{"id":13635,"date":"2026-10-04T04:31:22","date_gmt":"2026-10-04T04:31:22","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/depistage-interventions-esthetiques-cops\/"},"modified":"2026-10-04T04:31:22","modified_gmt":"2026-10-04T04:31:22","slug":"depistage-interventions-esthetiques-cops","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=depistage-interventions-esthetiques-cops","title":{"rendered":"D\u00e9pistage pour interventions esth\u00e9tiques (COPS)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>Le <strong>Cosmetic Procedure Screening<\/strong> (COPS), con\u00e7u par le Pr <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/David_Veale\">David Veale<\/a> et ses collaborateurs au d\u00e9but des ann\u00e9es 2010, constitue un instrument psychom\u00e9trique d&rsquo;auto-\u00e9valuation standardis\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 sp\u00e9cifiquement pour identifier le trouble dysmorphophobique (ou <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Dysmorphophobie\">dysmorphophobie<\/a> \/ <em>Body Dysmorphic Disorder<\/em> &#8211; BDD) en contexte de consultation de chirurgie plastique, de dermatologie esth\u00e9tique et de m\u00e9decine esth\u00e9tique. Cet outil bref mais robuste comporte un volet qualificatif pr\u00e9liminaire (Item 1) permettant au patient de hi\u00e9rarchiser les caract\u00e9ristiques corporelles sources de pr\u00e9occupation et d&rsquo;en \u00e9valuer l&rsquo;impact relatif \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;un diagramme circulaire (\u00ab pie chart \u00bb), suivi de 9 items psychom\u00e9triques cot\u00e9s de 0 (alt\u00e9ration minimale) \u00e0 8 (alt\u00e9ration maximale). Le score total, calcul\u00e9 sur la somme des items 2 \u00e0 10 apr\u00e8s inversion des items 2, 3 et 5, s&rsquo;\u00e9tend de 0 \u00e0 72 points. Un score seuil fix\u00e9 \u00e0 40 ou plus indique une probabilit\u00e9 diagnostique \u00e9lev\u00e9e de dysmorphophobie caract\u00e9ris\u00e9e et impose une orientation psychiatrique ou psychologique sp\u00e9cialis\u00e9e avant toute intervention corporelle irr\u00e9versible.<\/p>\n<p>Sur le plan psychom\u00e9trique, le COPS d\u00e9montre une coh\u00e9rence interne remarquable (coefficient alpha de Cronbach oscillant g\u00e9n\u00e9ralement entre 0,89 et 0,92) et une excellente stabilit\u00e9 temporelle test-retest (coefficients de corr\u00e9lation intraclasse sup\u00e9rieurs \u00e0 0,85). L&rsquo;analyse factorielle confirme une structure unidimensionnelle dominante refl\u00e9tant la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 globale de la pr\u00e9occupation dysmorphique et du dysfonctionnement psychosocial associ\u00e9. L&rsquo;\u00e9chelle d\u00e9montre une validit\u00e9 convergente substantielle avec la <em>Yale-Brown Obsessive Compulsive Scale modified for Body Dysmorphic Disorder<\/em> (BDD-YBOCS) et la <em>Derriford Appearance Scale<\/em> (DAS-24), tout en discriminant pr\u00e9cis\u00e9ment les patients dysmorphophobiques des demandeurs ordinaires de chirurgie esth\u00e9tique et des t\u00e9moins sains. Int\u00e9gr\u00e9 de mani\u00e8re syst\u00e9matique dans les protocoles de s\u00e9lection pr\u00e9op\u00e9ratoire, le COPS permet d&rsquo;att\u00e9nuer significativement les risques d&rsquo;insatisfaction chirurgicale, de d\u00e9tresse psychologique iatrog\u00e8ne et de conflits m\u00e9dico-l\u00e9gaux.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>Cosmetic Procedure Screening, COPS, dysmorphophobie, trouble dysmorphique corporel, chirurgie esth\u00e9tique, m\u00e9decine esth\u00e9tique, image corporelle, \u00e9valuation psychom\u00e9trique, David Veale, d\u00e9pistage pr\u00e9op\u00e9ratoire<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>Le questionnaire COPS a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u et valid\u00e9 par une \u00e9quipe multidisciplinaire de psychiatres, de psychologues cliniciens et d&rsquo;\u00e9pid\u00e9miologistes sp\u00e9cialistes des troubles obsessionnels compulsifs et de l&rsquo;image corporelle au Royaume-Uni :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>David Veale<\/strong>, FRCPsych, MPhil, MD : Professeur de psychiatrie comportementale et cognitive au <em>King&rsquo;s College London<\/em> (Institute of Psychiatry, Psychology and Neuroscience &#8211; IoPPN) et psychiatre consultant au <em>South London and Maudsley NHS Foundation Trust<\/em> ainsi qu&rsquo;au <em>Nightingale Hospital<\/em>, Londres, Royaume-Uni. Courriel institutionnel : david.veale@kcl.ac.uk.<\/li>\n<li><strong>Neita Ellison<\/strong> : Psychologue clinicienne et chercheuse, <em>King&rsquo;s College London<\/em>, Institute of Psychiatry, Psychology and Neuroscience, Londres, Royaume-Uni.<\/li>\n<li><strong>T. G. Werner<\/strong> : Chercheur associ\u00e9, d\u00e9partement de psychologie, <em>King&rsquo;s College London<\/em>, Londres, Royaume-Uni.<\/li>\n<li><strong>R. Dodhia<\/strong> : Biostatisticien et m\u00e9thodologiste de recherche, Centre for Anxiety Disorders and Trauma (CADAT), Londres, Royaume-Uni.<\/li>\n<li><strong>Marc Serfaty<\/strong> : Professeur associ\u00e9 en psychiatrie, Division of Psychiatry, <em>University College London<\/em> (UCL) et psychiatre consultant au <em>Priory Hospital North London<\/em>, Londres, Royaume-Uni.<\/li>\n<li><strong>Alex Clarke<\/strong> : Psychologue clinicienne consultante, sp\u00e9cialiste des aspects psychologiques de la chirurgie plastique et reconstructrice, <em>Royal Free Hampstead NHS Trust<\/em>, Londres, Royaume-Uni.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental du <em>Cosmetic Procedure Screening<\/em> (COPS) est de fournir aux chirurgiens plasticiens, dermatologues esth\u00e9tiques et \u00e9quipes soignantes un outil de tri rapide, objectif et scientifiquement \u00e9prouv\u00e9 pour identifier les personnes pr\u00e9sentant un trouble dysmorphique corporel parmi les candidats \u00e0 des interventions esth\u00e9tiques. Dans la population g\u00e9n\u00e9rale, la pr\u00e9valence du trouble dysmorphophobique oscille entre 1,5 % et 2,5 % selon les crit\u00e8res du <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.psychiatry.org\/psychiatrists\/practice\/dsm\">DSM-5<\/a> de l&rsquo;American Psychiatric Association. En revanche, dans les cliniques de m\u00e9decine et de chirurgie esth\u00e9tique, cette pr\u00e9valence grimpe de mani\u00e8re vertigineuse, touchant entre 6 % et 20 % de la patient\u00e8le selon les s\u00e9ries cliniques (Veale et al., 2011 ; Crerand et al., 2006).<\/p>\n<p>La justification th\u00e9orique et d\u00e9ontologique de cet instrument repose sur un constat clinique unanime : les interventions chirurgicales ou cosm\u00e9tiques invasives ne traitent pas la dysmorphophobie ; elles l&rsquo;aggravent fr\u00e9quemment. En effet, la pathologie ne r\u00e9side pas dans une anomalie morphologique objective mais dans une distorsion cognitive s\u00e9v\u00e8re du sch\u00e9ma corporel, associ\u00e9e \u00e0 un traitement s\u00e9lectif de l&rsquo;information visuelle et \u00e0 une fixation affective d\u00e9bilitante. Les \u00e9tudes \u00e9pid\u00e9miologiques et cliniques indiquent qu&rsquo;une immense majorit\u00e9 des patients dysmorphophobiques ayant subi une rhinoplastie, une bl\u00e9pharoplastie, une liposuccion ou des injections de comblement demeurent insatisfaits du r\u00e9sultat postop\u00e9ratoire. Nombreux sont ceux qui d\u00e9veloppent une aggravation de leurs ruminations, focalisent leur d\u00e9tresse sur une nouvelle zone anatomique, multiplient les demandes chirurgicales compulsives ou d\u00e9veloppent des r\u00e9actions agressives et m\u00e9dico-l\u00e9gales envers les praticiens (Sarwer et al., 2005).<\/p>\n<p>Sur le plan des applications cliniques, le COPS remplit une double fonction :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Une fonction de d\u00e9pistage syst\u00e9matique (screening) :<\/strong> Administr\u00e9 d\u00e8s la salle d&rsquo;attente ou lors de la consultation pr\u00e9op\u00e9ratoire initiale, il permet d&rsquo;objectiver en quelques minutes le degr\u00e9 de fixation dysmorphique et d&rsquo;alerter le praticien gr\u00e2ce \u00e0 un score seuil univoque (seuil de 40 points).<\/li>\n<li><strong>Une mesure de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 et d&rsquo;orientation :<\/strong> Le questionnaire permet de quantifier pr\u00e9cis\u00e9ment l&rsquo;interf\u00e9rence fonctionnelle dans les sph\u00e8res amoureuse, socioprofessionnelle et relationnelle, fournissant aux cliniciens des arguments concrets pour refuser \u00e9thiquement une intervention nocive et orienter le patient vers un suivi psychiatrique ou une th\u00e9rapie cognitivo-comportementale (TCC) adapt\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Dans le domaine de la recherche, le COPS sert de mesure standardis\u00e9e de l&rsquo;insatisfaction corporelle clinique, permettant de comparer l&rsquo;efficacit\u00e9 des interventions psychologiques et de cartographier l&rsquo;\u00e9volution de la symptomatologie dysmorphophobique au sein des cohortes chirurgicales longitudinales.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Le COPS \u00e9value le construit multidimensionnel du <strong>trouble dysmorphophobique<\/strong> (BDD) tel que conceptualis\u00e9 par le courant cognitivo-comportemental moderne. Ce construit englobe la pr\u00e9occupation obs\u00e9dante envers un d\u00e9faut per\u00e7u de l&rsquo;apparence physique, invisible ou minime pour autrui, coupl\u00e9e \u00e0 une d\u00e9tresse \u00e9motionnelle cliniquement significative et \u00e0 un retentissement invalidant sur les activit\u00e9s quotidiennes. Le COPS op\u00e9rationnalise ce construit \u00e0 travers plusieurs composantes interconnect\u00e9es r\u00e9parties sur ses 10 questions :<\/p>\n<h3>1. Identification et hi\u00e9rarchisation des focalisations anatomiques (Item 1)<\/h3>\n<p>Le premier item, non scor\u00e9 num\u00e9riquement dans l&rsquo;algorithme sommatoire mais central pour l&rsquo;investigation clinique, \u00e9value la nature et l&rsquo;\u00e9tendue de l&rsquo;insatisfaction morphologique. Le participant doit nommer jusqu&rsquo;\u00e0 5 zones corporelles par ordre d\u00e9croissant de pr\u00e9occupation (nez, peau, menton, fessiers, etc.) et estimer le pourcentage d&rsquo;attention accord\u00e9 \u00e0 chacune dans un diagramme circulaire d&rsquo;un total de 100 %. Cette d\u00e9composition permet de mesurer la concentration cognitive : chez un sujet sans dysmorphophobie, les plaintes sont souvent diffuses ou contextualis\u00e9es, tandis que le patient dysmorphophobique pr\u00e9sente une polarisation quasi monopolistique (par exemple, 80 % d&rsquo;attention focalis\u00e9e sur une irr\u00e9gularit\u00e9 cutan\u00e9e ou une l\u00e9g\u00e8re d\u00e9viation nasale).<\/p>\n<h3>2. Comportements compulsifs et rituels de v\u00e9rification (Item 2)<\/h3>\n<p>L&rsquo;item 2 explore la fr\u00e9quence des comportements de v\u00e9rification d\u00e9lib\u00e9r\u00e9s (<em>checking behaviours<\/em>). Le patient dysmorphophobique engage de multiples heures par jour dans des inspections minutieuses dans le miroir, les vitrines des magasins, les surfaces r\u00e9fl\u00e9chissantes, ou \u00e0 travers des palpations digitales r\u00e9p\u00e9t\u00e9es. Cet item mesure la compulsivit\u00e9 comportementale sur une \u00e9chelle invers\u00e9e allant de \u00ab Jamais \u00bb \u00e0 \u00ab Environ 40 fois ou plus par jour \u00bb.<\/p>\n<h3>3. Jugement n\u00e9gatif de valence esth\u00e9tique (Item 3)<\/h3>\n<p>L&rsquo;item 3 capture l&rsquo;intensit\u00e9 de la distorsion perceptive et du jugement de valeur n\u00e9gatif port\u00e9 sur la caract\u00e9ristique corporelle (\u00ab laide \u00bb, \u00ab non attirante \u00bb ou \u00ab pas correcte \/ anormale \u00bb). Il traduit la croyance m\u00e9tacognitive rigide selon laquelle la partie du corps cibl\u00e9e est difforme, un aspect central du diagnostic psychopathologique de dysmorphophobie.<\/p>\n<h3>4. D\u00e9tresse \u00e9motionnelle subjective (Item 4)<\/h3>\n<p>L&rsquo;item 4 \u00e9value la charge affective directe caus\u00e9e par le d\u00e9faut physique per\u00e7u. Il quantifie l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9, la honte, le d\u00e9go\u00fbt de soi et le d\u00e9sespoir ressentis par le sujet, allant d&rsquo;une absence de d\u00e9tresse \u00e0 une d\u00e9tresse d&rsquo;intensit\u00e9 extr\u00eame.<\/p>\n<h3>5. \u00c9vitement situationnel et comportemental (Item 5)<\/h3>\n<p>L&rsquo;item 5 mesure la propension du sujet \u00e0 fuir les situations d&rsquo;exposition sociale ou les activit\u00e9s quotidiennes en raison de son apparence (camoufler son visage, \u00e9viter la lumi\u00e8re du jour, fuir les interactions en face-\u00e0-face, s&rsquo;isoler \u00e0 domicile). L&rsquo;\u00e9vitement constitue l&rsquo;un des m\u00e9canismes majeurs maintenant la pathologie en emp\u00eachant toute d\u00e9sensibilisation ou infirmation des croyances erron\u00e9es.<\/p>\n<h3>6. Ruminations et envahissement cognitif (Item 6)<\/h3>\n<p>L&rsquo;item 6 quantifie le degr\u00e9 de pr\u00e9occupation mentale incontr\u00f4lable (ruminations intrusives). Il mesure l&rsquo;incapacit\u00e9 du patient \u00e0 se d\u00e9tacher mentalement de la pens\u00e9e de son d\u00e9faut physique durant la journ\u00e9e, ce qui constitue le crit\u00e8re obsessionnel central du trouble.<\/p>\n<h3>7. Alt\u00e9ration du fonctionnement interpersonnel et affectif (Item 7)<\/h3>\n<p>L&rsquo;item 7 \u00e9value l&rsquo;impact sp\u00e9cifique de la pr\u00e9occupation sur la dynamique de couple ou, pour les personnes c\u00e9libataires, sur la capacit\u00e9 \u00e0 s&rsquo;engager dans des rencontres amoureuses. Les patients atteints de dysmorphophobie rapportent souvent une honte paralysante emp\u00eachant l&rsquo;intimit\u00e9 physique et \u00e9motionnelle.<\/p>\n<h3>8. Handicap professionnel et acad\u00e9mique (Item 8)<\/h3>\n<p>L&rsquo;item 8 mesure l&rsquo;incapacit\u00e9 fonctionnelle dans le domaine professionnel, les \u00e9tudes universitaires ou la gestion domestique. Il int\u00e8gre un ancrage s\u00e9v\u00e8re indiquant l&rsquo;impossibilit\u00e9 totale de travailler (<em>\u00ab I can\u2019t work \u00bb<\/em>), refl\u00e9tant le potentiel hautement invalidant du trouble.<\/p>\n<h3>9. Rupture du lien social (Item 9)<\/h3>\n<p>L&rsquo;item 9 mesure l&rsquo;interf\u00e9rence avec la vie sociale, les loisirs et les amiti\u00e9s. Il capte l&rsquo;\u00e9rosion progressive du r\u00e9seau de soutien social provoqu\u00e9e par le repli sur soi et la peur du regard d&rsquo;autrui.<\/p>\n<h3>10. Surestimation de l&rsquo;apparence dans la valeur personnelle (Item 10)<\/h3>\n<p>L&rsquo;item 10 sonde l&rsquo;adh\u00e9sion au sch\u00e9ma cognitif dysfonctionnel fondamental selon lequel l&rsquo;apparence physique constitue l&rsquo;unique ou le plus important vecteur de l&rsquo;identit\u00e9 et de la valeur de soi (<em>overvaluation of appearance<\/em>). Cette croyance centrale (<em>\u00ab Si je ne suis pas parfait physiquement, je ne vaux rien \u00bb<\/em>) alimente l&rsquo;ensemble de la cascade symptomatique.<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>Le COPS s&rsquo;ancre rigoureusement dans le <strong>mod\u00e8le cognitivo-comportemental de la dysmorphophobie<\/strong> d\u00e9velopp\u00e9 par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/David_Veale\">David Veale<\/a> (2004) et enrichi par les travaux pionniers de <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Katharine_Phillips\">Katharine Phillips<\/a> et de Thomas Cash sur l&rsquo;image corporelle. Ce mod\u00e8le th\u00e9orique postule que la dysmorphophobie n&rsquo;est pas une simple coquetterie exacerb\u00e9e, mais une pathologie s\u00e9v\u00e8re du spectre obsessionnel-compulsif r\u00e9gie par des boucles de r\u00e9troaction dysfonctionnelles entre sch\u00e9mas cognitifs profonds, biais attentionnels et comportements de s\u00e9curit\u00e9 inadapt\u00e9s.<\/p>\n<p>Selon le mod\u00e8le de Veale (2004), la s\u00e9quence psychopathologique s&rsquo;articule comme suit :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Activation de sch\u00e9mas pr\u00e9coces inconditionnels :<\/strong> Des croyances fondamentales relatives \u00e0 la d\u00e9fectuosit\u00e9, \u00e0 l&rsquo;ind\u00e9sirabilit\u00e9 ou \u00e0 la vuln\u00e9rabilit\u00e9 au rejet social m\u00e8nent le sujet \u00e0 conditionner sa valeur personnelle exclusivement \u00e0 son attractivit\u00e9 physique (Item 10 du COPS).<\/li>\n<li><strong>D\u00e9clenchement et focalisation de l&rsquo;attention :<\/strong> Une situation d\u00e9clenchante (regard dans un miroir, remarque d&rsquo;un tiers, photo sur les r\u00e9seaux sociaux) active une repr\u00e9sentation mentale id\u00e9alis\u00e9e ou distordue de la zone corporelle. L&rsquo;attention du sujet bascule en mode d&rsquo;auto-focalisation interne (<em>self-focused attention<\/em>) : le sujet ne voit plus la r\u00e9alit\u00e9 de son reflet mais la projection de son image mentale d\u00e9grad\u00e9e.<\/li>\n<li><strong>\u00c9valuation n\u00e9gative et distorsions cognitives :<\/strong> Le patient op\u00e8re une pens\u00e9e dichotomique (tout ou rien), un catastrophisme et une surg\u00e9n\u00e9ralisation (Item 3 du COPS). Il per\u00e7oit une asym\u00e9trie microscopique comme une difformit\u00e9 monstrueuse qui suscitera in\u00e9vitablement le d\u00e9go\u00fbt chez autrui.<\/li>\n<li><strong>\u00c9mergence de la d\u00e9tresse affective :<\/strong> L&rsquo;\u00e9valuation n\u00e9gative d\u00e9clenche imm\u00e9diatement de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 aigu\u00eb, de la honte et une humeur d\u00e9pressive (Item 4 et Item 6 du COPS).<\/li>\n<li><strong>Strat\u00e9gies de neutralisation et comportements de s\u00e9curit\u00e9 :<\/strong> Pour apaiser cette d\u00e9tresse insoutenable, le sujet met en place deux types de r\u00e9ponses pathologiques : les comportements compulsifs de v\u00e9rification (Item 2) pour tenter de contr\u00f4ler son apparence, et l&rsquo;\u00e9vitement comportemental (Item 5) pour se soustraire au jugement d&rsquo;autrui.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le paradoxe d\u00e9montr\u00e9 par Veale r\u00e9side dans le fait que ces comportements de maintien renforcent le trouble : l&rsquo;inspection prolong\u00e9e dans le miroir alt\u00e8re le traitement perceptif global (ph\u00e9nom\u00e8ne d&rsquo;habituation locale et accentuation des micros-d\u00e9tails), ce qui accro\u00eet l&rsquo;impression de laideur et r\u00e9alimente l&rsquo;obsession. Lorsqu&rsquo;un individu pris dans cet engrenage consulte un chirurgien esth\u00e9tique, il recherche une solution m\u00e9canique externe \u00e0 un probl\u00e8me d&rsquo;encodage et de traitement de l&rsquo;information interne. Le COPS a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u pour intercepter cette dynamique pathologique en mesurant chaque maillon de cette boucle cognitive et comportementale.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s m\u00e9trologiques du COPS ont \u00e9t\u00e9 rigoureusement analys\u00e9es lors de son \u00e9tude de validation princeps men\u00e9e par Veale, Ellison, Werner, Dodhia, Serfaty et Clarke (2012) dans le <em>Journal of Plastic, Reconstructive &#038; Aesthetic Surgery<\/em>, ainsi que dans des r\u00e9plications cliniques ult\u00e9rieures.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de construit et validit\u00e9 convergente<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 convergente du COPS a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie par sa corr\u00e9lation avec des instruments \u00e9talons mesurant la dysmorphophobie, l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 li\u00e9e \u00e0 l&rsquo;apparence et la d\u00e9tresse psychologique globale :<\/p>\n<ul>\n<li>Une corr\u00e9lation positive tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e a \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9e avec l&rsquo;\u00e9chelle d&rsquo;\u00e9valuation clinique de r\u00e9f\u00e9rence, la <em>Yale-Brown Obsessive Compulsive Scale modified for Body Dysmorphic Disorder<\/em> (BDD-YBOCS), avec des coefficients de corr\u00e9lation de Pearson de l&rsquo;ordre de <em>r<\/em> = 0,78 \u00e0 0,84 (p &lt; 0,001).<\/li>\n<li>Une corr\u00e9lation substantielle a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e avec la <em>Derriford Appearance Scale<\/em> (DAS-24), mesurant la d\u00e9tresse et le dysfonctionnement li\u00e9s aux caract\u00e9ristiques physiques per\u00e7ues (<em>r<\/em> = 0,72 \u00e0 0,76).<\/li>\n<li>Des corr\u00e9lations significatives mais mod\u00e9r\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 relev\u00e9es avec les inventaires de d\u00e9pression et d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale comme le <em>Beck Depression Inventory<\/em> (BDI-II, <em>r<\/em> = 0,55) et la <em>Hospital Anxiety and Depression Scale<\/em> (HADS, <em>r<\/em> = 0,51), d\u00e9montrant que si la d\u00e9tresse dysmorphique s&rsquo;accompagne d&rsquo;affects n\u00e9gatifs, le COPS mesure un construit clinique distinct de la d\u00e9pression pure.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Validit\u00e9 discriminante et diagnostique<\/h3>\n<p>Le COPS d\u00e9montre une remarquable capacit\u00e9 \u00e0 discriminer trois populations distinctes :<\/p>\n<ul>\n<li>Les patients r\u00e9pondant aux crit\u00e8res diagnostiques stricts du trouble dysmorphique corporel (moyenne de score COPS g\u00e9n\u00e9ralement sup\u00e9rieure \u00e0 48-52).<\/li>\n<li>Les patients consultant en chirurgie esth\u00e9tique sans trouble dysmorphophobique (moyenne de score g\u00e9n\u00e9ralement situ\u00e9e entre 18 et 28).<\/li>\n<li>Les t\u00e9moins sains de la population g\u00e9n\u00e9rale (moyenne de score g\u00e9n\u00e9ralement inf\u00e9rieure \u00e0 15).<\/li>\n<\/ul>\n<p>L&rsquo;analyse des courbes ROC (<em>Receiver Operating Characteristic<\/em>) a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une aire sous la courbe (AUC) exceptionnelle de 0,94 \u00e0 0,96 pour la d\u00e9tection du trouble dysmorphophobique. \u00c0 la valeur seuil recommand\u00e9e de <strong>40 points<\/strong>, le COPS pr\u00e9sente une sensibilit\u00e9 diagnostique d&rsquo;environ 91 % et une sp\u00e9cificit\u00e9 d&rsquo;environ 88 % par rapport aux entretiens diagnostiques structur\u00e9s (SCID-I). Cela signifie que le test minimise drastiquement les faux n\u00e9gatifs (omission d&rsquo;un patient s\u00e9v\u00e8rement atteint) tout en maintenant un taux tr\u00e8s faible de faux positifs parmi les demandeurs l\u00e9gitimes d&rsquo;interventions cosm\u00e9tiques.<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9valuation de la fid\u00e9lit\u00e9 du COPS met en \u00e9vidence une pr\u00e9cision de mesure et une reproductibilit\u00e9 temporelle de tout premier ordre \u00e0 travers divers contextes d&rsquo;administration :<\/p>\n<h3>Coh\u00e9rence interne<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9chantillon initial de validation comprenant des patients psychiatriques atteints de dysmorphophobie et des patients consultant en chirurgie esth\u00e9tique, le coefficient <strong>alpha de Cronbach<\/strong> global s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 <strong>0,91<\/strong> (Veale et al., 2012). Cette valeur d\u00e9passe largement le seuil psychom\u00e9trique standard de 0,80 requis pour les outils de d\u00e9cision clinique individuelle. Les corr\u00e9lations item-total corrig\u00e9es s&rsquo;\u00e9chelonnent entre 0,56 et 0,81, indiquant que chacun des 9 items cot\u00e9s contribue de fa\u00e7on substantielle et harmonieuse \u00e0 la variance du score total sans redondance inutile.<\/p>\n<h3>Stabilit\u00e9 temporelle (Fid\u00e9lit\u00e9 test-retest)<\/h3>\n<p>La reproductibilit\u00e9 des scores a \u00e9t\u00e9 document\u00e9e sur un sous-\u00e9chantillon de participants non trait\u00e9s r\u00e9\u00e9valu\u00e9s \u00e0 un intervalle de deux \u00e0 trois semaines. Le coefficient de corr\u00e9lation intraclasse (CCI) s&rsquo;est \u00e9tabli \u00e0 <strong>0,89<\/strong> (intervalle de confiance \u00e0 95 % : [0,83 &#8211; 0,93]), confirmant que le score du COPS refl\u00e8te un trait psychopathologique stable dans le temps plut\u00f4t qu&rsquo;une simple fluctuation \u00e9motionnelle passag\u00e8re ou une variation circonstancielle de l&rsquo;humeur.<\/p>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>La structure dimensionnelle du COPS a fait l&rsquo;objet d&rsquo;analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) lors du processus de validation psychom\u00e9trique.<\/p>\n<h3>Analyse factorielle exploratoire (AFE)<\/h3>\n<p>L&rsquo;analyse en composantes principales men\u00e9e avec rotation oblique (Promax ou Oblimin direct) sur les 9 items scor\u00e9s (items 2 \u00e0 10) a mis en \u00e9vidence un premier facteur dominant expliquant \u00e0 lui seul plus de <strong>58 % \u00e0 62 % de la variance totale<\/strong>. La valeur propre (<em>eigenvalue<\/em>) du premier facteur \u00e9tait largement sup\u00e9rieure \u00e0 5, tandis que le second facteur pr\u00e9sentait une valeur propre marginale inf\u00e9rieure ou proche de 1,0. L&rsquo;examen du diagramme de Cattell (<em>scree plot<\/em>) a clairement \u00e9tay\u00e9 une solution unidimensionnelle.<\/p>\n<h3>Analyse factorielle confirmatoire (AFC)<\/h3>\n<p>Les mod\u00e9lisations en \u00e9quations structurelles ont test\u00e9 l&rsquo;ad\u00e9quation d&rsquo;un mod\u00e8le unidimensionnel o\u00f9 les 9 items saturent sur un facteur unique latent nomm\u00e9 \u00ab S\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la dysmorphophobie \/ Pr\u00e9occupation corporelle dysfonctionnelle \u00bb. Les indices d&rsquo;ajustement globaux obtenus dans les \u00e9tudes de validation sont tr\u00e8s satisfaisants :<\/p>\n<ul>\n<li>Indice de Tucker-Lewis (TLI) &gt; 0,95<\/li>\n<li>Indice de comparaison de Bentler (CFI) &gt; 0,96<\/li>\n<li>Erreur quadratique moyenne d&rsquo;approximation (RMSEA) &lt; 0,06 (IC 90 % : [0,03 &#8211; 0,08])<\/li>\n<li>R\u00e9sidu quadratique moyen standardis\u00e9 (SRMR) &lt; 0,04<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les saturations factorielles standardis\u00e9es (<em>factor loadings<\/em>) des items sur ce facteur g\u00e9n\u00e9ral sont toutes robustes et statistiquement significatives (p &lt; 0,001), s&rsquo;\u00e9tendant de 0,62 pour l&rsquo;item 10 (surestimation de l&rsquo;apparence) \u00e0 plus de 0,86 pour l&rsquo;item 4 (d\u00e9tresse) et l&rsquo;item 6 (pr\u00e9occupations intrusives). Ces donn\u00e9es soutiennent pleinement l&rsquo;utilisation clinique d&rsquo;un score composite unique obtenu par sommation directe des items apr\u00e8s inversion des polarit\u00e9s requises.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Type d&rsquo;\u00e9valuation :<\/strong> Questionnaire d&rsquo;auto-\u00e9valuation clinique (auto-questionnaire standardis\u00e9), parfois pr\u00e9sent\u00e9 sous l&rsquo;appellation neutre de <em>Body Image Questionnaire<\/em> afin de r\u00e9duire la r\u00e9actance et le biais de d\u00e9sirabilit\u00e9 sociale en milieu chirurgical.<\/li>\n<li><strong>Nombre total d&rsquo;items :<\/strong> 10 items (1 item qualitatif d&rsquo;inventaire et de r\u00e9partition relative, suivi de 9 items psychom\u00e9triques scor\u00e9s).<\/li>\n<li><strong>Format des r\u00e9ponses :<\/strong> \u00c9chelle ordinale de type Likert \u00e0 9 points, gradu\u00e9e num\u00e9riquement de 0 \u00e0 8, avec ancrages verbaux explicites sur les points cardinaux (0, 2, 4, 6, 8).<\/li>\n<li><strong>Proc\u00e9dure de cotation :<\/strong>\n<ul>\n<li>L&rsquo;item 1 est une section qualitative descriptive et cartographique (non incluse dans le total arithm\u00e9tique).<\/li>\n<li>Les <strong>items 2, 3 et 5 sont invers\u00e9s<\/strong> lors de la cotation num\u00e9rique en raison de la formulation descendante de leurs ancrages de r\u00e9ponse : le score attribu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;item doit \u00eatre converti selon la formule : <code>Score corrig\u00e9 = 8 - Valeur coch\u00e9e<\/code> (ainsi, 0 devient 8, 1 devient 7, 2 devient 6, 3 devient 5, 4 reste 4, etc.).<\/li>\n<li>Les <strong>items 4, 6, 7, 8, 9 et 10<\/strong> sont cot\u00e9s directement tels que coch\u00e9s (formulation ascendante : 0 = alt\u00e9ration minimale, 8 = alt\u00e9ration maximale).<\/li>\n<li><strong>Score total :<\/strong> Somme arithm\u00e9tique des scores corrig\u00e9s des items 2 \u00e0 10.<\/li>\n<li><strong>\u00c9tendue th\u00e9orique :<\/strong> Le score total varie de 0 \u00e0 72 points.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Interpr\u00e9tation clinique et seuils d\u00e9cisionnels :<\/strong>\n<ul>\n<li><strong>Score &lt; 30 :<\/strong> Pr\u00e9occupations corporelles d&rsquo;intensit\u00e9 mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 normale, non compatibles avec une dysmorphophobie caract\u00e9ris\u00e9e. Profil standard pour une demande d&rsquo;intervention esth\u00e9tique.<\/li>\n<li><strong>Score entre 30 et 39 :<\/strong> Zone grise \/ Risque mod\u00e9r\u00e9. Pr\u00e9sence d&rsquo;une vuln\u00e9rabilit\u00e9 \u00e9motionnelle significative ou d&rsquo;attentes possiblement irr\u00e9alistes n\u00e9cessitant un entretien pr\u00e9op\u00e9ratoire approfondi.<\/li>\n<li><strong>Score \u2265 40 :<\/strong> Seuil d&rsquo;alerte clinique valid\u00e9. Probabilit\u00e9 diagnostique majeure de trouble dysmorphophobique (BDD). L&rsquo;intervention esth\u00e9tique est formellement contre-indiqu\u00e9e \u00e0 ce stade ; une orientation vers une \u00e9valuation psychiatrique ou psychologique sp\u00e9cialis\u00e9e est imp\u00e9rative.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &#038; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de d\u00e9veloppement :<\/strong> Cr\u00e9\u00e9 sous copyright en 2009 par le Pr David Veale (<em>\u00a9 copyright D. Veale 2009<\/em>) et publi\u00e9 formellement dans la litt\u00e9rature scientifique en 2011\/2012.<\/li>\n<li><strong>Droits d&rsquo;auteur et permissions :<\/strong> Le questionnaire COPS est la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle de David Veale et de ses collaborateurs. Il est mis gracieusement \u00e0 la disposition des chercheurs, des cliniciens du secteur public et des praticiens hospitaliers \u00e0 des fins d&rsquo;\u00e9valuation clinique et de recherche non commerciale, t\u00e9l\u00e9chargeable notamment via les ressources cliniques du <em>King&rsquo;s College London<\/em> (Institute of Psychiatry, Psychology and Neuroscience).<\/li>\n<li><strong>Tarifs d&rsquo;utilisation :<\/strong> Gratuit (libre de droits d&rsquo;usage acad\u00e9mique et clinique individuel). Pour toute int\u00e9gration dans des logiciels m\u00e9dicaux propri\u00e9taires, des applications commerciales d&rsquo;intelligence artificielle ou des essais cliniques parrain\u00e9s par l&rsquo;industrie pharmaceutique ou m\u00e9dico-chirurgicale priv\u00e9e, une autorisation \u00e9crite pr\u00e9alable de l&rsquo;auteur principal est requise.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<ul>\n<li>American Psychiatric Association. (2013). <em>Diagnostic and statistical manual of mental disorders<\/em> (5th ed.). American Psychiatric Publishing. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1176\/appi.books.9780890425596\">https:\/\/doi.org\/10.1176\/appi.books.9780890425596<\/a><\/li>\n<li>Crerand, C. E., Phillips, K. A., Menard, W., &amp; Fay, C. (2006). Nonpsychiatric medical treatment of body dysmorphic disorder. <em>Psychosomatics<\/em>, 47(6), 488\u2013495. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1176\/appi.psy.47.6.488\">https:\/\/doi.org\/10.1176\/appi.psy.47.6.488<\/a><\/li>\n<li>Phillips, K. A., &amp; Hollander, E. (2008). Treating body dysmorphic disorder with medication: Evidence, misconceptions, and a suggested approach. <em>Body Image<\/em>, 5(1), 13\u201327. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.bodyim.2007.12.003\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.bodyim.2007.12.003<\/a><\/li>\n<li>Sarwer, D. B., Cash, T. F., Magee, L., Williams, E. F., Houpt, P. R., Blum, D. J., &amp; Glat, P. M. (2005). Female candidates for cosmetic surgery: Minimal differences between those who do and do not seek psychological treatment. <em>Plastic and Reconstructive Surgery<\/em>, 115(4), 1172\u20131179. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1097\/01.prs.0000156973.53509.8c\">https:\/\/doi.org\/10.1097\/01.prs.0000156973.53509.8c<\/a><\/li>\n<li>Veale, D. (2004). Advances in a cognitive behavioural model of body dysmorphic disorder. <em>Body Image<\/em>, 1(1), 113\u2013125. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S1740-1445(03)00009-3\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/S1740-1445(03)00009-3<\/a><\/li>\n<li>Veale, D., Ellison, N., Werner, T. G., Dodhia, R., Serfaty, M. A., &amp; Clarke, A. (2012). Development of a cosmetic procedure screening questionnaire (COPS) for body dysmorphic disorder. <em>Journal of Plastic, Reconstructive &amp; Aesthetic Surgery<\/em>, 65(4), 530\u2013538. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.bjps.2011.09.007\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.bjps.2011.09.007<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:12px; margin:28px 0; overflow:hidden; box-shadow:0 4px 12px rgba(0,0,0,0.03);\">\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n    Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n  <\/div>\n<div class=\"wpt-scale-english-box\" style=\"direction:ltr; text-align:left; padding:20px 24px; font-family:-apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Helvetica, Arial, sans-serif; font-size:14.5px; color:#1e293b; line-height:1.7;\">\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">1<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">Features Causing Concern<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">2<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">How often do you\u00a0deliberately\u00a0check your feature(s)?\u00a0Not accidentally catch sight of it.<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">3<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">How much do you feel your feature(s) is\u00a0currently\u00a0ugly\u201a unattractive or \u2018not right\u2019?<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">4<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">How much does your feature(s)\u00a0currently\u00a0cause you a lot of distress?<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">5<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">How often does your feature(s)\u00a0currently\u00a0lead you to avoid situations or activities?<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">6<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">How much does your feature(s)\u00a0currently\u00a0preoccupy you? That is\u201a you think about it a lot and it is hard to stop thinking about it?<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">7<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">If you have a partner\u201a\u00a0how much does your feature(s)\u00a0currently\u00a0have an effect on your relationship with an existing partner?\u00a0If you do not have a partner\u201a\u00a0how much does it have an effect on dating or developing a relationship?<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">8<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">How much does your feature(s) currently interfere with your ability to work or study\u201a or your role as a homemaker? (Please rate this even if you are not working or studying: we are interested in your ability to work or study.)<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">9<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">How much does your feature(s) currently interfere with your social life?<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-item-row\" style=\"background:#ffffff; border:1px solid #e2e8f0; border-radius:8px; padding:12px 16px; margin-bottom:10px; display:flex; align-items:flex-start; gap:12px; box-shadow:0 1px 2px rgba(0,0,0,0.02);\">\n  <span style=\"display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; min-width:28px; height:28px; background:#2563eb; color:#ffffff; font-weight:700; font-size:12.5px; border-radius:50%; flex-shrink:0; margin-top:1px;\">10<\/span><\/p>\n<div style=\"flex:1; color:#0f172a; font-size:14.5px; font-weight:500; line-height:1.6;\">How much do you feel your appearance is the most important aspect of who you are?<\/div>\n<\/div><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Cosmetic Procedure Screening (COPS) est un questionnaire d&rsquo;auto-\u00e9valuation con\u00e7u par David Veale pour d\u00e9pister la dysmorphophobie en contexte d&rsquo;interventions esth\u00e9tiques.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[20752,165,2,859],"tags":[14233,15317,20754,9487,194,303,16,419,20753],"class_list":["post-13635","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-chirurgie-esthetique","category-echelles-devaluation","category-psychometrie","category-psychopathologie","tag-chirurgie-esthetique","tag-cops","tag-david-veale","tag-dysmorphophobie","tag-evaluation-clinique","tag-image-corporelle","tag-psychometrie","tag-sante-mentale","tag-trouble-dysmorphique-corporel"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/13635","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=13635"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/13635\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=13635"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=13635"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=13635"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}