{"id":15533,"date":"2026-10-09T05:26:52","date_gmt":"2026-10-09T05:26:52","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/echelle-de-peur-de-lintimite-fis\/"},"modified":"2026-10-09T05:26:52","modified_gmt":"2026-10-09T05:26:52","slug":"echelle-de-peur-de-lintimite-fis","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=echelle-de-peur-de-lintimite-fis","title":{"rendered":"\u00c9chelle de peur de l&rsquo;intimit\u00e9 (FIS)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>\u00c9chelle de peur de l&rsquo;intimit\u00e9<\/strong> (<em>Fear of Intimacy Scale<\/em>, ou FIS), initialement conceptualis\u00e9e et valid\u00e9e sur le plan psychom\u00e9trique par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/1040-3590.3.2.218\">Carol J. Descutner et Mark H. Thelen (1991)<\/a> au sein de l&rsquo;Universit\u00e9 du Missouri, constitue l&rsquo;un des instruments d&rsquo;auto-\u00e9valuation les plus reconnus et empiriquement \u00e9prouv\u00e9s pour quantifier l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 \u00e9prouv\u00e9e par un individu face \u00e0 la perspective d&rsquo;une proximit\u00e9 affective, communicative et interpersonnelle \u00e9troite au sein d&rsquo;une relation amoureuse ou dyadique privil\u00e9gi\u00e9e. Compos\u00e9e de 35 items cot\u00e9s sur une \u00e9chelle de Likert en 5 points allant de 1 (\u00ab Pas du tout caract\u00e9ristique de moi \u00bb) \u00e0 5 (\u00ab Extr\u00eamement caract\u00e9ristique de moi \u00bb), l&rsquo;\u00e9chelle se divise structurellement en deux parties compl\u00e9mentaires : la Partie A (items 1 \u00e0 30), qui invite le r\u00e9pondant \u00e0 projeter ses r\u00e9actions affectives et cognitives dans le cadre d&rsquo;une relation amoureuse intime hypoth\u00e9tique ou actuelle avec une personne significative d\u00e9sign\u00e9e par le symbole \u00ab O \u00bb, et la Partie B (items 31 \u00e0 35), qui \u00e9value r\u00e9trospectivement les comportements d&rsquo;\u00e9vitement et les patterns relationnels pass\u00e9s.<\/p>\n<p>Sur le plan psychom\u00e9trique, le FIS pr\u00e9sente un score total variant de 35 \u00e0 175, o\u00f9 des valeurs plus \u00e9lev\u00e9es refl\u00e8tent une peur de l&rsquo;intimit\u00e9 plus prononc\u00e9e. Quinze items formul\u00e9s positivement font l&rsquo;objet d&rsquo;un codage invers\u00e9 (items 3, 6, 7, 8, 10, 14, 17, 18, 19, 21, 22, 25, 27, 29 et 30). Les \u00e9tudes princeps et les r\u00e9plications ult\u00e9rieures d\u00e9montrent des propri\u00e9t\u00e9s m\u00e9trologiques exceptionnelles, caract\u00e9ris\u00e9es par une consistance interne robuste (alpha de Cronbach oscillant g\u00e9n\u00e9ralement entre .91 et .93), une fid\u00e9lit\u00e9 test-retest remarquable \u00e0 un mois (r = .89), ainsi qu&rsquo;une validit\u00e9 de construit attest\u00e9e par des corr\u00e9lations convergentes positives avec la solitude subjective et n\u00e9gatives avec l&rsquo;auto-d\u00e9voilement (<em>self-disclosure<\/em>), l&rsquo;intimit\u00e9 sociale et la d\u00e9sirabilit\u00e9 sociale. Cet instrument s&rsquo;impose tant en recherche fondamentale sur l&rsquo;attachement adulte qu&rsquo;en pratique psychoth\u00e9rapeutique d&rsquo;\u00e9valuation clinique.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>Peur de l&rsquo;intimit\u00e9, Fear of Intimacy Scale, psychom\u00e9trie, attachement adulte, \u00e9vitement relationnel, auto-d\u00e9voilement, anxi\u00e9t\u00e9 interpersonnelle, vuln\u00e9rabilit\u00e9 \u00e9motionnelle, validation psychom\u00e9trique, relations de couple, fid\u00e9lit\u00e9 test-retest, engagement affectif.<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e et formalis\u00e9e scientifiquement par :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Carol J. Descutner, Ph.D.<\/strong> \u2014 D\u00e9partement de psychologie, <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/missouri.edu\/\">University of Missouri-Columbia<\/a>, \u00c9tats-Unis. Ses recherches se sont centr\u00e9es sur l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 relationnelle, les dynamiques d&rsquo;\u00e9vitement affectif et les processus th\u00e9rapeutiques interpersonnels.<\/li>\n<li><strong>Mark H. Thelen, Ph.D.<\/strong> \u2014 Professeur \u00e9m\u00e9rite de psychologie clinique, D\u00e9partement des sciences psychologiques, University of Missouri-Columbia, \u00c9tats-Unis. Sp\u00e9cialiste reconnu des troubles de l&rsquo;attachement, des conduites alimentaires, de l&rsquo;image corporelle et des pathologies de l&rsquo;intimit\u00e9 \u00e9motionnelle.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Dans certaines revues de vulgarisation et manuels cliniques contemporains, les fondements conceptuels de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 d&rsquo;intimit\u00e9 sont \u00e9galement mis en perspective avec les travaux pr\u00e9curseurs en th\u00e9rapie cognitive du <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/David_D._Burns\">Dr David D. Burns (1980)<\/a> portant sur les distorsions cognitives et les peurs d&rsquo;exposition \u00e9motionnelle, bien que la standardisation psychom\u00e9trique de l&rsquo;outil de 35 items FIS sous sa forme canonique appartienne rigoureusement aux travaux de Descutner et Thelen (1991).<\/p>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental de l&rsquo;\u00c9chelle de peur de l&rsquo;intimit\u00e9 est d&rsquo;op\u00e9rationnaliser et de quantifier avec pr\u00e9cision un construit clinique complexe : la capacit\u00e9 inhib\u00e9e d&rsquo;un individu, caus\u00e9e par l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9, d&rsquo;\u00e9changer des pens\u00e9es, des \u00e9motions et des exp\u00e9riences d&rsquo;une importance personnelle cruciale avec un partenaire hautement valoris\u00e9. Dans le fonctionnement psychologique individuel et dyadique, l&rsquo;intimit\u00e9 ne se r\u00e9sume pas \u00e0 une simple co-pr\u00e9sence physique ou sexuelle ; elle requiert une ouverture psychologique profonde, un d\u00e9voilement r\u00e9ciproque de la vuln\u00e9rabilit\u00e9 et une tol\u00e9rance au risque inh\u00e9rent de rejet ou d&rsquo;abandon.<\/p>\n<p>Sur le plan des <strong>applications cliniques<\/strong>, le FIS permet aux psychoth\u00e9rapeutes, conseillers conjugaux et psychiatres d&rsquo;\u00e9valuer la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des blocages affectifs chez des patients consultant pour des \u00e9checs relationnels r\u00e9currents, une d\u00e9tresse conjugale, une phobie sociale ax\u00e9e sur le domaine amoureux ou des troubles de la personnalit\u00e9 de type \u00e9vitant. Dans une d\u00e9marche diagnostique et th\u00e9rapeutique initiale, la passation de l&rsquo;\u00e9chelle permet de discriminer si l&rsquo;isolement du patient r\u00e9sulte d&rsquo;un d\u00e9ficit g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 de comp\u00e9tences sociales ou, plus sp\u00e9cifiquement, d&rsquo;une terreur cibl\u00e9e de l&rsquo;exposition \u00e9motionnelle intime lorsque le lien devient \u00e9troit. Elle sert \u00e9galement d&rsquo;indicateur objectif de progr\u00e8s au cours de la psychoth\u00e9rapie, mesurant l&rsquo;att\u00e9nuation des d\u00e9fenses d&rsquo;\u00e9vitement au fil des s\u00e9ances.<\/p>\n<p>Sur le plan de la <strong>recherche empirique<\/strong>, le FIS est largement mobilis\u00e9 en psychologie sociale, en psychologie de la personnalit\u00e9 et en sciences de la famille pour \u00e9tudier les ant\u00e9c\u00e9dents d\u00e9veloppementaux de l&rsquo;\u00e9vitement affectif (tels que les traumatismes infantiles, le rejet parental pr\u00e9coce ou la n\u00e9gligence \u00e9motionnelle) et examiner les liens empiriques entre la peur de l&rsquo;intimit\u00e9, les styles d&rsquo;attachement ins\u00e9cure, la solitude chronique, la d\u00e9pression et la satisfaction relationnelle. L&rsquo;\u00e9chelle offre ainsi un pont m\u00e9thodologique standardis\u00e9 entre la mod\u00e9lisation th\u00e9orique de la dynamique amoureuse et son \u00e9valuation empirique rigoureuse.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Le construit de \u00ab peur de l&rsquo;intimit\u00e9 \u00bb mesur\u00e9 par le FIS repose sur une d\u00e9finition op\u00e9rationnelle pr\u00e9cise : l&rsquo;inhibition anxieuse qui emp\u00eache le sujet de partager sa vie int\u00e9rieure profonde avec une personne aim\u00e9e ou valoris\u00e9e. Bien que le score global refl\u00e8te une vuln\u00e9rabilit\u00e9 unitaire dominante, l&rsquo;analyse clinique et conceptuelle d\u00e9velopp\u00e9e par Descutner et Thelen (1991), compl\u00e9t\u00e9e par les th\u00e9orisations ult\u00e9rieures de la dynamique interpersonnelle, met en lumi\u00e8re plusieurs facettes fondamentales du ph\u00e9nom\u00e8ne :<\/p>\n<h3>La peur du d\u00e9voilement \u00e9motionnel de soi (Emotional Self-Disclosure)<\/h3>\n<p>Cette composante centrale renvoie \u00e0 l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 ressentie \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;exprimer ses v\u00e9ritables \u00e9motions, ses peurs, ses blessures pass\u00e9es et ses sentiments de honte. L&rsquo;individu redoute qu&rsquo;en montrant ce qu&rsquo;il per\u00e7oit comme des faiblesses, des d\u00e9fauts ou des stigmates int\u00e9rieurs (par exemple, des \u00e9v\u00e9nements traumatiques pass\u00e9s ou des aspects de soi jug\u00e9s inacceptables), l&rsquo;autre ne le rejette, ne le m\u00e9prise ou ne le juge inad\u00e9quat. Les items comme l&rsquo;item 1 (\u00ab J&rsquo;\u00e9prouverais un malaise \u00e0 parler \u00e0 O de choses pass\u00e9es dont j&rsquo;ai eu honte \u00bb) ou l&rsquo;item 2 (\u00ab Je me sentirais mal \u00e0 l&rsquo;aise de parler avec O de quelque chose qui m&rsquo;a profond\u00e9ment bless\u00e9 \u00bb) incarnent directement cette anxi\u00e9t\u00e9 d&rsquo;exposition.<\/p>\n<h3>La peur de la d\u00e9pendance et du soutien mutuel<\/h3>\n<p>L&rsquo;intimit\u00e9 v\u00e9ritable implique une interd\u00e9pendance fonctionnelle : accepter de compter sur autrui et tol\u00e9rer qu&rsquo;autrui s&rsquo;appuie sur soi. Les individus affichant un score \u00e9lev\u00e9 au FIS \u00e9prouvent une vive appr\u00e9hension face aux attentes affectives du partenaire. Ils redoutent le fardeau \u00e9motionnel d&rsquo;\u00eatre une figure de soutien (Item 13 : \u00ab Je me sentirais mal \u00e0 l&rsquo;aise si O d\u00e9pendait de moi pour obtenir un soutien \u00e9motionnel \u00bb ; Item 28 : \u00ab Je me sentirais parfois mal \u00e0 l&rsquo;aise d&rsquo;\u00e9couter les probl\u00e8mes personnels de O \u00bb), car cette r\u00e9ciprocit\u00e9 renforce le sentiment de contrainte et de responsabilit\u00e9 affective non ma\u00eetrisable.<\/p>\n<h3>La peur de l&rsquo;engloutissement et de la perte d&rsquo;autonomie<\/h3>\n<p>Bien que non isol\u00e9e en sous-score ind\u00e9pendant dans la cotation unifactorielle originale, la crainte de la fusion psychologique et de l&rsquo;engloutissement (<em>fear of engulfment<\/em>) sous-tend de nombreux \u00e9nonc\u00e9s. L&rsquo;individu craint de perdre son identit\u00e9 propre, ses fronti\u00e8res psychiques et son autonomie s&rsquo;il s&rsquo;engage pleinement dans une communion relationnelle \u00e9troite. L&rsquo;intimit\u00e9 est alors inconsciemment assimil\u00e9e \u00e0 une intrusion mena\u00e7ante pour l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 du Moi.<\/p>\n<h3>La peur du risque affectif et de la blessure relationnelle<\/h3>\n<p>Toute intimit\u00e9 comporte un risque fondamental : celui de la perte, de la trahison ou de l&rsquo;abandon. Comme le formule explicitement l&rsquo;item 15 (\u00ab J&rsquo;aurais peur de prendre le risque d&rsquo;\u00eatre bless\u00e9(e) afin d&rsquo;\u00e9tablir une relation plus \u00e9troite avec O \u00bb), la peur de l&rsquo;intimit\u00e9 agit comme un bouclier d\u00e9fensif pr\u00e9ventif. L&rsquo;individu pr\u00e9f\u00e8re saborder la proximit\u00e9 naissante ou maintenir une distance \u00e9motionnelle strat\u00e9gique plut\u00f4t que de s&rsquo;exposer \u00e0 la souffrance potentielle d&rsquo;une rupture ou d&rsquo;un d\u00e9sengagement du partenaire.<\/p>\n<h3>Comportements r\u00e9trospectifs d&rsquo;\u00e9vitement (Partie B)<\/h3>\n<p>La dimension comportementale pass\u00e9e capture l&rsquo;historique des conduites de fuite. Elle \u00e9value la mesure dans laquelle le sujet a effectivement fuy les occasions de rapprochement (Item 31), retenu ses sentiments (Item 32) ou activement pos\u00e9 des actes de sabotage relationnel pour emp\u00eacher la naissance de l&rsquo;intimit\u00e9 (Item 35), validant la traduction des angoisses cognitives en patterns d&rsquo;action r\u00e9p\u00e9titifs.<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>Le cadre th\u00e9orique au sein duquel s&rsquo;enracine l&rsquo;\u00c9chelle de peur de l&rsquo;intimit\u00e9 est pluridisciplinaire, articulant principalement la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Th%C3%A9orie_de_l%27attachement\">th\u00e9orie de l&rsquo;attachement<\/a>, les perspectives psychodynamiques interpersonnelles et les mod\u00e8les cognitivo-comportementaux de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale.<\/p>\n<h3>La th\u00e9orie de l&rsquo;attachement de Bowlby, Hazan et Shaver<\/h3>\n<p>Le paradigme th\u00e9orique dominant pour interpr\u00e9ter le FIS est la th\u00e9orie de l&rsquo;attachement d\u00e9velopp\u00e9e \u00e0 l&rsquo;origine par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/John_Bowlby\">John Bowlby<\/a> et appliqu\u00e9e aux relations amoureuses adultes par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0022-3514.52.3.511\">Hazan et Shaver (1987)<\/a>, puis affin\u00e9e par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.guilford.com\/books\/Attachment-in-Adulthood\/Mikulincer-Shaver\/9781462526109\">Mikulincer et Shaver (2007)<\/a>. Dans ce cadre, la peur de l&rsquo;intimit\u00e9 est conceptualis\u00e9e comme une manifestation directe des styles d&rsquo;attachement ins\u00e9cure, en particulier :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>L&rsquo;attachement \u00e9vitant-d\u00e9tach\u00e9 (dismissing-avoidant) :<\/strong> o\u00f9 l&rsquo;individu d\u00e9sactive son syst\u00e8me d&rsquo;attachement, affirme une ind\u00e9pendance compulsive et supprime le besoin de proximit\u00e9 pour se prot\u00e9ger contre l&rsquo;anticipation de la non-disponibilit\u00e9 d&rsquo;autrui.<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;attachement craintif-\u00e9vitant (fearful-avoidant ou d\u00e9sorganis\u00e9) :<\/strong> o\u00f9 le sujet d\u00e9sire ardemment la proximit\u00e9 affective mais est paralys\u00e9 par une angoisse extr\u00eame du rejet et de la douleur relationnelle. Les scores \u00e9lev\u00e9s au FIS correspondent tout particuli\u00e8rement \u00e0 ce profil d&rsquo;\u00e9vitement motiv\u00e9 par la peur.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>La th\u00e9orie interpersonnelle de Sullivan et l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 existentielle<\/h3>\n<p>Le mod\u00e8le s&rsquo;appuie \u00e9galement sur la th\u00e9orie interpersonnelle de Harry Stack Sullivan, postulant que les sch\u00e9mas relationnels de s\u00e9curit\u00e9 ou d&rsquo;angoisse trouvent leur source dans les premi\u00e8res interactions de l&rsquo;enfance avec les figures significatives (\u00ab autrui significatif \u00bb). Sur le plan existentiel, aimer et s&rsquo;ouvrir \u00e0 l&rsquo;autre conf\u00e8re une valeur inestimable \u00e0 l&rsquo;existence mais accro\u00eet de mani\u00e8re vertigineuse la vuln\u00e9rabilit\u00e9 \u00e0 la mort, \u00e0 la perte et au n\u00e9ant. L&rsquo;intimit\u00e9 confronte l&rsquo;individu \u00e0 sa fragilit\u00e9 fondamentale, ce qui peut catalyser des d\u00e9fenses de fermeture caract\u00e9rielle.<\/p>\n<h3>Mod\u00e8le cognitif du traitement de l&rsquo;information et sch\u00e9mas pr\u00e9coces<\/h3>\n<p>Dans la perspective de la th\u00e9rapie cognitive et de la th\u00e9rapie des sch\u00e9mas de Jeffrey Young, la peur de l&rsquo;intimit\u00e9 r\u00e9sulte de l&rsquo;activation de sch\u00e9mas pr\u00e9coces inadapt\u00e9s tels que \u00ab Manque affectif \u00bb, \u00ab Abandon\/Instabilit\u00e9 \u00bb, \u00ab M\u00e9fiance\/Abus \u00bb et \u00ab Imperfection\/Honte \u00bb. L&rsquo;anticipation anxieuse d&rsquo;un d\u00e9voilement intime d\u00e9clenche des pens\u00e9es automatiques catastrophistes (\u00ab S&rsquo;il apprend qui je suis vraiment, il me rejettera \u00bb, \u00ab \u00catre proche signifie \u00eatre contr\u00f4l\u00e9 \u00bb), justifiant les comportements d&rsquo;\u00e9vitement comportemental et affectif mesur\u00e9s par le questionnaire.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>La validit\u00e9 psychom\u00e9trique du FIS a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie de mani\u00e8re rigoureuse \u00e0 travers plusieurs \u00e9tudes empiriques ind\u00e9pendantes rapport\u00e9es initialement par Descutner et Thelen (1991), puis r\u00e9pliqu\u00e9es et \u00e9tendues par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/1040-3590.5.3.377\">Doi et Thelen (1993)<\/a> ainsi que par des adaptations transculturelles internationales (notamment Fallah-Zade et Farzad, 2012).<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 convergente de l&rsquo;instrument est \u00e9tay\u00e9e par des patterns corr\u00e9lationnels hautement significatifs et th\u00e9oriquement coh\u00e9rents :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Solitude subjective :<\/strong> Descutner et Thelen (1991) ont mis en \u00e9vidence une corr\u00e9lation positive statistiquement significative entre le FIS et l&rsquo;\u00e9chelle de solitude de l&rsquo;UCLA (<em>UCLA Loneliness Scale<\/em>) (r = .53, p &lt; .001). Les individus craignant l&rsquo;intimit\u00e9 rapportent des niveaux consid\u00e9rablement plus \u00e9lev\u00e9s d&rsquo;isolement social et de d\u00e9tresse affective.<\/li>\n<li><strong>Auto-d\u00e9voilement (Self-Disclosure) :<\/strong> Le FIS est corr\u00e9l\u00e9 n\u00e9gativement avec les mesures valid\u00e9es d&rsquo;ouverture de soi (telles que le <em>Jourard Self-Disclosure Questionnaire<\/em> et la sous-\u00e9chelle d&rsquo;auto-d\u00e9voilement de Miller), avec des coefficients variant entre r = -.50 et r = -.58 (p &lt; .001), confirmant que les r\u00e9pondants \u00e0 score \u00e9lev\u00e9 partagent significativement moins d&rsquo;informations personnelles profondes.<\/li>\n<li><strong>Intimit\u00e9 sociale :<\/strong> Une corr\u00e9lation n\u00e9gative marqu\u00e9e est observ\u00e9e avec l&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;intimit\u00e9 sociale de Miller (<em>Miller Social Intimacy Scale<\/em>, MSIS) (r = -.60, p &lt; .001).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Validit\u00e9 discriminante<\/h3>\n<p>Pour s&rsquo;assurer que le FIS ne mesurait pas simplement une tendance g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 la d\u00e9tresse psychologique ou \u00e0 l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 diffuse, les auteurs ont examin\u00e9 ses liens avec l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de trait g\u00e9n\u00e9rale, la d\u00e9pression et la d\u00e9sirabilit\u00e9 sociale (<em>Marlowe-Crowne Social Desirability Scale<\/em>). Si une faible corr\u00e9lation n\u00e9gative avec la d\u00e9sirabilit\u00e9 sociale a \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9e (r = -.20 \u00e0 -.25), les analyses de corr\u00e9lations partielles contr\u00f4lant la d\u00e9sirabilit\u00e9 sociale ont d\u00e9montr\u00e9 que l&rsquo;ensemble des relations entre le FIS, la solitude et le d\u00e9ficit d&rsquo;auto-d\u00e9voilement demeuraient totalement intactes et significatives. De surcro\u00eet, le FIS discrimine avec succ\u00e8s l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifiquement ancr\u00e9e dans les relations intimes dyadiques de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale g\u00e9n\u00e9rale en milieu public (Leary, 1983).<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de crit\u00e8re et validit\u00e9 \u00e9cologique<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 empirique du FIS est renforc\u00e9e par des donn\u00e9es comportementales et cliniques objectives :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Dur\u00e9e des relations amoureuses :<\/strong> Les participants pr\u00e9sentant des scores \u00e9lev\u00e9s au FIS rapportent des ant\u00e9c\u00e9dents de relations de couple significativement plus br\u00e8ves et une propension accrue \u00e0 demeurer c\u00e9libataires.<\/li>\n<li><strong>\u00c9valuations cliniques par des th\u00e9rapeutes :<\/strong> Dans l&rsquo;\u00e9tude de validation princeps, les scores obtenus par des patients au FIS ont \u00e9t\u00e9 confront\u00e9s aux \u00e9valuations \u00e0 l&rsquo;aveugle r\u00e9alis\u00e9es par leurs psychoth\u00e9rapeutes respectifs. Une corr\u00e9lation positive significative a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie entre le score FIS du patient et le jugement du clinicien quant au degr\u00e9 de peur de l&rsquo;intimit\u00e9 manifest\u00e9 en s\u00e9ance par celui-ci (r = .42, p &lt; .01).<\/li>\n<li><strong>Identit\u00e9 de genre :<\/strong> Les analyses ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les individus pr\u00e9sentant un profil androgyne (selon le BSRI) affichaient une peur de l&rsquo;intimit\u00e9 significativement plus basse que les sujets au profil strictement masculin ou indiff\u00e9renci\u00e9, corroborant la flexibilit\u00e9 \u00e9motionnelle associ\u00e9e \u00e0 l&rsquo;androgynie psychologique.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;\u00c9chelle de peur de l&rsquo;intimit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9e au moyen d&rsquo;analyses approfondies de consistance interne et de stabilit\u00e9 temporelle \u00e0 travers divers \u00e9chantillons cliniques et non cliniques.<\/p>\n<h3>Consistance interne<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9chantillon de d\u00e9veloppement initial de Descutner et Thelen (1991) comprenant 421 \u00e9tudiants universitaires, l&rsquo;instrument a affich\u00e9 un coefficient <strong>alpha de Cronbach de .93<\/strong> pour l&rsquo;ensemble des 35 items. Une seconde \u00e9tude ind\u00e9pendante men\u00e9e par les m\u00eames auteurs aupr\u00e8s d&rsquo;un \u00e9chantillon distinct de validation a confirm\u00e9 un alpha de Cronbach identique de <strong>.93<\/strong>. Les corr\u00e9lations item-total corrig\u00e9es s&rsquo;\u00e9chelonnaient de .32 \u00e0 .69, d\u00e9montrant une homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 remarquable sans redondance s\u00e9mantique excessive.<\/p>\n<p>Dans les \u00e9tudes de r\u00e9plication ult\u00e9rieures (Doi &#038; Thelen, 1993 ; Sherman &#038; Thelen, 1996), la coh\u00e9rence interne s&rsquo;est syst\u00e9matiquement maintenue au-dessus du seuil psychom\u00e9trique d&rsquo;excellence de .90 (g\u00e9n\u00e9ralement entre .91 et .94). Dans des cohortes cliniques adultes, les coefficients de consistance interne se sont av\u00e9r\u00e9s tout aussi \u00e9lev\u00e9s (.92 \u00e0 .95), attestant de la robustesse structurelle de l&rsquo;outil quel que soit le profil de la population \u00e9valu\u00e9e.<\/p>\n<h3>Fid\u00e9lit\u00e9 test-retest (Stabilit\u00e9 temporelle)<\/h3>\n<p>La stabilit\u00e9 temporelle a \u00e9t\u00e9 mesur\u00e9e par Descutner et Thelen (1991) sur un sous-\u00e9chantillon de participants ayant repass\u00e9 l&rsquo;instrument apr\u00e8s un intervalle d&rsquo;un mois (quatre semaines). Le coefficient de corr\u00e9lation de Pearson test-retest obtenu \u00e9tait de <strong>r = .89 (p &lt; .0001)<\/strong>. Cette valeur indique une excellente stabilit\u00e9 dans le temps du trait mesur\u00e9 chez les sujets non soumis \u00e0 une intervention psychoth\u00e9rapeutique cibl\u00e9e, tout en conservant une sensibilit\u00e9 prouv\u00e9e au changement apr\u00e8s des programmes d&rsquo;intervention focalis\u00e9s sur l&rsquo;intimit\u00e9 ou une psychoth\u00e9rapie de couple prolong\u00e9e.<\/p>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>La structure dimensionnelle du FIS a fait l&rsquo;objet de multiples investigations psychom\u00e9triques, tant par analyse factorielle exploratoire (AFE) que par mod\u00e9lisation en analyse factorielle confirmatoire (AFC).<\/p>\n<h3>Analyses princeps (Descutner &#038; Thelen, 1991)<\/h3>\n<p>Lors de la conception de l&rsquo;\u00e9chelle, les concepteurs ont soumis les items \u00e0 une analyse factorielle exploratoire en composantes principales suivie d&rsquo;une rotation varimax. Bien que plusieurs facteurs mineurs aient \u00e9merg\u00e9 avec des valeurs propres (<em>eigenvalues<\/em>) sup\u00e9rieures \u00e0 1.0, le premier facteur non tourn\u00e9 expliquait une part pr\u00e9pond\u00e9rante de la variance totale (plus de 33 %). L&rsquo;examen du graphique des valeurs propres (<em>scree plot<\/em> de Cattell) mettait en \u00e9vidence une rupture nette apr\u00e8s le premier facteur, justifiant le regroupement des items au sein d&rsquo;une structure <strong>essentiellement unidimensionnelle<\/strong> repr\u00e9sentant la \u00ab peur globale de l&rsquo;intimit\u00e9 interpersonnelle \u00bb.<\/p>\n<p>Les saturations factorielles (<em>factor loadings<\/em>) des 35 items sur ce facteur g\u00e9n\u00e9ral variaient principalement entre .40 et .74. Les items refl\u00e9tant la difficult\u00e9 \u00e0 partager ses sentiments vuln\u00e9rables (par exemple les items 3, 5, 12, 19 et 27) affichaient les saturations les plus massives, oscillant entre .60 et .74.<\/p>\n<h3>Mod\u00e9lisations factorielles multidimensionnelles ult\u00e9rieures<\/h3>\n<p>Bien que l&rsquo;usage clinique conventionnel pr\u00e9conise l&rsquo;utilisation du score composite univari\u00e9 total (35-175), des \u00e9tudes factorielles contemporaines ont explor\u00e9 des structures multidimensionnelles sous-jacentes pour affiner la granularit\u00e9 diagnostique. Les analyses de validation transculturelle (notamment en Europe, en Am\u00e9rique latine et au Moyen-Orient) ont fr\u00e9quemment identifi\u00e9 une structure \u00e0 trois facteurs corr\u00e9l\u00e9s :<\/p>\n<ol>\n<li><strong>Facteur 1 : Peur du d\u00e9voilement et de l&rsquo;exposition \u00e9motionnelle<\/strong> (items ax\u00e9s sur la divulgation des secrets intimes, des fautes pass\u00e9es et des sentiments vuln\u00e9rables).<\/li>\n<li><strong>Facteur 2 : Malaise face \u00e0 la proximit\u00e9 affective et \u00e0 la d\u00e9pendance<\/strong> (items ax\u00e9s sur le confort li\u00e9 \u00e0 l&rsquo;attachement \u00e9troit, la r\u00e9ciprocit\u00e9 \u00e9motionnelle et l&rsquo;\u00e9coute des souffrances de l&rsquo;autre).<\/li>\n<li><strong>Facteur 3 : Ant\u00e9c\u00e9dents comportementaux d&rsquo;\u00e9vitement relationnel<\/strong> (correspondant sp\u00e9cifiquement aux items de la Partie B, items 31 \u00e0 35).<\/li>\n<\/ol>\n<p>En analyse factorielle confirmatoire (AFC), les mod\u00e8les hi\u00e9rarchiques de second ordre \u2014 o\u00f9 ces facteurs de premier ordre s&rsquo;articulent sous un facteur g\u00e9n\u00e9ral de second ordre \u00ab Peur de l&rsquo;intimit\u00e9 \u00bb \u2014 affichent d&rsquo;excellents indices d&rsquo;ajustement global (CFI &gt; .92, TLI &gt; .90, RMSEA &lt; .06), validant la l\u00e9gitimit\u00e9 psychom\u00e9trique d&rsquo;utiliser indiff\u00e9remment un profil factoriel d\u00e9taill\u00e9 ou le score total cumul\u00e9.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<p>Les caract\u00e9ristiques op\u00e9rationnelles de l&rsquo;\u00c9chelle de peur de l&rsquo;intimit\u00e9 sont r\u00e9sum\u00e9es ci-dessous :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Type d&rsquo;\u00e9valuation :<\/strong> Auto-questionnaire psychom\u00e9trique standardis\u00e9 (<em>Self-report questionnaire<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Format d&rsquo;administration :<\/strong> Papier-crayon ou version informatis\u00e9e en ligne.<\/li>\n<li><strong>Nombre total d&rsquo;items :<\/strong> 35 items structur\u00e9s en deux volets :<\/li>\n<ul>\n<li><em>Partie A (Items 1 \u00e0 30) :<\/em> \u00c9valuation cognitive et \u00e9motionnelle projet\u00e9e dans le cadre d&rsquo;une relation amoureuse \u00e9troite, o\u00f9 la cible relationnelle est d\u00e9sign\u00e9e conventionnellement par la lettre \u00ab O \u00bb (pour <em>Other<\/em> ou autrui significatif).<\/li>\n<li><em>Partie B (Items 31 \u00e0 35) :<\/em> \u00c9valuation comportementale r\u00e9trospective portant sur les relations intimes pass\u00e9es du sujet.<\/li>\n<\/ul>\n<li><strong>Format de r\u00e9ponse (\u00c9chelle de Likert en 5 points) :<\/strong><\/li>\n<ul>\n<li>1 = Pas du tout caract\u00e9ristique de moi (<em>Not at all characteristic of me<\/em>)<\/li>\n<li>2 = Un peu caract\u00e9ristique de moi (<em>Slightly characteristic of me<\/em>)<\/li>\n<li>3 = Mod\u00e9r\u00e9ment caract\u00e9ristique de moi (<em>Moderately characteristic of me<\/em>)<\/li>\n<li>4 = Tr\u00e8s caract\u00e9ristique de moi (<em>Very characteristic of me<\/em>)<\/li>\n<li>5 = Extr\u00eamement caract\u00e9ristique de moi (<em>Extremely characteristic of me<\/em>)<\/li>\n<\/ul>\n<li><strong>R\u00e8gles de cotation et inversion (Reverse Scoring) :<\/strong><\/li>\n<ul>\n<li>Quinze items positifs (marqu\u00e9s par un \u00ab X \u00bb dans la nomenclature technique) doivent imp\u00e9rativement \u00eatre invers\u00e9s avant sommation : <strong>Items 3, 6, 7, 8, 10, 14, 17, 18, 19, 21, 22, 25, 27, 29 et 30<\/strong>.<\/li>\n<li>R\u00e8gle d&rsquo;inversion math\u00e9matique : 1 devient 5, 2 devient 4, 3 reste 3, 4 devient 2, 5 devient 1 (Formule : Score invers\u00e9 = 6 &#8211; Valeur brute).<\/li>\n<li>Les 20 items restants conservent leur cotation brute directe.<\/li>\n<\/ul>\n<li><strong>Calcul et interpr\u00e9tation du score global :<\/strong><\/li>\n<ul>\n<li>Score total = Somme des 35 items (apr\u00e8s inversion des 15 items invers\u00e9s).<\/li>\n<li>\u00c9tendue th\u00e9orique des scores : de 35 (peur de l&rsquo;intimit\u00e9 minimale\/nulle, grande aisance relationnelle) \u00e0 175 (peur de l&rsquo;intimit\u00e9 maximale, inhibition et \u00e9vitement relationnel s\u00e9v\u00e8res).<\/li>\n<li>Scores moyens normatifs observ\u00e9s aux \u00c9tats-Unis : moyenne globale situ\u00e9e entre <strong>80 et 90<\/strong> points.<\/li>\n<li>Moyenne normative chez les femmes : approximativement <strong>75 \u00e0 85<\/strong>.<\/li>\n<li>Moyenne normative chez les hommes : approximativement <strong>85 \u00e0 95<\/strong> (les hommes pr\u00e9sentant g\u00e9n\u00e9ralement des scores l\u00e9g\u00e8rement plus \u00e9lev\u00e9s sur les composantes de d\u00e9voilement \u00e9motionnel).<\/li>\n<\/ul>\n<li><strong>Dur\u00e9e moyenne de passation :<\/strong> Environ 10 \u00e0 15 minutes.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &#038; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de publication initiale :<\/strong> 1991 (Publication officielle dans la revue <em>Psychological Assessment: A Journal of Consulting and Clinical Psychology<\/em>).<\/li>\n<li><strong>D\u00e9tenteurs des droits :<\/strong> Carol J. Descutner et Mark H. Thelen ; American Psychological Association (APA).<\/li>\n<li><strong>Tarification et acc\u00e8s :<\/strong> L&rsquo;\u00e9chelle est tomb\u00e9e dans le domaine de la recherche acad\u00e9mique ouverte. Elle est accessible sans frais d&rsquo;acquisition pour les chercheurs, universitaires, \u00e9tudiants et cliniciens \u00e0 des fins d&rsquo;\u00e9valuation clinique directe ou de recherche non commerciale.<\/li>\n<li><strong>Permissions d&rsquo;utilisation :<\/strong> La reproduction \u00e0 des fins de recherche scientifique ne n\u00e9cessite g\u00e9n\u00e9ralement pas de redevance financi\u00e8re, \u00e0 condition de citer rigoureusement l&rsquo;article princeps de Descutner et Thelen (1991). Toute exploitation commerciale, int\u00e9gration dans un logiciel propri\u00e9taire payant ou redistribution \u00e9ditoriale n\u00e9cessite l&rsquo;accord formel des d\u00e9tenteurs des droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<ul>\n<li>Burns, D. D. (1980). <em>Feeling good: The new mood therapy<\/em>. Avon Books.<\/li>\n<li>Corcoran, K., &#038; Fischer, J. (2000). <em>Measures for clinical practice: A sourcebook<\/em> (3rd ed., Vol. 1). The Free Press.<\/li>\n<li>Descutner, C. J., &#038; Thelen, M. H. (1991). Development and validation of a Fear-of-Intimacy Scale. <em>Psychological Assessment: A Journal of Consulting and Clinical Psychology<\/em>, 3(2), 218\u2013225. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/1040-3590.3.2.218\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/1040-3590.3.2.218<\/a><\/li>\n<li>Doi, S. C., &#038; Thelen, M. H. (1993). The Fear-of-Intimacy Scale: Replication and extension. <em>Psychological Assessment<\/em>, 5(3), 377\u2013383. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/1040-3590.5.3.377\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/1040-3590.5.3.377<\/a><\/li>\n<li>Fallah-Zade, H., &#038; Farzad, W. (2012). Psychometric properties of the fear of intimacy scale. <em>Journal of Research in Psychological Health<\/em>, 5(1), 70\u201379.<\/li>\n<li>Hazan, C., &#038; Shaver, P. R. (1987). Romantic love conceptualized as an attachment process. <em>Journal of Personality and Social Psychology<\/em>, 52(3), 511\u2013531. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0022-3514.52.3.511\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0022-3514.52.3.511<\/a><\/li>\n<li>Leary, M. R. (1983). Social anxiousness: The construct and its measurement. <em>Journal of Personality Assessment<\/em>, 47(1), 66\u201375. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1207\/s15327752jpa4701_8\">https:\/\/doi.org\/10.1207\/s15327752jpa4701_8<\/a><\/li>\n<li>Mikulincer, M., &#038; Shaver, P. R. (2007). <em>Attachment in adulthood: Structure, dynamics, and change<\/em>. Guilford Press.<\/li>\n<li>Sherman, M. D., &#038; Thelen, M. H. (1996). Fear of intimacy among dating couples. <em>Personal Relationships<\/em>, 3(4), 385\u2013395. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1475-6811.1996.tb00122.x\">https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1475-6811.1996.tb00122.x<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:12px; margin:28px 0; overflow:hidden; box-shadow:0 4px 12px rgba(0,0,0,0.03);\">\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n    Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n  <\/div>\n<div class=\"wpt-scale-english-box\" style=\"direction:ltr; text-align:left; padding:20px 24px; font-family:-apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Helvetica, Arial, sans-serif; font-size:14.5px; color:#1e293b; line-height:1.7;\">\n<div class=\"wpt-scale-reverse-scoring\" style=\"background:#fffbeb; border-left:4px solid #f59e0b; border-radius:0 8px 8px 0; padding:12px 16px; margin-bottom:14px; font-size:13.5px; color:#92400e;\">\n      <strong style=\"color:#78350f;\">Scoring \/ Reverse Items:<\/strong> Reverse score all the questions with an \u201cX\u201d in front of them:\n    <\/div>\n<div class=\"wpt-scale-scoring-formula\" style=\"background:#ecfdf5; border-left:4px solid #10b981; border-radius:0 8px 8px 0; padding:12px 16px; margin-bottom:18px; font-size:13.5px; color:#065f46;\">\n      <strong style=\"color:#064e3b;\">Scoring Formula:<\/strong> Scoring Instructions:\n    <\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">1<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">5 = 1<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">2<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">4 = 2<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">3<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">3 = 3<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">4<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">2 = 4<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">5<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">1 = 5<\/div>\n<\/div><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u00c9chelle de peur de l&rsquo;intimit\u00e9 (Fear of Intimacy Scale &#8211; FIS), d\u00e9velopp\u00e9e par Descutner et Thelen (1991), est un questionnaire psychom\u00e9trique de 35 items \u00e9valuant l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 li\u00e9e au d\u00e9voilement de soi et \u00e0 l&rsquo;engagement \u00e9motionnel dans les relations amoureuses.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[3,2,3317],"tags":[19080,2001,2078,63,24571,24570],"class_list":["post-15533","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-psychologie-clinique","category-psychometrie","category-relations-interpersonnelles","tag-anxiete-relationnelle","tag-attachement","tag-couple","tag-evaluation-psychologique","tag-fis","tag-peur-de-lintimite"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/15533","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=15533"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/15533\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=15533"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=15533"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=15533"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}