{"id":15131,"date":"2026-10-08T12:58:52","date_gmt":"2026-10-08T12:58:52","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/confiance-organisationnelle\/"},"modified":"2026-10-08T12:58:52","modified_gmt":"2026-10-08T12:58:52","slug":"confiance-organisationnelle","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=confiance-organisationnelle","title":{"rendered":"Confiance organisationnelle"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9valuation empirique du climat interpersonnel et institutionnel au sein des milieux professionnels constitue un pilier majeur de la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Psychologie_du_travail_et_des_organisations\">psychologie du travail et des organisations<\/a>. D\u00e9velopp\u00e9e originellement par K. Dow Scott en 1981, l&rsquo;\u00e9chelle de <strong>confiance organisationnelle<\/strong> (<em>Organizational Trust Scales<\/em>, OTS) a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue pour op\u00e9rationnaliser la confiance en tant que construit multidimensionnel et multiniveau. L&rsquo;instrument comprend un ensemble structur\u00e9 de 17 items r\u00e9partis en quatre sous-\u00e9chelles distinctes mais compl\u00e9mentaires : la confiance envers le sup\u00e9rieur hi\u00e9rarchique direct (<em>Trust in Supervisor<\/em>, 5 items), la confiance envers les pairs ou coll\u00e8gues de l&rsquo;\u00e9quipe de travail (<em>Trust in Peers<\/em>, 4 items), la confiance envers la direction g\u00e9n\u00e9rale (<em>Trust in Upper Management<\/em>, 4 items) et la confiance organisationnelle globale ou syst\u00e9mique (<em>Organizational Trust<\/em>, 4 items). Les participants expriment leur degr\u00e9 d&rsquo;adh\u00e9sion sur une \u00e9chelle de type <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/%C3%89chelle_de_Likert\">Likert<\/a> en 5 points allant de 1 (\u00ab Pas du tout d&rsquo;accord \u00bb \/ <em>Strongly Disagree<\/em>) \u00e0 5 (\u00ab Tout \u00e0 fait d&rsquo;accord \u00bb \/ <em>Strongly Agree<\/em>).<\/p>\n<p>D&rsquo;un point de vue psychom\u00e9trique, les diff\u00e9rentes sous-\u00e9chelles pr\u00e9sentent des propri\u00e9t\u00e9s remarquables document\u00e9es par de multiples vagues d&rsquo;enqu\u00eates organisationnelles. Les coefficients de coh\u00e9rence interne (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Alpha_de_Cronbach\">alpha de Cronbach<\/a>) oscillent r\u00e9guli\u00e8rement entre 0,78 et 0,91 selon les dimensions et les contextes professionnels investigu\u00e9s. Les analyses factorielles, qu&rsquo;elles soient exploratoires ou confirmatoires, confirment la validit\u00e9 de la structure \u00e0 quatre composantes et d\u00e9montrent que les salari\u00e9s distinguent avec nettet\u00e9 les cibles relationnelles directes (superviseur, pairs) des entit\u00e9s d\u00e9cisionnelles distales et abstraites (haute direction, institution globale). Cet instrument s&rsquo;impose comme une r\u00e9f\u00e9rence m\u00e9thodologique pour investiguer l&rsquo;engagement au travail, la satisfaction professionnelle, les comportements de citoyennet\u00e9 organisationnelle (OCB) ainsi que l&rsquo;intention de rotation du personnel.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>Confiance organisationnelle, psychom\u00e9trie, psychologie du travail, comportement organisationnel, supervision, relations entre pairs, haute direction, fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9chelle, validit\u00e9 factorielle, climat organisationnel, engagement au travail, justice organisationnelle.<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue et valid\u00e9e par <strong>K. Dow Scott<\/strong>, Ph.D., professeur \u00e9m\u00e9rite de gestion et de ressources humaines \u00e0 la <em>Quinlan School of Business<\/em> de l&rsquo;Universit\u00e9 Loyola de Chicago (Loyola University Chicago, \u00c9tats-Unis). Ses recherches fondamentales portent sur la gestion de la r\u00e9mun\u00e9ration, la reconnaissance professionnelle, l&rsquo;efficacit\u00e9 des \u00e9quipes de travail et la dynamique de la confiance dans les organisations industrielles et de services.<\/p>\n<p>Certaines adaptations ult\u00e9rieures et travaux de documentation contemporains ont \u00e9t\u00e9 enrichis par des chercheurs internationaux en sciences du comportement organisationnel, incluant les travaux compilatoires coordonn\u00e9s notamment par Ali Asgari (ali.asgari.edu@gmail.com) dans le recensement des m\u00e9triques d&rsquo;\u00e9valuation psychosociale.<\/p>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif primordial des \u00e9chelles de confiance organisationnelle \u00e9labor\u00e9es par Scott (1981) est de rem\u00e9dier aux limites conceptuelles et empiriques des premiers instruments de mesure du climat social, qui traitaient la confiance comme une entit\u00e9 globale indiff\u00e9renci\u00e9e ou purement unidimensionnelle. Dans la r\u00e9alit\u00e9 des dynamiques de travail, un employ\u00e9 peut entretenir une loyaut\u00e9 ind\u00e9fectible et un sentiment de s\u00e9curit\u00e9 psychologique profond envers ses coll\u00e8gues imm\u00e9diats ou son superviseur direct, tout en manifestant une m\u00e9fiance marqu\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de la direction g\u00e9n\u00e9rale ou des orientations strat\u00e9giques de l&rsquo;institution. L&rsquo;outil a donc \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9 afin de dissocier les cibles organisationnelles sp\u00e9cifiques de la confiance et d&rsquo;\u00e9valuer la mani\u00e8re dont chaque composante influence les attitudes et les comportements au travail.<\/p>\n<p>Dans le domaine de la recherche empirique, l&rsquo;\u00e9chelle r\u00e9pond au besoin de mod\u00e9liser avec finesse les ant\u00e9c\u00e9dents et les cons\u00e9quences des relations de confiance. Elle permet d&rsquo;examiner comment les styles de <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Leadership\">leadership<\/a> (transformationnel, serviteur ou transactionnel) influent sur la confiance envers le superviseur, et comment cette derni\u00e8re module \u00e0 son tour la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Satisfaction_au_travail\">satisfaction au travail<\/a> et la performance de t\u00e2che. De plus, elle offre aux chercheurs un cadre pour tester les m\u00e9diations complexes entre la perception de la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Justice_organisationnelle\">justice organisationnelle<\/a> (distributive, proc\u00e9durale et interactionnelle) et l&rsquo;implication organisationnelle affective ou normative.<\/p>\n<p>Dans la pratique diagnostique, du conseil et de la psychologie organisationnelle appliqu\u00e9e, cet instrument sert de levier d&rsquo;audit du climat social. Lors de restructurations d&rsquo;entreprises, de fusions-acquisitions, d&rsquo;implantations de nouvelles technologies ou de crises manag\u00e9riales, l&rsquo;administration de l&rsquo;OTS permet d&rsquo;identifier pr\u00e9cis\u00e9ment les zones de rupture relationnelle :<\/p>\n<ul>\n<li>Si la d\u00e9fiance est localis\u00e9e au niveau de la haute direction, les interventions devront porter sur la transparence de la communication strat\u00e9gique, la responsabilit\u00e9 per\u00e7ue et le respect des engagements institutionnels.<\/li>\n<li>Si le d\u00e9ficit de confiance touche le sup\u00e9rieur hi\u00e9rarchique, des actions de coaching manag\u00e9rial, de formation \u00e0 l&rsquo;\u00e9coute active et de gestion bienveillante des erreurs s&rsquo;av\u00e8rent prioritaires.<\/li>\n<li>Si la m\u00e9fiance frappe le collectif des pairs, des protocoles de consolidation d&rsquo;\u00e9quipe (<em>team building<\/em>) et de clarification des interd\u00e9pendances fonctionnelles doivent \u00eatre instaur\u00e9s afin de restaurer la s\u00e9curit\u00e9 psychologique partag\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>La confiance dans les organisations est g\u00e9n\u00e9ralement d\u00e9finie comme l&rsquo;\u00e9tat psychologique caract\u00e9ris\u00e9 par l&rsquo;intention d&rsquo;accepter une vuln\u00e9rabilit\u00e9 personnelle, fond\u00e9 sur des attentes positives quant aux intentions ou aux comportements d&rsquo;autrui (Mayer, Davis, &amp; Schoorman, 1995 ; Rousseau et al., 1998). L&rsquo;approche de Scott (1981) operacionalise ce construit \u00e0 travers quatre cibles r\u00e9f\u00e9rentielles distinctes :<\/p>\n<h3>1. La confiance envers le superviseur direct (Trust in Supervisor)<\/h3>\n<p>Cette dimension \u00e9value le degr\u00e9 auquel le subordonn\u00e9 se sent en s\u00e9curit\u00e9 dans son rapport quotidien avec son responsable hi\u00e9rarchique imm\u00e9diat. Elle explore l&rsquo;accessibilit\u00e9 interpersonnelle, la bienveillance per\u00e7ue et la conviction que le sup\u00e9rieur agira de fa\u00e7on \u00e9quitable. Un aspect central de cette sous-\u00e9chelle est l&rsquo;absence de peur des repr\u00e9sailles : l&#8217;employ\u00e9 estime pouvoir discuter ouvertement de ses difficult\u00e9s professionnelles ou reconna\u00eetre une erreur sans craindre que ces aveux ne soient exploit\u00e9s contre lui ult\u00e9rieurement. Par exemple, la certitude qu&rsquo;en cas d&rsquo;erreur le sup\u00e9rieur saura pardonner et passer outre (\u00ab <em>forgive and forget<\/em> \u00bb) traduit un climat de soutien constructif r\u00e9duisant le stress au travail.<\/p>\n<h3>2. La confiance envers les pairs (Trust in Peers)<\/h3>\n<p>Cette dimension appr\u00e9hende la qualit\u00e9 des liens horizontaux au sein du groupe primaire de travail. Elle repose sur la r\u00e9ciprocit\u00e9, la solidarit\u00e9 et l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 mutuelle entre coll\u00e8gues. Elle mesure l&rsquo;assurance que les informations confidentielles ou sensibles partag\u00e9es ne feront pas l&rsquo;objet de divulgations malveillantes, que les coll\u00e8gues se traiteront mutuellement avec justice et qu&rsquo;une entraide active interviendra spontan\u00e9ment lorsque la charge ou la difficult\u00e9 d&rsquo;une t\u00e2che l&rsquo;exigera. La confiance envers les pairs constitue le ciment de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Efficacit%C3%A9_d%27un_groupe\">efficacit\u00e9 collective<\/a> et favorise le partage des connaissances tacites.<\/p>\n<h3>3. La confiance envers la haute direction (Trust in Upper Management)<\/h3>\n<p>Contrairement aux relations d&rsquo;interaction directe en face-\u00e0-face, la confiance envers les dirigeants s&rsquo;appuie sur des perceptions distales, m\u00e9diatis\u00e9es par les politiques institutionnelles, les annonces formelles et les d\u00e9cisions strat\u00e9giques. Cette composante mesure si les employ\u00e9s per\u00e7oivent les dirigeants comme \u00e9tant r\u00e9ellement soucieux de leur bien-\u00eatre, int\u00e8gres et fiables dans l&rsquo;ex\u00e9cution de leurs promesses. Elle capture \u00e9galement la propension des salari\u00e9s \u00e0 accorder le b\u00e9n\u00e9fice du doute \u00e0 la direction lorsque des d\u00e9cisions d&rsquo;apparence impopulaire ou contraires \u00e0 leurs int\u00e9r\u00eats imm\u00e9diats doivent \u00eatre prises, en pr\u00e9sumant qu&rsquo;elles sont dict\u00e9es par des imp\u00e9ratifs \u00e9conomiques l\u00e9gitimes.<\/p>\n<h3>4. La confiance organisationnelle globale (Organizational Trust)<\/h3>\n<p>Cette sous-\u00e9chelle \u00e9value le climat syst\u00e9mique et culturel de l&rsquo;entreprise dans son ensemble. Elle mesure le sentiment diffus de s\u00e9curit\u00e9 ou d&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 qui pr\u00e9vaut dans les interactions institutionnelles \u00e9largies. Elle interroge l&rsquo;existence de comportements dissimul\u00e9s ou d\u00e9loyaux (par exemple, le sentiment que les gens agissent dans votre dos) et le degr\u00e9 auquel les membres de l&rsquo;organisation estiment pouvoir g\u00e9n\u00e9ralement compter les uns sur les autres. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une \u00e9valuation macro-sociale du capital social disponible au sein de l&rsquo;organisation.<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>Le d\u00e9veloppement des \u00e9chelles de Scott (1981) s&rsquo;inscrit au carrefour de plusieurs cadres th\u00e9oriques fondateurs de la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Sociologie_des_organisations\">sociologie des organisations<\/a> et de la psychologie sociale cognitive.<\/p>\n<h3>La th\u00e9orie de l&rsquo;\u00e9change social (Social Exchange Theory)<\/h3>\n<p>Formul\u00e9e originellement par George Homans (1958) et Peter Blau (1964), la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Th%C3%A9orie_de_l%27%C3%A9change_social\">th\u00e9orie de l&rsquo;\u00e9change social<\/a> postule que les relations professionnelles ne se r\u00e9duisent pas \u00e0 de simples transactions \u00e9conomiques formalis\u00e9es par un contrat de travail, mais impliquent des \u00e9changes de ressources socio-\u00e9motionnelles (respect, loyaut\u00e9, reconnaissance). Dans cette optique, la confiance est l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment r\u00e9gulateur indispensable des \u00e9changes non r\u00e9gis par des contrats explicites : un employ\u00e9 investit des efforts suppl\u00e9mentaires non requis par sa fiche de poste (citoyennet\u00e9 organisationnelle) parce qu&rsquo;il a confiance dans le fait que son sup\u00e9rieur ou son organisation le r\u00e9compensera d&rsquo;une mani\u00e8re \u00e9quitable \u00e0 terme.<\/p>\n<h3>Le mod\u00e8le int\u00e9grateur de la confiance de Mayer, Davis et Schoorman<\/h3>\n<p>Bien que formalis\u00e9 de fa\u00e7on d\u00e9finitive en 1995, le mod\u00e8le th\u00e9orique de Mayer, Davis et Schoorman \u00e9claire r\u00e9trospectivement la structure de Scott en d\u00e9composant les facteurs cognitifs qui fondent la d\u00e9cision de faire confiance :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>La capacit\u00e9 (Ability) :<\/strong> la comp\u00e9tence technique et fonctionnelle per\u00e7ue de la cible.<\/li>\n<li><strong>La bienveillance (Benevolence) :<\/strong> la conviction que la cible souhaite sinc\u00e8rement le bien-\u00eatre de la personne qui fait confiance, sans \u00eatre anim\u00e9e par un calcul \u00e9go\u00efste.<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 (Integrity) :<\/strong> la perception que la cible adh\u00e8re \u00e0 un ensemble de principes \u00e9thiques et de valeurs jug\u00e9s acceptables et constants (respect de la parole donn\u00e9e, transparence).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les items de Scott traduisent pr\u00e9cis\u00e9ment ces dimensions : les items sur la capacit\u00e9 d&rsquo;aide du superviseur et des pairs ciblent la comp\u00e9tence et la bienveillance, tandis que les items sur la direction portent largement sur l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 et la constance pr\u00e9dictible de l&rsquo;action manag\u00e9riale.<\/p>\n<h3>La th\u00e9orie de la s\u00e9curit\u00e9 psychologique<\/h3>\n<p>Les propositions de William A. Kahn (1990) et plus tard d&rsquo;Amy Edmondson (1999) sur la s\u00e9curit\u00e9 psychologique montrent que les environnements o\u00f9 les employ\u00e9s ne craignent pas d&rsquo;exprimer leurs doutes ou d&rsquo;admettre leurs erreurs favorisent l&rsquo;apprentissage organisationnel et l&rsquo;innovation. Les items de la sous-\u00e9chelle de supervision de Scott, mettant l&rsquo;accent sur la libert\u00e9 d&rsquo;\u00e9voquer des probl\u00e8mes sans r\u00e9percussions n\u00e9gatives, anticipent directement ces formulations th\u00e9oriques contemporaines.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>La validit\u00e9 psychom\u00e9trique des \u00e9chelles de confiance organisationnelle de Scott (1981) a \u00e9t\u00e9 soumise \u00e0 des v\u00e9rifications rigoureuses \u00e0 travers plusieurs vagues d&rsquo;enqu\u00eates empiriques.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de construit<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 de construit a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e par la capacit\u00e9 de l&rsquo;instrument \u00e0 reproduire la distinction th\u00e9orique entre les diff\u00e9rentes entit\u00e9s cibles de l&rsquo;organisation. Les \u00e9tudes men\u00e9es aupr\u00e8s d&rsquo;\u00e9chantillons d&#8217;employ\u00e9s des secteurs manufacturier, bancaire et des services publics r\u00e9v\u00e8lent que les quatre dimensions ne fusionnent pas en un facteur unique d&rsquo;\u00e9valuation g\u00e9n\u00e9rale de bienveillance. Les analyses multivari\u00e9es confirment que la variance partag\u00e9e entre les sous-\u00e9chelles reste mod\u00e9r\u00e9e, justifiant leur conservation conjointe.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente et discriminante<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 convergente est \u00e9tay\u00e9e par des corr\u00e9lations positives statistiquement significatives avec d&rsquo;autres \u00e9chelles mesurant le soutien organisationnel per\u00e7u (<em>Perceived Organizational Support<\/em>, POS d&rsquo;Eisenberger et al., r = 0,55 \u00e0 0,68), la communication ouverte et la satisfaction globale au travail mesur\u00e9e par le <em>Job Descriptive Index<\/em> (JDI). Par ailleurs, la validit\u00e9 discriminante a \u00e9t\u00e9 corrobor\u00e9e par rapport au cynisme organisationnel et \u00e0 l&rsquo;ali\u00e9nation au travail : les corr\u00e9lations n\u00e9gatives attendues ont \u00e9t\u00e9 constat\u00e9es (r variant entre -0,42 et -0,61), attestant que l&rsquo;OTS ne mesure pas une simple absence d&rsquo;affect n\u00e9gatif, mais bien une dimension psychologique positive proactive.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 pr\u00e9dictive et de crit\u00e8re<\/h3>\n<p>Sur le plan pr\u00e9dictif, de nombreux travaux longitudinaux et transversaux ont mis en lumi\u00e8re le pouvoir pr\u00e9dictif diff\u00e9renci\u00e9 de chaque sous-\u00e9chelle :<\/p>\n<ul>\n<li>La <strong>confiance envers le sup\u00e9rieur<\/strong> pr\u00e9dit de fa\u00e7on robuste les comportements de citoyennet\u00e9 organisationnelle orient\u00e9s vers les individus (OCB-I) et la performance \u00e9valu\u00e9e par le manager (\u03b2 = 0,28 \u00e0 0,39, p &lt; 0,001).<\/li>\n<li>La <strong>confiance envers les pairs<\/strong> pr\u00e9dit significativement la coh\u00e9sion d&rsquo;\u00e9quipe, le partage volontaire d&rsquo;informations critiques et la r\u00e9duction des conflits intragroupes destructeurs.<\/li>\n<li>La <strong>confiance envers la haute direction<\/strong> et la <strong>confiance organisationnelle syst\u00e9mique<\/strong> constituent les meilleurs pr\u00e9dicteurs n\u00e9gatifs de l&rsquo;intention de d\u00e9part volontaire (<em>turnover intentions<\/em>, \u03b2 = -0,35 \u00e0 -0,47) et les meilleurs pr\u00e9dicteurs positifs de l&rsquo;engagement organisationnel affectif.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>La consistance interne des \u00e9chelles de Scott a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie de mani\u00e8re concluante dans de multiples contextes professionnels.<\/p>\n<h3>Coh\u00e9rence interne (Alpha de Cronbach)<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9tude princeps de Scott (1981) ainsi que dans les r\u00e9plications ult\u00e9rieures conduites dans divers secteurs d&rsquo;activit\u00e9, les coefficients de coh\u00e9rence interne se situent bien au-del\u00e0 du seuil conventionnel d&rsquo;acceptabilit\u00e9 de 0,70 recommand\u00e9 par Nunnally (1978) :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Confiance envers le superviseur (5 items) :<\/strong> \u03b1 = 0,86 \u00e0 0,91. Cette excellente fiabilit\u00e9 s&rsquo;explique par la forte intercorr\u00e9lation des items portant sur la bienveillance et le sentiment de s\u00e9curit\u00e9 relationnelle.<\/li>\n<li><strong>Confiance envers les pairs (4 items) :<\/strong> \u03b1 = 0,78 \u00e0 0,84. Les items refl\u00e8tent une homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 satisfaisante autour du respect de la confidentialit\u00e9 et du soutien mutuel.<\/li>\n<li><strong>Confiance envers la haute direction (4 items) :<\/strong> \u03b1 = 0,80 \u00e0 0,87. La structure int\u00e8gre des items formul\u00e9s de mani\u00e8re n\u00e9gative (invers\u00e9s) qui maintiennent n\u00e9anmoins une consistance \u00e9lev\u00e9e apr\u00e8s recodage.<\/li>\n<li><strong>Confiance organisationnelle globale (4 items) :<\/strong> \u03b1 = 0,77 \u00e0 0,83. Les indices t\u00e9moignent d&rsquo;une stabilit\u00e9 satisfaisante pour un construit appr\u00e9hendant le climat \u00e9largi.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Stabilit\u00e9 temporelle (Test-Retest)<\/h3>\n<p>Les estimations de la fid\u00e9lit\u00e9 test-retest \u00e0 un intervalle de quatre \u00e0 six semaines aupr\u00e8s d&rsquo;\u00e9chantillons stables (sans restructuration majeure) ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 des coefficients de corr\u00e9lation intra-classe (ICC) et de Pearson compris entre r = 0,72 et r = 0,83, d\u00e9montrant que l&rsquo;\u00e9chelle saisit des dispositions attitudinales relativement stables tout en demeurant sensible aux transformations environnementales significatives.<\/p>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>L&rsquo;examen de la structure interne des items de l&rsquo;OTS a fait l&rsquo;objet d&rsquo;analyses factorielles rigoureuses.<\/p>\n<h3>Analyse factorielle exploratoire (AFE)<\/h3>\n<p>Lors de la phase de conception initiale par Scott (1981), une analyse factorielle en composantes principales avec rotation varimax (et oblique oblimin) a \u00e9t\u00e9 conduite sur l&rsquo;ensemble des 17 items. Quatre facteurs distincts \u00e9mergeant avec des valeurs propres sup\u00e9rieures \u00e0 1,00 (crit\u00e8re de Kaiser) ont \u00e9t\u00e9 clairement isol\u00e9s, expliquant conjointement plus de 62 % de la variance totale des scores. Tous les items ont pr\u00e9sent\u00e9 des saturations factorielles primaires sup\u00e9rieures \u00e0 0,55 sur leur facteur th\u00e9orique cible, sans saturation crois\u00e9e probl\u00e9matique sup\u00e9rieure \u00e0 0,30 sur les facteurs secondaires :<\/p>\n<ul>\n<li>Les items 1 \u00e0 5 ont satur\u00e9 massivement sur le facteur de supervision (charges factorielles comprises entre 0,62 et 0,84).<\/li>\n<li>Les items 6 \u00e0 9 ont satur\u00e9 sur le facteur des pairs (charges comprises entre 0,58 et 0,81).<\/li>\n<li>Les items 10 \u00e0 13 ont form\u00e9 le facteur de la direction g\u00e9n\u00e9rale (charges entre 0,60 et 0,79).<\/li>\n<li>Les items 14 \u00e0 17 ont constitu\u00e9 le facteur du climat organisationnel global (charges entre 0,56 et 0,77).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Analyse factorielle confirmatoire (AFC)<\/h3>\n<p>Les investigations confirmatoires contemporaines men\u00e9es par mod\u00e9lisation d&rsquo;\u00e9quations structurelles (SEM) ont syst\u00e9matiquement compar\u00e9 le mod\u00e8le th\u00e9orique \u00e0 quatre facteurs corr\u00e9l\u00e9s \u00e0 des mod\u00e8les alternatifs :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Mod\u00e8le unifactoriel (confiance g\u00e9n\u00e9rale indiff\u00e9renci\u00e9e) :<\/strong> ajustement m\u00e9diocre (\u03c7\u00b2\/df &gt; 5,0, CFI &lt; 0,75, RMSEA &gt; 0,11).<\/li>\n<li><strong>Mod\u00e8le \u00e0 deux facteurs (confiance interpersonnelle directe vs confiance institutionnelle abstraite) :<\/strong> ajustement interm\u00e9diaire insuffisant (CFI \u2248 0,83, RMSEA \u2248 0,09).<\/li>\n<li><strong>Mod\u00e8le th\u00e9orique \u00e0 quatre facteurs distincts :<\/strong> ajustement optimal valid\u00e9 par l&rsquo;ensemble des indicateurs de r\u00e9f\u00e9rence (\u03c7\u00b2\/df = 1,85, CFI = 0,95, TLI = 0,94, RMSEA = 0,048 [IC 90 %: 0,039 &#8211; 0,057], SRMR = 0,043).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces r\u00e9sultats statistiques confirment sans ambigu\u00eft\u00e9 que les travailleurs diff\u00e9rencient conceptuellement et empiriquement les quatre cibles organisationnelles de la confiance.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Nom du test :<\/strong> \u00c9chelles de confiance organisationnelle (<em>Organizational Trust Scales<\/em> \u2013 OTS).<\/li>\n<li><strong>Auteur :<\/strong> K. Dow Scott (1981).<\/li>\n<li><strong>Format d&rsquo;administration :<\/strong> Questionnaire d&rsquo;auto-\u00e9valuation individuel (papier-crayon ou support informatis\u00e9\/en ligne).<\/li>\n<li><strong>Nombre total d&rsquo;items :<\/strong> 17 items.<\/li>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelles :<\/strong>\n<ul>\n<li>Confiance envers le superviseur (<em>Trust in Supervisor<\/em>) : 5 items.<\/li>\n<li>Confiance envers les pairs (<em>Trust in Peers<\/em>) : 4 items.<\/li>\n<li>Confiance envers la haute direction (<em>Trust in Upper Management<\/em>) : 4 items.<\/li>\n<li>Confiance organisationnelle globale (<em>Organizational Trust<\/em>) : 4 items.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>\u00c9chelle de r\u00e9ponse :<\/strong> \u00c9chelle de Likert en 5 points :\n<ul>\n<li>1 = Pas du tout d&rsquo;accord (<em>Strongly Disagree<\/em>)<\/li>\n<li>2 = Pas d&rsquo;accord (<em>Disagree<\/em>)<\/li>\n<li>3 = Neutre (<em>Neutral<\/em>)<\/li>\n<li>4 = D&rsquo;accord (<em>Agree<\/em>)<\/li>\n<li>5 = Tout \u00e0 fait d&rsquo;accord (<em>Strongly Agree<\/em>)<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Cotation et scoring :<\/strong>\n<ul>\n<li>Les scores de chaque sous-\u00e9chelle sont obtenus en calculant la moyenne arithm\u00e9tique ou la somme des items correspondants.<\/li>\n<li><strong>Items invers\u00e9s (Reverse-scored items) :<\/strong> Certains \u00e9nonc\u00e9s formul\u00e9s n\u00e9gativement n\u00e9cessitent une inversion pr\u00e9alable du codage (1 devient 5, 2 devient 4, 3 reste 3, 4 devient 2, 5 devient 1) avant le calcul des scores : les items 10, 11, 13, 14 et 15.<\/li>\n<li>Un score \u00e9lev\u00e9 traduit un niveau \u00e9lev\u00e9 de confiance per\u00e7ue au sein de la dimension mesur\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Dur\u00e9e moyenne de passation :<\/strong> Environ 5 \u00e0 8 minutes.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &amp; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de publication princeps :<\/strong> 1981.<\/li>\n<li><strong>Statut des droits d&rsquo;auteur :<\/strong> Les items ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s initialement dans les actes de colloque de la <em>Southern Management Association<\/em> (Scott, 1981). L&rsquo;instrument est g\u00e9n\u00e9ralement accessible pour la recherche scientifique non commerciale et l&rsquo;usage acad\u00e9mique sans versement de redevances.<\/li>\n<li><strong>Conditions d&rsquo;utilisation :<\/strong> Les chercheurs acad\u00e9miques et les praticiens sont tenus de citer rigoureusement la publication originale de K. Dow Scott. Pour toute utilisation commerciale, int\u00e9gration dans des plateformes logicielles propri\u00e9taires de diagnostic d&rsquo;entreprise ou d\u00e9ploiement \u00e0 large \u00e9chelle avec mon\u00e9tisation, il convient de se rapprocher de l&rsquo;auteur ou des d\u00e9tenteurs l\u00e9gaux des actes afin de solliciter les autorisations contractuelles requises.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<ul>\n<li>Blau, P. M. (1964). <em>Exchange and power in social life<\/em>. John Wiley &amp; Sons. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.wiley.com\">https:\/\/www.wiley.com<\/a><\/li>\n<li>Edmondson, A. (1999). Psychological safety and learning behavior in work teams. <em>Administrative Science Quarterly<\/em>, 44(2), 350\u2013383. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.2307\/2666999\">https:\/\/doi.org\/10.2307\/2666999<\/a><\/li>\n<li>Homans, G. C. (1958). Social behavior as exchange. <em>American Journal of Sociology<\/em>, 63(6), 597\u2013606. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1086\/222355\">https:\/\/doi.org\/10.1086\/222355<\/a><\/li>\n<li>Kahn, W. A. (1990). Psychological conditions of personal engagement and disengagement at work. <em>Academy of Management Journal<\/em>, 33(4), 692\u2013724. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.5465\/256287\">https:\/\/doi.org\/10.5465\/256287<\/a><\/li>\n<li>Mayer, R. C., Davis, J. H., &amp; Schoorman, F. D. (1995). An integrative model of organizational trust. <em>Academy of Management Review<\/em>, 20(3), 709\u2013734. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.5465\/amr.1995.9508080332\">https:\/\/doi.org\/10.5465\/amr.1995.9508080332<\/a><\/li>\n<li>Nunnally, J. C. (1978). <em>Psychometric theory<\/em> (2nd ed.). McGraw-Hill.<\/li>\n<li>Rousseau, D. M., Sitkin, S. B., Burt, R. S., &amp; Camerer, C. (1998). Not so different after all: A cross-discipline view of trust. <em>Academy of Management Review<\/em>, 23(3), 393\u2013404. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.5465\/amr.1998.926617\">https:\/\/doi.org\/10.5465\/amr.1998.926617<\/a><\/li>\n<li>Scott, K. D. (1981). The development of four new organizational measures of trust. In D. Ray (Ed.), <em>The relationship between theory, research, and practice: An assessment of fundamental problems and their possible resolution<\/em> (pp. 107\u2013109). Southern Management Association.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:12px; margin:28px 0; overflow:hidden; box-shadow:0 4px 12px rgba(0,0,0,0.03);\">\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n    Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n  <\/div>\n<div class=\"wpt-scale-english-box\" style=\"direction:ltr; text-align:left; padding:20px 24px; font-family:-apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Helvetica, Arial, sans-serif; font-size:14.5px; color:#1e293b; line-height:1.7;\">\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">1<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">Trust in Supervisor (five items)<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">2<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">Trust in Peers (four items)<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">3<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">Trust in Upper Management (four items)<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">4<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">Organizational Trust (four items)<\/div>\n<\/div><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9couvrez l&rsquo;\u00e9chelle de confiance organisationnelle (OTS) d\u00e9velopp\u00e9e par K. 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