{"id":13095,"date":"2026-10-03T14:10:05","date_gmt":"2026-10-03T14:10:05","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/echelle-anxiete-sportive-sas\/"},"modified":"2026-10-03T14:10:05","modified_gmt":"2026-10-03T14:10:05","slug":"echelle-anxiete-sportive-sas","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=echelle-anxiete-sportive-sas","title":{"rendered":"\u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sportive (SAS)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>\u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sportive<\/strong> (<em>Sport Anxiety Scale<\/em> ou <strong>SAS<\/strong>), con\u00e7ue par Ronald E. Smith, Frank L. Smoll et Robert W. Schutz en 1990, constitue l&rsquo;un des instruments psychom\u00e9triques les plus influents et rigoureusement valid\u00e9s dans le champ de la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Psychologie_du_sport\">psychologie du sport<\/a> et de l&rsquo;\u00e9valuation de la performance motrice. Cette \u00e9chelle multidimensionnelle a \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifiquement d\u00e9velopp\u00e9e pour \u00e9valuer l&rsquo;<strong>anxi\u00e9t\u00e9-trait comp\u00e9titive<\/strong> chez les athl\u00e8tes, c&rsquo;est-\u00e0-dire la disposition individuelle stable \u00e0 percevoir les situations de comp\u00e9tition sportive comme mena\u00e7antes et \u00e0 y r\u00e9pondre par des manifestations d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 d&rsquo;intensit\u00e9s variables.<\/p>\n<p>Compos\u00e9e de <strong>21 items<\/strong> auto-rapport\u00e9s, la SAS se distingue des outils unidimensionnels ant\u00e9rieurs en op\u00e9rationnalisant l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sportive selon un mod\u00e8le tripartite fond\u00e9 sur des bases cognitives et physiologiques solides. Elle mesure trois sous-\u00e9chelles distinctes mais interd\u00e9pendantes :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>L&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 somatique<\/strong> (<em>Somatic Trait Anxiety<\/em>, 9 items) : \u00e9value les manifestations physiologiques et corporelles de l&rsquo;activation autonome per\u00e7ue (telles que les tensions musculaires, les palpitations cardiaques ou les perturbations gastro-intestinales).<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;inqui\u00e9tude cognitive<\/strong> (<em>Worry<\/em>, 7 items) : mesure les pr\u00e9occupations cognitives, les doutes relatifs aux capacit\u00e9s personnelles, ainsi que la peur de l&rsquo;\u00e9chec ou du jugement social n\u00e9gatif.<\/li>\n<li><strong>La perturbation de la concentration<\/strong> (<em>Concentration Disruption<\/em>, 5 items) : quantifie les difficult\u00e9s attentionnelles, les distractions cognitives et la perte de focalisation sur la t\u00e2che sportive en contexte comp\u00e9titif.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les participants r\u00e9pondent \u00e0 chaque \u00e9nonc\u00e9 \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;une \u00e9chelle de r\u00e9ponse de type Likert en 4 points, allant de 1 (\u00ab Pas du tout \u00bb \/ <em>Not at all<\/em>) \u00e0 4 (\u00ab \u00c9norm\u00e9ment \u00bb \/ <em>Very much so<\/em>). Sur le plan psychom\u00e9trique, la SAS d\u00e9montre une excellente consistance interne (coefficients alpha de Cronbach oscillant g\u00e9n\u00e9ralement entre 0,74 et 0,92 selon les sous-\u00e9chelles et les populations \u00e9tudi\u00e9es), une fid\u00e9lit\u00e9 test-retest robuste et une validit\u00e9 factorielle confirm\u00e9e par de multiples analyses factorielles exploratoires et confirmatoires (AFE et AFC). Elle pr\u00e9sente \u00e9galement une forte validit\u00e9 convergente et discriminante vis-\u00e0-vis des mesures d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale, d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9-\u00e9tat comp\u00e9titive (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Competitive_State_Anxiety_Inventory-2\">CSAI-2<\/a>) et de traits de personnalit\u00e9 sous-jacents.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s<\/h2>\n<p>Anxi\u00e9t\u00e9 sportive, Sport Anxiety Scale, SAS, anxi\u00e9t\u00e9-trait comp\u00e9titive, anxi\u00e9t\u00e9 somatique, inqui\u00e9tude cognitive, perturbation de la concentration, psychom\u00e9trie, psychologie du sport, performance athl\u00e9tique, \u00e9valuation psychologique, Ronald E. Smith.<\/p>\n<h2>3. Auteurs<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sportive a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e conjointement par trois chercheurs de premier plan dans le domaine des sciences du sport et de la psychom\u00e9trie :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Ronald E. Smith, Ph.D.<\/strong> : Professeur \u00e9m\u00e9rite de psychologie \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Washington (Seattle, \u00c9tats-Unis). Sp\u00e9cialiste reconnu internationalement en psychologie clinique, psychologie de la personnalit\u00e9 et psychologie du sport, il a dirig\u00e9 de nombreux travaux sur le stress, le coping et la dynamique entra\u00eeneur-athl\u00e8te.<\/li>\n<li><strong>Frank L. Smoll, Ph.D.<\/strong> : Professeur de psychologie \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Washington (Seattle, \u00c9tats-Unis). Expert r\u00e9put\u00e9 des aspects psychosociaux du sport chez les jeunes et des interventions motivationnelles destin\u00e9es aux entra\u00eeneurs et aux parents.<\/li>\n<li><strong>Robert W. Schutz, Ph.D.<\/strong> : Professeur \u00e9m\u00e9rite \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole de kin\u00e9siologie de l&rsquo;Universit\u00e9 de Colombie-Britannique (Vancouver, Canada). Statisticien et m\u00e9thodologiste de renom, sp\u00e9cialis\u00e9 dans l&rsquo;analyse factorielle confirmatoire et la mesure quantitative en sciences de l&rsquo;activit\u00e9 physique.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental de la <em>Sport Anxiety Scale<\/em> est de fournir une mesure psychom\u00e9trique standardis\u00e9e, diff\u00e9rentielle et multidimensionnelle de la propension d&rsquo;un athl\u00e8te \u00e0 vivre de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 face aux contextes comp\u00e9titifs. Avant l&rsquo;introduction de cet instrument en 1990, la recherche en psychologie du sport s&rsquo;appuyait massivement sur le <em>Sport Competition Anxiety Test<\/em> (SCAT ; Martens, 1977). Bien que pionnier, le SCAT \u00e9valuait l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9-trait sportive sous un angle essentiellement unidimensionnel, agr\u00e9geant indistinctement les sympt\u00f4mes physiologiques et les r\u00e9actions cognitives au sein d&rsquo;un score composite unique.<\/p>\n<h3>Applications en recherche scientifique<\/h3>\n<p>Dans les contextes exp\u00e9rimentaux et observationnels, la SAS permet aux chercheurs de dissocier les contributions respectives des composantes cognitives et somatiques de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 dans l&rsquo;alt\u00e9ration ou la facilitation de la performance sportive. Elle s&rsquo;av\u00e8re indispensable pour :<\/p>\n<ul>\n<li>Tester empiriquement les th\u00e9ories majeures de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 et de la performance, telles que l&rsquo;hypoth\u00e8se du U invers\u00e9, la th\u00e9orie des catastrophes de Hardy et Fazey, ou la th\u00e9orie du contr\u00f4le attentionnel (Eysenck et coll.).<\/li>\n<li>Analyser l&rsquo;impact diff\u00e9rentiel des sous-composantes de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 selon la nature de la discipline sportive (sports collectifs versus individuels, sports \u00e0 motricit\u00e9 fine versus motricit\u00e9 globale, sports de combat ou d&rsquo;endurance).<\/li>\n<li>\u00c9valuer l&rsquo;efficacit\u00e9 des protocoles d&rsquo;entra\u00eenement aux habilet\u00e9s mentales (<em>psychological skills training<\/em>), tels que la relaxation neuromusculaire, l&rsquo;imagerie mentale, la restructuration cognitive et le biofeedback.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Applications cliniques et en consultation de terrain<\/h3>\n<p>Pour les psychologues du sport, les pr\u00e9parateurs mentaux et les cliniciens, la SAS constitue un outil diagnostique et d&rsquo;\u00e9valuation des besoins hautement cibl\u00e9. Elle permet d&rsquo;identifier le \u00ab profil anxieux \u00bb sp\u00e9cifique d&rsquo;un comp\u00e9titeur afin de concevoir une intervention sur mesure :<\/p>\n<ul>\n<li>Un athl\u00e8te pr\u00e9sentant des scores \u00e9lev\u00e9s en <strong>anxi\u00e9t\u00e9 somatique<\/strong> b\u00e9n\u00e9ficiera prioritairement de techniques physiologiques (respiration diaphragmatique, coh\u00e9rence cardiaque, relaxation progressive de Jacobson).<\/li>\n<li>Un profil domin\u00e9 par l&rsquo;<strong>inqui\u00e9tude cognitive<\/strong> orientera le travail vers des approches cognitives (auto-dialogue positif, arr\u00eat de la pens\u00e9e, th\u00e9rapie cognitive et comportementale ax\u00e9e sur les biais de jugement).<\/li>\n<li>Une \u00e9l\u00e9vation pr\u00e9dominante de la <strong>perturbation de la concentration<\/strong> n\u00e9cessitera des routines d&rsquo;ancrage attentionnel, des strat\u00e9gies de focalisation externe ou des protocoles de pleine conscience (mindfulness).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>5. Construit psychologique<\/h2>\n<p>La <em>Sport Anxiety Scale<\/em> op\u00e9rationnalise l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9-trait sp\u00e9cifique au sport \u00e0 travers trois dimensions interd\u00e9pendantes mais distinctes sur le plan ph\u00e9nom\u00e9nologique et fonctionnel.<\/p>\n<h3>1. L&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 somatique (Somatic Trait Anxiety)<\/h3>\n<p>Cette dimension renvoie \u00e0 la perception subjective et \u00e0 l&rsquo;interpr\u00e9tation par l&rsquo;athl\u00e8te de l&rsquo;hyperactivit\u00e9 de son syst\u00e8me nerveux autonome (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Syst%C3%A8me_nerveux_autonome\">SNA<\/a>) p\u00e9riph\u00e9rique, d\u00e9clench\u00e9e par l&rsquo;anticipation ou l&rsquo;engagement dans une comp\u00e9tition sportive. Il s&rsquo;agit des r\u00e9actions physiologiques visc\u00e9rales et musculosquelettiques face au stress per\u00e7u.<\/p>\n<p>Les manifestations \u00e9valu\u00e9es par les 9 items de cette sous-\u00e9chelle englobent :<\/p>\n<ul>\n<li>L&rsquo;hypertonie et la raideur musculaire (\u00ab <em>My body feels tense<\/em> \u00bb, \u00ab <em>My body feels tight<\/em> \u00bb).<\/li>\n<li>L&rsquo;hyperexcitation cardiovasculaire (\u00ab <em>My heart races<\/em> \u00bb, \u00ab <em>My heart pounds before competition<\/em> \u00bb).<\/li>\n<li>La d\u00e9tresse gastro-intestinale et neurov\u00e9g\u00e9tative (\u00ab <em>I feel tense in my stomach<\/em> \u00bb, \u00ab <em>My stomach gets upset before or during a competitive event<\/em> \u00bb).<\/li>\n<li>Les tremblements et l&rsquo;agitation motrice (\u00ab <em>I sometimes find myself trembling before or during a competitive event<\/em> \u00bb).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>2. L&rsquo;inqui\u00e9tude cognitive (Worry)<\/h3>\n<p>L&rsquo;inqui\u00e9tude repr\u00e9sente la composante cognitive centrale du syndrome anxieux. Elle est d\u00e9finie comme une cha\u00eene de pens\u00e9es, d&rsquo;images mentales et de ruminations \u00e0 charge affective n\u00e9gative, incontr\u00f4lables et orient\u00e9es vers l&rsquo;\u00e9valuation des cons\u00e9quences d\u00e9favorables d&rsquo;un potentiel \u00e9chec sportif.<\/p>\n<p>Les 7 items composant cette sous-\u00e9chelle sondent sp\u00e9cifiquement :<\/p>\n<ul>\n<li>L&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 relative au sentiment de comp\u00e9tence et l&rsquo;autocritique (\u00ab <em>I have self-doubts<\/em> \u00bb).<\/li>\n<li>La crainte de sous-performer par rapport \u00e0 ses capacit\u00e9s r\u00e9elles (\u00ab <em>I am concerned that I may not do as well in competition as I could<\/em> \u00bb).<\/li>\n<li>La peur de s&rsquo;effondrer sous l&rsquo;effet de la pression (ph\u00e9nom\u00e8ne de <em>choking under pressure<\/em> ; \u00ab <em>I\u2019m concerned about choking under pressure<\/em> \u00bb).<\/li>\n<li>La peur de la d\u00e9sapprobation sociale et de d\u00e9cevoir autrui (entra\u00eeneurs, co\u00e9quipiers, parents ; \u00ab <em>I\u2019m concerned that others will be disappointed in my performance<\/em> \u00bb).<\/li>\n<\/ul>\n<h3>3. La perturbation de la concentration (Concentration Disruption)<\/h3>\n<p>Cette troisi\u00e8me sous-\u00e9chelle, novatrice par rapport aux mod\u00e8les classiques de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale, mesure l&rsquo;interf\u00e9rence directe des processus anxieux sur les ressources de traitement de l&rsquo;information et le contr\u00f4le de l&rsquo;attention s\u00e9lective au cours de la pratique sportive.<\/p>\n<p>Les 5 items de cette dimension captent :<\/p>\n<ul>\n<li>Le vagabondage de la pens\u00e9e et l&rsquo;intrusion d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments non pertinents pour la t\u00e2che (\u00ab <em>During competition, I find myself thinking about unrelated things<\/em> \u00bb, \u00ab <em>My mind wanders during sport competition<\/em> \u00bb).<\/li>\n<li>Les ruptures d&rsquo;attention dues \u00e0 la nervosit\u00e9 (\u00ab <em>I have lapses of concentration during competition because of nervousness<\/em> \u00bb).<\/li>\n<li>L&rsquo;incapacit\u00e9 \u00e0 maintenir une focalisation vigilante sur l&rsquo;environnement de jeu (\u00ab <em>While performing, I often do not pay attention to what\u2019s going on<\/em> \u00bb).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique<\/h2>\n<p>La conception de la <em>Sport Anxiety Scale<\/em> s&rsquo;enracine dans la convergence de plusieurs cadres conceptuels majeurs issus de la psychologie cognitive, de la psychologie clinique et des sciences du mouvement.<\/p>\n<h3>Le mod\u00e8le \u00e9tat-trait de Spielberger<\/h3>\n<p>La SAS repose conceptuellement sur la distinction classique introduite par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Charles_Spielberger\">Charles Spielberger<\/a> (1966, 1972) entre l&rsquo;<strong>anxi\u00e9t\u00e9-\u00e9tat<\/strong> (<em>A-State<\/em>, \u00e9tat \u00e9motionnel transitoire caract\u00e9ris\u00e9 par des sentiments subjectifs de tension et d&rsquo;activation physiologique \u00e0 un moment donn\u00e9) et l&rsquo;<strong>anxi\u00e9t\u00e9-trait<\/strong> (<em>A-Trait<\/em>, disposition de personnalit\u00e9 relativement stable pr\u00e9disposant \u00e0 percevoir un large \u00e9ventail de situations stimulantes comme dangereuses).<\/p>\n<p>Smith, Smoll et Schutz ont postul\u00e9 que, si l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale constitue un trait global, l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 en contexte sportif rel\u00e8ve d&rsquo;une disposition <em>sp\u00e9cifique \u00e0 une situation<\/em> (<em>domain-specific trait<\/em>). Par cons\u00e9quent, mesurer une pr\u00e9disposition sportive \u00e0 l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 offre une puissance pr\u00e9dictive des \u00e9tats anxieux pr\u00e9comp\u00e9titifs et percomp\u00e9titifs consid\u00e9rablement sup\u00e9rieure \u00e0 celle offerte par des inventaires g\u00e9n\u00e9ralistes tels que le <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Inventaire_d%27anxi%C3%A9t%C3%A9_trait-%C3%A9tat\">STAI<\/a>.<\/p>\n<h3>Le mod\u00e8le multidimensionnel de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 (Liebert &#038; Morris ; Borkovec)<\/h3>\n<p>Le paradigme th\u00e9orique sous-jacent \u00e0 la SAS s&rsquo;\u00e9mancipe de la conception unidimensionnelle du <em>drive<\/em> (th\u00e9orie de la pulsion de Hull-Spence). Il emprunte directement aux travaux de Liebert et Morris (1967) ainsi que de Thomas Borkovec (1976), qui ont d\u00e9montr\u00e9 que l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 n&rsquo;est pas un bloc homog\u00e8ne, mais un construit comprenant au moins deux canaux distincts : le canal cognitif (l&rsquo;inqui\u00e9tude) et le canal autonome\/somatique (la r\u00e9activit\u00e9 corporelle).<\/p>\n<h3>La th\u00e9orie de l&rsquo;interf\u00e9rence cognitive et du contr\u00f4le attentionnel<\/h3>\n<p>L&rsquo;apport singulier de Smith et de ses collaborateurs a \u00e9t\u00e9 d&rsquo;adjoindre \u00e0 la dimension d&rsquo;inqui\u00e9tude une dimension propre aux perturbations attentionnelles. Cette d\u00e9marche s&rsquo;aligne avec les postulats de la <strong>th\u00e9orie de l&rsquo;interf\u00e9rence cognitive<\/strong> (Sarason, 1984) et anticipe les mod\u00e9lisations ult\u00e9rieures de la <strong>th\u00e9orie de l&rsquo;efficacit\u00e9 du traitement<\/strong> (<em>Processing Efficiency Theory<\/em> ; Eysenck &#038; Calvo, 1992) et de la <strong>th\u00e9orie du contr\u00f4le attentionnel<\/strong> (Eysenck et coll., 2007).<\/p>\n<p>Selon ces mod\u00e8les, l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 surcharge la m\u00e9moire de travail en mobilisant des ressources ex\u00e9cutives centrales pour traiter les menaces per\u00e7ues, r\u00e9duisant la capacit\u00e9 disponible pour la d\u00e9tection des signaux pertinents de la t\u00e2che motrice et g\u00e9n\u00e9rant des ruptures d&rsquo;attention critique en comp\u00e9tition.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9<\/h2>\n<p>La validit\u00e9 psychom\u00e9trique de la SAS a fait l&rsquo;objet de rigoureuses \u00e9valuations empiriques publi\u00e9es dans l&rsquo;\u00e9tude princeps de 1990 et r\u00e9pliqu\u00e9es au sein de multiples \u00e9chantillons internationaux.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de construit<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 de construit a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie en d\u00e9montrant que les trois sous-\u00e9chelles de la SAS partagent des corr\u00e9lations mod\u00e9r\u00e9es \u00e0 \u00e9lev\u00e9es les unes avec les autres (typiquement entre <em>r<\/em> = 0,42 et <em>r<\/em> = 0,65), confirmant qu&rsquo;elles \u00e9valuent des facettes reli\u00e9es mais non redondantes d&rsquo;un construit d&rsquo;ordre sup\u00e9rieur commun : l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9-trait sportive.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente et divergente<\/h3>\n<p>Des analyses corr\u00e9latives men\u00e9es aupr\u00e8s d&rsquo;athl\u00e8tes universitaires et scolaires ont mis en \u00e9vidence :<\/p>\n<ul>\n<li>De fortes corr\u00e9lations positives avec le <em>Sport Competition Anxiety Test<\/em> (SCAT ; <em>r<\/em> compris entre 0,60 et 0,75), attestant que la SAS mesure bien l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 li\u00e9e \u00e0 la comp\u00e9tition sportive.<\/li>\n<li>Des corr\u00e9lations significatives mais syst\u00e9matiquement plus faibles avec les \u00e9chelles d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9-trait g\u00e9n\u00e9rale (STAI de Spielberger ; <em>r<\/em> variant de 0,30 \u00e0 0,45), d\u00e9montrant la sp\u00e9cificit\u00e9 contextuelle de l&rsquo;outil.<\/li>\n<li>Des corr\u00e9lations diff\u00e9rentielles coh\u00e9rentes avec les sous-\u00e9chelles du <em>Competitive State Anxiety Inventory-2<\/em> (CSAI-2) : la sous-\u00e9chelle somatique de la SAS est fortement corr\u00e9l\u00e9e \u00e0 l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9-\u00e9tat somatique du CSAI-2 (<em>r<\/em> > 0,65), tandis que la sous-\u00e9chelle d&rsquo;inqui\u00e9tude de la SAS pr\u00e9dit prioritairement l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9-\u00e9tat cognitive du CSAI-2.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Validit\u00e9 pr\u00e9dictive et \u00e9cologique<\/h3>\n<p>La SAS pr\u00e9sente une remarquable validit\u00e9 pr\u00e9dictive \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des comportements sportifs r\u00e9els et des fluctuations de performance :<\/p>\n<ul>\n<li>Les scores \u00e9lev\u00e9s en inqui\u00e9tude et en perturbation de la concentration sont significativement associ\u00e9s \u00e0 des d\u00e9gradations de la performance motrice sous forte pression comp\u00e9titive (effet de <em>choking<\/em>).<\/li>\n<li>Des recherches en \u00e9pid\u00e9miologie du sport (Petrie, 1993 ; Smith et coll., 2000) ont mis en lumi\u00e8re que les athl\u00e8tes ayant des niveaux \u00e9lev\u00e9s de perturbation de la concentration et d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 somatique pr\u00e9sentent un risque statistiquement accru de blessures musculaires et traumatiques au cours de la saison, en raison du r\u00e9tr\u00e9cissement du champ visuel p\u00e9riph\u00e9rique et de l&rsquo;augmentation involontaire des tensions musculaires antagonistes.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9<\/h2>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sportive a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie \u00e0 l&rsquo;aide de plusieurs indices de coh\u00e9rence interne et d&rsquo;\u00e9valuations de la stabilit\u00e9 temporelle.<\/p>\n<h3>Consistance interne<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9chantillon initial de validation comprenant des centaines d&rsquo;athl\u00e8tes masculins et f\u00e9minins de niveau secondaire et universitaire (Smith, Smoll &#038; Schutz, 1990), les coefficients <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Alpha_de_Cronbach\">alpha de Cronbach<\/a> rapport\u00e9s pour chaque dimension se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s tr\u00e8s satisfaisants :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Anxi\u00e9t\u00e9 somatique<\/strong> : \u03b1 = 0,88 \u00e0 0,92 (refl\u00e9tant une excellente homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des 9 items somatiques).<\/li>\n<li><strong>Inqui\u00e9tude cognitive<\/strong> : \u03b1 = 0,86 \u00e0 0,89 (d\u00e9montrant une forte coh\u00e9rence des 7 items d&rsquo;\u00e9valuation cognitive).<\/li>\n<li><strong>Perturbation de la concentration<\/strong> : \u03b1 = 0,74 \u00e0 0,81 (acceptable \u00e0 bonne, compte tenu du format plus court de 5 items).<\/li>\n<\/ul>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle globale (21 items) pr\u00e9sente un alpha de Cronbach g\u00e9n\u00e9ralement sup\u00e9rieur \u00e0 0,90.<\/p>\n<h3>Fid\u00e9lit\u00e9 test-retest (stabilit\u00e9 temporelle)<\/h3>\n<p>Conform\u00e9ment \u00e0 la conceptualisation de l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sportive en tant que variable de \u00ab trait \u00bb, la stabilit\u00e9 temporelle des scores de la SAS a \u00e9t\u00e9 test\u00e9e sur des intervalles allant de deux \u00e0 sept semaines sans intervention psychologique. Les coefficients de corr\u00e9lation test-retest se situent entre <strong>r = 0,77 et r = 0,86<\/strong> pour l&rsquo;ensemble des sous-\u00e9chelles, t\u00e9moignant d&rsquo;une stabilit\u00e9 temporelle remarquable tout en restant sensible aux interventions cibl\u00e9es de gestion du stress.<\/p>\n<h2>9. Analyse factorielle<\/h2>\n<p>La validation structurale de la SAS repr\u00e9sente un mod\u00e8le de rigueur m\u00e9thodologique combinant analyses factorielles exploratoires (AFE) et analyses factorielles confirmatoires (AFC).<\/p>\n<h3>D\u00e9veloppement initial et analyse factorielle exploratoire (AFE)<\/h3>\n<p>Le pool initial comprenait plus de 45 items g\u00e9n\u00e9r\u00e9s \u00e0 partir de la litt\u00e9rature clinique et d&rsquo;entretiens avec des athl\u00e8tes. Lors des phases de r\u00e9duction d&rsquo;items men\u00e9es sur plusieurs cohortes d&rsquo;athl\u00e8tes coll\u00e9giaux :<\/p>\n<ul>\n<li>Une analyse en composantes principales avec rotation oblique (oblimin\/promax) a extrait de fa\u00e7on r\u00e9currente trois facteurs majeurs expliquant une large part de la variance totale.<\/li>\n<li>Les crit\u00e8res d&rsquo;exclusion comprenaient des saturations crois\u00e9es (<em>cross-loadings<\/em>) sup\u00e9rieures \u00e0 0,30 sur un facteur secondaire ou une saturation inf\u00e9rieure \u00e0 0,40 sur le facteur primaire cible.<\/li>\n<li>Ce filtrage statistique a permis d&rsquo;arr\u00eater la version d\u00e9finitive \u00e0 21 items.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Analyse factorielle confirmatoire (AFC)<\/h3>\n<p>Les travaux de Robert W. Schutz et de ses coll\u00e8gues ont soumis la structure \u00e0 21 items \u00e0 des mod\u00e8les d&rsquo;\u00e9quations structurelles (SEM). La structure tridimensionnelle de premier ordre corr\u00e9l\u00e9e a \u00e9t\u00e9 compar\u00e9e \u00e0 un mod\u00e8le unidimensionnel (facteur g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9) et \u00e0 un mod\u00e8le orthogonal :<\/p>\n<ul>\n<li>Le mod\u00e8le \u00e0 trois facteurs corr\u00e9l\u00e9s a pr\u00e9sent\u00e9 une ad\u00e9quation statistique sup\u00e9rieure \u00e0 tous les mod\u00e8les alternatifs concurrents (Goodness-of-Fit Index [GFI] > 0,92 ; Comparative Fit Index [CFI] > 0,93 ; Standardized Root Mean Square Residual [SRMR] < 0,06 ; RMSEA \u2248 0,055).<\/li>\n<li>Les saturations factorielles standardis\u00e9es (<em>factor loadings<\/em>) pour l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 somatique s&rsquo;\u00e9tendent de 0,55 \u00e0 0,78.<\/li>\n<li>Pour l&rsquo;inqui\u00e9tude, les saturations s&rsquo;\u00e9chelonnent de 0,60 \u00e0 0,82.<\/li>\n<li>Pour la perturbation de la concentration, les saturations oscillent entre 0,51 et 0,74.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Bien que certains chercheurs aient ult\u00e9rieurement relev\u00e9 que les items d&rsquo;inqui\u00e9tude et de perturbation de la concentration pouvaient occasionnellement afficher une colin\u00e9arit\u00e9 mod\u00e9r\u00e9e (conduisant plus tard \u00e0 la r\u00e9vision de l&rsquo;instrument sous la forme de la SAS-2 en 2006), la structure \u00e0 3 facteurs de la SAS originale de 1990 demeure un \u00e9talon psychom\u00e9trique robuste et largement r\u00e9pliqu\u00e9.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sportive se pr\u00e9sente sous la forme d&rsquo;un questionnaire papier-crayon ou num\u00e9rique simple d&rsquo;utilisation.<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Type de test<\/strong> : Auto-\u00e9valuation psychom\u00e9trique \/ Inventaire d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9-trait sp\u00e9cifique au sport.<\/li>\n<li><strong>Population cible<\/strong> : Athl\u00e8tes adolescents (\u00e0 partir de 12-14 ans) et adultes, de tous niveaux de pratique (amateurs, universitaires, \u00e9lite). Pour les enfants plus jeunes (9-12 ans), la version SAS-2 (Smith et coll., 2006) est g\u00e9n\u00e9ralement privil\u00e9gi\u00e9e.<\/li>\n<li><strong>Nombre total d&rsquo;items<\/strong> : 21 items.<\/li>\n<li><strong>Dur\u00e9e moyenne de passation<\/strong> : 5 \u00e0 10 minutes.<\/li>\n<li><strong>\u00c9chelle de r\u00e9ponse<\/strong> : \u00c9chelle de type Likert en 4 points :<br \/>\n    \u2022 1 = <em>Not At All<\/em> (Pas du tout)<br \/>\n    \u2022 2 = <em>Somewhat<\/em> (Un peu)<br \/>\n    \u2022 3 = <em>Moderately So<\/em> (Mod\u00e9r\u00e9ment)<br \/>\n    \u2022 4 = <em>Very Much So<\/em> (\u00c9norm\u00e9ment)\n  <\/li>\n<li><strong>Cotation et calcul des scores<\/strong> :\n<ul>\n<li>Aucun item n&rsquo;est invers\u00e9.<\/li>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelle Anxi\u00e9t\u00e9 Somatique<\/strong> (9 items : 1, 4, 8, 11, 12, 15, 17, 19, 21) : Score compris entre 9 et 36.<\/li>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelle Inqui\u00e9tude Cognitive<\/strong> (7 items : 3, 5, 9, 10, 13, 16, 18) : Score compris entre 7 et 28.<\/li>\n<li><strong>Sous-\u00e9chelle Perturbation de la Concentration<\/strong> (5 items : 2, 6, 7, 14, 20) : Score compris entre 5 et 20.<\/li>\n<li><strong>Score total d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sportive<\/strong> : Somme des 21 items, s&rsquo;\u00e9tendant de 21 \u00e0 84 points. Un score global plus \u00e9lev\u00e9 indique une anxi\u00e9t\u00e9-trait comp\u00e9titive plus prononc\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de publication initiale<\/strong> : 1990.<\/li>\n<li><strong>Statut des droits d&rsquo;auteur<\/strong> : Les droits d&rsquo;auteur scientifiques de l&rsquo;instrument original appartiennent aux auteurs (Ronald E. Smith, Frank L. Smoll, Robert W. Schutz) et \u00e0 l&rsquo;\u00e9diteur de la revue <em>Anxiety Research<\/em> (Taylor &#038; Francis).<\/li>\n<li><strong>Tarification et acc\u00e8s pour la recherche<\/strong> : L&rsquo;\u00e9chelle est mise \u00e0 la disposition de la communaut\u00e9 acad\u00e9mique, des chercheurs et des praticiens <strong>\u00e0 titre gratuit<\/strong> pour un usage non commercial, scientifique, \u00e9ducatif ou d&rsquo;\u00e9valuation clinique individuelle, sous r\u00e9serve de citer scrupuleusement la publication originale de 1990.<\/li>\n<li><strong>Utilisation commerciale<\/strong> : Toute incorporation de l&rsquo;\u00e9chelle au sein de logiciels payants, d&rsquo;applications mobiles commerciales ou de programmes \u00e0 vis\u00e9e lucrative n\u00e9cessite l&rsquo;autorisation formelle expresse des titulaires des droits.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<p>Les sources acad\u00e9miques fondamentales relatives \u00e0 la conception, la validation et les applications de la SAS comprennent :<\/p>\n<ul>\n<li>Borkovec, T. D. (1976). Physiological condition: A crucial parameter in the definition of anxiety and the evaluation of somatic therapy. In N. J. Long, W. C. Morse, &#038; R. G. Newman (Eds.), <em>Conflict in the classroom<\/em> (pp. 231\u2013239). Wadsworth.<\/li>\n<li>Eysenck, M. W., &#038; Calvo, M. G. (1992). Anxiety and performance: The processing efficiency theory. <em>Cognition &#038; Emotion<\/em>, 6(6), 409\u2013434. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1080\/02699939208409696\">https:\/\/doi.org\/10.1080\/02699939208409696<\/a><\/li>\n<li>Eysenck, M. W., Derakshan, N., Santos, R., &#038; Calvo, M. G. (2007). Anxiety and cognitive performance: Attentional control theory. <em>Emotion<\/em>, 7(2), 336\u2013353. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/1528-3542.7.2.336\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/1528-3542.7.2.336<\/a><\/li>\n<li>Martens, R. (1977). <em>Sport Competition Anxiety Test<\/em>. Human Kinetics Publishers.<\/li>\n<li>Petrie, T. A. (1993). Coping skills, competitive trait anxiety, and playing status: Moderating effects on the life stress\u2013injury relationship. <em>Journal of Sport &#038; Exercise Psychology<\/em>, 15(3), 261\u2013276. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1123\/jsep.15.3.261\">https:\/\/doi.org\/10.1123\/jsep.15.3.261<\/a><\/li>\n<li>Smith, R. E., Smoll, F. L., &#038; Schutz, R. W. (1990). Measurement and correlates of sport-specific cognitive and somatic trait anxiety: The Sport Anxiety Scale. <em>Anxiety Research<\/em>, 2(4), 263\u2013280. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1080\/08917779008248733\">https:\/\/doi.org\/10.1080\/08917779008248733<\/a><\/li>\n<li>Smith, R. E., Smoll, F. L., Cumming, S. P., &#038; Grossbard, J. R. (2006). Measurement of multidimensional sport performance anxiety in children and adults: The Sport Anxiety Scale-2. <em>Journal of Sport and Exercise Psychology<\/em>, 28(4), 479\u2013501. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1123\/jsep.28.4.479\">https:\/\/doi.org\/10.1123\/jsep.28.4.479<\/a><\/li>\n<li>Smith, R. E., Smoll, F. L., &#038; Cumming, S. P. (2007). Effects of a motivational climate intervention for coaches on young athletes\u2019 sport performance anxiety. <em>Journal of Sport and Exercise Psychology<\/em>, 29(1), 39\u201359. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1123\/jsep.29.1.39\">https:\/\/doi.org\/10.1123\/jsep.29.1.39<\/a><\/li>\n<li>Spielberger, C. D. (1966). Theory and research on anxiety. In C. D. Spielberger (Ed.), <em>Anxiety and Behavior<\/em> (pp. 3\u201320). Academic Press.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p><strong>Response Scale:<\/strong><br \/>\n  1 = Not At All<br \/>\n  2 = Somewhat<br \/>\n  3 = Moderately So<br \/>\n  4 = Very Much So<\/p>\n<ol style=\"line-height:1.8; margin-left:20px;\">\n<li>I feel nervous<\/li>\n<li>During competition\u201a I find myself thinking about unrelated things<\/li>\n<li>I have self-doubts<\/li>\n<li>My body feels tense<\/li>\n<li>I am concerned that I may not do as well in competition as I could<\/li>\n<li>My mind wanders during sport competition<\/li>\n<li>While performing\u201a I often do not pay attention to what\u2019s going on<\/li>\n<li>I feel tense in my stomach<\/li>\n<li>Thoughts of doing poorly interfere with my concentration during<\/li>\n<li>I\u2019m concerned about choking under pressure<\/li>\n<li>My heart races<\/li>\n<li>I feel my stomach sinking<\/li>\n<li>I\u2019m concerned about performing poorly<\/li>\n<li>I have lapses of concentration during competition because of nervousness<\/li>\n<li>I sometimes find myself trembling before or during a competitive event<\/li>\n<li>I\u2019m worried about reaching my goal<\/li>\n<li>My body feels tight<\/li>\n<li>I\u2019m concerned that others will be disappointed in my performance<\/li>\n<li>My stomach gets upset before or during a competitive event<\/li>\n<li>I\u2019m concerned I won\u2019t be able to concentrate<\/li>\n<li>My heart pounds before competition<\/li>\n<\/ol>\n<div style=\"background:#f1f5f9; padding:15px; border-radius:6px; margin-top:20px;\">\n<h4 style=\"margin-top:0;\">Subscale Scoring Key<\/h4>\n<p style=\"margin-bottom:5px;\"><strong>Somatic Trait Anxiety (9 items):<\/strong> Items 1, 4, 8, 11, 12, 15, 17, 19, 21<\/p>\n<p style=\"margin-bottom:5px;\"><strong>Worry (7 items):<\/strong> Items 3, 5, 9, 10, 13, 16, 18<\/p>\n<p style=\"margin-bottom:0;\"><strong>Concentration Disruption (5 items):<\/strong> Items 2, 6, 7, 14, 20<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9couvrez l&rsquo;\u00c9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 sportive (Sport Anxiety Scale &#8211; SAS) de Smith, Smoll et Schutz (1990) : structure psychom\u00e9trique, anxi\u00e9t\u00e9 somatique, inqui\u00e9tude cognitive, perturbation de la concentration et items originaux.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[408,345,2],"tags":[19555,1101,63,8643,3139,235,19556],"class_list":["post-13095","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-evaluations-cliniques","category-psychologie-du-sport","category-psychometrie","tag-anxiete-sportive","tag-anxiete-trait","tag-evaluation-psychologique","tag-performance-athletique","tag-psychologie-du-sport","tag-sas","tag-smith-smoll-schutz"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/13095","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=13095"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/13095\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=13095"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=13095"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=13095"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}