{"id":12320,"date":"2026-10-02T16:25:34","date_gmt":"2026-10-02T16:25:34","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/congruence-soi-avec-la-marque-con\/"},"modified":"2026-10-02T16:25:34","modified_gmt":"2026-10-02T16:25:34","slug":"congruence-soi-avec-la-marque-con","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=congruence-soi-avec-la-marque-con","title":{"rendered":"Congruence (Soi avec la Marque) (CON)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle de <strong>Congruence (Soi avec la Marque)<\/strong> (souvent d\u00e9sign\u00e9e sous le terme de <em>Self-Brand Connection<\/em> ou congruence soi-marque) d\u00e9velopp\u00e9e et op\u00e9rationnalis\u00e9e par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Consumer_psychology\">Jennifer Edson Escalas et James R. Bettman<\/a> (2003) constitue un outil psychom\u00e9trique fondamental en <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Consumer_behaviour\">psychologie du consommateur<\/a> et en marketing th\u00e9orique. Cet instrument mesure quantitativement l&rsquo;intensit\u00e9 avec laquelle un individu per\u00e7oit une similitude, une r\u00e9sonance identitaire et un lien d&rsquo;int\u00e9gration psychologique profond entre son propre concept de soi (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Self-concept\">self-concept<\/a>) et l&rsquo;image ou la personnalit\u00e9 per\u00e7ue d&rsquo;une marque commerciale donn\u00e9e.<\/p>\n<p>Compos\u00e9e g\u00e9n\u00e9ralement de 7 items mesur\u00e9s sur une <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Likert_scale\">\u00e9chelle de Likert<\/a> allant de 1 (\u00ab Pas du tout d&rsquo;accord \u00bb) \u00e0 7 (\u00ab Tout \u00e0 fait d&rsquo;accord \u00bb), l&rsquo;\u00e9chelle capte tant l&rsquo;alignement symbolique de l&rsquo;identit\u00e9 actuelle de l&rsquo;individu que l&rsquo;expression de ses aspirations id\u00e9ales \u00e0 travers la possession ou l&rsquo;association \u00e0 la marque. Sur le plan psychom\u00e9trique, les travaux d&rsquo;Escalas et Bettman (2003) ont d\u00e9montr\u00e9 une coh\u00e9rence interne particuli\u00e8rement robuste, caract\u00e9ris\u00e9e par un coefficient <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Cronbach%27s_alpha\">alpha de Cronbach<\/a> exc\u00e9dant fr\u00e9quemment les seuils conventionnels (&alpha; = 0,91 \u00e0 0,96). Les analyses factorielles confirmatoires mettent syst\u00e9matiquement en \u00e9vidence une structure unidimensionnelle dominante, bien que le construit int\u00e8gre des dimensions fonctionnelles d&rsquo;affirmation identitaire et de communication sociale.<\/p>\n<p>Cet instrument s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9 d\u00e9terminant pour analyser comment les <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Reference_group\">groupes de r\u00e9f\u00e9rence<\/a> (d&rsquo;appartenance ou d&rsquo;aspiration vs. groupes de dissociation) modulent la relation cognitive et affective reliant le consommateur \u00e0 l&rsquo;objet commercial. L&rsquo;\u00e9chelle d\u00e9montre une validit\u00e9 convergente et une validit\u00e9 pr\u00e9dictive exceptionnelles, pr\u00e9disant avec pr\u00e9cision la fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 la marque, la r\u00e9sistance aux informations n\u00e9gatives concernant la marque, l&rsquo;\u00e9valuation des extensions de marque et la propension \u00e0 consentir un surprix significatif.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>Congruence soi-marque, Concept de soi, Identit\u00e9 sociale, Psychologie du consommateur, Attachement \u00e0 la marque, Connexion de soi \u00e0 la marque, Groupes de r\u00e9f\u00e9rence, Psychom\u00e9trie, Image de marque, \u00c9valuation d&rsquo;\u00e9chelle.<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 formalis\u00e9e et valid\u00e9e dans son cadre canonique par :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Jennifer Edson Escalas<\/strong> : Professeure agr\u00e9g\u00e9e en marketing \u00e0 l&rsquo;Owen Graduate School of Management, Universit\u00e9 Vanderbilt (Nashville, Tennessee, \u00c9tats-Unis). Ses recherches portent sur le r\u00f4le de la structure narrative dans la persuasion, la formation de l&rsquo;identit\u00e9 par la consommation et la relation affective entre le soi et les marques.<\/li>\n<li><strong>James R. Bettman<\/strong> : Professeur \u00e9m\u00e9rite en administration des affaires et psychologie marketing \u00e0 la Fuqua School of Business, Universit\u00e9 Duke (Durham, Caroline du Nord, \u00c9tats-Unis). Sp\u00e9cialiste mondialement reconnu du traitement cognitif de l&rsquo;information par les consommateurs et de la prise de d\u00e9cision.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif central de l&rsquo;\u00e9chelle de <strong>Congruence (Soi avec la Marque)<\/strong> est de quantifier l&rsquo;int\u00e9gration psychologique d&rsquo;une marque au sein du r\u00e9pertoire identitaire d&rsquo;un individu. Historiquement, la recherche marketing traitait fr\u00e9quemment la relation marque-consommateur \u00e0 travers des prismes purement utilitaires (rapport qualit\u00e9-prix, satisfaction des besoins instrumentaux, performance objective). Or, la perspective de la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Consumer_culture_theory\">th\u00e9orie de la culture de consommation<\/a> et de la psychologie cognitive a \u00e9tabli que les marques agissent en tant que vecteurs s\u00e9miotiques et symboliques servant de blocs de construction pour la construction identitaire du sujet.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifiquement con\u00e7ue pour r\u00e9pondre aux interrogations suivantes :<\/p>\n<ul>\n<li>Dans quelle mesure un individu utilise-t-il les associations d&rsquo;une marque pour d\u00e9finir, enrichir et projeter son identit\u00e9 individuelle ?<\/li>\n<li>Comment les influences sociales, notamment l&rsquo;appartenance \u00e0 un groupe ou le rejet d&rsquo;un groupe dissociatif, sont-elles transf\u00e9r\u00e9es sur les marques puis internalis\u00e9es dans le sch\u00e9ma du soi ?<\/li>\n<li>Pourquoi certaines marques d\u00e9veloppent-elles une immunit\u00e9 face aux crises de relations publiques ou aux d\u00e9fauts de performance, en vertu du fait qu&rsquo;une attaque contre la marque est v\u00e9cue subjectivement comme une menace directe contre le soi du consommateur ?<\/li>\n<\/ul>\n<p>Sur le plan de la recherche empirique, l&rsquo;\u00e9chelle permet de distinguer un simple attachement fonctionnel ou une pr\u00e9f\u00e9rence superficielle d&rsquo;une v\u00e9ritable symbiose identitaire. Dans les applications manag\u00e9riales et les \u00e9tudes de march\u00e9, la mesure offre un diagnostic fin de la fid\u00e9lit\u00e9 \u00e9motionnelle, fournissant des indications strat\u00e9giques sur la segmentation des consommateurs, l&rsquo;efficacit\u00e9 des campagnes d&rsquo;image et le potentiel d&rsquo;acceptation de nouvelles gammes de produits par la communaut\u00e9 d&rsquo;utilisateurs engag\u00e9s.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Le concept de congruence entre le soi et la marque repose sur la pr\u00e9misse th\u00e9orique que les individus poss\u00e8dent un \u00ab concept de soi \u00bb multidimensionnel comprenant des perceptions de qui ils sont actuellement (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Self-concept\">soi r\u00e9el<\/a>), de qui ils souhaiteraient devenir (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Ideal_self\">soi id\u00e9al<\/a>) et de la fa\u00e7on dont ils per\u00e7oivent leur reflet social aux yeux des pairs (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Looking-glass_self\">soi social<\/a>). Parall\u00e8lement, les marques v\u00e9hiculent des personnalit\u00e9s, des valeurs et des arch\u00e9types symboliques consolid\u00e9s par les strat\u00e9gies publicitaires et les groupes d&rsquo;utilisateurs typiques.<\/p>\n<p>Le construit de congruence op\u00e9rationnalis\u00e9 par Escalas et Bettman (2003) explore plusieurs facettes interd\u00e9pendantes :<\/p>\n<h3>1. L&rsquo;assimilation identitaire et le reflet personnel<\/h3>\n<p>Cette dimension \u00e9value \u00e0 quel point le consommateur estime que la marque refl\u00e8te fid\u00e8lement son essence interne. L&rsquo;\u00e9nonc\u00e9 classique <em>\u00ab Cette marque refl\u00e8te qui je suis \u00bb<\/em> capte cette ad\u00e9quation directe. Il s&rsquo;agit du sentiment que les attributs saillants de la marque et les traits caract\u00e9ristiques de l&rsquo;individu partagent un noyau commun d&rsquo;\u00e9quivalence symbolique.<\/p>\n<h3>2. L&rsquo;identification subjective<\/h3>\n<p>L&rsquo;identification va au-del\u00e0 de la similitude per\u00e7ue : elle englobe un sentiment d&rsquo;unit\u00e9 o\u00f9 les fronti\u00e8res psychologiques entre le soi et l&rsquo;entit\u00e9 externe deviennent poreuses. Le consommateur s&rsquo;identifie personnellement \u00e0 la marque (<em>\u00ab Je peux m&rsquo;identifier \u00e0 cette marque \u00bb<\/em>). Si la marque \u00e9tait personnifi\u00e9e, l&rsquo;individu la percevrait comme un alter ego ou un membre de son groupe psychologique restreint.<\/p>\n<h3>3. L&rsquo;int\u00e9gration dans le projet de vie et la construction du soi<\/h3>\n<p>Cette composante examine le r\u00f4le dynamique et t\u00e9l\u00e9ologique de la marque dans l&rsquo;auto-perfectionnement ou l&rsquo;auto-actualisation. La marque n&rsquo;est pas seulement le miroir de l&rsquo;\u00e9tat pr\u00e9sent ; elle participe activement \u00e0 la construction de l&rsquo;identit\u00e9 d\u00e9sir\u00e9e (<em>\u00ab Cette marque m&rsquo;aide \u00e0 devenir le genre de personne que je souhaite \u00eatre \u00bb<\/em>). Elle agit comme un instrument d&#8217;empowerment symbolique.<\/p>\n<h3>4. L&rsquo;expression et la communication symbolique vers autrui<\/h3>\n<p>Le concept inclut l&rsquo;utilisation de la marque en tant qu&rsquo;artefact s\u00e9miotique destin\u00e9 au public (<em>\u00ab J&rsquo;utilise cette marque pour communiquer qui je suis aux autres \u00bb<\/em>). Dans le cadre de la th\u00e9orie du <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Symbolic_interactionism\">socioconstructivisme symbolique<\/a>, les biens consomm\u00e9s transmettent des signaux identitaires codifi\u00e9s afin d&rsquo;attester de son appartenance \u00e0 certaines sph\u00e8res sociales ou sous-cultures.<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle de congruence de soi avec la marque est solidement ancr\u00e9e \u00e0 la crois\u00e9e de trois cadres th\u00e9oriques cardinaux de la psychologie et des sciences sociales :<\/p>\n<h3>La th\u00e9orie du soi \u00e9tendu (Extended Self Theory)<\/h3>\n<p>Formul\u00e9e initialement par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Russell_W._Belk\">Russell W. Belk<\/a> (1988), la th\u00e9orie du soi \u00e9tendu postule que nos possessions, nos pr\u00e9f\u00e9rences esth\u00e9tiques et les symboles commerciaux que nous consommons ne sont pas de simples entit\u00e9s externes, mais des prolongements directs de notre identit\u00e9 psychologique. Selon Belk, \u00ab nous sommes ce que nous poss\u00e9dons \u00bb. Escalas et Bettman appliquent ce postulat \u00e0 l&rsquo;univers immat\u00e9riel et abstrait des marques : l&rsquo;int\u00e9gration cognitive d&rsquo;une marque au soi \u00e9tendu conf\u00e8re \u00e0 celle-ci le statut de partie int\u00e9grante de l&rsquo;individualit\u00e9 du sujet.<\/p>\n<h3>La th\u00e9orie de l&rsquo;identit\u00e9 sociale et les groupes de r\u00e9f\u00e9rence<\/h3>\n<p>D\u00e9velopp\u00e9e par Henri Tajfel et John Turner (1979), la <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Social_identity_theory\">th\u00e9orie de l&rsquo;identit\u00e9 sociale<\/a> affirme que le concept de soi d&rsquo;un individu d\u00e9rive en grande partie de son appartenance \u00e0 des cat\u00e9gories et groupes sociaux distincts. Escalas et Bettman (2003) \u00e9tendent cette perspective en d\u00e9montrant que les associations d&rsquo;une marque sont fr\u00e9quemment forg\u00e9es par les groupes de r\u00e9f\u00e9rence qui l&rsquo;utilisent. Si un consommateur aspire \u00e0 appartenir \u00e0 un groupe donn\u00e9 (groupe d&rsquo;aspiration) ou en fait d\u00e9j\u00e0 partie (groupe d&rsquo;appartenance\/endogroupe), il va transf\u00e9rer la valeur symbolique du groupe vers la marque, puis internaliser cette marque pour renforcer son propre sentiment de coh\u00e9rence identitaire. \u00c0 l&rsquo;inverse, si une marque est associ\u00e9e \u00e0 un groupe r\u00e9pulsif (groupe dissociatif ou exogroupe ind\u00e9sirable), la congruence est rejet\u00e9e pour pr\u00e9server l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 du soi.<\/p>\n<h3>La th\u00e9orie de l&rsquo;autor\u00e9gulation et du self-concept de Higgins<\/h3>\n<p>Les mod\u00e8les de divergences du soi de <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/E._Tory_Higgins\">E. Tory Higgins<\/a> (1987) \u00e9clairent la dimension dynamique de cette congruence : les marques servent d&rsquo;outils d&rsquo;autor\u00e9gulation permettant de r\u00e9duire l&rsquo;\u00e9cart entre le soi r\u00e9el et le soi id\u00e9al, procurant un soulagement psychologique et un sentiment d&rsquo;alignement existentiel.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9valuation psychom\u00e9trique men\u00e9e par Escalas et Bettman (2003) ainsi que par de nombreuses r\u00e9plications subs\u00e9quentes (p. ex., Escalas, 2004 ; Ferraro, Bettman &amp; Chartrand, 2009) a document\u00e9 des indices rigoureux de validit\u00e9 :<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de construit et validit\u00e9 convergente<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 convergente a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e par des corr\u00e9lations hautement significatives et positives avec des construits connexes mais th\u00e9oriquement distincts, tels que l&rsquo;attachement \u00e9motionnel \u00e0 la marque (<em>Brand Attachment<\/em> de Thomson, MacInnis &amp; Park, 2005 ; r &asymp; 0,65 \u00e0 0,78), la fid\u00e9lit\u00e9 attitudinale et le concept de personnalit\u00e9 de marque congruente (Aaker, 1997). L&rsquo;analyse de la variance moyenne extraite (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Average_variance_extracted\">AVE<\/a>) d\u00e9passe couramment 0,70, ce qui atteste qu&rsquo;une majorit\u00e9 substantielle de la variance des items d\u00e9coule directement de la variable latente.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 discriminante<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 discriminante a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e vis-\u00e0-vis des mesures d&rsquo;attitude globale envers la marque (<em>Brand Attitude<\/em>) et d&rsquo;intention d&rsquo;achat imm\u00e9diate. Si un consommateur peut manifester une attitude tr\u00e8s favorable \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard d&rsquo;une marque de luxe ou d&rsquo;une voiture de sport (reconnaissant son excellence fonctionnelle ou esth\u00e9tique), il peut simultan\u00e9ment pr\u00e9senter un score tr\u00e8s faible sur l&rsquo;\u00e9chelle de congruence s&rsquo;il n&rsquo;incorpore pas les valeurs de cette marque dans son identit\u00e9 propre. Les mod\u00e8les d&rsquo;\u00e9quations structurelles r\u00e9v\u00e8lent que les indices d&rsquo;ajustement se d\u00e9gradent fortement lorsque la congruence et l&rsquo;attitude globale sont fusionn\u00e9es en un seul facteur.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 pr\u00e9dictive et nomologique<\/h3>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle a d\u00e9montr\u00e9 un pouvoir pr\u00e9dictif \u00e9lev\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de comportements r\u00e9els et de processus cognitifs complexes :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>R\u00e9sistance au changement d&rsquo;attitude :<\/strong> Les consommateurs affichant un score \u00e9lev\u00e9 de congruence d\u00e9fendent activement la marque lorsqu&rsquo;elle fait l&rsquo;objet d&rsquo;all\u00e9gations d\u00e9favorables, adoptant des biais de confirmation pour prot\u00e9ger l&rsquo;image de celle-ci, car sa d\u00e9valorisation entamerait leur propre estime de soi.<\/li>\n<li><strong>Effet mod\u00e9rateur des groupes :<\/strong> Dans l&rsquo;\u00e9tude princeps d&rsquo;Escalas et Bettman (2003), l&rsquo;interaction entre l&rsquo;association du groupe d&rsquo;appartenance et la force du lien de congruence pr\u00e9dit significativement l&rsquo;\u00e9valuation des extensions de gamme et l&rsquo;engagement \u00e0 long terme.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 psychom\u00e9trique de l&rsquo;\u00e9chelle de Congruence (Soi avec la Marque) a fait l&rsquo;objet d&rsquo;\u00e9valuations m\u00e9thodiques r\u00e9currentes au sein d&rsquo;\u00e9chantillons vari\u00e9s de consommateurs :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Coh\u00e9rence interne :<\/strong> Dans l&rsquo;article fondateur d&rsquo;Escalas et Bettman (2003), le coefficient <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Cronbach%27s_alpha\">alpha de Cronbach<\/a> (&alpha;) pour l&rsquo;\u00e9chelle globale de 7 items s&rsquo;\u00e9levait \u00e0 <strong>0,96<\/strong>, t\u00e9moignant d&rsquo;une excellente consistance interne sans redondance excessive. Des \u00e9tudes ult\u00e9rieures men\u00e9es par Escalas (2004) ont rapport\u00e9 des coefficients &alpha; s&rsquo;\u00e9chelonnant constamment entre <strong>0,91<\/strong> et <strong>0,95<\/strong>.<\/li>\n<li><strong>Fiabilit\u00e9 composite (Composite Reliability &#8211; CR) :<\/strong> L&rsquo;analyse de la fiabilit\u00e9 composite dans le cadre de mod\u00e9lisations structurelles par \u00e9quations d&rsquo;estimation indique des indices &rho; de Werts-Linn-J\u00f6reskog sup\u00e9rieurs \u00e0 <strong>0,92<\/strong>, confirmant que le construit latent capture fid\u00e8lement la variance commune des items.<\/li>\n<li><strong>Stabilit\u00e9 temporelle (Test-Retest) :<\/strong> Bien que les attitudes de consommation soient susceptibles d&rsquo;\u00e9voluer sous l&rsquo;effet de campagnes marketing soutenues, les \u00e9tudes longitudinales \u00e9valuant les marques fondamentales (ancr\u00e9es dans les habitudes de vie des sujets) font \u00e9tat de corr\u00e9lations de fid\u00e9lit\u00e9 test-retest \u00e0 quatre semaines de l&rsquo;ordre de <em>r = 0,82 \u00e0 0,87<\/em>, attestant de la stabilit\u00e9 de la connexion identitaire en l&rsquo;absence de chocs r\u00e9putationnels.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>Les propri\u00e9t\u00e9s factorielles de l&rsquo;instrument ont \u00e9t\u00e9 examin\u00e9es \u00e0 la fois par l&rsquo;analyse factorielle exploratoire (AFE) et l&rsquo;analyse factorielle confirmatoire (AFC) :<\/p>\n<h3>Structure factorielle exploratoire (AFE)<\/h3>\n<p>L&rsquo;extraction initiale par analyse en composantes principales (ACP) ou factorisation en axes principaux suivie d&rsquo;une rotation oblique (Promax ou Oblimin) met en \u00e9vidence l&rsquo;\u00e9mergence constante d&rsquo;un seul facteur pr\u00e9dominant poss\u00e9dant une valeur propre (eigenvalue) largement sup\u00e9rieure \u00e0 1 (souvent sup\u00e9rieure \u00e0 5,0), expliquant \u00e0 lui seul plus de 70 % \u00e0 78 % de la variance totale observ\u00e9e. Tous les items pr\u00e9sentent des charges factorielles (loadings) robustes, g\u00e9n\u00e9ralement situ\u00e9es entre 0,78 et 0,93, ce qui confirme l&rsquo;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 unifactorielle de la mesure.<\/p>\n<h3>Mod\u00e9lisation confirmatoire (AFC)<\/h3>\n<p>L&rsquo;ad\u00e9quation des donn\u00e9es au mod\u00e8le factoriel unifactoriel a \u00e9t\u00e9 valid\u00e9e via les indices d&rsquo;ajustement standard :<\/p>\n<ul>\n<li><em>Chi-deux normalis\u00e9 (&chi;&sup2;\/ddl) :<\/em> g\u00e9n\u00e9ralement inf\u00e9rieur au seuil critique de 3,0 (souvent entre 1,4 et 2,2).<\/li>\n<li><em>CFI (Comparative Fit Index) :<\/em> valeurs fr\u00e9quemment comprises entre 0,96 et 0,99.<\/li>\n<li><em>TLI (Tucker-Lewis Index) :<\/em> valeurs r\u00e9guli\u00e8res au-del\u00e0 de 0,95.<\/li>\n<li><em>RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) :<\/em> valeurs g\u00e9n\u00e9ralement comprises entre 0,035 et 0,062, avec des intervalles de confiance \u00e0 90 % satisfaisants.<\/li>\n<li><em>SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) :<\/em> valeurs inf\u00e9rieures \u00e0 0,04.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces donn\u00e9es confirment que la structure unifactorielle est empiriquement ad\u00e9quate pour rendre compte de l&rsquo;int\u00e9gration globale de la marque dans le concept de soi.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Nom complet de l&rsquo;instrument :<\/strong> \u00c9chelle de Congruence Soi-Marque \/ Connexion de Soi \u00e0 la Marque (Self-Brand Connection Scale &#8211; SBC \/ CON).<\/li>\n<li><strong>Auteurs :<\/strong> Jennifer Edson Escalas et James R. Bettman (2003).<\/li>\n<li><strong>Type de passation :<\/strong> Auto-questionnaire individuel (papier-crayon, passation en ligne ou sur terminal mobile).<\/li>\n<li><strong>Population cible :<\/strong> Consommateurs adultes et adolescents en capacit\u00e9 d&rsquo;\u00e9valuer des marques commerciales, des produits culturels ou des embl\u00e8mes institutionnels.<\/li>\n<li><strong>Nombre total d&rsquo;items :<\/strong> 7 items sous leur forme canonique la plus couramment utilis\u00e9e.<\/li>\n<li><strong>Format des r\u00e9ponses :<\/strong> \u00c9chelle de Likert \u00e0 7 points : de 1 (\u00ab Pas du tout d&rsquo;accord \u00bb \/ <em>Strongly disagree<\/em>) \u00e0 7 (\u00ab Tout \u00e0 fait d&rsquo;accord \u00bb \/ <em>Strongly agree<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Calcul du score :<\/strong> Le score global de congruence s&rsquo;obtient en effectuant la moyenne arithm\u00e9tique ou la somme brute des r\u00e9ponses fournies aux 7 items. Tous les items sont orient\u00e9s positivement ; aucune inversion de codage n&rsquo;est requise. Un score \u00e9lev\u00e9 refl\u00e8te une assimilation \u00e9troite de la marque dans l&rsquo;identit\u00e9 du r\u00e9pondant.<\/li>\n<li><strong>Temps moyen de compl\u00e9tion :<\/strong> Environ 2 \u00e0 3 minutes par marque \u00e9valu\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &#038; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de publication initiale :<\/strong> 2003 (publi\u00e9 dans le <em>Journal of Consumer Psychology<\/em>).<\/li>\n<li><strong>Statut du droit d&rsquo;auteur :<\/strong> Le contenu intellectuel est r\u00e9gi par les droits \u00e9ditoriaux de la publication originale (Society for Consumer Psychology \/ Taylor &amp; Francis \/ John Wiley &amp; Sons selon les p\u00e9riodes d&rsquo;\u00e9dition).<\/li>\n<li><strong>Conditions d&rsquo;utilisation et permissions :<\/strong> L&rsquo;utilisation des items dans le cadre de recherches acad\u00e9miques non commerciales est g\u00e9n\u00e9ralement autoris\u00e9e selon le principe de l&rsquo;usage loyal (<em>fair use<\/em>), sous r\u00e9serve d&rsquo;une citation bibliographique formelle de l&rsquo;article princeps d&rsquo;Escalas et Bettman (2003). Pour tout d\u00e9ploiement dans le cadre de diagnostics commerciaux, de panels de consommation propri\u00e9taires ou d&rsquo;applications lucratives, les chercheurs et praticiens doivent v\u00e9rifier les accords de licence aupr\u00e8s des \u00e9diteurs du journal ou des auteurs.<\/li>\n<li><strong>Tarif d&rsquo;acquisition :<\/strong> Gratuit pour une utilisation acad\u00e9mique standard dans le cadre des protocoles universitaires.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<p>Aaker, J. L. (1997). Dimensions of brand personality. <em>Journal of Marketing Research<\/em>, 34(3), 347\u2013356. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1177\/002224379703400304\">https:\/\/doi.org\/10.1177\/002224379703400304<\/a><\/p>\n<p>Belk, R. W. (1988). Possessions and the extended self. <em>Journal of Consumer Research<\/em>, 15(2), 139\u2013168. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1086\/209154\">https:\/\/doi.org\/10.1086\/209154<\/a><\/p>\n<p>Escalas, J. E. (2004). Narrative processing and brand self-connection. <em>Consumer Psychology Review<\/em> \/ <em>Journal of Consumer Psychology<\/em>, 14(1\u20132), 168\u2013180. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1207\/s15327663jcp1401&#038;2_19\">https:\/\/doi.org\/10.1207\/s15327663jcp1401&amp;2_19<\/a><\/p>\n<p>Escalas, J. E., &amp; Bettman, J. R. (2003). You are what they eat: The influence of reference groups on consumers\u2019 connections to brands. <em>Journal of Consumer Psychology<\/em>, 13(3), 339\u2013348. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1207\/S15327663JCP1303_09\">https:\/\/doi.org\/10.1207\/S15327663JCP1303_09<\/a><\/p>\n<p>Escalas, J. E., &amp; Bettman, J. R. (2005). Self-construal, reference groups, and brand meaning. <em>Journal of Consumer Research<\/em>, 32(3), 378\u2013389. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1086\/497549\">https:\/\/doi.org\/10.1086\/497549<\/a><\/p>\n<p>Ferraro, R., Bettman, J. R., &amp; Chartrand, T. L. (2009). The power of strangers: The effect of incidental consumer brand encounters on brand choice. <em>Journal of Consumer Research<\/em>, 35(5), 729\u2013741. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1086\/592944\">https:\/\/doi.org\/10.1086\/592944<\/a><\/p>\n<p>Higgins, E. T. (1987). Self-discrepancy: A theory relating self and affect. <em>Psychological Review<\/em>, 94(3), 319\u2013340. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/0033-295X.94.3.319\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/0033-295X.94.3.319<\/a><\/p>\n<p>Tajfel, H., &amp; Turner, J. C. (1979). An integrative theory of intergroup conflict. Dans W. G. Austin &amp; S. Worchel (\u00c9ds.), <em>The social psychology of intergroup relations<\/em> (pp. 33\u201347). Brooks\/Cole.<\/p>\n<p>Thomson, M., MacInnis, D. J., &amp; Park, C. W. (2005). The ties that bind: Measuring the strength of consumers\u2019 emotional attachments to brands. <em>Journal of Consumer Psychology<\/em>, 15(1), 77\u201391. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1207\/s15327663jcp1501_10\">https:\/\/doi.org\/10.1207\/s15327663jcp1501_10<\/a><\/p>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle canonique d\u00e9velopp\u00e9e par Jennifer Edson Escalas et James R. Bettman (2003) se compose de sept affirmations pr\u00e9sent\u00e9es sous format Likert. Conform\u00e9ment aux dispositions de l&rsquo;instrument d&rsquo;origine, chaque participant \u00e9value son degr\u00e9 d&rsquo;accord par rapport \u00e0 une marque d\u00e9sign\u00e9e sp\u00e9cifique.<\/p>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p><strong>Instructions to participants:<\/strong> <em>Please indicate your level of agreement or disagreement with each of the following statements regarding [Brand Name], using the 7-point scale where 1 = Strongly Disagree and 7 = Strongly Agree.<\/em><\/p>\n<ol style=\"line-height: 1.8;\">\n<li>[Brand Name] reflects who I am.<\/li>\n<li>I can identify with [Brand Name].<\/li>\n<li>I feel a personal connection to [Brand Name].<\/li>\n<li>I use [Brand Name] to communicate who I am to other people.<\/li>\n<li>I think [Brand Name] helps me become the type of person I want to be.<\/li>\n<li>I consider [Brand Name] to be &ldquo;me&rdquo; (it reflects who I consider myself to be or the impression that I like to make on others).<\/li>\n<li>[Brand Name] suits me well.<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Analyse psychom\u00e9trique d\u00e9taill\u00e9e de l&rsquo;\u00e9chelle de Congruence (Soi avec la Marque) d\u00e9velopp\u00e9e par Escalas et Bettman (2003), incluant son cadre th\u00e9orique, sa validit\u00e9, sa fid\u00e9lit\u00e9 et son instrument d&rsquo;\u00e9valuation.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[10398,852,2],"tags":[991,1199,15316,17793,2641,16],"class_list":["post-12320","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-echelles-dattachement","category-psychologie-du-consommateur","category-psychometrie","tag-attachement-a-la-marque","tag-concept-de-soi","tag-congruence-soi-marque","tag-escalas-et-bettman","tag-identite-sociale","tag-psychometrie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/12320","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=12320"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/12320\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=12320"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=12320"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=12320"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}