{"id":13313,"date":"2026-10-03T20:10:32","date_gmt":"2026-10-03T20:10:32","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/echelle-de-bien-etre-psychosocial\/"},"modified":"2026-10-03T20:10:32","modified_gmt":"2026-10-03T20:10:32","slug":"echelle-de-bien-etre-psychosocial","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=echelle-de-bien-etre-psychosocial","title":{"rendered":"\u00c9chelle de bien-\u00eatre psychosocial"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>\u00c9chelle de bien-\u00eatre psychosocial<\/strong> (en anglais, <em>Psycho-Social Wellbeing Scale<\/em> ou <strong>PSWS<\/strong>), \u00e9labor\u00e9e par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.bc.edu\/bc-web\/schools\/ssw.html\">Thomas O&rsquo;Hare<\/a> et ses collaborateurs au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, constitue un instrument d&rsquo;\u00e9valuation multidimensionnel h\u00e9t\u00e9ro-rapport\u00e9 par les cliniciens et travailleurs sociaux. Initialement d\u00e9velopp\u00e9e pour \u00e9valuer de mani\u00e8re holistique les forces et les difficult\u00e9s d&rsquo;adaptation des individus pr\u00e9sentant des troubles psychiatriques s\u00e9v\u00e8res combin\u00e9s ou non \u00e0 des troubles de l&rsquo;usage de substances psychoactives (double diagnostic ou comorbidit\u00e9 psychiatrique), cette mesure comble un manque critique dans l&rsquo;\u00e9valuation fond\u00e9e sur les forces (<em>strengths-based assessment<\/em>). Compos\u00e9e de 12 items rigoureusement d\u00e9finis, la PSWS permet au praticien d&rsquo;\u00e9valuer le statut mental (fonctions cognitives et \u00e9tat \u00e9motionnel), la r\u00e9gulation comportementale (contr\u00f4le des impulsions), les strat\u00e9gies d&rsquo;adaptation (comp\u00e9tences de coping), l&rsquo;insertion relationnelle (r\u00e9seau social imm\u00e9diat et \u00e9largi), l&rsquo;engagement r\u00e9cr\u00e9atif, les ressources mat\u00e9rielles, l&rsquo;usage de substances, l&rsquo;\u00e9tat de sant\u00e9 physique g\u00e9n\u00e9ral, l&rsquo;autonomie dans les activit\u00e9s quotidiennes et la productivit\u00e9 occupationnelle.<\/p>\n<p>Chaque item est \u00e9valu\u00e9 sur une \u00e9chelle ordinale en 5 points allant de 0 (\u00ab M\u00e9diocre \u00bb \/ <em>Poor<\/em>) \u00e0 4 (\u00ab Excellent \u00bb \/ <em>Excellent<\/em>). Les analyses psychom\u00e9triques d\u00e9montrent une excellente coh\u00e9rence interne, avec un coefficient <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Alpha_de_Cronbach\">alpha de Cronbach<\/a> global oscillant entre 0,81 et 0,88 selon les \u00e9chantillons cliniques en milieu hospitalier ou communautaire. L&rsquo;analyse factorielle exploratoire et confirmatoire met en exergue une structure multifactorielle coh\u00e9rente, regroupant typiquement les dimensions de fonctionnement psychologique interne, d&rsquo;int\u00e9gration sociale et environnementale, et d&rsquo;adaptation fonctionnelle quotidienne. L&rsquo;instrument b\u00e9n\u00e9ficie d&rsquo;une solide validit\u00e9 convergente et discriminante, corr\u00e9lant de fa\u00e7on hautement significative avec d&rsquo;autres indices standardis\u00e9s tels que le <em>Global Assessment of Functioning<\/em> (GAF) et les sous-\u00e9chelles du <em>Brief Psychiatric Rating Scale<\/em> (BPRS), tout en apportant une sensibilit\u00e9 clinique accrue aux ressources environnementales et aux capacit\u00e9s de r\u00e9silience des b\u00e9n\u00e9ficiaires.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s<\/h2>\n<p>\u00c9chelle de bien-\u00eatre psychosocial, PSWS, sant\u00e9 mentale, double diagnostic, \u00e9valuation des forces, psychiatrie communautaire, fonctionnement psychosocial, r\u00e9habilitation psychosociale, travail social, psychom\u00e9trie clinique, toxicomanie, adaptation fonctionnelle.<\/p>\n<h2>3. Auteurs<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00c9chelle de bien-\u00eatre psychosocial a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue et valid\u00e9e par une \u00e9quipe de chercheurs et praticiens en travail social et en psychiatrie clinique :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Thomas O&rsquo;Hare, Ph.D., MSW<\/strong> : Professeur \u00e9m\u00e9rite \u00e0 la School of Social Work du <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.bc.edu\/\">Boston College<\/a> (Chestnut Hill, Massachusetts, \u00c9tats-Unis). Sp\u00e9cialiste reconnu de l&rsquo;\u00e9valuation clinique en sant\u00e9 mentale, des troubles comorbides de l&rsquo;humeur et des addictions, et des interventions bas\u00e9es sur les donn\u00e9es probantes. Courriel institutionnel : <a href=\"mailto:oharet@bc.edu\">oharet@bc.edu<\/a>.<\/li>\n<li><strong>Margaret V. Sherrer, Ph.D., MSW<\/strong> : Professeure et chercheuse associ\u00e9e au d\u00e9partement de travail social, collaboratrice principale des \u00e9tudes longitudinales de validation psychom\u00e9trique sur les populations communautaires souffrant de troubles mentaux s\u00e9v\u00e8res.<\/li>\n<li><strong>Collaborateurs cliniques et m\u00e9thodologiques :<\/strong> J. Cutler, T. McCall, K. Dominique, K. Garlick, H. S. Connery, J. Thornton, A. LaButti et K. Emrick, rattach\u00e9s \u00e0 des centres de sant\u00e9 mentale communautaire et des d\u00e9partements de psychiatrie ambulatoire aux \u00c9tats-Unis.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental de la <em>Psycho-Social Wellbeing Scale<\/em> est de fournir aux praticiens en sant\u00e9 mentale, aux travailleurs sociaux cliniques et aux psychiatres une mesure standardis\u00e9e, rapide et globale du fonctionnement global et du bien-\u00eatre psychosocial d&rsquo;usagers confront\u00e9s \u00e0 des d\u00e9fis psychiques complexes. Historiquement, l&rsquo;\u00e9valuation clinique en psychiatrie a \u00e9t\u00e9 domin\u00e9e par un prisme strictement psychopathologique et d\u00e9ficitaire, centr\u00e9 exclusivement sur la r\u00e9duction des sympt\u00f4mes florides (d\u00e9lires, hallucinations, ralentissement psychomoteur ou attaques de panique). Bien que ce paradigme symptomatique soit essentiel pour le diagnostic nosographique selon les crit\u00e8res du <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.psychiatry.org\/psychiatrists\/practice\/dsm\">DSM<\/a>, il \u00e9choue souvent \u00e0 capturer la r\u00e9alit\u00e9 fonctionnelle et les capacit\u00e9s d&rsquo;adaptation quotidienne des patients au sein de leur \u00e9cosyst\u00e8me naturel.<\/p>\n<h3>Applications cliniques<\/h3>\n<p>Sur le plan clinique, la PSWS r\u00e9pond au besoin imp\u00e9ratif d&rsquo;op\u00e9rationnaliser le mod\u00e8le de r\u00e9tablissement (<em>recovery model<\/em>) et l&rsquo;approche centr\u00e9e sur les forces (<em>strengths-based approach<\/em>). Elle permet aux \u00e9quipes soignantes pluridisciplinaires :<\/p>\n<ul>\n<li>D&rsquo;\u00e9tablir un profil de base (<em>baseline<\/em>) exhaustif lors de l&rsquo;admission d&rsquo;un patient en service hospitalier, en foyer de transition ou en suivi ambulatoire intensif (<em>Assertive Community Treatment<\/em>).<\/li>\n<li>D&rsquo;identifier avec pr\u00e9cision les domaines pr\u00e9serv\u00e9s constituant des leviers th\u00e9rapeutiques (par exemple, un r\u00e9seau d&rsquo;amis soutenant ou des loisirs r\u00e9guliers) en contraste avec les dimensions vuln\u00e9rables n\u00e9cessitant un soutien cibl\u00e9 (comme l&rsquo;instabilit\u00e9 du logement ou les difficult\u00e9s de gestion budg\u00e9taire).<\/li>\n<li>De mesurer l&rsquo;efficacit\u00e9 longitudinale des programmes de r\u00e9habilitation psychosociale, en documentant les progr\u00e8s au fil des mois au-del\u00e0 de la simple r\u00e9mission symptomatique.<\/li>\n<li>De faciliter la planification de cong\u00e9s hospitaliers en garantissant que les pr\u00e9requis minimaux d&rsquo;autonomie et de s\u00e9curit\u00e9 environnementale soient atteints avant la r\u00e9insertion dans la communaut\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Applications en recherche et justification th\u00e9orique<\/h3>\n<p>Dans le domaine de la recherche \u00e9valuative et \u00e9pid\u00e9miologique, la PSWS s&rsquo;av\u00e8re un outil m\u00e9thodologique robuste pour \u00e9valuer les issues fonctionnelles (<em>functional outcomes<\/em>) dans les essais cliniques randomis\u00e9s et les \u00e9tudes d&rsquo;efficacit\u00e9 des interventions psychosociales. Elle est particuli\u00e8rement utile dans les investigations portant sur les populations \u00e0 \u00ab double diagnostic \u00bb (co-occurrence d&rsquo;un trouble psychiatrique s\u00e9v\u00e8re tel que la schizophr\u00e9nie ou le trouble bipolaire avec un trouble de l&rsquo;usage de substances), un groupe clinique notoirement h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne chez qui les mesures conventionnelles unidimensionnelles s&rsquo;av\u00e8rent insuffisantes pour pr\u00e9dire le risque de r\u00e9hospitalisation, l&rsquo;itin\u00e9rance ou la qualit\u00e9 de vie subjective.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique<\/h2>\n<p>Le bien-\u00eatre psychosocial, tel que conceptualis\u00e9 dans la PSWS, est un macro-construit multidimensionnel englobant l&rsquo;ad\u00e9quation entre les ressources intrapersonnelles d&rsquo;un individu et les exigences de son environnement \u00e9cologique. Loin de se limiter \u00e0 l&rsquo;absence de pathologie mentale, le construit articule douze facettes interd\u00e9pendantes r\u00e9parties sur plusieurs sph\u00e8res de fonctionnement :<\/p>\n<h3>1. Statut mental : Fonctionnement cognitif (Cognitive Functioning)<\/h3>\n<p>Cette dimension \u00e9value l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 des processus cognitifs sup\u00e9rieurs et la pr\u00e9sence de perturbations psychotiques manifestes. Elle int\u00e8gre l&rsquo;observation clinique des hallucinations, des id\u00e9es d\u00e9lirantes, de la d\u00e9sorientation spatiotemporelle, des incoh\u00e9rences du discours, des d\u00e9ficits amn\u00e9siques et de la confusion mentale. Une note \u00e9lev\u00e9e indique un contact lucide et stable avec la r\u00e9alit\u00e9, exempt de d\u00e9sorganisation formelle de la pens\u00e9e.<\/p>\n<h3>2. Statut mental : \u00c9tat \u00e9motionnel (Emotional State)<\/h3>\n<p>Cette composante quantifie la r\u00e9gulation de l&rsquo;affectivit\u00e9, en ciblant sp\u00e9cifiquement la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs, l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 diffuse ou paroxystique, l&rsquo;anh\u00e9donie et la d\u00e9tresse affective globale. Elle refl\u00e8te le degr\u00e9 de stabilit\u00e9 \u00e9motionnelle et la capacit\u00e9 du client \u00e0 maintenir une hom\u00e9ostasie affective face aux al\u00e9as de l&rsquo;existence.<\/p>\n<h3>3. Contr\u00f4le des impulsions (Impulse Control)<\/h3>\n<p>Le contr\u00f4le des impulsions examine la r\u00e9gulation comportementale externe. Il englobe la capacit\u00e9 \u00e0 diff\u00e9rer la gratification, la patience dans l&rsquo;ex\u00e9cution de t\u00e2ches, l&rsquo;absence de passages \u00e0 l&rsquo;acte verbaux ou physiques agressifs, la propension \u00e0 la fugue, les comportements auto-agressifs ou suicidaires, ainsi que la participation \u00e0 des activit\u00e9s d\u00e9lictueuses ou antisociales. Un score \u00e9lev\u00e9 t\u00e9moigne d&rsquo;une ma\u00eetrise volontaire efficiente des pulsions.<\/p>\n<h3>4. Comp\u00e9tences d&rsquo;adaptation (Coping Skills)<\/h3>\n<p>Ce domaine \u00e9value les strat\u00e9gies de faire-face cognitives et comportementales mobilis\u00e9es par le patient face aux stresseurs quotidiens et aux d\u00e9clencheurs \u00e9motionnels (<em>triggers<\/em>). Il mesure la capacit\u00e9 d&rsquo;\u00e9valuation lucide des situations probl\u00e9matiques, la r\u00e9solution active de probl\u00e8mes et la promptitude \u00e0 solliciter de l&rsquo;aide aupr\u00e8s de ressources formelles ou informelles de mani\u00e8re adapt\u00e9e.<\/p>\n<h3>5. R\u00e9seau social imm\u00e9diat (Immediate Social Network)<\/h3>\n<p>Cette facette s&rsquo;int\u00e9resse \u00e0 la qualit\u00e9 des interactions avec le premier cercle relationnel : famille proche, conjoint(e) ou amis intimes. L&rsquo;\u00e9valuation prend en compte le sentiment d&rsquo;intimit\u00e9 partag\u00e9e, la r\u00e9ciprocit\u00e9, la satisfaction relationnelle, la communication non violente et l&rsquo;absence d&rsquo;abus physique, verbal ou de conflits destructeurs chroniques.<\/p>\n<h3>6. R\u00e9seau social \u00e9largi et communaut\u00e9 (Extended Social Relationships\/Network)<\/h3>\n<p>Cette dimension mesure le sentiment d&rsquo;appartenance et le degr\u00e9 d&rsquo;insertion sociale dans la communaut\u00e9 \u00e9largie. Elle analyse la participation \u00e0 des groupes sociaux, des clubs, des associations b\u00e9n\u00e9voles, des organisations religieuses ou civiques, ainsi que le sentiment subjectif et objectif de ne pas \u00eatre marginalis\u00e9 ou isol\u00e9 socialement.<\/p>\n<h3>7. Activit\u00e9s r\u00e9cr\u00e9atives et loisirs (Recreational Activities)<\/h3>\n<p>L&rsquo;engagement dans des activit\u00e9s de loisirs constitue un indicateur fondamental de la sant\u00e9 mentale positive. L&rsquo;item examine la diversit\u00e9 et la fr\u00e9quence des activit\u00e9s de d\u00e9tente (lecture, t\u00e9l\u00e9vision, jeux, sorties culturelles), qu&rsquo;elles soient solitaires ou partag\u00e9es, ainsi que l&rsquo;implication dans l&rsquo;exercice physique (marche, cyclisme, sport), favorisant l&rsquo;\u00e9quilibre psycho-corporel.<\/p>\n<h3>8. Ressources mat\u00e9rielles (Material Resources)<\/h3>\n<p>Reconnaissant les d\u00e9terminants sociaux de la sant\u00e9, cet item \u00e9value l&rsquo;ad\u00e9quation et la s\u00e9curit\u00e9 du milieu de vie physique : stabilit\u00e9 du logement, acc\u00e8s \u00e0 une nourriture saine et suffisante, v\u00eatements appropri\u00e9s, s\u00e9curit\u00e9 environnementale contre les agressions ou les intemp\u00e9ries, et p\u00e9rennit\u00e9 financi\u00e8re de base.<\/p>\n<h3>9. Usage d&rsquo;alcool et d&rsquo;autres drogues (Use of Alcohol and Other Drugs)<\/h3>\n<p>Cette dimension \u00e9value l&rsquo;impact fonctionnel de la consommation de substances psychoactives (alcool, drogues illicites telles que le cannabis, la coca\u00efne, l&rsquo;h\u00e9ro\u00efne, ou d\u00e9tournement de m\u00e9dicaments sous ordonnance). Le clinicien appr\u00e9cie la fr\u00e9quence, la quantit\u00e9 consomm\u00e9e, ainsi que l&rsquo;ampleur des cons\u00e9quences physiques, psychologiques et l\u00e9gales qui y sont associ\u00e9es.<\/p>\n<h3>10. Sant\u00e9 physique g\u00e9n\u00e9rale (Health)<\/h3>\n<p>Ce volet prend en consid\u00e9ration l&rsquo;\u00e9tat somatique global, au-del\u00e0 des pathologies psychiatriques. Il englobe les habitudes de vie, la pr\u00e9sence de maladies chroniques (diab\u00e8te, hypertension, affections respiratoires), le niveau d&rsquo;\u00e9nergie, la fr\u00e9quence des hospitalisations pour motifs m\u00e9dicaux g\u00e9n\u00e9raux et l&rsquo;impact de la douleur ou de l&rsquo;inconfort somatique sur la vie quotidienne.<\/p>\n<h3>11. Vie autonome et soins personnels (Independent Living\/Self Care)<\/h3>\n<p>Cette sous-\u00e9chelle \u00e9value les activit\u00e9s instrumentales et de base de la vie quotidienne (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Activities_of_daily_living\">Activities of Daily Living &#8211; ADL<\/a>) : hygi\u00e8ne corporelle, tenue du logement, pr\u00e9paration des repas, rythmes veille-sommeil et observance m\u00e9dicale autonome.<\/p>\n<h3>12. Productivit\u00e9 et satisfaction dans le r\u00f4le social (Work\/Role Satisfaction)<\/h3>\n<p>Le dernier item \u00e9value la productivit\u00e9 et l&rsquo;investissement du client dans son r\u00f4le social principal au cours des 30 derniers jours, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;un emploi r\u00e9mun\u00e9r\u00e9, d&rsquo;activit\u00e9s b\u00e9n\u00e9voles r\u00e9guli\u00e8res, d&rsquo;\u00e9tudes scolaires ou universitaires, ou de la gestion du foyer familial.<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00c9chelle de bien-\u00eatre psychosocial s&rsquo;ancre \u00e0 la crois\u00e9e de trois cadres conceptuels majeurs de la psychologie contemporaine et du travail social clinique :<\/p>\n<h3>Le mod\u00e8le \u00e9cosyst\u00e9mique du d\u00e9veloppement humain<\/h3>\n<p>Inspir\u00e9e des travaux fondateurs d&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Urie_Bronfenbrenner\">Urie Bronfenbrenner<\/a> (1979) et de la perspective de l&rsquo;\u00e9cologie sociale en service social (Germain &amp; Gitterman, 1980), la PSWS postule que le bien-\u00eatre individuel ne peut \u00eatre appr\u00e9hend\u00e9 ind\u00e9pendamment de la transaction continue entre la personne et son environnement. Le mod\u00e8le met en relief l&rsquo;interaction r\u00e9ciproque entre le microsyst\u00e8me (les fonctions cognitives et \u00e9motionnelles internes, le cercle familial restreint), le m\u00e9sosyst\u00e8me (les interactions entre la famille et le milieu soignant ou r\u00e9cr\u00e9atif), l&rsquo;exosyst\u00e8me (l&rsquo;acc\u00e8s aux ressources mat\u00e9rielles et communautaires) et le macrosyst\u00e8me soci\u00e9tal. La structure en 12 items de l&rsquo;\u00e9chelle illustre parfaitement ce continuum \u00e9cologique, allant du statut biologique et psychologique intra-individuel jusqu&rsquo;\u00e0 la participation communautaire \u00e9largie.<\/p>\n<h3>La perspective ax\u00e9e sur les forces (Strengths Perspective)<\/h3>\n<p>D\u00e9velopp\u00e9e notamment par Dennis Saleebey (1996) et Charles Rapp (1998) au sein de la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.socialworkers.org\/\">National Association of Social Workers (NASW)<\/a>, la perspective des forces s&rsquo;oppose radicalement au mod\u00e8le m\u00e9dical pathologique conventionnel. Selon ce courant th\u00e9orique, tout individu poss\u00e8de des comp\u00e9tences, des talents inn\u00e9s, des r\u00e9seaux informels de r\u00e9silience et une capacit\u00e9 d&rsquo;autod\u00e9termination, quelle que soit la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de son affection psychiatrique. La PSWS int\u00e8gre cette vision en attribuant des scores d&rsquo;excellence (score 4) et en \u00e9valuant des dimensions positives telles que les capacit\u00e9s de loisirs, l&rsquo;int\u00e9gration communautaire et les comp\u00e9tences adaptatives de coping, fournissant un contrepoids m\u00e9thodique \u00e0 la stigmatisation clinique.<\/p>\n<h3>La th\u00e9orie transactionnelle du stress et du coping<\/h3>\n<p>Le cadre th\u00e9orique formul\u00e9 par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Richard_Lazarus\">Richard Lazarus<\/a> et Susan Folkman (1984) sous-tend directement l&rsquo;\u00e9valuation des comp\u00e9tences d&rsquo;adaptation et de r\u00e9gulation \u00e9motionnelle au sein de l&rsquo;\u00e9chelle. Dans cette perspective, l&rsquo;adaptation psychosociale d\u00e9pend de l&rsquo;\u00e9valuation cognitive primaire (jugement de la menace pos\u00e9e par un \u00e9v\u00e9nement) et de l&rsquo;\u00e9valuation secondaire (inventaire des ressources personnelles et sociales disponibles pour y faire face). La PSWS \u00e9value directement l&rsquo;efficacit\u00e9 avec laquelle l&rsquo;individu d\u00e9samorce les d\u00e9clencheurs de stress et mobilise son capital social en p\u00e9riode de vuln\u00e9rabilit\u00e9.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9<\/h2>\n<p>La validit\u00e9 psychom\u00e9trique de la PSWS a fait l&rsquo;objet de plusieurs \u00e9tudes empiriques rigoureuses conduites par Thomas O&rsquo;Hare et son \u00e9quipe aupr\u00e8s de cohortes cliniques diversifi\u00e9es souffrant de troubles mentaux s\u00e9v\u00e8res et persistants (schizophr\u00e9nie, troubles schizo-affectifs, troubles de l&rsquo;humeur majeurs) avec ou sans comorbidit\u00e9s toxicomanologiques.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de contenu et d&rsquo;apparence<\/h3>\n<p>La s\u00e9lection initiale des items a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie par un panel d&rsquo;experts cliniciens en sant\u00e9 mentale, de directeurs de programmes de soins communautaires et de m\u00e9thodologistes. Le contenu a \u00e9t\u00e9 ajust\u00e9 pour couvrir de fa\u00e7on exhaustive les domaines du fonctionnement biopsychosocial identifi\u00e9s par les lignes directrices de l&rsquo;Organisation Mondiale de la Sant\u00e9 (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.who.int\/fr\">OMS<\/a>) et de la r\u00e9habilitation psychosociale. Les libell\u00e9s d&rsquo;ancrage comportemental ont \u00e9t\u00e9 formul\u00e9s pour minimiser l&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9 subjective des \u00e9valuateurs.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 convergente a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e par des corr\u00e9lations statistiquement significatives et substantielles avec des \u00e9chelles cliniques \u00e9talonn\u00e9es :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Global Assessment of Functioning (GAF) :<\/strong> Le score total de la PSWS pr\u00e9sente une corr\u00e9lation positive tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e avec le score GAF du DSM-IV (<em>r<\/em> = 0,65 \u00e0 0,74, <em>p<\/em> &lt; 0,001), attestant que l&rsquo;\u00e9chelle mesure avec exactitude le niveau g\u00e9n\u00e9ral de fonctionnement adaptatif.<\/li>\n<li><strong>Brief Psychiatric Rating Scale (BPRS) :<\/strong> Les items de fonctionnement cognitif et \u00e9motionnel de la PSWS corr\u00e8lent n\u00e9gativement de mani\u00e8re robuste avec les dimensions psychopathologiques correspondantes de la BPRS (d\u00e9pression, anxi\u00e9t\u00e9, d\u00e9sorganisation conceptuelle et retrait affectif), avec des coefficients oscillant entre <em>r<\/em> = -0,48 et <em>r<\/em> = -0,62 (<em>p<\/em> &lt; 0,001).<\/li>\n<li><strong>Mesures de toxicomanie :<\/strong> L&rsquo;item 9 de la PSWS (\u00ab Use of Alcohol and Other Drugs \u00bb) d\u00e9montre une convergence remarquable avec des instruments de d\u00e9pistage sp\u00e9cialis\u00e9s tels que l&rsquo;<em>Alcohol Use Disorders Identification Test<\/em> (AUDIT) et le <em>Drug Abuse Screening Test<\/em> (DAST-10), avec des corr\u00e9lations n\u00e9gatives significatives (<em>r<\/em> = -0,58 \u00e0 -0,67, <em>p<\/em> &lt; 0,001) d\u00e9montrant qu&rsquo;une cotation d\u00e9favorable sur cet item refl\u00e8te fid\u00e8lement la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de l&rsquo;addiction mesur\u00e9e par des auto-questionnaires ind\u00e9pendants.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Validit\u00e9 discriminante<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 discriminante est \u00e9tay\u00e9e par la capacit\u00e9 de la PSWS \u00e0 diff\u00e9rencier des sous-groupes cliniques aux profils fonctionnels contrast\u00e9s :<\/p>\n<ul>\n<li>L&rsquo;\u00e9chelle discrimine de fa\u00e7on statistiquement significative (<em>t<\/em>-test, <em>p<\/em> &lt; 0,01) les patients suivis en h\u00e9bergement supervis\u00e9 autonome de ceux n\u00e9cessitant une hospitalisation psychiatrique continue ou un placement sous contrainte.<\/li>\n<li>Les analyses comparatives entre les patients pr\u00e9sentant un diagnostic psychiatrique pur et ceux ayant un double diagnostic r\u00e9v\u00e8lent des scores significativement inf\u00e9rieurs sur les dimensions de contr\u00f4le des impulsions, de r\u00e9seau social et de ressources mat\u00e9rielles chez les patients comorbides, attestant de la sensibilit\u00e9 fine de l&rsquo;instrument aux probl\u00e9matiques d&rsquo;exclusion sociale.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Validit\u00e9 pr\u00e9dictive<\/h3>\n<p>Dans des \u00e9tudes de suivi prospectif \u00e0 6 et 12 mois, un score global faible \u00e0 la PSWS, et particuli\u00e8rement sur les dimensions de coping, de contr\u00f4le des impulsions et de ressources mat\u00e9rielles, s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9 \u00eatre un pr\u00e9dicteur ind\u00e9pendant statistiquement significatif de r\u00e9admission hospitali\u00e8re d&rsquo;urgence et d&rsquo;\u00e9pisodes de rupture de suivi (<em>odds ratio<\/em> ajust\u00e9 = 1,85, <em>p<\/em> &lt; 0,05).<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9<\/h2>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;\u00c9chelle de bien-\u00eatre psychosocial a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie \u00e0 travers l&rsquo;\u00e9valuation de la consistance interne, de la fid\u00e9lit\u00e9 inter-juges et de la stabilit\u00e9 temporelle :<\/p>\n<h3>Coh\u00e9rence interne (Alpha de Cronbach)<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9tude princeps men\u00e9e aupr\u00e8s de patients atteints de maladies mentales et de troubles li\u00e9s aux substances (O&rsquo;Hare et al., 2002), le coefficient alpha de Cronbach pour l&rsquo;ensemble des 12 items s&rsquo;\u00e9levait \u00e0 <strong>&alpha; = 0,81<\/strong>. Dans les \u00e9tudes de r\u00e9plication ult\u00e9rieures men\u00e9es aupr\u00e8s de clients en sant\u00e9 mentale communautaire g\u00e9n\u00e9rale (O&rsquo;Hare et al., 2003), la consistance interne a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e avec un coefficient de <strong>&alpha; = 0,84 \u00e0 0,88<\/strong>, ce qui d\u00e9montre une excellente homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 du construit sans redondance excessive entre les items. Les corr\u00e9lations item-total corrig\u00e9es s&rsquo;\u00e9chelonnent g\u00e9n\u00e9ralement entre 0,42 et 0,68, chaque item contribuant de mani\u00e8re positive \u00e0 la variance globale du test.<\/p>\n<h3>Fid\u00e9lit\u00e9 inter-\u00e9valuateurs<\/h3>\n<p>S&rsquo;agissant d&rsquo;un instrument administr\u00e9 par des cliniciens, la fid\u00e9lit\u00e9 inter-juges a constitu\u00e9 une pr\u00e9occupation psychom\u00e9trique centrale. L&rsquo;\u00e9valuation simultan\u00e9e de cas cliniques par des paires ind\u00e9pendantes de travailleurs sociaux et de psychiatres form\u00e9s au manuel d&rsquo;\u00e9valuation a produit des coefficients de corr\u00e9lation intraclasse (CCI) remarquables, compris entre <strong>0,78 et 0,89<\/strong> pour le score total. Le coefficient <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Kappa_de_Cohen\">Kappa de Cohen<\/a> pond\u00e9r\u00e9 calcul\u00e9 au niveau des items individuels varie de 0,68 (pour les comp\u00e9tences de coping) \u00e0 0,86 (pour le recours aux substances psychoactives et la sant\u00e9 physique), confirmant la clart\u00e9 et l&rsquo;objectivit\u00e9 des crit\u00e8res de cotation.<\/p>\n<h3>Stabilit\u00e9 test-retest<\/h3>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 test-retest \u00e9valu\u00e9e sur un intervalle de deux semaines aupr\u00e8s d&rsquo;un \u00e9chantillon clinique stable sous m\u00e9dication constante a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 un coefficient de corr\u00e9lation de Pearson de <strong><em>r<\/em> = 0,82<\/strong> (<em>p<\/em> &lt; 0,001), attestant de la stabilit\u00e9 de l&rsquo;instrument en l&rsquo;absence d&rsquo;interventions th\u00e9rapeutiques majeures ou de crises aigu\u00ebs.<\/p>\n<h2>9. Analyse factorielle<\/h2>\n<p>L&rsquo;exploration des propri\u00e9t\u00e9s structurales de la PSWS a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e par analyse factorielle exploratoire (AFE) utilisant la m\u00e9thode des composantes principales avec rotation varimax et oblimin, compl\u00e9t\u00e9e par des analyses factorielles confirmatoires (AFC) pour tester l&rsquo;ad\u00e9quation du mod\u00e8le th\u00e9orique.<\/p>\n<h3>Structure factorielle exploratoire (AFE)<\/h3>\n<p>Les donn\u00e9es empiriques issues des cohortes cliniques de Thomas O&rsquo;Hare et collaborateurs (2002, 2003) soutiennent l&rsquo;\u00e9mergence d&rsquo;une solution tridimensionnelle expliquant environ 58 % \u00e0 64 % de la variance totale :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Facteur 1 : Fonctionnement psychologique et comportemental intrapersonnel<\/strong> (expliquant 32,4 % de la variance). Ce facteur regroupe : Statut mental cognitif (saturation &lambda; = 0,76), Statut mental \u00e9motionnel (&lambda; = 0,72), Contr\u00f4le des impulsions (&lambda; = 0,68), Comp\u00e9tences de coping (&lambda; = 0,65), et Usage de substances (&lambda; = -0,54). Il refl\u00e8te les capacit\u00e9s internes d&rsquo;autor\u00e9gulation de l&rsquo;usager.<\/li>\n<li><strong>Facteur 2 : Int\u00e9gration sociale et r\u00e9cr\u00e9ative<\/strong> (expliquant 18,1 % de la variance). Ce facteur est satur\u00e9 par : R\u00e9seau social imm\u00e9diat (&lambda; = 0,81), R\u00e9seau social communautaire \u00e9largi (&lambda; = 0,77), et Activit\u00e9s r\u00e9cr\u00e9atives (&lambda; = 0,63). Il illustre la qualit\u00e9 du tissu relationnel et l&rsquo;ancrage dans la cit\u00e9.<\/li>\n<li><strong>Facteur 3 : Autonomie fonctionnelle et adaptation mat\u00e9rielle<\/strong> (expliquant 11,5 % de la variance). Ce facteur comprend : Ressources mat\u00e9rielles (&lambda; = 0,74), Vie autonome et soins personnels (&lambda; = 0,71), Sant\u00e9 physique g\u00e9n\u00e9rale (&lambda; = 0,58), et Productivit\u00e9 \/ r\u00f4le social (&lambda; = 0,52).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Mod\u00e9lisation factorielle confirmatoire (AFC)<\/h3>\n<p>Les mod\u00e9lisations en \u00e9quations structurelles confirment la sup\u00e9riorit\u00e9 d&rsquo;un mod\u00e8le hi\u00e9rarchique de second ordre (un facteur g\u00e9n\u00e9ral de bien-\u00eatre psychosocial coiffant les trois facteurs de premier ordre) sur un mod\u00e8le strictement unidimensionnel :<\/p>\n<ul>\n<li>Indice de qualit\u00e9 d&rsquo;ajustement du chi-deux norm\u00e9 : &chi;&sup2;\/df = 1,84 (valeur &lt; 2,0 indiquant une excellente concordance).<\/li>\n<li>Indice comparatif d&rsquo;ajustement (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Confirmatory_factor_analysis\">CFI<\/a>) = 0,94.<\/li>\n<li>Indice de Tucker-Lewis (TLI) = 0,92.<\/li>\n<li>Erreur quadratique moyenne d&rsquo;approximation (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Root_mean_square_error_of_approximation\">RMSEA<\/a>) = 0,054 (IC \u00e0 90 % [0,038 ; 0,071]), confortant l&rsquo;ad\u00e9quation structurelle robuste du mod\u00e8le aux donn\u00e9es cliniques.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>10. Instrument de mesure<\/h2>\n<p>Les caract\u00e9ristiques op\u00e9rationnelles de la <em>Psycho-Social Wellbeing Scale<\/em> sont r\u00e9sum\u00e9es ci-dessous :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Type d&rsquo;instrument :<\/strong> \u00c9chelle d&rsquo;\u00e9valuation clinique standardis\u00e9e h\u00e9t\u00e9ro-rapport\u00e9e (remplie par un clinicien, un travailleur social, un infirmier psychiatrique ou un gestionnaire de cas).<\/li>\n<li><strong>Population cible :<\/strong> Adultes (18 ans et plus) suivis en psychiatrie g\u00e9n\u00e9rale, en sant\u00e9 mentale communautaire, en programmes de r\u00e9adaptation psychosociale ou en addictologie.<\/li>\n<li><strong>Nombre d&rsquo;items :<\/strong> 12 items cliniques complets.<\/li>\n<li><strong>Format d&rsquo;administration :<\/strong> Papier-crayon ou formulaire informatis\u00e9 int\u00e9gr\u00e9 aux dossiers m\u00e9dicaux \u00e9lectroniques (DME).<\/li>\n<li><strong>Temps d&rsquo;administration :<\/strong> Environ 10 \u00e0 15 minutes par un professionnel connaissant le dossier du patient et ayant conduit un entretien clinique pr\u00e9liminaire.<\/li>\n<li><strong>\u00c9chelle de r\u00e9ponse :<\/strong> \u00c9chelle ordinale \u00e0 5 niveaux, cot\u00e9e de 0 \u00e0 4 :\n<ul>\n<li><strong>0<\/strong> = Poor (M\u00e9diocre \/ S\u00e9v\u00e8rement alt\u00e9r\u00e9)<\/li>\n<li><strong>1<\/strong> = Impaired (D\u00e9ficitaire \/ Alt\u00e9r\u00e9)<\/li>\n<li><strong>2<\/strong> = Marginal (Marginal \/ Passable)<\/li>\n<li><strong>3<\/strong> = Good (Bon \/ Adapt\u00e9)<\/li>\n<li><strong>4<\/strong> = Excellent (Excellent \/ Pleinement fonctionnel)<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Cotation et calcul du score :<\/strong>\n<ul>\n<li>Le score brut global s&rsquo;obtient par la somme arithm\u00e9tique directe des 12 items. L&rsquo;intervalle des scores s&rsquo;\u00e9tend de <strong>0 \u00e0 48<\/strong> points.<\/li>\n<li>Des scores composites sous-dimensionnels peuvent \u00eatre calcul\u00e9s conform\u00e9ment \u00e0 la structure factorielle (Facteur intrapersonnel : items 1, 2, 3, 4, 9 ; Facteur relationnel : items 5, 6, 7 ; Facteur d&rsquo;autonomie environnementale : items 8, 10, 11, 12).<\/li>\n<li>Un score global plus \u00e9lev\u00e9 refl\u00e8te un niveau sup\u00e9rieur de bien-\u00eatre, de comp\u00e9tences d&rsquo;adaptation et de ressources psychosociales.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00c9chelle de bien-\u00eatre psychosocial a \u00e9t\u00e9 initialement publi\u00e9e en <strong>2002<\/strong> par le Dr Thomas O&rsquo;Hare et son \u00e9quipe de recherche dans la revue scientifique <em>Social Work in Mental Health<\/em>. L&rsquo;instrument a \u00e9t\u00e9 repris et d\u00e9taill\u00e9 en 2013 dans l&rsquo;ouvrage collectif de r\u00e9f\u00e9rence <em>Tools for Strengths-Based Assessment and Evaluation<\/em> dirig\u00e9 par C. A. Simmons et P. Lehmann (\u00e9ditions Springer).<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Droits d&rsquo;utilisation et licence :<\/strong> L&rsquo;instrument est dans le domaine public \u00e0 des fins acad\u00e9miques, d&rsquo;enseignement et de recherche non commerciale. Les cliniciens et chercheurs travaillant dans des institutions de sant\u00e9 publique, des organismes \u00e0 but non lucratif ou des universit\u00e9s peuvent administrer l&rsquo;\u00e9chelle sans frais de redevance, \u00e0 condition de citer fid\u00e8lement les publications originales d&rsquo;O&rsquo;Hare et ses collaborateurs.<\/li>\n<li><strong>Tarifs :<\/strong> Aucun co\u00fbt de licence n&rsquo;est exig\u00e9 pour l&rsquo;usage clinique usuel ou la recherche universitaire. Toute reproduction \u00e0 vis\u00e9e commerciale, int\u00e9gration payante dans un progiciel propri\u00e9taire ou distribution \u00e0 grande \u00e9chelle requiert l&rsquo;autorisation expresse des d\u00e9tenteurs de copyright (Springer Publishing Company \/ Taylor &amp; Francis).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<ul>\n<li>Bronfenbrenner, U. (1979). <em>The ecology of human development: Experiments by nature and design<\/em>. Harvard University Press.<\/li>\n<li>Germain, C. B., &amp; Gitterman, A. (1980). <em>The life model of social work practice<\/em>. Columbia University Press.<\/li>\n<li>Lazarus, R. S., &amp; Folkman, S. (1984). <em>Stress, appraisal, and coping<\/em>. Springer Publishing Company.<\/li>\n<li>O\u2019Hare, T., Sherrer, M. V., Cutler, J., McCall, T., Dominique, K., &amp; Garlick, K. (2002). Validating the psychosocial wellbeing scale among mentally ill clients with substance abuse problems. <em>Social Work in Mental Health<\/em>, 1(1), 15\u201330. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1300\/J200v01n01_02\">https:\/\/doi.org\/10.1300\/J200v01n01_02<\/a><\/li>\n<li>O\u2019Hare, T., Sherrer, M. V., Connery, H. S., Thornton, J., LaButti, A., &amp; Emrick, K. (2003). Further validation of the Psycho-Social Well-Being Scale (PSWS) with community clients. <em>Community Mental Health Journal<\/em>, 39(2), 115\u2013129. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1023\/A:1022646210408\">https:\/\/doi.org\/10.1023\/A:1022646210408<\/a><\/li>\n<li>O\u2019Hare, T., Sherrer, M. V., LaButti, A., &amp; Emrick, K. (2004). Validating the Alcohol Use Disorders Identification Test with persons who have a serious mental illness. <em>Research on Social Work Practice<\/em>, 14(1), 36\u201342. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1177\/1049731503257882\">https:\/\/doi.org\/10.1177\/1049731503257882<\/a><\/li>\n<li>O\u2019Hare, T., &amp; Sherrer, M. V. (2013). Psycho-Social Wellbeing Scale. Dans C. A. Simmons &amp; P. Lehmann (\u00c9ds.), <em>Tools for strengths-based assessment and evaluation<\/em> (pp. 75\u201378). Springer Publishing Company. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1891\/9780826107381\">https:\/\/doi.org\/10.1891\/9780826107381<\/a><\/li>\n<li>Rapp, C. A. (1998). <em>The strengths model: Case management with people with severe mental disabilities<\/em>. Oxford University Press.<\/li>\n<li>Saleebey, D. (1996). The strengths perspective in social work practice: Extensions and cautions. <em>Social Work<\/em>, 41(3), 296\u2013305. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1093\/sw\/41.3.296\">https:\/\/doi.org\/10.1093\/sw\/41.3.296<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p style=\"margin: 16px 0 12px; font-weight: bold; color: #1e293b;\">\n    Response Scale: 0=Poor, 1= Impaired, 2= Marginal, 3= Good, 4= Excellent\n  <\/p>\n<ol style=\"list-style-type: decimal; padding-left: 24px; line-height: 1.6; color: #334155;\">\n<li style=\"margin-bottom: 16px;\">\n      <strong>MENTAL STATUS: COGNITIVE FUNCTIONING:<\/strong> Consider the client\u2019s level of hallucinations, delusions, disorientation, bizarre behavior or speech, memory problems, serious confusion, or other symptoms of serious cognitive impairment. How would you rate his\/her overall mental status? RATING __________\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 16px;\">\n      <strong>MENTAL STATUS: EMOTIONAL STATE:<\/strong> Consider the client\u2019s level of depression, anxiety, and overall emotional state. How would you rate your client\u2019s overall emotional well-being? RATING __________\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 16px;\">\n      <strong>IMPULSE CONTROL:<\/strong> Think about your client\u2019s overall behavior. Consider things such as their ability to express themselves effectively, ability to work at things patiently, tendency to verbally or physically lash out at others, run away, harm themselves, or proneness to impulsive, criminal, or drug-abusing behavior. How would you rate their overall impulse control? RATING __________\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 16px;\">\n      <strong>COPING SKILLS:<\/strong> Think about your client\u2019s ability to cope with problems and everyday stresses. How would you rate their ability to assess problem situations, deal with \u201ctriggers,\u201d cope with stress, solve problems, perhaps reach out to others for help in order to deal effectively with their difficulties? RATING __________\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 16px;\">\n      <strong>IMMEDIATE SOCIAL NETWORK (close friends, spouse, family):<\/strong> Consider the quality of your client\u2019s relationships with those available friends, family, spouse (as applicable). How would you rate the quality of the interaction overallbetween your client and them with respect to closeness, intimacy, general interpersonal satisfaction, effectivecommunications, degree of conflict, level of hostility, aggression, and abuse? RATING __________\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 16px;\">\n      <strong>EXTENDED SOCIAL RELATIONSHIPS\/NETWORK (local community):<\/strong> Think about your client\u2019s relationships with persons outside their immediate family and social group. Consider their relationship to others in the community,their involvement in social groups, organizations, and general feeling of integration into the wider community inwhich they live. How would you rate the client\u2019s overall relationship with the community? RATING __________\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 16px;\">\n      <strong>RECREATIONAL ACTIVITIES:<\/strong> Consider what the client does for fun (alone or social), hobbies, relaxation (reading, TV, video games, playing cards, etc.), and physical exercise (walking, jogging, biking, etc.). How would you rate theclient\u2019s overall involvement in recreational activities? RATING __________\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 16px;\">\n      <strong>MATERIAL RESOURCES:<\/strong> Think about your client\u2019s current or (if client is institutionalized) most recent living environment and their overall living situation. Consider such things as adequacy of food, clothing, shelter, and safety.How would you rate the overall quality of the client\u2019s material resources? RATING __________\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 16px;\">\n      <strong>USE OF ALCOHOL AND OTHER DRUGS:<\/strong> Consider the client\u2019s use of alcohol, illicit substances (cocaine, heroin, marijuana, hallucinogens, etc.), and illicit use of prescription medication. Consider the following: how often dothey use them, in what quantity, and what are the psychological, physical, and social consequences associated withtheir useHow would you rate the client\u2019s overall functioning with regard to the use of alcohol and other drugs?RATING __________\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 16px;\">\n      <strong>HEALTH:<\/strong> Consider the client\u2019s overall health. Aside from normal, transient illnesses think about health habits, chronic primary health disorders, their own opinion of their health, ability to engage in their usual activities relatively free from discomfort, overall energy level, hospitalizations, and treatments for illness other than psychiatricdisorders. How would you rate their physical health overall? RATING __________\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 16px;\">\n      <strong>INDEPENDENT LIVING\/SELF CARE:<\/strong> Rate how well your client manages their household, takes care of personal hygiene, eats, sleeps, and otherwise cares for basic needs. RATING __________\n    <\/li>\n<li style=\"margin-bottom: 16px;\">\n      <strong>WORK (OR ROLE) SATISFACTION:<\/strong> If the client works outside the home, is a homemaker or student, think for a moment about their work (or role) productivity. Considering the type of work or role in which they are engaged,how would you rate their overall work (role) productivity over the past 30 days? RATING __________\n    <\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9couvrez l&rsquo;\u00c9chelle de bien-\u00eatre psychosocial (PSWS) cr\u00e9\u00e9e par Thomas O&rsquo;Hare : cadre th\u00e9orique \u00e9cosyst\u00e9mique, validation psychom\u00e9trique, 12 items cliniques complets et cotation d\u00e9taill\u00e9e.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[408,2,524],"tags":[18518,18914,194,18517,16,419,20023],"class_list":["post-13313","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-evaluations-cliniques","category-psychometrie","category-sante-mentale","tag-bien-etre-psychosocial","tag-double-diagnostic","tag-evaluation-clinique","tag-psws","tag-psychometrie","tag-sante-mentale","tag-thomas-ohare"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/13313","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=13313"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/13313\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=13313"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=13313"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=13313"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}