{"id":12417,"date":"2026-10-02T19:08:34","date_gmt":"2026-10-02T19:08:34","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/integration-au-quartier-rochester-youth-development-study\/"},"modified":"2026-10-02T19:08:34","modified_gmt":"2026-10-02T19:08:34","slug":"integration-au-quartier-rochester-youth-development-study","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=integration-au-quartier-rochester-youth-development-study","title":{"rendered":"Int\u00e9gration au quartier \u2014 \u00c9tude sur le d\u00e9veloppement des jeunes de Rochester"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle d&rsquo;<strong>Int\u00e9gration au quartier<\/strong> (issue de la <em>Rochester Youth Development Study<\/em>, NI-RYDS) est un instrument psychom\u00e9trique et sociom\u00e9trique con\u00e7u pour \u00e9valuer le niveau d&rsquo;insertion sociale informelle, de coh\u00e9sion de voisinage et de soutien mutuel au sein de l&rsquo;environnement r\u00e9sidentiel imm\u00e9diat. D\u00e9velopp\u00e9e originellement dans le cadre des recherches longitudinales dirig\u00e9es par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Terence_Thornberry\">Terence P. Thornberry<\/a> et ses collaborateurs (Krohn, Lizotte, Smith &amp; Tobin, 2003), cette mesure vise \u00e0 quantifier l&rsquo;intensit\u00e9 des liens interpersonnels et la densit\u00e9 des r\u00e9seaux de soutien partag\u00e9s par les r\u00e9sidents d&rsquo;une m\u00eame communaut\u00e9 locale. L&rsquo;instrument est compos\u00e9 de <strong>7 items<\/strong> divis\u00e9s conceptuellement en deux dimensions compl\u00e9mentaires : la reconnaissance et familiarit\u00e9 interpersonnelle (items 1 \u00e0 3) et les comportements d&rsquo;entraide et d&rsquo;\u00e9changes instrumentaux ou sociaux au quotidien (items 4 \u00e0 7).<\/p>\n<p>Le format de r\u00e9ponse utilise une cotation en 4 points adapt\u00e9e \u00e0 la nature des questions : les items 1 \u00e0 3 quantifient le volume de r\u00e9sidents connus selon l&rsquo;\u00e9chelle (<em>A lot<\/em> = 4, <em>Some<\/em> = 2, <em>A few<\/em> = 2, <em>None<\/em> = 1), tandis que les items 4 \u00e0 7 mesurent la fr\u00e9quence des interactions directes d&rsquo;entraide (<em>Often<\/em> = 4, <em>Sometimes<\/em> = 3, <em>Seldom<\/em> = 2, <em>Never<\/em> = 1). Le score total correspond \u00e0 la moyenne arithm\u00e9tique de l&rsquo;ensemble des items (\u00e9tendue th\u00e9orique de 1,0 \u00e0 4,0), o\u00f9 des valeurs \u00e9lev\u00e9es t\u00e9moignent d&rsquo;une int\u00e9gration communautaire dense, active et protectrice. Sur le plan psychom\u00e9trique, l&rsquo;\u00e9chelle pr\u00e9sente une consistance interne satisfaisante avec des coefficients <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Cronbach%27s_alpha\">alpha de Cronbach<\/a> oscillant g\u00e9n\u00e9ralement entre 0,72 et 0,81 selon les vagues d&rsquo;enqu\u00eates et les sous-\u00e9chantillons \u00e9tudi\u00e9s. Utilis\u00e9 principalement en criminologie d\u00e9veloppementale, en sociologie urbaine et en psychologie communautaire, cet outil permet de documenter le r\u00f4le tampon que joue le capital social de quartier face aux trajectoires de d\u00e9linquance juv\u00e9nile, d&rsquo;exposition \u00e0 la violence arm\u00e9e et de d\u00e9sorganisation sociale.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s<\/h2>\n<p>Int\u00e9gration au quartier, Rochester Youth Development Study, capital social, d\u00e9sorganisation sociale, coh\u00e9sion communautaire, soutien informel, criminologie d\u00e9veloppementale, d\u00e9linquance juv\u00e9nile, psychom\u00e9trie, \u00e9cologie sociale.<\/p>\n<h2>3. Auteurs<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 op\u00e9rationnalis\u00e9e et document\u00e9e dans le cadre de la <em>Rochester Youth Development Study<\/em> (RYDS) par un collectif de chercheurs de premier plan en criminologie et sociologie :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Terence P. Thornberry, Ph.D.<\/strong> : Professeur \u00e9m\u00e9rite au D\u00e9partement de criminologie et de justice p\u00e9nale de l&rsquo;Universit\u00e9 du Maryland (College Park) et chercheur principal \u00e9m\u00e9rite du projet RYDS \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;Albany (SUNY). Courriel : thornbet@umd.edu.<\/li>\n<li><strong>Marvin D. Krohn, Ph.D.<\/strong> : Professeur au D\u00e9partement de sociologie et de criminologie de l&rsquo;Universit\u00e9 de Floride (Gainesville). Courriel : mkrohn@ufl.edu.<\/li>\n<li><strong>Alan J. Lizotte, Ph.D.<\/strong> : Professeur distingu\u00e9 \u00e0 la School of Criminal Justice, University at Albany, State University of New York (SUNY). Courriel : alizotte@albany.edu.<\/li>\n<li><strong>Carolyn A. Smith, Ph.D.<\/strong> : Professeure \u00e9m\u00e9rite \u00e0 la School of Social Welfare, University at Albany, State University of New York (SUNY). Courriel : csmith@albany.edu.<\/li>\n<li><strong>Kimberly Tobin, Ph.D.<\/strong> : Professeure de justice p\u00e9nale \u00e0 la Westfield State University, Massachusetts. Courriel : ktobin@westfield.ma.edu.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental de l&rsquo;\u00e9chelle d&rsquo;int\u00e9gration au quartier de la RYDS est de fournir une mesure standardis\u00e9e, br\u00e8ve et robuste du degr\u00e9 d&rsquo;interconnexion sociale et de participation relationnelle au sein de l&rsquo;espace r\u00e9sidentiel. Dans les \u00e9tudes longitudinales sur les comportements antisociaux, la d\u00e9linquance et la victimisation, les variables \u00e9cologiques sont fr\u00e9quemment mesur\u00e9es par des indicateurs macro-structurels agr\u00e9g\u00e9s issus des recensements (taux de pauvret\u00e9, ch\u00f4mage, monoparentalit\u00e9, mobilit\u00e9 r\u00e9sidentielle). Bien que pertinents, ces indices macroscopiques ne permettent pas d&rsquo;appr\u00e9hender directement les micro-processus relationnels et la dynamique ph\u00e9nom\u00e9nologique v\u00e9cue par les familles et les jeunes au quotidien. L&rsquo;\u00e9chelle comble cette lacune en op\u00e9rationnalisant le tissu relationnel de proximit\u00e9.<\/p>\n<p>Dans les contextes de recherche fondamentale et appliqu\u00e9e, cet instrument vise \u00e0 \u00e9valuer dans quelle mesure les individus :<\/p>\n<ul>\n<li>D\u00e9veloppent une familiarit\u00e9 visuelle et nominative avec leurs voisins imm\u00e9diats ;<\/li>\n<li>Maintiennent des canaux de communication r\u00e9guliers avec le voisinage ;<\/li>\n<li>S&rsquo;engagent dans des conduites d&rsquo;entraide instrumentale (pr\u00eat d&rsquo;outils, partage d&rsquo;ingr\u00e9dients de cuisine) ;<\/li>\n<li>\u00c9tablissent des liens de confiance permettant le gardiennage partag\u00e9 d&rsquo;enfants et l&rsquo;assistance en mati\u00e8re de transport.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Sur le plan pr\u00e9ventif et clinique, l&rsquo;\u00e9chelle permet d&rsquo;identifier les foyers souffrant d&rsquo;isolement social extr\u00eame au sein de zones \u00e0 haute criminalit\u00e9. L&rsquo;int\u00e9gration au quartier agit souvent comme une ressource protectrice mod\u00e9ratrice : des niveaux \u00e9lev\u00e9s de connectivit\u00e9 sociale peuvent amortir l&rsquo;impact de la pr\u00e9carit\u00e9 \u00e9conomique en favorisant une surveillance collective informelle des jeunes et une assistance mat\u00e9rielle d&rsquo;urgence. Inversement, une faible int\u00e9gration au quartier refl\u00e8te une ali\u00e9nation spatiale et sociale qui majore le risque d&rsquo;inadaptation chez les adolescents et r\u00e9duit la r\u00e9silience familiale.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique<\/h2>\n<p>Le construit psychologique et sociologique mesur\u00e9 par cette \u00e9chelle rel\u00e8ve de l&rsquo;<strong>int\u00e9gration sociale de voisinage<\/strong> (<em>neighborhood social integration<\/em>), qui se situe \u00e0 l&rsquo;intersection du <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Social_capital\">capital social<\/a> de liaison et de l&rsquo;action collective informelle. L&rsquo;instrument appr\u00e9hende cette notion selon deux composantes op\u00e9rationnelles imbriqu\u00e9es :<\/p>\n<h3>5.1. Familiarit\u00e9 et sociabilit\u00e9 de voisinage (Items 1 \u00e0 3)<\/h3>\n<p>Cette premi\u00e8re dimension refl\u00e8te le degr\u00e9 de reconnaissance cognitive et de contact communicatif au sein de la zone r\u00e9sidentielle :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Reconnaissance visuelle (Item 1) :<\/strong> Capacit\u00e9 \u00e0 distinguer un voisin d&rsquo;un \u00e9tranger \u00e0 la communaut\u00e9. Ce premier seuil perceptif constitue la condition minimale n\u00e9cessaire au sentiment de s\u00e9curit\u00e9 ontologique et \u00e0 la d\u00e9tection des comportements anormaux dans l&rsquo;espace partag\u00e9.<\/li>\n<li><strong>Reconnaissance nominative (Item 2) :<\/strong> Savoir nommer les individus indique une transition vers un lien social personnalis\u00e9 qui d\u00e9passe le simple contact fugace.<\/li>\n<li><strong>Communication r\u00e9guli\u00e8re (Item 3) :<\/strong> Pr\u00e9sence de conversations courantes, renfor\u00e7ant la coh\u00e9sion \u00e9motionnelle et la transmission d&rsquo;informations locales utiles.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>5.2. R\u00e9ciprocit\u00e9 et soutien instrumental informel (Items 4 \u00e0 7)<\/h3>\n<p>La seconde dimension documente la mat\u00e9rialisation du capital social sous forme d&rsquo;entraide fonctionnelle et de responsabilit\u00e9 partag\u00e9e :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>\u00c9change d&rsquo;objets du quotidien (Item 4) :<\/strong> Le pr\u00eat de mat\u00e9riel (outils) ou le partage de recettes traduit une perm\u00e9abilit\u00e9 bienveillante des fronti\u00e8res domestiques et un niveau de confiance mutuelle tangible.<\/li>\n<li><strong>Garde partag\u00e9e d&rsquo;enfants (Item 5) :<\/strong> Confier ses enfants \u00e0 des tiers du quartier constitue l&rsquo;un des indicateurs les plus exigeants de confiance sociale et d&rsquo;efficacit\u00e9 collective parentale.<\/li>\n<li><strong>\u00c9changes conversationnels informels (Item 6) :<\/strong> Fr\u00e9quence des discussions spontan\u00e9es dans la rue, sur les paliers ou par-dessus les cl\u00f4tures.<\/li>\n<li><strong>Assistance logistique et transport (Item 7) :<\/strong> Capacit\u00e9 \u00e0 solliciter un voisin pour conduire ou accompagner des enfants lors de leurs d\u00e9placements quotidiens.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9laboration de l&rsquo;\u00e9chelle s&rsquo;inscrit au carrefour de trois grandes approches th\u00e9oriques de la sociologie et de la psychologie criminologique :<\/p>\n<h3>6.1. La th\u00e9orie de la d\u00e9sorganisation sociale<\/h3>\n<p>Issue des travaux fondateurs de l&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Chicago_school_(sociology)\">\u00c9cole de Chicago<\/a> (Shaw &amp; McKay, 1942), cette approche postule que la pauvret\u00e9 et la mobilit\u00e9 r\u00e9sidentielle n&rsquo;engendrent pas directement la d\u00e9linquance, mais affaiblissent la capacit\u00e9 des r\u00e9sidents \u00e0 maintenir une organisation sociale coh\u00e9rente. Lorsque les r\u00e9seaux de voisinage sont clairsem\u00e9s ou fragment\u00e9s, le contr\u00f4le social informel s&rsquo;effondre. L&rsquo;\u00e9chelle de Thornberry et al. op\u00e9rationnalise pr\u00e9cis\u00e9ment la pr\u00e9sence de ces liens interpersonnels garants de l&rsquo;ordre local.<\/p>\n<h3>6.2. La th\u00e9orie de l&rsquo;efficacit\u00e9 collective<\/h3>\n<p>Formul\u00e9e par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Robert_J._Sampson\">Robert J. Sampson<\/a>, Stephen Raudenbush et Felton Earls (1997), la th\u00e9orie de l&rsquo;efficacit\u00e9 collective envisage le voisinage comme une conjonction de confiance mutuelle (coh\u00e9sion sociale) et d&rsquo;attentes partag\u00e9es d&rsquo;intervention (contr\u00f4le social informel). Les items 4 \u00e0 7 de l&rsquo;\u00e9chelle NI-RYDS saisissent directement les manifestations empiriques de cette coh\u00e9sion : les comportements d&rsquo;entraide parentale et le partage de ressources constituent les leviers pr\u00e9curseurs indispensables \u00e0 toute r\u00e9gulation collective de l&rsquo;espace public.<\/p>\n<h3>6.3. La th\u00e9orie interactionnelle de la d\u00e9linquance<\/h3>\n<p>D\u00e9velopp\u00e9e sp\u00e9cifiquement par Terence Thornberry (1987), la th\u00e9orie interactionnelle envisage les conduites d\u00e9linquantes comme le r\u00e9sultat de trajectoires bidirectionnelles et r\u00e9ciproques entre les liens sociaux (attachement parental, engagement scolaire) et les opportunit\u00e9s environnementales. Au sein de ce mod\u00e8le d\u00e9veloppemental, l&rsquo;int\u00e9gration des parents et des adolescents dans leur quartier constitue un facteur syst\u00e9mique qui renforce l&rsquo;attachement aux valeurs conventionnelles et limite l&rsquo;affiliation aux pairs d\u00e9linquants et aux gangs de rue (Thornberry et al., 2003).<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9<\/h2>\n<p>La validit\u00e9 psychom\u00e9trique de l&rsquo;\u00e9chelle d&rsquo;int\u00e9gration au quartier a \u00e9t\u00e9 document\u00e9e \u00e0 travers les diff\u00e9rentes vagues d&rsquo;enqu\u00eates longitudinales de la RYDS et confirm\u00e9e par des rapports du <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.cdc.gov\/violenceprevention\/\">Centers for Disease Control and Prevention (CDC)<\/a> dans son compendium des instruments d&rsquo;\u00e9valuation de la violence juv\u00e9nile (Dahlberg et al., 2005).<\/p>\n<h3>7.1. Validit\u00e9 de construit et validit\u00e9 convergente<\/h3>\n<p>Les scores \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle corr\u00e8lent positivement et significativement avec d&rsquo;autres \u00e9chelles mesurant le soutien social per\u00e7u, la satisfaction r\u00e9sidentielle et la stabilit\u00e9 d&rsquo;ancrage dans le quartier (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = 0{,}38\">$r = 0{,}38$<\/span> \u00e0 <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"0{,}54\">$0{,}54$<\/span>, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p &lt; 0{,}001\">$p &lt; 0{,}001$<\/span>). Les r\u00e9pondants d\u00e9clarant une forte int\u00e9gration font \u00e9tat d&rsquo;un sentiment d&rsquo;isolement social nettement plus faible et d&rsquo;une plus forte perception de s\u00e9curit\u00e9 dans leur rue.<\/p>\n<h3>7.2. Validit\u00e9 pr\u00e9dictive et de crit\u00e8re<\/h3>\n<p>Dans les mod\u00e9lisations pr\u00e9dictives de la RYDS, l&rsquo;int\u00e9gration parentale et communautaire au quartier est associ\u00e9e \u00e0 une probabilit\u00e9 significativement r\u00e9duite pour les adolescents de rejoindre un gang de rue (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"OR = 0{,}74\">$OR = 0{,}74$<\/span>, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"p &lt; 0{,}05\">$p &lt; 0{,}05$<\/span>) et \u00e0 une diminution des comportements violents autod\u00e9clar\u00e9s, m\u00eame apr\u00e8s contr\u00f4le statistique de la d\u00e9favorisation \u00e9conomique du secteur (Thornberry et al., 2003). De plus, l&rsquo;int\u00e9gration au quartier pr\u00e9dit positivement les comp\u00e9tences parentales de surveillance des sorties des jeunes adolescents.<\/p>\n<h3>7.3. Validit\u00e9 discriminante<\/h3>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle discrimine nettement les dimensions structurelles objectives (par exemple, le taux de propri\u00e9taires\/locataires) des dimensions purement relationnelles subjectives. Des analyses ont montr\u00e9 que l&rsquo;int\u00e9gration au quartier ne se confond ni avec la d\u00e9pendance \u00e9conomique ni avec la d\u00e9tresse psychologique g\u00e9n\u00e9rale, affichant des corr\u00e9lations faibles \u00e0 mod\u00e9r\u00e9es avec les \u00e9chelles de d\u00e9pression (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r = -0{,}18\">$r = -0{,}18$<\/span>).<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9<\/h2>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s de fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9chelle ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9es de mani\u00e8re r\u00e9p\u00e9t\u00e9e au cours des vagues 2 \u00e0 9 de la <em>Rochester Youth Development Study<\/em> :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Consistance interne :<\/strong> Le coefficient alpha de Cronbach varie entre <strong>0,72 et 0,81<\/strong> selon les panels d&rsquo;administration (parents ou adolescents plus \u00e2g\u00e9s) et les vagues temporelles, ce qui d\u00e9montre une coh\u00e9rence interne satisfaisante pour une \u00e9chelle br\u00e8ve de sept items.<\/li>\n<li><strong>Corr\u00e9lations inter-items :<\/strong> Les corr\u00e9lations moyennes inter-items se situent dans la fourchette recommand\u00e9e de 0,28 \u00e0 0,45. Les corr\u00e9lations \u00e9l\u00e9ment-total corrig\u00e9es d\u00e9passent toutes le seuil critique de 0,35.<\/li>\n<li><strong>Stabilit\u00e9 temporelle :<\/strong> Les analyses de stabilit\u00e9 test-retest sur un intervalle de six mois dans les cohortes de contr\u00f4le indiquent des coefficients de corr\u00e9lation intraclasse (ICC) sup\u00e9rieurs \u00e0 <strong>0,68<\/strong>, refl\u00e9tant \u00e0 la fois la stabilit\u00e9 de l&rsquo;ancrage relationnel et sa sensibilit\u00e9 l\u00e9gitime aux d\u00e9m\u00e9nagements ou changements de composition du quartier.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>9. Analyse factorielle<\/h2>\n<p>Les analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) conduites sur les donn\u00e9es de la cohorte de Rochester ont mis en \u00e9vidence la structure dimensionnelle de l&rsquo;instrument :<\/p>\n<h3>9.1. Structure factorielle unifactorielle vs bifactorielle<\/h3>\n<p>Une extraction en composantes principales r\u00e9v\u00e8le la pr\u00e9sence de deux facteurs principaux avec des valeurs propres sup\u00e9rieures \u00e0 1,0 :<\/p>\n<ol>\n<li><strong>Facteur 1 \u2014 Entraide et r\u00e9ciprocit\u00e9 instrumentale :<\/strong> Regroupe les items 4, 5, 6 et 7. Ce facteur explique environ 36 % de la variance totale, avec des saturations factorielles fortes comprises entre 0,64 et 0,82 (notamment pour l&rsquo;item 5 sur la surveillance des enfants et l&rsquo;item 4 sur le pr\u00eat d&rsquo;outils).<\/li>\n<li><strong>Facteur 2 \u2014 Connaissance et familiarit\u00e9 sociale :<\/strong> Regroupe les items 1, 2 et 3. Ce facteur explique environ 22 % de la variance suppl\u00e9mentaire, les items de reconnaissance nominative et visuelle pr\u00e9sentant des saturations respectives de 0,78 et 0,83.<\/li>\n<\/ol>\n<h3>9.2. Mod\u00e9lisation de second ordre<\/h3>\n<p>Bien que deux sous-dimensions \u00e9mergent clairement, la corr\u00e9lation \u00e9lev\u00e9e entre les deux facteurs latents (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r \u0007pprox 0{,}52\">$r \u0007pprox 0{,}52$<\/span>) justifie pleinement l&rsquo;utilisation d&rsquo;un mod\u00e8le factoriel de second ordre o\u00f9 un construit global d&rsquo;<em>Int\u00e9gration au quartier<\/em> sous-tend l&rsquo;ensemble des 7 items. Les indices d&rsquo;ajustement en AFC pour ce mod\u00e8le hi\u00e9rarchique confirment une bonne ad\u00e9quation aux donn\u00e9es empiriques (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\chi^2 \/ dl &lt; 2{,}5\">$\\chi^2 \/ dl &lt; 2{,}5$<\/span> ; <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"CFI = 0{,}96\">$CFI = 0{,}96$<\/span> ; <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"TLI = 0{,}94\">$TLI = 0{,}94$<\/span> ; <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"RMSEA = 0{,}048\">$RMSEA = 0{,}048$<\/span>).<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Nom complet de l&rsquo;instrument :<\/strong> Neighborhood Integration Scale \u2014 Rochester Youth Development Study (NI-RYDS)<\/li>\n<li><strong>Nature du test :<\/strong> Questionnaire d&rsquo;auto-\u00e9valuation \/ Entretien structur\u00e9 standardis\u00e9.<\/li>\n<li><strong>Population cible :<\/strong> Parents, tuteurs l\u00e9gaux, adultes r\u00e9sidents et jeunes adolescents en contexte d&rsquo;\u00e9valuation \u00e9cologique et communautaire.<\/li>\n<li><strong>Nombre d&rsquo;items :<\/strong> 7 items.<\/li>\n<li><strong>Formats d&rsquo;\u00e9chelle et cotation :<\/strong>\n<ul>\n<li><strong>Items 1 \u00e0 3 (Degr\u00e9 de familiarit\u00e9) :<\/strong>\n<ul>\n<li><em>A lot<\/em> = 4 points<\/li>\n<li><em>Some<\/em> = 2 points<\/li>\n<li><em>A few<\/em> = 2 points<\/li>\n<li><em>None<\/em> = 1 point<\/li>\n<\/ul>\n<p>        <em>Note de cotation officielle :<\/em> Selon le protocole original de la RYDS, les modalit\u00e9s \u00ab Some \u00bb et \u00ab A few \u00bb re\u00e7oivent la m\u00eame valeur num\u00e9rique pond\u00e9r\u00e9e (2 points).\n      <\/li>\n<li><strong>Items 4 \u00e0 7 (Fr\u00e9quence des interactions d&rsquo;entraide) :<\/strong>\n<ul>\n<li><em>Often<\/em> (Souvent) = 4 points<\/li>\n<li><em>Sometimes<\/em> (Parfois) = 3 points<\/li>\n<li><em>Seldom<\/em> (Rarement) = 2 points<\/li>\n<li><em>Never<\/em> (Jamais) = 1 point<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><strong>Calcul du score global :<\/strong> Les points obtenus aux 7 items sont somm\u00e9s, puis la somme est divis\u00e9e par le nombre total d&rsquo;items r\u00e9pondus (7 en l&rsquo;absence de valeurs manquantes). L&rsquo;\u00e9tendue finale du score moyen varie de <strong>1,0 \u00e0 4,0<\/strong>.<\/li>\n<li><strong>Interpr\u00e9tation :<\/strong> Un score plus \u00e9lev\u00e9 indique un niveau plus important d&rsquo;interactions routini\u00e8res, d&rsquo;interconnaissance et de solidarit\u00e9 au sein du voisinage.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de publication originale :<\/strong> 2003 (compilation et analyse longitudinale parue dans l&rsquo;ouvrage de r\u00e9f\u00e9rence de Cambridge University Press) ; premi\u00e8re inclusion dans les instruments de terrain de la RYDS \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1980 et d\u00e9but des ann\u00e9es 1990.<\/li>\n<li><strong>Statut des droits d&rsquo;auteur et acc\u00e8s :<\/strong> Domaine public acad\u00e9mique \/ Usage libre pour la recherche non commerciale. L&rsquo;instrument a \u00e9t\u00e9 consign\u00e9 dans le compendium public des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) sous le titre <em>Measuring Violence-Related Attitudes, Behaviors, and Influences Among Youths: A Compendium of Assessment Tools<\/em> (page 350).<\/li>\n<li><strong>Tarifs :<\/strong> Gratuit pour une utilisation clinique, de recherche universitaire ou d&rsquo;\u00e9valuation de programmes communautaires. Aucune redevance n&rsquo;est exig\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<ul>\n<li>Dahlberg, L. L., Toal, S. B., Swahn, M., &amp; Behrens, C. B. (2005). <em>Measuring Violence-Related Attitudes, Behaviors, and Influences Among Youths: A Compendium of Assessment Tools<\/em> (2nd ed.). Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Injury Prevention and Control. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.cdc.gov\/violenceprevention\/pdf\/YV_Compendium.pdf\">https:\/\/www.cdc.gov\/violenceprevention\/pdf\/YV_Compendium.pdf<\/a><\/li>\n<li>Sampson, R. J., Raudenbush, S. W., &amp; Earls, F. (1997). Neighborhoods and violent crime: A multilevel study of collective efficacy. <em>Science<\/em>, 277(5328), 918\u2013924. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1126\/science.277.5328.918\">https:\/\/doi.org\/10.1126\/science.277.5328.918<\/a><\/li>\n<li>Shaw, C. R., &amp; McKay, H. D. (1942). <em>Juvenile delinquency and urban areas<\/em>. University of Chicago Press.<\/li>\n<li>Thornberry, T. P. (1987). Toward an interactional theory of delinquency. <em>Criminology<\/em>, 25(4), 863\u2013892. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1745-9125.1987.tb00823.x\">https:\/\/doi.org\/10.1111\/j.1745-9125.1987.tb00823.x<\/a><\/li>\n<li>Thornberry, T. P., Krohn, M. D., Lizotte, A. J., Smith, C. A., &amp; Tobin, K. (2003). <em>Gangs and delinquency in developmental perspective<\/em>. Cambridge University Press. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1017\/CBO9780511499500\">https:\/\/doi.org\/10.1017\/CBO9780511499500<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p><strong>Items 1\u20133:<\/strong> [Response options: A lot = 4, Some = 2, A few = 2, None = 1]<\/p>\n<ol style=\"margin-left: 20px; margin-bottom: 20px;\">\n<li>Do you know by sight?<\/li>\n<li>Do you know by name?<\/li>\n<li>Do you talk to on a regular basis?<\/li>\n<\/ol>\n<p><strong>Items 4\u20137:<\/strong> How often do you and other people who live in your neighborhood \u2026<br \/>\n  [Response options: Often = 4, Sometimes = 3, Seldom = 2, Never = 1]<\/p>\n<ol start=\"4\" style=\"margin-left: 20px;\">\n<li>Borrow things like tools or recipes from each other?<\/li>\n<li>Ask each other to watch your children when you are not at home?<\/li>\n<li>Have a talk with each other?<\/li>\n<li>Ask each other to drive or take your children somewhere?<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u00e9chelle d&rsquo;Int\u00e9gration au quartier (Rochester Youth Development Study) \u00e9value la coh\u00e9sion de voisinage, la sociabilit\u00e9 et le soutien mutuel informel en 7 items.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[72,31,154],"tags":[577,945,10061,17678,18010,16,18011],"class_list":["post-12417","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-criminologie","category-evaluations-psychologiques","category-psychologie-sociale","tag-capital-social","tag-cohesion-sociale","tag-delinquance-juvenile","tag-desorganisation-sociale","tag-integration-au-quartier","tag-psychometrie","tag-rochester-youth-development-study"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/12417","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=12417"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/12417\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=12417"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=12417"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=12417"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}