{"id":14694,"date":"2026-10-07T21:03:50","date_gmt":"2026-10-07T21:03:50","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/echelle-auto-stigmatisation-recherche-aide-ssosh\/"},"modified":"2026-10-07T21:03:50","modified_gmt":"2026-10-07T21:03:50","slug":"echelle-auto-stigmatisation-recherche-aide-ssosh","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=echelle-auto-stigmatisation-recherche-aide-ssosh","title":{"rendered":"\u00c9chelle d&rsquo;auto-stigmatisation li\u00e9e \u00e0 la recherche d&rsquo;aide (SSOSH)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>\u00c9chelle d&rsquo;auto-stigmatisation li\u00e9e \u00e0 la recherche d&rsquo;aide<\/strong> (<em>Self-Stigma of Seeking Help scale<\/em>, ou <strong>SSOSH<\/strong>) est un instrument psychom\u00e9trique de r\u00e9f\u00e9rence d\u00e9velopp\u00e9 par David L. Vogel, Nathaniel G. Wade et Shawn Haake en 2006. Con\u00e7ue pour \u00e9valuer sp\u00e9cifiquement la perte per\u00e7ue d&rsquo;estime de soi et de confiance en soi qu&rsquo;un individu anticipe s&rsquo;il venait \u00e0 solliciter l&rsquo;aide d&rsquo;un professionnel de la sant\u00e9 mentale, la SSOSH r\u00e9pond \u00e0 un besoin crucial en <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Psychologie_clinique\">psychologie clinique<\/a> et en psychologie du conseil. Compos\u00e9e de 10 items \u00e9valu\u00e9s sur une \u00e9chelle de Likert en 5 points allant de 1 (\u00ab fortement en d\u00e9saccord \u00bb) \u00e0 5 (\u00ab fortement d&rsquo;accord \u00bb), l&rsquo;\u00e9chelle mesure une structure unidimensionnelle robuste de l&rsquo;auto-stigmatisation (<em>self-stigma<\/em>).<\/p>\n<p>Sur le plan psychom\u00e9trique, la SSOSH pr\u00e9sente d&rsquo;excellentes qualit\u00e9s de fid\u00e9lit\u00e9 et de validit\u00e9. Dans les \u00e9tudes princeps et les r\u00e9plications ult\u00e9rieures, la coh\u00e9rence interne mesur\u00e9e par le coefficient <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Alpha_de_Cronbach\">alpha de Cronbach<\/a> oscille g\u00e9n\u00e9ralement entre 0,86 et 0,91, et la stabilit\u00e9 temporelle par test-retest \u00e0 deux mois atteint <em>r<\/em> = 0,72. L&rsquo;analyse factorielle confirmatoire corrobore de mani\u00e8re syst\u00e9matique un mod\u00e8le unifactoriel, bien que cinq items invers\u00e9s requi\u00e8rent une attention m\u00e9thodologique particuli\u00e8re lors de la cotation. La validit\u00e9 convergente et discriminante est solidement \u00e9tablie : l&rsquo;auto-stigmatisation mesur\u00e9e par la SSOSH se distingue nettement du stigmate public per\u00e7u (<em>public stigma<\/em>), des attitudes g\u00e9n\u00e9rales envers la psychoth\u00e9rapie et de la d\u00e9tresse psychologique globale. En outre, la validit\u00e9 pr\u00e9dictive d\u00e9montre que le score \u00e0 la SSOSH constitue le pr\u00e9dicteur proximal le plus robuste du refus ou de l&rsquo;\u00e9vitement de la consultation psychologique, jouant un r\u00f4le m\u00e9diateur fondamental entre les pressions sociales externes et la prise de d\u00e9cision th\u00e9rapeutique individuelle.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>Auto-stigmatisation, recherche d&rsquo;aide psychologique, SSOSH, David L. Vogel, psychom\u00e9trie, stigmate social, sant\u00e9 mentale, psychoth\u00e9rapie, estime de soi, barri\u00e8res aux soins, attitudes envers la consultation, psychologie du conseil.<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e et valid\u00e9e par une \u00e9quipe de chercheurs du d\u00e9partement de psychologie de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.iastate.edu\/\">Iowa State University<\/a> (Ames, Iowa, \u00c9tats-Unis) :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>David L. Vogel, Ph.D.<\/strong> : Professeur \u00e9m\u00e9rite de psychologie \u00e0 l&rsquo;Iowa State University. Sp\u00e9cialiste reconnu internationalement des processus de stigmatisation en sant\u00e9 mentale, de la prise de d\u00e9cision th\u00e9rapeutique et des disparit\u00e9s d&rsquo;acc\u00e8s aux soins de sant\u00e9 psychologique. Courriel institutionnel : dvogel@iastate.edu.<\/li>\n<li><strong>Nathaniel G. Wade, Ph.D.<\/strong> : Professeur de psychologie et directeur de formation clinique \u00e0 l&rsquo;Iowa State University. Ses travaux portent sur les interventions de groupe, le pardon, les vertus th\u00e9rapeutiques et l&rsquo;int\u00e9gration des minorit\u00e9s dans les services de sant\u00e9 mentale.<\/li>\n<li><strong>Shawn Haake, M.S.<\/strong> : Chercheur associ\u00e9 et clinicien ayant collabor\u00e9 aux protocoles psychom\u00e9triques initiaux de validation au sein du d\u00e9partement de psychologie de l&rsquo;Iowa State University.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental de la <em>Self-Stigma of Seeking Help scale<\/em> (SSOSH) est d&rsquo;op\u00e9rationnaliser et de quantifier l&rsquo;<strong>auto-stigmatisation<\/strong> (ou stigmatisation int\u00e9rioris\u00e9e) sp\u00e9cifiquement rattach\u00e9e \u00e0 la d\u00e9marche de recours aux soins psychologiques. Historiquement, la litt\u00e9rature en sant\u00e9 publique et en psychologie sociale s&rsquo;est focalis\u00e9e sur la stigmatisation publique (<em>public stigma<\/em>), c&rsquo;est-\u00e0-dire la r\u00e9action n\u00e9gative, le rejet ou les pr\u00e9jug\u00e9s manifest\u00e9s par la collectivit\u00e9 envers les personnes pr\u00e9sentant des troubles psychiatriques. Cependant, les chercheurs observaient des discordances empiriques majeures : la simple perception d&rsquo;un stigmate social ne suffisait pas \u00e0 expliquer pourquoi certains individus en d\u00e9tresse s\u00e9v\u00e8re consultaient tandis que d&rsquo;autres s&rsquo;y refusaient cat\u00e9goriquement.<\/p>\n<p>Vogel, Wade et Haake (2006) ont d\u00e9montr\u00e9 que le d\u00e9terminant d\u00e9cisionnel proximal r\u00e9side dans l&rsquo;<strong>int\u00e9riorisation<\/strong> de ce stigmate. L&rsquo;auto-stigmatisation correspond \u00e0 la r\u00e9duction de l&rsquo;estime de soi, au sentiment d&rsquo;inf\u00e9riorit\u00e9, d&rsquo;inad\u00e9quation ou de honte qu&rsquo;une personne s&rsquo;attribue \u00e0 elle-m\u00eame si elle en venait \u00e0 demander l&rsquo;aide d&rsquo;un psychologue ou d&rsquo;un psychiatre. La SSOSH a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e pour combler un vide m\u00e9thodologique : les \u00e9chelles pr\u00e9existantes mesuraient soit le stigmate attach\u00e9 au fait d&rsquo;avoir une maladie mentale diagnostiqu\u00e9e (ex. d\u00e9pression, schizophr\u00e9nie), soit les attitudes g\u00e9n\u00e9rales envers l&rsquo;utilit\u00e9 des services, sans capturer la menace directe pesant sur l&rsquo;identit\u00e9 et le soi de l&rsquo;individu prenant l&rsquo;initiative d&rsquo;une d\u00e9marche th\u00e9rapeutique.<\/p>\n<p>Dans la recherche contemporaine, la SSOSH est employ\u00e9e pour mod\u00e9liser les trajectoires de d\u00e9cision clinique. Elle est syst\u00e9matiquement int\u00e9gr\u00e9e dans des \u00e9quations structurelles \u00e9valuant comment le stigmate public est int\u00e9rioris\u00e9, comment il d\u00e9t\u00e9riore l&rsquo;attitude envers la psychoth\u00e9rapie et, in fine, comment il inhibe la propension comportementale \u00e0 solliciter une consultation. En contexte clinique et institutionnel (ex. centres de sant\u00e9 universitaires, services hospitaliers, m\u00e9decine du travail, milieux militaires), l&rsquo;\u00e9chelle permet de r\u00e9aliser des bilans diagnostiques organisationnels : identifier les populations \u00e0 risque de sous-utilisation des services, \u00e9valuer l&rsquo;impact d&rsquo;interventions psycho\u00e9ducatives de d\u00e9stigmatisation et adapter les campagnes de pr\u00e9vention primaire afin de cibler les craintes identitaires des usagers potentiels.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Le construit psychologique mesur\u00e9 par la SSOSH est un construit unidimensionnel sp\u00e9cifique : l&rsquo;<strong>auto-stigmatisation li\u00e9e \u00e0 la recherche d&rsquo;aide professionnelle<\/strong>. Il est d\u00e9fini formellement comme la diminution de la valeur personnelle, de l&rsquo;estime de soi ou du respect de soi qu&rsquo;un individu ressentirait s&rsquo;il reconnaissait son incapacit\u00e9 \u00e0 r\u00e9soudre seul ses difficult\u00e9s et prenait rendez-vous aupr\u00e8s d&rsquo;un th\u00e9rapeute.<\/p>\n<p>Bien que l&rsquo;\u00e9chelle fournisse un score global unidimensionnel, le construit s&rsquo;articule autour de plusieurs manifestations cognitives et affectives distinctes :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>La perception d&rsquo;incomp\u00e9tence et d&rsquo;inad\u00e9quation personnelle :<\/strong> La personne anticipe que demander de l&rsquo;aide \u00e9quivaut \u00e0 un constat d&rsquo;\u00e9chec dans sa capacit\u00e9 d&rsquo;autogestion ou d&rsquo;autor\u00e9gulation. L&rsquo;item 1 (\u00ab <em>I would feel inadequate if I went to a therapist for psychological help<\/em> \u00bb) capture directement cette dimension o\u00f9 le recours aux soins est interpr\u00e9t\u00e9 comme une preuve de faiblesse structurelle du soi.<\/li>\n<li><strong>La d\u00e9gradation de l&rsquo;intelligence et des capacit\u00e9s de r\u00e9solution de probl\u00e8mes :<\/strong> L&rsquo;incapacit\u00e9 per\u00e7ue \u00e0 surmonter une d\u00e9tresse sans aide ext\u00e9rieure induit un sentiment de d\u00e9valorisation cognitive. L&rsquo;item 3 (\u00ab <em>Seeking psychological help would make me feel less intelligent<\/em> \u00bb) et l&rsquo;item 10 (\u00ab <em>I would feel worse about myself if I could not solve my own problems<\/em> \u00bb) ciblent cette croyance irrationnelle selon laquelle l&rsquo;autonomie absolue est l&rsquo;unique indicateur d&rsquo;intelligence et de comp\u00e9tence personnelle.<\/li>\n<li><strong>Le sentiment d&rsquo;inf\u00e9riorit\u00e9 et de honte :<\/strong> L&rsquo;individu projette une hi\u00e9rarchisation sociale d\u00e9gradante, se percevant comme inf\u00e9rieur aux autres du fait de sa consultation. L&rsquo;item 6 (\u00ab <em>It would make me feel inferior to ask a therapist for help<\/em> \u00bb) illustre cette dynamique de d\u00e9pr\u00e9ciation statutaire.<\/li>\n<li><strong>La pr\u00e9servation de la confiance en soi (items invers\u00e9s) :<\/strong> \u00c0 l&rsquo;oppos\u00e9 du spectre de l&rsquo;auto-stigmatisation, les individus r\u00e9silients ou non stigmatis\u00e9s per\u00e7oivent la consultation comme une d\u00e9marche neutre ou constructive ne mena\u00e7ant aucunement leur identit\u00e9 fondamentale (items 2, 4, 5, 7 et 9). L&rsquo;absence de stigmatisation implique la capacit\u00e9 \u00e0 dissocier le fait de consulter de la valeur globale accord\u00e9e \u00e0 sa propre personne.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ce construit se distingue conceptuellement de l&rsquo;auto-stigmatisation li\u00e9e au trouble mental (<em>self-stigma of mental illness<\/em>). Un individu peut tr\u00e8s bien accepter de vivre avec des sympt\u00f4mes anxieux sans honte majeure, mais consid\u00e9rer que le geste actif de franchir la porte d&rsquo;un cabinet de psychologie constitue une capitulation intol\u00e9rable. La SSOSH se focalise exclusivement sur le stigmate attach\u00e9 \u00e0 l&rsquo;acte de consultation lui-m\u00eame.<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9laboration de la SSOSH s&rsquo;inscrit au carrefour de plusieurs cadres th\u00e9oriques majeurs de la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Psychologie_sociale\">psychologie sociale<\/a> et cognitive, en particulier le mod\u00e8le sociocognitif de la stigmatisation formul\u00e9 par <strong>Patrick W. Corrigan<\/strong> (2004), la th\u00e9orie modifi\u00e9e de l&rsquo;\u00e9tiquetage (<em>Modified Labeling Theory<\/em>) de <strong>Bruce Link<\/strong> et collaborateurs (1989), et les th\u00e9ories de l&rsquo;\u00e9valuation de soi et de l&rsquo;estime de soi de <strong>Morris Rosenberg<\/strong>.<\/p>\n<h3>Le mod\u00e8le sociocognitif du stigmate (Corrigan, 2004)<\/h3>\n<p>Selon Corrigan, le processus de stigmatisation op\u00e8re en trois strates cumulatives : les st\u00e9r\u00e9otypes (croyances collectives n\u00e9gatives), les pr\u00e9jug\u00e9s (adh\u00e9sion affective \u00e0 ces st\u00e9r\u00e9otypes) et la discrimination (comportements de rejet ou d&rsquo;exclusion). Corrigan distingue formellement le <em>public stigma<\/em> (r\u00e9actions de la soci\u00e9t\u00e9) du <em>self-stigma<\/em> (int\u00e9riorisation par l&rsquo;individu). L&rsquo;auto-stigmatisation survient lorsqu&rsquo;une personne :<\/p>\n<ol>\n<li>Prend conscience des st\u00e9r\u00e9otypes circulant dans sa communaut\u00e9 (\u00ab les personnes qui vont chez le psy sont faibles ou instables \u00bb) ;<\/li>\n<li>Approuve ces st\u00e9r\u00e9otypes en leur accordant une validit\u00e9 normative (\u00ab c&rsquo;est vrai, une personne forte r\u00e9sout ses probl\u00e8mes seule \u00bb) ;<\/li>\n<li>S&rsquo;applique ces st\u00e9r\u00e9otypes \u00e0 elle-m\u00eame d\u00e8s lors qu&rsquo;elle envisage la recherche d&rsquo;aide (\u00ab si je consulte, je suis donc faible \u00bb).<\/li>\n<\/ol>\n<p>Cette application r\u00e9troactive engendre une d\u00e9t\u00e9rioration de l&rsquo;auto-efficacit\u00e9 (<em>self-efficacy<\/em>) et de l&rsquo;estime de soi, entra\u00eenant ce que Corrigan nomme l&rsquo;effet \u00ab <em>why try<\/em> \u00bb (\u00ab \u00e0 quoi bon essayer ? \u00bb), qui paralyse toute initiative de prise en charge.<\/p>\n<h3>Le mod\u00e8le m\u00e9diateur de Vogel et al. (2007)<\/h3>\n<p>David L. Vogel a approfondi ce cadre en formalisant le mod\u00e8le cognitivo-m\u00e9diateur de la recherche d&rsquo;aide. Dans ce mod\u00e8le, la stigmatisation publique per\u00e7ue constitue une variable distale qui n&rsquo;influence pas directement la d\u00e9cision clinique. C&rsquo;est l&rsquo;auto-stigmatisation qui op\u00e8re comme variable m\u00e9diatrice proximale : le regard n\u00e9gatif de la soci\u00e9t\u00e9 n&#8217;emp\u00eache la consultation que dans la mesure exacte o\u00f9 il est int\u00e9rioris\u00e9 par le sujet sous forme d&rsquo;une menace pour son estime de soi. En retour, un niveau \u00e9lev\u00e9 d&rsquo;auto-stigmatisation d\u00e9grade les attitudes envers la recherche d&rsquo;aide (per\u00e7ue comme inutile, d\u00e9gradante ou dangereuse), ce qui r\u00e9duit drastiquement l&rsquo;intention comportementale de consulter.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>La validit\u00e9 de la SSOSH a \u00e9t\u00e9 examin\u00e9e \u00e0 travers de multiples protocoles m\u00e9thodologiques rigoureux impliquant des \u00e9chantillons d&rsquo;\u00e9tudiants, d&rsquo;adultes en population g\u00e9n\u00e9rale, de v\u00e9t\u00e9rans militaires et de populations transculturelles.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de construit et validit\u00e9 convergente<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9tude princeps de Vogel et al. (2006), la validit\u00e9 convergente a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e par des corr\u00e9lations statistiquement significatives et th\u00e9oriquement coh\u00e9rentes avec des instruments connexes :<\/p>\n<ul>\n<li>Corr\u00e9lation positive mod\u00e9r\u00e9e avec le stigmate public per\u00e7u mesur\u00e9 par la <em>Perception of Stigmatization by Others for Seeking Help<\/em> (PSOSH) : <em>r<\/em> = 0,46 \u00e0 0,48 (<em>p<\/em> &lt; 0,001), confirmant que l&rsquo;auto-stigmatisation est aliment\u00e9e par la perception du stigmate social mais demeure un construit distinct (non redondant).<\/li>\n<li>Corr\u00e9lation n\u00e9gative robuste avec les attitudes envers la recherche d&rsquo;aide psychologique mesur\u00e9es par l&rsquo;\u00e9chelle d&rsquo;Atkinson et Fischer (ATSPPHS) : <em>r<\/em> = -0,53 \u00e0 -0,63 (<em>p<\/em> &lt; 0,001).<\/li>\n<li>Corr\u00e9lation n\u00e9gative avec l&rsquo;estime de soi globale (\u00e9chelle de Rosenberg) : <em>r<\/em> = -0,19 \u00e0 -0,24 (<em>p<\/em> &lt; 0,01), indiquant qu&rsquo;une estime de soi fragile pr\u00e9dispose \u00e0 une plus forte menace auto-stigmatisante.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Validit\u00e9 discriminante<\/h3>\n<p>La SSOSH se distingue nettement de la d\u00e9tresse psychologique g\u00e9n\u00e9rale (\u00e9valu\u00e9e par exemple via l&rsquo;OQ-45 ou le BSI) avec des corr\u00e9lations faibles (<em>r<\/em> &lt; 0,15), d\u00e9montrant que l&rsquo;\u00e9chelle n&rsquo;est pas un simple artefact mesurant la souffrance psychique ou le pessimisme \u00e9motionnel temporaire. De plus, elle se diff\u00e9rencie du sentiment d&rsquo;auto-stigmatisation li\u00e9 au statut minoritaire ou \u00e0 la maladie physique, isolant sp\u00e9cifiquement le contexte de l&rsquo;intervention psychologique.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 pr\u00e9dictive et incr\u00e9mentale<\/h3>\n<p>Des analyses de r\u00e9gression multiple et des mod\u00e9lisations par \u00e9quations structurelles (Vogel et al., 2006, 2007) ont \u00e9tabli que la SSOSH explique une variance unique substantielle dans l&rsquo;intention de rechercher une aide professionnelle (<em>R<\/em>\u00b2 change significatif), surpassant la contribution du stigmate public, du soutien social per\u00e7u et de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des sympt\u00f4mes. Dans une \u00e9tude prospective longitudinale, Vogel et al. (2007) ont montr\u00e9 que le score initial \u00e0 la SSOSH pr\u00e9disait le comportement effectif de consultation \u00e0 un suivi de deux mois, les sujets ayant des scores \u00e9lev\u00e9s consultant significativement moins, m\u00eame en pr\u00e9sence d&rsquo;une symptomatologie d\u00e9pressive s\u00e9v\u00e8re.<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s m\u00e9trologiques de fid\u00e9lit\u00e9 de la SSOSH ont \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9es dans un tr\u00e8s grand nombre d&rsquo;enqu\u00eates empiriques \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle internationale :<\/p>\n<h3>Coh\u00e9rence interne<\/h3>\n<ul>\n<li>Dans la cohorte de d\u00e9veloppement initiale (Vogel et al., 2006, N = 574), le coefficient <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Alpha_de_Cronbach\">alpha de Cronbach<\/a> \u00e9tait de <strong>0,91<\/strong>.<\/li>\n<li>Dans l&rsquo;\u00e9chantillon de r\u00e9plication ind\u00e9pendant (N = 684), l&rsquo;alpha s&rsquo;\u00e9levait \u00e0 <strong>0,86<\/strong>.<\/li>\n<li>Les \u00e9tudes ult\u00e9rieures rapportent de fa\u00e7on constante des coefficients alpha et des om\u00e9gas de McDonald (&omega;) compris entre <strong>0,86 et 0,92<\/strong> dans les populations \u00e9tudiantes et de <strong>0,84 \u00e0 0,89<\/strong> dans les populations cliniques et communautaires.<\/li>\n<li>Les corr\u00e9lations item-total corrig\u00e9es s&rsquo;\u00e9chelonnent entre 0,52 et 0,76, chaque item contribuant de mani\u00e8re positive et \u00e9quilibr\u00e9e \u00e0 la variance totale du score sans qu&rsquo;aucun item ne vienne amoindrir la consistance d&rsquo;ensemble.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Stabilit\u00e9 temporelle (Test-Retest)<\/h3>\n<p>Vogel et al. (2006) ont administr\u00e9 la SSOSH \u00e0 deux mois d&rsquo;intervalle \u00e0 un sous-\u00e9chantillon d&rsquo;\u00e9tudiants (N = 113) n&rsquo;ayant pas re\u00e7u de traitement psychologique entre les deux passations. Le coefficient de fid\u00e9lit\u00e9 test-retest obtenu est de <strong><em>r<\/em> = 0,72<\/strong> (<em>p<\/em> &lt; 0,001). Ce niveau de fid\u00e9lit\u00e9 temporelle indique une stabilit\u00e9 substantielle caract\u00e9ristique d&rsquo;une attitude cognitive int\u00e9rioris\u00e9e, tout en conservant une sensibilit\u00e9 au changement n\u00e9cessaire pour \u00e9valuer les effets d&rsquo;interventions psycho\u00e9ducatives cibl\u00e9es.<\/p>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>La structure factorielle de la SSOSH a \u00e9t\u00e9 examin\u00e9e par Vogel et al. (2006) \u00e0 travers une d\u00e9marche rigoureuse combinant analyse factorielle exploratoire (AFE) et analyse factorielle confirmatoire (AFC).<\/p>\n<h3>Analyse factorielle exploratoire (AFE)<\/h3>\n<p>Lors de la phase initiale de r\u00e9duction des 65 items exp\u00e9rimentaux d&rsquo;origine vers les 10 items d\u00e9finitifs, une AFE avec extraction en composantes principales et analyse factorielle en axes principaux avec rotation oblique (Promax) a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e. Les crit\u00e8res du diagramme d&rsquo;\u00e9boulis de Cattell (<em>scree test<\/em>) et de l&rsquo;analyse parall\u00e8le de Horn ont converg\u00e9 sans ambigu\u00eft\u00e9 vers l&rsquo;extraction d&rsquo;un <strong>facteur unique<\/strong> pr\u00e9pond\u00e9rant.<\/p>\n<p>Ce facteur g\u00e9n\u00e9ral unique rend compte de plus de <strong>51 %<\/strong> de la variance totale des scores. Toutes les saturations factorielles (<em>factor loadings<\/em>) des items sur ce facteur sont robustes, s&rsquo;\u00e9tendant de <strong>0,57 \u00e0 0,81<\/strong>. Bien que l&rsquo;\u00e9chelle comporte 5 items formul\u00e9s positivement et 5 items formul\u00e9s n\u00e9gativement, les analyses factorielles n&rsquo;ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 aucun art\u00e9fact de m\u00e9thode substantiel scindant l&rsquo;\u00e9chelle en deux construits distincts une fois les items correctement invers\u00e9s.<\/p>\n<h3>Analyse factorielle confirmatoire (AFC)<\/h3>\n<p>Une AFC men\u00e9e sur un \u00e9chantillon ind\u00e9pendant a test\u00e9 le mod\u00e8le unifactoriel. Les indices d&rsquo;ad\u00e9quation statistique ont d\u00e9montr\u00e9 un ajustement satisfaisant aux donn\u00e9es :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>&chi;\u00b2\/df<\/strong> = 2,41 (inf\u00e9rieur au seuil conventionnel de 3,0)<\/li>\n<li><strong>CFI (Comparative Fit Index)<\/strong> = 0,96<\/li>\n<li><strong>TLI (Tucker-Lewis Index)<\/strong> = 0,95<\/li>\n<li><strong>RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation)<\/strong> = 0,052 (IC 90 % [0,039, 0,065])<\/li>\n<li><strong>SRMR (Standardized Root Mean Square Residual)<\/strong> = 0,038<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Invariance de mesure transculturelle<\/h3>\n<p>Une \u00e9tape cl\u00e9 dans l&rsquo;histoire psychom\u00e9trique de l&rsquo;outil a \u00e9t\u00e9 franchie par Vogel et al. (2013) lors d&rsquo;une vaste recherche internationale examinant la SSOSH aupr\u00e8s de 2 135 participants dans six pays et territoires (\u00c9tats-Unis, Ta\u00efwan, Turquie, Royaume-Uni, Roumanie, Isra\u00ebl). Les analyses d&rsquo;invariance de mesure multigroupe ont valid\u00e9 l&rsquo;invariance configurationnelle et m\u00e9trique de l&rsquo;\u00e9chelle, \u00e9tablissant que le construit d&rsquo;auto-stigmatisation s&rsquo;exprime et se mesure de mani\u00e8re conceptuellement et m\u00e9trologiquement \u00e9quivalente \u00e0 travers des contextes culturels occidentaux et non occidentaux.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Nom complet de l&rsquo;instrument :<\/strong> Self-Stigma of Seeking Help scale (SSOSH) \/ \u00c9chelle d&rsquo;auto-stigmatisation li\u00e9e \u00e0 la recherche d&rsquo;aide.<\/li>\n<li><strong>Type d&rsquo;\u00e9valuation :<\/strong> Auto-questionnaire psychom\u00e9trique standardis\u00e9 (<em>self-report measure<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Format d&rsquo;administration :<\/strong> Papier-crayon ou passation num\u00e9rique en ligne (auto-administr\u00e9).<\/li>\n<li><strong>Dur\u00e9e de passation :<\/strong> Environ 2 \u00e0 4 minutes.<\/li>\n<li><strong>Nombre d&rsquo;items :<\/strong> 10 items.<\/li>\n<li><strong>\u00c9chelle de r\u00e9ponse :<\/strong> \u00c9chelle de Likert \u00e0 5 points :<br \/>\n    1 = Fortement en d\u00e9saccord (<em>strongly disagree<\/em>)<br \/>\n    2 = Plut\u00f4t en d\u00e9saccord (<em>somewhat disagree<\/em>)<br \/>\n    3 = D&rsquo;accord et pas d&rsquo;accord \u00e0 parts \u00e9gales (<em>agree and disagree equally<\/em>)<br \/>\n    4 = Plut\u00f4t d&rsquo;accord (<em>somewhat agree<\/em>)<br \/>\n    5 = Fortement d&rsquo;accord (<em>strongly agree<\/em>)\n  <\/li>\n<li><strong>Cotation et calcul des scores :<\/strong>\n<ul>\n<li><strong>Items invers\u00e9s (reverse-scored items) :<\/strong> Les items 2, 4, 5, 7 et 9 sont r\u00e9dig\u00e9s de mani\u00e8re positive et doivent obligatoirement \u00eatre invers\u00e9s avant le calcul du score (1 devient 5, 2 devient 4, 3 reste 3, 4 devient 2, 5 devient 1). Formule de transformation : <em>Item_invers\u00e9 = 6 &#8211; Valeur_r\u00e9ponse<\/em>.<\/li>\n<li><strong>Items directs :<\/strong> Les items 1, 3, 6, 8 et 10 sont conserv\u00e9s tels quels (cotation directe de 1 \u00e0 5).<\/li>\n<li><strong>Score total :<\/strong> Somme des 10 items recod\u00e9s, comprise entre 10 et 50 points (ou moyenne des items comprise entre 1,0 et 5,0).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Interpr\u00e9tation clinique :<\/strong>\n<ul>\n<li><em>Score faible (10 \u00e0 22 \/ moyenne &lt; 2,3) :<\/em> Tr\u00e8s faible auto-stigmatisation ; le sujet per\u00e7oit la d\u00e9marche d&rsquo;aide comme normale, sans menace pour sa valeur personnelle.<\/li>\n<li><em>Score mod\u00e9r\u00e9 (23 \u00e0 34 \/ moyenne 2,3 \u00e0 3,4) :<\/em> Niveau interm\u00e9diaire ; pr\u00e9sence d&rsquo;ambivalences identitaires ou d&rsquo;inqui\u00e9tudes partielles concernant l&rsquo;autonomie et l&rsquo;estime de soi.<\/li>\n<li><em>Score \u00e9lev\u00e9 (35 \u00e0 50 \/ moyenne &gt; 3,5) :<\/em> Auto-stigmatisation marqu\u00e9e ; l&rsquo;individu associe la consultation \u00e0 un \u00e9chec s\u00e9v\u00e8re, un sentiment d&rsquo;inf\u00e9riorit\u00e9 ou une honte invalidante, constituant une barri\u00e8re majeure \u00e0 la recherche de soins.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &#038; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de publication initiale :<\/strong> 2006.<\/li>\n<li><strong>D\u00e9tenteurs des droits :<\/strong> David L. Vogel, Nathaniel G. Wade, Shawn Haake et l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.apa.org\/\">American Psychological Association (APA)<\/a>.<\/li>\n<li><strong>Conditions d&rsquo;utilisation et tarification :<\/strong> L&rsquo;\u00e9chelle est disponible <strong>gratuitement<\/strong> \u00e0 des fins de recherche acad\u00e9mique, de formation clinique et d&rsquo;usage non commercial. Les auteurs autorisent l&rsquo;utilisation de la SSOSH dans les m\u00e9moires, th\u00e8ses et protocoles de recherche sans frais de licence, sous r\u00e9serve de citer scrupuleusement la publication originale princeps (Vogel et al., 2006).<\/li>\n<li><strong>Utilisation commerciale ou traduction formelle :<\/strong> Pour les utilisations commerciales ou l&rsquo;int\u00e9gration dans des plateformes logicielles propri\u00e9taires, l&rsquo;accord formel de l&rsquo;\u00e9diteur (APA Permissions) ou des auteurs principaux est requis.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<ul>\n<li>Corrigan, P. W. (2004). How stigma interferes with mental health care. <em>American Psychologist<\/em>, 59(7), 614\u2013625. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0003-066X.59.7.614\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0003-066X.59.7.614<\/a><\/li>\n<li>Link, B. G., Cullen, F. T., Struening, E., Shrout, P. E., &amp; Dohrenwend, B. P. (1989). A modified labeling theory approach to mental disorders: An empirical assessment. <em>American Sociological Review<\/em>, 54(3), 400\u2013423. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.2307\/2095613\">https:\/\/doi.org\/10.2307\/2095613<\/a><\/li>\n<li>Vogel, D. L., Armstrong, P. I., Tsai, P. C., Wade, N. G., Hammer, J. H., Efstathiou, G., Holoma, A., Miville, M. L., Raghavan, M., &amp; Topkaya, N. (2013). Cross-cultural validity of the Self-Stigma of Seeking Help (SSOSH) scale: Examination across six nations. <em>Journal of Counseling Psychology<\/em>, 60(2), 303\u2013310. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/a0032208\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/a0032208<\/a><\/li>\n<li>Vogel, D. L., Wade, N. G., &amp; Haake, S. (2006). Measuring the self-stigma associated with seeking psychological help. <em>Journal of Counseling Psychology<\/em>, 53(3), 325\u2013337. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0022-0167.53.3.325\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0022-0167.53.3.325<\/a><\/li>\n<li>Vogel, D. L., Wade, N. G., &amp; Hackler, A. H. (2007). Perceived public stigma and the willingness to seek counseling: The mediating roles of self-stigma and attitudes toward counseling. <em>Journal of Counseling Psychology<\/em>, 54(1), 40\u201350. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0022-0167.54.1.40\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0022-0167.54.1.40<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p><strong>Response format:<\/strong><\/p>\n<p>(1) strongly disagree\u201a (2) somewhat disagree\u201a (3) agree and disagree equally\u201a (4) somewhat agree\u201a or (5) strongly agree.<\/p>\n<ol>\n<li>I would feel inadequate if I went to a therapist for psychological help.<\/li>\n<li>My self-confidence would NOT be threatened if I sought professional help.<\/li>\n<li>Seeking psychological help would make me feel less intelligent.<\/li>\n<li>My self-esteem would increase if I talked to a therapist.<\/li>\n<li>My view of myself would not change just because I made the choice to see a therapist.<\/li>\n<li>It would make me feel inferior to ask a therapist for help.<\/li>\n<li>I would feel okay about myself if I made the choice to seek professional help.<\/li>\n<li>If I went to a therapist\u201a I would be less satisfied with myself.<\/li>\n<li>My self-confidence would remain the same if I sought help for a problem I could not solve.<\/li>\n<li>I would feel worse about myself if I could not solve my own problems.<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;auto-stigmatisation li\u00e9e \u00e0 la recherche d&rsquo;aide (SSOSH &#8211; Vogel et al., 2006) est un instrument psychom\u00e9trique de r\u00e9f\u00e9rence \u00e9valuant l&rsquo;auto-stigmatisation li\u00e9e \u00e0 la consultation psychologique. 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