{"id":13627,"date":"2026-10-04T04:15:44","date_gmt":"2026-10-04T04:15:44","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/cyberbullying-coping-questionnaire-ccq\/"},"modified":"2026-10-04T04:15:44","modified_gmt":"2026-10-04T04:15:44","slug":"cyberbullying-coping-questionnaire-ccq","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=cyberbullying-coping-questionnaire-ccq","title":{"rendered":"Questionnaire de coping face au cyberharc\u00e8lement (CCQ)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>Le <strong>Questionnaire de coping face au cyberharc\u00e8lement<\/strong> (<em>Cyberbullying Coping Questionnaire<\/em>, CCQ) est un instrument psychom\u00e9trique d&rsquo;auto-\u00e9valuation con\u00e7u pour mesurer la diversit\u00e9 et la fr\u00e9quence des strat\u00e9gies d&rsquo;adaptation (coping) mobilis\u00e9es par les jeunes confront\u00e9s \u00e0 des situations de <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Cyberharc%C3%A8lement\">cyberharc\u00e8lement<\/a>. D\u00e9velopp\u00e9 initialement par Niels C. L. Jacobs, Trijntje V\u00f6llink, Francine Dehue et Lilian Lechner (2015), cet outil r\u00e9pond \u00e0 un imp\u00e9ratif m\u00e9thodologique : disposer d&rsquo;un instrument sp\u00e9cifiquement calibr\u00e9 pour les caract\u00e9ristiques virtuelles et contextuelles des agressions en ligne, plut\u00f4t que d&rsquo;extrapoler des questionnaires de coping traditionnels con\u00e7us pour le harc\u00e8lement en milieu scolaire pr\u00e9sentiel.<\/p>\n<p>L&rsquo;instrument se compose d&rsquo;un ensemble structur\u00e9 de 35 items \u00e9valuant les r\u00e9ponses comportementales, cognitives et affectives face aux attaques num\u00e9riques. Bien que le pool initial comprenne 35 items explorant divers registres de r\u00e9action, les travaux de validation psychom\u00e9trique ont identifi\u00e9 quatre dimensions factorielles robustes et stables : le <em>coping mental<\/em> (mental coping), le <em>coping passif<\/em> (passive coping), le <em>coping social<\/em> (social coping) et le <em>coping confrontationnel<\/em> (confrontational coping). Chaque \u00e9nonc\u00e9 est \u00e9valu\u00e9 au moyen d&rsquo;une \u00e9chelle de type <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/%C3%89chelle_de_Likert\">Likert<\/a> en cinq points, allant de \u00ab never \u00bb (jamais) \u00e0 \u00ab almost always \u00bb (presque toujours).<\/p>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s psychom\u00e9triques du CCQ r\u00e9v\u00e8lent une coh\u00e9rence interne satisfaisante pour les sous-\u00e9chelles valid\u00e9es, avec des coefficients <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Alpha_de_Cronbach\">alpha de Cronbach<\/a> s&rsquo;\u00e9chelonnant de .68 \u00e0 .73, et une stabilit\u00e9 temporelle satisfaisante confirm\u00e9e par des coefficients de fid\u00e9lit\u00e9 test-retest variant de .47 \u00e0 .74. L&rsquo;outil a d\u00e9montr\u00e9 une validit\u00e9 de construit et une validit\u00e9 convergente remarquables, corr\u00e9lant de mani\u00e8re coh\u00e9rente avec des indices d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9, de d\u00e9pression, d&rsquo;estime de soi et de bien-\u00eatre subjectif. Le CCQ s&rsquo;impose ainsi comme un dispositif de r\u00e9f\u00e9rence tant pour la recherche fondamentale sur les conduites d&rsquo;adaptation en ligne que pour l&rsquo;\u00e9valuation diagnostique et l&rsquo;\u00e9laboration de programmes d&rsquo;intervention cibl\u00e9s aupr\u00e8s des adolescents et jeunes adultes.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>Cyberharc\u00e8lement, coping, strat\u00e9gies d&rsquo;adaptation, psychom\u00e9trie, \u00e9valuation psychologique, cybervictimisation, adolescence, soutien social, r\u00e9gulation \u00e9motionnelle, \u00e9chelle de mesure, validit\u00e9 factorielle.<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>Le <em>Cyberbullying Coping Questionnaire<\/em> a \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9 et valid\u00e9 par une \u00e9quipe de chercheurs de l&rsquo;Universit\u00e9 Ouverte des Pays-Bas (<em>Open University of the Netherlands<\/em>), affili\u00e9s \u00e0 la Facult\u00e9 de Psychologie et des Sciences de l&rsquo;\u00c9ducation :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Niels C. L. Jacobs<\/strong> : Chercheur en psychologie sociale et du d\u00e9veloppement, Facult\u00e9 de Psychologie et des Sciences de l&rsquo;\u00c9ducation, Open University of the Netherlands, Heerlen, Pays-Bas. Sp\u00e9cialiste des conduites d&rsquo;agression en ligne, de la victimisation par les pairs et des processus d&rsquo;adaptation chez les adolescents. Courriel institutionnel : <a href=\"mailto:niels.jacobs@ou.nl\">niels.jacobs@ou.nl<\/a>.<\/li>\n<li><strong>Trijntje V\u00f6llink<\/strong> : Professeure et chercheuse senior au D\u00e9partement de Psychologie, Facult\u00e9 de Psychologie et des Sciences de l&rsquo;\u00c9ducation, Open University of the Netherlands, Heerlen, Pays-Bas. Experte renomm\u00e9e des interventions num\u00e9riques de sant\u00e9 mentale et des cyber-comportements.<\/li>\n<li><strong>Francine Dehue<\/strong> : Professeure associ\u00e9e en psychologie, Facult\u00e9 de Psychologie et des Sciences de l&rsquo;\u00c9ducation, Open University of the Netherlands, Heerlen, Pays-Bas. Pionni\u00e8re dans les recherches europ\u00e9ennes sur la pr\u00e9valence et la pr\u00e9vention du cyberharc\u00e8lement.<\/li>\n<li><strong>Lilian Lechner<\/strong> : Professeure titulaire en psychologie de la sant\u00e9, Facult\u00e9 de Psychologie et des Sciences de l&rsquo;\u00c9ducation, Open University of the Netherlands, Heerlen, Pays-Bas. Sp\u00e9cialiste des mod\u00e8les de changement comportemental et des d\u00e9terminants psychosociaux de la sant\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>L&rsquo;essor fulgurant des technologies de communication num\u00e9rique et des r\u00e9seaux sociaux a radicalement transform\u00e9 la nature des interactions interpersonnelles entre pairs, engendrant de nouvelles formes d&rsquo;agression telles que le cyberharc\u00e8lement. Caract\u00e9ris\u00e9 par son omnipr\u00e9sence temporelle, son public potentiel illimit\u00e9 et l&rsquo;anonymat relatif des agresseurs, le cyberharc\u00e8lement expose les victimes \u00e0 un stress chronique particuli\u00e8rement destructeur. Face \u00e0 cette r\u00e9alit\u00e9, l&rsquo;objectif fondamental du <strong>Cyberbullying Coping Questionnaire (CCQ)<\/strong> est de fournir un instrument psychom\u00e9trique standardis\u00e9, rigoureux et \u00e9cologique pour cartographier, quantifier et analyser les r\u00e9actions mises en place par les cibles de ces agressions.<\/p>\n<p>Sur le plan th\u00e9orique et empirique, les \u00e9chelles classiques de coping (comme le <em>Ways of Coping Checklist<\/em> de Folkman et Lazarus ou le COPE de Carver) s&rsquo;av\u00e8rent souvent inadapt\u00e9es pour saisir les nuances des contextes technologiques. Les r\u00e9ponses au cyberharc\u00e8lement int\u00e8grent en effet des actions techniques uniques (bloquer un profil, conserver des captures d&rsquo;\u00e9cran, contacter l&rsquo;administrateur d&rsquo;un site web) ainsi que des dynamiques de r\u00e9activit\u00e9 sociale modifi\u00e9es par l&rsquo;asynchronie des \u00e9changes num\u00e9riques. Le CCQ a donc \u00e9t\u00e9 express\u00e9ment d\u00e9velopp\u00e9 pour combler ce vide m\u00e9thodologique, en offrant aux chercheurs et aux cliniciens un cadre op\u00e9rationnel adapt\u00e9 \u00e0 l&rsquo;univers num\u00e9rique contemporain.<\/p>\n<p>En pratique clinique et psycho\u00e9ducative, le CCQ permet d&rsquo;identifier pr\u00e9cis\u00e9ment les profils d&rsquo;adaptation dysfonctionnels ou inefficaces chez les jeunes victimes. L&rsquo;instrument permet d&rsquo;\u00e9valuer dans quelle mesure l&rsquo;adolescent recourt \u00e0 des conduites d&rsquo;\u00e9vitement pur, \u00e0 de la rumination d\u00e9pressive ou \u00e0 des repr\u00e9sailles agressives (contre-harc\u00e8lement), par opposition \u00e0 des d\u00e9marches de recherche d&rsquo;aide structur\u00e9e aupr\u00e8s d&rsquo;adultes r\u00e9f\u00e9rents ou \u00e0 des restructurations cognitives adaptatives. Les professionnels de la sant\u00e9 mentale scolaire, les psychologues et les conseillers d&rsquo;orientation peuvent ainsi utiliser le profil issu du CCQ pour guider des interventions personnalis\u00e9es, enseigner des comp\u00e9tences d&rsquo;auto-d\u00e9fense num\u00e9rique, consolider le recours au r\u00e9seau de soutien social et favoriser la r\u00e9silience psychologique.<\/p>\n<p>Dans le domaine de la recherche, le CCQ constitue une mesure incontournable pour \u00e9valuer l&rsquo;efficacit\u00e9 des programmes de pr\u00e9vention scolaire et des protocoles de psycho\u00e9ducation en ligne. Il offre la possibilit\u00e9 d&rsquo;\u00e9tudier les m\u00e9diateurs et mod\u00e9rateurs reliant l&rsquo;exposition au harc\u00e8lement num\u00e9rique au d\u00e9veloppement d&rsquo;une symptomatologie internalis\u00e9e (troubles d\u00e9pressifs, anxi\u00e9t\u00e9 sociale, id\u00e9ations suicidaires) ou externalis\u00e9e (troubles des conduites, agressivit\u00e9 r\u00e9active), \u00e9clairant ainsi les m\u00e9canismes par lesquels certaines strat\u00e9gies prot\u00e8gent ou, au contraire, exacerbent la vuln\u00e9rabilit\u00e9 psychologique des adolescents.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Le construit psychologique op\u00e9rationnalis\u00e9 par le CCQ est le concept de <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Strat%C3%A9gie_d%27adaptation\">coping<\/a> (ou strat\u00e9gies d&rsquo;adaptation face au stress), d\u00e9fini dans le contexte pr\u00e9cis de la victimisation num\u00e9rique. Le coping d\u00e9signe l&rsquo;ensemble des efforts cognitifs, \u00e9motionnels et comportementaux constamment changeants d\u00e9ploy\u00e9s par un individu pour ma\u00eetriser, r\u00e9duire ou tol\u00e9rer les exigences internes ou externes qui d\u00e9passent ses ressources personnelles. Dans le cadre du CCQ, les auteurs ont structur\u00e9 ce r\u00e9pertoire en quatre dimensions psychom\u00e9triquement valid\u00e9es, issues de l&rsquo;ensemble plus large des 35 items exploratoires :<\/p>\n<h3>1. Le coping mental (Mental Coping)<\/h3>\n<p>Cette sous-\u00e9chelle (mesur\u00e9e notamment par les items 3, 5, 9, 11 et 18) renvoie \u00e0 des processus d&rsquo;adaptation cognitifs internes. Elle englobe \u00e0 la fois des strat\u00e9gies de restructuration cognitive et d&rsquo;analyse rationnelle du probl\u00e8me, ainsi que des tentatives de mise \u00e0 distance mentale. L&rsquo;individu s&rsquo;efforce de comprendre les causes du cyberharc\u00e8lement (item 18 : <em>\u00ab I try to find the cause of the cyberbullying \u00bb<\/em>), d&rsquo;\u00e9laborer de nouvelles m\u00e9thodes d&rsquo;action (item 11 : <em>\u00ab I try to find a new way to stop the cyberbullying \u00bb<\/em>) ou de relativiser la gravit\u00e9 de la situation par comparaison descendante (item 5 : <em>\u00ab I think that other people are experiencing things that are much worse \u00bb<\/em>). Cette dimension combine la r\u00e9solution cognitive du probl\u00e8me et la r\u00e9gulation s\u00e9mantique du stress per\u00e7u.<\/p>\n<h3>2. Le coping passif (Passive Coping)<\/h3>\n<p>Le coping passif (repr\u00e9sent\u00e9 par les items 1, 17, 19, 23, 27 et 28) traduit une posture de non-action, de d\u00e9ni ou d&rsquo;attente r\u00e9sign\u00e9e. La victime ne tente pas d&rsquo;intervenir directement sur la source du stress ou d&rsquo;alerter un tiers. Elle laisse le ph\u00e9nom\u00e8ne se d\u00e9rouler sans r\u00e9agir (item 17 : <em>\u00ab I let the cyberbullying happen without reacting \u00bb<\/em>), attend simplement que la violence cesse d&rsquo;elle-m\u00eame (item 1 : <em>\u00ab I wait for the cyberbullying to stop \u00bb<\/em>), fait semblant que rien n&rsquo;est arriv\u00e9 (item 19 : <em>\u00ab I act as if the cyberbullying did not happen \u00bb<\/em>) ou choisit d&rsquo;ignorer activement les harceleurs (item 28 : <em>\u00ab I ignore the cyberbullies \u00bb<\/em>). Si l&rsquo;ignorance peut parfois s&rsquo;av\u00e9rer efficace pour d\u00e9courager les agresseurs \u00e0 la recherche de r\u00e9actions \u00e9motionnelles, la passivit\u00e9 totale et la r\u00e9signation sont fr\u00e9quemment associ\u00e9es \u00e0 un sentiment d&rsquo;impuissance acquise.<\/p>\n<h3>3. Le coping social (Social Coping)<\/h3>\n<p>Cette dimension (mesur\u00e9e par les items 24, 26 et 29) cible la mobilisation des ressources relationnelles et institutionnelles ainsi que les d\u00e9marches pr\u00e9paratoires \u00e0 la demande d&rsquo;aide. Elle refl\u00e8te la capacit\u00e9 de l&rsquo;individu \u00e0 briser le secret et \u00e0 solliciter un soutien instrumental ou affectif. L&rsquo;adolescent discute de la situation avec ses parents, ses amis ou des adultes de confiance (item 24 : <em>\u00ab I talk about the cyberbullying event with friends, family or someone I trust \u00bb<\/em>), demande express\u00e9ment de l&rsquo;aide \u00e0 son entourage scolaire ou familial (item 29 : <em>\u00ab I ask someone (parent, teacher, friend, peer) for help \u00bb<\/em>) et s\u00e9curise des preuves mat\u00e9rielles de l&rsquo;agression (item 26 : <em>\u00ab I save print screens, messages and text messages as evidence \u00bb<\/em>). Cette dimension est reconnue dans la litt\u00e9rature comme un facteur protecteur d\u00e9terminant contre les s\u00e9quelles psychologiques \u00e0 long terme.<\/p>\n<h3>4. Le coping confrontationnel (Confrontational Coping)<\/h3>\n<p>Le coping confrontationnel (\u00e9valu\u00e9 par les items 6, 31 et 35) renvoie \u00e0 des r\u00e9ponses directes et actives dirig\u00e9es vers les agresseurs. La victime choisit d&rsquo;entrer en communication avec le cyberharceleur pour signifier ses limites et revendiquer ses droits. Cela se traduit par l&rsquo;affirmation verbale du pr\u00e9judice caus\u00e9 (item 6 : <em>\u00ab I tell the cyberbullies when their behavior is bothering me \u00bb<\/em>), l&rsquo;injonction ferme de cesser les attaques (item 31 : <em>\u00ab I tell the cyberbullies to stop \u00bb<\/em>) et la manifestation de son m\u00e9contentement ou de son irritation (item 35 : <em>\u00ab I show my irritation to the cyberbully \u00bb<\/em>). Bien que cette strat\u00e9gie traduise une agentivit\u00e9 affirm\u00e9e, elle peut comporter des risques d&rsquo;escalade conflictuelle dans le monde virtuel.<\/p>\n<p>En compl\u00e9ment de ces quatre facteurs valid\u00e9s, l&rsquo;\u00e9chelle compl\u00e8te de 35 items permet d&rsquo;explorer d&rsquo;autres registres cliniquement pertinents, tels que les repr\u00e9sailles agressives (item 8 : contre-harc\u00e8lement), l&rsquo;expression \u00e9motionnelle brute (items 4, 12, 20, 25), la rumination intrusive (items 16, 30) ou le recours \u00e0 des actions techniques sp\u00e9cifiques (items 15, 21).<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>Le cadre conceptuel du CCQ s&rsquo;enracine au croisement de deux grands mod\u00e8les th\u00e9oriques de la psychologie contemporaine : le mod\u00e8le transactionnel du stress et du coping formul\u00e9 par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Richard_Lazarus\">Richard S. Lazarus<\/a> et Susan Folkman (1984), et le mod\u00e8le socio-\u00e9cologique du d\u00e9veloppement humain de <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Urie_Bronfenbrenner\">Urie Bronfenbrenner<\/a> (1979).<\/p>\n<p>Selon le <strong>mod\u00e8le transactionnel de Lazarus et Folkman<\/strong>, le stress n&rsquo;est ni un simple stimulus environnemental ni une simple r\u00e9ponse biologique, mais une relation transactionnelle bidirectionnelle entre la personne et son environnement, \u00e9valu\u00e9e par l&rsquo;individu comme exc\u00e9dant ses ressources et mettant en danger son bien-\u00eatre. Ce processus implique deux phases d&rsquo;\u00e9valuation cognitive :<\/p>\n<ul>\n<li><em>L&rsquo;\u00e9valuation primaire (primary appraisal)<\/em>, au cours de laquelle la cible d\u00e9termine la signification de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement num\u00e9rique : menace pour sa r\u00e9putation, perte de statut social, d\u00e9fi ou pr\u00e9judice imm\u00e9diat.<\/li>\n<li><em>L&rsquo;\u00e9valuation secondaire (secondary appraisal)<\/em>, durant laquelle la personne \u00e9value ses options et ses ressources disponibles pour affronter la menace (comp\u00e9tences num\u00e9riques, pr\u00e9sence d&rsquo;un adulte ressource, capacit\u00e9 d&rsquo;autod\u00e9fense verbale).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le mod\u00e8le distingue traditionnellement le coping centr\u00e9 sur le probl\u00e8me (efforts cognitifs et comportementaux visant \u00e0 modifier la source du stress) du coping centr\u00e9 sur l&rsquo;\u00e9motion (efforts visant \u00e0 r\u00e9guler la d\u00e9tresse affective associ\u00e9e). Cependant, les travaux fondateurs de Jacobs, V\u00f6llink, Dehue et Lechner (2015) ont d\u00e9montr\u00e9 que cette dichotomie classique \u00e9tait trop r\u00e9ductrice pour appr\u00e9hender la complexit\u00e9 des attaques en ligne. Les caract\u00e9ristiques structurelles du cyberespace \u2014 telles que la permanence des traces \u00e9crites, l&rsquo;asynchronie temporelle, la viralit\u00e9 des messages d\u00e9nigrants et la difficult\u00e9 fr\u00e9quente \u00e0 identifier l&rsquo;agresseur physique \u2014 imposent une reconfiguration des strat\u00e9gies d&rsquo;adaptation en dimensions plurielles (mentale, passive, sociale et confrontationnelle).<\/p>\n<p>Parall\u00e8lement, la perspective socio-\u00e9cologique de Bronfenbrenner permet d&rsquo;inscrire le CCQ dans la compr\u00e9hension des multiples \u00e9cosyst\u00e8mes interconnect\u00e9s au sein desquels \u00e9volue l&rsquo;adolescent. Les agressions en ligne se situent \u00e0 l&rsquo;interface du microsyst\u00e8me des pairs, de l&rsquo;environnement scolaire, de l&rsquo;environnement familial et de l&rsquo;exosyst\u00e8me des plateformes num\u00e9riques et r\u00e9seaux sociaux. D\u00e8s lors, le coping social et le coping mental refl\u00e8tent la fa\u00e7on dont le jeune parvient \u00e0 mobiliser des connexions positives entre ces diff\u00e9rents syst\u00e8mes pour amortir l&rsquo;impact de la cyberviolence.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>La validit\u00e9 psychom\u00e9trique du Cyberbullying Coping Questionnaire a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie \u00e0 travers une s\u00e9rie d&rsquo;investigations m\u00e9thodologiques rigoureuses conduites aux Pays-Bas aupr\u00e8s d&rsquo;\u00e9chantillons diversifi\u00e9s d&rsquo;adolescents scolaris\u00e9s dans l&rsquo;enseignement secondaire (Jacobs et al., 2014, 2015) :<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de contenu et validit\u00e9 \u00e9cologique<\/h3>\n<p>La constitution de la r\u00e9serve d&rsquo;items (item pool) ne s&rsquo;est pas limit\u00e9e \u00e0 une adaptation descendante de questionnaires pr\u00e9existants. Les auteurs ont men\u00e9 une d\u00e9marche qualitative approfondie en amont, combinant une revue syst\u00e9matique de la litt\u00e9rature et des s\u00e9ries d&rsquo;entretiens par groupes de discussion (<em>focus groups<\/em>) avec des adolescents victimes de cyberharc\u00e8lement (Jacobs et al., 2015). Cette approche a garanti que les \u00e9nonc\u00e9s refl\u00e8tent fid\u00e8lement le vocabulaire, la r\u00e9alit\u00e9 des technologies contemporaines et les v\u00e9ritables dilemmes d&rsquo;adaptation v\u00e9cus par les jeunes (par exemple, la conservation des captures d&rsquo;\u00e9cran comme preuves mat\u00e9rielles ou l&rsquo;h\u00e9sitation \u00e0 supprimer les profils compromettants).<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de construit et validit\u00e9 factorielle<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 de construit a \u00e9t\u00e9 document\u00e9e au moyen d&rsquo;analyses factorielles confirmatoires (AFC). Les r\u00e9sultats ont mis en \u00e9vidence l&rsquo;ad\u00e9quation d&rsquo;un mod\u00e8le \u00e0 quatre dimensions (coping mental, coping passif, coping social, coping confrontationnel). Les indices d&rsquo;ajustement globaux soutiennent la robustesse de cette organisation structurale, d\u00e9montrant que chaque facteur capture une composante distincte et non redondante du processus d&rsquo;adaptation au harc\u00e8lement en ligne.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente et divergente<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 convergente a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e par des corr\u00e9lations statistiquement significatives avec des instruments mesurant la sant\u00e9 mentale, la d\u00e9tresse psychologique et l&rsquo;estime de soi globale. Les analyses r\u00e9v\u00e8lent des patterns relationnels th\u00e9oriquement attendus :<\/p>\n<ul>\n<li>Le recours accru au <em>coping passif<\/em> et aux items de rumination\/impuissance est corr\u00e9l\u00e9 positivement et significativement avec des niveaux \u00e9lev\u00e9s d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9, de sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs et un sentiment de solitude accrue.<\/li>\n<li>Le <em>coping social<\/em> est associ\u00e9 de mani\u00e8re robuste au bien-\u00eatre psychologique per\u00e7u, \u00e0 un soutien social per\u00e7u \u00e9lev\u00e9 et \u00e0 une plus faible intensit\u00e9 des sympt\u00f4mes de somatisation.<\/li>\n<li>Le <em>coping confrontationnel<\/em> pr\u00e9sente des associations plus nuanc\u00e9es : s&rsquo;il est n\u00e9gativement associ\u00e9 \u00e0 la passivit\u00e9, il peut, lorsqu&rsquo;il glisse vers des repr\u00e9sailles agressives (item 8), corr\u00e9ler positivement avec des scores de d\u00e9linquance mineure ou de victimisation chronique.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9valuation des qualit\u00e9s m\u00e9trologiques du CCQ documente des niveaux de fid\u00e9lit\u00e9 satisfaisants \u00e0 bons, tant en mati\u00e8re d&rsquo;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 interne que de constance dans le temps :<\/p>\n<h3>Coh\u00e9rence interne (Alpha de Cronbach)<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9tude empirique de validation men\u00e9e par Jacobs, V\u00f6llink, Dehue et Lechner (2015), les coefficients alpha de Cronbach (&alpha;) calcul\u00e9s pour les quatre sous-\u00e9chelles factoriellement isol\u00e9es indiquent une coh\u00e9rence interne ad\u00e9quate, particuli\u00e8rement au regard du nombre resserr\u00e9 d&rsquo;items composant chaque facteur :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Coping mental (Mental Coping)<\/strong> (5 items : 3, 5, 9, 11, 18) : &alpha; = .70<\/li>\n<li><strong>Coping passif (Passive Coping)<\/strong> (6 items : 1, 17, 19, 23, 27, 28) : &alpha; = .73<\/li>\n<li><strong>Coping social (Social Coping)<\/strong> (3 items : 24, 26, 29) : &alpha; = .73<\/li>\n<li><strong>Coping confrontationnel (Confrontational Coping)<\/strong> (3 items : 6, 31, 35) : &alpha; = .68<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces indices atteignent ou approchent le seuil conventionnel d&rsquo;acceptabilit\u00e9 de .70 pr\u00e9conis\u00e9 par Nunnally et Bernstein pour les \u00e9chelles de recherche en psychologie sociale et clinique.<\/p>\n<h3>Stabilit\u00e9 test-retest (Fid\u00e9lit\u00e9 temporelle)<\/h3>\n<p>La stabilit\u00e9 temporelle des scores a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9e au moyen d&rsquo;administrations r\u00e9p\u00e9t\u00e9es avec un intervalle de r\u00e9\u00e9valuation fix\u00e9 \u00e0 plusieurs semaines. Les coefficients de corr\u00e9lation de Pearson test-retest (<em>r<\/em>) confirment la consistance temporelle des scores individuels :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Coping mental<\/strong> : <em>r<\/em> = .65 (p &lt; .001)<\/li>\n<li><strong>Coping passif<\/strong> : <em>r<\/em> = .47 (p &lt; .001)<\/li>\n<li><strong>Coping social<\/strong> : <em>r<\/em> = .74 (p &lt; .001)<\/li>\n<li><strong>Coping confrontationnel<\/strong> : <em>r<\/em> = .60 (p &lt; .001)<\/li>\n<\/ul>\n<p>La stabilit\u00e9 tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e observ\u00e9e pour le coping social (<em>r<\/em> = .74) t\u00e9moigne d&rsquo;une disposition comportementale stable chez les adolescents ayant l&rsquo;habitude de solliciter leur entourage. La valeur plus mod\u00e9r\u00e9e pour le coping passif (<em>r<\/em> = .47) est coh\u00e9rente avec la dynamique transactionnelle du stress, la passivit\u00e9 pouvant fluctuer sensiblement selon la gravit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9pisode de harc\u00e8lement rencontr\u00e9.<\/p>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>Le d\u00e9veloppement psychom\u00e9trique du CCQ a suivi un protocole rigoureux articulant analyse factorielle exploratoire (AFE) et analyse factorielle confirmatoire (AFC) :<\/p>\n<h3>Analyse factorielle exploratoire (AFE)<\/h3>\n<p>\u00c0 partir de la liste initiale de 35 items g\u00e9n\u00e9r\u00e9s lors des phases qualitatives, une analyse factorielle exploratoire en composantes principales avec rotation oblique (Promax ou Oblimin, autorisant la corr\u00e9lation entre les facteurs sous-jacents) a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e. Les crit\u00e8res de r\u00e9tention factorielle incluaient :<\/p>\n<ul>\n<li>La valeur propre (<em>eigenvalue<\/em>) sup\u00e9rieure \u00e0 1,0 (crit\u00e8re de Kaiser-Guttman).<\/li>\n<li>L&rsquo;inspection visuelle du diagramme de s\u00e9dimentation (<em>scree plot<\/em> de Cattell).<\/li>\n<li>Une saturation factorielle minimale de .40 sur le facteur primaire, sans saturation crois\u00e9e sup\u00e9rieure \u00e0 .30 sur un facteur secondaire.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Cette d\u00e9marche a permis d&rsquo;extraire une structure claire en quatre dimensions bien d\u00e9finies, regroupant 17 items hautement discriminants, tout en conservant les autres items \u00e0 titre indicatif ou clinique au sein de l&rsquo;inventaire global.<\/p>\n<h3>Analyse factorielle confirmatoire (AFC)<\/h3>\n<p>L&rsquo;architecture \u00e0 quatre facteurs a ensuite \u00e9t\u00e9 soumise \u00e0 une analyse factorielle confirmatoire sur un \u00e9chantillon ind\u00e9pendant de jeunes confront\u00e9s au cyberharc\u00e8lement. L&rsquo;\u00e9valuation de l&rsquo;ajustement du mod\u00e8le a repos\u00e9 sur plusieurs indices statistiques standards :<\/p>\n<ul>\n<li>Le rapport du khi-deux sur les degr\u00e9s de libert\u00e9 (&chi;&sup2;\/dl), inf\u00e9rieur aux seuils critiques recommand\u00e9s.<\/li>\n<li>Le <em>Comparative Fit Index<\/em> (CFI) et le <em>Tucker-Lewis Index<\/em> (TLI), d\u00e9montrant un ajustement ad\u00e9quat aux donn\u00e9es empiriques.<\/li>\n<li>Le <em>Root Mean Square Error of Approximation<\/em> (RMSEA), confirmant une faible erreur d&rsquo;approximation par degr\u00e9 de libert\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les saturations standardis\u00e9es (&lambda;) pour les 17 items retenus dans les quatre facteurs se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9es robustes, oscillant globalement entre .45 et .80, ce qui atteste d&rsquo;une excellente repr\u00e9sentativit\u00e9 de chaque \u00e9nonc\u00e9 vis-\u00e0-vis de son facteur de rattachement.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Nom complet de l&rsquo;outil :<\/strong> Questionnaire de coping face au cyberharc\u00e8lement (<em>Cyberbullying Coping Questionnaire<\/em>, CCQ).<\/li>\n<li><strong>Nature de l&rsquo;instrument :<\/strong> \u00c9chelle psychom\u00e9trique d&rsquo;auto-\u00e9valuation (<em>self-report questionnaire<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Population cible :<\/strong> Adolescents et jeunes adultes (g\u00e9n\u00e9ralement \u00e2g\u00e9s de 10 \u00e0 25 ans) confront\u00e9s \u00e0 des incidents de cyberharc\u00e8lement ou de cybervictimisation.<\/li>\n<li><strong>Format d&rsquo;administration :<\/strong> Auto-administr\u00e9 en format papier-crayon ou par passation num\u00e9rique informatis\u00e9e en ligne.<\/li>\n<li><strong>Dur\u00e9e approximative de passation :<\/strong> Entre 5 et 10 minutes pour le questionnaire complet de 35 items.<\/li>\n<li><strong>Nombre d&rsquo;items :<\/strong>\n<ul>\n<li>35 items dans la version exhaustive de l&rsquo;inventaire clinique\/descriptif.<\/li>\n<li>17 items structur\u00e9s dans le mod\u00e8le factoriel valid\u00e9 \u00e0 4 sous-\u00e9chelles.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Format de r\u00e9ponse :<\/strong> \u00c9chelle de Likert en 5 points comprenant les options verbales suivantes :\n<ul>\n<li>1 = <em>never<\/em> (jamais)<\/li>\n<li>2 = <em>sometimes<\/em> (parfois)<\/li>\n<li>3 = <em>regularly<\/em> (r\u00e9guli\u00e8rement)<\/li>\n<li>4 = <em>often<\/em> (souvent)<\/li>\n<li>5 = <em>almost always<\/em> (presque toujours)<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Cotation et calcul des scores :<\/strong>\n<ul>\n<li>Les scores de chaque sous-\u00e9chelle sont obtenus en calculant la moyenne ou la somme arithm\u00e9tique des items assign\u00e9s.<\/li>\n<li><em>Coping mental (Mental Coping) :<\/em> Items 3, 5, 9, 11, 18.<\/li>\n<li><em>Coping passif (Passive Coping) :<\/em> Items 1, 17, 19, 23, 27, 28.<\/li>\n<li><em>Coping social (Social Coping) :<\/em> Items 24, 26, 29.<\/li>\n<li><em>Coping confrontationnel (Confrontational Coping) :<\/em> Items 6, 31, 35.<\/li>\n<li>Un score plus \u00e9lev\u00e9 sur une dimension indique une fr\u00e9quence plus importante de mobilisation de la strat\u00e9gie d&rsquo;adaptation correspondante. L&rsquo;instrument ne g\u00e9n\u00e8re pas de score global unidimensionnel, le coping \u00e9tant par nature multidimensionnel.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &#038; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de d\u00e9veloppement et de publication initiale :<\/strong> 2015.<\/li>\n<li><strong>Statut des droits et accessibilit\u00e9 :<\/strong> Le questionnaire a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 dans la revue scientifique en libre acc\u00e8s (Open Access) <em>Societies<\/em> par Jacobs, V\u00f6llink, Dehue et Lechner (2015). Il est distribu\u00e9 sous les termes de la licence <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/creativecommons.org\/licenses\/by\/4.0\/\">Creative Commons Attribution (CC BY 4.0)<\/a>.<\/li>\n<li><strong>Tarifs \/ Co\u00fbts d&rsquo;utilisation :<\/strong> Gratuit (Free of charge). Aucun frais d&rsquo;acquisition, redevance ou licence commerciale n&rsquo;est exig\u00e9 pour son emploi dans le cadre de recherches acad\u00e9miques ou de pratiques cliniques non marchandes.<\/li>\n<li><strong>Conditions d&rsquo;utilisation :<\/strong> L&rsquo;utilisation libre est autoris\u00e9e sous r\u00e9serve de citer express\u00e9ment les auteurs originaux et l&rsquo;article source de r\u00e9f\u00e9rence (Jacobs et al., 2015, DOI: 10.3390\/soc5020460). Toute adaptation ou traduction transcuturelle doit faire l&rsquo;objet des proc\u00e9dures psychom\u00e9triques d&rsquo;usage.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<p>Les publications fondatrices et \u00e9tudes associ\u00e9es relatives au d\u00e9veloppement et \u00e0 l&rsquo;application du Cyberbullying Coping Questionnaire sont r\u00e9pertori\u00e9es ci-dessous au format <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/apastyle.apa.org\/\">APA 7<sup>e<\/sup> \u00e9dition<\/a> :<\/p>\n<ul>\n<li>Bronfenbrenner, U. (1979). <em>The ecology of human development: Experiments by nature and design<\/em>. Harvard University Press.<\/li>\n<li>Carver, C. S., Scheier, M. F., &amp; Weintraub, J. K. (1989). Assessing coping strategies: A theoretically based approach. <em>Journal of Personality and Social Psychology<\/em>, 56(2), 267\u2013283. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0022-3514.56.2.267\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0022-3514.56.2.267<\/a><\/li>\n<li>Jacobs, N. C. L., Goossens, L., Dehue, F., V\u00f6llink, T., &amp; Lechner, L. (2015). Dutch cyberbullying victims\u2019 experiences, perceptions, attitudes and motivations related to (coping with) cyberbullying: Focus group interviews. <em>Societies<\/em>, 5(1), 43\u201364. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.3390\/soc5010043\">https:\/\/doi.org\/10.3390\/soc5010043<\/a><\/li>\n<li>Jacobs, N. C. L., V\u00f6llink, T., Dehue, F., &amp; Lechner, L. (2014). Online pesten: Ervaringen, copingstrategie\u00ebn en de rol van de school. <em>Kind &amp; Adolescent<\/em>, 35(3), 140\u2013156.<\/li>\n<li>Jacobs, N. C. L., V\u00f6llink, T., Dehue, F., &amp; Lechner, L. (2015). The development of a self-report questionnaire on coping with cyberbullying: The Cyberbullying Coping Questionnaire. <em>Societies<\/em>, 5(2), 460\u2013491. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.3390\/soc5020460\">https:\/\/doi.org\/10.3390\/soc5020460<\/a><\/li>\n<li>Lazarus, R. S., &amp; Folkman, S. (1984). <em>Stress, appraisal, and coping<\/em>. Springer Publishing Company.<\/li>\n<li>Price, M., &amp; Dalgleish, J. (2010). Cyberbullying: Experiences, impacts and coping strategies as described by Australian young people. <em>Youth Studies Australia<\/em>, 29(2), 51\u201359.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p style=\"font-size:13px; color:#64748b; margin:16px 0 8px 0; font-style:italic;\">Response scale for all items: <strong>never<\/strong> | <strong>sometimes<\/strong> | <strong>regularly<\/strong> | <strong>often<\/strong> | <strong>almost always<\/strong><\/p>\n<ol style=\"margin: 0; padding-left: 24px; line-height: 1.8; color: #1e293b;\">\n<li>I wait for the cyberbullying to stop<\/li>\n<li>I ask for help on a forum<\/li>\n<li>I focus on solving the cyberbullying problem immediately<\/li>\n<li>I vent my emotions to myself<\/li>\n<li>I think that other people are experiencing things that are much worse<\/li>\n<li>I tell the cyberbullies when their behavior is bothering me<\/li>\n<li>I think the cyberbullying event will make me a \u201cstronger\u201d person<\/li>\n<li>I retaliate by cyberbullying<\/li>\n<li>I try not to think about the cyberbullying<\/li>\n<li>I think that the cyberbullying is not hurting me personally<\/li>\n<li>I try to find a new way to stop the cyberbullying<\/li>\n<li>I express my feelings<\/li>\n<li>I think that I cannot change anything about the cyberbullying event<\/li>\n<li>I laugh about the cyberbully\/event<\/li>\n<li>I delete the message from my profile or e-mail<\/li>\n<li>I constantly think how terrible the cyberbullying is<\/li>\n<li>I let the cyberbullying happen without reacting<\/li>\n<li>I try to find the cause of the cyberbullying<\/li>\n<li>I act as if the cyberbullying did not happen<\/li>\n<li>I throw or break stuff<\/li>\n<li>I contact the people behind the website<\/li>\n<li>I think that there are worse things in life<\/li>\n<li>I think that the cyberbullying will stop<\/li>\n<li>I talk about the cyberbullying event with friends, family or someone I trust<\/li>\n<li>I weep with grief<\/li>\n<li>I save print screens, messages and text messages as evidence<\/li>\n<li>I think about fun things that are not related to cyberbullying<\/li>\n<li>I ignore the cyberbullies<\/li>\n<li>I ask someone (parent, teacher, friend, peer) for help<\/li>\n<li>I cannot think about anything else than being cyberbullied<\/li>\n<li>I tell the cyberbullies to stop<\/li>\n<li>I joke about the cyberbullying event<\/li>\n<li>I think that it is just a game with the computer or telephone<\/li>\n<li>I think about which steps I need to take to stop the cyberbullying<\/li>\n<li>I show my irritation to the cyberbully<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Cyberbullying Coping Questionnaire (CCQ) est un instrument psychom\u00e9trique mesurant les strat\u00e9gies d&rsquo;adaptation face au cyberharc\u00e8lement (coping mental, passif, social et 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