{"id":12786,"date":"2026-10-03T05:38:50","date_gmt":"2026-10-03T05:38:50","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/inventaire-des-comportements-face-au-cancer-version-abregee-cbi-b\/"},"modified":"2026-10-03T05:38:50","modified_gmt":"2026-10-03T05:38:50","slug":"inventaire-des-comportements-face-au-cancer-version-abregee-cbi-b","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=inventaire-des-comportements-face-au-cancer-version-abregee-cbi-b","title":{"rendered":"Inventaire des comportements face au cancer \u2013 Version abr\u00e9g\u00e9e (CBI-B)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>L&rsquo;<strong>Inventaire des comportements face au cancer \u2013 Version abr\u00e9g\u00e9e<\/strong> (<em>Cancer Behavior Inventory\u2013Brief Version<\/em>, CBI-B ; Heitzmann et al., 2011) constitue un instrument psychom\u00e9trique d&rsquo;auto-\u00e9valuation con\u00e7u pour mesurer l&rsquo;<strong>auto-efficacit\u00e9<\/strong> per\u00e7ue dans l&rsquo;adaptation et la gestion active des d\u00e9fis biopsychosociaux induits par le cancer. D\u00e9riv\u00e9 des versions successives d\u00e9velopp\u00e9es initialement par Thomas V. Merluzzi et ses collaborateurs (Merluzzi &amp; Martinez-Sanchez, 1997 ; Merluzzi et al., 2001), cet outil synth\u00e9tique de 14 items a \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9 pour pallier la lourdeur d&rsquo;administration des versions ant\u00e9rieures comptant respectivement 43 et 33 items, une consid\u00e9ration primordiale chez des patients fr\u00e9quemment confront\u00e9s \u00e0 la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Fatigue_(physiologie)\">fatigue oncologique<\/a> et \u00e0 une alt\u00e9ration marqu\u00e9e de leur \u00e9tat fonctionnel.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle \u00e9value le sentiment de comp\u00e9tence personnelle \u00e0 travers quatre dimensions factorielles robustes : le maintien d&rsquo;une attitude positive et de l&rsquo;engagement affectif, la r\u00e9gulation des sympt\u00f4mes et la gestion du stress li\u00e9 aux soins, la participation active aux d\u00e9cisions m\u00e9dicales et la communication avec les soignants, ainsi que la mobilisation du soutien social. Chaque \u00e9nonc\u00e9 est \u00e9valu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;une \u00e9chelle de type <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/%C3%89chelle_de_Likert\">Likert<\/a> en 9 points allant de 1 (\u00ab pas du tout confiant \u00bb) \u00e0 9 (\u00ab totalement confiant \u00bb), produisant un score global de confiance ainsi que des indices dimensionnels pertinents.<\/p>\n<p>Sur le plan m\u00e9trologique, le CBI-B pr\u00e9sente des propri\u00e9t\u00e9s exemplaires, caract\u00e9ris\u00e9es par une consistance interne globale \u00e9lev\u00e9e (coefficients alpha de Cronbach oscillant entre 0,84 et 0,88 selon les cohortes cliniques), une fid\u00e9lit\u00e9 test-retest substantielle, ainsi qu&rsquo;une validit\u00e9 de construit attest\u00e9e par des corr\u00e9lations positives marqu\u00e9es avec la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Qualit%C3%A9_de_vie\">qualit\u00e9 de vie<\/a> globale et des corr\u00e9lations inverses avec la d\u00e9tresse \u00e9motionnelle, l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Anxi%C3%A9t%C3%A9\">anxi\u00e9t\u00e9<\/a> et la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/D%C3%A9pression_(psychiatrie)\">d\u00e9pression<\/a>. Cet instrument s&rsquo;impose ainsi comme une r\u00e9f\u00e9rence clinique et \u00e9pid\u00e9miologique en psycho-oncologie contemporaine.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>Auto-efficacit\u00e9, psycho-oncologie, adaptation au cancer, coping, qualit\u00e9 de vie, d\u00e9tresse psychologique, psychom\u00e9trie, gestion des sympt\u00f4mes, communication soignant-soign\u00e9, comportement de sant\u00e9<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>Le d\u00e9veloppement de la version abr\u00e9g\u00e9e (CBI-B) ainsi que les versions fondatrices du <em>Cancer Behavior Inventory<\/em> sont l&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;une \u00e9quipe de cliniciens et d&rsquo;universitaires chevronn\u00e9s en psychologie de la sant\u00e9 et oncologie comportementale :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Carissa A. Heitzmann, Ph.D.<\/strong> : D\u00e9partement de psychologie, Universit\u00e9 de Notre Dame, Notre Dame, Indiana, \u00c9tats-Unis. Sp\u00e9cialiste de l&rsquo;adaptation psychologique aux pathologies chroniques et des d\u00e9terminants motivationnels de la sant\u00e9.<\/li>\n<li><strong>Thomas V. Merluzzi, Ph.D.<\/strong> : Laboratoire de psycho-oncologie (<em>Laboratory for Psycho-Oncology Research<\/em>), D\u00e9partement de psychologie, Universit\u00e9 de Notre Dame, Notre Dame, Indiana, \u00c9tats-Unis. Concepteur principal de la taxonomie du CBI (Courriel de correspondance : <a href=\"mailto:tmerluzz@nd.edu\">tmerluzz@nd.edu<\/a>).<\/li>\n<li><strong>Pascal Jean-Pierre, Ph.D., MPH<\/strong> : D\u00e9partement de p\u00e9diatrie et de m\u00e9decine comportementale, University of Rochester Medical Center, Rochester, New York, \u00c9tats-Unis.<\/li>\n<li><strong>Joseph A. Roscoe, Ph.D.<\/strong> : University of Rochester Cancer Center, Rochester, New York, \u00c9tats-Unis. Chercheur \u00e9m\u00e9rite sur la gestion des naus\u00e9es anticipatoires et des effets secondaires des th\u00e9rapeutiques cytotoxiques.<\/li>\n<li><strong>Kenneth L. Kirsh, Ph.D.<\/strong> : Pain and Palliative Medicine, The HealthCare Collection, Philadelphie, Pennsylvanie, \u00c9tats-Unis.<\/li>\n<li><strong>Steven D. Passik, Ph.D.<\/strong> : Memorial Sloan Kettering Cancer Center et Vanderbilt University Medical Center, \u00c9tats-Unis. Figure de proue mondiale en soins palliatifs et en psycho-oncologie interventionnelle.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental de l&rsquo;<strong>Inventaire des comportements face au cancer \u2013 Version abr\u00e9g\u00e9e (CBI-B)<\/strong> r\u00e9side dans l&rsquo;op\u00e9rationnalisation pr\u00e9cise et standardis\u00e9e du construit d&rsquo;<strong>auto-efficacit\u00e9 sp\u00e9cifique au cancer<\/strong> (<em>cancer coping self-efficacy<\/em>). La travers\u00e9e de la maladie canc\u00e9reuse \u2013 depuis la phase initiale du diagnostic jusqu&rsquo;aux phases de survie au long cours, de r\u00e9cidive ou de fin de vie \u2013 expose l&rsquo;individu \u00e0 un bouleversement existentiel, physique et social sans pr\u00e9c\u00e9dent. Face \u00e0 une telle rupture biographique, les r\u00e9ponses comportementales et psychologiques ne d\u00e9coulent pas uniquement des comp\u00e9tences cognitives r\u00e9elles ou des ressources mat\u00e9rielles objectives du patient, mais de sa croyance subjective en sa capacit\u00e9 \u00e0 orchestrer avec succ\u00e8s les actions requises pour surmonter ces exigences complexes.<\/p>\n<p>Sur le plan clinique, le CBI-B a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 pour r\u00e9pondre \u00e0 un d\u00e9fi majeur en oncologie m\u00e9dicale : le fardeau des questionnaires d&rsquo;\u00e9valuation chez des patients affaiblis par des protocoles agressifs (chimioth\u00e9rapie, radioth\u00e9rapie, th\u00e9rapies cibl\u00e9es, chirurgies d\u00e9labrantes). Les instruments exhaustifs ant\u00e9rieurs, bien que hautement informatifs, saturaient les capacit\u00e9s d&rsquo;attention des malades et augmentaient l&rsquo;attrition des \u00e9tudes longitudinales. Avec ses 14 items concis, le CBI-B offre une \u00e9valuation rapide (moins de 4 \u00e0 5 minutes de passation) tout en conservant une granularit\u00e9 psychom\u00e9trique suffisante pour :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Le d\u00e9pistage syst\u00e9matique (screening)<\/strong> : Identifier en routine ambulatoire ou hospitali\u00e8re les patients vuln\u00e9rables pr\u00e9sentant une faible confiance en leurs capacit\u00e9s adaptatives, pr\u00e9disposant \u00e0 la d\u00e9pression secondaire ou au renoncement th\u00e9rapeutique.<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;orientation personnalis\u00e9e des soins de support<\/strong> : Aider les psycho-oncologues, infirmiers pivots et travailleurs sociaux \u00e0 cibler pr\u00e9cis\u00e9ment les sph\u00e8res comportementales d\u00e9ficitaires (ex. r\u00e9ticence \u00e0 questionner le m\u00e9decin traitant, isolement \u00e9motionnel, anticipation anxieuse des traitements).<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;\u00e9valuation de l&rsquo;efficacit\u00e9 interventionnelle<\/strong> : Mesurer avec pr\u00e9cision l&rsquo;impact des th\u00e9rapies cognitivo-comportementales (TCC), des programmes d&rsquo;\u00e9ducation th\u00e9rapeutique du patient (ETP) et des interventions bas\u00e9es sur la pleine conscience (MBSR), qui visent sp\u00e9cifiquement \u00e0 restaurer l&rsquo;agentivit\u00e9 et le sentiment d&rsquo;autonomie personnelle du patient canc\u00e9reux.<\/li>\n<\/ul>\n<p>En recherche fondamentale et translationnelle, le CBI-B permet de tester empiriquement des mod\u00e8les m\u00e9diateurs et mod\u00e9rateurs complexes o\u00f9 l&rsquo;auto-efficacit\u00e9 agit comme un amortisseur direct (<em>buffer<\/em>) entre la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 objective des stresseurs li\u00e9s au cancer et l&rsquo;ajustement \u00e9motionnel global, conditionnant tant la r\u00e9silience psychologique que l&rsquo;observance aux protocoles th\u00e9rapeutiques.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>L&rsquo;auto-efficacit\u00e9 li\u00e9e au cancer ne constitue pas un trait de personnalit\u00e9 rigide, mais un r\u00e9pertoire dynamique de croyances orient\u00e9es vers des t\u00e2ches comportementales hautement contextualis\u00e9es. Le CBI-B cartographie ce construit multidimensionnel \u00e0 travers plusieurs axes op\u00e9rationnels :<\/p>\n<h3>1. Maintien d&rsquo;une r\u00e9gulation affective positive et pr\u00e9servation de l&rsquo;autonomie<\/h3>\n<p>Ce p\u00f4le \u00e9value la confiance du patient dans son aptitude \u00e0 pr\u00e9server son identit\u00e9 personnelle au-del\u00e0 de son statut de malade. Il mobilise des processus d&rsquo;adaptation centr\u00e9s sur le sens et la r\u00e9\u00e9valuation cognitive. Les items repr\u00e9sentatifs ciblent le maintien de l&rsquo;ind\u00e9pendance fonctionnelle (Item 1), la pr\u00e9servation d&rsquo;une attitude constructive (Item 2), ainsi que le recours d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 \u00e0 l&rsquo;humour (Item 3). L&rsquo;humour n&rsquo;est pas con\u00e7u ici comme un m\u00e9canisme de d\u00e9fense r\u00e9gressif ou un d\u00e9ni, mais comme un m\u00e9canisme de coping mature permettant de d\u00e9samorcer l&rsquo;effroi existentiel et de r\u00e9tablir un sentiment d&rsquo;\u00e9quilibre psychosocial.<\/p>\n<h3>2. Gestion des stresseurs physiques et anticipation des soins<\/h3>\n<p>La trajectoire oncologique est marqu\u00e9e par des agressions somatiques intenses et des situations anxiog\u00e8nes chroniques. Le construit englobe la capacit\u00e9 auto-per\u00e7ue \u00e0 ma\u00eetriser les effets ind\u00e9sirables et \u00e0 endiguer l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Attaque_de_panique\">anxi\u00e9t\u00e9 d&rsquo;anticipation<\/a>. Cela se traduit par la r\u00e9gulation autonome des naus\u00e9es et vomissements (Item 12), l&rsquo;adaptation aux contraintes et limitations physiques (Item 13), le maintien du calme int\u00e9rieur lors des s\u00e9ances de traitement tout en refoulant les pens\u00e9es intrusives terrifiantes (Item 7), et la ma\u00eetrise de l&rsquo;angoisse lors des p\u00e9riodes d&rsquo;attente prolong\u00e9e en milieu hospitalier (Item 14).<\/p>\n<h3>3. Agentivit\u00e9 communicative et prise de d\u00e9cision partag\u00e9e<\/h3>\n<p>Rompre avec la passivit\u00e9 traditionnelle du patient hospitalis\u00e9 est une exigence centrale du r\u00e9tablissement. Cette dimension appr\u00e9hende le sentiment d&rsquo;aptitude \u00e0 s&rsquo;\u00e9riger en partenaire actif de l&rsquo;alliance th\u00e9rapeutique. Les comportements mesur\u00e9s incluent la participation d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e aux choix strat\u00e9giques th\u00e9rapeutiques (Item 8) et la formulation proactive de questions techniques ou existentielles aux m\u00e9decins (Item 9), r\u00e9duisant le sentiment d&rsquo;impuissance face aux d\u00e9cisions m\u00e9dicales hautement anxiog\u00e8nes.<\/p>\n<h3>4. Partage \u00e9motionnel et mobilisation du r\u00e9seau social<\/h3>\n<p>L&rsquo;isolement affectif repr\u00e9sente l&rsquo;un des pr\u00e9dicteurs les plus constants de morbidit\u00e9 psychiatrique chez le patient atteint de cancer. L&rsquo;\u00e9chelle \u00e9value la confiance en ses capacit\u00e9s \u00e0 exprimer ouvertement ses affects douloureux vis-\u00e0-vis de la maladie (Item 4), \u00e0 partager explicitement ses pr\u00e9occupations et angoisses de mort avec ses proches (Item 11), et \u00e0 solliciter activement une aide concr\u00e8te ou \u00e9motionnelle au sein de son environnement social (Item 10).<\/p>\n<h3>5. Distraction cognitive adaptative et maintien des r\u00f4les de vie<\/h3>\n<p>Enfin, le construit int\u00e8gre la capacit\u00e9 d&rsquo;\u00e9vitement cognitif fonctionnel : savoir d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment \u00e9vacuer la th\u00e9matique du cancer de son esprit \u00e0 certains moments de la journ\u00e9e pour s&rsquo;accorder un r\u00e9pit psychologique (Item 5), tout en maintenant la continuit\u00e9 des r\u00f4les sociaux, professionnels, familiaux et r\u00e9cr\u00e9atifs (Item 6).<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>L&rsquo;ancrage conceptuel du CBI-B s&rsquo;articule directement autour de la <strong>th\u00e9orie sociocognitive<\/strong> formul\u00e9e par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Albert_Bandura\">Albert Bandura<\/a> (1977, 1997), combin\u00e9e au <strong>mod\u00e8le transactionnel du stress et du coping<\/strong> de <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Richard_Lazarus\">Richard Lazarus<\/a> et Susan Folkman (1984).<\/p>\n<h3>L&rsquo;auto-efficacit\u00e9 bandurienne au c\u0153ur de l&rsquo;adaptation oncologique<\/h3>\n<p>Selon Bandura, l&rsquo;<strong>auto-efficacit\u00e9<\/strong> (<em>self-efficacy<\/em>) d\u00e9signe la croyance qu&rsquo;a un individu en ses capacit\u00e9s d&rsquo;ex\u00e9cuter les comportements n\u00e9cessaires pour atteindre des performances d\u00e9sign\u00e9es. Bandura distingue rigoureusement deux constructions cognitives distinctes mais interconnect\u00e9es :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>L&rsquo;attente d&rsquo;efficacit\u00e9 (Efficacy Expectation)<\/strong> : La conviction intime de pouvoir ex\u00e9cuter avec succ\u00e8s le comportement prescrit ou requis (\u00ab <em>Je suis capable de poser des questions claires \u00e0 mon oncologue sur mon pronostic<\/em> \u00bb). C&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment cette dimension qui est mesur\u00e9e par le CBI-B.<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;attente de r\u00e9sultat (Outcome Expectancy)<\/strong> : Le jugement selon lequel un comportement donn\u00e9 conduira n\u00e9cessairement \u00e0 un r\u00e9sultat pr\u00e9cis (\u00ab <em>Poser des questions \u00e0 mon oncologue am\u00e9liorera la pertinence de mes soins<\/em> \u00bb).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Bandura postule que les croyances d&rsquo;auto-efficacit\u00e9 r\u00e9gissent la quantit\u00e9 d&rsquo;effort que les personnes d\u00e9ploieront et la pers\u00e9v\u00e9rance dont elles feront preuve face aux obstacles et aux exp\u00e9riences aversives. Face aux chocs visc\u00e9raux du cancer, un individu dot\u00e9 d&rsquo;une faible auto-efficacit\u00e9 s&rsquo;enlisera dans des pens\u00e9es catastrophiques d&rsquo;incapacit\u00e9, ce qui inhibera ses comportements d&rsquo;auto-soin, favorisera l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Impuissance_apprise\">impuissance apprise<\/a> et d\u00e9clenchera une hyperactivation neurov\u00e9g\u00e9tative d\u00e9l\u00e9t\u00e8re. \u00c0 l&rsquo;inverse, une auto-efficacit\u00e9 robuste galvanise des strat\u00e9gies proactives de r\u00e9solution de probl\u00e8mes et une r\u00e9gulation hom\u00e9ostatique des \u00e9motions.<\/p>\n<h3>Articulations avec le mod\u00e8le transactionnel de Lazarus et Folkman<\/h3>\n<p>Dans la perspective de Lazarus et Folkman, le stress psychologique \u00e9merge d&rsquo;une relation transactionnelle entre l&rsquo;individu et son environnement, \u00e9valu\u00e9e comme exc\u00e9dant ses ressources et mettant en p\u00e9ril son bien-\u00eatre. Ce mod\u00e8le identifie deux \u00e9tapes cognitives fondamentales :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>L&rsquo;\u00e9valuation primaire (Primary Appraisal)<\/strong> : L&rsquo;estimation de l&rsquo;enjeu (\u00ab <em>Le cancer menace ma vie, mon int\u00e9grit\u00e9 physique et mon avenir<\/em> \u00bb).<\/li>\n<li><strong>L&rsquo;\u00e9valuation secondaire (Secondary Appraisal)<\/strong> : L&rsquo;estimation des ressources et options d&rsquo;adaptation disponibles (\u00ab <em>Que puis-je faire pour faire face \u00e0 cette menace ?<\/em> \u00bb).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le CBI-B se situe pr\u00e9cis\u00e9ment au c\u0153ur de cette \u00e9valuation secondaire : il mesure le jugement m\u00e9ta-cognitif que porte le patient sur la disponibilit\u00e9 et l&rsquo;efficacit\u00e9 de ses propres strat\u00e9gies de coping (centr\u00e9es sur le probl\u00e8me, sur l&rsquo;\u00e9motion et sur la recherche de soutien). En int\u00e9grant la conceptualisation de Merluzzi, le CBI-B formalise l&rsquo;id\u00e9e que le coping efficace n&rsquo;est pas simplement un catalogue d&rsquo;actions men\u00e9es m\u00e9caniquement, mais le reflet direct d&rsquo;un socle de croyances d&rsquo;agentivit\u00e9 sans lequel aucune strat\u00e9gie comportementale ne peut \u00eatre durablement soutenue.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>La validit\u00e9 psychom\u00e9trique du CBI-B a \u00e9t\u00e9 corrobor\u00e9e par des \u00e9tudes quantitatives rigoureuses men\u00e9es sur des cohortes diversifi\u00e9es de patients atteints de diff\u00e9rents types de cancers (notamment sein, prostate, c\u00f4lon, poumon) et \u00e0 diff\u00e9rents stades \u00e9volutifs.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente et corr\u00e9lats cliniques<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9tude princeps d&rsquo;\u00e9valuation de la version abr\u00e9g\u00e9e (Heitzmann et al., 2011), le CBI-B a d\u00e9montr\u00e9 une <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Validit%C3%A9_convergente\">validit\u00e9 convergente<\/a> remarquable avec la version int\u00e9grale \u00e0 33 items (CBI v2.0), manifestant une corr\u00e9lation quasi parfaite (<em>r<\/em> = 0,93, <em>p<\/em> &lt; 0,001), attestant que la r\u00e9duction drastique du nombre d&rsquo;items n&rsquo;a en rien d\u00e9grad\u00e9 le spectre conceptuel de l&rsquo;instrument. Des corr\u00e9lations hautement significatives ont \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9es avec des instruments valid\u00e9s de la qualit\u00e9 de vie li\u00e9e \u00e0 la sant\u00e9 :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Qualit\u00e9 de vie (FACT-G \/ Functional Assessment of Cancer Therapy-General)<\/strong> : Des corr\u00e9lations positives robustes (<em>r<\/em> = 0,55 \u00e0 0,65, <em>p<\/em> &lt; 0,001) ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tablies entre le score global du CBI-B et les sous-\u00e9chelles de bien-\u00eatre physique, fonctionnel, \u00e9motionnel et social du FACT-G.<\/li>\n<li><strong>Indice d&rsquo;activit\u00e9 et statut de performance (Karnofsky Performance Scale &#8211; KPS)<\/strong> : Les scores d&rsquo;auto-efficacit\u00e9 sont positivement corr\u00e9l\u00e9s au niveau de fonctionnalit\u00e9 globale mesur\u00e9 objectivement par l&rsquo;\u00e9chelle de Karnofsky (<em>r<\/em> = 0,35 \u00e0 0,42), illustrant que le sentiment d&rsquo;efficacit\u00e9 s&rsquo;ancre en partie dans la r\u00e9alit\u00e9 somatique tout en conservant une variance psychologique propre.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Validit\u00e9 discriminante et concurrente<\/h3>\n<p>La <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Validit%C3%A9_discriminante\">validit\u00e9 discriminante<\/a> et concurrente s&rsquo;est v\u00e9rifi\u00e9e par l&rsquo;observation d&rsquo;associations inverses marqu\u00e9es avec des \u00e9chelles standardis\u00e9es de d\u00e9tresse psychologique :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>D\u00e9pression et Anxi\u00e9t\u00e9 (CES-D, HADS)<\/strong> : Les scores au CBI-B pr\u00e9sentent une corr\u00e9lation fortement n\u00e9gative avec les indices d\u00e9pressifs de la <em>Center for Epidemiologic Studies Depression Scale<\/em> (<em>r<\/em> = -0,50 \u00e0 -0,62, <em>p<\/em> &lt; 0,001) et avec la sous-\u00e9chelle d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de la <em>Hospital Anxiety and Depression Scale<\/em>.<\/li>\n<li><strong>Anxi\u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifique au cancer et sympt\u00f4mes de stress post-traumatique (IES-R)<\/strong> : Une auto-efficacit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e au CBI-B pr\u00e9dit des niveaux significativement moindres d&rsquo;intrusion et d&rsquo;\u00e9vitement \u00e9motionnel pathologique.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>M\u00e9ta-analyses et validit\u00e9 pr\u00e9dictive<\/h3>\n<p>La m\u00e9ta-analyse d&rsquo;envergure men\u00e9e par Chirico et al. (2017), englobant des milliers de patients \u00e0 travers des dizaines d&rsquo;\u00e9tudes empiriques, a confirm\u00e9 la validit\u00e9 pr\u00e9dictive sup\u00e9rieure de l&rsquo;auto-efficacit\u00e9 \u00e9valu\u00e9e par la famille des instruments CBI. Les r\u00e9sultats soulignent que l&rsquo;auto-efficacit\u00e9 est un pr\u00e9dicteur robuste et ind\u00e9pendant de la qualit\u00e9 de vie future et de l&rsquo;amortissement de la fatigue li\u00e9e au cancer, m\u00eame apr\u00e8s contr\u00f4le statistique de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 du stade tumoral et des types de traitements re\u00e7us.<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>La m\u00e9trologie de l&rsquo;Inventaire des comportements face au cancer \u2013 Version abr\u00e9g\u00e9e pr\u00e9sente des caract\u00e9ristiques de <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Fid%C3%A9lit%C3%A9_(psychom%C3%A9trie)\">fid\u00e9lit\u00e9<\/a> qui r\u00e9pondent aux standards m\u00e9thodologiques les plus s\u00e9v\u00e8res (American Psychological Association, 2014) :<\/p>\n<h3>Consistance interne<\/h3>\n<p>Dans l&rsquo;\u00e9chantillon princeps de validation (Heitzmann et al., 2011 ; <em>N<\/em> = 305 patients sous chimioth\u00e9rapie ou radioth\u00e9rapie), le coefficient <strong>alpha de Cronbach<\/strong> pour l&rsquo;\u00e9chelle globale de 14 items s&rsquo;est \u00e9lev\u00e9 \u00e0 <strong>0,84<\/strong>. Dans des cohortes de r\u00e9plication ult\u00e9rieures et des \u00e9tudes d&rsquo;adaptation transcuturelle, le coefficient alpha a r\u00e9guli\u00e8rement oscill\u00e9 entre <strong>0,84 et 0,88<\/strong>, ce qui d\u00e9montre une excellente homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des items sans redondance s\u00e9mantique excessive. Les coefficients de corr\u00e9lation item-total corrig\u00e9s sont tous sup\u00e9rieurs au seuil critique conventionnel de 0,40, s&rsquo;\u00e9chelonnant majoritairement entre 0,45 et 0,68.<\/p>\n<h3>Stabilit\u00e9 temporelle (Test-Retest)<\/h3>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 temporelle a \u00e9t\u00e9 document\u00e9e au sein de sous-\u00e9chantillons cliniques stables sur des intervalles variant de deux \u00e0 quatre semaines. Le coefficient de corr\u00e9lation intraclasse (CCI) et les coefficients de corr\u00e9lation de Pearson test-retest se maintiennent au-del\u00e0 de <strong><em>r<\/em> = 0,80<\/strong> (g\u00e9n\u00e9ralement compris entre 0,78 et 0,85 en l&rsquo;absence d&rsquo;\u00e9v\u00e9nement de sant\u00e9 aigu intercurrent), attestant d&rsquo;une remarquable stabilit\u00e9 de la mesure, tout en demeurant suffisamment sensible aux variations induites par des psychoth\u00e9rapies cibl\u00e9es ou des changements majeurs de protocole th\u00e9rapeutique.<\/p>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>La r\u00e9duction du questionnaire original (CBI version 2.0 \u00e0 33 items r\u00e9partis en 7 facteurs) vers la version abr\u00e9g\u00e9e (CBI-B \u00e0 14 items) a repos\u00e9 sur une d\u00e9marche factorielle rigoureuse, combinant <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Analyse_factorielle_exploratoire\">analyse factorielle exploratoire (AFE)<\/a> et <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Analyse_factorielle_confirmatoire\">analyse factorielle confirmatoire (AFC)<\/a>.<\/p>\n<h3>\u00c9mergence de la structure dimensionnelle<\/h3>\n<p>Les proc\u00e9dures d&rsquo;AFE conduites avec extraction en axes principaux et rotation oblique (Promax) par Heitzmann et al. (2011) ont conduit \u00e0 l&rsquo;extraction de <strong>quatre facteurs majeurs<\/strong> repr\u00e9sentant les piliers du coping efficace, expliquant une part pr\u00e9pond\u00e9rante de la variance totale du construit :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Facteur 1 : Maintien d&rsquo;une attitude positive et d&rsquo;activit\u00e9s (Positive Attitude &amp; Maintaining Activities)<\/strong> : Regroupant les items 1, 2, 3 et 6. Ce facteur s&rsquo;articule autour de la r\u00e9silience \u00e9motionnelle, de l&rsquo;humour et de la poursuite des r\u00f4les fonctionnels habituels. Les saturations factorielles s&rsquo;\u00e9tendent de 0,58 \u00e0 0,77.<\/li>\n<li><strong>Facteur 2 : R\u00e9gulation des \u00e9motions et du stress li\u00e9 au traitement (Managing Symptoms &amp; Stress)<\/strong> : Int\u00e9grant les items 5, 7, 12, 13 et 14. Ce facteur capture la capacit\u00e9 du patient \u00e0 surmonter les manifestations aversives somatiques et cognitives (contr\u00f4le des naus\u00e9es, calme dans les salles d&rsquo;attente ou lors des perfusions). Saturations observ\u00e9es entre 0,49 et 0,72.<\/li>\n<li><strong>Facteur 3 : Participation aux d\u00e9cisions et communication m\u00e9dicale (Medical Interaction &amp; Decision Making)<\/strong> : Comprenant les items 8 et 9. Ce facteur refl\u00e8te la confiance op\u00e9rationnelle dans l&rsquo;interaction technique avec l&rsquo;\u00e9quipe soignante (poser des questions cibl\u00e9es, arbitrer les choix th\u00e9rapeutiques). Saturations factorielles \u00e9lev\u00e9es comprises entre 0,71 et 0,83.<\/li>\n<li><strong>Facteur 4 : Mobilisation du soutien social et affectif (Seeking Social Support &amp; Affect Sharing)<\/strong> : Associant les items 4, 10 et 11. Ce p\u00f4le \u00e9value la comp\u00e9tence \u00e0 verbaliser son d\u00e9sarroi, \u00e0 partager ses craintes et \u00e0 solliciter activement l&rsquo;aide de l&rsquo;entourage. Saturations variant de 0,56 \u00e0 0,75.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Mod\u00e9lisation confirmatoire (AFC)<\/h3>\n<p>Les analyses factorielles confirmatoires men\u00e9es sur des \u00e9chantillons ind\u00e9pendants ont compar\u00e9 un mod\u00e8le unifactoriel de second ordre \u00e0 une configuration multifactorielle corr\u00e9l\u00e9e. Les indices d&rsquo;ajustement structurel confirment l&rsquo;excellente ad\u00e9quation du mod\u00e8le \u00e0 quatre dimensions reli\u00e9es \u00e0 un construit d&rsquo;ordre sup\u00e9rieur :<\/p>\n<ul>\n<li>Indice de comparabilit\u00e9 (CFI &#8211; <em>Comparative Fit Index<\/em>) &gt; 0,94<\/li>\n<li>Indice de Tucker-Lewis (TLI) &gt; 0,92<\/li>\n<li>Racine de l&rsquo;erreur quadratique moyenne d&rsquo;approximation (RMSEA &#8211; <em>Root Mean Square Error of Approximation<\/em>) &le; 0,056 (intervalle de confiance \u00e0 90 % : 0,042 &#8211; 0,068)<\/li>\n<li>R\u00e9sidu quadratique moyen standardis\u00e9 (SRMR) &le; 0,048<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces donn\u00e9es confirment la double l\u00e9gitimit\u00e9 m\u00e9thodologique du CBI-B : l&rsquo;utilisation d&rsquo;un <strong>score global<\/strong> sommatif ou moyen (refl\u00e9tant l&rsquo;auto-efficacit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale face au cancer) et l&rsquo;exploitation des <strong>scores sous-dimensionnels<\/strong> pour un profilage clinique individualis\u00e9.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>D\u00e9nomination officielle :<\/strong> Inventaire des comportements face au cancer \u2013 Version abr\u00e9g\u00e9e (<em>Cancer Behavior Inventory\u2013Brief Version<\/em>, CBI-B).<\/li>\n<li><strong>Type d&rsquo;\u00e9valuation :<\/strong> Auto-questionnaire psychom\u00e9trique standardis\u00e9 (<em>patient-reported outcome<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Population cible :<\/strong> Adultes (18 ans et plus) diagnostiqu\u00e9s avec une pathologie oncologique (toutes localisations anatomiques, du stade localis\u00e9 au stade m\u00e9tastatique avanc\u00e9).<\/li>\n<li><strong>Nombre d&rsquo;items :<\/strong> 14 items r\u00e9dig\u00e9s sous forme d&rsquo;affirmations comportementales directes.<\/li>\n<li><strong>Format et \u00e9chelle de r\u00e9ponse :<\/strong> \u00c9chelle de type Likert en 9 points allant de :<br \/>\n    <strong>1 = not at all confident<\/strong> (pas du tout confiant)<br \/>\n    \u00e0<br \/>\n    <strong>9 = totally confident<\/strong> (totalement confiant).<\/li>\n<li><strong>Consigne d&rsquo;administration :<\/strong> Le patient est invit\u00e9 \u00e0 \u00e9valuer avec quelle confiance ou certitude personnelle il se sent actuellement capable de mettre en \u0153uvre chacun des comportements d\u00e9crits pour faire face \u00e0 sa maladie et \u00e0 ses traitements.<\/li>\n<li><strong>Mode de passation :<\/strong> Auto-administration sur support papier-crayon, tablette num\u00e9rique ou interface en ligne. Peut \u00e9galement \u00eatre administr\u00e9 par entretien dirig\u00e9 en cas de d\u00e9ficience visuelle ou d&rsquo;asth\u00e9nie majeure.<\/li>\n<li><strong>Dur\u00e9e moyenne de compl\u00e9tion :<\/strong> Entre 3 et 5 minutes.<\/li>\n<li><strong>Cotation et calcul des scores :<\/strong>\n<ul>\n<li><strong>Score total :<\/strong> Obtenu par la somme des 14 items (plage th\u00e9orique de 14 \u00e0 126) ou par le calcul de la moyenne arithm\u00e9tique globale (somme divis\u00e9e par 14, \u00e9chelle de 1 \u00e0 9). Aucun item n&rsquo;est invers\u00e9.<\/li>\n<li><strong>Scores des sous-\u00e9chelles :<\/strong> Calcul\u00e9s en faisant la moyenne des items constitutifs de chaque facteur, permettant d&rsquo;identifier les domaines comportementaux o\u00f9 le sentiment d&rsquo;efficacit\u00e9 personnelle est pr\u00e9serv\u00e9 ou au contraire compromis.<\/li>\n<li><strong>Interpr\u00e9tation :<\/strong> Des scores plus \u00e9lev\u00e9s traduisent une auto-efficacit\u00e9 et un sentiment d&rsquo;agentivit\u00e9 plus forts. Des scores globaux ou sous-dimensionnels bas alertent sur une fragilit\u00e9 adaptative requ\u00e9rant un soutien psycho-oncologique cibl\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &#038; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de publication de la version abr\u00e9g\u00e9e (CBI-B) :<\/strong> 2011 (version initiale CBI v1.0 : 1997 ; version r\u00e9vis\u00e9e CBI v2.0 : 2001).<\/li>\n<li><strong>Titulaires des droits d&rsquo;auteur :<\/strong> Thomas V. Merluzzi, Ph.D., et collaborateurs \/ John Wiley &amp; Sons, Ltd. (au titre de la publication dans <em>Psycho-Oncology<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Conditions d&rsquo;acc\u00e8s et d&rsquo;utilisation :<\/strong> Le CBI-B est mis \u00e0 disposition sans frais pour la recherche universitaire, les th\u00e8ses acad\u00e9miques et la pratique clinique non commerciale.<\/li>\n<li><strong>Proc\u00e9dure de demande de licence :<\/strong> Il convient d&rsquo;adresser une notification formelle d&rsquo;utilisation au Pr. Thomas V. Merluzzi (D\u00e9partement de psychologie, Universit\u00e9 de Notre Dame, courriel : <a href=\"mailto:tmerluzz@nd.edu\">tmerluzz@nd.edu<\/a>). Pour toute exploitation commerciale ou int\u00e9gration dans des essais cliniques industriels sponsoris\u00e9s, une licence sp\u00e9cifique doit \u00eatre requise aupr\u00e8s des d\u00e9tenteurs des droits.<\/li>\n<li><strong>Versions traduites :<\/strong> L&rsquo;outil a fait l&rsquo;objet de traductions et de validations transculturelles rigoureuses en de multiples langues (notamment espagnol, italien, chinois, cor\u00e9en). Toute nouvelle initiative d&rsquo;adaptation linguistique transfrontali\u00e8re doit respecter les lignes directrices internationales de traduction-r\u00e9trotraduction (<em>back-translation<\/em>) apr\u00e8s accord pr\u00e9alable de l&rsquo;auteur principal.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<p>Les fondements th\u00e9oriques et les donn\u00e9es psychom\u00e9triques du CBI-B reposent sur les publications scientifiques majeures suivantes :<\/p>\n<ul>\n<li>Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. <em>Psychological Review<\/em>, 84(2), 191\u2013215. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0033-295X.84.2.191\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0033-295X.84.2.191<\/a><\/li>\n<li>Bandura, A. (1997). <em>Self-efficacy: The exercise of control<\/em>. W. H. Freeman and Company.<\/li>\n<li>Chirico, A., Lucidi, F., Merluzzi, T., Alivernini, F., Laurentiis, M. D., Botti, G., &amp; Giordano, A. (2017). A meta-analytic review of the relationship of cancer coping self-efficacy with distress and quality of life. <em>Oncotarget<\/em>, 8(22), 36800\u201336811. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.18632\/oncotarget.15758\">https:\/\/doi.org\/10.18632\/oncotarget.15758<\/a><\/li>\n<li>Heitzmann, C. A., Merluzzi, T. V., Jean-Pierre, P., Roscoe, J. A., Kirsh, K. L., &amp; Passik, S. D. (2011). Assessing self-efficacy for coping with cancer: Development and psychometric analysis of the brief version of the Cancer Behavior Inventory (CBI-B). <em>Psycho-Oncology<\/em>, 20(3), 302\u2013312. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1002\/pon.1735\">https:\/\/doi.org\/10.1002\/pon.1735<\/a><\/li>\n<li>Heitzmann, C. A., Merluzzi, T. V., &amp; Passik, S. D. (2013). Cancer Behavior Inventory\u2013Brief Version. In C. A. Simmons &amp; P. Lehmann (Eds.), <em>Tools for strengths-based assessment and evaluation<\/em> (pp. 295\u2013297). Springer Publishing Company.<\/li>\n<li>Lazarus, R. S., &amp; Folkman, S. (1984). <em>Stress, appraisal, and coping<\/em>. Springer Publishing Company.<\/li>\n<li>Merluzzi, T. V., &amp; Martinez-Sanchez, M. A. (1997). Assessment of self-efficacy in coping with cancer: Development and validation of the Cancer Behavior Inventory. <em>Health Psychology<\/em>, 16(1), 1\u20138. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0278-6133.16.1.1\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0278-6133.16.1.1<\/a><\/li>\n<li>Merluzzi, T. V., Nairn, R. C., Hegde, K., Martinez Sanchez, M. A., &amp; Dunn, L. (2001). Self-efficacy and coping with cancer: Revision of the Cancer Behavior Inventory (Version 2.0). <em>Psycho-Oncology<\/em>, 10(3), 206\u2013217. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1002\/pon.511\">https:\/\/doi.org\/10.1002\/pon.511<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<div style=\"margin: 20px 0; padding: 15px; background: #ffffff; border: 1px solid #e2e8f0; border-radius: 6px;\">\n<p style=\"margin-top: 0; font-weight: 600; color: #1e293b;\">Response Scale:<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0; color: #334155;\"><strong>1 = not at all confident<\/strong>, to <strong>9 = totally confident<\/strong><\/p>\n<\/p><\/div>\n<ol style=\"padding-left: 24px; color: #1e293b; font-size: 15px; line-height: 1.8;\">\n<li>Maintaining independence<\/li>\n<li>Maintaining a positive attitude<\/li>\n<li>Maintaining a sense of humor<\/li>\n<li>Expressing feelings about cancer<\/li>\n<li>Putting things out of my mind at times<\/li>\n<li>Maintaining activities (work\u201a home\u201a hobbies\u201a social)<\/li>\n<li>Trying to be calm throughout treatments and not allowing scary thoughts to upset me<\/li>\n<li>Actively participating in treatment decisions<\/li>\n<li>Asking physicians questions<\/li>\n<li>Seeking social support<\/li>\n<li>Sharing my worries or concerns with others<\/li>\n<li>Managing nausea and vomiting (whether or not I have had these problems in the past)<\/li>\n<li>Coping with physical challenges<\/li>\n<li>Trying to be calm while waiting at least one hour for my appointment<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9couvrez l&rsquo;Inventaire des comportements face au cancer \u2013 Version abr\u00e9g\u00e9e (CBI-B), un instrument psychom\u00e9trique valid\u00e9 de 14 items mesurant l&rsquo;auto-efficacit\u00e9 et le coping chez les patients atteints de cancer.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[321,65,2],"tags":[506,398,323,18854,357,63,3267,29],"class_list":["post-12786","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-psycho-oncologie","category-psychologie-de-la-sante","category-psychometrie","tag-adaptation","tag-auto-efficacite","tag-cancer","tag-cbi-b","tag-coping","tag-evaluation-psychologique","tag-psycho-oncologie","tag-qualite-de-vie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/12786","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=12786"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/12786\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=12786"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=12786"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=12786"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}