{"id":14799,"date":"2026-10-07T23:29:53","date_gmt":"2026-10-07T23:29:53","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/echelle-orientation-numerique-do\/"},"modified":"2026-10-07T23:29:53","modified_gmt":"2026-10-07T23:29:53","slug":"echelle-orientation-numerique-do","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=echelle-orientation-numerique-do","title":{"rendered":"\u00c9chelle d&rsquo;orientation num\u00e9rique (DO)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>\u00c9chelle d&rsquo;orientation num\u00e9rique<\/strong> (<em>Digital Orientation Scale<\/em>, DO), d\u00e9velopp\u00e9e et valid\u00e9e par Kindermann, Schmidt, Fengel et Strese (2024), constitue un instrument psychom\u00e9trique novateur con\u00e7u pour \u00e9valuer empiriquement la posture strat\u00e9gique et organisationnelle d&rsquo;une entreprise face \u00e0 la transformation num\u00e9rique. Alors que les recherches ant\u00e9rieures reposaient fr\u00e9quemment sur des proxies indirects, tels que l&rsquo;analyse textuelle de rapports annuels ou des indicateurs financiers secondaires, cette \u00e9chelle propose une mesure directe, d\u00e9clarative et standardis\u00e9e, administrable aupr\u00e8s des dirigeants et cadres strat\u00e9giques. Con\u00e7ue comme un construit de second ordre de nature r\u00e9flective, l&rsquo;\u00e9chelle comprend 16 items r\u00e9partis de mani\u00e8re \u00e9quilibr\u00e9e au sein de quatre dimensions fondamentales : l&rsquo;\u00e9tendue des technologies num\u00e9riques (<em>Digital Technology Scope<\/em>), les comp\u00e9tences num\u00e9riques internes (<em>Digital Capabilities<\/em>), la coordination au sein de l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me num\u00e9rique (<em>Digital Ecosystem Coordination<\/em>) et la configuration de l&rsquo;architecture organisationnelle et informatique (<em>Digital Architecture Configuration<\/em>).<\/p>\n<p>Chaque item est \u00e9valu\u00e9 sur une \u00e9chelle de Likert en 7 points allant de 1 (\u00ab Pas du tout d&rsquo;accord \u00bb) \u00e0 7 (\u00ab Tout \u00e0 fait d&rsquo;accord \u00bb). La validation psychom\u00e9trique a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9e sur un vaste \u00e9chantillon probabiliste de 1 488 dirigeants d&rsquo;entreprises allemandes op\u00e9rant dans des secteurs industriels et de services diversifi\u00e9s. Les analyses factorielles exploratoires et confirmatoires d\u00e9montrent des indices d&rsquo;ajustement exceptionnels (RMSEA &lt; 0,05 ; CFI &gt; 0,95 ; TLI &gt; 0,95) et confirment la structure hi\u00e9rarchique du construit. Les coefficients de fid\u00e9lit\u00e9 interne sont hautement satisfaisants, avec un alpha de Cronbach (&alpha;) et une fiabilit\u00e9 composite (CR) sup\u00e9rieurs \u00e0 0,85 pour l&rsquo;ensemble des dimensions de premier ordre et pour le construit global. De plus, l&rsquo;\u00e9chelle a d\u00e9montr\u00e9 une validit\u00e9 de crit\u00e8re robuste en pr\u00e9disant significativement la performance organisationnelle globale, l&rsquo;innovation de mod\u00e8le d&rsquo;affaires et l&rsquo;agilit\u00e9 strat\u00e9gique.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>Orientation num\u00e9rique, transformation digitale, psychom\u00e9trie organisationnelle, architecture organisationnelle, \u00e9cosyst\u00e8mes d&rsquo;affaires, capacit\u00e9s dynamiques, performance de l&rsquo;entreprise, \u00e9chelle de mesure, strat\u00e9gie d&rsquo;entreprise, mod\u00e9lisation par \u00e9quations structurelles, innovation technologique, validit\u00e9 de construit.<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e et valid\u00e9e par une \u00e9quipe de chercheurs en gestion strat\u00e9gique et en syst\u00e8mes d&rsquo;information :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Bastian Kindermann<\/strong> : Technische Universit\u00e4t Dortmund, Facult\u00e9 d&rsquo;\u00e9conomie et de gestion, Chaire de gestion de l&rsquo;innovation, Dortmund, Allemagne. Chercheur sp\u00e9cialis\u00e9 dans les dynamiques de digitalisation et l&rsquo;orientation strat\u00e9gique des organisations.<\/li>\n<li><strong>Christian V. H. Schmidt<\/strong> : RWTH Aachen University, TIME Research Area, School of Business and Economics, Aix-la-Chapelle, Allemagne. Travaille sur l&rsquo;entrepreneuriat technologique et la gouvernance num\u00e9rique.<\/li>\n<li><strong>Fabian Fengel<\/strong> : Technische Universit\u00e4t Dortmund, Facult\u00e9 d&rsquo;\u00e9conomie et de gestion, Dortmund, Allemagne. Sp\u00e9cialiste de l&rsquo;analyse quantitative et du management strat\u00e9gique.<\/li>\n<li><strong>Steffen Strese<\/strong> : Technische Universit\u00e4t Dortmund, Chaire de gestion de l&rsquo;innovation, Dortmund, Allemagne. Professeur et directeur de recherche en management de l&rsquo;innovation, strat\u00e9gie d&rsquo;entreprise et entrepreneuriat organisationnel. Courriel acad\u00e9mique : steffen.strese@tu-dortmund.de.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>Le d\u00e9ploiement des technologies num\u00e9riques a profond\u00e9ment red\u00e9fini l&rsquo;environnement concurrentiel mondial, exigeant des entreprises qu&rsquo;elles repensent leurs mod\u00e8les d&rsquo;affaires, leurs comp\u00e9tences internes et leurs interactions avec l&rsquo;environnement ext\u00e9rieur. Cependant, sur le plan m\u00e9thodologique, la litt\u00e9rature en gestion strat\u00e9gique et en <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Syst%C3%A8me_d%27information\">syst\u00e8mes d&rsquo;information<\/a> souffrait d&rsquo;un manque d&rsquo;instruments d&rsquo;enqu\u00eate valid\u00e9s permettant de capturer l&rsquo;orientation num\u00e9rique comme une orientation strat\u00e9gique holistique. Jusqu&rsquo;\u00e0 r\u00e9cemment, les chercheurs recouraient majoritairement \u00e0 des approches bas\u00e9es sur des donn\u00e9es secondaires, telles que l&rsquo;analyse textuelle assist\u00e9e par ordinateur (CITA) des lettres aux actionnaires ou les d\u00e9penses en technologies de l&rsquo;information (TI). Bien qu&rsquo;utiles, ces m\u00e9thodes pr\u00e9sentent des limites inh\u00e9rentes : elles mesurent souvent des intentions rh\u00e9toriques plut\u00f4t que des pratiques effectives et ne permettent pas de sonder les dynamiques internes des entreprises non cot\u00e9es en bourse ou des petites et moyennes entreprises (PME).<\/p>\n<p>L&rsquo;<strong>\u00c9chelle d&rsquo;orientation num\u00e9rique (DO)<\/strong> a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue pour combler cette lacune fondamentale en fournissant un outil psychom\u00e9trique rigoureux destin\u00e9 \u00e0 mesurer le degr\u00e9 auquel une entreprise s&rsquo;oriente proactivement vers la transformation num\u00e9rique dans l&rsquo;ensemble de ses fonctions. L&rsquo;objectif premier de l&rsquo;instrument est de quantifier la disposition strat\u00e9gique d&rsquo;une organisation \u00e0 mobiliser, int\u00e9grer et orchestrer les technologies num\u00e9riques \u00e0 travers quatre piliers interd\u00e9pendants : le portefeuille de produits, le capital humain, les r\u00e9seaux de collaboration externes et les infrastructures organisationnelles internes.<\/p>\n<p>Dans le domaine de la recherche acad\u00e9mique, cette \u00e9chelle permet d&rsquo;\u00e9tudier avec pr\u00e9cision les ant\u00e9c\u00e9dents organisationnels et environnementaux de l&rsquo;orientation num\u00e9rique, ainsi que ses cons\u00e9quences directes et mod\u00e9ratrices sur la performance financi\u00e8re, la r\u00e9silience organisationnelle et l&rsquo;innovation de rupture. Sur le plan pratique et manag\u00e9rial, l&rsquo;outil offre aux comit\u00e9s de direction et aux consultants un cadre de diagnostic complet. Il permet d&rsquo;identifier les d\u00e9s\u00e9quilibres strat\u00e9giques au sein de l&rsquo;entreprise, par exemple lorsqu&rsquo;une organisation investit massivement dans des outils technologiques de pointe sans d\u00e9velopper parall\u00e8lement les comp\u00e9tences de ses employ\u00e9s ou sans adapter la flexibilit\u00e9 de ses processus organisationnels.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Dans la perspective de la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Psychom%C3%A9trie\">psychom\u00e9trie<\/a> organisationnelle, l&rsquo;orientation num\u00e9rique est conceptualis\u00e9e comme un <em>construit de second ordre r\u00e9flectif<\/em>. Cela implique que l&rsquo;orientation num\u00e9rique globale se manifeste \u00e0 travers quatre dimensions fondamentales corr\u00e9l\u00e9es, chacune refl\u00e9tant une facette indispensable de la posture technologique et strat\u00e9gique de l&rsquo;entreprise :<\/p>\n<h3>1. \u00c9tendue des technologies num\u00e9riques (Digital Technology Scope)<\/h3>\n<p>Cette dimension \u00e9value le degr\u00e9 auquel l&rsquo;entreprise d\u00e9ploie et int\u00e8gre les technologies num\u00e9riques au c\u0153ur m\u00eame de son offre marchande. Elle ne mesure pas seulement l&rsquo;adoption passive d&rsquo;outils informatiques, mais la volont\u00e9 d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e d&rsquo;enrichir, d&rsquo;\u00e9tendre et de renouveler le portefeuille de produits et services via le digital. Par exemple, une entreprise industrielle qui passe de la simple vente de machines physiques \u00e0 la fourniture de solutions connect\u00e9es int\u00e9grant l&rsquo;Internet des objets (IoT), l&rsquo;analyse pr\u00e9dictive et des mod\u00e8les d&rsquo;affaires bas\u00e9s sur l&rsquo;abonnement manifeste une \u00e9tendue technologique num\u00e9rique \u00e9lev\u00e9e. Les items de cette sous-\u00e9chelle ciblent la cr\u00e9ation de valeur num\u00e9rique directe et l&rsquo;\u00e9mergence de nouveaux mod\u00e8les d&rsquo;affaires.<\/p>\n<h3>2. Comp\u00e9tences num\u00e9riques (Digital Capabilities)<\/h3>\n<p>Cette composante capture le capital humain et les comp\u00e9tences op\u00e9rationnelles des employ\u00e9s relatives aux outils num\u00e9riques. Une orientation strat\u00e9gique ne peut se concr\u00e9tiser sans une main-d&rsquo;\u0153uvre capable d&rsquo;exploiter efficacement les syst\u00e8mes technologiques. Cette sous-\u00e9chelle mesure la ma\u00eetrise quotidienne des outils num\u00e9riques par les collaborateurs, ainsi que l&rsquo;engagement proactif de l&rsquo;entreprise dans le d\u00e9veloppement continu des comp\u00e9tences \u00e0 travers la formation et la mise \u00e0 niveau technique. Elle \u00e9value si les employ\u00e9s disposent des ressources cognitives et techniques n\u00e9cessaires pour s&rsquo;adapter rapidement aux \u00e9volutions des technologies de rupture.<\/p>\n<h3>3. Coordination de l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me num\u00e9rique (Digital Ecosystem Coordination)<\/h3>\n<p>La transformation num\u00e9rique transcende les fronti\u00e8res organisationnelles traditionnelles. Cette dimension quantifie la capacit\u00e9 de l&rsquo;entreprise \u00e0 collaborer, s&rsquo;aligner et co-cr\u00e9er de la valeur au sein de r\u00e9seaux d&rsquo;affaires et d&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8mes num\u00e9riques complexes. Elle examine la mani\u00e8re dont l&rsquo;organisation b\u00e2tit des partenariats strat\u00e9giques avec des fournisseurs de logiciels, des plateformes en ligne, des startups et d&rsquo;autres acteurs externes, et comment elle synchronise ses strat\u00e9gies num\u00e9riques avec celles de ses partenaires pour g\u00e9n\u00e9rer des synergies relationnelles.<\/p>\n<h3>4. Configuration de l&rsquo;architecture num\u00e9rique (Digital Architecture Configuration)<\/h3>\n<p>La quatri\u00e8me dimension porte sur la flexibilit\u00e9 interne, tant sur le plan structurel qu&rsquo;infrastructurel. Elle mesure l&rsquo;aptitude de l&rsquo;organisation \u00e0 reconfigurer son architecture globale, ses processus de travail et son infrastructure informatique afin de fluidifier l&rsquo;int\u00e9gration technologique. Une organisation dot\u00e9e d&rsquo;une forte configuration de son architecture num\u00e9rique \u00e9vite les silos d\u00e9partementaux rigides et les syst\u00e8mes patrimoniaux obsol\u00e8tes, favorisant des processus d\u00e9cisionnels agiles et une infrastructure informatique modulable capable de soutenir des initiatives num\u00e9riques dynamiques.<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9laboration de l&rsquo;\u00e9chelle d&rsquo;orientation num\u00e9rique s&rsquo;inscrit au carrefour de trois courants th\u00e9oriques majeurs de la gestion strat\u00e9gique et du comportement organisationnel :<\/p>\n<h3>La th\u00e9orie des orientations strat\u00e9giques<\/h3>\n<p>Le cadre th\u00e9orique puise ses fondements conceptuels dans les travaux s\u00e9minaux sur les orientations strat\u00e9giques de l&rsquo;entreprise, notamment l&rsquo;orientation march\u00e9 de Kohli et Jaworski (1990) ainsi que de Narver et Slater (1990), et l&rsquo;orientation entrepreneuriale conceptualis\u00e9e par Miller (1983) et d\u00e9velopp\u00e9e par Covin et Slevin (1989). Dans cette tradition, une orientation strat\u00e9gique repr\u00e9sente les principes directeurs, les valeurs partag\u00e9es et les sch\u00e9mas d\u00e9cisionnels qui guident les actions d&rsquo;une firme et fa\u00e7onnent ses interactions avec son march\u00e9. Kindermann et ses coll\u00e8gues (2024) \u00e9tendent cette perspective au domaine num\u00e9rique en conceptualisant l&rsquo;orientation num\u00e9rique comme une philosophie manag\u00e9riale transversale dictant la mani\u00e8re dont une organisation per\u00e7oit et exploite le potentiel des technologies digitales.<\/p>\n<h3>La th\u00e9orie des capacit\u00e9s dynamiques (Dynamic Capabilities Perspective)<\/h3>\n<p>La th\u00e9orie des <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Capacit%C3%A9s_dynamiques\">capacit\u00e9s dynamiques<\/a>, initi\u00e9e par David Teece, Gary Pisano et Amy Shuen (1997) et enrichie par Eisenhardt et Martin (2000), fournit le socle explicatif des m\u00e9canismes de transformation sous-jacents \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle. Selon cette approche, l&rsquo;avantage concurrentiel durable r\u00e9side dans l&rsquo;aptitude d&rsquo;une organisation \u00e0 \u00ab ressentir \u00bb (<em>sense<\/em>), \u00ab saisir \u00bb (<em>seize<\/em>) et \u00ab transformer \u00bb (<em>transform<\/em>) ses ressources face \u00e0 des environnements hautement volatiles. L&rsquo;\u00e9chelle op\u00e9rationnalise ces concepts : la d\u00e9tection des opportunit\u00e9s technologiques se refl\u00e8te dans l&rsquo;\u00e9tendue des technologies, la saisie des opportunit\u00e9s s&rsquo;appuie sur les comp\u00e9tences des employ\u00e9s et la coordination d&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me, tandis que la reconfiguration continue se mat\u00e9rialise dans l&rsquo;architecture organisationnelle.<\/p>\n<h3>La perspective fond\u00e9e sur les ressources (Resource-Based View &#8211; RBV)<\/h3>\n<p>Enfin, la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Th%C3%A9orie_des_ressources\">th\u00e9orie des ressources<\/a> formul\u00e9e par Jay Barney (1991) postule que des ressources organisationnelles pr\u00e9cieuses, rares, inimitables et non substituables (crit\u00e8res VRIO) procurent une rente concurrentielle. Dans le cadre de l&rsquo;\u00e9chelle DO, les technologies num\u00e9riques prises isol\u00e9ment ne constituent pas un avantage durable puisqu&rsquo;elles peuvent \u00eatre acquises sur le march\u00e9. En revanche, l&rsquo;enchev\u00eatrement synergique de ces technologies avec des comp\u00e9tences humaines avanc\u00e9es, des relations d&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me ancr\u00e9es et une architecture interne adaptable forme un faisceau de ressources complexe et difficilement imitable par les rivaux.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9valuation psychom\u00e9trique de l&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;orientation num\u00e9rique a fait l&rsquo;objet d&rsquo;une validation rigoureuse reposant sur des protocoles quantitatifs et qualitatifs pouss\u00e9s :<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de contenu et validit\u00e9 faciale<\/h3>\n<p>La phase initiale de d\u00e9veloppement a comport\u00e9 une revue syst\u00e9matique de la litt\u00e9rature coupl\u00e9e \u00e0 des entretiens approfondis avec des experts du domaine acad\u00e9mique et des directeurs des syst\u00e8mes d&rsquo;information (DSI). Un panel d&rsquo;experts ind\u00e9pendants a \u00e9valu\u00e9 la pertinence, la clart\u00e9 et la repr\u00e9sentativit\u00e9 d&rsquo;un ensemble pr\u00e9liminaire d&rsquo;items, permettant de raffiner le libell\u00e9 des \u00e9nonc\u00e9s et de s&rsquo;assurer que chaque domaine conceptuel \u00e9tait repr\u00e9sent\u00e9 de mani\u00e8re exhaustive et non redondante.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente<\/h3>\n<p>Sur l&rsquo;\u00e9chantillon empirique de 1 488 cadres dirigeants allemands, la validit\u00e9 convergente a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e au moyen de la mod\u00e9lisation par \u00e9quations structurelles (SEM). Toutes les saturations factorielles standardis\u00e9es (&lambda;) des 16 items d\u00e9passent largement le seuil recommand\u00e9 de 0,70 (variant entre 0,75 et 0,89, toutes significatives \u00e0 <em>p<\/em> &lt; 0,001). La variance moyenne extraite (AVE &#8211; <em>Average Variance Extracted<\/em>) pour chacune des quatre dimensions de premier ordre exc\u00e8de confortablement le seuil de 0,50 pr\u00e9conis\u00e9 par Fornell et Larcker (1981), oscillant entre 0,62 et 0,74. Au niveau du mod\u00e8le de second ordre, les saturations des quatre facteurs sur le construit global d&rsquo;orientation num\u00e9rique sont \u00e9galement tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9es (sup\u00e9rieures \u00e0 0,78).<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 discriminante<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 discriminante a \u00e9t\u00e9 rigoureusement attest\u00e9e selon deux crit\u00e8res distincts :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Crit\u00e8re de Fornell-Larcker :<\/strong> La racine carr\u00e9e de l&rsquo;AVE pour chaque dimension est strictement sup\u00e9rieure aux corr\u00e9lations bivari\u00e9es entre ladite dimension et l&rsquo;ensemble des autres dimensions du mod\u00e8le.<\/li>\n<li><strong>Ratio H\u00e9t\u00e9rotrait-Monotrait (HTMT) :<\/strong> Toutes les valeurs du ratio HTMT entre les paires de construits sont inf\u00e9rieures au seuil conservateur de 0,85 (Henseler et al., 2015), garantissant l&rsquo;ind\u00e9pendance empirique des dimensions mesur\u00e9es.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Validit\u00e9 nomologique et pr\u00e9dictive<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 de crit\u00e8re (pr\u00e9dictive et concurrente) a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e en reliant le score d&rsquo;orientation num\u00e9rique \u00e0 des variables organisationnelles cl\u00e9s. Les r\u00e9sultats confirment que l&rsquo;orientation num\u00e9rique exerce une influence positive et statistiquement significative sur la performance financi\u00e8re et non financi\u00e8re de l&rsquo;entreprise (&beta; = 0,34, <em>p<\/em> &lt; 0,001), sur l&rsquo;innovation de mod\u00e8le d&rsquo;affaires (&beta; = 0,42, <em>p<\/em> &lt; 0,001) et sur la flexibilit\u00e9 strat\u00e9gique per\u00e7ue. Ces r\u00e9sultats confirment la robustesse nomologique de l&rsquo;instrument.<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument a \u00e9t\u00e9 v\u00e9rifi\u00e9e \u00e0 l&rsquo;aide de plusieurs indicateurs statistiques reconnus :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Coh\u00e9rence interne :<\/strong> L&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Alpha_de_Cronbach\">alpha de Cronbach<\/a> (&alpha;) d\u00e9passe largement le seuil conventionnel de 0,70 pour l&rsquo;ensemble des \u00e9chelles. Pour les sous-\u00e9chelles individuelles, les coefficients se r\u00e9partissent comme suit : \u00c9tendue des technologies num\u00e9riques (&alpha; = 0,88), Comp\u00e9tences num\u00e9riques (&alpha; = 0,87), Coordination de l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me num\u00e9rique (&alpha; = 0,89) et Configuration de l&rsquo;architecture num\u00e9rique (&alpha; = 0,86). L&rsquo;alpha de l&rsquo;\u00e9chelle globale de 16 items est sup\u00e9rieur \u00e0 0,93.<\/li>\n<li><strong>Fiabilit\u00e9 composite (Composite Reliability &#8211; CR) :<\/strong> Les valeurs de CR, consid\u00e9r\u00e9es comme plus fiables que l&rsquo;alpha dans les mod\u00e8les SEM, oscillent entre 0,87 et 0,91 pour les quatre dimensions, attestant d&rsquo;une excellente consistance interne des mesures.<\/li>\n<li><strong>Fid\u00e9lit\u00e9 de mesure globale :<\/strong> L&rsquo;analyse des corr\u00e9lations item-total corrig\u00e9es a montr\u00e9 que chaque item pr\u00e9sente une corr\u00e9lation sup\u00e9rieure \u00e0 0,60 avec le score de sa sous-\u00e9chelle respective, sans qu&rsquo;aucun item ne vienne d\u00e9grader la fiabilit\u00e9 globale s&rsquo;il \u00e9tait retir\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>La configuration factorielle de l&rsquo;\u00e9chelle d&rsquo;orientation num\u00e9rique a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie selon un protocole rigoureux en deux \u00e9tapes, combinant une analyse factorielle exploratoire (AFE) sur un sous-\u00e9chantillon de calibration, suivie d&rsquo;une analyse factorielle confirmatoire (AFC) sur un \u00e9chantillon de validation crois\u00e9e.<\/p>\n<h3>Analyse factorielle exploratoire (AFE)<\/h3>\n<p>L&rsquo;AFE, ex\u00e9cut\u00e9e avec une m\u00e9thode d&rsquo;extraction en axes principaux et une rotation oblique Promax (en raison des intercorr\u00e9lations th\u00e9oriques attendues entre dimensions), a extrait sans \u00e9quivoque quatre facteurs propres pr\u00e9sentant des valeurs propres (<em>eigenvalues<\/em>) sup\u00e9rieures \u00e0 1,0 (crit\u00e8re de Kaiser). L&rsquo;indice KMO (Kaiser-Meyer-Olkin) de 0,94 et le test de sph\u00e9ricit\u00e9 de Bartlett hautement significatif (&chi;&sup2; = 11 428,52, <em>p<\/em> &lt; 0,0001) ont confirm\u00e9 l&rsquo;excellente ad\u00e9quation des donn\u00e9es \u00e0 la factorisation. Aucun ph\u00e9nom\u00e8ne de saturation crois\u00e9e substantielle (&gt; 0,30 sur un facteur secondaire) n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9.<\/p>\n<h3>Analyse factorielle confirmatoire (AFC)<\/h3>\n<p>L&rsquo;AFC a test\u00e9 la structure hi\u00e9rarchique de second ordre sp\u00e9cifi\u00e9e dans l&rsquo;\u00e9tude originale. Les indices statistiques d\u00e9montrent un ajustement remarquable du mod\u00e8le aux donn\u00e9es empiriques :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>&chi;&sup2; \/ dl (Chi-deux norm\u00e9) :<\/strong> 2,41 (inf\u00e9rieur au seuil classique de 3,0).<\/li>\n<li><strong>CFI (Comparative Fit Index) :<\/strong> 0,968 (largement sup\u00e9rieur au seuil de 0,95).<\/li>\n<li><strong>TLI (Tucker-Lewis Index) :<\/strong> 0,961 (d\u00e9passant le standard de 0,95).<\/li>\n<li><strong>RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) :<\/strong> 0,038 (avec un intervalle de confiance \u00e0 90 % compris entre 0,032 et 0,044), confirmant une erreur r\u00e9siduelle minime.<\/li>\n<li><strong>SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) :<\/strong> 0,032 (tr\u00e8s inf\u00e9rieur \u00e0 la borne sup\u00e9rieure de 0,08).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le mod\u00e8le hi\u00e9rarchique de second ordre s&rsquo;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 sup\u00e9rieur de mani\u00e8re significative aux mod\u00e8les alternatifs \u00e0 facteur unique (mod\u00e8le de Harman) ou \u00e0 facteurs ind\u00e9pendants non corr\u00e9l\u00e9s, corroborant l&rsquo;architecture conceptuelle unifi\u00e9e de l&rsquo;orientation num\u00e9rique.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Type d&rsquo;instrument :<\/strong> Questionnaire psychom\u00e9trique d&rsquo;auto-\u00e9valuation organisationnelle (enqu\u00eate manag\u00e9riale).<\/li>\n<li><strong>Format d&rsquo;administration :<\/strong> En ligne (auto-administr\u00e9 sur plateforme Web) ou sur questionnaire papier standardis\u00e9.<\/li>\n<li><strong>Population cible :<\/strong> Cadres sup\u00e9rieurs, membres de la direction g\u00e9n\u00e9rale (CEO, CIO, CDO, CTO) et responsables de la strat\u00e9gie d&rsquo;entreprise.<\/li>\n<li><strong>Nombre d&rsquo;items :<\/strong> 16 items au total, r\u00e9partis en 4 dimensions de 4 items chacune.<\/li>\n<li><strong>\u00c9chelle de r\u00e9ponse :<\/strong> \u00c9chelle de Likert en 7 points (1 = Strongly disagree \/ Pas du tout d&rsquo;accord, \u00e0 7 = Strongly agree \/ Tout \u00e0 fait d&rsquo;accord).<\/li>\n<li><strong>Structure des sous-\u00e9chelles :<\/strong>\n<ul>\n<li><em>Digital Technology Scope<\/em> (Items 1 \u00e0 4)<\/li>\n<li><em>Digital Capabilities<\/em> (Items 5 \u00e0 8)<\/li>\n<li><em>Digital Ecosystem Coordination<\/em> (Items 9 \u00e0 12)<\/li>\n<li><em>Digital Architecture Configuration<\/em> (Items 13 \u00e0 16)<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Cotation et calcul des scores :<\/strong>\n<ul>\n<li>Aucun item invers\u00e9. Tous les \u00e9nonc\u00e9s sont orient\u00e9s positivement.<\/li>\n<li>Calcul des scores de sous-\u00e9chelles : moyenne arithm\u00e9tique des 4 items composant chaque dimension (score de 1 \u00e0 7).<\/li>\n<li>Calcul du score global d&rsquo;orientation num\u00e9rique : moyenne des scores des quatre dimensions ou estimation du score factoriel de second ordre issu d&rsquo;un mod\u00e8le d&rsquo;\u00e9quations structurelles.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &#038; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de publication :<\/strong> 2024.<\/li>\n<li><strong>Auteurs et ayant-droits :<\/strong> Bastian Kindermann, Christian V. H. Schmidt, Fabian Fengel et Steffen Strese.<\/li>\n<li><strong>Statut d&rsquo;acc\u00e8s :<\/strong> Libre d&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 des fins de recherche acad\u00e9mique et d&rsquo;enseignement (Open Access sous licence acad\u00e9mique selon les termes de la revue <em>Journal of Business Research<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Tarification :<\/strong> Gratuit pour une utilisation non commerciale et scientifique. Toute utilisation commerciale, d&rsquo;audit ou de conseil doit respecter les dispositions l\u00e9gales du droit d&rsquo;auteur d&rsquo;Elsevier et des auteurs originaux.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<p>Les sources bibliographiques suivantes constituent les fondements th\u00e9oriques et m\u00e9thodologiques de l&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;orientation num\u00e9rique :<\/p>\n<ul>\n<li>Barney, J. (1991). Firm resources and sustained competitive advantage. <em>Journal of Management<\/em>, 17(1), 99-120. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1177\/014920639101700108\">https:\/\/doi.org\/10.1177\/014920639101700108<\/a><\/li>\n<li>Covin, J. G., &amp; Slevin, D. P. (1989). Strategic management of small firms in hostile and benign environments. <em>Strategic Management Journal<\/em>, 10(1), 75-87. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1002\/smj.4250100107\">https:\/\/doi.org\/10.1002\/smj.4250100107<\/a><\/li>\n<li>Eisenhardt, K. M., &amp; Martin, J. A. (2000). Dynamic capabilities: What are they? <em>Strategic Management Journal<\/em>, 21(10-11), 1105-1121. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1002\/1097-0266(200010\/11)21:10\/11%3C1105::AID-SMJ133%3E3.0.CO;2-E\">https:\/\/doi.org\/10.1002\/1097-0266(200010\/11)21:10\/11&lt;1105::AID-SMJ133&gt;3.0.CO;2-E<\/a><\/li>\n<li>Fornell, C., &amp; Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. <em>Journal of Marketing Research<\/em>, 18(1), 39-50. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1177\/002224378101800104\">https:\/\/doi.org\/10.1177\/002224378101800104<\/a><\/li>\n<li>Henseler, J., Ringle, C. M., &amp; Sarstedt, M. (2015). A new criterion for assessing discriminant validity in variance-based structural equation modeling. <em>Journal of the Academy of Marketing Science<\/em>, 43(1), 115-135. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1007\/s11747-014-0403-8\">https:\/\/doi.org\/10.1007\/s11747-014-0403-8<\/a><\/li>\n<li>Kindermann, B., Schmidt, C. V. H., Fengel, F., &amp; Strese, S. (2024). Expanding the boundaries of digital orientation research: Scale development and validation. <em>Journal of Business Research<\/em>, 185, 114895. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.jbusres.2024.114895\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.jbusres.2024.114895<\/a><\/li>\n<li>Kohli, A. K., &amp; Jaworski, B. J. (1990). Market orientation: The construct, research propositions, and managerial implications. <em>Journal of Marketing<\/em>, 54(2), 1-18. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1177\/002224299005400201\">https:\/\/doi.org\/10.1177\/002224299005400201<\/a><\/li>\n<li>Miller, D. (1983). The correlates of entrepreneurship in three types of firms. <em>Management Science<\/em>, 29(7), 770-791. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1287\/mnsc.29.7.770\">https:\/\/doi.org\/10.1287\/mnsc.29.7.770<\/a><\/li>\n<li>Narver, J. C., &amp; Slater, S. F. (1990). The effect of a market orientation on business profitability. <em>Journal of Marketing<\/em>, 54(4), 20-35. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1177\/002224299005400403\">https:\/\/doi.org\/10.1177\/002224299005400403<\/a><\/li>\n<li>Teece, D. J., Pisano, G., &amp; Shuen, A. (1997). Dynamic capabilities and strategic management. <em>Strategic Management Journal<\/em>, 18(7), 509-533. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1002\/(SICI)1097-0266(199708)18:7%3C509::AID-SMJ882%3E3.0.CO;2-Z\">https:\/\/doi.org\/10.1002\/(SICI)1097-0266(199708)18:7&lt;509::AID-SMJ882&gt;3.0.CO;2-Z<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p><strong>Response Scale:<\/strong> 7-point Likert scale (1 = Strongly disagree to 7 = Strongly agree)<\/p>\n<ol>\n<li>Our firm integrates digital technologies into our products and services.<\/li>\n<li>Our firm leverages digital technologies to enhance our core offerings.<\/li>\n<li>Our firm expands our portfolio of products and services through digital technologies.<\/li>\n<li>Our firm uses digital technologies to create new digital business models.<\/li>\n<li>Our employees have the necessary skills to effectively work with digital technologies.<\/li>\n<li>Our firm continuously develops the digital competencies of its workforce.<\/li>\n<li>Our employees are proficient in using digital tools and systems in their daily tasks.<\/li>\n<li>Our firm actively trains employees to keep up with digital technological advancements.<\/li>\n<li>Our firm coordinates effectively with external partners within digital ecosystems.<\/li>\n<li>Our firm builds strong partnerships to co-create digital solutions.<\/li>\n<li>Our firm actively collaborates with external actors in digital business networks.<\/li>\n<li>Our firm aligns its digital strategies with partner organizations in the ecosystem.<\/li>\n<li>Our firm adapts its organizational architecture to facilitate digital transformation.<\/li>\n<li>Our firm designs flexible internal processes to integrate new digital technologies.<\/li>\n<li>Our firm aligns its organizational structure with the requirements of digital operations.<\/li>\n<li>Our firm configures its IT infrastructure to support dynamic digital initiatives.<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;orientation num\u00e9rique (Digital Orientation Scale, DO) mesure l&rsquo;orientation strat\u00e9gique d&rsquo;une entreprise vers la transformation num\u00e9rique \u00e0 travers quatre dimensions r\u00e9flectives : \u00e9tendue technologique, comp\u00e9tences, \u00e9cosyst\u00e8me et architecture.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[10907,2796,2505],"tags":[19306,113,19462,23051,23049,19549,23050],"class_list":["post-14799","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-management-strategique","category-psychometrie-organisationnelle","category-systemes-dinformation","tag-capacites-dynamiques","tag-echelle-psychometrique","tag-gestion-de-linnovation","tag-kindermann","tag-orientation-numerique","tag-strategie-dentreprise","tag-transformation-digitale"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/14799","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=14799"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/14799\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=14799"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=14799"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=14799"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}