u00e9rite au D\u00e9partement de kin\u00e9siologie et d&rsquo;\u00e9ducation physique de l&rsquo;Universit\u00e9 de l&rsquo;Illinois \u00e0 Urbana-Champaign (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/illinois.edu\">University of Illinois at Urbana-Champaign<\/a>, \u00c9tats-Unis). Fondateur de <em>Human Kinetics Publishers<\/em>, le Dr Martens est internationalement reconnu comme l&rsquo;un des pionniers fondateurs de la psychologie du sport appliqu\u00e9e et de la mesure de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 en contexte sportif.<\/li>\n<li><strong>Collaborateurs cl\u00e9s du mod\u00e8le \u00e9tendu<\/strong> : Les validations ult\u00e9rieures et le d\u00e9veloppement des mod\u00e8les multidimensionnels affili\u00e9s ont impliqu\u00e9 des figures majeures de la recherche en psychologie du sport telles que <strong>Diane L. Gill, Ph.D.<\/strong> (Universit\u00e9 de Caroline du Nord \u00e0 Greensboro), <strong>Robin S. Vealey, Ph.D.<\/strong> (Universit\u00e9 de Miami) et <strong>Damon Burton, Ph.D.<\/strong> (Universit\u00e9 de l&rsquo;Idaho).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental du SCAT est de fournir une mesure standardis\u00e9e, valide et fid\u00e8le de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9-trait en contexte sp\u00e9cifique de comp\u00e9tition sportive. Avant l&rsquo;introduction de cet instrument \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1970, les chercheurs et les praticiens s&rsquo;appuyaient presque exclusivement sur des \u00e9chelles d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale, telles que le <em>State-Trait Anxiety Inventory<\/em> (STAI) de Charles Spielberger ou la <em>Manifest Anxiety Scale<\/em> (MAS) de Janet Taylor. Cependant, ces outils g\u00e9n\u00e9riques \u00e9chouaient r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 pr\u00e9dire avec pr\u00e9cision les variations \u00e9motionnelles et comportementales des athl\u00e8tes lors des comp\u00e9titions, en raison d&rsquo;un manque d&rsquo;ad\u00e9quation contextuelle. Le SCAT a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u pr\u00e9cis\u00e9ment pour combler cette lacune en op\u00e9rationnalisant une approche situationnelle-sp\u00e9cifique de la personnalit\u00e9.<\/p>\n<h3>Applications en recherche scientifique<\/h3>\n<p>Dans le domaine de la recherche acad\u00e9mique, le SCAT remplit plusieurs r\u00f4les d\u00e9terminants :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Pr\u00e9diction des r\u00e9actions d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9-\u00e9tat<\/strong> : L&rsquo;\u00e9chelle permet d&rsquo;\u00e9tudier comment l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9-trait module l&rsquo;\u00e9l\u00e9vation de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9-\u00e9tat somatique et cognitive \u00e0 l&rsquo;approche du coup d&rsquo;envoi d&rsquo;une comp\u00e9tition.<\/li>\n<li><strong>Analyse de la relation anxi\u00e9t\u00e9-performance<\/strong> : Le SCAT est utilis\u00e9 comme variable ind\u00e9pendante ou mod\u00e9ratrice pour tester les grands mod\u00e8les th\u00e9oriques de la performance sportive, notamment l&rsquo;hypoth\u00e8se du U invers\u00e9, la th\u00e9orie des catastrophes de Hardy ou le mod\u00e8le des zones d&rsquo;\u00e9nergie optimale (IZOF) de Hanin.<\/li>\n<li><strong>\u00c9valuation des interventions psychologiques<\/strong> : L&rsquo;instrument sert de mesure pr\u00e9\/post-test lors d&rsquo;essais contr\u00f4l\u00e9s randomis\u00e9s \u00e9valuant l&rsquo;efficacit\u00e9 de protocoles d&rsquo;entra\u00eenement des comp\u00e9tences psychologiques (relaxation musculaire progressive, biofeedback, d\u00e9sensibilisation syst\u00e9matique, imagerie mentale).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Applications appliqu\u00e9es et cliniques<\/h3>\n<p>Sur le plan appliqu\u00e9, aupr\u00e8s des consultants en pr\u00e9paration mentale et des psychologues du sport, le SCAT est couramment employ\u00e9 pour :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Le d\u00e9pistage pr\u00e9coce des athl\u00e8tes \u00e0 risque<\/strong> : Identifier les sportifs pr\u00e9sentant une vuln\u00e9rabilit\u00e9 accrue au stress comp\u00e9titif chronique, au surentra\u00eenement ou \u00e0 l&rsquo;\u00e9touffement sous pression (<em>choking under pressure<\/em>).<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;individualisation de la pr\u00e9paration mentale<\/strong> : Aider le praticien \u00e0 adapter les techniques d&rsquo;intervention en fonction du niveau d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 dispositionnelle de l&rsquo;athl\u00e8te, en diff\u00e9renciant les sportifs requ\u00e9rant une d\u00e9sactivation physiologique de ceux n\u00e9cessitant une restructuration cognitive.<\/li>\n<li><strong>Le d\u00e9veloppement de la conscience de soi chez l&rsquo;athl\u00e8te<\/strong> : Servir de point de d\u00e9part psycho\u00e9ducatif pour discuter des sensations visc\u00e9rales, cardiaques et \u00e9motionnelles per\u00e7ues avant une \u00e9preuve.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>5. Construit psychologique<\/h2>\n<p>Le <strong>Test d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 en comp\u00e9tition sportive<\/strong> op\u00e9rationnalise le construit d&rsquo;<strong>anxi\u00e9t\u00e9-trait comp\u00e9titive<\/strong>. Dans le cadre th\u00e9orique interactionniste de Martens, ce construit est d\u00e9fini comme une propension stable d&rsquo;un individu \u00e0 percevoir les situations sportives comp\u00e9titives comme mena\u00e7antes sur le plan physique, social ou psychologique, et \u00e0 r\u00e9agir \u00e0 ces situations par des sentiments subjectifs d&rsquo;appr\u00e9hension et une activation accrue du syst\u00e8me nerveux autonome.<\/p>\n<h3>Unidimensionnalit\u00e9 et composantes sous-jacentes<\/h3>\n<p>Bien que le SCAT ait \u00e9t\u00e9 con\u00e7u pour fournir un <em>score global unidimensionnel<\/em> d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9-trait comp\u00e9titive, l&rsquo;analyse minutieuse des items montre qu&rsquo;il \u00e9chantillonne en r\u00e9alit\u00e9 deux composantes majeures du syndrome anxieux :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Manifestations somatiques de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9<\/strong> : Ce domaine concerne la perception int\u00e9roceptive des modifications physiologiques induites par la menace per\u00e7ue. Dans le SCAT, cela est directement capt\u00e9 par des items \u00e9valuant les sensations gastro-intestinales (ex. Item 8 : <em>\u00ab\u00a0Before I compete I get a queasy feeling in my stomach\u00a0\u00bb<\/em>), l&rsquo;acc\u00e9l\u00e9ration du rythme cardiaque (ex. Item 9 : <em>\u00ab\u00a0Just before competing, I notice my heart beats faster than usual\u00a0\u00bb<\/em>) et les tensions musculaires ou l&rsquo;agitation corporelle (ex. Item 15 : <em>\u00ab\u00a0Before I compete I usually get uptight\u00a0\u00bb<\/em>). L&rsquo;absence de calme et de relaxation est \u00e9galement repr\u00e9sent\u00e9e par les items invers\u00e9s (Item 6 et Item 11).<\/li>\n<li><strong>Manifestations cognitives de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9<\/strong> : Ce domaine englobe les processus mentaux d&rsquo;inqui\u00e9tude, la peur de l&rsquo;\u00e9chec et la focalisation sur les cons\u00e9quences n\u00e9gatives de la performance. Dans le SCAT, cette composante est repr\u00e9sent\u00e9e par l&rsquo;appr\u00e9hension du r\u00e9sultat (ex. Item 3 : <em>\u00ab\u00a0Before I compete I worry about not performing well\u00a0\u00bb<\/em>), la crainte de commettre des erreurs techniques (ex. Item 5 : <em>\u00ab\u00a0When I compete, I worry about making mistakes\u00a0\u00bb<\/em>) et un malaise affectif global pr\u00e9comp\u00e9titif (ex. Item 2 : <em>\u00ab\u00a0Before I compete I feel uneasy\u00a0\u00bb<\/em> et Item 12 : <em>\u00ab\u00a0Before I compete I am nervous\u00a0\u00bb<\/em>).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Le r\u00f4le m\u00e9thodologique des items leurres<\/h3>\n<p>Une caract\u00e9ristique structurale remarquable du SCAT r\u00e9side dans l&rsquo;int\u00e9gration de 5 items leurres (items 1, 4, 7, 10 et 13). Ces \u00e9nonc\u00e9s ciblent des attitudes g\u00e9n\u00e9rales envers le sport : la convivialit\u00e9 sociale (Item 1), l&rsquo;esprit sportif (Item 4), l&rsquo;\u00e9tablissement de buts (Item 7), l&rsquo;attrait pour la d\u00e9pense \u00e9nerg\u00e9tique intense (Item 10) et la pr\u00e9f\u00e9rence pour les sports d&rsquo;\u00e9quipe par rapport aux sports individuels (Item 13). Ces items ne sont pas int\u00e9gr\u00e9s dans le calcul du score final. Leur inclusion d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e permet d&rsquo;\u00e9viter l&rsquo;\u00e9mergence d&rsquo;un sch\u00e9ma de r\u00e9ponse uniforme et emp\u00eache le sportif d&rsquo;adopter des strat\u00e9gies d\u00e9fensives de pr\u00e9sentation de soi (fa\u00e7ade d&rsquo;invuln\u00e9rabilit\u00e9 souvent observ\u00e9e dans les cultures sportives hautement comp\u00e9titives).<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique<\/h2>\n<p>Le d\u00e9veloppement du SCAT repose sur l&rsquo;ancrage direct de la th\u00e9orie de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de Charles Spielberger (1966, 1972) dans le paradigme interactionniste appliqu\u00e9 au domaine du sport. Spielberger a formul\u00e9 la distinction fondamentale entre l&rsquo;<strong>anxi\u00e9t\u00e9-\u00e9tat<\/strong> (<em>A-State<\/em>) \u2014 un \u00e9tat \u00e9motionnel transitoire caract\u00e9ris\u00e9 par des sensations conscientes d&rsquo;appr\u00e9hension et une hyperactivation du syst\u00e8me nerveux autonome \u2014 et l&rsquo;<strong>anxi\u00e9t\u00e9-trait<\/strong> (<em>A-Trait<\/em>) \u2014 une disposition latente de la personnalit\u00e9 qui pr\u00e9dispose l&rsquo;individu \u00e0 percevoir un large \u00e9ventail de situations objectives comme mena\u00e7antes.<\/p>\n<h3>L&rsquo;approche situationnelle-sp\u00e9cifique de Rainer Martens<\/h3>\n<p>Rainer Martens (1977) a enrichi cette conceptualisation en d\u00e9montrant qu&rsquo;une disposition d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale (mesur\u00e9e par des \u00e9chelles non contextualis\u00e9es) pr\u00e9sentait une validit\u00e9 pr\u00e9dictive insuffisante face \u00e0 des environnements hautement sp\u00e9cialis\u00e9s tels que la comp\u00e9tition sportive. Martens a soutenu que la situation de comp\u00e9tition sportive (<em>Competitive Sport Situation<\/em> ou CSS) poss\u00e8de des propri\u00e9t\u00e9s stimulantes uniques :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>L&rsquo;\u00e9valuation sociale continue<\/strong> : La performance est mesur\u00e9e, compar\u00e9e et jug\u00e9e publiquement par des pairs, des entra\u00eeneurs, des spectateurs et des arbitres.<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;incertitude du r\u00e9sultat<\/strong> : L&rsquo;issue du match ou de la course demeure fondamentalement impr\u00e9visible, confrontant l&rsquo;individu \u00e0 l&rsquo;\u00e9ventualit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9chec public.<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;investissement de l&rsquo;estime de soi<\/strong> : Dans le sport de comp\u00e9tition, l&rsquo;identit\u00e9 de l&rsquo;athl\u00e8te est intimement corr\u00e9l\u00e9e \u00e0 son niveau de comp\u00e9tence motrice et de succ\u00e8s comp\u00e9titif.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Selon le mod\u00e8le de Martens, l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9-trait comp\u00e9titive agit comme un filtre d&rsquo;\u00e9valuation cognitive (<em>cognitive appraisal<\/em>). Les athl\u00e8tes ayant un niveau \u00e9lev\u00e9 de SCAT per\u00e7oivent le processus d&rsquo;\u00e9valuation comp\u00e9titive comme une menace directe pour leur estime de soi, ce qui d\u00e9clenche automatiquement une hausse marqu\u00e9e de leur anxi\u00e9t\u00e9-\u00e9tat pr\u00e9comp\u00e9titive. \u00c0 l&rsquo;inverse, les athl\u00e8tes ayant un niveau faible de SCAT per\u00e7oivent la m\u00eame comp\u00e9tition comme un d\u00e9fi stimulant, g\u00e9n\u00e9rant des niveaux d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9-\u00e9tat significativement plus bas et plus stables.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9<\/h2>\n<p>La validit\u00e9 psychom\u00e9trique du SCAT a fait l&rsquo;objet de v\u00e9rifications empiriques exhaustives depuis sa cr\u00e9ation, confirmant ses qualit\u00e9s tant sur le plan du contenu que sur le plan de ses relations avec d&rsquo;autres crit\u00e8res externes.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de construit et pr\u00e9dictive<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 de construit du SCAT a \u00e9t\u00e9 initialement d\u00e9montr\u00e9e par la capacit\u00e9 de l&rsquo;instrument \u00e0 discriminer fid\u00e8lement les athl\u00e8tes r\u00e9agissant par une \u00e9l\u00e9vation substantielle de leur anxi\u00e9t\u00e9-\u00e9tat lors de comp\u00e9titions r\u00e9elles. Martens et Gill (1976), puis Martens (1977), ont mis en \u00e9vidence que les participants obtenant des scores \u00e9lev\u00e9s au SCAT manifestaient des augmentations statistiquement significatives de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9-\u00e9tat pr\u00e9comp\u00e9titive (mesur\u00e9e par le STAI-A ou le CSAI) comparativement aux athl\u00e8tes ayant des scores bas au SCAT, validant l&rsquo;hypoth\u00e8se interactionniste centrale.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente et concurrente<\/h3>\n<p>Les \u00e9tudes de validit\u00e9 convergente ont document\u00e9 des corr\u00e9lations mod\u00e9r\u00e9es \u00e0 fortes entre le SCAT et d&rsquo;autres outils psychom\u00e9triques apparent\u00e9s :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Corr\u00e9lation avec l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9-trait g\u00e9n\u00e9rale (STAI Trait)<\/strong> : Des corr\u00e9lations positives mod\u00e9r\u00e9es (g\u00e9n\u00e9ralement comprises entre r = 0,35 et r = 0,55) ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es. Cette intensit\u00e9 mod\u00e9r\u00e9e confirme l&rsquo;hypoth\u00e8se de Martens : le SCAT partage une variance commune avec l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale, mais capture une variance sp\u00e9cifique et substantielle propre au champ sportif.<\/li>\n<li><strong>Relations avec la Sport Anxiety Scale (SAS et SAS-2)<\/strong> : Des travaux approfondis, notamment ceux men\u00e9s par Dunn et Dunn (2001), ont examin\u00e9 les relations structurales entre le SCAT et la <em>Sport Anxiety Scale<\/em>. Le score total du SCAT corr\u00e8le tr\u00e8s fortement avec les sous-\u00e9chelles de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 somatique (r = 0,65 \u00e0 0,78) et du souci cognitif (<em>worry<\/em>, r = 0,60 \u00e0 0,72) de la SAS, attestant d&rsquo;une excellente convergence entre instruments de mesure de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sportive.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Validit\u00e9 discriminante<\/h3>\n<p>Le SCAT d\u00e9montre une excellente validit\u00e9 discriminante par rapport \u00e0 des construits non anxiog\u00e8nes. Les corr\u00e9lations entre le SCAT et des \u00e9chelles \u00e9valuant la motivation \u00e0 l&rsquo;accomplissement, l&rsquo;estime de soi g\u00e9n\u00e9rale ou l&rsquo;extraversion demeurent syst\u00e9matiquement faibles ou non significatives (r &lt; 0,20). De plus, l&rsquo;absence de corr\u00e9lation forte avec les scores de d\u00e9sirabilit\u00e9 sociale (\u00e9valu\u00e9s par l&rsquo;\u00e9chelle de Marlowe-Crowne) atteste que les items de diversion remplissent ad\u00e9quatement leur fonction de neutralisation des biais de r\u00e9ponse.<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9<\/h2>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 du SCAT a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie \u00e0 travers de nombreuses \u00e9tudes men\u00e9es sur des \u00e9chantillons diversifi\u00e9s d&rsquo;athl\u00e8tes amateurs, universitaires et professionnels, tant chez les adultes que chez les adolescents (version SCAT-A et SCAT-C pour enfants).<\/p>\n<h3>Coh\u00e9rence interne<\/h3>\n<p>Pour les dix items cot\u00e9s, la consistance interne s&rsquo;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e robuste et constante \u00e0 travers la litt\u00e9rature scientifique :<\/p>\n<ul>\n<li>Les valeurs initiales du coefficient <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Cronbach%27s_alpha\">alpha de Cronbach<\/a> rapport\u00e9es par Martens (1977) se situaient entre <strong>0,80 et 0,85<\/strong> aupr\u00e8s de larges cohortes d&rsquo;athl\u00e8tes scolaires et universitaires.<\/li>\n<li>Les \u00e9tudes ult\u00e9rieures ind\u00e9pendantes (notamment Gill &amp; Martens, 1976 ; Dunn &amp; Dunn, 2001) ont corrobor\u00e9 ces donn\u00e9es en trouvant des indices de coh\u00e9rence interne oscillant invariablement entre <strong>0,81 et 0,88<\/strong>.<\/li>\n<li>Les corr\u00e9lations item-total corrig\u00e9es pour les dix items cot\u00e9s se situent toutes au-dessus du seuil critique de 0,35, la majorit\u00e9 fluctuant entre 0,42 et 0,68, d\u00e9montrant une homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 satisfaisante de l&rsquo;ensemble des items retenus.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Fid\u00e9lit\u00e9 test-retest (stabilit\u00e9 temporelle)<\/h3>\n<p>Puisque le SCAT mesure une disposition stable de la personnalit\u00e9 (anxi\u00e9t\u00e9-trait), la stabilit\u00e9 temporelle constitue un crit\u00e8re psychom\u00e9trique primordial. Les r\u00e9sultats document\u00e9s attestent d&rsquo;une excellente invariance dans le temps :<\/p>\n<ul>\n<li>Sur un intervalle court de <strong>une \u00e0 deux semaines<\/strong>, les coefficients de corr\u00e9lation de Pearson test-retest oscillent entre <strong>r = 0,85 et r = 0,90<\/strong>.<\/li>\n<li>Sur des intervalles prolong\u00e9s allant de <strong>six mois \u00e0 un an<\/strong>, les coefficients de stabilit\u00e9 temporelle demeurent remarquablement \u00e9lev\u00e9s, se maintenant entre <strong>r = 0,70 et r = 0,77<\/strong> chez des athl\u00e8tes en activit\u00e9 comp\u00e9titive r\u00e9guli\u00e8re.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>9. Analyse factorielle<\/h2>\n<p>La composition factorielle du SCAT a suscit\u00e9 de nombreux d\u00e9bats m\u00e9thodologiques et a fortement influenc\u00e9 l&rsquo;\u00e9volution de la psychom\u00e9trie sportive vers des mod\u00e8les multidimensionnels.<\/p>\n<h3>Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)<\/h3>\n<p>Dans ses travaux inauguraux, Rainer Martens (1977) a appliqu\u00e9 des analyses factorielles exploratoires en composantes principales suivies de rotations orthogonales (Varimax) et obliques. Ces analyses ont initialement extrait un facteur g\u00e9n\u00e9ral dominant expliquant plus de 40 % de la variance totale des 10 items cot\u00e9s. Ce r\u00e9sultat a conduit Martens \u00e0 pr\u00e9coniser l&rsquo;utilisation du SCAT comme un instrument unidimensionnel, o\u00f9 l&rsquo;agr\u00e9gation de tous les items en un score unique refl\u00e8te une s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 globale d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9-trait comp\u00e9titive.<\/p>\n<h3>Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC) et \u00e9mergence de la multidimensionnalit\u00e9<\/h3>\n<p>Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990, l&rsquo;av\u00e8nement des analyses factorielles confirmatoires et le d\u00e9veloppement th\u00e9orique du mod\u00e8le multidimensionnel de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 (Martens et al., 1990) ont mis en \u00e9vidence la pr\u00e9sence de deux facteurs corr\u00e9l\u00e9s au sein des 10 items cot\u00e9s du SCAT :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Facteur Somatique<\/strong> : Fortes saturations des items 8, 9, 15 ainsi que des items invers\u00e9s 6 et 11 (charges factorielles standardis\u00e9es comprises entre 0,55 et 0,78). Ce facteur regroupe les manifestations physiques et int\u00e9roceptives de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 pr\u00e9comp\u00e9titive.<\/li>\n<li><strong>Facteur Cognitif \/ Inqui\u00e9tude<\/strong> : Saturations \u00e9lev\u00e9es pour les items 2, 3, 5, 12 et 14 (charges factorielles standardis\u00e9es comprises entre 0,50 et 0,74). Ce facteur refl\u00e8te la d\u00e9tresse psychologique, l&rsquo;appr\u00e9hension de l&rsquo;\u00e9chec et la nervosit\u00e9 mentale.<\/li>\n<\/ul>\n<p>La corr\u00e9lation inter-facteurs entre la dimension somatique et la dimension cognitive se situe g\u00e9n\u00e9ralement aux alentours de r = 0,65 \u00e0 0,75. Cette corr\u00e9lation substantielle justifie empiriquement l&rsquo;utilisation d&rsquo;un score composite global tout en expliquant pourquoi Martens et ses coll\u00e8gues ont par la suite d\u00e9velopp\u00e9 des outils sp\u00e9cifiquement multidimensionnels comme le CSAI-2 (<em>Competitive State Anxiety Inventory-2<\/em>) et la SAS (<em>Sport Anxiety Scale<\/em>) de Smith et Smoll.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Nom complet de l&rsquo;outil<\/strong> : Sport Competition Anxiety Test (SCAT) \u2014 Formulaire adulte (SCAT-A).<\/li>\n<li><strong>Nature de l&rsquo;\u00e9valuation<\/strong> : Questionnaire d&rsquo;auto-\u00e9valuation psychom\u00e9trique (<em>self-report inventory<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Nombre total d&rsquo;items<\/strong> : 15 items au total.\n<ul>\n<li><strong>10 items cot\u00e9s<\/strong> : Mesurant l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9-trait comp\u00e9titive (items 2, 3, 5, 6, 8, 9, 11, 12, 14, 15).<\/li>\n<li><strong>5 items leurres (fillers)<\/strong> : Items non cot\u00e9s ins\u00e9r\u00e9s pour limiter les biais de r\u00e9ponse (items 1, 4, 7, 10, 13).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Format de r\u00e9ponse<\/strong> : \u00c9chelle ordinale \u00e0 3 modalit\u00e9s de fr\u00e9quence :\n<ul>\n<li><em>1 = Rarely<\/em> (Rarement)<\/li>\n<li><em>2 = Sometimes<\/em> (Parfois)<\/li>\n<li><em>3 = Often<\/em> (Souvent)<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Modalit\u00e9s de cotation et calcul du score<\/strong> :\n<ul>\n<li><strong>Items leurres<\/strong> (1, 4, 7, 10, 13) : Re\u00e7oivent un score de 0 (non comptabilis\u00e9s dans le total).<\/li>\n<li><strong>Items directs<\/strong> (2, 3, 5, 8, 9, 12, 14, 15) : Cot\u00e9s selon leur valeur brute : <em>Rarely = 1 point<\/em>, <em>Sometimes = 2 points<\/em>, <em>Often = 3 points<\/em>.<\/li>\n<li><strong>Items invers\u00e9s<\/strong> (marqu\u00e9s d&rsquo;un ast\u00e9risque : items 6 et 11) : Cotation invers\u00e9e : <em>Rarely = 3 points<\/em>, <em>Sometimes = 2 points<\/em>, <em>Often = 1 point<\/em>.<\/li>\n<li><strong>Score total<\/strong> : Somme des 10 items cot\u00e9s. Le score s&rsquo;\u00e9tend de <strong>10 (anxi\u00e9t\u00e9 minimale)<\/strong> \u00e0 <strong>30 (anxi\u00e9t\u00e9 maximale)<\/strong>.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Interpr\u00e9tation des scores normatifs<\/strong> :\n<ul>\n<li><strong>Moins de 17 points<\/strong> : Niveau d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9-trait comp\u00e9titive faible. L&rsquo;athl\u00e8te aborde g\u00e9n\u00e9ralement les \u00e9preuves avec calme et per\u00e7oit peu de menace li\u00e9e \u00e0 l&rsquo;enjeu.<\/li>\n<li><strong>17 \u00e0 24 points<\/strong> : Niveau d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9-trait comp\u00e9titive mod\u00e9r\u00e9 (zone moyenne observ\u00e9e chez la majorit\u00e9 des athl\u00e8tes).<\/li>\n<li><strong>Plus de 24 points<\/strong> : Niveau d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9-trait comp\u00e9titive \u00e9lev\u00e9. L&rsquo;athl\u00e8te pr\u00e9sente une vuln\u00e9rabilit\u00e9 accrue aux perturbations somatiques et cognitives pr\u00e9comp\u00e9titives, justifiant souvent un accompagnement en r\u00e9gulation \u00e9motionnelle.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de conception originale<\/strong> : 1977 (publication dans l&rsquo;ouvrage s\u00e9minal de Rainer Martens : <em>Sport Competition Anxiety Test<\/em>, Champaign, IL: Human Kinetics).<\/li>\n<li><strong>Statut des droits d&rsquo;auteur et accessibilit\u00e9<\/strong> : L&rsquo;instrument original a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 pour la recherche acad\u00e9mique et la pratique clinique. Il est largement reproduit dans le domaine public acad\u00e9mique et \u00e9ducatif \u00e0 des fins non commerciales d&rsquo;enseignement et de recherche.<\/li>\n<li><strong>Tarifs<\/strong> : L&rsquo;administration du questionnaire papier-crayon est libre et gratuite \u00e0 des fins d&rsquo;\u00e9valuation individuelle, de recherche scientifique et de formation sportive. La reproduction commerciale \u00e0 grande \u00e9chelle ou l&rsquo;int\u00e9gration dans des plateformes logicielles propri\u00e9taires n\u00e9cessite l&rsquo;autorisation formelle des ayants droit ou de l&rsquo;\u00e9diteur <em>Human Kinetics Publishers<\/em>.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<ul>\n<li>Dunn, J. G. H., &amp; Dunn, J. C. (2001). Relationships among the Sport Competition Anxiety Test, the Sport Anxiety Scale, and the Collegiate Hockey Worry Scale. <em>Journal of Applied Sport Psychology<\/em>, 13(4), 411\u2013429. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1080\/104132001753226274\">https:\/\/doi.org\/10.1080\/104132001753226274<\/a><\/li>\n<li>Gill, D. L., &amp; Martens, R. (1977). The role of task type and success-failure in group competition. <em>International Journal of Sport Psychology<\/em>, 8(3), 160\u2013177.<\/li>\n<li>Martens, R. (1977). <em>Sport Competition Anxiety Test<\/em>. Human Kinetics Publishers.<\/li>\n<li>Martens, R., &amp; Gill, D. L. (1976). State anxiety among successful and unsuccessful competitors who differ in competitive trait anxiety. <em>Research Quarterly. American Alliance for Health, Physical Education and Recreation<\/em>, 47(4), 698\u2013708. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1080\/10671315.1976.10615403\">https:\/\/doi.org\/10.1080\/10671315.1976.10615403<\/a><\/li>\n<li>Martens, R., Vealey, R. S., &amp; Burton, D. (1990). <em>Competitive Anxiety in Sport<\/em>. Human Kinetics Publishers.<\/li>\n<li>Spielberger, C. D. (1966). <em>Anxiety and Behavior<\/em>. Academic Press. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/B978-1-4832-3131-0.50006-7\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/B978-1-4832-3131-0.50006-7<\/a><\/li>\n<li>Spielberger, C. D. (1972). <em>Anxiety: Current Trends in Theory and Research<\/em>. Academic Press.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p style=\"margin: 16px 0 8px 0; font-weight: 600;\">Response Scale:<\/p>\n<p style=\"margin: 0 0 16px 0; color: #4b5563;\">1-Rarely\u201a 2-Sometimes\u201a 3-Often<\/p>\n<p style=\"margin: 0 0 16px 0; color: #64748b; font-size: 13px;\">*. Reverse coded | Questions 1, 4, 7, 10 and 13 score zero<\/p>\n<ol style=\"padding-left: 24px; line-height: 1.8;\">\n<li>Competing against others is socially enjoyable<\/li>\n<li>Before I compete I feel uneasy<\/li>\n<li>Before I compete I worry about not performing well<\/li>\n<li>I am a good sportsman when I compete<\/li>\n<li>When I compete\u201a I worry about making mistakes<\/li>\n<li>Before I compete I am calm*<\/li>\n<li>Setting a goal is important when competing<\/li>\n<li>Before I compete I get a queasy feeling in my stomach<\/li>\n<li>Just before competing\u201a I notice my heart beats faster than usual<\/li>\n<li>I like to compete in games that demands a lot of physical energy<\/li>\n<li>Before I compete I feel relaxed*<\/li>\n<li>Before I compete I am nervous<\/li>\n<li>Team sports are more exciting than individual sports<\/li>\n<li>I get nervous wanting to start the game<\/li>\n<li>Before I compete I usually get uptight<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9couvrez le Sport Competition Anxiety Test (SCAT) d\u00e9velopp\u00e9 par Rainer Martens : analyse psychom\u00e9trique compl\u00e8te, cadre th\u00e9orique, validit\u00e9, fid\u00e9lit\u00e9 et items officiels du questionnaire.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[328,345,2],"tags":[3569,1101,129,24716,3139,3574,19550,3573],"class_list":["post-15617","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-echelles-devaluation-psychologique","category-psychologie-du-sport","category-psychometrie","tag-anxiete-competitive","tag-anxiete-trait","tag-evaluation-psychometrique","tag-preparation-mentale","tag-psychologie-du-sport","tag-rainer-martens","tag-scat","tag-stress-precompetitif"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/15617","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=15617"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/15617\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=15617"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=15617"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=15617"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}