{"id":15512,"date":"2026-10-09T04:32:57","date_gmt":"2026-10-09T04:32:57","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/questionnaire-de-phobie-des-araignees-pour-enfants-spq-c\/"},"modified":"2026-10-09T04:32:57","modified_gmt":"2026-10-09T04:32:57","slug":"questionnaire-de-phobie-des-araignees-pour-enfants-spq-c","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=questionnaire-de-phobie-des-araignees-pour-enfants-spq-c","title":{"rendered":"Questionnaire de phobie des araign\u00e9es pour enfants (SPQ-C)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>Le <strong>Questionnaire de phobie des araign\u00e9es pour enfants<\/strong> (<em>Spider Phobia Questionnaire for Children<\/em>, <strong>SPQ-C<\/strong>) est un instrument psychom\u00e9trique auto-rapport\u00e9 con\u00e7u pour \u00e9valuer la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la peur et de la phobie sp\u00e9cifique des araign\u00e9es (arachnophobie) chez les enfants et les adolescents \u00e2g\u00e9s de 8 \u00e0 15 ans. D\u00e9velopp\u00e9 initialement par Merel Kindt, Jos F. Brosschot et Peter Muris en 1996, cet outil constitue une adaptation p\u00e9diatrique rigoureuse du <em>Spider Phobia Questionnaire<\/em> (SPQ) \u00e9labor\u00e9 pour les adultes par Klorman, Hastings, Weerts, Melamed et Lang (1974). Le SPQ-C a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u afin de pallier l&rsquo;absence d&rsquo;outils standardis\u00e9s adapt\u00e9s au niveau cognitif et linguistique des jeunes populations tout en mesurant pr\u00e9cis\u00e9ment les r\u00e9ponses motrices, physiologiques et cognitives associ\u00e9es \u00e0 la confrontation r\u00e9elle ou imaginaire avec les arachnides.<\/p>\n<p>L&rsquo;instrument se compose de 29 items formul\u00e9s \u00e0 la premi\u00e8re personne, pr\u00e9sent\u00e9s selon un format de r\u00e9ponse dichotomique (<strong>\u00ab True \u00bb [Vrai] \/ \u00ab Not true \u00bb [Pas vrai]<\/strong>). Bien que le questionnaire produise un score global unidimensionnel refl\u00e9tant la magnitude g\u00e9n\u00e9rale de la peur des araign\u00e9es, son contenu op\u00e9rationnalise les trois composantes fondamentales du mod\u00e8le tripartite de la peur : les r\u00e9actions cognitives et affectives (p. ex., d\u00e9go\u00fbt, pens\u00e9es catastrophiques), l&rsquo;activation neurov\u00e9g\u00e9tative et somatique (p. ex., tremblements, naus\u00e9e), et les comportements d&rsquo;\u00e9vitement moteur ou de fuite (p. ex., d\u00e9tours pour se rendre \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole, refus d&rsquo;entrer dans une pi\u00e8ce). Sur le plan des propri\u00e9t\u00e9s psychom\u00e9triques, le SPQ-C d\u00e9montre une excellente coh\u00e9rence interne avec un coefficient alpha de Cronbach typiquement rapport\u00e9 \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\alpha = 0{,}89\">$\\alpha = 0{,}89$<\/span>, ainsi qu&rsquo;une stabilit\u00e9 temporelle satisfaisante (fid\u00e9lit\u00e9 test-retest de <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0{,}61\">$r = 0{,}61$<\/span>). Les \u00e9tudes de validation confirment une validit\u00e9 convergente robuste avec les \u00e9preuves de provocation comportementale (<em>Behavioral Approach Tests<\/em>, BAT) et les paradigmes exp\u00e9rimentaux de biais attentionnel (tels que la t\u00e2che de Stroop \u00e9motionnel), tout en discriminant efficacement les enfants phobiques des sujets t\u00e9moins sains.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>phobie des araign\u00e9es, arachnophobie, SPQ-C, \u00e9valuation psychom\u00e9trique, phobie sp\u00e9cifique, anxi\u00e9t\u00e9 chez l&rsquo;enfant, \u00e9vitement comportemental, mod\u00e8le tripartite de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9, th\u00e9rapie cognitivo-comportementale, validit\u00e9 de construit<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>Le Questionnaire de phobie des araign\u00e9es pour enfants (SPQ-C) a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 et valid\u00e9 par une \u00e9quipe de chercheurs de premier plan en psychopathologie d\u00e9veloppementale et exp\u00e9rimentale :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Prof. Dr. Merel Kindt<\/strong> : Professeure titulaire de psychologie clinique exp\u00e9rimentale au d\u00e9partement de psychologie de l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;Amsterdam (Pays-Bas). Reconnue mondialement pour ses travaux pionniers sur la reconsolidation de la m\u00e9moire, les m\u00e9canismes de peur conditionn\u00e9e et les biais cognitifs chez l&rsquo;enfant et l&rsquo;adulte.<\/li>\n<li><strong>Prof. Dr. Jos F. Brosschot<\/strong> : Professeur de psychologie clinique et de la sant\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Institut de psychologie de l&rsquo;Universit\u00e9 de Leiden (Pays-Bas). Sp\u00e9cialiste renomm\u00e9 des mod\u00e8les de stress perseveratif (rumination, inqui\u00e9tude) et des r\u00e9ponses physiologiques associ\u00e9es \u00e0 l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9.<\/li>\n<li><strong>Prof. Dr. Peter Muris<\/strong> : Professeur de psychopathologie du d\u00e9veloppement \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Maastricht et affili\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 Erasmus de Rotterdam (Pays-Bas). Expert internationalement reconnu dans l&rsquo;\u00e9valuation psychom\u00e9trique des troubles anxieux p\u00e9diatriques, auteur de nombreux inventaires cliniques pour enfants et adolescents.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental du SPQ-C est d&rsquo;offrir une quantification standardis\u00e9e, valide et fid\u00e8le des sympt\u00f4mes de l&rsquo;arachnophobie chez les enfants d&rsquo;\u00e2ge scolaire et les jeunes adolescents. Dans le domaine du d\u00e9veloppement de l&rsquo;enfant, les peurs relatives aux animaux constituent des ph\u00e9nom\u00e8nes fr\u00e9quents et souvent transitoires. Cependant, chez une proportion significative de jeunes, ces peurs \u00e9voluent vers une <em>phobie sp\u00e9cifique<\/em> au sens des classifications diagnostiques internationales (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.psychiatry.org\/psychiatrists\/practice\/dsm\">DSM-5<\/a> \/ CIM-11), caract\u00e9ris\u00e9e par une d\u00e9tresse marqu\u00e9e, une anticipation anxieuse disproportionn\u00e9e et une interf\u00e9rence substantielle avec le fonctionnement quotidien, familial et scolaire.<\/p>\n<p>Sur le plan clinique, le SPQ-C r\u00e9pond \u00e0 plusieurs imp\u00e9ratifs majeurs :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>D\u00e9pistage et diagnostic diff\u00e9rentiel :<\/strong> Il permet aux cliniciens de distinguer les peurs d\u00e9veloppementales normatives d&rsquo;une phobie sp\u00e9cifique clinique n\u00e9cessitant une prise en charge. En documentant tant les peurs cognitives que l&rsquo;\u00e9vitement comportemental s\u00e9v\u00e8re (p. ex., refuser d&rsquo;aller dans un jardin public ou changer d&rsquo;itin\u00e9raire pour aller \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole), il objective le degr\u00e9 d&rsquo;alt\u00e9ration fonctionnelle.<\/li>\n<li><strong>Planification th\u00e9rapeutique :<\/strong> Dans le cadre des <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Cognitive_behavioral_therapy\">th\u00e9rapies cognitivo-comportementales<\/a> (TCC), l&rsquo;analyse d\u00e9taill\u00e9e des r\u00e9ponses aux items permet de construire des hi\u00e9rarchies d&rsquo;exposition personnalis\u00e9es (<em>in vivo<\/em>, par imagerie ou en r\u00e9alit\u00e9 virtuelle) et de cibler les cognitions erron\u00e9es (surestimation de la dangerosit\u00e9 des araign\u00e9es locales).<\/li>\n<li><strong>Mesure de l&rsquo;efficacit\u00e9 th\u00e9rapeutique :<\/strong> Le SPQ-C sert d&rsquo;\u00e9valuation pr\u00e9-, post-traitement et de suivi \u00e0 long terme pour mesurer l&rsquo;extinction de la peur et la r\u00e9duction de l&rsquo;\u00e9vitement apr\u00e8s des interventions telles que l&rsquo;exposition gradu\u00e9e en une s\u00e9ance (<em>One-Session Treatment<\/em> d&rsquo;\u00d6st) ou les protocoles pharmacologiques de blocage de reconsolidation mn\u00e9sique.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Sur le plan fondamental et de la recherche en laboratoire, le SPQ-C est largement employ\u00e9 pour constituer des groupes contrast\u00e9s d&rsquo;enfants arachnophobiques versus non-phobiques. Il est utilis\u00e9 conjointement avec des paradigmes de psychophysiologie (conductance cutan\u00e9e, r\u00e9flexe de sursaut potentialis\u00e9 par la peur) et des t\u00e2ches de chronom\u00e9trie mentale explorant les biais attentionnels, d&rsquo;interpr\u00e9tation et de m\u00e9moire s\u00e9lective (paradigme de Stroop linguistique ou imag\u00e9, t\u00e2ches de d\u00e9tection visuelle rapide).<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Le SPQ-C mesure le construit psychologique de la <strong>phobie sp\u00e9cifique des araign\u00e9es<\/strong> chez l&rsquo;enfant. Conform\u00e9ment aux formulations th\u00e9oriques de Peter Lang (1968) sur le mod\u00e8le tripartite des \u00e9motions, la r\u00e9action phobique n&rsquo;est pas un ph\u00e9nom\u00e8ne unitaire mais un syst\u00e8me complexe de r\u00e9ponses interconnect\u00e9es. Le SPQ-C saisit l&rsquo;ensemble de ces manifestations \u00e0 travers trois domaines principaux :<\/p>\n<h3>1. Composante cognitive et affective (pens\u00e9es, interpr\u00e9tations, affect de peur et de d\u00e9go\u00fbt)<\/h3>\n<p>Cette dimension englobe la perception catastrophique de l&rsquo;animal, la croyance exag\u00e9r\u00e9e en sa dangerosit\u00e9 ou son agressivit\u00e9, l&rsquo;anticipation d&rsquo;un contact imminent et l&rsquo;\u00e9valuation esth\u00e9tique n\u00e9gative fortement teint\u00e9e de d\u00e9go\u00fbt. L&rsquo;arachnophobie implique non seulement la menace de morsure, mais \u00e9galement une aversion visc\u00e9rale face \u00e0 la morphologie et \u00e0 la cin\u00e9matique de l&rsquo;araign\u00e9e. Dans le SPQ-C, cette composante est illustr\u00e9e par des \u00e9nonc\u00e9s mesurant l&rsquo;appr\u00e9hension subjective (\u00ab <em>Even the thought of touching a spider scares me<\/em> \u00bb &#8211; item 7), la d\u00e9tresse \u00e9motionnelle (\u00ab <em>Thinking of spiders makes me shiver<\/em> \u00bb &#8211; item 15) et l&rsquo;aversion stylistique (\u00ab <em>The way spiders walk is an ugly sight<\/em> \u00bb &#8211; item 18).<\/p>\n<h3>2. Composante somatique et physiologique<\/h3>\n<p>L&rsquo;activation du syst\u00e8me nerveux autonome sympathique lors de la confrontation ou de l&rsquo;\u00e9vocation de l&rsquo;araign\u00e9e constitue un marqueur central de la phobie. Chez l&rsquo;enfant, ces manifestations corporelles sont souvent ressenties comme incontr\u00f4lables et anxiog\u00e8nes en elles-m\u00eames. Le questionnaire int\u00e8gre des indicateurs d&rsquo;activation neurov\u00e9g\u00e9tative tels que la tension musculaire globale (\u00ab <em>If I see a spider, I feel tense<\/em> \u00bb &#8211; item 11), les sensations d&rsquo;\u00e9c\u0153urement ou de naus\u00e9e (\u00ab <em>It makes me feel sick when I see a spider<\/em> \u00bb &#8211; item 13), et les frissons d&rsquo;effroi (\u00ab <em>Thinking of spiders makes me shiver<\/em> \u00bb &#8211; item 15).<\/p>\n<h3>3. Composante comportementale et motrice (\u00e9vitement, fuite, vigilance d\u00e9fensive)<\/h3>\n<p>L&rsquo;\u00e9vitement actif et passif est le principal m\u00e9canisme maintenant les phobies sp\u00e9cifiques en emp\u00eachant l&rsquo;habituation et la d\u00e9saffirmation des croyances erron\u00e9es. Dans le SPQ-C, les comportements d&rsquo;\u00e9vitement sont explor\u00e9s dans des contextes \u00e9cologiques repr\u00e9sentatifs de la vie quotidienne d&rsquo;un enfant :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>\u00c9vitement spatial et environnemental :<\/strong> \u00c9viter les espaces naturels ou r\u00e9cr\u00e9atifs (\u00ab <em>I avoid being in gardens or parks because spiders might be there<\/em> \u00bb &#8211; item 1).<\/li>\n<li><strong>Comportements de v\u00e9rification et d&rsquo;inhibition :<\/strong> Refuser d&rsquo;ouvrir des placards (\u00ab <em>If I think there are spiders in the closet, I keep the door of the closet closed<\/em> \u00bb &#8211; item 9) ou appr\u00e9hension lors de l&rsquo;habillage (\u00ab <em>If I&rsquo;m about to put my shoes on, I would feel very uneasy if a spider would creep out of one of them<\/em> \u00bb &#8211; item 10).<\/li>\n<li><strong>\u00c9vitement symbolique et visuel :<\/strong> Fermer les yeux devant les \u00e9crans (\u00ab <em>Whenever I see a spider on television I close my eyes<\/em> \u00bb &#8211; item 3) ou refuser les livres contenant des araign\u00e9es (\u00ab <em>I stop reading a story if it is about spiders<\/em> \u00bb &#8211; item 27).<\/li>\n<li><strong>Fuite et perturbations fonctionnelles majeures :<\/strong> Fuir lors des jeux (\u00ab <em>If I happened to find a spider while playing, I would probably run away<\/em> \u00bb &#8211; item 20) ou faire de longs d\u00e9tours au d\u00e9triment de la ponctualit\u00e9 scolaire (\u00ab <em>If I think that I will run into a spider on my way to school, I&rsquo;ll take another route, even if this makes me come too late to school<\/em> \u00bb &#8211; item 28).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>Le d\u00e9veloppement du SPQ-C s&rsquo;appuie sur plusieurs cadres conceptuels majeurs de la psychologie cognitive, comportementale et \u00e9volutionniste :<\/p>\n<h3>Th\u00e9orie de la pr\u00e9paration biologique (Preparedness Theory)<\/h3>\n<p>D\u00e9velopp\u00e9e par Martin Seligman (1971) et perfectionn\u00e9e par Arne \u00d6hman et Susan Mineka (2001), la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Preparedness_(learning)\">th\u00e9orie de la pr\u00e9paration phylog\u00e9n\u00e9tique<\/a> postule que les humains et les primates sont biologiquement pr\u00e9dispos\u00e9s par l&rsquo;\u00e9volution \u00e0 acqu\u00e9rir rapidement des peurs face \u00e0 des stimuli ayant repr\u00e9sent\u00e9 une menace pour la survie de leurs anc\u00eatres ancestraux (serpents, araign\u00e9es, hauteurs, obscurit\u00e9). Contrairement aux stimuli modernes potentiellement plus l\u00e9taux (prises \u00e9lectriques, automobiles), les araign\u00e9es activent un module de peur sous-cortical hautement automatis\u00e9 centr\u00e9 sur l&rsquo;amygdale. Le SPQ-C mesure l&rsquo;expression de ce module de peur chez l&rsquo;enfant, p\u00e9riode d\u00e9veloppementale o\u00f9 ces pr\u00e9dispositions s&rsquo;activent avec une intensit\u00e9 maximale.<\/p>\n<h3>Mod\u00e8le des trois voies d&rsquo;acquisition de la peur de Rachman<\/h3>\n<p>Jack Rachman (1977) a propos\u00e9 que les phobies \u00e9mergent via trois voies distinctes : le conditionnement pavlovien direct (exp\u00e9rience traumatique de morsure ou de surprise), l&rsquo;apprentissage vicariant ou modelage (observation de la panique parentale face \u00e0 une araign\u00e9e), et la transmission d&rsquo;informations n\u00e9gatives (r\u00e9cits d&rsquo;animaux dangereux). Le SPQ-C capture les cons\u00e9quences cumul\u00e9es de ces voies d&rsquo;apprentissage en interrogeant les repr\u00e9sentations des enfants concernant les dangers per\u00e7us (\u00ab <em>I would rather stay away from countries where there are a lot of poisonous spiders<\/em> \u00bb &#8211; item 22) et leurs croyances comparatives face aux pairs (\u00ab <em>I think other children are always a bit scared of grabbing a spider<\/em> \u00bb &#8211; item 17).<\/p>\n<h3>Mod\u00e8les du traitement cognitif de l&rsquo;information et biais attentionnels<\/h3>\n<p>Les travaux fondateurs de Merel Kindt et ses coll\u00e8gues (Kindt &amp; Brosschot, 1999) ont d\u00e9montr\u00e9 que les enfants arachnophobiques pr\u00e9sentent un biais attentionnel pr\u00e9coce et involontaire vers les indices arachn\u00e9ens, associ\u00e9 \u00e0 une difficult\u00e9 d&rsquo;inhibition cognitive. Ces biais de traitement renforcent continuellement l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;alerte d\u00e9fensive et justifient l&rsquo;\u00e9valuation de cognitions hypervigilantes (\u00ab <em>Whenever somebody tells me that there are spiders near me, I start looking around and get nervous<\/em> \u00bb &#8211; item 8). Selon le mod\u00e8le cognitif de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de Beck et Clark, ces sch\u00e9mas de danger automatique dominent l&rsquo;interpr\u00e9tation des stimuli ambigus chez l&rsquo;enfant phobique.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s de validit\u00e9 du SPQ-C ont \u00e9t\u00e9 document\u00e9es dans plusieurs \u00e9tudes empiriques men\u00e9es aupr\u00e8s d&rsquo;\u00e9chantillons normatifs et cliniques d&rsquo;enfants et d&rsquo;adolescents :<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de construit et validit\u00e9 discriminante<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9tude princeps de Kindt, Brosschot et Muris (1996), administr\u00e9e \u00e0 plus de 250 enfants scolaris\u00e9s, le SPQ-C a d\u00e9montr\u00e9 une capacit\u00e9 discriminative remarquable entre les enfants r\u00e9pondant aux crit\u00e8res diagnostiques de phobie sp\u00e9cifique de l&rsquo;araign\u00e9e (confirm\u00e9s par entretien clinique structur\u00e9) et les enfants t\u00e9moins non phobiques. Les scores moyens des enfants cliniquement phobiques se situaient significativement au-dessus de la moyenne normative (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p &lt; 0{,}001\">$p &lt; 0{,}001$<\/span>). De surcro\u00eet, le SPQ-C pr\u00e9sente une bonne validit\u00e9 discriminante par rapport \u00e0 d&rsquo;autres formes de d\u00e9tresse psychologique : ses corr\u00e9lations avec des mesures d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e, d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sociale ou de sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs restent mod\u00e9r\u00e9es (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r &lt; 0{,}30\">$r &lt; 0{,}30$<\/span>), prouvant qu&rsquo;il ne mesure pas simplement une tendance g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 la n\u00e9gativit\u00e9 \u00e9motionnelle ou au n\u00e9vrosisme.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente<\/h3>\n<p>Le SPQ-C montre de fortes corr\u00e9lations positives (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0{,}65\">$r = 0{,}65$<\/span> \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"0{,}78\">$0{,}78$<\/span>) avec les sous-\u00e9chelles de peur des animaux issues de questionnaires de peur p\u00e9diatriques largement valid\u00e9s, tels que le <em>Fear Survey Schedule for Children &#8211; Revised<\/em> (FSSC-R ; Ollendick, 1983). De plus, Klein, Rinck et Becker (2009) ont valid\u00e9 le <em>Spider Anxiety and Disgust Screening for Children<\/em> (SADS-C) en d\u00e9montrant une tr\u00e8s haute convergence avec le SPQ-C original.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 pr\u00e9dictive et \u00e9cologique (Crit\u00e8re comportemental)<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 d&rsquo;un instrument \u00e9valuant la phobie r\u00e9side avant tout dans sa capacit\u00e9 \u00e0 pr\u00e9dire le comportement objectif de l&rsquo;individu face au stimulus redout\u00e9. Klein, Becker et Rinck (2009) ont examin\u00e9 la valeur pr\u00e9dictive directe du SPQ-C lors d&rsquo;un test d&rsquo;approche comportementale (<em>Behavioral Approach Test<\/em>, BAT) impliquant une v\u00e9ritable mygale ou une t\u00e9g\u00e9naire vivante enferm\u00e9e dans un terrarium gradu\u00e9. Les scores au SPQ-C ont pr\u00e9dit de mani\u00e8re univoque la distance d&rsquo;arr\u00eat de l&rsquo;enfant, son degr\u00e9 de d\u00e9tresse auto-\u00e9valu\u00e9e (SUDS) et son refus d&rsquo;ouvrir le terrarium ou de toucher l&rsquo;insectarium, expliquant une part substantielle et unique de variance comportementale au-del\u00e0 des mesures indirectes de peur.<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 du SPQ-C a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie selon des crit\u00e8res psychom\u00e9triques rigoureux en psychologie d\u00e9veloppementale :<\/p>\n<h3>Consistance interne<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9chantillon initial de validation de Kindt et al. (1996), le coefficient <strong>alpha de Cronbach<\/strong> a atteint la valeur \u00e9lev\u00e9e de <strong><span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\alpha = 0{,}89\">$\\alpha = 0{,}89$<\/span><\/strong> chez les enfants \u00e2g\u00e9s de 8 \u00e0 12 ans. Ce r\u00e9sultat confirme que les 29 items, bien qu&rsquo;abordant diff\u00e9rents contextes \u00e9cologiques (\u00e9coles, jardins, m\u00e9dias) et canaux de r\u00e9ponse (soma, affects, \u00e9vitement), mesurent avec une grande coh\u00e9rence un m\u00eame construit latent. Des \u00e9tudes ult\u00e9rieures men\u00e9es en Europe (Allemagne, Pays-Bas, Royaume-Uni) ont rapport\u00e9 des coefficients alpha oscillant de mani\u00e8re constante entre <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"0{,}86\">$0{,}86$<\/span> et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"0{,}91\">$0{,}91$<\/span>.<\/p>\n<h3>Stabilit\u00e9 temporelle (Fid\u00e9lit\u00e9 test-retest)<\/h3>\n<p>La stabilit\u00e9 temporelle a \u00e9t\u00e9 mesur\u00e9e aupr\u00e8s d&rsquo;un sous-\u00e9chantillon d&rsquo;enfants r\u00e9\u00e9valu\u00e9s apr\u00e8s un intervalle de plusieurs semaines en l&rsquo;absence de toute intervention psychologique. Le coefficient de corr\u00e9lation de Pearson test-retest rapport\u00e9 par les auteurs est de <strong><span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0{,}61\">$r = 0{,}61$<\/span> (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p &lt; 0{,}001\">$p &lt; 0{,}001$<\/span>)<\/strong>. Cette stabilit\u00e9 mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 forte est particuli\u00e8rement satisfaisante compte tenu de la labilit\u00e9 d\u00e9veloppementale naturelle des peurs infantiles au cours des ann\u00e9es scolaires primaires.<\/p>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>Les structures factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) appliqu\u00e9es au SPQ-C soutiennent principalement un mod\u00e8le domin\u00e9 par un <strong>facteur g\u00e9n\u00e9ral pr\u00e9pond\u00e9rant de peur des araign\u00e9es<\/strong>, justifiant le calcul d&rsquo;un score total unitaire :<\/p>\n<h3>Analyse factorielle exploratoire (AFE)<\/h3>\n<p>Dans les analyses factorielles en composantes principales avec rotation oblique (Promax ou Oblimin), le premier facteur non tourn\u00e9 explique une part majeure de la variance totale (g\u00e9n\u00e9ralement plus de 30 % \u00e0 35 % de la variance), ce qui respecte les crit\u00e8res usuels de quasi-unidimensionnalit\u00e9. La grande majorit\u00e9 des items de peur directe et d&rsquo;\u00e9vitement moteur pr\u00e9sentent des saturations factorielles solides sur ce premier facteur (saturations comprises entre <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"0{,}40\">$0{,}40$<\/span> et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"0{,}76\">$0{,}76$<\/span>).<\/p>\n<h3>Mod\u00e8les multidimensionnels et facettes sous-jacentes<\/h3>\n<p>Lorsque des solutions multifactorielles sont extraites pour analyser la granularit\u00e9 des r\u00e9actions phobiques, trois ou quatre sous-facteurs corr\u00e9l\u00e9s \u00e9mergent syst\u00e9matiquement :<\/p>\n<ol>\n<li><strong>\u00c9vitement comportemental actif et fuite :<\/strong> Items 1, 9, 20, 25, 28 (saturations \u00e9lev\u00e9es sur les comportements d&rsquo;\u00e9vitement contextuel concret).<\/li>\n<li><strong>R\u00e9activit\u00e9 affective et d\u00e9tresse physiologique :<\/strong> Items 7, 10, 11, 13, 15, 21 (saturations sur les manifestations somatiques de crispation, naus\u00e9e et frissons).<\/li>\n<li><strong>Vigilance cognitive et peur anticipatoire :<\/strong> Items 2, 3, 4, 8, 23 (saturations sur l&rsquo;appr\u00e9hension d&rsquo;images, de jouets ou de l&rsquo;\u00e9vocation verbale).<\/li>\n<li><strong>Appr\u00e9ciation positive et int\u00e9r\u00eat pour la nature (items invers\u00e9s) :<\/strong> Items 6, 12, 14, 16, 19, 24, 26 (saturations marqu\u00e9es par une valence neutre ou bienveillante envers le r\u00f4le \u00e9cologique des arachnides).<\/li>\n<\/ol>\n<p>En pratique clinique et dans la recherche empirique standard, l&rsquo;utilisation du score composite unitaire reste la m\u00e9thodologie pr\u00e9conis\u00e9e en raison de la forte intercorr\u00e9lation entre ces sous-dimensions.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Nom officiel :<\/strong> Questionnaire de phobie des araign\u00e9es pour enfants (<em>Spider Phobia Questionnaire for Children<\/em>, SPQ-C).<\/li>\n<li><strong>Type d&rsquo;\u00e9valuation :<\/strong> Auto-questionnaire psychom\u00e9trique p\u00e9diatrique (auto-rapport\u00e9).<\/li>\n<li><strong>Population cible :<\/strong> Enfants et adolescents \u00e2g\u00e9s de 8 \u00e0 15 ans. Peut \u00eatre administr\u00e9 sous forme d&rsquo;entretien guid\u00e9 par le clinicien chez les plus jeunes enfants (7-8 ans) ou les enfants pr\u00e9sentant des difficult\u00e9s de lecture.<\/li>\n<li><strong>Nombre d&rsquo;items :<\/strong> 29 items r\u00e9dig\u00e9s en phrases affirmatives simples.<\/li>\n<li><strong>Format de r\u00e9ponse :<\/strong> \u00c9chelle dichotomique \u00e0 deux choix : <strong>\u00ab True \u00bb (Vrai)<\/strong> ou <strong>\u00ab Not true \u00bb (Pas vrai)<\/strong>.<\/li>\n<li><strong>Dur\u00e9e de passation :<\/strong> Environ 5 \u00e0 10 minutes.<\/li>\n<li><strong>Proc\u00e9dure de cotation (Scoring) :<\/strong>\n<ul>\n<li>Pour les items formul\u00e9s dans le sens de la phobie (items directs : 1, 2, 3, 4, 5, 7, 8, 9, 10, 11, 13, 15, 17, 18, 20, 21, 22, 23, 25, 27, 28, 29) :\n<ul>\n<li>R\u00e9ponse <strong>\u00ab True \u00bb<\/strong> = 1 point<\/li>\n<li>R\u00e9ponse <strong>\u00ab Not true \u00bb<\/strong> = 0 point<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li>Pour les items formul\u00e9s positivement ou de mani\u00e8re non anxieuse (items invers\u00e9s : 6, 12, 14, 16, 19, 24, 26) :\n<ul>\n<li>R\u00e9ponse <strong>\u00ab Not true \u00bb<\/strong> = 1 point (indique l&rsquo;absence d&rsquo;int\u00e9r\u00eat\/calme, coh\u00e9rent avec la phobie)<\/li>\n<li>R\u00e9ponse <strong>\u00ab True \u00bb<\/strong> = 0 point<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Score total :<\/strong> Varie de 0 \u00e0 29 points. Un score \u00e9lev\u00e9 refl\u00e8te une peur plus intense et un niveau d&rsquo;\u00e9vitement plus s\u00e9v\u00e8re.<\/li>\n<li><strong>Interpr\u00e9tation clinique g\u00e9n\u00e9rale :<\/strong>\n<ul>\n<li><em>Score de 0 \u00e0 8 :<\/em> Absence de peur ou peur faible\/n\u00e9gligeable (niveau normatif chez l&rsquo;enfant non phobique).<\/li>\n<li><em>Score de 9 \u00e0 15 :<\/em> Peur mod\u00e9r\u00e9e (peur commune mais sans interf\u00e9rence fonctionnelle majeure).<\/li>\n<li><em>Score de 16 \u00e0 22 :<\/em> Peur \u00e9lev\u00e9e, \u00e9vitement significatif (zone fronti\u00e8re clinique).<\/li>\n<li><em>Score de 23 \u00e0 29 :<\/em> S\u00e9v\u00e9rit\u00e9 phobique tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e, compatible avec le diagnostic clinique de phobie sp\u00e9cifique de l&rsquo;araign\u00e9e (interf\u00e9rence majeure justifiant une intervention psychoth\u00e9rapeutique).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &amp; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de publication initiale :<\/strong> 1996.<\/li>\n<li><strong>Publication de r\u00e9f\u00e9rence :<\/strong> Kindt, M., Brosschot, J. F., &amp; Muris, P. (1996). <em>Spider Phobia Questionnaire for children (SPQ-C): A psychometric study and normative data<\/em>. Behaviour Research and Therapy, 34(3), 277\u2013282.<\/li>\n<li><strong>Anthologie clinique :<\/strong> Fischer, J., &amp; Corcoran, K. J. (2007). <em>Measures for Clinical Practice and Research: A Sourcebook<\/em> (4e \u00e9d., Vol. 1, pp. 609\u2013610). Oxford University Press.<\/li>\n<li><strong>Statut des droits et permissions :<\/strong> Le SPQ-C est un instrument du domaine public acad\u00e9mique, mis \u00e0 la disposition des chercheurs et des cliniciens pour un usage non commercial sans redevance financi\u00e8re. Aucune licence commerciale payante n&rsquo;est exig\u00e9e pour son administration dans le cadre de recherches universitaires ou de consultations cliniques priv\u00e9es ou hospitali\u00e8res, sous r\u00e9serve de citer scrupuleusement les auteurs d&rsquo;origine dans toute publication ou rapport.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<p>Fischer, J., &amp; Corcoran, K. J. (2007). <em>Measures for clinical practice and research: A sourcebook<\/em> (4th ed., Vol. 1, pp. 609\u2013610). Oxford University Press.<\/p>\n<p>Kindt, M., &amp; Brosschot, J. F. (1999). Cognitive bias in spider-phobic children: Comparison of a pictorial and a linguistic spider Stroop. <em>Journal of Psychopathology and Behavioral Assessment<\/em>, 21(3), 207\u2013220. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1023\/A:1022138707164\">https:\/\/doi.org\/10.1023\/A:1022138707164<\/a><\/p>\n<p>Kindt, M., Brosschot, J. F., &amp; Muris, P. (1996). Spider Phobia Questionnaire for children (SPQ-C): A psychometric study and normative data. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 34(3), 277\u2013282. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0005-7967(95)00072-0\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/0005-7967(95)00072-0<\/a><\/p>\n<p>Klein, A. M., Becker, E. S., &amp; Rinck, M. (2009). Direct and indirect measures of spider fear predict unique variance in children&rsquo;s fear-related behavior. <em>Cognition and Emotion<\/em>, 25(7), 1201\u20131213. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1080\/02699931.2010.536545\">https:\/\/doi.org\/10.1080\/02699931.2010.536545<\/a><\/p>\n<p>Klein, A. M., Rinck, M., &amp; Becker, E. S. (2009). The Spider Anxiety and Disgust Screening for Children (SADS-C): Reliability and validity of a short measure of spider anxiety in children. <em>Journal of Anxiety Disorders<\/em>, 25(3), 465\u2013471. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.janxdis.2010.11.011\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.janxdis.2010.11.011<\/a><\/p>\n<p>Klorman, R., Hastings, J. E., Weerts, T. C., Melamed, B. G., &amp; Lang, P. J. (1974). Psychometric description of some specific-fear questionnaires. <em>Behavior Therapy<\/em>, 5(3), 401\u2013409. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7894(74)80008-0\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7894(74)80008-0<\/a><\/p>\n<p>Lang, P. J. (1968). Fear reduction and fear behavior: Problems in treating a construct. In J. M. Shlien (Ed.), <em>Research in psychotherapy<\/em> (Vol. 3, pp. 90\u2013102). American Psychological Association.<\/p>\n<p>\u00d6hman, A., &amp; Mineka, S. (2001). Fears, phobias, and preparedness: Toward an evolved module of fear and fear learning. <em>Psychological Review<\/em>, 108(3), 483\u2013522. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0033-295X.108.3.483\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0033-295X.108.3.483<\/a><\/p>\n<p>Ollendick, T. H. (1983). Reliability and validity of the Revised Fear Survey Schedule for Children (FSSC-R). <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 21(6), 685\u2013692. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0005-7967(83)90087-6\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/0005-7967(83)90087-6<\/a><\/p>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p><strong>Response scale:<\/strong> True \/ Not true<\/p>\n<ol>\n<li>I avoid being in gardens or parks because spiders might be there.<\/li>\n<li>Even a toy spider in my hand scares me a bit.<\/li>\n<li>Whenever I see a spider on television I close my eyes.<\/li>\n<li>I dislike looking at pictures of spiders.<\/li>\n<li>When there is a spider above my bed, I&rsquo;m only able to sleep if somebody takes the spider away.<\/li>\n<li>I enjoy looking at spiders weaving webs.<\/li>\n<li>Even the thought of touching a spider scares me.<\/li>\n<li>Whenever somebody tells me that there are spiders near me, I start looking around and get nervous.<\/li>\n<li>If I think there are spiders in the closet, I keep the door of the closet closed.<\/li>\n<li>If I&rsquo;m about to put my shoes on, I would feel very uneasy If a spider would creep out of one of them.<\/li>\n<li>If I see a spider, I feel tense.<\/li>\n<li>I enjoy reading a story about spiders.<\/li>\n<li>It makes me feel sick when I see a spider.<\/li>\n<li>Spiders can be useful because they eat flies.<\/li>\n<li>Thinking of spiders makes me shiver.<\/li>\n<li>Some spiders are quite funny to watch.<\/li>\n<li>I think other children are always a bit scared of grabbing a spider<\/li>\n<li>The way spiders walk is an ugly sight.<\/li>\n<li>I dare to touch a spider with a long stick.<\/li>\n<li>If I happened to find a spider while playing, I would probably run away.<\/li>\n<li>Spiders scare me more than any other animal,<\/li>\n<li>I would rather stay away from counties where there are a lot of poisonous spiders.<\/li>\n<li>I&rsquo;m careful picking fruit because there might be spiders in between the fruit.<\/li>\n<li>I stay calm if there are spiders around.<\/li>\n<li>When the teacher speaks of spiders I would rather leave the classroom.<\/li>\n<li>Spider webs are very beautiful.<\/li>\n<li>I stop reading a story if it is about spiders.<\/li>\n<li>If I think that I will run into a spider on my way to school, I&rsquo;ll take another route, even if this makes me come too late to school.<\/li>\n<li>I&rsquo;m scared of spiders, and of centipedes and of caterpillars.<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Questionnaire de phobie des araign\u00e9es pour enfants (SPQ-C) de Kindt, Brosschot et Muris (1996) est un instrument psychom\u00e9trique de 29 items \u00e9valuant l&rsquo;arachnophobie p\u00e9diatrique \u00e0 travers les composantes cognitives, physiologiques et comportementales.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[2,9838,1089],"tags":[24538,24535,1723,24536,16,24537,289],"class_list":["post-15512","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-psychometrie","category-psychopathologie-infantile","category-troubles-anxieux","tag-anxiete-enfant","tag-arachnophobie","tag-evaluation-pediatrique","tag-phobie-specifique","tag-psychometrie","tag-spq-c","tag-tcc"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/15512","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=15512"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/15512\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=15512"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=15512"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=15512"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}