{"id":13830,"date":"2026-10-04T10:16:03","date_gmt":"2026-10-04T10:16:03","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/echelle-anxiete-enfants-spence-scas-version-parents\/"},"modified":"2026-10-04T10:16:03","modified_gmt":"2026-10-04T10:16:03","slug":"echelle-anxiete-enfants-spence-scas-version-parents","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=echelle-anxiete-enfants-spence-scas-version-parents","title":{"rendered":"\u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 pour enfants de Spence (SCAS) &#8211; Version parents"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>\u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 pour enfants de Spence &#8211; Version parents<\/strong> (<em>Spence Children\u2019s Anxiety Scale \u2013 Parent Version<\/em>, SCAS-P ; <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.brat.2003.07.009\">Nauta et al., 2004<\/a>) est un instrument psychom\u00e9trique h\u00e9t\u00e9ro-rapport\u00e9 standardis\u00e9, con\u00e7u pour \u00e9valuer la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 et la typologie des sympt\u00f4mes anxieux chez les enfants et adolescents \u00e2g\u00e9s de 6 \u00e0 18 ans \u00e0 travers le regard des figures parentales. D\u00e9velopp\u00e9e dans le prolongement direct de la version auto-rapport\u00e9e pour enfants cr\u00e9\u00e9e par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0021-843X.106.2.280\">Susan H. Spence (1997)<\/a>, la SCAS-P s&rsquo;aligne fid\u00e8lement sur les crit\u00e8res diagnostiques des troubles anxieux formul\u00e9s dans le <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.psychiatry.org\/psychiatrists\/practice\/dsm\">Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV \/ DSM-5)<\/a> de l&rsquo;American Psychiatric Association.<\/p>\n<p>Le questionnaire comprend 38 items quantitatifs cot\u00e9s sur une \u00e9chelle de Likert en quatre points allant de 0 (\u00ab Jamais \u00bb \/ <em>Never<\/em>) \u00e0 3 (\u00ab Toujours \u00bb \/ <em>Always<\/em>), compl\u00e9t\u00e9s par un item optionnel semi-ouvert destin\u00e9 \u00e0 r\u00e9pertorier des peurs sp\u00e9cifiques additionnelles (items 39 \u00e0 42). La structure factorielle de la SCAS-P s&rsquo;articule autour de six sous-\u00e9chelles cliniques distinctes : l&rsquo;<strong>anxi\u00e9t\u00e9 de s\u00e9paration<\/strong> (6 items), la <strong>phobie sociale<\/strong> (6 items), le <strong>trouble panique et l&rsquo;agoraphobie<\/strong> (9 items), la <strong>peur des blessures physiques<\/strong> (5 items correspondant aux phobies sp\u00e9cifiques), le <strong>trouble obsessionnel-compulsif<\/strong> (6 items) et l&rsquo;<strong>anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e<\/strong> (6 items). Les scores obtenus permettent de calculer \u00e0 la fois un score global d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 et des profils dimensionnels sp\u00e9cifiques.<\/p>\n<p>Sur le plan m\u00e9trologique, la SCAS-P pr\u00e9sente d&rsquo;excellentes qualit\u00e9s psychom\u00e9triques. La consistance interne est remarquable, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant g\u00e9n\u00e9ralement entre 0,88 et 0,92 pour l&rsquo;\u00e9chelle globale, et entre 0,72 et 0,84 pour les sous-\u00e9chelles individuelles. La fid\u00e9lit\u00e9 test-retest d\u00e9montre une forte stabilit\u00e9 temporelle, tandis que les analyses factorielles confirmatoires corroborent un mod\u00e8le hi\u00e9rarchique compos\u00e9 de six facteurs primaires sous-tendus par un facteur g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;ordre sup\u00e9rieur. La validit\u00e9 convergente et discriminante s&rsquo;av\u00e8re robuste, distinguant nettement les populations cliniques des groupes t\u00e9moins issus de la communaut\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>\u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 pour enfants de Spence, SCAS-Parent, anxi\u00e9t\u00e9 infantile, \u00e9valuation h\u00e9t\u00e9ro-rapport\u00e9e, psychom\u00e9trie, anxi\u00e9t\u00e9 de s\u00e9paration, phobie sociale, trouble panique, anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e, trouble obsessionnel-compulsif, DSM-5, validation transculturelle.<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>La version originale de l&rsquo;outil pour enfants a \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9e par <strong>Susan H. Spence<\/strong>, professeure \u00e9m\u00e9rite \u00e0 l&rsquo;<em>Australian Institute for Suicide Research and Prevention<\/em> et \u00e0 la <em>School of Applied Psychology<\/em> de l&rsquo;Universit\u00e9 Griffith (Brisbane, Australie). L&rsquo;adaptation et la validation syst\u00e9matique de la version parentale (SCAS-P) ont \u00e9t\u00e9 conduites par un consortium international de chercheurs en psychologie clinique :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Maaike H. Nauta<\/strong> : D\u00e9partement de psychologie clinique, Universit\u00e9 de Groningue, Pays-Bas (Email institutionnel : <a href=\"mailto:m.h.nauta@rug.nl\">m.h.nauta@rug.nl<\/a>).<\/li>\n<li><strong>Agnes Scholing<\/strong> : D\u00e9partement de psychologie clinique, Universit\u00e9 d&rsquo;Amsterdam, Pays-Bas.<\/li>\n<li><strong>Ronald M. Rapee<\/strong> : Centre for Emotional Health, D\u00e9partement de psychologie, Universit\u00e9 Macquarie, Sydney, Australie.<\/li>\n<li><strong>Matthew J. Abbott<\/strong> : School of Psychology, Universit\u00e9 de Sydney, Australie.<\/li>\n<li><strong>Susan H. Spence<\/strong> : School of Applied Psychology, Universit\u00e9 Griffith, Brisbane, Australie (Email institutionnel : <a href=\"mailto:s.spence@griffith.edu.au\">s.spence@griffith.edu.au<\/a>).<\/li>\n<li><strong>Allison M. Waters<\/strong> : School of Applied Psychology, Universit\u00e9 Griffith, Brisbane, Australie.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif premier de la <strong>Spence Children\u2019s Anxiety Scale &#8211; Parent Version (SCAS-P)<\/strong> est de fournir une mesure standardis\u00e9e, rapide, fiable et cliniquement significative des manifestations anxieuses chez l&rsquo;enfant et l&rsquo;adolescent, reposant sur l&rsquo;observation des parents ou tuteurs l\u00e9gaux. Les troubles anxieux repr\u00e9sentent l&rsquo;une des formes de psychopathologie les plus pr\u00e9valentes durant l&rsquo;enfance et l&rsquo;adolescence, associ\u00e9es \u00e0 des alt\u00e9rations majeures du fonctionnement acad\u00e9mique, relationnel et familial. Historiquement, l&rsquo;\u00e9valuation de ces troubles reposait soit sur des entretiens diagnostiques structur\u00e9s longs et co\u00fbteux (tels que l&rsquo;ADIS-C\/P ou le DICA), soit sur des auto-questionnaires traditionnels (comme la RCMAS ou la STAIC) qui tendaient \u00e0 mesurer un facteur g\u00e9n\u00e9ral de d\u00e9tresse n\u00e9gative ou d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 diffuse sans diff\u00e9rencier les cat\u00e9gories nosologiques \u00e9tablies.<\/p>\n<p>La SCAS-P a \u00e9t\u00e9 express\u00e9ment con\u00e7ue pour combler ce d\u00e9ficit en fournissant une cartographie empirique op\u00e9rationnelle conforme aux classifications diagnostiques contemporaines. Elle mesure \u00e0 la fois l&rsquo;intensit\u00e9 globale de la symptomatologie anxieuse et la constellation symptomatique propre \u00e0 chaque trouble r\u00e9pertori\u00e9. Dans les contextes de recherche clinique et de prise en charge th\u00e9rapeutique, la SCAS-P r\u00e9pond \u00e0 plusieurs finalit\u00e9s d\u00e9terminantes :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Le d\u00e9pistage syst\u00e9matique (screening) :<\/strong> Identification pr\u00e9coce des enfants \u00e0 risque ou pr\u00e9sentant des niveaux sous-cliniques d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 au sein des \u00e9coles ou des consultations p\u00e9diatriques.<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;aide \u00e0 l&rsquo;\u00e9valuation diagnostique diff\u00e9rentielle :<\/strong> Orientation du clinicien vers les sous-domaines les plus perturb\u00e9s afin de guider des investigations cliniques approfondies.<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;\u00e9valuation multi-informateurs :<\/strong> Confrontation indispensable de la perception parentale avec l&rsquo;auto-\u00e9valuation de l&rsquo;enfant (via la version enfant de la SCAS). Les divergences inter-informateurs (<em>cross-informant discrepancies<\/em>) constituent une source pr\u00e9cieuse d&rsquo;informations sur l&rsquo;expression contextuelle des sympt\u00f4mes et le niveau de conscience \u00e9motionnelle de l&rsquo;enfant.<\/li>\n<li><strong>Le suivi th\u00e9rapeutique et la mesure des r\u00e9sultats (outcome measure) :<\/strong> Sensibilit\u00e9 prouv\u00e9e au changement permettant de quantifier l&rsquo;efficacit\u00e9 des interventions psychoth\u00e9rapeutiques (notamment les th\u00e9rapies cognitivo-comportementales ou pharmacologiques) au fil du temps.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Sur le plan d\u00e9veloppemental, la version parentale est d&rsquo;une utilit\u00e9 cruciale lorsque l&rsquo;enfant est trop jeune (6-8 ans), pr\u00e9sente des limitations sur le plan cognitif ou linguistique, ou manifeste des m\u00e9canismes de d\u00e9ni ou d&rsquo;\u00e9vitement \u00e9motionnel rendant l&rsquo;auto-\u00e9valuation moins informative ou sous-estim\u00e9e.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Le construit psychologique mesur\u00e9 par la SCAS-P est une structure multidimensionnelle de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 p\u00e9diatrique, op\u00e9rationnalis\u00e9e selon six dimensions s\u00e9miologiques fondamentales. Chaque dimension explore des manifestations cognitives, comportementales et physiologiques sp\u00e9cifiques :<\/p>\n<h3>1. Anxi\u00e9t\u00e9 de s\u00e9paration (Separation Anxiety &#8211; items 5, 8, 11, 14, 15, 38)<\/h3>\n<p>Cette composante \u00e9value la d\u00e9tresse excessive et d\u00e9veloppementalement inappropri\u00e9e manifest\u00e9e par l&rsquo;enfant lorsqu&rsquo;il est confront\u00e9 \u00e0 la s\u00e9paration r\u00e9elle ou anticip\u00e9e de son foyer ou de ses figures d&rsquo;attachement majeures. Elle se traduit par la crainte constante qu&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement funeste n&rsquo;arrive \u00e0 ses parents (item 11 : <em>\u00ab My child worries that something awful will happen to someone in our family \u00bb<\/em>), la peur de dormir seul (item 14), les difficult\u00e9s d&rsquo;autonomie \u00e0 la maison (item 5), ou encore la r\u00e9ticence s\u00e9v\u00e8re \u00e0 aller \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole le matin (refus scolaire anxieux, item 15).<\/p>\n<h3>2. Phobie sociale (Social Phobia &#8211; items 6, 7, 9, 10, 26, 31)<\/h3>\n<p>Cette dimension capture la peur marqu\u00e9e et persistante des situations sociales dans lesquelles l&rsquo;enfant est susceptible d&rsquo;\u00eatre expos\u00e9 au regard ou au jugement d&rsquo;autrui. Les items \u00e9valuent l&rsquo;appr\u00e9hension de prendre la parole en classe (item 31), la peur de para\u00eetre ridicule (item 9), la crainte anxieuse des examens (item 6) et l&rsquo;hyperr\u00e9activit\u00e9 aux jugements ext\u00e9rieurs (item 26 : <em>\u00ab My child worries what other people think of him\/her \u00bb<\/em>).<\/p>\n<h3>3. Trouble panique et agoraphobie (Panic Attack and Agoraphobia &#8211; items 12, 19, 25, 27, 28, 30, 32, 33, 34)<\/h3>\n<p>Cette sous-\u00e9chelle mesure la pr\u00e9sence d&rsquo;attaques de panique spontan\u00e9es, impr\u00e9visibles et r\u00e9currentes, associ\u00e9es \u00e0 une anxi\u00e9t\u00e9 anticipatoire et \u00e0 des conduites d&rsquo;\u00e9vitement agoraphobique. Les manifestations physiologiques paroxystiques rapport\u00e9es par les parents incluent des sensations soudaines d&rsquo;\u00e9touffement sans cause m\u00e9dicale (item 12), des tremblements inopin\u00e9s (item 19), des palpitations cardiaques soudaines (item 32), des vertiges (item 30), ainsi que l&rsquo;effroi d&rsquo;\u00eatre dans des lieux bond\u00e9s (item 27) ou confin\u00e9s (item 34).<\/p>\n<h3>4. Peur des blessures physiques \/ Phobies sp\u00e9cifiques (Physical Injury Fears &#8211; items 2, 16, 21, 23, 29)<\/h3>\n<p>Correspondant au spectre des phobies sp\u00e9cifiques du DSM, cette sous-\u00e9chelle cible les peurs circonscrites \u00e0 des stimuli environnementaux ou corporels mena\u00e7ant potentiellement l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 physique de l&rsquo;enfant. Les cibles explor\u00e9es incluent la peur de l&rsquo;obscurit\u00e9 (item 2), des chiens (item 16), du m\u00e9decin ou du dentiste (item 21), de la hauteur (item 23) et des animaux de petite taille tels que les insectes et les araign\u00e9es (item 29).<\/p>\n<h3>5. Trouble obsessionnel-compulsif (Obsessive-Compulsive Disorder &#8211; items 13, 17, 24, 35, 36, 37)<\/h3>\n<p>Bien que le DSM-5 ait reclass\u00e9 le TOC dans une cat\u00e9gorie distincte des troubles anxieux, la SCAS-P conserve cette dimension conform\u00e9ment \u00e0 sa structuration historique DSM-IV. Elle mesure les pens\u00e9es intrusives r\u00e9p\u00e9titives et anxiog\u00e8nes (obsessions ; items 17 et 36) et les comportements ritualis\u00e9s ou actes mentaux st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9s que l&rsquo;enfant se sent contraint d&rsquo;accomplir pour neutraliser la menace (compulsions ; v\u00e9rifications r\u00e9p\u00e9t\u00e9es, item 13 ; rituels de lavage ou de rangement, item 35 ; pens\u00e9e magique neutralisatrice, items 24 et 37).<\/p>\n<h3>6. Anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e \/ Troubles d&rsquo;hyperanxi\u00e9t\u00e9 (Generalized Anxiety Disorder &#8211; items 1, 3, 4, 18, 20, 22)<\/h3>\n<p>Cette sous-\u00e9chelle refl\u00e8te une inqui\u00e9tude diffuse, excessive et difficilement contr\u00f4lable portant sur divers \u00e9v\u00e9nements du quotidien. Elle associe des soucis chroniques (items 1 et 20) \u00e0 une hyperr\u00e9activit\u00e9 somatique et neurov\u00e9g\u00e9tative face aux tracas quotidiens : maux d&rsquo;estomac (item 3), tachycardie r\u00e9actionnelle (item 18) et sensations d&rsquo;instabilit\u00e9 motrice ou de tremblements (item 22).<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>Le d\u00e9veloppement de la SCAS-P s&rsquo;ancre \u00e0 la crois\u00e9e de la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Psychopathologie_d%C3%A9veloppementale\">psychopathologie d\u00e9veloppementale<\/a>, des th\u00e9ories cognitives et comportementales de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0003-066X.41.4.413\">Beck &amp; Emery, 1985<\/a>) et des classifications psychiatriques n\u00e9o-kraepeliniennes. Historiquement, l&rsquo;\u00e9cole psychom\u00e9trique anglo-saxonne oscillait entre deux approches conceptuelles divergentes de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 p\u00e9diatrique :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>L&rsquo;approche unitaire ou dimensionnelle g\u00e9n\u00e9rale :<\/strong> Formul\u00e9e notamment autour du concept d&rsquo;affectivit\u00e9 n\u00e9gative ou de n\u00e9vrosisme (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0022-3514.60.2.286\">Clark &amp; Watson, 1991<\/a>), cette conception soutenait que les diff\u00e9rentes manifestations anxieuses et d\u00e9pressives chez l&rsquo;enfant proc\u00e9daient d&rsquo;un tronc commun indiff\u00e9renci\u00e9 d&rsquo;instabilit\u00e9 \u00e9motionnelle. Des instruments comme la CMAS (<em>Children\u2019s Manifest Anxiety Scale<\/em>) incarnaient cette vision.<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;approche cat\u00e9gorielle nosologique :<\/strong> Consacr\u00e9e par le DSM-III, le DSM-III-R puis le DSM-IV, cette approche postule l&rsquo;existence d&rsquo;entit\u00e9s cliniques qualitatives distinctes (phobie sociale, anxi\u00e9t\u00e9 de s\u00e9paration, anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e, etc.), poss\u00e9dant chacune des d\u00e9terminants \u00e9tiologiques, des cours \u00e9volutifs et des indications th\u00e9rapeutiques sp\u00e9cifiques.<\/li>\n<\/ul>\n<p>La th\u00e9orie sous-jacente formalis\u00e9e par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0021-843X.106.2.280\">Susan Spence (1997)<\/a> et \u00e9tendue par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.brat.2003.07.009\">Nauta et ses collaborateurs (2004)<\/a> adopte un <strong>mod\u00e8le structural hi\u00e9rarchique<\/strong>. Selon ce cadre th\u00e9orique, l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 infantile est structur\u00e9e par un facteur g\u00e9n\u00e9ral de vuln\u00e9rabilit\u00e9 anxieuse d&rsquo;ordre sup\u00e9rieur (refl\u00e9tant le syst\u00e8me d&rsquo;inhibition comportementale et la r\u00e9activit\u00e9 limbique accrue d\u00e9crits par Jeffrey Gray et Jerome Kagan), qui se r\u00e9fracte au niveau inf\u00e9rieur en syndromes anxieux ph\u00e9nom\u00e9nologiquement sp\u00e9cialis\u00e9s. Chaque syndrome correspond \u00e0 des sch\u00e9mas cognitifs de menace particuliers : menace de perte de protection (s\u00e9paration), menace d&rsquo;\u00e9valuation par les pairs (phobie sociale), menace d&rsquo;atteinte corporelle interne non contr\u00f4l\u00e9e (panique), ou menace environnementale directe (phobies sp\u00e9cifiques).<\/p>\n<p>De surcro\u00eet, le recours aux parents en tant qu&rsquo;informateurs s&rsquo;appuie sur la th\u00e9orie de l&rsquo;\u00e9valuation contextuelle du comportement infantile. Les parents disposent d&rsquo;une perspective longitudinale unique et d&rsquo;un point de vue \u00e9cologique privil\u00e9gi\u00e9 pour observer les comportements manifestes d&rsquo;\u00e9vitement, les rituels compulsifs et les plaintes somatiques que l&rsquo;enfant lui-m\u00eame peut avoir tendance \u00e0 minimiser ou \u00e0 normaliser.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s m\u00e9trologiques de la SCAS-P ont fait l&rsquo;objet d&rsquo;investigations approfondies \u00e0 travers de multiples cohortes internationales, d\u00e9montrant une excellente validit\u00e9 psychom\u00e9trique :<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de construit et validit\u00e9 factorielle<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9tude princeps men\u00e9e par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.brat.2003.07.009\">Nauta et al. (2004)<\/a> aupr\u00e8s d&rsquo;un \u00e9chantillon de 427 enfants n\u00e9erlandais et australiens consultant en milieu clinique et de 321 enfants de la population g\u00e9n\u00e9rale, les analyses factorielles confirmatoires ont formellement \u00e9tay\u00e9 l&rsquo;ad\u00e9quation du mod\u00e8le th\u00e9orique \u00e0 six dimensions corr\u00e9l\u00e9es, subsum\u00e9es par un facteur g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 d&rsquo;ordre sup\u00e9rieur. Les indices d&rsquo;ajustement ont confirm\u00e9 que ce mod\u00e8le \u00e9tait nettement sup\u00e9rieur \u00e0 un mod\u00e8le unidimensionnel d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 indiff\u00e9renci\u00e9e.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 convergente de la SCAS-P est \u00e9tay\u00e9e par de fortes corr\u00e9lations positives avec d&rsquo;autres \u00e9chelles h\u00e9t\u00e9ro-rapport\u00e9es reconnues mesurant les difficult\u00e9s internalis\u00e9es. Des corr\u00e9lations substantielles (typiquement comprises entre <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,65\">$r = 0,65$<\/span> et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,82\">$r = 0,82$<\/span>, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p &lt; 0,001\">$p &lt; 0,001$<\/span>) ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tablies avec la sous-\u00e9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9\/d\u00e9pression du <em>Child Behavior Checklist<\/em> (CBCL ; Achenbach) et avec la <em>Screen for Child Anxiety Related Emotional Disorders &#8211; Parent Version<\/em> (SCARED-P ; Birmaher et al.). Par ailleurs, la concordance inter-informateurs (corr\u00e9lation parent-enfant entre la SCAS-P et la SCAS-C) se situe classiquement dans une fourchette mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 forte (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,45\">$r = 0,45$<\/span> \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,60\">$r = 0,60$<\/span>), ce qui est conforme aux m\u00e9ta-analyses sur l&rsquo;\u00e9valuation multi-informateurs en psychopathologie infanto-juv\u00e9nile.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 discriminante et diagnostique<\/h3>\n<p>La SCAS-P diff\u00e9rencie avec une grande nettet\u00e9 les enfants tout-venant des enfants ayant re\u00e7u un diagnostic clinique de trouble anxieux via des entretiens standardis\u00e9s (ex. ADIS-C\/P). Les scores moyens totaux et factoriels sont significativement plus \u00e9lev\u00e9s dans les groupes cliniques (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p &lt; 0,001\">$p &lt; 0,001$<\/span>, tailles d&rsquo;effet de Cohen <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"d &gt; 1,2\">$d &gt; 1,2$<\/span>). De plus, la validit\u00e9 discriminante sp\u00e9cifique a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e : les enfants souffrant d&rsquo;un trouble anxieux particulier (ex. trouble panique) obtiennent des scores significativement plus \u00e9lev\u00e9s sur la sous-\u00e9chelle correspondante de la SCAS-P que les enfants consultant pour d&rsquo;autres cat\u00e9gories de troubles anxieux ou pour des troubles externalis\u00e9s (TDAH, trouble des conduites).<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>Les \u00e9tudes empiriques confirment une fid\u00e9lit\u00e9 de mesure exceptionnellement stable pour la SCAS-P, tant en termes d&rsquo;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 interne que de reproductibilit\u00e9 temporelle :<\/p>\n<h3>Consistance interne<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9tude princeps de <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.brat.2003.07.009\">Nauta et al. (2004)<\/a>, le coefficient <strong>alpha de Cronbach<\/strong> pour le score total de l&rsquo;\u00e9chelle parentale atteignait <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\alpha = 0,89\">$\\alpha = 0,89$<\/span> dans l&rsquo;\u00e9chantillon clinique et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\alpha = 0,90\">$\\alpha = 0,90$<\/span> dans l&rsquo;\u00e9chantillon communautaire. Les coefficients des six sous-\u00e9chelles pr\u00e9sentaient des niveaux de coh\u00e9rence interne tr\u00e8s satisfaisants :<\/p>\n<ul>\n<li>Trouble panique et agoraphobie : <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\alpha = 0,80\">$\\alpha = 0,80$<\/span> \u00e0 $0,84$<\/li>\n<li>Anxi\u00e9t\u00e9 de s\u00e9paration : <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\alpha = 0,78\">$\\alpha = 0,78$<\/span> \u00e0 $0,81$<\/li>\n<li>Phobie sociale : <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\alpha = 0,79\">$\\alpha = 0,79$<\/span> \u00e0 $0,83$<\/li>\n<li>Peur des blessures physiques : <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\alpha = 0,65\">$\\alpha = 0,65$<\/span> \u00e0 $0,73$ (valeur l\u00e9g\u00e8rement plus modeste en raison du faible nombre d&rsquo;items et de la disparit\u00e9 des cibles phobiques)<\/li>\n<li>Trouble obsessionnel-compulsif : <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\alpha = 0,80\">$\\alpha = 0,80$<\/span> \u00e0 $0,83$<\/li>\n<li>Anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e : <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\alpha = 0,77\">$\\alpha = 0,77$<\/span> \u00e0 $0,82$<\/li>\n<\/ul>\n<p>Des r\u00e9plications ult\u00e9rieures men\u00e9es dans divers pays d&rsquo;Europe, d&rsquo;Asie et d&rsquo;Am\u00e9rique latine (ex. Whiteside et al., 2012 ; Ishikawa et al., 2014) ont rapport\u00e9 des valeurs d&rsquo;alpha global oscillant syst\u00e9matiquement entre 0,88 et 0,93.<\/p>\n<h3>Fid\u00e9lit\u00e9 test-retest<\/h3>\n<p>La stabilit\u00e9 temporelle a \u00e9t\u00e9 document\u00e9e aupr\u00e8s d&rsquo;\u00e9chantillons communautaires et d&rsquo;attente clinique sur des intervalles de deux \u00e0 douze semaines. Les coefficients de corr\u00e9lation intraclasse (CCI) ou de corr\u00e9lation de Pearson pour le score total se situent entre <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,75\">$r = 0,75$<\/span> et <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0,86\">$r = 0,86$<\/span>, d\u00e9montrant une remarquable fid\u00e9lit\u00e9 test-retest en l&rsquo;absence d&rsquo;intervention th\u00e9rapeutique.<\/p>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>L&rsquo;architecture factorielle de la SCAS-P a fait l&rsquo;objet de mod\u00e9lisations rigoureuses par analyse factorielle exploratoire (AFE) puis confirmatoire (AFC) :<\/p>\n<h3>Mod\u00e8le factoriel confirm\u00e9<\/h3>\n<p>Lors des analyses factorielles confirmatoires conduites sous estimation robuste du maximum de vraisemblance (MLR) ou par moindres carr\u00e9s pond\u00e9r\u00e9s diagonalement (WLSMV), plusieurs mod\u00e8les concurrents ont \u00e9t\u00e9 test\u00e9s dans la litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Un mod\u00e8le unidimensionnel \u00e0 un seul facteur g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9.<\/li>\n<li>Un mod\u00e8le \u00e0 six facteurs orthogonaux ind\u00e9pendants.<\/li>\n<li>Un mod\u00e8le \u00e0 six facteurs de premier ordre corr\u00e9l\u00e9s.<\/li>\n<li>Un mod\u00e8le hi\u00e9rarchique comprenant six facteurs primaires sous-tendus par un facteur d&rsquo;ordre sup\u00e9rieur (<em>Higher-order model<\/em>).<\/li>\n<li>Un mod\u00e8le bifactoriel (<em>Bifactor model<\/em>) isolant un facteur g\u00e9n\u00e9ral ind\u00e9pendant de facteurs sp\u00e9cifiques.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Les indices statistiques d&rsquo;ad\u00e9quation globale \u2013 notamment le <em>Comparative Fit Index<\/em> (CFI <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"ge 0,93\">$ge 0,93$<\/span>), le <em>Tucker-Lewis Index<\/em> (TLI <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"ge 0,92\">$ge 0,92$<\/span>) et le <em>Root Mean Square Error of Approximation<\/em> (RMSEA <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"le 0,045\">$le 0,045$<\/span>, IC \u00e0 90 % [0,041 &#8211; 0,049]) \u2013 soutiennent de mani\u00e8re convergente la sup\u00e9riorit\u00e9 du <strong>mod\u00e8le hi\u00e9rarchique \u00e0 six facteurs primaires subordonn\u00e9s \u00e0 un facteur g\u00e9n\u00e9ral<\/strong>.<\/p>\n<h3>Saturations factorielles des items<\/h3>\n<p>L&rsquo;ensemble des 38 items quantitatifs pr\u00e9sente des saturations factorielles standardis\u00e9es robustes (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"lambda &gt; 0,40\">$lambda &gt; 0,40$<\/span>, la grande majorit\u00e9 se situant entre $0,52$ et $0,81$, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p &lt; 0,001\">$p &lt; 0,001$<\/span>) sur leur facteur th\u00e9orique respectif :<\/p>\n<ul>\n<li>Les items du sous-domaine <strong>Trouble panique et agoraphobie<\/strong> (items 12, 19, 25, 27, 28, 30, 32, 33, 34) saturent principalement entre $0,55$ et $0,78$, l&rsquo;item 32 (palpitations cardiaques sans motif) pr\u00e9sentant l&rsquo;une des saturations les plus \u00e9lev\u00e9es.<\/li>\n<li>Les items d&rsquo;<strong>Anxi\u00e9t\u00e9 de s\u00e9paration<\/strong> (items 5, 8, 11, 14, 15, 38) manifestent de fortes saturations comprises entre $0,58$ et $0,76$.<\/li>\n<li>Les items de <strong>Phobie sociale<\/strong> (items 6, 7, 9, 10, 26, 31) saturent entre $0,61$ et $0,80$, l&rsquo;item 31 (parler devant la classe) et l&rsquo;item 9 (peur du ridicule) constituant les meilleurs marqueurs.<\/li>\n<li>Les items de <strong>Peur des blessures physiques<\/strong> (items 2, 16, 21, 23, 29) affichent des saturations comprises entre $0,42$ et $0,68$.<\/li>\n<li>Les items du <strong>Trouble obsessionnel-compulsif<\/strong> (items 13, 17, 24, 35, 36, 37) saturent entre $0,56$ et $0,79$, les items de rituels comportementaux (35) et cognitifs (24, 37) discriminant particuli\u00e8rement bien ce facteur.<\/li>\n<li>Les items d&rsquo;<strong>Anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e<\/strong> (items 1, 3, 4, 18, 20, 22) pr\u00e9sentent des coefficients factoriels solides compris entre $0,54$ et $0,77$.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Type d&rsquo;\u00e9valuation :<\/strong> Questionnaire h\u00e9t\u00e9ro-rapport\u00e9 compl\u00e9t\u00e9 par les parents (p\u00e8re, m\u00e8re ou tuteur l\u00e9gal).<\/li>\n<li><strong>Population cible :<\/strong> Enfants et adolescents de 6 \u00e0 18 ans.<\/li>\n<li><strong>Dur\u00e9e moyenne de passation :<\/strong> Environ 10 minutes.<\/li>\n<li><strong>Nombre total d&rsquo;items :<\/strong> 38 items quantitatifs standardis\u00e9s + 1 question de d\u00e9pistage ouverte optionnelle d\u00e9clin\u00e9e en 3 items qualitatifs suppl\u00e9mentaires (items 39, 40, 41, 42) pour documenter des peurs idiosyncrasiques.<\/li>\n<li><strong>Format des r\u00e9ponses :<\/strong> \u00c9chelle de Likert \u00e0 4 modalit\u00e9s num\u00e9riques :\n<ul>\n<li><code>0<\/code> = Jamais (<em>Never<\/em>)<\/li>\n<li><code>1<\/code> = Parfois (<em>Sometimes<\/em>)<\/li>\n<li><code>2<\/code> = Souvent (<em>Often<\/em>)<\/li>\n<li><code>3<\/code> = Toujours (<em>Always<\/em>)<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Calcul des scores des sous-\u00e9chelles :<\/strong> Les scores s&rsquo;obtiennent par la somme arithm\u00e9tique directe des items correspondants :\n<ul>\n<li><strong>Trouble panique et agoraphobie (9 items) :<\/strong> Somme des items 12 + 19 + 25 + 27 + 28 + 30 + 32 + 33 + 34 (Score de 0 \u00e0 27).<\/li>\n<li><strong>Anxi\u00e9t\u00e9 de s\u00e9paration (6 items) :<\/strong> Somme des items 5 + 8 + 11 + 14 + 15 + 38 (Score de 0 \u00e0 18).<\/li>\n<li><strong>Peur des blessures physiques (5 items) :<\/strong> Somme des items 2 + 16 + 21 + 23 + 29 (Score de 0 \u00e0 15).<\/li>\n<li><strong>Phobie sociale (6 items) :<\/strong> Somme des items 6 + 7 + 9 + 10 + 26 + 31 (Score de 0 \u00e0 18).<\/li>\n<li><strong>Trouble obsessionnel-compulsif (6 items) :<\/strong> Somme des items 13 + 17 + 24 + 35 + 36 + 37 (Score de 0 \u00e0 18).<\/li>\n<li><strong>Anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e (6 items) :<\/strong> Somme des items 1 + 3 + 4 + 18 + 20 + 22 (Score de 0 \u00e0 18).<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Score total d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 :<\/strong> Somme des 38 items quantitatifs (\u00e9tendue th\u00e9orique de 0 \u00e0 114). Les items 39 \u00e0 42 ne sont pas inclus dans le score total num\u00e9rique standardis\u00e9.<\/li>\n<li><strong>Interpr\u00e9tation clinique :<\/strong> Des scores standardis\u00e9s (T-scores) stratifi\u00e9s par \u00e2ge et par sexe sont disponibles sur le portail officiel de l&rsquo;instrument, permettant d&rsquo;identifier les profils se situant \u00e0 un \u00e9cart-type (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"T ge 60\">$T ge 60$<\/span>) ou deux \u00e9carts-types (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"T ge 70\">$T ge 70$<\/span>, seuil clinique d&rsquo;alerte) au-dessus de la moyenne normative.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &#038; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de publication princeps de la version parents :<\/strong> 2004 (faisant suite \u00e0 la version auto-rapport\u00e9e pour enfants publi\u00e9e en 1997).<\/li>\n<li><strong>Statut des droits d&rsquo;auteur :<\/strong> &copy; Susan H. Spence et auteurs associ\u00e9s (2004).<\/li>\n<li><strong>Tarifs et conditions d&rsquo;acc\u00e8s :<\/strong> L&rsquo;utilisation de l&rsquo;instrument est <strong>libre de droits et enti\u00e8rement gratuite (Open Access)<\/strong> pour la recherche scientifique, l&rsquo;enseignement universitaire et la pratique clinique non commerciale.<\/li>\n<li><strong>Modalit\u00e9s d&rsquo;obtention :<\/strong> Le questionnaire, les grilles de cotation, les cl\u00e9s de profil informatis\u00e9es et les normes d\u00e9veloppementales sont t\u00e9l\u00e9chargeables directement sur le site officiel h\u00e9berg\u00e9 par Susan Spence : <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.scaswebsite.com\/\">www.scaswebsite.com<\/a>. Toute reproduction \u00e0 vis\u00e9e commerciale ou int\u00e9gration dans des progiciels payants requiert l&rsquo;autorisation formelle pr\u00e9alable des auteurs d\u00e9tenteurs des droits.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<ul>\n<li>Beck, A. T., &amp; Emery, G. (1985). <em>Anxiety disorders and phobias: A cognitive perspective<\/em>. Basic Books.<\/li>\n<li>Clark, L. A., &amp; Watson, D. (1991). Tripartite model of anxiety and depression: Psychometric evidence and taxonomic implications. <em>Journal of Abnormal Psychology<\/em>, 100(3), 316\u2013336. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0021-843X.100.3.316\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0021-843X.100.3.316<\/a><\/li>\n<li>Ishikawa, S., Shimotsu, S., Ono, T., Sasagawa, S., Spence, S. H., &amp; Sato, F. (2014). A parent-report measure of children\u2019s anxiety in Japan: Psychometric properties of the Spence Children\u2019s Anxiety Scale &#8211; Parent version. <em>Child Psychiatry &amp; Human Development<\/em>, 45(5), 509\u2013518. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1007\/s10578-013-0420-5\">https:\/\/doi.org\/10.1007\/s10578-013-0420-5<\/a><\/li>\n<li>Mousavi, R., Moradi, A. R., Farzad, V., Mahdavi, E., &amp; Spence, S. H. (2007). Psychometric properties of the Spence Children&rsquo;s Anxiety Scale with an Iranian sample. <em>International Journal of Psychology<\/em>, 1(1), 1\u201316.<\/li>\n<li>Nauta, M. H., Scholing, A., Rapee, R. M., Abbott, M. J., Spence, S. H., &amp; Waters, A. M. (2004). A parent-report measure of children\u2019s anxiety: The Spence Children\u2019s Anxiety Scale &#8211; Parent version. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 42(7), 813\u2013839. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.brat.2003.07.009\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.brat.2003.07.009<\/a><\/li>\n<li>Spence, S. H. (1997). Structure of anxiety symptoms among children: A confirmatory factor-analytic study. <em>Journal of Abnormal Psychology<\/em>, 106(2), 280\u2013297. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0021-843X.106.2.280\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0021-843X.106.2.280<\/a><\/li>\n<li>Spence, S. H., Barrett, P. M., &amp; Turner, C. M. (2003). Psychometric properties of the Spence Children&rsquo;s Anxiety Scale with young adolescents. <em>Journal of Anxiety Disorders<\/em>, 17(6), 605\u2013625. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0887-6185(02)00236-0\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0887-6185(02)00236-0<\/a><\/li>\n<li>Spence, S. H., Rapee, R., McDonald, C., &amp; Ingram, M. (2001). The structure of anxiety symptoms among preschoolers. <em>Behaviour Research and Therapy<\/em>, 39(11), 1293\u20131316. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(00)00098-X\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S0005-7967(00)00098-X<\/a><\/li>\n<li>Whiteside, S. P., Gryczkowski, M. R., Biggs, B. K., Fagan, R., &amp; Celano, J. (2012). Validation of the Spence Children&rsquo;s Anxiety Scale&rsquo;s parent report through comparison with the CBCL and anxiety diagnosis. <em>Depression and Anxiety<\/em>, 29(4), 317\u2013324. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1002\/da.20914\">https:\/\/doi.org\/10.1002\/da.20914<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p><strong>Response format:<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin-left: 20px;\">\n    <code>0<\/code> = Never<br \/>\n    <code>1<\/code> = Sometimes<br \/>\n    <code>2<\/code> = Often<br \/>\n    <code>3<\/code> = Always\n  <\/p>\n<ol style=\"line-height: 1.8;\">\n<li>My child worries about things<\/li>\n<li>My child is scared of the dark<\/li>\n<li>When my child has a problem\u201a s(he) complains of ha\u200eving a funny feeling in his \/ her stomach<\/li>\n<li>My child complains of feeling afraid<\/li>\n<li>My child would feel afraid of being on his\/her own at home<\/li>\n<li>My child is scared when s(he) has to take a test<\/li>\n<li>My child is afraid when (s)he has to use public toilets or bathrooms<\/li>\n<li>My child worries about being away from us \/ me<\/li>\n<li>My child feels afraid that (s)he will make a fool of him\/herself in front of people<\/li>\n<li>My child worries that (s)he will do badly at school<\/li>\n<li>My child worries that something awful will happen to someone in our family<\/li>\n<li>My child complains of suddenly feeling as if (s)he can&rsquo;t breathe when there is no reason for this<\/li>\n<li>My child has to keep checking that (s)he has done things right (like the switch is off\u201a or the door is locked)<\/li>\n<li>My child is scared if (s)he has to sleep on his\/her own<\/li>\n<li>My child has trouble going to school in the mornings because (s)he feels nervous or afraid<\/li>\n<li>My child is scared of dogs<\/li>\n<li>My child can&rsquo;t seem to get bad or silly thoughts out of his \/ her head<\/li>\n<li>When my child has a problem\u201a s(he) complains of his\/her heart beating really fast<\/li>\n<li>My child suddenly starts to tremble or shake when there is no reason for this<\/li>\n<li>My child worries that something bad will happen to him\/her<\/li>\n<li>My child is scared of going to the doctor or dentist<\/li>\n<li>When my child has a problem\u201a (s)he feels shaky<\/li>\n<li>My child is scared of heights (eg. being at the top of a cliff)<\/li>\n<li>My child has to think special thoughts (like numbers or words) to stop bad things from happening<\/li>\n<li>My child feels scared if (s)he has to travel in the car\u201a or on a bus or train<\/li>\n<li>My child worries what other people think of him\/her<\/li>\n<li>My child is afraid of being in crowded places (like shopping centres\u201a the movies\u201a buses\u201a busy playgrounds)<\/li>\n<li>All of a sudden my child feels really scared for no reason at all<\/li>\n<li>My child is scared of insects or spiders<\/li>\n<li>My child complains of suddenly becoming dizzy or faint when there is no reason for this<\/li>\n<li>My child feels afraid when (s)he has to talk in front of the class<\/li>\n<li>My child\u2019s complains of his \/ her heart suddenly starting to beat too quickly for no reason<\/li>\n<li>My child worries that (s)he will suddenly get a scared feeling when there is nothing to be afraid of<\/li>\n<li>My child is afraid of being in small closed places\u201a like tunnels or small rooms<\/li>\n<li>My child has to do some things over and over again (like washing his \/ her hands\u201a cleaning or putting things in a certain order)<\/li>\n<li>My child gets bothered by bad or silly thoughts or pictures in his\/her head<\/li>\n<li>My child has to do certain things in just the right way to stop bad things from happening<\/li>\n<li>My child would feel scared if (s)he had to stay away from home overnight<\/li>\n<li>Is there anything else that your child is really afraid of? &#8230;..\u2026\u2026\u2026\u2026..\u2026. YES\u201a NO<br \/>\n      <em>Please write down what it is\u201a and fill out how often (s)he is afraid of this thing:<\/em><\/p>\n<ol type=\"a\" style=\"margin-top: 8px;\">\n<li>40. \u2026.<\/li>\n<li>41. \u2026..<\/li>\n<li>42. \u2026..<\/li>\n<\/ol>\n<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 pour enfants de Spence &#8211; Version parents (SCAS-Parent) est un instrument psychom\u00e9trique h\u00e9t\u00e9ro-rapport\u00e9 \u00e9valuant 6 dimensions majeures de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 chez l&rsquo;enfant de 6 \u00e0 18 ans en conformit\u00e9 avec les crit\u00e8res du DSM.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[21169,31,14203],"tags":[14268,14267,1076,1130,1257,16,14281,21170,545,1647],"class_list":["post-13830","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-anxiete-et-troubles-de-lhumeur","category-evaluations-psychologiques","category-psychometrie-infanto-juvenile","tag-anxiete-de-separation","tag-anxiete-infantile","tag-dsm-5","tag-evaluation-parentale","tag-phobie-sociale","tag-psychometrie","tag-scas","tag-scas-p","tag-toc","tag-trouble-panique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/13830","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=13830"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/13830\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=13830"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=13830"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=13830"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}