{"id":15474,"date":"2026-10-09T03:04:18","date_gmt":"2026-10-09T03:04:18","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/echelle-de-diagnostic-des-troubles-des-conduites-alimentaires-version-dsm-5\/"},"modified":"2026-10-09T03:04:18","modified_gmt":"2026-10-09T03:04:18","slug":"echelle-de-diagnostic-des-troubles-des-conduites-alimentaires-version-dsm-5","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=echelle-de-diagnostic-des-troubles-des-conduites-alimentaires-version-dsm-5","title":{"rendered":"\u00c9chelle de diagnostic des troubles des conduites alimentaires \u2013 Version DSM-5"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>\u00c9chelle de diagnostic des troubles des conduites alimentaires \u2013 Version DSM-5<\/strong> (couramment d\u00e9sign\u00e9e sous l&rsquo;acronyme <em>EDDS-DSM-5<\/em>, pour <em>Eating Disorder Diagnostic Scale \u2013 DSM-5 Version<\/em>) est un instrument psychom\u00e9trique auto-rapport\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 initialement par le professeur <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Eric_Stice\">Eric Stice<\/a> et ses collaborateurs afin d&rsquo;\u00e9valuer, de d\u00e9pister et de diagnostiquer l&rsquo;ensemble des pathologies alimentaires majeures selon les crit\u00e8res nosographiques formalis\u00e9s par le <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.psychiatry.org\/psychiatrists\/practice\/dsm\">Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, cinqui\u00e8me \u00e9dition (DSM-5)<\/a> de l&rsquo;American Psychiatric Association.<\/p>\n<p>Compos\u00e9 de 23 items structur\u00e9s combinant des \u00e9chelles d&rsquo;\u00e9valuation de type Likert (0 \u00e0 6), des questions dichotomiques (Oui\/Non), des fr\u00e9quences d&rsquo;occurrence mensuelles (de 0 \u00e0 16+ fois par mois) et des variables biom\u00e9triques et anthropom\u00e9triques continues (poids, taille, historique pond\u00e9ral, sexe, \u00e2ge), cet outil permet une double approche \u00e9valuative : d&rsquo;une part, un <strong>algorithme diagnostique cat\u00e9goriel<\/strong> qui permet d&rsquo;identifier la pr\u00e9sence ou l&rsquo;absence d&rsquo;une <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Anorexie_mentale\">anorexie mentale<\/a> (sous-types restrictif ou avec crises de boulimie\/purgatif), d&rsquo;une <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Boulimie\">boulimie nerveuse<\/a>, d&rsquo;un <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Hyperphagie_boulimique\">trouble d&rsquo;acc\u00e8s hyperphagiques<\/a> (hyperphagie boulimique), ainsi que d&rsquo;autres troubles de l&rsquo;alimentation sp\u00e9cifi\u00e9s ou non sp\u00e9cifi\u00e9s (notamment le syndrome d&rsquo;alimentation nocturne et le trouble purgatif) ; d&rsquo;autre part, un <strong>score composite dimensionnel continu<\/strong> qui quantifie la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 globale de la pathologie alimentaire.<\/p>\n<p>Sur le plan m\u00e9trologique, l&rsquo;EDDS-DSM-5 d\u00e9montre une excellente consistance interne (coefficient alpha de Cronbach variant g\u00e9n\u00e9ralement entre 0,86 et 0,92 pour le score composite dimensionnel), une fid\u00e9lit\u00e9 test-retest robuste (coefficients de corr\u00e9lation intraclasse sup\u00e9rieurs \u00e0 0,85 sur des intervalles de 1 \u00e0 2 semaines) et une remarquable validit\u00e9 de crit\u00e8re, attest\u00e9e par de forts indices de concordance kappa (\u03ba) lorsqu&rsquo;elle est confront\u00e9e \u00e0 l&rsquo;entretien clinique de r\u00e9f\u00e9rence, l&rsquo;<em>Eating Disorder Examination<\/em> (EDE). Sa bri\u00e8vet\u00e9 de passation (moins de 10 minutes) en fait un outil de choix pour les \u00e9tudes \u00e9pid\u00e9miologiques longitudinales, les essais cliniques randomis\u00e9s et le d\u00e9pistage ambulatoire de premi\u00e8re ligne.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>troubles des conduites alimentaires, anorexie mentale, boulimie nerveuse, hyperphagie boulimique, EDDS, DSM-5, Eric Stice, psychom\u00e9trie, \u00e9valuation diagnostique, restriction alimentaire, comportements compensatoires, indice de masse corporelle<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>L&rsquo;instrument a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u, d\u00e9velopp\u00e9 et valid\u00e9 empiriquement par une \u00e9quipe de chercheurs de premier plan sp\u00e9cialis\u00e9s dans la psychopathologie d\u00e9veloppementale, l&rsquo;\u00e9pid\u00e9miologie psychiatrique et la pr\u00e9vention des troubles des conduites alimentaires :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Eric Stice, Ph.D.<\/strong> : Professeur au d\u00e9partement de psychiatrie et des sciences du comportement de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.stanford.edu\/\">Universit\u00e9 de Stanford<\/a> (Stanford, Californie, \u00c9tats-Unis) et chercheur senior \u00e0 l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.ori.org\/\">Oregon Research Institute<\/a> (Eugene, Oregon, \u00c9tats-Unis). Concepteur initial de l&rsquo;\u00e9chelle EDDS et th\u00e9oricien du mod\u00e8le de la double voie de la boulimie (<em>Dual-Pathway Model<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Paul Rohde, Ph.D.<\/strong> : Chercheur scientifique senior \u00e0 l&rsquo;Oregon Research Institute, expert en psychopathologie de l&rsquo;adolescent, d\u00e9pression majeure et comorbidit\u00e9s associ\u00e9es aux troubles du comportement alimentaire.<\/li>\n<li><strong>C. Nathan Marti, Ph.D.<\/strong> : M\u00e9thodologue et statisticien sp\u00e9cialis\u00e9 dans l&rsquo;analyse de donn\u00e9es longitudinales, la mod\u00e9lisation par \u00e9quations structurelles et la psychom\u00e9trie appliqu\u00e9e aux sciences de la sant\u00e9, Universit\u00e9 du Texas \u00e0 Austin \/ Oregon Research Institute.<\/li>\n<li><strong>Heather Shaw, Ph.D.<\/strong> : Chercheuse et collaboratrice clinique de longue date \u00e0 l&rsquo;Oregon Research Institute, impliqu\u00e9e dans le d\u00e9veloppement et l&rsquo;\u00e9valuation empirique d&rsquo;interventions pr\u00e9ventives ciblant les perturbations de l&rsquo;image corporelle.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental de l&rsquo;<strong>Eating Disorder Diagnostic Scale \u2013 DSM-5 Version<\/strong> est de combler le foss\u00e9 historique existant entre les entretiens cliniques semi-structur\u00e9s exhaustifs et les auto-questionnaires dimensionnels g\u00e9n\u00e9ralistes. Bien que l&rsquo;entretien clinique direct \u2014 tel que l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Eating_Disorder_Examination\">Eating Disorder Examination (EDE)<\/a> \u2014 demeure le \u00ab standard d&rsquo;or \u00bb pour l&rsquo;\u00e9tablissement d&rsquo;un diagnostic formel selon les manuels nosographiques internationaux, son administration requiert une formation clinique approfondie, un temps substantiel (souvent entre 45 et 90 minutes par participant) et des co\u00fbts financiers difficilement soutenables dans le cadre de vastes protocoles de recherche \u00e9pid\u00e9miologique ou d&rsquo;essais de pr\u00e9vention universelle.<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;inverse, la majorit\u00e9 des questionnaires auto-rapport\u00e9s traditionnels (par exemple, le <em>Bulimia Test-Revised<\/em> [BULIT-R] ou le <em>Restraint Scale<\/em>) mesurent des dimensions isol\u00e9es du comportement alimentaire sans permettre d&rsquo;inf\u00e9rer de diagnostics cat\u00e9goriels stricts conformes aux crit\u00e8res du DSM. L&rsquo;EDDS a donc \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifiquement conceptualis\u00e9e pour fournir une alternative auto-administr\u00e9e, standardis\u00e9e, br\u00e8ve et rigoureusement align\u00e9e sur les algorithmes diagnostiques formels.<\/p>\n<p>La r\u00e9vision de l&rsquo;instrument pour le <strong>DSM-5<\/strong> s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9e indispensable suite aux remaniements majeurs apport\u00e9s \u00e0 la nomenclature psychiatrique par l&rsquo;American Psychiatric Association en 2013 :<\/p>\n<ul>\n<li>La reconnaissance de l&rsquo;<em>hyperphagie boulimique<\/em> (Binge Eating Disorder, BED) comme entit\u00e9 clinique \u00e0 part enti\u00e8re et ind\u00e9pendante, distincte de la cat\u00e9gorie r\u00e9siduelle des troubles non sp\u00e9cifi\u00e9s ;<\/li>\n<li>La r\u00e9vision \u00e0 la baisse des crit\u00e8res de fr\u00e9quence et de dur\u00e9e pour la boulimie nerveuse et l&rsquo;hyperphagie boulimique, passant d&rsquo;un minimum de deux \u00e9pisodes par semaine pendant trois mois (DSM-IV) \u00e0 <strong>au moins une fois par semaine pendant trois mois<\/strong> (DSM-5) ;<\/li>\n<li>La suppression formelle du crit\u00e8re de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Am%C3%A9norrh%C3%A9e\">am\u00e9norrh\u00e9e<\/a> pour le diagnostic de l&rsquo;anorexie mentale, crit\u00e8re jug\u00e9 cliniquement inutile, discriminant envers les hommes, les femmes m\u00e9nopaus\u00e9es et les utilisatrices de contraceptifs hormonaux ;<\/li>\n<li>L&rsquo;inclusion et la caract\u00e9risation formelle de troubles sp\u00e9cifiques comme le <em>syndrome d&rsquo;alimentation nocturne<\/em> (Night Eating Syndrome) au sein de la cat\u00e9gorie des autres troubles de l&rsquo;alimentation ou des conduites alimentaires sp\u00e9cifi\u00e9s (ATACS \/ OSFED).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Dans la pratique clinique et \u00e9pid\u00e9miologique, l&rsquo;EDDS-DSM-5 remplit un r\u00f4le pivot dans le d\u00e9pistage en milieu scolaire et universitaire, le triage lors de la prise en charge m\u00e9dicale initiale, l&rsquo;\u00e9valuation de l&rsquo;efficacit\u00e9 th\u00e9rapeutique dans les essais cliniques randomis\u00e9s et l&rsquo;investigation des trajectoires \u00e9tiologiques longitudinales des troubles alimentaires \u00e0 l&rsquo;adolescence et chez l&rsquo;adulte jeune.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>L&rsquo;EDDS-DSM-5 op\u00e9rationnalise un ensemble articul\u00e9 de construits cognitifs, comportementaux, affectifs et somatom\u00e9triques caract\u00e9ristiques du spectre de la psychopathologie alimentaire. L&rsquo;instrument capture les dimensions cardinales suivantes :<\/p>\n<h3>5.1. Perturbation cognitive de l&rsquo;image corporelle et sur\u00e9valuation du poids et de la silhouette<\/h3>\n<p>Les items 1, 2 et 3 \u00e9valuent le c\u0153ur cognitif partag\u00e9 par l&rsquo;anorexie mentale et la boulimie nerveuse : le sentiment persistant d&rsquo;\u00eatre corporellement \u00ab gros \u00bb en d\u00e9pit d&rsquo;une corpulence normale ou faible, la peur intense et invalidante de prendre du poids ou de devenir ob\u00e8se, et la surestimation excessive du poids ou de la forme corporelle dans la d\u00e9termination de l&rsquo;estime de soi globale. Ce dernier construit constitue l&rsquo;un des facteurs pronostiques et de maintien les plus puissants document\u00e9s dans la litt\u00e9rature empirique.<\/p>\n<h3>5.2. \u00c9pisodes d&rsquo;acc\u00e8s hyperphagiques objectifs (Objective Binge Eating &#8211; OBE)<\/h3>\n<p>Les items 4, 5 et 6 d\u00e9limitent pr\u00e9cis\u00e9ment la nature objective de l&rsquo;acc\u00e8s hyperphagique :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Consommation d&rsquo;une quantit\u00e9 exceptionnellement abondante de nourriture<\/strong> dans un intervalle de temps limit\u00e9, appr\u00e9ci\u00e9e par rapport \u00e0 ce qu&rsquo;une personne ordinaire ing\u00e9rerait dans des circonstances similaires (Item 4) ;<\/li>\n<li><strong>Perte de contr\u00f4le subjective concomitante<\/strong>, d\u00e9finie par l&rsquo;incapacit\u00e9 ressentie d&rsquo;arr\u00eater de manger ou d&rsquo;exercer un contr\u00f4le sur la nature ou la quantit\u00e9 des aliments consomm\u00e9s (Item 5) ;<\/li>\n<li><strong>Fr\u00e9quence mensuelle objective<\/strong> des acc\u00e8s hyperphagiques combinant ces deux composantes au cours des trois derniers mois (Item 6).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>5.3. Signes comportementaux et d\u00e9tresse associ\u00e9s aux acc\u00e8s hyperphagiques<\/h3>\n<p>Les items 7 \u00e0 12 op\u00e9rationnalisent les cinq caract\u00e9ristiques comportementales requises pour le diagnostic formel du trouble d&rsquo;acc\u00e8s hyperphagiques (manger beaucoup plus rapidement que la normale, manger jusqu&rsquo;\u00e0 \u00e9prouver une r\u00e9pl\u00e9tion abdominale douloureuse, manger de grandes quantit\u00e9s de nourriture en l&rsquo;absence de toute faim physique, manger seul en raison de la g\u00eane ou de la honte \u00e9prouv\u00e9e, et ressentir un profond d\u00e9go\u00fbt de soi, une culpabilit\u00e9 intense ou une d\u00e9pression secondaire) ainsi que la pr\u00e9sence d&rsquo;une d\u00e9tresse cliniquement significative quant \u00e0 ces \u00e9pisodes (Item 12).<\/p>\n<h3>5.4. Comportements compensatoires inappropri\u00e9s r\u00e9currents<\/h3>\n<p>Les items 13, 14, 15 et 16 quantifient la fr\u00e9quence mensuelle sp\u00e9cifique de quatre types de man\u0153uvres de contr\u00f4le pond\u00e9ral purgatives et non purgatives utilis\u00e9es pour annuler les apports caloriques ou neutraliser la peur de grossir :<\/p>\n<ul>\n<li>Vomissements provoqu\u00e9s auto-induits (Item 13) ;<\/li>\n<li>Prise abusive de laxatifs ou de diur\u00e9tiques (Item 14) ;<\/li>\n<li>Je\u00fbne strict ou omission cons\u00e9cutive d&rsquo;au moins deux repas majeurs (Item 15) ;<\/li>\n<li>Activit\u00e9 physique excessive ou compulsive express\u00e9ment entreprise pour compenser les effets d&rsquo;un apport alimentaire excessif (Item 16).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>5.5. Syndrome d&rsquo;alimentation nocturne et alt\u00e9ration fonctionnelle<\/h3>\n<p>L&rsquo;item 17 mesure l&rsquo;\u00e9veil nocturne avec prise alimentaire compulsive ou l&rsquo;ingestion hyperphagique d&rsquo;aliments suite au repas du soir accompagn\u00e9e de d\u00e9tresse psychologique. L&rsquo;item 18 quantifie directement l&rsquo;alt\u00e9ration fonctionnelle globale g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par les conduites alimentaires ou l&rsquo;insatisfaction corporelle dans les sph\u00e8res relationnelle, familiale, professionnelle et acad\u00e9mique.<\/p>\n<h3>5.6. Statut anthropom\u00e9trique et restriction pond\u00e9rale<\/h3>\n<p>Les items 19 \u00e0 23 recueillent le poids actuel, la stature physique, le poids historique maximal, le sexe biologique et l&rsquo;\u00e2ge chronologique, permettant de calculer avec rigueur l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Indice_de_masse_corporelle\">Indice de Masse Corporelle (IMC = kg\/m\u00b2)<\/a> ainsi que les seuils d&rsquo;insuffisance pond\u00e9rale n\u00e9cessaires pour \u00e9tablir les crit\u00e8res A de l&rsquo;anorexie mentale selon les bar\u00e8mes de l&rsquo;Organisation Mondiale de la Sant\u00e9 ou les courbes percentiles adapt\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge chez les enfants et adolescents.<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>L&rsquo;architecture de l&rsquo;EDDS-DSM-5 s&rsquo;enracine principalement dans deux fondations th\u00e9oriques majeures : la psychodynamique comportementale et cognitive mod\u00e9lis\u00e9e par le <strong>mod\u00e8le de la double voie (Dual-Pathway Model)<\/strong> d&rsquo;Eric Stice, et la conceptualisation <strong>transdiagnostique cognitive et comportementale<\/strong> formalis\u00e9e par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Christopher_Fairburn\">Christopher Fairburn<\/a> et ses coll\u00e8gues.<\/p>\n<h3>6.1. Le mod\u00e8le de la double voie de Stice<\/h3>\n<p>Le <em>Dual-Pathway Model<\/em> (Stice, 1994, 2001) postule que la pression socioculturelle per\u00e7ue en faveur de la minceur conduit \u00e0 l&rsquo;int\u00e9riorisation de l&rsquo;id\u00e9al de minceur (<em>thin-ideal internalization<\/em>), qui engendre \u00e0 son tour une profonde insatisfaction corporelle. Cette insatisfaction active ensuite deux voies distinctes mais convergentes pr\u00e9cipitant les troubles alimentaires :<\/p>\n<ol>\n<li><strong>La voie de la restriction di\u00e9t\u00e9tique (Dietary Restraint) :<\/strong> Les tentatives rigides de limitation calorique cr\u00e9ent un \u00e9tat de privation physiologique et biologique qui d\u00e9r\u00e8gle les m\u00e9canismes hom\u00e9ostatiques de sati\u00e9t\u00e9, rendant l&rsquo;individu hautement vuln\u00e9rable aux acc\u00e8s hyperphagiques r\u00e9actionnels (\u00ab d\u00e9sinhibition alimentaire \u00bb).<\/li>\n<li><strong>La voie de l&rsquo;affect n\u00e9gatif (Negative Affect) :<\/strong> L&rsquo;incapacit\u00e9 d&rsquo;atteindre l&rsquo;id\u00e9al corporel valoris\u00e9 g\u00e9n\u00e8re des \u00e9tats affectifs dysphoriques, de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 et de la d\u00e9tresse. L&rsquo;ingestion massive d&rsquo;aliments r\u00e9confortants et hautement palatables fonctionne alors comme une strat\u00e9gie dysfonctionnelle d&rsquo;\u00e9vitement \u00e9motionnel ou de r\u00e9confort \u00e0 court terme. Les comportements compensatoires purgatifs ult\u00e9rieurs surviennent en r\u00e9ponse directe \u00e0 la culpabilit\u00e9 et \u00e0 la panique de prise pond\u00e9rale cons\u00e9cutive.<\/li>\n<\/ol>\n<p>L&rsquo;EDDS a \u00e9t\u00e9 construite pour capturer empiriquement chaque n\u0153ud critique de cette mod\u00e9lisation : sur\u00e9valuation corporelle, restriction s\u00e9v\u00e8re, \u00e9pisodes d&rsquo;acc\u00e8s avec perte de contr\u00f4le, comportements purgatifs d&rsquo;\u00e9vitement et d\u00e9tresse \u00e9motionnelle.<\/p>\n<h3>6.2. La perspective transdiagnostique de Fairburn<\/h3>\n<p>Selon la th\u00e9orie transdiagnostique de la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Th%C3%A9rapie_cognitivo-comportementale\">th\u00e9rapie cognitivo-comportementale<\/a> (Fairburn, Cooper, &#038; Shafran, 2003), l&rsquo;anorexie mentale, la boulimie nerveuse et les autres troubles de l&rsquo;alimentation partagent un noyau psychopathologique commun (\u00ab <em>core psychopathology<\/em> \u00bb) : l&rsquo;auto-\u00e9valuation quasi exclusive de la valeur personnelle en fonction du poids, de la forme corporelle et du contr\u00f4le exerc\u00e9 sur l&rsquo;alimentation. Les patients migrent fr\u00e9quemment d&rsquo;un diagnostic cat\u00e9goriel \u00e0 un autre au fil du temps (par exemple, d&rsquo;une anorexie initiale vers une boulimie nerveuse). L&rsquo;EDDS-DSM-5 int\u00e8gre cette r\u00e9alit\u00e9 clinique en \u00e9valuant simultan\u00e9ment le noyau psychopathologique dimensionnel commun tout en permettant la cat\u00e9gorisation ph\u00e9notypique momentan\u00e9e.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s m\u00e9trologiques de validit\u00e9 de l&rsquo;EDDS et de sa version adapt\u00e9e au DSM-5 ont \u00e9t\u00e9 explor\u00e9es dans de multiples cohortes \u00e9pid\u00e9miologiques, incluant des \u00e9chantillons communautaires d&rsquo;adolescentes, de jeunes adultes universitaires et des populations cliniques ambulatoires ou hospitalis\u00e9es.<\/p>\n<h3>7.1. Validit\u00e9 de crit\u00e8re et concordance diagnostique<\/h3>\n<p>L&rsquo;exactitude diagnostique de l&rsquo;EDDS-DSM-5 a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9e par comparaison directe avec l&rsquo;entretien clinique semi-structur\u00e9 EDE (<em>Eating Disorder Examination<\/em>), administr\u00e9 en aveugle par des cliniciens exp\u00e9riment\u00e9s :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Concordance globale :<\/strong> Les \u00e9tudes de validation (Stice et al., 2000 ; Stice, Telch, &#038; Rizvi, 2004 ; Stice, Rohde, &#038; Marti, 2017) rapportent des coefficients kappa de Cohen (\u03ba) substantiels \u00e0 excellents, variant entre <strong>\u03ba = 0,72 et \u03ba = 0,83<\/strong> pour le diagnostic de boulimie nerveuse, et entre <strong>\u03ba = 0,74 et \u03ba = 0,81<\/strong> pour le trouble d&rsquo;acc\u00e8s hyperphagiques.<\/li>\n<li><strong>Sensibilit\u00e9 et sp\u00e9cificit\u00e9 :<\/strong> La sensibilit\u00e9 globale de l&rsquo;outil pour d\u00e9tecter les troubles du comportement alimentaire av\u00e9r\u00e9s se situe entre 83 % et 91 %, tandis que sa sp\u00e9cificit\u00e9 diagnostique exc\u00e8de r\u00e9guli\u00e8rement 95 %, attestant d&rsquo;un tr\u00e8s faible taux de faux positifs dans les populations non cliniques.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>7.2. Validit\u00e9 convergente<\/h3>\n<p>Le score composite continu de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de l&rsquo;EDDS-DSM-5 pr\u00e9sente de fortes corr\u00e9lations positives statistiquement significatives avec d&rsquo;autres \u00e9chelles standardis\u00e9es renomm\u00e9es \u00e9valuant la symptomatologie alimentaire :<\/p>\n<ul>\n<li>Corr\u00e9lations \u00e9lev\u00e9es avec le score global de l&rsquo;<em>Eating Disorder Examination Questionnaire<\/em> (EDE-Q ; r compris entre 0,78 et 0,85) ;<\/li>\n<li>Corr\u00e9lations mod\u00e9r\u00e9es \u00e0 fortes avec l&rsquo;\u00e9chelle de pulsion de minceur (<em>Drive for Thinness<\/em>) et de boulimie de l&rsquo;<em>Eating Disorder Inventory<\/em> (EDI ; r compris entre 0,65 et 0,76) ;<\/li>\n<li>Corr\u00e9lations significatives avec les mesures d&rsquo;insatisfaction corporelle (Body Shape Questionnaire, BSQ ; r > 0,70).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>7.3. Validit\u00e9 discriminante<\/h3>\n<p>L&rsquo;EDDS-DSM-5 discrimine ad\u00e9quatement les troubles alimentaires sp\u00e9cifiques des construits psychiatriques comorbides non sp\u00e9cifiques. Bien qu&rsquo;elle soit corr\u00e9l\u00e9e de mani\u00e8re pr\u00e9visible avec les \u00e9chelles de d\u00e9pression (BDI-II ; r ~ 0,38 &#8211; 0,48) et d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale (STAI ; r ~ 0,32 &#8211; 0,42) en raison de la d\u00e9tresse affective inh\u00e9rente \u00e0 la pathologie alimentaire, les analyses de r\u00e9gression multiple confirment que le score composite de l&rsquo;EDDS conserve une variance explicative propre et ind\u00e9pendante lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de pr\u00e9dire les comportements alimentaires pathologiques objectifs.<\/p>\n<h3>7.4. Validit\u00e9 pr\u00e9dictive<\/h3>\n<p>Dans des \u00e9tudes de suivi prospectif sur 1 \u00e0 3 ans, des scores \u00e9lev\u00e9s sur le composite de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de l&rsquo;EDDS pr\u00e9disent de fa\u00e7on robuste l&rsquo;apparition ult\u00e9rieure de syndromes cliniques complets d&rsquo;anorexie ou de boulimie, l&rsquo;apparition d&rsquo;\u00e9pisodes d\u00e9pressifs majeurs, une augmentation significative de l&rsquo;IMC vers l&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9 chez les adolescents pr\u00e9sentant des acc\u00e8s hyperphagiques, ainsi qu&rsquo;un recours accru aux soins psychiatriques et hospitaliers.<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 m\u00e9trologique de l&rsquo;EDDS-DSM-5 a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie \u00e0 travers l&rsquo;analyse de sa consistance interne et de sa stabilit\u00e9 temporelle test-retest.<\/p>\n<h3>8.1. Consistance interne<\/h3>\n<p>Pour le score composite dimensionnel continu de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des sympt\u00f4mes (calcul\u00e9 en standardisant ou en sommant les items cognitifs, comportementaux et de d\u00e9tresse), le coefficient <strong>alpha de Cronbach (\u03b1)<\/strong> rapport\u00e9 dans les cohortes de validation varie entre <strong>0,86 et 0,92<\/strong>, et l&rsquo;om\u00e9ga de McDonald (\u03c9) atteint r\u00e9guli\u00e8rement 0,89 \u00e0 0,93. Ces valeurs t\u00e9moignent d&rsquo;une excellente coh\u00e9rence interne, sans redondance d&rsquo;items excessive. Pour les sous-\u00e9chelles sp\u00e9cifiques (telles que le cluster des sympt\u00f4mes comportementaux associ\u00e9s aux acc\u00e8s hyperphagiques, items 7 \u00e0 11), l&rsquo;alpha de Cronbach d\u00e9passe syst\u00e9matiquement 0,82.<\/p>\n<h3>8.2. Fid\u00e9lit\u00e9 test-retest<\/h3>\n<p>La stabilit\u00e9 temporelle a \u00e9t\u00e9 mesur\u00e9e dans plusieurs \u00e9chantillons ind\u00e9pendants sur des intervalles de r\u00e9\u00e9valuation courts (1 \u00e0 2 semaines) et moyens (1 mois) :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Score composite de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 :<\/strong> Le coefficient de corr\u00e9lation intraclasse (CCI) ou de corr\u00e9lation de Pearson oscille entre <strong>r = 0,87 et r = 0,94<\/strong> sur un intervalle de 1 \u00e0 2 semaines, et reste sup\u00e9rieur \u00e0 0,75 sur un suivi d&rsquo;un mois sans intervention th\u00e9rapeutique.<\/li>\n<li><strong>Diagnostiques cat\u00e9goriels :<\/strong> La fid\u00e9lit\u00e9 test-retest pour l&rsquo;attribution des diagnostics cat\u00e9goriels (statistique kappa) d\u00e9montre une grande robustesse (\u03ba = 0,79 pour la boulimie nerveuse ; \u03ba = 0,76 pour le trouble d&rsquo;acc\u00e8s hyperphagiques ; \u03ba = 0,84 pour l&rsquo;anorexie mentale).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>La structure dimensionnelle sous-jacente de l&rsquo;EDDS a fait l&rsquo;objet d&rsquo;analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) approfondies au sein de diverses populations communautaires et cliniques.<\/p>\n<h3>9.1. Analyses factorielles exploratoires (AFE)<\/h3>\n<p>Les analyses factorielles exploratoires initiales men\u00e9es sur les items dimensionnels continus de l&rsquo;\u00e9chelle mettent en \u00e9vidence une structure multifactorielle claire, avec l&rsquo;extraction pr\u00e9dominante de trois facteurs corr\u00e9l\u00e9s expliquant plus de 60 % de la variance totale :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Facteur 1 : Pr\u00e9occupation corporelle et pond\u00e9rale \/ Restriction cognitive<\/strong> (items 1, 2, 3 et 18), avec des saturations factorielles tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9es comprises entre 0,74 et 0,88.<\/li>\n<li><strong>Facteur 2 : Acc\u00e8s hyperphagiques et perte de contr\u00f4le<\/strong> (items 4, 5, 6 et items descriptifs 7 \u00e0 12), avec des saturations saturant entre 0,62 et 0,84.<\/li>\n<li><strong>Facteur 3 : Comportements compensatoires et purgatifs<\/strong> (items 13, 14, 15 et 16), avec des saturations oscillant entre 0,55 et 0,79.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>9.2. Analyses factorielles confirmatoires (AFC)<\/h3>\n<p>L&rsquo;application de mod\u00e8les d&rsquo;AFC a permis de tester diff\u00e9rentes mod\u00e9lisations structurelles alternatives (mod\u00e8le unidimensionnel global versus mod\u00e8le tridimensionnel corr\u00e9l\u00e9 versus mod\u00e8le bifactoriel) :<\/p>\n<table style=\"width:100%; border-collapse:collapse; margin:20px 0; font-size:14px;\">\n<thead>\n<tr style=\"background-color:#f1f5f9; text-align:left;\">\n<th style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px 12px;\">Mod\u00e8le test\u00e9<\/th>\n<th style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px 12px;\">CFI<\/th>\n<th style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px 12px;\">TLI<\/th>\n<th style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px 12px;\">RMSEA [IC 90%]<\/th>\n<th style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px 12px;\">SRMR<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px 12px;\">Mod\u00e8le unidimensionnel strict<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px 12px;\">0,882<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px 12px;\">0,865<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px 12px;\">0,089 [0,081 &#8211; 0,097]<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px 12px;\">0,072<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"background-color:#f8fafc;\">\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px 12px;\">Mod\u00e8le \u00e0 trois facteurs corr\u00e9l\u00e9s<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px 12px;\">0,958<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px 12px;\">0,949<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px 12px;\">0,049 [0,041 &#8211; 0,057]<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px 12px;\">0,044<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px 12px;\">Mod\u00e8le bifactoriel (Facteur g\u00e9n\u00e9ral + 3 facteurs sp\u00e9cifiques)<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px 12px;\">0,974<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px 12px;\">0,965<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px 12px;\">0,040 [0,031 &#8211; 0,049]<\/td>\n<td style=\"border:1px solid #cbd5e1; padding:8px 12px;\">0,036<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Les indices d&rsquo;ajustement empiriques d\u00e9montrent que le <strong>mod\u00e8le bifactoriel<\/strong> pr\u00e9sente l&rsquo;ad\u00e9quation la plus remarquable aux donn\u00e9es. Ce r\u00e9sultat valide l&rsquo;utilisation conjointe d&rsquo;un score composite global unidimensionnel refl\u00e9tant la charge pathologique globale et de scores sous-dimensionnels refl\u00e9tant les domaines d&rsquo;expression clinique sp\u00e9cifiques.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Nom complet de l&rsquo;outil :<\/strong> \u00c9chelle de diagnostic des troubles des conduites alimentaires \u2013 Version DSM-5 (Eating Disorder Diagnostic Scale \u2013 DSM-5 Version [EDDS-DSM-5]).<\/li>\n<li><strong>Type d&rsquo;\u00e9valuation :<\/strong> Auto-questionnaire psychom\u00e9trique standardis\u00e9 (papier-crayon ou informatis\u00e9).<\/li>\n<li><strong>Nombre total d&rsquo;items :<\/strong> 23 items structur\u00e9s, articul\u00e9s autour de modules cognitifs, comportementaux et anthropom\u00e9triques.<\/li>\n<li><strong>Cadre temporel de r\u00e9f\u00e9rence :<\/strong> Les 3 derniers mois \u00e9coul\u00e9s (conforme aux crit\u00e8res temporels du DSM-5).<\/li>\n<li><strong>Formats de r\u00e9ponse :<\/strong>\n<ul>\n<li><em>\u00c9chelle de type Likert en 7 points (0 \u00e0 6) :<\/em> Items 1, 2, 3 et 18 (0 = Pas du tout \/ Not at all, 1, 2 = L\u00e9g\u00e8rement \/ Slightly, 3, 4 = Mod\u00e9r\u00e9ment \/ Moderately, 5, 6 = Extr\u00eamement \/ Extremely).<\/li>\n<li><em>Format dichotomique Oui \/ Non :<\/em> Items 4, 5, 7, 8, 9, 10, 11 et 12.<\/li>\n<li><em>\u00c9chelle de fr\u00e9quence ordinale continue (0 \u00e0 16+ par mois) :<\/em> Items 6, 13, 14, 15, 16 et 17 (0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16+).<\/li>\n<li><em>Donn\u00e9es continues ouvertes \/ anthropom\u00e9triques :<\/em> Items 19 (Poids), 20 (Taille), 21 (Poids le plus \u00e9lev\u00e9), 22 (Sexe) et 23 (\u00c2ge).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Proc\u00e9dure de cotation et algorithmes diagnostiques DSM-5 :<\/strong>\n<ul>\n<li><strong>Score composite dimensionnel de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 :<\/strong> Calcul\u00e9 en effectuant la somme (ou la standardisation z-score) des items cl\u00e9s \u00e9valuant les sympt\u00f4mes comportementaux et cognitifs (items 1 \u00e0 18). Des scores \u00e9lev\u00e9s signalent une s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 accrue de la d\u00e9tresse et des perturbations alimentaires.<\/li>\n<li><strong>Algorithme pour l&rsquo;anorexie mentale (AM) :<\/strong>\n<ul>\n<li>Crit\u00e8re A (faible poids) : Calcul de l&rsquo;IMC [Poids(kg) \/ Taille(m)\u00b2]. Chez l&rsquo;adulte, IMC &lt; 18,5 kg\/m\u00b2 (ou percentiles correspondants chez l&rsquo;adolescent).<\/li>\n<li>Crit\u00e8re B (peur de grossir) : Item 2 &ge; 4 (au moins mod\u00e9r\u00e9).<\/li>\n<li>Crit\u00e8re C (distorsion\/influence de l&rsquo;image corporelle) : Item 1 &ge; 4 ou Item 3 &ge; 4.<\/li>\n<li>Sous-type restrictif : Fr\u00e9quence de vomissements (item 13) et laxatifs (item 14) &lt; 4 fois par mois au cours des 3 derniers mois.<\/li>\n<li>Sous-type acc\u00e8s hyperphagiques\/purgatif : Item 13 &ge; 4 ou Item 14 &ge; 4 au cours des 3 derniers mois.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Algorithme pour la boulimie nerveuse (BN) :<\/strong>\n<ul>\n<li>Crit\u00e8re A (acc\u00e8s hyperphagiques) : Item 4 = OUI, Item 5 = OUI, et Item 6 &ge; 4 fois par mois en moyenne sur 3 mois (soit &ge; 1 fois\/semaine).<\/li>\n<li>Crit\u00e8re B (compensations inappropri\u00e9es) : Au moins un des items 13, 14, 15 ou 16 &ge; 4 fois par mois en moyenne sur 3 mois.<\/li>\n<li>Crit\u00e8re C (influence indue du poids\/silhouette) : Item 3 &ge; 4.<\/li>\n<li>Crit\u00e8re E : Les \u00e9pisodes ne surviennent pas exclusivement pendant une anorexie mentale (IMC &ge; 18,5 kg\/m\u00b2).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Algorithme pour le trouble d&rsquo;acc\u00e8s hyperphagiques (BED) :<\/strong>\n<ul>\n<li>Crit\u00e8re A (acc\u00e8s) : Item 4 = OUI, Item 5 = OUI, et Item 6 &ge; 4 fois par mois sur 3 mois.<\/li>\n<li>Crit\u00e8re B (caract\u00e9ristiques associ\u00e9es) : Au moins 3 crit\u00e8res parmi les items 7, 8, 9, 10 ou 11 = OUI.<\/li>\n<li>Crit\u00e8re C (d\u00e9tresse marqu\u00e9e) : Item 12 = OUI ou Item 18 &ge; 3.<\/li>\n<li>Crit\u00e8re D (absence de compensations r\u00e9guli\u00e8res) : Items 13, 14, 15 et 16 &lt; 4 fois par mois.<\/li>\n<li>Crit\u00e8re E : Pas d&rsquo;anorexie ni de boulimie associ\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Syndrome d&rsquo;alimentation nocturne (OSFED) :<\/strong> Item 17 &ge; 4 fois par mois accompagn\u00e9 d&rsquo;une d\u00e9tresse significative.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Dur\u00e9e approximative de passation :<\/strong> 5 \u00e0 10 minutes.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &#038; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de d\u00e9veloppement :<\/strong> Version originale DSM-IV publi\u00e9e en <strong>2000<\/strong> ; version r\u00e9vis\u00e9e align\u00e9e sur les crit\u00e8res du DSM-5 finalis\u00e9e et publi\u00e9e entre <strong>2015 et 2017<\/strong>.<\/li>\n<li><strong>Droits d&rsquo;auteur et propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle :<\/strong> D\u00e9velopp\u00e9 sous la direction du Dr Eric Stice et de l&rsquo;Oregon Research Institute (Eugene, OR, \u00c9tats-Unis).<\/li>\n<li><strong>Conditions d&rsquo;acc\u00e8s et tarif :<\/strong> L&rsquo;EDDS-DSM-5 est accessible <strong>gratuitement (Open Access \/ Domaine acad\u00e9mique)<\/strong> \u00e0 l&rsquo;ensemble des chercheurs, cliniciens et \u00e9tudiants pour des usages strictement non commerciaux, de recherche clinique et d&rsquo;\u00e9valuation m\u00e9dicale.<\/li>\n<li><strong>Acc\u00e8s au protocole officiel :<\/strong> Le formulaire original en langue anglaise ainsi que les syntaxes de programmation statistique (SPSS, SAS, R) associ\u00e9es aux algorithmes diagnostiques peuvent \u00eatre consult\u00e9s et t\u00e9l\u00e9charg\u00e9s directement via les ressources de recherche de l&rsquo;\u00e9quipe du Dr Eric Stice sur le site de l&rsquo;Oregon Research Institute (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"http:\/\/www.ori.org\/sticemeasures\/\">http:\/\/www.ori.org\/sticemeasures\/<\/a>) ou sur les pages institutionnelles du d\u00e9partement de psychiatrie de Stanford University.<\/li>\n<li><strong>Exigence d&rsquo;usage :<\/strong> Toute publication ou rapport scientifique exploitant l&rsquo;EDDS-DSM-5 requiert la citation appropri\u00e9e des articles princeps de validation (Stice et al., 2000, 2004, 2017).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<ul>\n<li>American Psychiatric Association. (2013). <em>Diagnostic and statistical manual of mental disorders<\/em> (5th ed.). American Psychiatric Publishing. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1176\/appi.books.9780890425596\">https:\/\/doi.org\/10.1176\/appi.books.9780890425596<\/a><\/li>\n<li>Fairburn, C. G., Cooper, Z., &#038; Shafran, R. (2003). Cognitive behaviour therapy for eating disorders: A \u201ctransdiagnostic\u201d theory and treatment strategy. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 41(5), 509\u2013528. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(02)00088-8\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(02)00088-8<\/a><\/li>\n<li>Fairburn, C. G. (2008). <em>Cognitive behavior therapy and eating disorders<\/em>. Guilford Press.<\/li>\n<li>Stice, E. (1994). Review of the evidence for a sociocultural model of bulimia nervosa and an exploration of the mechanisms of action. <em>Clinical Psychology Review<\/em>, 14(7), 633\u2013661. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0272-7358(94)90002-7\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/0272-7358(94)90002-7<\/a><\/li>\n<li>Stice, E. (2001). A prospective test of the dual-pathway model of bulimic pathology: Mediating effects of dieting and negative affect. <em>Journal of Abnormal Psychology<\/em>, 110(1), 124\u2013135. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0021-843X.110.1.124\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0021-843X.110.1.124<\/a><\/li>\n<li>Stice, E., Telch, C. F., &#038; Rizvi, S. L. (2000). Development and validation of the Eating Disorder Diagnostic Scale: A brief self-report measure of anorexia, bulimia, and binge-eating disorder. <em>Psychological Assessment<\/em>, 12(2), 123\u2013131. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/1040-3590.12.2.123\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/1040-3590.12.2.123<\/a><\/li>\n<li>Stice, E., Fisher, M., &#038; Martinez, E. (2004). Eating disorder diagnostic scale: Additional evidence of reliability and validity. <em>Psychological Assessment<\/em>, 16(1), 60\u201371. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/1040-3590.16.1.60\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/1040-3590.16.1.60<\/a><\/li>\n<li>Stice, E., Rohde, P., &#038; Marti, C. N. (2017). Eating Disorder Diagnostic Scale \u2013 DSM-5 Version: Psychometric properties and diagnostic utility of a brief self-report scale. <em>International Journal of Eating Disorders<\/em>. Electronic dissemination via Oregon Research Institute. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"http:\/\/www.ori.org\/sticemeasures\/\">http:\/\/www.ori.org\/sticemeasures\/<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif; padding:20px;\">\n<p><strong>EDDS \u2013 DSM-5 VERSION<\/strong><\/p>\n<p>Please carefully complete all questions\u201a choosing NO or 0 for questions that do not apply.<\/p>\n<p>Over the past 3 months\u2026 Not at all Slightly Moderately Extremely<\/p>\n<ol>\n<li style=\"margin-bottom:12px;\">\n      Have you felt fat?<br \/>\n      <strong>0<\/strong> = Not at all\u201a <strong>1<\/strong>\u201a <strong>2<\/strong> = Slightly\u201a <strong>3<\/strong>\u201a <strong>4<\/strong> = Moderately\u201a <strong>5<\/strong>\u201a <strong>6<\/strong> = Extremely\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:12px;\">\n      Have you had a definite fear that you might gain weight or become fat?<br \/>\n      <strong>0<\/strong> = Not at all\u201a <strong>1<\/strong>\u201a <strong>2<\/strong> = Slightly\u201a <strong>3<\/strong>\u201a <strong>4<\/strong> = Moderately\u201a <strong>5<\/strong>\u201a <strong>6<\/strong> = Extremely\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:12px;\">\n      Has your weight or shape influenced how you judge yourself as a person?<br \/>\n      <strong>0<\/strong> = Not at all\u201a <strong>1<\/strong>\u201a <strong>2<\/strong> = Slightly\u201a <strong>3<\/strong>\u201a <strong>4<\/strong> = Moderately\u201a <strong>5<\/strong>\u201a <strong>6<\/strong> = Extremely\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:12px;\">\n      During the past 3 months have there been times when you have eaten what other people would regard as an unusually large amount of food (e.g.\u201a a pint of ice cream) given the circumstances?<br \/>\n      <strong>YES<\/strong> &nbsp;&nbsp; <strong>NO<\/strong>\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:12px;\">\n      During the times when you ate an unusually large amount of food\u201a did you experience a loss of control (e.g.\u201a felt you couldn&rsquo;t stop eating or control what or how much you were eating?<br \/>\n      <strong>YES<\/strong> &nbsp;&nbsp; <strong>NO<\/strong>\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:12px;\">\n      How many times per month on average over the past 3 months have you eaten an unusually large amount of food and experienced a loss of control?<br \/>\n      <strong>0 &nbsp; 1 &nbsp; 2 &nbsp; 3 &nbsp; 4 &nbsp; 5 &nbsp; 6 &nbsp; 7 &nbsp; 8 &nbsp; 9 &nbsp; 10 &nbsp; 11 &nbsp; 12 &nbsp; 13 &nbsp; 14 &nbsp; 15 &nbsp; 16+<\/strong>\n    <\/li>\n<\/ol>\n<p>During episodes of overeating with a loss of control\u201a did you\u2026<\/p>\n<ol start=\"7\">\n<li style=\"margin-bottom:12px;\">\n      Eat much more rapidly than normal?<br \/>\n      <strong>YES<\/strong> &nbsp;&nbsp; <strong>NO<\/strong>\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:12px;\">\n      Eat until you felt uncomfortably full?<br \/>\n      <strong>YES<\/strong> &nbsp;&nbsp; <strong>NO<\/strong>\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:12px;\">\n      Eat large amounts of food when you didn&rsquo;t feel physically hungry?<br \/>\n      <strong>YES<\/strong> &nbsp;&nbsp; <strong>NO<\/strong>\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:12px;\">\n      Eat alone because you were embarrassed by how much you were eating?<br \/>\n      <strong>YES<\/strong> &nbsp;&nbsp; <strong>NO<\/strong>\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:12px;\">\n      Feel disgusted with yourself\u201a depressed\u201a or very guilty after overeating?<br \/>\n      <strong>YES<\/strong> &nbsp;&nbsp; <strong>NO<\/strong>\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:12px;\">\n      If you have episodes of uncontrollable overeating\u201a does it make you very upset?<br \/>\n      <strong>YES<\/strong> &nbsp;&nbsp; <strong>NO<\/strong>\n    <\/li>\n<\/ol>\n<p>In order to prevent weight gain or counteract the effects of eating\u201a how many times per month on average over the past 3 months have you:<\/p>\n<ol start=\"13\">\n<li style=\"margin-bottom:12px;\">\n      Made yourself vomit?<br \/>\n      <strong>0 &nbsp; 1 &nbsp; 2 &nbsp; 3 &nbsp; 4 &nbsp; 5 &nbsp; 6 &nbsp; 7 &nbsp; 8 &nbsp; 9 &nbsp; 10 &nbsp; 11 &nbsp; 12 &nbsp; 13 &nbsp; 14 &nbsp; 15 &nbsp; 16+<\/strong>\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:12px;\">\n      Used laxatives or diuretics?<br \/>\n      <strong>0 &nbsp; 1 &nbsp; 2 &nbsp; 3 &nbsp; 4 &nbsp; 5 &nbsp; 6 &nbsp; 7 &nbsp; 8 &nbsp; 9 &nbsp; 10 &nbsp; 11 &nbsp; 12 &nbsp; 13 &nbsp; 14 &nbsp; 15 &nbsp; 16+<\/strong>\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:12px;\">\n      Fasted (skipped at least 2 meals in a row)?<br \/>\n      <strong>0 &nbsp; 1 &nbsp; 2 &nbsp; 3 &nbsp; 4 &nbsp; 5 &nbsp; 6 &nbsp; 7 &nbsp; 8 &nbsp; 9 &nbsp; 10 &nbsp; 11 &nbsp; 12 &nbsp; 13 &nbsp; 14 &nbsp; 15 &nbsp; 16+<\/strong>\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:12px;\">\n      Engaged in more intense exercise specifically to counteract the effects of overeating<br \/>\n      <strong>0 &nbsp; 1 &nbsp; 2 &nbsp; 3 &nbsp; 4 &nbsp; 5 &nbsp; 6 &nbsp; 7 &nbsp; 8 &nbsp; 9 &nbsp; 10 &nbsp; 11 &nbsp; 12 &nbsp; 13 &nbsp; 14 &nbsp; 15 &nbsp; 16+<\/strong>\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:12px;\">\n      How many times per month on average over the past 3 months have you eaten after awakening from sleep or eaten an unusually large amount of food after your evening meal and felt distressed by the night eating?<br \/>\n      <strong>0 &nbsp; 1 &nbsp; 2 &nbsp; 3 &nbsp; 4 &nbsp; 5 &nbsp; 6 &nbsp; 7 &nbsp; 8 &nbsp; 9 &nbsp; 10 &nbsp; 11 &nbsp; 12 &nbsp; 13 &nbsp; 14 &nbsp; 15 &nbsp; 16+<\/strong>\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:12px;\">\n      How much do eating or body image problems impact your relationships Not at all Slightly Moderately Extremely with friends and family\u201a work performance\u201a and school performance?<br \/>\n      <strong>0 &nbsp; 1 &nbsp; 2 &nbsp; 3 &nbsp; 4 &nbsp; 5 &nbsp; 6<\/strong>\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:12px;\">\n      How much do you weigh? If uncertain\u201a please give your best estimate.<br \/>\n      ________ lbs. -or- kg.\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:12px;\">\n      How tall are you?<br \/>\n      _____ft. _____in. -or- cm.\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:12px;\">\n      What is your highest weight at your current height?<br \/>\n      ________lbs. -or- kg\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:12px;\">\n      What is your sex?<br \/>\n      <strong>MALE<\/strong> &nbsp;&nbsp; <strong>FEMALE<\/strong>\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom:12px;\">\n      What is your age?<br \/>\n      ________\n    <\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u00c9chelle de diagnostic des troubles des conduites alimentaires \u2013 Version DSM-5 (EDDS-DSM-5) d\u00e9velopp\u00e9e par Eric Stice est un auto-questionnaire standardis\u00e9 de 23 items permettant de d\u00e9pister et diagnostiquer l&rsquo;anorexie mentale, la boulimie nerveuse et l&rsquo;hyperphagie boulimique selon les crit\u00e8res du DSM-5.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[165,3,2,490],"tags":[584,585,14451,1076,14449,17913,194,14450,303,16],"class_list":["post-15474","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-echelles-devaluation","category-psychologie-clinique","category-psychometrie","category-troubles-des-conduites-alimentaires","tag-anorexie-mentale","tag-boulimie","tag-comportements-compensatoires","tag-dsm-5","tag-edds","tag-eric-stice","tag-evaluation-clinique","tag-hyperphagie-boulimique","tag-image-corporelle","tag-psychometrie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/15474","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=15474"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/15474\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=15474"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=15474"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=15474"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}