{"id":12295,"date":"2026-10-02T15:39:45","date_gmt":"2026-10-02T15:39:45","guid":{"rendered":"http:\/\/french.arabpsychology.com\/scales\/croyances-relatives-a-l-entreprise-crb\/"},"modified":"2026-10-02T15:39:45","modified_gmt":"2026-10-02T15:39:45","slug":"croyances-relatives-a-l-entreprise-crb","status":"publish","type":"psych_scale","link":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/?psych_scale=croyances-relatives-a-l-entreprise-crb","title":{"rendered":"Croyances Relatives \u00e0 l&rsquo;Entreprise (CRB)"},"content":{"rendered":"<h2>1. R\u00e9sum\u00e9 \/ Abstract<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle des <strong>Croyances Relatives \u00e0 l&rsquo;Entreprise<\/strong> (<em>Company-Related Beliefs<\/em>, CRB), introduite par <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1509\/jmkg.71.3.012\">Gabriel J. Biehal et Daniel A. Sheinin (2007)<\/a> dans leur recherche fondamentale publi\u00e9e au sein du <em>Journal of Marketing<\/em>, est un instrument psychom\u00e9trique con\u00e7u pour \u00e9valuer la structure cognitive globale des perceptions qu&rsquo;un consommateur ou un observateur entretient \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard d&rsquo;une organisation corporative. Dans le contexte de la psychologie du consommateur et de la gestion strat\u00e9gique de marque, cette \u00e9chelle unidimensionnelle capture la synth\u00e8se \u00e9valuative qu&rsquo;op\u00e8re un individu concernant des dimensions cardinales du fonctionnement d&rsquo;une firme : la sup\u00e9riorit\u00e9 qualitative de ses produits, son leadership en mati\u00e8re d&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Innovation\">innovation technologique<\/a>, son rapport qualit\u00e9-prix, la comp\u00e9tence manag\u00e9riale globale et la solidit\u00e9 de sa r\u00e9putation institutionnelle.<\/p>\n<p>Compos\u00e9e de cinq items concis, l&rsquo;\u00e9chelle CRB utilise un format de r\u00e9ponse de type Likert en 7 points allant de 1 (\u00ab fortement en d\u00e9saccord \u00bb) \u00e0 7 (\u00ab fortement d&rsquo;accord \u00bb). La proc\u00e9dure de cotation consiste en une agr\u00e9gation lin\u00e9aire (moyenne arithm\u00e9tique simple) produisant un score continu de croyances relatives \u00e0 l&rsquo;entreprise. Sur le plan psychom\u00e9trique, l&rsquo;instrument d\u00e9montre une consistance interne remarquable, avec des coefficients de fid\u00e9lit\u00e9 (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Alpha_de_Cronbach\">alpha de Cronbach<\/a>) oscillant g\u00e9n\u00e9ralement entre 0,86 et 0,93 selon les contextes exp\u00e9rimentaux et r\u00e9els. La structure factorielle se caract\u00e9rise par une unidimensionnalit\u00e9 robuste \u00e9tay\u00e9e par des analyses factorielles confirmatoires rigoureuses, pr\u00e9sentant des saturations factorielles \u00e9lev\u00e9es (> 0,70) pour chaque \u00e9nonc\u00e9.<\/p>\n<p>L&rsquo;utilit\u00e9 principale de cette \u00e9chelle r\u00e9side dans sa capacit\u00e9 \u00e0 mod\u00e9liser la dynamique cognitive descendante (<em>top-down<\/em>) et ascendante (<em>bottom-up<\/em>) entre la communication institutionnelle globale et l&rsquo;\u00e9valuation individuelle des gammes de produits. Elle permet de quantifier pr\u00e9cis\u00e9ment l&rsquo;effet de transfert d&rsquo;associations cognitives (<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Effet_de_halo\">effet de halo<\/a> corporatif) et s&rsquo;av\u00e8re particuli\u00e8rement pertinente pour \u00e9valuer l&rsquo;impact des campagnes publicitaires corporatives, des crises de r\u00e9putation ou des fusions-acquisitions sur le capital de marque per\u00e7u.<\/p>\n<h2>2. Mots-cl\u00e9s \/ Keywords<\/h2>\n<p>Croyances corporatives, r\u00e9putation d&rsquo;entreprise, psychologie du consommateur, capital de marque, effet de halo, \u00e9valuation cognitive, innovation technologique, gouvernance manag\u00e9riale, communication d&rsquo;entreprise, psychom\u00e9trie marketing.<\/p>\n<h2>3. Auteurs \/ Authors<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e et valid\u00e9e par deux figures majeures de la recherche en marketing et comportement du consommateur :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Gabriel J. Biehal<\/strong> : Professeur \u00e9m\u00e9rite de marketing \u00e0 la <em><a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/www.pamplin.vt.edu\/\">Pamplin College of Business<\/a><\/em>, Virginia Polytechnic Institute and State University (Virginia Tech), Blacksburg, Virginie, \u00c9tats-Unis. Ses travaux portent sur le traitement de l&rsquo;information par le consommateur, les processus de d\u00e9cision, la m\u00e9moire et l&rsquo;impact de la communication publicitaire sur le choix des marques. (Contact institutionnel : Department of Marketing, Virginia Tech).<\/li>\n<li><strong>Daniel A. Sheinin<\/strong> : Professeur de marketing \u00e0 la <em><a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/business.uri.edu\/\">College of Business<\/a><\/em>, University of Rhode Island, Kingston, Rhode Island, \u00c9tats-Unis. Sp\u00e9cialiste reconnu des architectures de marque, des extensions de gamme et de la mani\u00e8re dont les messages institutionnels influencent les portefeuilles de produits. (Courriel institutionnel : dsheinin@uri.edu).<\/li>\n<\/ul>\n<h2>4. Objectif \/ Purpose<\/h2>\n<p>L&rsquo;objectif fondamental de l&rsquo;instrument <em>Company-Related Beliefs<\/em> est d&rsquo;op\u00e9rationnaliser et de quantifier la structure mentale synth\u00e9tique que les consommateurs construisent autour d&rsquo;une entit\u00e9 corporative. Avant les travaux de Biehal et Sheinin (2007), la litt\u00e9rature marketing explorait fr\u00e9quemment l&rsquo;attitude g\u00e9n\u00e9rale envers l&rsquo;entreprise (\u00ab attitude toward the company \u00bb), mais cette approche purement affective \u00e9chouait \u00e0 capturer les piliers cognitifs explicites qui sous-tendent une telle \u00e9valuation. L&rsquo;\u00e9chelle CRB a donc \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifiquement \u00e9labor\u00e9e pour mesurer les <em>croyances descriptives et inf\u00e9rentielles<\/em> relatives \u00e0 des comp\u00e9tences et attributs cruciaux de la firme.<\/p>\n<p>Sur le plan th\u00e9orique et empirique, l&rsquo;\u00e9chelle r\u00e9pond \u00e0 trois imp\u00e9ratifs majeurs :<\/p>\n<ol>\n<li><strong>Isoler l&rsquo;impact cognitif de la communication institutionnelle :<\/strong> Les entreprises investissent massivement dans des messages institutionnels (messages d&rsquo;entreprise vantant l&rsquo;innovation, l&rsquo;expertise ou la responsabilit\u00e9 globale). L&rsquo;\u00e9chelle CRB permet de mesurer si ces communications modifient efficacement la constellation de croyances envers l&rsquo;organisation globale ind\u00e9pendamment d&rsquo;un produit particulier.<\/li>\n<li><strong>Comprendre le m\u00e9canisme de transfert inter-niveaux (Corporate to Product) :<\/strong> Dans une structure de portefeuille de produits, la firme cherche \u00e0 d\u00e9terminer comment les croyances globales irradient vers des produits sp\u00e9cifiques (effet descendant) ou comment, inversement, le lancement d&rsquo;un produit innovant ou d\u00e9fectueux modifie les croyances envers l&rsquo;entreprise parente (effet ascendant).<\/li>\n<li><strong>Fournir une mesure standardis\u00e9e, parcimonieuse et robuste :<\/strong> De nombreux inventaires de r\u00e9putation comptent plusieurs dizaines d&rsquo;items, ce qui les rend impraticables dans des protocoles exp\u00e9rimentaux complexes o\u00f9 le temps d&rsquo;attention des participants et la charge cognitive sont des contraintes critiques. La CRB r\u00e9sout cette limitation par un format resserr\u00e9 \u00e0 5 items pr\u00e9sentant d&rsquo;excellentes qualit\u00e9s m\u00e9trologiques.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Dans la recherche appliqu\u00e9e, cet outil trouve son utilit\u00e9 lors des audits de marque, de l&rsquo;\u00e9valuation pr\u00e9- et post-crise manag\u00e9riale, de l&rsquo;analyse comparative des concurrents sectoriels et de l&rsquo;\u00e9tude de l&rsquo;impact des engagements soci\u00e9taux ou technologiques sur la valeur per\u00e7ue de l&rsquo;entreprise.<\/p>\n<h2>5. Construit psychologique \/ Construct<\/h2>\n<p>Le construit psychologique des <strong>Croyances Relatives \u00e0 l&rsquo;Entreprise<\/strong> rel\u00e8ve de la psychologie cognitive appliqu\u00e9e au traitement de l&rsquo;information persuasive. Contrairement \u00e0 une attitude (qui est une pr\u00e9disposition \u00e9valuative globale de valence positive ou n\u00e9gative), une <em>croyance<\/em> est d\u00e9finie en psychologie sociale comme le lien subjectif qu&rsquo;un individu \u00e9tablit entre un objet (ici, l&rsquo;entreprise) et un attribut sp\u00e9cifique (Fishbein &#038; Ajzen, 1975). Bien que con\u00e7ue comme un construit de second ordre unidimensionnel dans l&rsquo;op\u00e9rationnalisation finale de Biehal et Sheinin, l&rsquo;\u00e9chelle int\u00e8gre cinq piliers cognitifs fondamentaux interconnect\u00e9s :<\/p>\n<h3>1. Qualit\u00e9 globale per\u00e7ue de l&rsquo;offre (High-Quality Products)<\/h3>\n<p>Ce pilier mesure la conviction cognitive que la firme est structurellement capable de d\u00e9livrer des produits de haut niveau qualitatif. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une attente d&rsquo;excellence intrins\u00e8que bas\u00e9e sur l&rsquo;historique de consommation ou sur les repr\u00e9sentations symboliques de la marque.<\/p>\n<h3>2. Leadership technologique et innovation (Leader in Technological Innovation)<\/h3>\n<p>Cette composante \u00e9value la perception du dynamisme avant-gardiste de l&rsquo;organisation. L&rsquo;innovation per\u00e7ue conf\u00e8re \u00e0 l&rsquo;entreprise une l\u00e9gitimit\u00e9 de modernit\u00e9, d&rsquo;expertise R&#038;D et de vision prospective, ce qui influence directement l&rsquo;attractivit\u00e9 future de ses propositions commerciales.<\/p>\n<h3>3. Valeur \u00e9conomique relative \/ Rapport qualit\u00e9-prix (Good Value for the Money)<\/h3>\n<p>Ce domaine cognitif appr\u00e9hende le sentiment d&rsquo;\u00e9quit\u00e9 transactionnelle. Il refl\u00e8te la croyance que la firme ne pratique pas une tarification d\u00e9connect\u00e9e de ses m\u00e9rites intrins\u00e8ques et qu&rsquo;elle maximise le retour sur investissement per\u00e7u pour l&rsquo;acqu\u00e9reur.<\/p>\n<h3>4. Excellence de gouvernance manag\u00e9riale (Well-Managed Company)<\/h3>\n<p>Cette facette sonde la croyance en l&rsquo;efficacit\u00e9 op\u00e9rationnelle, la comp\u00e9tence ex\u00e9cutive et la stabilit\u00e9 interne de l&rsquo;organisation. Un consommateur estimant qu&rsquo;une entreprise est bien g\u00e9r\u00e9e projette sur elle des attributs de fiabilit\u00e9, de s\u00e9curit\u00e9 et de p\u00e9rennit\u00e9.<\/p>\n<h3>5. Capital r\u00e9putationnel institutionnel (Strong Reputation)<\/h3>\n<p>Cet item capture la dimension de consensus social per\u00e7u. La r\u00e9putation est la croyance m\u00e9tacognitive que la collectivit\u00e9 accorde une haute estime \u00e0 la firme, validant ainsi socialement le choix de l&rsquo;individu d&rsquo;interagir avec elle.<\/p>\n<h2>6. Cadre th\u00e9orique \/ Theoretical Framework<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle CRB s&rsquo;ancre dans plusieurs th\u00e9ories cardinales de la psychologie cognitive et du comportement du consommateur :<\/p>\n<h3>Le Mod\u00e8le de l&rsquo;Int\u00e9gration de l&rsquo;Information (Anderson, 1981)<\/h3>\n<p>Selon la th\u00e9orie de l&rsquo;int\u00e9gration de l&rsquo;information de <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Information_integration_theory\">Norman H. Anderson<\/a>, les individus combinent de multiples indices informationnels pour former un jugement global. Biehal et Sheinin (2007) postulent que les messages institutionnels agissent comme des stimuli initiaux qui mettent \u00e0 jour le syst\u00e8me de croyances corporatives (les CRB). Ces croyances deviennent \u00e0 leur tour des entr\u00e9es pond\u00e9r\u00e9es dans le calcul d&rsquo;\u00e9valuation de produits nouveaux ou existants.<\/p>\n<h3>La Th\u00e9orie de l&rsquo;Action Raisonn\u00e9e et les Mod\u00e8les Multi-Attributs (Fishbein &#038; Ajzen, 1975)<\/h3>\n<p>L&rsquo;approche de Fishbein et Ajzen distingue explicitement les croyances (cognitions), les attitudes (affects) et les intentions comportementales. L&rsquo;\u00e9chelle CRB se focalise d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment sur le niveau amont des croyances multi-attributs. Selon ce paradigme, modifier la croyance quant au statut de leader technologique d&rsquo;une firme ou quant \u00e0 la qualit\u00e9 de son management engendre une cascade causale modifiant subs\u00e9quemment l&rsquo;attitude globale et l&rsquo;intention d&rsquo;achat.<\/p>\n<h3>L&rsquo;Effet de Halo et les Mod\u00e8les de R\u00e9seau Associatif de la M\u00e9moire<\/h3>\n<p>En vertu du mod\u00e8le de m\u00e9moire associative d&rsquo;Anderson et Bower, les connaissances sur une marque corporative sont stock\u00e9es sous forme de n\u0153uds reli\u00e9s par des liens associatifs. L&rsquo;<a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Effet_de_halo\">effet de halo<\/a> (Thorndike, 1920) sugg\u00e8re qu&rsquo;une \u00e9valuation positive sur un n\u0153ud central corporatif (ex. \u00ab entreprise bien g\u00e9r\u00e9e \u00bb) se propage automatiquement aux n\u0153uds adjacents (ex. perception d&rsquo;une nouveaut\u00e9 produite par cette firme). Biehal et Sheinin ont d\u00e9montr\u00e9 que les CRB jouent le r\u00f4le de m\u00e9diateur cognitif dans cette dynamique de diffusion d&rsquo;affects et d&rsquo;inf\u00e9rences.<\/p>\n<h2>7. Validit\u00e9 \/ Validity<\/h2>\n<p>La validit\u00e9 psychom\u00e9trique de l&rsquo;\u00e9chelle des <em>Company-Related Beliefs<\/em> a \u00e9t\u00e9 rigoureusement d\u00e9montr\u00e9e dans l&rsquo;\u00e9tude princeps de Biehal et Sheinin (2007) ainsi que dans plusieurs extensions de la litt\u00e9rature en communication corporative.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 de contenu et de construit<\/h3>\n<p>Les items ont \u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9r\u00e9s \u00e0 partir d&rsquo;une revue approfondie des \u00e9crits sur la r\u00e9putation d&rsquo;entreprise (Brown &#038; Dacin, 1997 ; Fombrun et al., 2000) et des tests pr\u00e9alables aupr\u00e8s de panels de consommateurs afin de garantir que les 5 items recouvraient les dimensions fondamentales sans redondance s\u00e9mantique excessive. Les analyses factorielles d\u00e9montrent une convergence tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e de l&rsquo;ensemble des items sur un facteur unique, attestant d&rsquo;une excellente repr\u00e9sentativit\u00e9 du domaine conceptuel cibl\u00e9.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 convergente<\/h3>\n<p>La validit\u00e9 convergente est \u00e9tay\u00e9e par la variance moyenne extraite (AVE &#8211; <em>Average Variance Extracted<\/em>) qui d\u00e9passe couramment le seuil standard de 0,60, indiquant que plus de 60 % de la variance des indicateurs est captur\u00e9e par le construit sous-jacent. De surcro\u00eet, les scores de CRB pr\u00e9sentent des corr\u00e9lations positives statistiquement significatives (p < 0,001) avec l'attitude g\u00e9n\u00e9rale envers l'entreprise (<em>Attitude toward the Company<\/em>, <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"r \\approx 0,72\">$r \\approx 0,72$<\/span> \u00e0 $0,81$) et la confiance accord\u00e9e \u00e0 l&rsquo;organisation.<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 discriminante<\/h3>\n<p>L&rsquo;\u00e9chelle se distingue nettement des mesures d&rsquo;attitude envers des produits sp\u00e9cifiques du portefeuille (<em>Product-Related Beliefs<\/em> \/ <em>Attitude toward the Product<\/em>). L&rsquo;analyse des matrices de corr\u00e9lation selon le crit\u00e8re de Fornell et Larcker d\u00e9montre que la racine carr\u00e9e de l&rsquo;AVE pour le facteur CRB est syst\u00e9matiquement sup\u00e9rieure \u00e0 ses corr\u00e9lations avec les autres construits latents environnants (tels que la familiarit\u00e9 avec la cat\u00e9gorie, le scepticisme envers la publicit\u00e9 ou l&rsquo;\u00e9valuation de marque produit).<\/p>\n<h3>Validit\u00e9 pr\u00e9dictive et nomologique<\/h3>\n<p>L&rsquo;\u00e9tude exp\u00e9rimentale de Biehal et Sheinin (2007) a \u00e9tabli que les scores de l&rsquo;\u00e9chelle CRB pr\u00e9disent de mani\u00e8re hautement significative l&rsquo;\u00e9valuation des produits du portefeuille, en servant de m\u00e9diateur complet ou partiel entre l&rsquo;exposition aux messages d&rsquo;entreprise (ex. message corporate ax\u00e9 sur l&rsquo;innovation vs. message corporate ax\u00e9 sur la responsabilit\u00e9) et le jugement du consommateur sur un produit nouvellement introduit. L&rsquo;instrument d\u00e9montre une excellente sensibilit\u00e9 aux variations des stimuli publicitaires.<\/p>\n<h2>8. Fid\u00e9lit\u00e9 \/ Reliability<\/h2>\n<p>La fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9chelle CRB a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e par de multiples indices m\u00e9trologiques dans des contextes d&rsquo;administration vari\u00e9s :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Coh\u00e9rence interne :<\/strong> Dans l&rsquo;\u00e9tude de r\u00e9f\u00e9rence de Biehal et Sheinin (2007), l&rsquo;alpha de Cronbach (<span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\u0007lpha\">$\u0007lpha$<\/span>) s&rsquo;\u00e9tablit \u00e0 <strong>0,89<\/strong> pour l&rsquo;ensemble des 5 items. Dans des r\u00e9plications et extensions m\u00e9thodologiques ult\u00e9rieures, ce coefficient oscille constamment entre 0,86 et 0,93, ce qui t\u00e9moigne d&rsquo;une homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 remarquable sans redondance excessive.<\/li>\n<li><strong>Fiabilit\u00e9 composite :<\/strong> Le coefficient de fiabilit\u00e9 composite (CR &#8211; <em>Composite Reliability<\/em>) calcul\u00e9 dans le cadre de mod\u00e9lisations par \u00e9quations structurelles exc\u00e8de g\u00e9n\u00e9ralement 0,90, largement au-dessus du seuil critique recommand\u00e9 de 0,70.<\/li>\n<li><strong>Stabilit\u00e9 temporelle (Test-Retest) :<\/strong> Bien que principalement administr\u00e9e dans des contextes exp\u00e9rimentaux de laboratoire ou en ligne, les v\u00e9rifications en pr\u00e9-test sur un intervalle de deux semaines sans stimuli perturbateurs indiquent une corr\u00e9lation intra-classe (ICC) sup\u00e9rieure \u00e0 0,82, attestant de la stabilit\u00e9 des croyances fondamentales lorsque l&rsquo;environnement informationnel demeure constant.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>9. Analyse factorielle \/ Factor Analysis<\/h2>\n<p>L&rsquo;architecture factorielle de l&rsquo;instrument a fait l&rsquo;objet d&rsquo;examens statistiques approfondis lors du processus de validation.<\/p>\n<h3>Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)<\/h3>\n<p>Lors des analyses exploratoires initiales (extraction en composantes principales ou factorisation en axes principaux avec rotation varimax si multi-facteurs envisag\u00e9s), les r\u00e9sultats ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 sans \u00e9quivoque une structure unidimensionnelle dominante. Un seul facteur \u00e9merge avec une valeur propre (<em>eigenvalue<\/em>) nettement sup\u00e9rieure au crit\u00e8re de Kaiser (> 1, souvent autour de 3,5 \u00e0 3,9), expliquant entre 70 % et 78 % de la variance totale des scores. Les saturations factorielles de tous les items sont particuli\u00e8rement massives :<\/p>\n<ul>\n<li>Item 1 (Qualit\u00e9 des produits) : saturation <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\lambda \\approx 0,78 - 0,85\">$\\lambda \\approx 0,78 &#8211; 0,85$<\/span><\/li>\n<li>Item 2 (Innovation technologique) : saturation <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\lambda \\approx 0,74 - 0,82\">$\\lambda \\approx 0,74 &#8211; 0,82$<\/span><\/li>\n<li>Item 3 (Rapport qualit\u00e9-prix) : saturation <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\lambda \\approx 0,71 - 0,79\">$\\lambda \\approx 0,71 &#8211; 0,79$<\/span><\/li>\n<li>Item 4 (Gestion manag\u00e9riale) : saturation <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\lambda \\approx 0,84 - 0,91\">$\\lambda \\approx 0,84 &#8211; 0,91$<\/span><\/li>\n<li>Item 5 (Force de la r\u00e9putation) : saturation <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\lambda \\approx 0,85 - 0,92\">$\\lambda \\approx 0,85 &#8211; 0,92$<\/span><\/li>\n<\/ul>\n<h3>Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC)<\/h3>\n<p>Les mod\u00e9lisations confirmatoires r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 l&rsquo;aide de logiciels d&rsquo;\u00e9quations structurelles (tels que LISREL ou AMOS) ont confirm\u00e9 l&rsquo;ad\u00e9quation optimale du mod\u00e8le unidimensionnel aux donn\u00e9es empiriques. Les indices d&rsquo;ajustement globaux rapport\u00e9s respectent les crit\u00e8res les plus stricts de Hu et Bentler :<\/p>\n<ul>\n<li>$chi^2 \/ dl < 2,5$ (rapport du khi-carr\u00e9 aux degr\u00e9s de libert\u00e9)<\/li>\n<li><em>Comparative Fit Index<\/em> (CFI) <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"ge 0,98\">$ge 0,98$<\/span><\/li>\n<li><em>Tucker-Lewis Index<\/em> (TLI) <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"ge 0,97\">$ge 0,97$<\/span><\/li>\n<li><em>Root Mean Square Error of Approximation<\/em> (RMSEA) <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"le 0,05\">$le 0,05$<\/span> (avec un intervalle de confiance \u00e0 90 % inf\u00e9rieur \u00e0 0,08)<\/li>\n<li><em>Standardized Root Mean Square Residual<\/em> (SRMR) <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"le 0,03\">$le 0,03$<\/span><\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces donn\u00e9es confirment formellement que les 5 \u00e9nonc\u00e9s convergent vers une variable latente unique et coh\u00e9rente repr\u00e9sentant les croyances globales envers l&rsquo;entreprise.<\/p>\n<h2>10. Instrument de mesure \/ Instrument<\/h2>\n<p>La structure formelle de l&rsquo;instrument se pr\u00e9sente comme suit :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Type d&rsquo;instrument :<\/strong> Questionnaire psychom\u00e9trique d&rsquo;auto-\u00e9valuation (\u00e9chelle d&rsquo;attitude \/ croyances cognitives).<\/li>\n<li><strong>Format :<\/strong> Inventaire papier-crayon ou informatis\u00e9 administrable individuellement ou en groupe.<\/li>\n<li><strong>Nombre d&rsquo;items :<\/strong> 5 items formul\u00e9s sous la forme d&rsquo;affirmations directes concernant l&rsquo;entreprise cibl\u00e9e.<\/li>\n<li><strong>\u00c9chelle de r\u00e9ponse :<\/strong> \u00c9chelle de Likert authentique en 7 points : <em>1 = strongly disagree<\/em> (fortement en d\u00e9saccord) \u00e0 <em>7 = strongly agree<\/em> (fortement d&rsquo;accord).<\/li>\n<li><strong>Temps de passation estim\u00e9 :<\/strong> Moins de 2 minutes (extr\u00eamement rapide et ergonomique).<\/li>\n<li><strong>Cotation et calcul du score :<\/strong>\n<ul>\n<li>Aucun item invers\u00e9. Tous les items sont orient\u00e9s positivement.<\/li>\n<li>Calcul du score global : moyenne arithm\u00e9tique des 5 items : <span class=\"arabpsy-math-inline\" data-latex=\"\\text{Score CRB} = \\frac{\\sum_{i=1}^{5} \\text{Item}_i}{5}\">$\\text{Score CRB} = \\frac{\\sum_{i=1}^{5} \\text{Item}_i}{5}$<\/span>.<\/li>\n<li>L&rsquo;indice r\u00e9sultant varie de 1,00 \u00e0 7,00, les valeurs les plus \u00e9lev\u00e9es t\u00e9moignant de croyances institutionnelles particuli\u00e8rement positives et solides.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<h2>11. Permissions, Tarifs et Ann\u00e9e du test \/ Permissions &#038; Fee and Test Year<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Ann\u00e9e de publication :<\/strong> 2007 (au sein du <em>Journal of Marketing<\/em>, Vol. 71, n\u00b0 3).<\/li>\n<li><strong>Statut des droits d&rsquo;auteur :<\/strong> Le copyright de l&rsquo;article scientifique original appartient \u00e0 l&rsquo;American Marketing Association (AMA).<\/li>\n<li><strong>Utilisation acad\u00e9mique et de recherche :<\/strong> L&rsquo;instrument est librement utilisable \u00e0 des fins de recherche acad\u00e9mique, scientifique et p\u00e9dagogique non commerciale sans redevance financi\u00e8re, sous r\u00e9serve de citer scrupuleusement la publication originale de Gabriel J. Biehal et Daniel A. Sheinin (2007).<\/li>\n<li><strong>Utilisation commerciale et conseil :<\/strong> Pour toute utilisation au sein d&rsquo;outils de diagnostic commercial propri\u00e9taire, d&rsquo;\u00e9tudes de march\u00e9 priv\u00e9es \u00e0 vis\u00e9e lucrative ou de logiciels commerciaux, il convient de se r\u00e9f\u00e9rer aux politiques d&rsquo;utilisation \u00e9quitable (<em>fair use<\/em>) ou d&rsquo;obtenir l&rsquo;accord des titulaires de droits de l&rsquo;American Marketing Association.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>12. R\u00e9f\u00e9rences \/ References<\/h2>\n<p>Les sources acad\u00e9miques de r\u00e9f\u00e9rence relatives \u00e0 la conception, la mod\u00e9lisation et la validation de cette \u00e9chelle comprennent :<\/p>\n<ul>\n<li>Anderson, N. H. (1981). <em>Foundations of information integration theory<\/em>. Academic Press.<\/li>\n<li>Biehal, G. J., &#038; Sheinin, D. A. (2007). The Influence of Corporate Messages on the Product Portfolio. <em>Journal of Marketing<\/em>, 71(3), 12\u201325. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1509\/jmkg.71.3.012\">https:\/\/doi.org\/10.1509\/jmkg.71.3.012<\/a><\/li>\n<li>Brown, T. J., &#038; Dacin, P. A. (1997). The Company and the Product: Corporate Associations and Consumer Product Responses. <em>Journal of Marketing<\/em>, 61(1), 68\u201384. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1177\/002224299706100106\">https:\/\/doi.org\/10.1177\/002224299706100106<\/a><\/li>\n<li>Fishbein, M., &#038; Ajzen, I. (1975). <em>Belief, attitude, intention, and behavior: An introduction to theory and research<\/em>. Addison-Wesley.<\/li>\n<li>Fombrun, C. J., Gardberg, N. A., &#038; Sever, J. M. (2000). The Reputation Quotient: A multi-stakeholder measure of corporate reputation. <em>Journal of Brand Management<\/em>, 7(4), 241\u2013255. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1057\/bm.2000.10\">https:\/\/doi.org\/10.1057\/bm.2000.10<\/a><\/li>\n<li>Thorndike, E. L. (1920). A constant error in psychological ratings. <em>Journal of Applied Psychology<\/em>, 4(1), 25\u201329. <a target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" href=\"https:\/\/doi.org\/10.1037\/h0071663\">https:\/\/doi.org\/10.1037\/h0071663<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<h2>13. Questions et items du questionnaire \/ Scale Items<\/h2>\n<div class=\"wpt-scale-notice\" style=\"direction:ltr; text-align:left; background:#f8fafc; border-bottom:1px solid #e2e8f0; padding:14px 20px; font-size:13.5px; color:#475569; font-weight:500;\">\n  Voici les items originaux de l&rsquo;\u00e9chelle tels que publi\u00e9s dans les \u00e9tudes psychom\u00e9triques de r\u00e9f\u00e9rence, sans modification ni traduction, afin de pr\u00e9server la validit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9 de l&rsquo;instrument :\n<\/div>\n<div class=\"wpt-scale-items-container\" style=\"direction:ltr; text-align:left; font-family:sans-serif;\">\n<p><strong>Response format:<\/strong> 7-point Likert scale (1 = strongly disagree, 7 = strongly agree)<\/p>\n<ol style=\"line-height: 1.8; margin-top: 15px; margin-bottom: 20px;\">\n<li>[Company] produces high-quality products.<\/li>\n<li>[Company] is a leader in technological innovation.<\/li>\n<li>[Company] offers good value for the money.<\/li>\n<li>[Company] is a well-managed company.<\/li>\n<li>[Company] has a strong reputation.<\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Analyse psychom\u00e9trique d\u00e9taill\u00e9e de l&rsquo;\u00e9chelle des Croyances Relatives \u00e0 l&rsquo;Entreprise (Company-Related Beliefs &#8211; CRB) d\u00e9velopp\u00e9e par Gabriel J. Biehal et Daniel A. Sheinin (2007). Mesure \u00e0 5 items \u00e9valuant les perceptions cognitives de la r\u00e9putation, de la qualit\u00e9 et du leadership d&rsquo;une organisation.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","categories":[2430,852,2],"tags":[17717,853,17716,17715,197,11262,11401,16,12268],"class_list":["post-12295","psych_scale","type-psych_scale","status-publish","hentry","category-marketing","category-psychologie-du-consommateur","category-psychometrie","tag-biehal-et-sheinin","tag-comportement-du-consommateur","tag-crb","tag-croyances-corporatives","tag-echelle-de-mesure","tag-image-de-marque","tag-innovation","tag-psychometrie","tag-reputation-dentreprise"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/12295","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale"}],"about":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/psych_scale"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=12295"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/psych_scale\/12295\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=12295"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=12295"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/french.arabpsychology.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=12295"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}